PARIS VI : SORBONNE
2
esemestre 2019-2020
UE 7
SANTE, SOCIETE, HUMANITE
SANTÉ PUBLIQUE
CPCM – 106 Bd Saint Germain 75006 PARIS – Tel : 01.46.34.52.25 [email protected] / www.prepa-cpcm.com
FICHE DE COURS 1 — INTRODUCTION À LA SANTE PUBLIQUE : LES DÉTERMINANTS DE LA SANTÉ ... 7
I. LA SANTÉ PUBLIQUE ... 7
A. DEFINITIONS ... 7
B. LE SERMENT D’HIPPOCRATE ... 8
C. EVOLUTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN FRANCE ... 9
II. LES ENVIRONNEMENTS PHYSIQUE ET SOCIAL DE LA SANTE ... 9
A. LES DETERMINANTS DE LA SANTÉ ... 9
B. LE RISQUE ... 10
C. LES FACTEURS DE RISQUE ... 11
D. LA SANTÉ EN FRANCE ... 11
III. LE PARADOXE FRANCAIS ... 11
A. LES CARACTÉRISTIQUES DU PARADOXE FRANCAIS ... 11
B. QUELQUES EXEMPLES ... 13
C. UN MODELE CENTRE SUR L’OFFRE DE SOINS SPÉCIALISÉS À L’HOPITAL ... 16
D. RÉSUMÉ DU PARADOXE FRANÇAIS ... 17
IV. LES PROPRIÉTÉS DE LA SANTÉ EN FRANCE ... 17
A. LA NÉCESSITÉ D’ADAPTER NOTRE SYSTEME DE SANTÉ ... 17
B. LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ : LA LOI SANTÉ 2016 ... 17
FICHE DE COURS 2 — MESURE DE L’ETAT DE SANTE : LES INDICATEURS DE SANTÉ — COMPARAISON DES ETATS DE SANTÉ : LES INEGALITES SOCIALES DE SANTÉ ... 19
I. CONCEPTS ET DÉFINITIONS ... 19
A. SANTÉ D’UNE POPULATION ... 19
B. LES TYPES DE MORBIDITE ... 19
II. CONCEPTS ET DÉFINITIONS ... 19
A. LES DIFFÉRENTS INDICATEURS ... 19
B. LES INDICATEURS DE MORTALITE ... 21
C. LES INDICATEURS DE MORBIDITÉ ... 23
III. INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ ET ACCÈS AUX SOINS ... 27
A. INÉGALITÉS FACE À LA MORT EN FRANCE ... 27
B. L’espérance de vie en France ... 28
IV. LES DÉTERMINANTS SOCIAUX DE LA SANTÉ ... 29
A. LES DÉTERMINANTS IMPLIQUÉS DANS LES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ ... 29
B. LES CAUSES DES INÉGALITÉS DE RECOURS AUX SOINS PRÉVENTIFS : DES DEMANDES DIFFÉRENTES ... 30
C. LES CAUSES DES INÉGALITÉS DE RECOURS AUX SOINS : LES COMPORTEMENTS DES PRESCRIPTEURS ... 30
D. LES REPONSES AUX INEGALITES EN SANTE ... 31
V. CONCLUSION ... 31
FICHE DE COURS 3 — LA NOTION DE RISQUE ET DE FACTEURS DE RISQUE — L’IMPACT DE L’ENVIRONNEMENT SUR LA SANTÉ ... 33
I. LE CONCEPT DE RISQUE ... 33
A. DÉFINITIONS ... 33
B. DIFFÉRENCES ENTRE RISQUE ET FACTEUR DE RISQUE ... 33
C. LE RISQUE SANITAIRE ... 34
D. EVALUATION QUATITATIVE DES RISQUES SANITAIRES (EORS) ... 34
II. IMPACT DE L’ENVIRONNEMENT SUR LA SANTÉ ... 34
A. ASPECT HISTORIQUE ... 34
B. LES 10 INDICATEURS CLÉS DE L'ENVIRONNEMENT ... 35
C. ÉVALUATION DES RISQUES LIÉS À L'ENVIRONNEMENT ... 35
D. L’HOMME AGIT SUR SON ENVIRONNEMENT ... 35
E. FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX AYANT UN IMPACT SUR LA SANTE ... 36
F. EFFETS DU CLIMAT SUR LA SANTÉ ... 36
G. LES CATÉGORIES DE RISQUES DUS AU CLIMAT ... 36
FICHE 4 — PREVENTION COLLECTIVE ET PROMOTION DE LA SANTE — COMPORTEMENTS FAVORABLES ET DEFAVORABLES POUR LA SANTE ... 37
I. LA PRÉVENTION, SES PRINCIPES ... 37
A. DE L’HYGIÈNISME AU 19 EME SIECLE ... 37
B. DÉFINITIONS ... 39
C. LES DIFFERENTS TYPES DE PREVENTION ... 41
II. LES ACTIONS DE PRÉVENTION ... 42
A. CONDITIONS NECESSAIRES A LA REALISATION D’UNE INTERVENTION DANS LE DOMAINE DE LA PREVENTION ... 42
B. STRATEGIES COLLECTIVES DE PREVENTION ... 43
C. MESURES INDIVIDUELLES ... 44
D. EXEMPLES DE CAMPAGNES DE PRÉVENTION ... 45
III. LA PRÉVENTION ou TABAGISME ... 46
A. LES EFFETS DU TABAC ... 46
B. TABAC ET DEPENDANCE ... 46
C. ENJEUX ET LIMITES ... 47
IV. CONCLUSION ... 49
FICHE DE COURS 5 — SYSTEMES DE SANTE, OFFRES DE SOINS ET PROFESSIONS DE SANTÉ ... 50
I. EXEMPLES DE SYSTÈMES DE SOINS ... 50
II. L’ORGANISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ ET LES STRUCTURES DE SOINS EN FRANCE ... 50
A. LES ORGANISMES DE RÉGULATION : L’ÉTAT ET LES ADMINISTRATIONS DE LA SANTÉ ... 50
B. LES STRUCTURES DE SOINS ... 51
C. LE SECTEUR MEDICO-SOCIAL ... 53
D. LE SECTEUR AMBULATOIRE EN VILLE ... 54
E. LA PHARMACIE ET LES BIENS MÉDICAUX ... 54
III. LES PROFESSIONS DE SANTÉ ... 55
A. LES PROFESSIONS & ACCES MEDICAUX ET PARAMEDICAUX ... 55
B. DÉMOGRAPHIE DESPROFESSIONS DE SANTÉ ... 56
FICHE DE COURS 6 — VACCINATIONS ET PRÉVENTION DES MALADIES INFECTUEUSES ... 58
I. INTRODUCTION ... 58
II. RAPPELS HISTORIQUES ... 58
A. JENNER : INVENTION DE LA VACCINATION ... 58
B. PASTEUR : INVENTION DU VACCIN ... 59
C. XXE SIECLE ... 60
D. PROGRÈS A VENIR : AXES A AMÉLIORER ... 60
III. PRINCIPES DES VACCINS ET VACCINATION ... 61
A. PRINCIPES GÉNÉRAUX ... 61
B. LES DIFFÉRENTS TYPES DE VACCINS PROPHYLACTIQUES ... 61
IV. MÉCANISMES DE LA PROTECTION VACCINALE ... 65
A. LE ROLE PROTECTEUR DES ANTICORPS ... 65
B. MECANISMES D’ACTION ... 65
C. FACTEURS INFLUENCANT LA PRODUCTION D’ANTICORPS PROTECTEURS : IMPORTANCE DE LA FORMULATION DU VACCIN 66 V. TOLÉRANCE ET BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE DES VACCINS ... 66
A. LA BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE ... 66
B. DEVELOPPEMENTS DES VACCINS ET PRINCIPES D’ÉVACUATION ... 67
VI. EFFICACITÉ VACCINALE : PROTECTION INDIVIDUELLE ET DE GROUPE ... 68
A. LES DIFFÉRENTS TYPES DE PROTECTIONS ... 68
VII. LES INDICATEURS VACCINAUX ... 75
A. MISE EN PLACE ... 75
B. LES RECOMMANDATIONS ET LES OBLIGATIONS ... 75
C. LE CALENDRIER VACCINAL ... 76
VIII. TOLÉRANCE ET BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE DES VACCINS ... 77
A. LA BALANCE BÉBÉFICE-RISQUE ... 77
B. LA PERCEPTION PAR LA POPULATION ... 78
IX. NOUVELLES TECHNOLOGIES DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT VACCINAL ... 79
A. NOUVELLES TECHNOLOGIES ... 79
B. LES VACCINS DEMANDÉS : LES MALADIES ÉMERGENTES ... 79
C. LES DÉFIS MÉDICAUX DU FUTUR ... 80
X. CONCLUSION ... 80
FICHE DE COURS 7 — LE FINANCEMENT DE LA SANTE ET LA PROTECTION SOCIALE ... 81
I. PROTECTION SOCIALE, SECURITE SOCIALE ... 81
A. DEFINITIONS, OBJECTIFS ... 81
B. LOGIQUES ET MODELES DE PROTECTION SOCIALE ... 82
C. FONDATION, ORGANISATION ET FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE ... 83
D. LA FRANCE : UN MODELE MIXTE MAJORITAIREMENT BISMARCKIEN ... 85
II. L’ASSURANCE MALADIE ... 86
A. BÉNÉFICIAIRES ET PRESTATIONS ... 86
B. MÉCANISMES DE REMBOURSEMENT ... 87
III. DÉPENSES DE SANTÉ ET POLITIQUES DE RÉGULATION ... 88
A. QUELQUES CHIFFRES ... 88
B. « TROU » DE LA SÉCURITÉ SOCIALE ET ÉVOLUTION DU FINANCEMENT ... 90
C. POLITIQUES DE RÉGULATION DES DÉPENSES DE SANTÉ ... 92
D. HISTORIQUE DES LOIS FRANCAISES DE PROTECTION SOCIALE ... 95
FICHE DE COURS 8 — CONDUITES D’ADDICTIONS ET PRISES DE RISQUE ... 96
I. DÉFINITIONS ... 96
A. SUBSTANCES PSYCHOACTIVES (=SPA) ... 96
B. DE LA TOXICOMANIE A L’ADDICTION ... 97
C. AUTRES DÉFINITIONS ... 99
D. EVOLUTION RECENTE DES CONSOMMATIONS ... 99
II. USAGE, ABUS ET DÉPENDANCE ... 100
A. LA PYRAMIDE DE SKINNER ... 100
B. L'USAGE NOCIF ... 100
C. LA DÉPENDANCE ... 100
III. LES THÉORIES EXPLIQUANT LA DÉPENDANCE ... 101
A. LES THÉORIES NEUROBIOLOGIQUES ... 101
B. LES THEORIES DE PSYCHOLOGIE MEDICALE A PARTIR DE L’HYPOTHESE DEPRESSIVE ... 102
IV. TROUBLES PSYCHIQUES FRÉQUEMMENT OBSERVÉS ... 102
V. EPIDÉMIOLOGIE DES CONSOMMATIONS ... 102
A. CONSOMMATION DE TABAC ... 102
B. CONSOMMATION D'ALCOOL ... 103
C. LES DROGUES ILLICITES ... 103
FICHE DE COURS 9 — SÉCURITÉ SANITAIRE : RISQUES SANITAIRES DE L’ENVIRONNEMENT ... 106
I. LA SPÉCIFICITÉ DU RISQUE SANITAIRE ... 106
II. LA SÉCURITÉ SANITAIRE ... 106
A. ORIGINE DE LA SÉCURITÉ SANITAIRE ... 106
B. CONCEPTS ET DEFINITIONS ... 109
FICHE DE COURS 10 — CONDUITES ADDICTIVES, POLITIQUE DE REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES, INTRODUCTION A LA NEUROBIOLOGIE DES ADDICTIONS ... 118
I. INTRODUCTION ... 118
A. L’ADDICTOLOGIE MEDICALE ... 118
B. SUBSTANCES PSYCHO-ACTIVES (SPA) ... 118
C. CHRONOLOGIE DE LA TOXICOMANIE A L’ADDICTION ... 119
D. ADDICTION ET COMPORTEMENT ADDICTIF ... 120
II. CLASSIFICATIONS ET CADRE LEGAL ... 121
A. EXEMPLES DE CLASSIFICATIONS ... 121
B. CLASSIFICATION SELON LE STATUT LEGAL ... 122
III. USAGE, DOMMAGES ET CONSEQUENCES ... 123
A. CLINIQUE : USAGE NOCIF, ABUS ET DEPENDANCE ... 123
B. DEFINITIONS ... 124
C. MODE DE CONSOMMATION ... 124
IV. LE CANNABIS ET LES CANNABINOÏDES ... 124
A. DESCRIPTION ET STATISTIQUES ... 125
B. ACTION ET COMORBIDITE ... 126
C. INTOXICATION AIGÜE ... 126
D. CINETIQUE DE L’INTOXICATION CANNABIQUE ... 127
E. INTOXICATION CHRONIQUE ... 128
V. PREVENTION ET POLITIQUE DE REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES (RDRD) ... 128
A. RISQUES ET FACTEUR DE RISQUE ... 128
B. SANTE PUBLIQUE ... 128
C. STRATEGIE ET BUTS DE LA RDRD ... 130
VI. RDRD ET SUBSTANCES LICITES ... 131
A. LE TABAC ... 131
B. L’ALCOOL ... 132
C. PRATIQUES D’INJECTIONS ... 133
D. REDUCTION DU RISQUE ET CANNABIS ... 134
VII. PREVENTION ET POLITIQUE DE REDUCTION DES RIQUES ET DES DOMMAGES : RDRD ET ALCOOL ... 135
A. PREVENTION, REDUCTION DES RISQUES ET REPERAGES ... 135
B. OUTILS D’AIDE AU REPERAGE PRECOCE ET A L’INTERVENTION BREVE DE LA HAUTE AUTORITE DE SANTE ... 136
C. RPIB : INTERVENTION BREVE ET SOINS POUR L’ALCOOL ... 137
D. ALCOOL: BINGE DRINKING OU « BITURE EXPRESS » ... 137
VIII. RDRD ET AUTRES SPA ILLICITES ... 138
A. STATISTIQUES ... 138
B. DANGEROSITE DES SPA ... 139
IX. LE JEU PATHOLOGIQUE ... 140
A. CRITERES DU DSM5 POUR LE JEU PATHOLOGIQUE ... 140
B. DIFFERENCIER LE JOUEUR RECREATIF ET LE JOUEUR PATHOLOGIQUE ... 140
C. 3 PHASES DU PARCOURS DU JOUEUR PATHOLOGIQUE ... 140
X. NEUROBIOLOGIE DES ADDICTIONS : CERVEAU ET CIRCUITS NEURONAUX ... 141
A. LE CERVEAU ... 141
B. CIBLE DES DROGUES ... 142
C. THEORIES NEUROBIOLOGIQUES DES ANNEES 1980 EXPLIQUANT LA RECHERCHE COMPULSIVE DE DROGUE ET L’AUGMENTATION DES REPETITIONS ... 142
XI. NEUROBIOLOGIE DES ADDICTIONS : MODES D’ACTION ... 144
A. LE MODE D’ACTION DES SPA : DES AUTOREGULATIONS DE FEEDBACKS POSITIFS ET NEGATIFS ... 144
B. COMORBIDITES ... 144
XII. CONCLUSION ... 145
FICHE DE COURS 1 — INTRODUCTION À LA SANTE PUBLIQUE : LES DÉTERMINANTS DE LA SANTÉ
I. LA SANTÉ PUBLIQUE
OBJECTIFS QUI ? COMMENT ?
§ Replacer les questions de santé dans le champ de la collectivité.
§ Nommer et mesurer les états de santé.
§ Évaluer les conditions qui améliorent et aggravent ces états.
§ Identifier les comportements et
pratiques des individus qui ont effet bon ou mauvais sur la santé.
§ Rechercher des moyens susceptibles d'éviter la propagation des pathologies (prévention).
§ Les pouvoirs publics (responsabilité).
§ Des professionnels formés.
§ Des établissements répartis en fonction des besoins.
§ Coût croissant pour l'individu et la collectivité.
§ Une protection sociale (mécanisme de compensation partielle aux inégalités de santé).
A. DEFINITIONS
SANTE La définition la plus connue de la santé a été donnée en 1946 par !'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette définition est utopiste et difficilement réalisable :
« santé est un état complet de bien être, tant physique que mental, psychologique et social qui ne consiste pas seulement en l'absence de maladie ou d'infirmité ».
La santé est conditionnée par une série de facteurs de risque face à la maladie et à la mort.
SANTE
PUBLIQUE Terme symétrique du concept individuel et intime de la santé.
Considère la santé des populations telle qu'on :
- l'observe : observation et démarche scientifique pour une population
- la mesure : par des instruments de mesure avec un risque d'erreur et une reproductibilité des mesures - la protège : précaution, renforcement des défenses, prévention
- l’améliore : développer, grandir, faire du sport, hygiène de vie, assainissement
Considère aussi l'interaction entre le milieu de vie (aussi bien physique que social) et l'organisation de la vie sociale, économique et politique.
Vise à donner la meilleure réponse possible aux besoins de santé tels qu'ils sont exprimés ou perçus.
Ne s’oppose pas à la santé privée et ne concerne pas uniquement les soins : elle possède une approche collective et préventive.
Ne correspond pas qu’a ceux qui font de la prévention, analysent des chiffres ou gèrent les crises sanitaires : elle concerne tout le monde et tous les professionnels de santé.
Ne correspond pas qu'à l'étude des mécanismes des maladies.
DEFINITION
DE L’OMS Définition de 1952 : « La science et l’art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et d’améliorer la santé et la vitalité mentale et physique des individus, par le moyen d’une action collective concertée visant à assainir le milieu, lutter contre les maladies, enseigner les règles d‘hygiène personnelle, organiser des services médicaux et infirmiers en vue d'un
diagnostic précoce et du traitement préventif des maladies, mettre en œuvre des mesures sociales propres à assurer à chaque membre de la collectivité un niveau de vie compatible avec le maintien de la santé. »
Définition de 1998 : « Concept social et politique qui vise une amélioration de la santé, une plus grande longévité et un accroissement de la qualité de la vie de toutes les populations par le biais de la promotion de la santé, de la prévention des maladies ainsi que par d’autres interventions afférentes à la santé. »
MILIEU DE VIE C'est l'idée de milieu dans les sciences du vivant. Il peut être physique mais aussi social (culture, répartition des ressources économiques).
Il est en interaction avec une organisation sociopolitique (« Esprit des lois », « Contrat social »,...) qui influe directement avec la santé globale.
BESOINS DE SANTE
Les besoins de santé peuvent être : - Perçus ou non
- Ressentis ou non - Exprimés ou non
Ils sont liés aux notions de besoin et de vulnérabilité.
B. LE SERMENT D’HIPPOCRATE
Le serment d'Hippocrate regroupe des principes éthiques anciens qui fondent, encore aujourd'hui, les pratiques de la médecine occidentale. Il est prêté lors de la soutenance de la thèse de doctorat en médecine.
PRINCIPES ÉTHIQUES § Défense de la vie
§ Egalité de la prise en charge des hommes face à la souffrance et à la maladie
§ Défense du secret professionnel
§ Obligation morale de la connaissance et de la transmission du savoir
ROLES DES
PROFESSIONNELS DE SANTÉ
§ Promouvoir la santé dans sa dimension physique, mentale, individuelle et sociale
§ Donner des soins sans discrimination
§ Respecter toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté
§ Taire les secrets ... Soulager les souffrances
§ Connaître ses limites et se perfectionner
§ Ne pas se laisser influencer par le gain ou la gloire
C. EVOLUTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN FRANCE
Au XVIIIe siècle : Lutte contre le « tout-à-la-rue » - Dépôt de latrines dans les maisons
- Interdiction de jeter les excréments par les fenêtres - Dépose des ordures dans les tombereaux
- Premier balayage des trottoirs à Paris (1782) Au XIXe siècle
- Compréhension du lien entre l'environnement et les risques de maladies.
- Lutte contre les épidémies (peste, choléra, tuberculose) - Insalubrité des logements et des ateliers
- 1848 : Conseils départementaux d'Hygiène (eau potable, égouts) Rambuteau : création des vespasiennes (= latrines parisiennes)
Haussmann : distribution de l'eau à chaque étage d'un bâtiment (eau traitée courante) Poubelle : collecte et traitement des déchets
Au XXe et XXIe siècle : Les lois d’hygiène publique
- 1902 : 1ère loi de santé publique sur l'hygiène de l'eau et l'assainissement en France
- 2001: plan d'éradication de l'habitat indigne (humidité, chauffage en mauvais état, risques d'électrocution, ...) Il existe des pays où ces aménagements n'ont pas été faits et où on trouve encore les déchets dans la rue, le canal central d'écoulement avec l'eau et les détritus (inondations à Pikine au Sénégal), les latrines anciennes.
II.
LES ENVIRONNEMENTS PHYSIQUE ET SOCIAL DE LA SANTE
A. LES DETERMINANTS DE LA SANTÉDISCIPLINES FONDATRICES PERMETTANT DE REPONDRE AUX QUESTIONS DE SANTE PUBLIQUE
Les individus sont la cible de nombreux agresseurs (facteurs physiques, chimiques, biologiques, génétiques, psychologiques, sociaux, philosophiques et économiques). L'effet de ces agresseurs varie en fonction de leur nature et de la durée d'exposition.
Ils sont variables d’un pays ou d’une région à l’autre
La santé publique permet d’agir sur les déterminants de santé GROUPES DÉTERMINANTS
DÉFINIS PAR LE HAUT CONSEIL DE LA SANTÉ PUBLIQUE (1994)
En 1994, le Haut Conseil de la santé publique distingue 4 déterminants de santé :
§ Déterminants génétiques
§ Déterminants comportementaux
§ Déterminants environnementaux
§ Déterminants sociaux
Les déterminants de santé sont à l'origine de grandes variations du taux de mortalité selon les pays, leur situation géopolitique et leurs ressources (données recueillies par l’OMS).
DISCIPLINES FONDATRICES PERMETTANT DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS DE SANTÉ PUBLIQUE
1. L‘épidémiologie (avec biostatistique) : mesure la fréquence des maladies et de leurs déterminants dans la population.
2. La démographie.
3. Les sciences de l’information : permettent la transmission des données de santé.
4. L’économie, la gestion, e management politiques : étudient le système dans lequel les
individus évoluent (la culture des médecins français est pauvre dans ce domaine. Ex:
fonctionnement et financement de la Sécurité sociale).
5. Les sciences humaines, sociales et comportementales (sociologie, anthropologie, psychologie) : étudient la façon dont les gens vivent, ressentent les sujets de santé.
6. Le droit (réglementation).
7. La biomédecine 1 étudie les maladies.
EXEMPLE : DETERMINANTS RESPONSABLES DES DIES RESPIRATOIRES ALLERGIQUES
L‘exposition à certaines substances chimiques (polluants) ou physiques (particules) contenues dans l‘air.
Les conditions climatiques
L‘environnement social (conditions et lieux d‘habitation…).
La susceptibilité des individus (terrain atopique, génétique).
Les conditions de prise en charge par le système de soins (ex: éducation à la santé, accès aux médicaments).
D‘après l‘OMS, les déterminants sociaux de santé correspondent aux circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent, ainsi que les systèmes mis en place pour faire face aux problèmes de santé des populations.
Ils reflètent les politiques des pays et leur niveau de richesse.
Ils sont l’une des principales causes des Inégalités en santé (Ils sont à l‘origine des écarts de santé enregistrés au sein d'un même pays ou entre les différents pays du monde).
B. LE RISQUE DEFINITION DU
RISQUE
C’est la probabilité d'être exposé à un danger qui a pour conséquence la survenue d’un évènement plus ou moins grave en terme de dommage.
EX: falaise = danger/ escalader la falaise = risque.
MESURE DU RISQUE EN EPIDEMIOLOGIE
Le risque se mesure par la probabilité d‘occurrence d’un évènement donné, c‘est-à-dire : - Sa fréquence
- Sa gravité CATEGORIES DE
RISQUES SUIVANT LEUR PROBABILITE
Risque intolérable.
Risque acceptable.
Risque limité (ou non) dans le temps (en fonction de la durée de l’exposition).
CATEGORIES DE RISQUES SUIVANT LEUR SEVERITE
Catastrophe.
Danger.
Risque « à la marge ».
Risque négligeable.
La pyramide des risques indique que les risques les plus grave sont les moins fréquents et vice versa.
C. LES FACTEURS DE RISQUE
DEFINITION Le facteur de risque est tout ce qui augmente le risque, c'est-à-dire la probabilité de développer une maladie ou d'altérer la santé (ex : incapacité, dépendance, accidents).
Les facteurs de risque mesurent les déterminants de la sante.
Les facteurs de risque sont mesurés en épidémiologie et peuvent faire l‘objet ou non d’une action de prévention (ex:
consommations d‘alcool ou de tabac, âge, pollution atmosphérique, temps, fatigue, capacité physique) afin de réduire les risques.
FACTEURS DE RISQUE
FRÉQUEMMENT ÉTUDIÉS EN FRANCE
Les Facteurs de risques liés aux consommations qui entrainent des risques de cancers et de maladies cardio- vasculaires : alcool, tabac (cancer broncho-pulmonaire), nutrition.
Les facteurs de risques liés à la salubrité de l'environnement qui entraînent des cancers et étudiés en des maladies neurologiques : pollution, exposition chimique.
Les facteurs de risque liés aux aléas climatiques qui entraînent des maladies infectieuses et des pathologies respiratoires : réchauffement, sécheresse.
D. LA SANTÉ EN FRANCE CHAQUE
ANNEE EN FRANCE
Environ 800 000 naissances.
Plus de 500 000 décès dont 20% de décès prématurés (avant 65 ans)
La mortalité prématurée est souvent liée à des problèmes de comportement et à des facteurs individuels.
Une espérance de vie de : - 79 ans pour les hommes.
- 35 ans pour les femmes
PRINCIPALES CAUSES DE DECES EN 2011
TOTAL HOMMES FEMMES
LA TUMEURS (CANCER) 29,6% 33% 25%
MALADIES CARDIO- VASCUMAIRES 27,5% 25% 30%
ACCIDENTS 4,6% 5% 4%
SUICIDES 1,9% 2,8% 1%
Les hommes meurent plus de morts violentes que les femmes.
III.
LE PARADOXE FRANCAIS
A. LES CARACTÉRISTIQUES DU PARADOXE FRANCAIS
1. LES POINTS POSITIFS DANS L’UNION
EUROPEENNE
Bonne position pour l‘espérance de vie à la naissance dans les deux sexes (80 ans).
1ère position pour l’espérance de vie à 65 ans chez les femmes.
Taux de mortalité cardio-vasculaire le plus bas de l’Union Européenne.
Faible niveau de mortalité pour les 0-15 ans.
EN AUGMENTATION Qualité de vie des personnes âgées notamment dépendantes (traitement de la cataracte, prothèses, aide a la dépendance).
Prise en charge de la douleur aigüe (opérations chirurgicales) et chronique.
Accès aux soins et la lutte contre l’exclusion : la CMU (couverture maladie universelle) protège ceux qui ne cotisant pas auprès de la Sécurité sociale.
Démocratisation sanitaire par la participation des usagers (avis, interventions dans les politiques de santé).
Dépenses de santé : la France est un des pays qui dépensent le plus pour la santé par rapport aux richesses produites (système solidaire) :
- 11% du PIB, soit une hausse de 1,5% par an hors inflation.
- 4ème rang des pays de l‘OCDE pour la part du PIB consacrée à la santé (11ème rang pour les dépenses de santé par habitant).
- La prise en charge publique des dépenses est élevée (755% de prise en charge obligatoire par la Sécurité sociale + 13,7% par les assurances complémentaires). La part à charge des ménages reste faible (9,6%). La part de renoncement aux soins en raison de leur coût est faible (13%
en 2011 en France contre 2.3% dans l’Union Européenne). Ce système a été copié par i'0bama Care aux Etats-Unis qui visait à protéger la population qui n‘avait aucune couverture santé.
- Ces dépenses de santé sont liées aux besoins et à l‘évolution des technologies (qui coûtent plus cher).
EN DIMINUTION Consommation de tabac dans la population générale, et à moindre degré d‘alcool (problème chez les jeunes).
La consommation quotidienne d'alcool baisse chez les femmes et les hommes entre 18 et 75 ans (avec une consommation plus importante chez les hommes).
Mortalité liée à certains cancers (dépistages organisés : sein, colon) et au SIDA (généralisation de la trithérapie).
Mortalité cardio-vasculaire.
Taux de mortalité infantile (=décès entre la naissance et l'âge d’1 an) : divisé par 2 en 7 ans (passe de 5% en 1950 à 0,4% aujourd’hui) ; un des meilleurs au monde,
2. LES POINTS NEGATIFS
PAR RAPPORT AU RESTE DE L’UNION EUROPEENNE
Mortalité prématurée parmi les plus élevées surtout chez les hommes et dans les catégories socio- professionnelles (CSP) défavorisées, ce qui réduit considérablement l’espérance de vie à la naissance.
Cette mortalité est liée :
- A une prévention primaire contrastée et inégale entre les CSP avec des consommations mal placées par rapport à la moyenne européenne
§ D’alcool (11,5L / personne d’alcool pur en 2014).
§ De tabac notamment chez les chômeurs (22,4 % des adultes consomment
quotidiennement du tabac en 2014).
§ Mauvaises habitudes alimentaires (seulement 57,6% des adultes consomment quotidiennement des légumes en 2014).
- A l’environnement (pollution atmosphérique induisant l’asthme et les broncho-pneumopathies chroniques obstructives).
Consommation d‘anxiolytiques et d‘antibiotiques parmi les plus élevées (induction de résistances aux bactéries et aux psychotropes).
PREVENTION ET URGENCES Faible recours à la prévention primaire (=action sur les facteurs de risque individuels).
Le budget de la prévention reste marginal (89€ / habitant en 2012 soit 5,8 milliards d‘euros).
Inégalités de santé entre :
- Les sexes.
- Les catégories sociales : l’écart est significatif entre l’espérance de vie à 35 ans des cadres/professions libérales et des ouvriers dans les 2 sexes.
- Les régions : l’écart de l’espérance de vie à la naissance entre un homme de Midi- Pyrénées ou de la région parisienne et un homme du Nord-Pas-de-Calais ou de la Bretagne est significatif et s'explique par de nombreux facteurs.
Couverture vaccinale insuffisante0 en regard de l’offre en soins et de la forte densité médicale (ex:
rougeole).
Taux élevé d’interruption volontaire de grossesse (contraception insuffisante).
Services d’urgence à l‘hôpital saturés alors que la densité des médecins libéraux est forte en milieu urbain (mais faible dans certaines zones rurales : déserts médicaux).
LES OBJECTIFS DANS LES ANNEES A VENIR
Organiser une véritable prise en charge de la dépendance liée à l‘âge.
Réduire la mortalité prématurée et les inégalités de santé.
Développer l'offre de prévention au travers du système de santé et de soins.
B. QUELQUES EXEMPLES
1. LE RISQUE CARDIO VASCULAIRE
L’OBESITE Le surpoids et l‘obésité sont des facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, accidents vasculaires cérébraux, infarctus).
Le taux d’obésité en France est d'environ 15% (en 2014). Ce taux est élevé mais correspond à une bonne position de la France au niveau de l’Union Européenne.
L’obésité est liée à de nombreux facteurs : nutrition, facteurs individuels, activité physique.
L ACTIVITE PHYSIQUE L‘activité physique est un facteur préventif contre les maladies cardiovasculaires.
La France est mal placée au sein de l’Union Européenne concernant la pratique d’une activité physique.
Chez les adolescents de 15 ans, les garçons pratiquent plus souvent une activité physique que les filles.
2. LES SUJETS ÂGÉS : DÉPENDANCE, HANDICAP
CONSTAT L‘augmentation de l’espérance de vie induit un vieillissement de la population.
La dépendance augmente avec l’âge (il y a plus de femmes âgées que d‘hommes, il y a donc plus de femmes âgées dépendantes que d’hommes âgés dépendants).
POLY-PATHOLOGIES NON SPÉCIFIQUES
Les personnes âgées peuvent être atteintes de maladies cardiovasculaires, de cancers, de diabète, d'insuffisance rénale ou de troubles mentaux.
Ces pathologies représentent les “/4 des affections de longue durée (ALD) prises en charge à 100% par l‘assurance maladie.
AFFECTIONS SPÉCIFIQUES
Les personnes âgées peuvent présenter des atteintes sensorielles, une ostéoporose, une incontinence ou chuter.
L‘ostéoporose provoque une décalcification et une perte de la trame osseuse qui peut provoquer une fracture du col du fémur, dont les conséquences médicales induisent très souvent une perte de l’autonomie.
Ces pathologies provoquent des dépendances et une incapacité fonctionnelle (indice AGGIR).
CONSÉQUENCES L’espérance de vie n‘est pas l’espérance de vie en bonne santé : ce vieillissement de la population pose des problèmes d‘états de santé et de coût pour la société.
La prise en charge des personnes âgées dépendantes ne relève pas uniquement de l’assurance maladie mais égaiement d‘aides sociales.
3. LA MORTALITÉ PRÉMATURÉE ÉVITABLE PAR LA PRÉVENTION PRIMAIRE
4. LES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ
L‘espérance de vie à 35 ans varie dans les 2 sexes (femme>homme) et en fonction de la catégorie sociale (cadre>ouvrier).
Ces différences entre les CSP existent depuis plus de 40 ans malgré les politiques de santé : la différence cadre ! ouvrier reste constante.
Les ouvriers vivent moins longtemps avec plus d’incapacités (besoins de soins, difficultés dans la vie quotidienne, problèmes sensoriels) que les cadres.
5. PRATIQUES DE PRÉVENTION : LA COUVERTURE VACCINALE
CONSTAT La vaccination est un des progrès majeurs en terme de santé qui a permis la disparition de certaines maladies (variole, bientôt poliomyélite, quasiment diphtérie en France). .
Elle est souvent insuffisante en regard de la forte densité médicale et de l‘importance du recours au système de soins.
Alors que l'objectif pour éradiquer la rougeole et les oreillons est d’atteindre une couverture vaccinale supérieure a 90% dans la population, une étude montre que cet objectif n’est toujours pas atteint (même si elle augmente).
ORIGINE Cette insuffisance se retrouve en particulier pour la grippe et le ROR (ou RRO : rougeole, oreillons, rubéole) et s’explique par une défiance irrationnelle de la population visé-vis de la vaccination (hépatite B,
papillomavirus).
Certains vaccins sont moins efficaces (grippe) que d'autres, mais la crainte concerne tous les vaccins.
Cette insuffisance a provoqué une résurgence de la rougeole en 2011 (responsable de séquelles).
La France est le pays qui craint le plus les vaccins dans le monde : 41% des français pensent que les vaccins ne sont pas sûrs (ce qui est paradoxal dans le pays de Pasteur).
C. UN MODELE CENTRE SUR L’OFFRE DE SOINS SPÉCIALISÉS À L’HOPITAL
L’HOPITAL Est le lieu de formation des médecins et des infirmières et un lieu important de stages, Paraît pour être le lieu de la médecine de référence.
Représente la moitié des dépenses de santé.
Est le lieu (urgences) où les gens demandent les soins de 1er recours (par manque de médecins généralistes) alors que ce n'est pas le but des urgences
LA MÉDECINE EN S'effectue auprès du médecin de ville (généraliste) ou auprès des autres professionnels de santé ambulatoire
DEHORS DE L’HOPITAL (ex : kiné, infimières).
Concerne le patient et son entourage.
Concerne les établissements médico-sociaux (ex : EHPAD : maison de retraite avec une structure de soins).
Peut prendre en charge la prévention (ex: médecine scolaire).
D. RÉSUMÉ DU PARADOXE FRANÇAIS
IV.
LES PROPRIÉTÉS DE LA SANTÉ EN FRANCE
A. LA NÉCESSITÉ D’ADAPTER NOTRE SYSTEME DE SANTÉ PISTES
D‘AMELIORATIONS AU SYSTEME DE SANTE
Les nouveaux modes de prise en charge (parcours de soins entre la ville et l’hôpital). Ex : patient atteint de cancer en chimiothérapie. La prise en compte de la qualité et de l’efficience (effets indésirables).
La démographie des professionnels de santé.
La territorialisation des politiques et de l’organisation (qui ne doit pas être trop centralisée).
La lutte contre la montée des peurs face aux crises sanitaires (vaccins).
La participation active du malade et de l’usager.
LE MODELE DE DEMAIN : LE MODELE PATIENT-CENTRE ?
Dans ce modèle, le patient serait directement entouré de sa famille et du reste de son entourage social. autour duquel on retrouverait les soins de premiers recours puis sur lesquels se grefferaient les soins spécialisés.
B. LA STRATÉGIE NATIONALE DE SANTÉ : LA LOI SANTÉ 2016
LES 4 POINTS DE LA LOI SANTE SELON LE POINT DE VUE DE LA SANTE PUBLIQUE
1. METTRE L’ACCENT SUR LA PREVENTION ET AGIR SUR LES DETERMINANTS PRIORITAIRES DE LA SANTE
Dépistage.
Vaccination.
Addictions.
Groupes vulnérables : jeunesse, sujets âgés, dépendants Cancer
Santé mentale
2. AMELIORER
(REFORMER) LE DISPOSITIF DE VEILLE ET DE SECURITE SANITAIRE
Pour mieux répondre aux menaces et dangers auxquels est exposée la population Concerne les agences nationales et régionales.
3. STRUCTURER
LA MEDECINE DE PARCOURS A PARTIR DU PREMIER RECOURS
Dossier médical partagé.
Tiers payant.
Lutter contre les déserts médicaux.
4. PROMOUVOIR
L‘ACTION COLLECTIVE ET LES DROITS DES PATIENTS
Démocratie sanitaire.