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Analyse thermique de cinq piscines avec capteurs solaires
MOLINEAUX, Benoît, LACHAL, Bernard Marie, GUISAN, Olivier & Office Fédéral de l'Energie
Abstract
Nous avons analysé, sur mandat de l'Office Fédéral de l'Energie, des mesures effectuées sur 5 piscines en Suisse, en plein air et équipées de capteurs solaires sans vitrage. Des modèles numériques quantifiant la thermique des piscines et les performances des systèmes solaires ont été comparés aux mesures.
MOLINEAUX, Benoît, LACHAL, Bernard Marie, GUISAN, Olivier & Office Fédéral de l'Energie.
Analyse thermique de cinq piscines avec capteurs solaires. Office Fédéral de l'Energie, 1991
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:80142
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ANALYSE THERMIQUE DE CINQ PISCINES AVEC CAPTEURS SOLAIRES
B.MoIineaux, B.Lachal, O.Guisan
Groupe de Physique Appliquée
&
Centre Universitaire d'Etude des Problèmes de l'Energie
Université de Genève 4, chemin de Conches CH-1231 Conches GE
Août 1991
RESUME
Nous avons analysé, sur mandat de l'Office Fédéral de l'Energie, des mesures effectuées sur 5 piscines en Suisse, en plein air et équipées de capteurs solaires sans vitrage. Des modèles numériques quantifiant la thermique des piscines et les performances des systèmes solaires ont été comparés aux mesures. Les principaux résultats obtenus sont les suivants :
i) Analyse horaire des systèmes solaires actifs :
Le rendement horaire est élevé pour les 5 systèmes (> =60%), avec une efficacité optique de l'ordre de 90% et un facteur de pertes variant de 11 à 25 W/m^K. L'effet du vent est faible malgré l'absence de vitrage. Des effets d'incidence significatifs sont apparents matin et soir.
ii) Analyse journalière des systèmes solaires actifs :
Sous notre climat, les gains solaires directs suffisent pratiquement à assurer une température de 22-23 °C en plein été et les systèmes solaires sont alors arrêtés pour éviter les surchauffes, ce qui diminue le rendement moyen à une valeur de 30% sur toute la saison. En dehors des arrêts manuels, le modèle simule bien la production de chaleur journalière des capteurs.
iii) Bilans thermiques des bassins
Les pertes par rayonnement, évaporation, convection et renouvellement (en ordre d'importance) ont été quantifiées de façon satisfaisante par des modèles numériques simples.
En particulier les pertes par évaporation et convection font intervenir un coefficient d'échange h, évalué comme suit: h = 2.7+2.0v W/m^K (v = vitesse du vent en m/s), en contradiction avec le modèle ASHRAE (USA) et en accord avec les standards australiens. Le détail des
bilans est donné ci-dessous pour les piscines de Soleure et Burgdorf.
[W/m2]
"«.s.»
GAINS GAINS
• SOLAIRE ACTIF POMPES SOLAIRE PASS F RAYONNEMENT
lui EVAPORATION CONVECTION RENOUVELLEMENT S ECHAUFFEMENT
La piscine est elle-même un excellent capteur avec un rendement global d'environ 70%. Une réduction des pertes à l'aide d'une couverture des bassins la nuit est une option intéressante (lm2 de capteurs équivaut à environ 2m^ de couverture).
iv) Le programme SWSIMU :
Ce programme allemand permet de simuler la température des bassins heure par heure en fonction de 5 paramètres météo. L'accord avec les mesures est bon malgré des divergences
apparaissant lorsque l'on compare le détail des bilans avec les résultats de nos modèles.
ABSTRACT
We have analyzed measurements conceming 5 outdoor swimming pools in Switzerland, heated by unglazed solar collectors. Simulations of the collector array performance and of the pool's thermal behaviour have been compared to the measured data. The main results are given
below:
i) Hourly analysis of the active solar Systems :
The hourly efficiency is high in the 5 cases (> =60%), with an optical effïciency of around 90% and a heat transfer coefficient varying from 11 to 25 W/m^K. The effect of the wind was very small despite the absence of glazing. Significant incidence angle effects appear when the sun is low on the collector plane.
il) Daily analysis of the active solar Systems :
Due to the local climate, the passive solar gains are practically sufficient to èflisure pool temperarures of 22 to 23 °C in midsummer and the collectors remain often unused decreasing- their global efficiency over the whole season to about 30%. The model was shown to give good prédictions of the collector energy output on a daily basis.
iii) Heat gains and losses of an outdoor pool
Heat losses from radiation, evaporation, convection and water renewal (in order of importance) were well quantified by simple numerical models. Losses from evaporation and convection were caracterized by a heat exchange factor, h, given by: h = 2.7+2.0v W/m^K (v = wind speed in m/s) in contradiction with the ASHRAE model and in agreement with the australian standards. The détail of gains and losses is given below for Solothum and Burgdorf :
fmfil fïsl
[W/m2]
□ ACTIVE SOLAR B PUMPS PASSIVE SOLAR ^ RADIATION EVAPORATION CONVECTION B WATER RENEWAL B WARMING
The pool is itself an excellent collector, with an overall efficiency of about 70%. The réduction of night losses by use of a pool cover seems an interesting option, Im^ of collectors having about the same effect as 2m^ of pool cover, in the conditions of this study.
iv) The SWSIMU program
This computer program developed by Energietechnik simulâtes the pool température on an hourly basis, as computed from meteorological data. The results are in good agreement with
ANALYSE THERMIQUE DE CINQ PISCINES AVEC CAPTEURS SOLAIRES
1. Introduction 1
2. Tableau récapitulatif. 2
3. Description des installations et mesures 3 4. Analyse horaire des ^stèmes solaires actifs 6
4.1. Equations d'un cMteur 6
4.1.1 Equation de base 6
4.1.2. Gains solaires 7
4.1.3. Pertes thermiques 7
4.1.4. Chaleur produite 9
4.1.5. Capacité des systèmes 9
4.1.6. Apports des pompes 9
4.1.7. Equation d'un capteur. 10
4.1.8. Effets de conductance 10
4.2. Mesures 12
4.3. Résultats de l'analyse horaire 13
4.3.1. Equation de base 13
4.3.2. Effets d'incidence 14
4.3.3. Effet du vent 15
4.3.4. Effet de la capacité 15
4.4. Représentations graphiques des résultats de
l'analyse horaire 16
4.4.1. Soleure 16
4.4.2. Burgdorf. 21
4.4.3. Tenero 24
4.4.4. Uetendorf. 26
4.4.5. Bâle 28
4.5. Conclusions de l'analyse horaire 30 5. Analyse journalière des systèmes solaires actifs 31
5.1. Introduction 31
5.2. Le modèle G^. 31
5.3. Résultats 32
5.4. Représentations graphiques des résultats
de l'analyse joumahère.... 32
5.4.1. Soleure 32
5.4.2. Burgdorf. 37
5.43. Tenero 42
5.4.4. Uetendorf. 45
5.5. Conclusions de l'analyse journalière 48
6. Bilans thermiques des bassins 49
6.1. Introduction. 49
6.2. Détail des échanges thermiques 49
6.2.1. Gains 49
6.2.2. Effets des baigneurs 50
6.23. Pertes 50
6.2.4. Capacité 54
6.23. Bilans thermiques et méthode de calcul 54
6.3. Mesures 55
6.4. Résultats dans chaque installation 56 6.5. Représentations graphiques de la thermique
des piscines 58
6.5.1. Bilans de nuit 58
6.5.2. Bilans horaires et journaliers 60
6.5.3. Bilans à Tenero de lOh.OO à 17h.00 64
6.5.4. Détail des bilans 65
6.5.5. Résultats à Bâle 68
6.6. Conclusion de l'analyse thermique des bassins 70
7. Le programme SWSIMU 71
7.1. Description 71
7.2. Simulations 71
7.3. Résultats et observations 72
7.4. Résultats graphiques 74
7.5. Conclusions 80
8. Conclusions générales 81
9. Remerciements 82
10. Bibliographie 83
ANNEXE 1 :Ensoleillement effectif sur les capteurs 84 ANNEXE 2 : Effets d'ombrage sur les piscines 85
ANNEXE 3 : Calcul du coefficient de réflexion
sur une lame d'eau infinie 86
ANNEXE 4 :Pression de vapeur saturante 90
ANALYSE THERMIQUE DE CINQ PISCINES AVEC CAPTEURS SOLAIRES
1. INTRODUCTION
Sous mandat de rOffîce Fédéral de l'Energie, des mesures prises par le bureau d'ingénieurs H. Hobi [1] sur les cinq piscines en plein air de Soleure, Burgdorf, Tenero, Uetendorf et Bâle ont été analysées. Le but recherché étant à la fois une compréhension quantitative de la thermique des piscines et une évaluation des performances de leurs installations solaires, l'étude comporte deux parties principales:
1. Une analyse des systèmes solaires actifs, caractérisés par des cq)teurs sans couverture fonctionnant à basse température et sans échangeur de chaleur. L'applicabilité du modèle [10] à simuler la production de chaleur sur une base journalière a été testée pour ce type de capteurs.
2. L'analyse thermique des cinq piscines reposant sur la comparaison entre les mesures effectuées et les lois de la physique gouvernant les échanges thermiques d'une masse d'eau et de son environnement. - .
2. TABL^U RECAPITULATIF DES CINQ INSTALLATIONS
Piscine Soleure Burgdorf Tenero Uetendorf Bâle
Latitude [®] 47.2 47.1 46.2 46.5 47.6
Longitude [<>] 7.5 7.5 8.9 7.5 7.5
Altitude [m] 430 530 200 550 270
Surface [m^] 1320 2200 1360 1250 3140
Volume [m3] 3300 3200 2850 2000 4950
Période des
mesures
9/4/88 -7/9/88
14/5/88 -10/7/88
18/8/88 -27/10/88
18/7/88 -11/9/88
1/6/88 -21/7/88 Débit filtre
[m^/h] 660 270 620 __ 150J3
Puissance
Pompes (kW] 32. 2 15.5 45 _ 90
Appoint - GAZ P. A.C. - -
% des bassins
couvert la nuit 0 0 12% - ~90%
Capteurs
solaires
Surface [m^] 412 2x444 625 266 745,5
% de la
surface bassin 32% 40% 46% 21% 24%
Débit
Il/m2«h] 398! 161 118 101 284
Rendement
moyen [%] 29% 59% 40% 26% —
Puissance
pompe [kU] 11 6 3 —
Inclinaison 25® 80,80 200 0 150
Azimut
G: +, E: - 55® -550,+1250 -250 0 0
Marque SINDI FAFCO SOLARUESCH SOLAROLL FAFCO&SINDI Facteur de
pertes
tW/m^.k] (2) 23 (3) 11 13 14
ETAo
efficacité
optique (2) 0.92 0.83 0.87 0.86 -
1) P.A.G.: Pompe à chaleur
2) mesuré dans cette étude
3. DESCRIPTION DES INSTALIATIONS ET MESURES
Chaque installation comprend:
- le ou les bassins
- le circuit du filtre en série sur les bassins (dont le débit est permanent et élevé ~ 05m3 par heure et par m^ de surface de bassin)
- im circuit solaire connecté sur le retour du circuit du filtre
- un ou plusieurs bassins tampons qui peuvent être en série (Fig. 3.1.
ci-dessous) ou en parallèle sur le circuit du filtre. (Ces bassins" peuvent être en amont du filtre.)
Le schéma simplifié ci-dessous circuits. On distingue encore:
- la boucle solaire entre D et C
- le champ de capteurs entre E et F
permet de visualiser les différents
1—I
chauffage
auxllllalre (Tenerc)
Dassin
tampon
eau de
renouvellement
Figure 3.1. Schéma simplifié des installations
Les mesures de températures et débits d'eau en E,F et D,C permettent d'analyser respectivement les performances des capteurs et de la boucle solaire (si on y ajoute les mesures de température ambiante, vent et ensoleillement dans le plan des capteurs). Cette analyse n'a pas été possible à Bâle en raison de fuites dans le drcuit solaire (cf. chapitre 4).
La modélisation de la thermique des piscines se base également sur les mesures de rayonnement infrarouge provenant du ciel, d'humidité relative de l'air ambiant et de la température des bassins prise sur le
circuit du filtre.
La validation des modèles a été limitée par plusieurs facteurs:
- A Tenero, la mesure de la température du bassin (point A, Fig. 3.1.) est faussée quand le chauffage auxiliaire fonctionne, l'analyse de nuit n'a pas été possible.
- A Bâle, d'une part l'apport solaire actif n'est pas connu et d'autre part les bassins sont couverts certaines nuits (lesquelles ?).
- A Uetendorf, les mesures de températures ont été prises aux points E & F uniquement, à environ 200m des points G et D (Fig. 3.1.) et aucune analyse thermique de la piscine n'a été possible.
A Soleure et Burgdorf les bilans thermiques ont pu être établis de façon
satisfaisante.
La Figure 3.2. page suivante illustre certaines mesures prises à Soleure, pendant la saison 1988.
L'ensoleillement et la chaleur produite mesurée (QM) sont donnés en W/m^
de capteurs, on voit que QM suit assez bien l'ensoleillement en début et fin
de saison avec des lacunes en plein été. Le rayonnement infrarouge sur plan horizontal provenant de la voûte céleste (I.R.) varie peu ~ 330 ± SOW/m^.L'humidité relative de l'air ambiant est également peu variable ~ 70 ± 20%. ILa température extérieure varie entre 10 et 25°C (en moyennes journalières). La température du bassin oscille entre 22 et 24°C du 10 juin au 20 août et semble principalement influencée par la température extérieure et l'ensoleillement.
GRANDEURS MESUREES A SOLEURE. MOYENNES JOURNALIERES 1988 [W/m21 40.00 35.00 Soleil |W/m21 Hum. rel. (%) - QM lW/m21 I.R. |W/m21 Tbassin CC) Text. (®C)
30.00 25.00 20.00 ■\i ! f- f \ •'f i i ! k ('\ It A I* I » î ' J ' t15.00 10.00 Figure 3.2 29.May29.Apr DATE
Figure 33. Les capteurs
Les cinq systèmes solaires étudiés utilisent des capteurs sans couverture, et dans lesquels circule directement l'eau de la piscine.
L'absence de vitrage permet de réduire le coût des capteurs, d'augmenter l'effîcacité optique mais aussi le facteur de pertes, ce qui n'est pas
toujours défavorable à basse température. Les matériaux utilisés sont desplastiques souples résistants aux intempéries et à longue durée de vie (composants: ethylène, polypropylène, diène monomère ...).
4. ANALYSE HORAIRE DES SYSTEMES SOLAIRES ACTIFS 4.1. Equations d'un capteur
4.1.1. Equation de base
La conservation de l'énergie au niveau du ^stème solaire (un ou plusieurs capteurs avec ou sans tuyauterie) peut être approximée par la
relation:
Gains = chaleur produite + pertes
ETAo-G = Q + K-DT [W/m2] (4.1)
rayonnement absorbé
ETAo: efficacité optique =
rayonnement incident solaire global incident dans
rayonnement
Q
K DT
le plan des capteurs
"input" (unités utilisées [W/m^] ou [MJ/m^*]])
chaleur produite par le système "output" (mêmes unités) coefficient de pertes thermiques (en [W/m2*K])
différence de température entre fluide caloporteur et air ambiant [K]
Le rendement s'écrit:
ETA = Q/G = ETAo-K«DT/G (4.2)
Les différents termes du bilan énergétique sont explicités ci-dessous pour justifier l'équation de base.
4.1.2. Gains solaires
L'efficacité optique, ETAo, dépend de la longueur d'onde du rayonnement incident et de l'angle d'incidence, i.
diffus
Figure 4.12. Rayonnement incident sur un capteur
Si on néglige les variations journalières et saisonnières de la distribution
spectrale du rayonnement solaire, pendant les périodes de fonctionnement (beau
temps !) on peut utiliser un ETAo moyenné sur le spectre solaire. Ladépendance de ETAo avec l'angle i, pour le rayonnement direct, est approximée
par la formule ASHRAE:ETA.® = ETAo^(l-b,(j^ - l)) (4.3)
ETAo(i=0) = ETAoj^
bo est un facteur sans dimensions qui dépend du matériau et varie typiquement entre 0.1 et 0.2. Le rayonnement diffus est considéré isotrope.
4.12. Fertes thermiques des capteurs
L'échange de chaleur entre le capteur et son environnement se fait par
conduction, convection et rayonnement.
La convection est l'échange prépondérant entre capteur et air ambiant.
Plusieurs formules semi-empiriques existent pour décrire ce phénomène complexe
dépendant de l'écoulement d'air (vitesse, direction, régime laminaire ou
turbulent), de l'état de surface, de la géométrie locale....La formule la plus simple qui donne des résultats satisfaisants pour la
convection est:
Pconv — hconv'DT [W/m^]
Pconv : pertes par convection pour une surface plane exposée à un vent
laminaire
DT : différence de température entre l'air et la surface du capteur
hconv : facteur de pertes par convection [W/m2*®C].La dépendance de hconv en fonction du vent est approximativement linéaire :
hconv = A + Bv [W/m2-oC](4.5)
V : vitesse du vent
La conduction conditionne les pertes sur la face cachée du capteur si celle-ci est en contact avec un solide (isolant). Si l'isolant est en contact avec
l'air l'équation (4.4) décrit aussi les pertes par conduction avec un nouveau
facteur hcond> qui comprend la conduction à travers l'isolant et la convection sur ses surfaces exposées.Les pertes par rayonnement entre la surface du capteur et son
environnement sont données par l'équation:P«y = eo-Cll - T^) [W/m2] (4.6)
<r : ctte de Stefan Boltzmann = 5,67* lO"® [W/m2*K?]
c : émissivité moyenne du capteur, dans le domaine de l'infrarouge (=0.9-1)
Te : température de la surface du capteurTe : température de rayonnement de l'environnement du capteur ("ciel" +
entourage). En première approximation Te = Tambiant.On définit T = ^ .
L'équation (4.6) devient, si Te et Te peu différents (cas des capteurs
pour piscines):
P«y = c <r ♦ 4 T^DT [W/m2]
Ce qui est l'équivalent de l'équation (4.4) avec un facteur de pertes :
h„y=c (T . 4 T^ (4.6)'
Les trois phénomènes étant simultanés, on peut décrire ces échanges par
un facteur de pertes propre au capteur, K, qui est en fait la somme des
différents facteurs dtés
K — hray + hcond "l" hconv fW/ni^*C] (^•'7) D'après l'équation (4.5), ce facteur dépend du vent : K = A + Bv
(Harrison [13] a mesuré A = 10 W/m^^K et B = 5 J/m*K sur des capteurs Fafco pour piscines).
Lorsque DT augmente, le facteur K peut également augmenter dû aux hypothèses de l'équation (4.6)'.
4.1.4. Chaleur produite
Le flux de chaleur produite, Q, est facile à calculer, si on mesure les températures aux points E, F ou C, D de la Figure 3.1 et connaissant le débit dans les capteurs:
Q = m-c-(Ts - Te) [W/m2] (4.8)
m : débit massique [kg/m2»s]
c : chaleur spécifique = 4180 [J/kg*°C]
Ts-Te : différence de température entre la sortie et l'entrée du système étudié [oq
4.1.5. Capacité du système
En dehors du régime stationnaire, une partie de la chaleur est transmise
à l'installation:
P»p. = c- gr [W/m2] (4.9)
C : capacité de l'installation : plomberie + capteurs + contenu [J/m2»oC]
DP : différence de température de l'installation avant et après un temps Dt.
Par exemple la capacité a été calculée d'après les plans de Burgdorf (en prenant la capacité calorifique volumique des matériaux égale à celle de l'eau), pour les circuits de la Figure 3.1.:
boucle solaire : C « 60 [KJ/m^'OC]
capteurs : C « 40 [BCJ/m^'OCj.
4.1.6. Apport des pompes
Le débit recommandé pour les capteurs sans vitrage (~ 100 l/m^'h) est
plus élevé que pour des capteurs vitrés ou évacués, l'apport des pompes estdonc plus important. (A Soleure, le débit mesuré est d'environ 400 l/m^'h.
avec une pompe de 11 kW). On considère que 80% de la puissance électrique consommée part en chaleur (pertes de charge + pertes thermiques moteur). Si les pompes sont surdimensionnées, celles-ci fonctionnent à puissance plus faible que nominale et on estime:
puissance électrique nom i nale [W]
P « 0.75 (4.10)
surface capteurs [m^]
P est l'apport thermique des pompes, rapporté au m^ de capteurs. Ce terme reste cependant petit (par faible ensoleillement, il atteint au maximum 10%
des gains solaires à Soleure) et sera pris en compte lorsque l'on traite la boucle solaire des systèmes étudiés.
4.1.7. Equation d'un capteur
On peut réécrire le rendement du système:
ETA = ETAoi[l-bo[l/cos(i)-ljj+P/G-|A+BvjDT/G-C-DT'/(G-Dt) (4.11)
ETAoj^, bo, A, B, C sont des inconnues, supposées constantes que l'on
peut déterminer par régression linéaire. On verra que l'équation de base (4.2) reste une très bonne approximation et que seule la variation de ETAo(i) permet une meilleure compréhension des échanges thermiques.
4.1.8. Effets de conductance sur les capteurs pour piscine
Les plastiques utilisés pour les capteurs des piscines ont une conductivité thermique faible, ce qui peut induire des différences de température entre le fluide Tf, et la surface externe de l'absorbeur. Te.
ETAo-;G
La chaleur transmise au fluide est:
Q = UcKTc - Tf) (4.12)
Ucf : facteur de conductivité thermique, en [W/m^'K]
L'équation (1) s'écrit:
ETAo-G = Q + K-(Tc - Ta) Ce qui donne pour l'équation (4.2) après avoir éliminé Tci
(4.13)
ETA
= Q/G = [l
ETAo - KTf-Ta 1 . —G— J f Ucf) IkTU^ïJ
(4.14)Les 4 cas de figure sont envisageables:
1) Te > Tf > Ta 2) Te > Ta > Tf 3) Ta > Te > Tf 4) Tf > Te > Ta
Les cas 1) et 2) sont les plus courants car Tf proche de Ta, en régime normal.
Dans le cas 3): Ta > Te > Tf:
Ta
ETA«-G K
Te Ucf
Tf
Le facteur de pertes, K, devient un facteur de gains et le rendement instantané de l'équation (4.14) peut dépasser 100%.
Le cas 4) ne devrait pas être observé, il s'agit d'un refroidissement du fluide grâce aux pertes, cas rencontré à Soleure.
Dans tous les cas, l'équation (4.14) reste valable, on peut calculer un ordre de grandeur pour le facteur de conductivité thermique par m^ de capteur,en fonction de x, le facteur de conductivité du matériau:
rt _ X nR - ë • 2R+W
Figure 4.18. Tubes des capteurs X = 0.2 à 0.4 [W/m«K]
e =0.002 m R = 0.005 m
Ucf = 140 à 290 [W/m2-K]
Ce résultat concorde bien avec les valeurs mesurées par TEPPL ^S] pour des capteurs FAFCO II.
On peut calculer le facteur F de l'équation (4.14) en prenant K = 15 W/m2-K:
F = —LLcJ, = 0.9 à 0.95
K+Ucf
On peut écrire l'équation (4.2) ;
ETA = ETA' - K'DT/G (4.15)
avec K' = K*F
ETAo' = ETAo-F
On voit que l'équation de base (4.2) reste valable, avec les corrections mentioimées dues à la conductance. (On considère que les effets d'ailette sont
négligeables pour ce type de capteur car R > > W, cf. Figure 4.18).
42. Mesures
Les mesures de débit, températures d'eau et de l'air ambiant, de la vitesse du vent et de l'ensoleillement ont été effectuées par le bureau d'ingénieur Gabathuler AG, Turgovie. Enregistrement toutes les 5 minutes de mesures prises toutes les 12 secondes. En se référant à la Figure 3.1 les mesures prises aux points AB ou CD ont permis l'analyse simultanée de la
boucle solaire et du champ de capteurs à Burgdorf et Soleure, de la boucle
solaire seulement à Tenero et du champ de capteurs à Uetendorf. (L'analyse des
mesures prises à Bâle n'a pas donné de résultats cohérents en raison de bulles d'air apparentes dans le circuit des capteurs.)4.3. Résultats de l'analyse horaire
43.1. Equation de base
Tenant compte de l'apport de la pompe, l'équation (4.2) s'écrit:
= ETA - P/G = ETAo - K-DT/G (4.16) On trace ETA - P/G en fonction de DT/G (deux paramètres que l'on déduit des mesures) pour chaque heure de fonctioimement. Une régression linéaire à 2 paramètre permet de déterminer ETA© et K pour chaque installation. Les
résultats obtenus sont résumés dans les 2 tableaux suivants:
Table 4.3.1.1.
Installation
Marque
capteurs Dates du suivi
rendement moyen
<ETA>
P
[W/m2l
Nombre d'hevires
SOLEURE Capteurs
SINDI 29/4 - 17/9/88
88% 0 187
SOLEURE
Boucle solaire
87% 18 187
BURGDORF
Capteurs
FAFCO 14/5 - 10/7/88
75% 0 270
BURGDORF
Boucle solaire
75% 5 270
TENERO
Boucle solaire
SOLARUESCH 18/8 - 27/10/88 60% 25 306
UETENDORF
Capteurs SOLAROLL
18/7 - 11/9/88 83% 0 93
P : Apport de la pompe
Table 4.3.1^.
Installation ETAq + 3<rETA
0
K ± 3 o-k <r cf. Fig.
SOLEURE capteurs 0.89 ± 0.02 23.4 ±4.8 0.062 1
SOLEURE boucle solaire 0.87 ± 0.02 22.6 ±4.8 0.062 2 BURGDORF capteurs 0.79 ± 0.02 10.9 ±2.1 0.046 10 BURGDORF boucle solaire 0.79 ± 0.01 22.8 ±4.8 0.054 11 TENERO boucle solaire 0.76 ± 0.04 16.2 ±3.0 0. 108 16 UETENDORF capteurs 0.86 ± 0.02 14.1 ±4.2 0.041 19
<r: écart-type
Les effets d'incidence, du vent et de la capacité qui viennent s'ajouter à l'équation de base sont présentés dans l'ordre d'importance vis-à-vis de la régression,
4.3,2. Effets d'incidence
On applique l'équation (4.3) au rayonnement global dans le but d'expliquer les écarts observés aux grands angles d'incidence, (exemple: chute
de rendement de ~ 50% pour des angles d'incidence d'environ 70°, cf. Fig 12 et 13), l'équation (4.2) devient:
ETA - P/G = ETAoj^ - ETAo^^ bo'[l/cos(i) " l) - K-DT/G
Les résultats obtenus par régression linéaire à 3 paramètres sont donnés dans
le tableau suivant:
(!P T
Table 4.3.1^.
Installation ETAq +
0
K ± 3 o-k <r cf. Fig.
SOLEURE capteurs 0.89 ± 0.02 23.4 ±4.8 0.062 1
SOLEURE boucle solaire 0.87 ± 0.02 22.6 ± 4.8 0.062 2 BURGDORF capteurs 0.79 ± 0.02 10.9 ±2.1 0.046 10 BURGDORF boucle solaire 0.79 ± 0.01 22.8 ±4.8 0.054 11 TENERO boucle solaire 0.76 ± 0.04 16.2 ±3.0 0. 108 16 UETENDORF capteurs 0.86 ± 0.02 14. 1 ± 4.2 0.041 19
<r: écart-type
Les effets d'incidence, du vent et de la capacité qui viennent s'ajouter à l'équation de base sont présentés dans l'ordre d'importance vis-à-vis de la régression.
432. Effets d'incidence
On applique l'équation (4.3) au rayonnement global dans le but d'expliquer les écarts observés aux grands angles d'incidence, (exetnple: chute
de rendement de ~ 50% pour des angles d'incidence d'environ 70°, cf. Fig 12 et 13), l'équation (4.2) devient:
ETA - P/G = ETAoj^ - ETAo^ bo-[l/cos(i) - l] " K-DT/G
Les résultats obtenus par régression linéaire à 3 paramètres sont donnés dans
le tableau suivant:
Table 43^.
Installation ETAo^ K bo <r "
SOLEURE capteurs 0.92 23.6 0.21 0.054
SOLEURE boucle solaire 0.89 22.7 0.22 0.053
BURGDORF capteurs 0.83 11.6 0. 13 0.035
BURGDORF boucle solaire 0.83 24.5 0.16 0.040
TENERO boucle solaire 0.85 13.0 0.21 0.070
UETENDORF capteurs 0.87 14.1 - 0.041
433. Effets du vent
On considère maintenant un facteur de pertes qui varie de façon linéaire
avec le vent,
K = A + Bp
Une régression linéaire à 4 paramètres donne les résultats suivants:
Table 433.
Installation ETAo^ A B bo (T
SOLEURE capteurs 0.92 15.5 21.0 0.23 0.048
SOLEURE boucle solaire 0.90 14.9 20.0 0.24 0.047
BURGDORF capteurs 0.83 7.6 5.8 0.14 0.030
BURGDORF boucle solaire 0.84 16.2 12.3 0.17 0. 034
TÈNERO boucle solaire 0.87 11.2 8.8 0.21 0.069
UETENDORF capteurs 0.86 6.8 9.1 - 0.033
43.4. Effet de la capacité
Une régression supplémentaire permet de déterminer la capacité des
systèmes. Les résultats obtenus sur les quatre installations sont compatibles
(±15 KJ/m2*°C) avec les calculs effectués dans le cas de Btirgdorf:
Champ de capteurs: G == 40 KJ/m^'OC
Boucle solaire: C « 60 KJ/m^*°C
Cependant le terme dû à la capacité, C*Dr/(G*Dt), dans l'équation (4.11) est
faible devant les autres termes (en valeurs horaires) et ne permet pas de réduire l'écart-type des régressions (les résultats ne sont donc pas présentés).4.4. Représentations graphiques de l'analyse horaire et observations
Les résultats des tableaux précédents sont illustrés par les figures
suivantes.
4.4.1. Soleure (analyse horaire)
Les Figures 1 et 2 illustrent l'application de l'équation de base (4.2)
au système solaire de Soleure, les corrélations sont boimes:ETA 1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
SOLEURE : EFFICACITES HORAIRES CAPTEURS
Régression sur 187 pts :
ETA = ETAo-KDT/G
rrAo = 0.89 ± 0.02 (30-) K=:23.4 ± 4.8 (W/m»^Kl (3<r) Ecart-type s 0.06
-12 -9 -6 -3
DT/G [Kiti»/kW]
Figure L Soleure: efficacités horaires capteurs
80LEURE : EFFICACITES HORAIRES BOUCLE SOLAIRE ETA-P/G
1.2
1
0.8
0.6
0.4
0.2
Régression sur 187 pts : ETA-P/G = ETAo-KDT/G ETAo = 0.87 ± 0.02
K = 22.6 ± 4.8 [W/m»-K]
Ecart-type = 0.06
0 I-
-12 -9 -6 -3
DT/G (Km'/kWl
Figure 2. Soleure: efGcacités horaires boucle solaire On observe, entre autres:
- un facteur de pertes, K, très élevé manifestement lié au fait que les capteurs, sont posés sur une tôle ondulée qui admet les pertes par convection sur la face interne. Ceci doit néanmoins avoir peu d'influence sur le rendement (88% sur ces points) au vu des domaines de températures de
fonctionnement.
- une bonne effîcadté optique « 0.88.
- pas de différence significative entre caractéristiques de la boucle solaire et du champ de capteurs, le fait que les tuyaux supplémentaires de la boucle solaire (-' 150m aller-retour) sont enterrés n'entraîne donc pas de pertes supplémentaires.
Les effets d'incidence sur le champ de capteurs à Soleure peuvent être visualisés sur les Figures 3 et 4:
EFFETS D'INCIDENCE (ETAo = 0.89) ETAC-ETAM
0.3 0.2 0.1
0 -0.1 -0.2
□
—I --D 1
-o—r
□ i__
11,00 12,00 13,00 14,00 15,00 16,00 17,00 18,00 19,00 20,00
HEURE
Figure 3. Effets d'incidence (ETAo = 0.89)
ETAC-ETAM
0.2 0.1 0 -0.1 -0.2
-
EFFETS D'INCIDENCE [ETAo==0.92.(1-0.21).{-|/cos(l|-1)]
—
! □
B- B_
□
t
□
11,00 12,00 13,00 14,00 15,00 16,00 17,00 18,00 19,00 20,00
HEURE
Figure 4. Effets d'incidence (ETAo = 0.92 •(!-0.21)-(l/cosCi)-!))
ETAM: efficacité horaire mesurée = Q/G (Cf. équation 4.2)
ETAC : effîcadté calculée pour chaque heure à partir des paramètres, K, ETAo déduits de la Table 4.3.1.2. et 4.3.2., l'efficacité optique (ETAo) est constante pour le calcul de la Figure 3 et variable selon l'équation- de la Figure 4. (Œ équation 4.2: ETAC = ETAo - K-DT/G et équation 4.3:
ETAo = ETAo^(l-b^l/cos(i)-l)
On voit que le modèle utilisé Figure 4 n'explique que partiellement les baisses de rendement observées surtout le soir sur la Figure 3. Plusieurs phénomènes peuvent entraîner une asymétrie des effets d'incidence entre matin
et soir:
- la géométrie des absorbeurs engendre des effets d'incidence qui dépendent de la direction du rayonnement
- le solarimètre n'était pas tout à fait dans le plan des capteurs
- des effets d'ombrages non pris en compte par le solarimètre peuvent apparaître matin ou soir
- l'équation 4.3 a été appliquée au rayonnement global en utilisant l'angle
d'incidence du direct.
L'effet des pertes sur le rendement des capteurs, Figure 5, est bien pris
en compte par le modèle de base, le facteur de pertes ne dépend pas de DT, pour ces domaines de températures.
EFFETS DES PERTES ETAC-ETAM
0.2 0.1
0 -0.1 -0.2
□ cb
5 n r—
! □ 1 □ npCTL D
Uq U
i 1 ^
•B -Df-—0--
-6 -4 -2 G 2
DT : Température utile - Température extérieure (®C]
Figure 5. Effets des pertes thermiques
L'effet capacitif Figure 6, n'influence visiblement pas le rendement horaire
de la boucle solaire.
EFFET CAPACITIF (BOUCLE SOLAIRE)
—XÏD...
-0.1 j—O"—O—f-
-0.4 -0.2 0 0.2 0.4
Température utile : début d'heure • fin d'heure [^C]
0.6 0.8
Figim 6. Effet capacitif (boucle solaire)
(Pour les 2 figures ci-dessus ETAC est calculé à partir des paramètres K, ETAo de la Table 43.1.2.).
Le vent influence peu l'efficacité horaire des capteurs, Figure 7:
0.00
EFFET DU VENT SUR LES CAPTEURS. SOLEURE
■■0 et
qp ù
0.50 1.00 1.50
X K=24.3 W/m2 □ K= 15.5 + 21.0V W/m2
2.00
VENT (m/sl
Figure 7. Effet jdu vent sur les capteurs» Soleure
ETAC est calculé pour un K constant ou variable d'après les tableis 4.3.1.2 et 43.3. On voit que le modèle K = A + Bv n'améliore pas signifîcativement la compréhension des résultats. (Les vents faibles et la valeur élevée du facteur
B sont peut être liés a une sousestimation dans la mesure du vent.)
Le refroidissement de la piscine par faible ensoleillement peut se visualiser sur la Figure 8, équivalente à la Figure 1 pour d'autres domaines de DT/G.
ETA
0
-4
SOLEURE : EFnCACITES HORAIRES CAPTEURS REFROIDISSEMENT PICSCINE PAR FAIBLE ENSOLEILLEMENT
-12
-16
!
1 1— 1
:
1 i
Régression sur 6 pts: 1 j
ETA=ETAo-K-DT/G ETAo«0.36 ± 1.41 K«18.2 ± Z.OWfm^K]
Ecart-type « 0.69
! i
i
1
1 1 ! i 1 1
100 200 300 400 700 800
Figure 8. Soleure: efficacités horaires capteurs avec refroidissement piscine
par faible ensoleillement
Les valeurs de K et ETAo sont compatibles avec les résultats obtenus ci-dessus, l'efficacité optique est mal déterminée dû aux incertitudes élevées. Le rendement est négatif la piscine se refroidit comme sur la Figure
9 en dehors de tout ensoleillement.
REFROIDISSEMENT DE LA PICSCINE LA NUIT OUTPUT
DT "C
Régression sur 34 pts : Q = 4CDT
K=21.9 ± 8.1 (W/m*-Kl Ecart-type = 15.7 [W/m^l -250-
[W/m2]
Figure 9. Refroidissement de la piscine la nuit à travers les capteurs
On peut calculer la baisse de la température de la piscine grâce aux
capteurs en une nuit:Q « 200 W/m^ X 412m2x lOh x 3600s/h = 3000MJ/nuit
Q 9.109J
Q OÉ in*c*AT = > = — 0.2°C
m • c 3.3*lO^kg X 4180J/kg-°C
4,42. Burgdorf (Analyse horaire)
Les Figures 10 et 11 illustrent le système solaire de la piscine de Burgdorf,
les corrélations avec l'équation de base (4.2) sont bonnes:Figure 10 :
ETA
1.00
0.80
0.60
0.40
0.20
0.00 h -10.00
BURGDORF : EFFICACITES HORAIRES CAPTEURS
-5.00
Régression sur 270 pts : ETA = ETAo-KDT/G ETAo = 0.79 ± 0.02 K=:10.9 ± 2.1 [W/m»^Kl Ecart-type = 0.05
4-
0.00 5.00
1
10.00 15.00 DT/G IKmVkW]
Figure 11 ;
0.2
0 i—
-4.00
BURGDORF : EFFICACITES HORAIRES BOUCLE SOLAIRE
ETA-P/G
-2.00
Régression sur 270 pts : ETA-P/G = ETAo-KDT/G ETAo = 0.79 ± 0.02 K=22.8 ± 4.8 WNIm' K]
Ecart-type = 0.05
0.00 2.00 4.00 6.00
DT/G IKmVkW]
8.00
La différence entre les facteurs K est liée à la température qui relie les capteurs au circuit du filtre (~ 200m aller-retour), non isolée et non enterrée. Il n'y a cependant aucune chute de rendement car le paramètre DT/G est plus faible Figure 11.
Les principaux écarts à la régression linéaire de la Figure 10 sont liés à des effets d'incidence (Figure 12), il y a de nouveau asymétrie entre effets matin et soir pour les mêmes angles d'incidence (Figure 13).
ETAC-ETAM
EFFETS OTNCIDENCE
0.2 0.1
0 -0.1 -0.2
^ □
3 c
ji 1
' " H
u — (~1 D □ 3 B_J—l : y
:
1_J
o
8,00 10,00 12,00 14,00
HEURE
16,00 18,00 20,00
Figure 12. Effets d'Incidence
HAUTEUR OU SOLEIL SUR LES DEUX PLANS LE 10/6/88
10,00 12,00 14,00 16,00 18,00 20,00
HEURE
Figure 13. Hauteur du soleil sur les deux plans le 10/6/88
Le facteur K semble augmenter légèrement avec la différence de température, DT (cf fig 14).
ETAC-ETAM
0.3
EFFETS DES PERTES
0.2 i 0.1 I-
0^
-0.1 i-
-0.2
-4.00 -2.00 0.00 2.00 4.00 6.00 8.00 DT : Température capteurs - Température extérieure (°C]
10.00
Figure 14. Effets des pertes.
L'effet du vent. Figure 15, est négligeable à Burgdorf.
EFFET DU VENT ETAC-ETAM
_n_
0.00 0.50 1.00 1.50 2.00 2.50
VENT (m/sl
Figure 15. Effet du vent.
(Pour les 4 figures ci-dessus ETAC est calculé d'après les paramètres de. la Table 4.3.1.2.)
4.4.3. Tenero (analyse horaire).
La Figure 16 illustre la corrélation entre les mesures et l'équation de base (4.2) à Tenero, en septembre et octobre lorsque le soleil est plus bas sur
les capteurs (horizontaux dans ce cas).
TENERO : EFFICACITES HORAIRES BOUCLE SOLAIRE ETA-P/G
Régression sur 306 pts : ETA-P/G = ET Ao-KDT/G ETAo = 0.76 ± 0.04 K = 16.2 ± 3.0 IW/m^Kl Ecart-type = 0.11
0.60 j
0.40
DT/G IK-mVkW]
0.20 !
-8.00 0.00 8.00 16.00 24.00 32.00 40.00 48.00
i > 65® i < 65® FIT 306 Pts
Figure 16. Tenero: efïicacltés horaires boucle solaire.
La corrélation est moins bonne que pour le cas de Soleure et Burgdorf.
Ueffîcacité optique de 0.76 est pénalisée par les points pour lesquels le rendement chute aux grands angles d'incidence; i > 65° . Le facteur K = 16.2 ± 3 W/m'*K n'est pas déterminé avec précision, si on tient compte des effets d'incidence (ci-dessous), on trouve K = 13 W/m^*K (cf. Table 4.3.8.) et la
corrélation est meilleure. Le facteur K a été déterminé ici pour la boucle solaire mais les tuyaux sont courts (~ 50m aller-retour) et bien isolés. Onconsidère donc que cette valeur est représentative des capteurs. La Fig 17
illustre les écarts de la régression Fig 16 en fonction de l'heure:
ETAC-ETAM
EFFETS D'INCIDENCE SUR L'EFFICACITE HORAIRE
0.5 0.3 0.1 -0.1 -0.3
o
-D-
□
-O- n
XL
□
9,00 10,00 11,00 12,00 13,00 14,00 15,00 16,00 17,00 18,00 19,00
HEURE
Dans l'hypothèse d'une variation de l'efficacité optique (ETAo) en fonction
de l'angle d'incidence (i) selon l'équation ASHRAE (4.3):ETAo(i) = ETAo^-(l - bo)-(l/cos(i) - 1)
Une régression linéaire permet de déterminer le facteur bo = 0.21 (cf. Table 43.2). A partir de l'équation (4.16) on peut calculer l'efficacité optique
pour chaque point:
ETAoC = Q/G + K*DT/G + P/G.
La Figure 18 illustre ce paramètre et la courbe ETAo(i) donnée par l'équation
ASHRAE.
ETAoC
EFFET D'INCIDENCE SUR L'EFFICACITE OPTIQUE
0.75 '
ooo ^ ^ o
0.5 '
0.25
ETAo = 0.87.(1-0.211.(1 /co8|i|-11
50 60
ANGLE D'INCIDENCE (DEG]
Figure 18. Effet d'incidence sur l'efficacité optique.
On voit que comme pour les cas précédents le modèle ASHRAE n'explique que
partiellement les effets observés, des explications possibles ont été données
ci-dessus dans le cas de Soleure.
4.4.4. Uetendorf (analyse horaire)
UETENDORF : EFRCACITES HORAIRES CAPTEURS ETA
1
0.8
0.6
0.4
0.2
1 ^ o
1 / ,
1
î
j
/ !
/ i
^ X X 1
Régression sur 93 pts : ETA = ETAo-KDT/G ETAo = 0.86 ± 0.02 K = 14.1 ± 4.2IW/m^Kl Ecart-type = 0.04
1 J
:
t
;
:
DT/G [K-mVkWl
I
i 1
;
i
-8.00 -4.00 0.00 4.00 8.00 12.00
V<2m/s X V > 2m/G FIT 93 pts
Figure 19. Uetendorf: efficacités horaires capteurs.
Les effets du vent peuvent être en partie e^liqués par une variation
linéaire du facteur K = A + Bv:
EFFET ou VENT ETAC-ETAM
X
-xSc^—X-X-X—
Tro°-
0.00 0.50 1.00 1.50 2.00 2.50 3.00 3.50 4.00 VENT (m/s]
X K»14.1 W/m2.»C □ K«6.5 + n.0vW/m2.®C
Figure 20. Effet du vent.
Les paramètres A et B obtenus dans ce cas diffèrent sensiblement des résultats obtenus à Soleure (cf. Figure 7 et Table 4J3.) et ne semblent pas fiables d'après les corrélations de la Table 433. Plusieurs eiqilications peuvent être données pour ces "mauvais" résultats:
- la direction du vent n'a pas été prise en compte
- l'écoulement n'est pas laminaire sur la surface ondulée des capteurs et le
modèle K = A + Bv n'est pas valable
- le vent était très faible dans tous les cas, v moyen < 1 m/s.
Peu ou pas d'effets d'incidence sont observables à Uetendor^ Figure 21, dû en partie aux plus faibles angles d'incidence (Figure 22) lors du fonctionnement.
ETACCTAM 0.1 0.051
0 -0.05 -0.1
EFFETS DTNaOENCE
•—1 g LJ
□ B n
□ y y
H
n □
10,00 -11,00 12,00 13,00 14,00 15,00 16,00 17,00 18,00
HEURE
Figure 21: Effets d'incidence
HAUTEUR MOY. DU SOLBL SUR LE PLAN DES CAPTEURS
HEURE
Figure 22. Hauteur moyenne du soleil sur le plan des capteurs
4.4.5. Bâle
La présence de fuites dans les circuits des capteurs n'a pas permis d'obtenir de corrélations satisfaisantes à Bâle, cf. Figure 23 et 24.
Fiaure 23
BALE : EFFICACITES HORAIRES CAPTEURS BOUCLE 2
«VU
Figure 24
BALE : EFFICACITES HORAIRES CAPTEURS BOUCLE 1 ETA-P/G
1.00 ; b
0.80 ! O- -■i -.-o-o -
Ol O
0.60 i
0.40 i- i O
0.20 r
o o o
DT/G (K m'/kWJ
4.5. Conclusions de l'analyse horaire
Les rendements des systèmes solaires en régime stationnaire sont bien quantifiés par l'équation de base: (cf. Figure 1, 2, 10, 11, 16 et 19):
Q/G = ETAo - K»DT/G (4.2)
et sont très élevés: 60% à Tenero et 75% à 88% dans les autres cas (cf.
Table 4.3.1.2). Le rendement plus faible à Tenero est surtout lié à la période de mesure (septembre et octobre) qui entraîne une augmentation des effets optiques d'incidence ainsi que de plus grands écarts de température avec l'air ambiant accrus par la température plus élevée des bassins: 26°C contre 22-23°C en Suisse Allemande (on note aussi que l'installation solaire a fonctionné pendant 306 "heures pleines en 2 mois à Tenero contre 187 heures en 4 mois à Soleure).
Le facteur de pertes pour ces capteurs non vitrés oscille entre 11 et 25 W/m2*K selon l'isolation de la face cachée des capteurs et la plomberie qui les relie à la piscine. L'efficacité optique pour un rayonnement perpendiculaire avoisine les 90%.
L'effet de conductance est inclut dans ces deux paramètres et il faut les majorer d'environ 5% pour obtenir les facteurs "réels", indépendants de la conductance (Equation 4.14). Les effets d'incidence sont partiellement expliqués par une variation de l'effîcacité optique du type:
ETAo = ETAoj. « (1 - bo ) • (l/cos(i) -1) (bo s 0.2)
L'effet du vent est faible et mal quantifié dans les conditions de cette étude par une variation linéaire du facteur de pertes K = A + Bv.
5. ANALYSE JOURNALIERE DES SYSTEMES SOLAIRES ACTIFS
5.1. Introduction
Les équations précédentes sont valables pour un système en
fonctionnement.
Pour connaître les performances globales des systèmes il faut tenir compte de l'ensoleillement, hors fonctionnement et donc des problèmes de régulation. La journée est une période de temps logique pour étudier ces phénomènes, il est facile d'en déduire ensuite les performances saisonnières.
L'étude est basée sur des diagrammes "input/output": énergie entrante et produite par les systèmes.
5.2. Le modèle
Ce modèle permet de calculer la chaleur produite par un système solaire
sur une période journalière (en intégrant les principaux effets dynamiques)
en fonction de 6 paramètres qui le caractérisent:
K : le facteur de pertes G : la capacité du système ETAo^: l'efficacité optique
Heff : l'ensoleillement effectif incident sur les capteurs intégré sur la journée. (C'est l'ensoleillement mesuré corrigé de facteurs d'ombrages ou d'autres effets d'incidence qui n'apparaissent pas dans le facteur ETAojl = constante, cf. Annexe 1.)
DT : différence de température entre le fluide caloporteur et l'air
extérieur
L : longueur du jour sur le plan des collecteurs
Le diagramme "input/output généralisé" utilisé permet de comparer (après réduction des variables) les mesures input/output journalières directemènt aux prédictions du modèle (cf. GP model [10]).
S3. Résultats
Installation Dates Rdt sur la période
des mesures
nombre de Jours étudiés
Soleure (b.s.) 29/4 - 17/9 29% 143
Burgdorf (b.s.) 14/5 - 10/7 60% 58
Tenero (b.s.) 18/8 - 27/10 40% 73
Uetendorf (capt.) 18/7 - 11/9 26% 56
b.s. : boucle solaire
5.4. Représentations graphiques de l'analyse journalière
Trois manières de représenter les résultats ont été choisies, pour chaque installation:
- le diagramme "input/output" en MJ/m^'j
- le diagramme "input/output généralisé" avec variables réduites et sans
dimensions selon modèle
- le diagramme "ou^ut mesuré et simulé" qui doit avoir une pente de 1 si les prédictions sont bonnes.
5.4.1. Soleure (analyse journalière)
La figure 25 représente le diagramme input/output pour le champs de
capteurs:
INPUT/OUTPUT MESURE 143 JOURS
RENDEMENT GLOBAL = 29% INPUT [MJ/m2.jl
Figure 25. Input/output mesuré 143 jours
On observe beaucoup de jours ou il n'y a aucune chaleur produite, et les jours ou il y a production de chaleur l'installation solaire semble fonctionner à différents rendements. On suppose que ces disfonctionnements sont dus à une régulation manuelle pour éviter les surchauffes. Les nuits où les capteurs ont servi sont visibles par un output négatif. Le rendement
saisonnier résultant est de 29%.
OUTPUT MESURE ET SIMULE 101 JOURS
25 T
20 "
15 "
10 "
QM (MJ/ni2.jI i
-10
+--0 ^
OS (MJ/m2.j]
10 15 20
10%
Ch o i
25
Figure 27. Output mesuré et simulé 101 jours.
On retrouve Figure 27 les mêmes disfonctionnements déjà observés
précédemment avec une modélisation validée sur une petite moitié des points.
QS-PM (MJ/m2.j)
6 8 10
Tempe de marche [heuree]
12
Figure 28. Ecart entre output simulé et mesuré en fonction du temps de
marche du système solaire.