HAL Id: jpa-00237488
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Submitted on 1 Jan 1879
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De la non-existence de l’allongement galvanique
R. Blondlot
To cite this version:
R. Blondlot. De la non-existence de l’allongement galvanique. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1),
pp.122-126. �10.1051/jphystap:018790080012201�. �jpa-00237488�
registreurs
du 28juin
au 3juillet 1878 :
elles ont été réduites autiers de leur
grandeur
naturelle.En commençant par le
lzaut,
nous trouvons d’abord les deux courbes TN et TB dont l’ensemble fournit les données actinomé-triques :
TN est la courbe du thermomètrenoir,
TB celle du ther-momètre blanc.
Les deux courbes
suivan tes,
TSet TC,
donnent latempérature,
de la surfacé du sol sans
abhi ;
TScorrespond
au thermomètre dusol;
TC donne la correction à faire aux ordonnées de lapremière.
Les deux courbes TO et TM sont celles du thermomètre sec et
du thermomètre mouillé : elles
donnent,
outre latempérature
del’air à
l’ombre,
sondegré hygrométrique
et la forceélastique
de savapeur.
H est la courbe des
pressions barométriques.
Au-dessous se trouvent huit
lignes
droitescorrespondant
auxhuit directions
principales
du vent : leslignes
verticalesqui
s’endétachent
marquent
celles de ces directions danslesquelles
le venta soufflé. Au-dessous encore, se trouvent
marquées
les vitesses Vdu vent en kilomètres à l’heure.
La dernière courbe PE est donnée par Fatmomètre. L’accroisse-
ment des données verticales de cette courbe marque les
pluies;
leur diminution mesure
l’évaporation. Malgré
despluies fréquentes
et une fois
très-copieuses,
la terre, au 3juillet,
avait àtrès-peu près repris
sonpoids
du 28juin.
Enfin la dernière
ligne
est laligne
desrepères
avec lessignes
horaires.
DE LA NON-EXISTENCE DE L’ALLONGEMENT GALVANIQUE;
PAR M. R.
BLONDLOT,
Attaché au laboratoire des Hautes
Études,
à la Sorbonne.Un conducteur traversé
par
un courantélectrique s’échauffe,
eten
conséquence
subit unallongement.
En dehors de cet effetprévu,
existe-t-il une dilatationproduite
directement par le courant, en tantqLi’action mécanique
de celui-ci? La solutionexpérimentale
de cettequestion présente
detrès-grandes
diffi-Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080012201
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cultés,
à cause de la coexistence de la dilatationthermique
et del’effet
cherché,
s’il existe.M.
Edlund,
en 1866(1),
et JB;1.Streintz,
en1873 ("),
ont cherchéil résoudre le
problème
en évaluant par des moyens détournés latempérature
et déduisant de la dilatation totaleobservée
1"effetthermique
calculé à l’avance. 1B1. Edlund mesurait latempérature
du fil en
expérience
par la variation de sa résistancegalvanique.
:1B1. Streintz faisait passer un courant d’intensité croissante
jusqu’au
moment de la fusion d’une couche de
paraffine
enduisant le con-dncteur;
il admettaitqu’à
ce moment latempérature
du fil étaitexactement celle de la fusion de la
paraffine (55°, 9).
Les deux
expérimentateurs
concluent à l’existence del’allonge-
ment
galvanique.
1B1. G.
Wiedemann,
en rendan tcompte
de cesexpériences
dans son Traité du
galvanisme (3),
lescritique
surplusieurs points,
en montrel’insuffisance,
et sa conclusion est que laquestion
ne
peut
ètreregardée
comme résolue(4).
En
présence
de cesdivergences, j’ai songé
à une méthode d’ex-périnlentation
fondée sur unprincipe
totalementdifférent,
et oûles causes d’erreur inhérentes aux méthodes
précédentes
ne seprésentent
pas.Supposons
un mince rubanmétallique,
intercalé dans le circuit d’unepile
par l’intermédiaire de masses conductricesconsidérables
soudées à ses
extrémités ;
la distributionélectrique
sera laplus simple qu’on puisse
concevoir: tous lespoints
seront traversés par des fluxélectriques égaux
etparallèles ;
les surfacesd’égal potentiel
seront les sections droites du
ruban,
et leslignes
de courant desdroites
parallèles
à lalongueur. Il y
a donclieu,
parrapport
auxphénomènes électriques, de distinguer dell,x: directions,
la direction(1) EDLmm,
Poggendorff
Aiîiz., Bd. CXXIX, S. j5; 1866*. -Irchives, nouv elle série, t. XXVII, p. 260; I866*. - EDLUND, Pogg. 4iin., Bd. CXXXI, S. 337; I867*.1’) STRFINTZ, Wiener Berichte, Bd. LXVII, [2]; april I873*. Pogg. Ann., Bd. CL,
S. 368; I873*.
(3) WIEDEMANN, Galvanismus, 1, S. 961; JBT aclltriige, S. 70’1.
(4) Quand j’ai entrepris mes expériences, j’ignorais que M. Exner, dans un travail
récent (Ann. de Pogg., CLVIII et nouvelle série, t. Il, p. ioo) est arrivé à montrer que la méthode de M. Edlund est insuffisante pour prouver l’existence de la dilatation
galvanique, les erreurs d’expérience étant de même ordre de grandeur que les quan- tités à mesurer.
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transversale et la direction
longitudinale.
Lesphénomènes
calori-fiques,
aucontraire,
nedifféreront
aucm2enaent selon que l’or2 con-sidérera l’une ou l’autre direction. De là le moyen de
séparer
lesdeux ordres de
phénomènes.
Il est
clair,
eneffet,
que, tandis que la dilatationcalorifique
portera également
sur lalongueur
et lalargeur
duruban,
en lelaissant
géométriquement
semblable àlui-même,
la dilatationgal- vanique,
si elle alieu, portera inégalement
sur les deux dimensionset déformera le ruban. Par
conséquent,
toute déformation de la bandemétallique
ou desfigures
tracées sur sa surface doit êtreattribuée à un
phénomène purement électrique,
de même que l’absence d’une déformationimplique
la non-existence d’une actionmécanique
directe du courant. Parexemple,
une droiten’éprou-
vera de la
part
de Factioncalorifique
aucunchangement
de direc-Lion,
tandis que l’actiongalvanique
diminueraitl’angle aigu
com-pris
entre cette droite et le bord du ruban.Imaginons
maintenant deuxplis
dont les arêtes AB et BC(fig. 1)
forment un
angle
sur la surface duruban ;
cetangle augmentera
Fig. I.
nécessairement si l’électricité
produit
unallongement (un
calculdes
plus simples
montre que cet effet sera maximum sil’angle
dupli
et du bord du ruban est de45°).
Le
phénomène
est facilementmultiplié
en formant une succes-sion de
plis
à45°,
alternativement vers la facesupérieure
du ruban et vers la face
inférieure,
defaçon
à donner lieu à une sorte d’hélicequadrangulaire
où les accroissements desangles s’ajoutent.
J’ai construit. avec du laiton laminé recuit une telle hélice rcn-
f ermant deux cents sommets
d’angles.
Lapartie supérieure (fig. 2)
était invariablement
fixée ;
lapartie inférieure,
aucontraire,
était reliée au circuit de lapile
par ungodet
contenant du mercure, defaçon
àpouvoir
tourner ; un miroir 81permettait
d’observer la ro ta-I25
tion, d’après
laméthode de Gauss-Poggendorff,
au moyen d’une lunette et d’unerègle
diviséeplacées
à Im de l’hélice. Lapile,
com-posée
de 8 éléments deBunsen, produisait
un courantayant
dans l’hélice une densité
égale
à3;
en unités absolues électro-magnétiques.
L’observation laplus
attentive ne nous apermis
d’observer aucune
déviation,
même enportant
à Iole nombre des éléments. Comme onpouvait apprécier
dans la lunette2 10
demillimètre sur la
règle,
il en résulte que, euégard
à lamultiplica-
tion de notre
appareil,
une dilatationcomportant
par mètre seule-ment
0m,00000025
eût été sensible. Parconséquent,
dans leslimites d’extrême
approximation
que nous venons dedéfinir,
ondoit conclure que le passa-e d’un courant dans un conducteur
Fig. 2.
111élalliqlle
neprcduit
aUCllnelfet 1Jlecaniqlle d’allongement
oit deraccourcissement.
D’autres rubans de
laiton,
un autre enmaillechort,
ont donnéle même résultat. Il est nécessaire que le métal de l’hélice soit
soigneusement recuit,
car lelaminage
constitue la matière dans un état moléculaireanalogue
à celui des cristaux à un axeopticlue,
etalors on observe des rotations
lentes, indiquant
uneinégalité
ducoefficient de dilatation
calorificlue
dans différentes directions. Il faut aussi que les massesmétalliques qui
terminent le ruban soientrégulièrement soudées,
afin que la distribution du courantsoit bien celle que nous avons
indiquée;
dans le cascontraire,
onobtient
également
des rotations lentes. Ces remarques démontrent la sensibilité de la méthode et larigueur
durésultat,
attendu quetoitte rotation cesse
quand
lesprécautions indiquées
ont été ob-servées.
GRADUATION DES
GALVANOMÈTRES;
PAR M. AYMONNET.
Pour
graduer
ungalvanomètre, j’emploie
une méthode fondéesur les
propriétés
des substances diathermanes. A ceteffet, je
laissearriver à travers une
lentille,
sur lapile ayant
uneposition
déter-minée,
les radiations émanant d’une source. Lapile
recevra unequantité
dechaleur Q;
la déviationcorrespondante
sera A. Im-terposons
entre la lentille et sonfoyer
un corps diatliermane : laquantité
de chaleur reçue par lapile
sera cl et la déviation corres-pondan te
a.Si l’on
néglige l’absorption
due à l’air situé entre lapile
et lecorps
diathermane,
sur le passage durayonnement.,
on aura tou-jours, quelle
que soit laposition
de lapile, Q k, À- étant le coeffi-
cient de transmissibilité du corps
diathermane ;
et, si les dévia- tionsgalvanométriques
A et sontproportionnelles
àQ
et cl, onaura
également -. = A.
Or,
on sait que cetteproportionnalité
n’existequ’autant
que les déviations sontcomprises
entre deux limitesangulaires
NI et M’.Pour trouver des déviations voisines de ces
deux limites, employons
un corps diathermane dont le coefficient k est voisin de I, par
exemple
une lame de verre, si notre lentille est de crown, et don-nons à la
pile
despositions
l, 2,3, 4, ... ,
telles que les dévia-tions soient
A1, A2, A3’ A4,
···,A,,, A.n+z
sansl’interposition
de lalame,
et czl, cz2, a3’ a4,···, au, an+i lors de soninterposition;
Ai
étanttrès-près
de i° etplus petit
queA2, A2A3,
...;a2 étant