HAL Id: jpa-00233808
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00233808
Submitted on 1 Jan 1942
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of
sci-entific research documents, whether they are
pub-lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d’enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Nouvelles recherches sur l’hydratation des ions
Jean Swyngedauw
To cite this version:
période.
Lependule
de Coulomb et le thermoélasti-cimètrepermettent
de constater le fait sans donnerle moyen de
l’interpréter.
L’élaboration desdiagra-grammes «
couple-torsion
n, tracés parl’hystéré-sigraphe,
apermis
de rattacher à la réactivité cette tendance descycles
à se coucher sur l’axe des torsionsau fur et à mesure que leur enflure
augmente.
On est encore bien loin deposséder
une doctrine cohérente de la déformationmécanique
des métaux auxtempératures
élevées;
et même une théoriesimplifiée,
propre à servir de base au calcul demachines,
reste à édifier. Dans le cas decharges
constantes ou lentementvariables,
onpeut
bien admettre le schème d’un solide doué d’élasticité et pourvu d’une vitesse defluage indépendante
dutemps
et fonction uniforme de lacharge
et de latempérature.
Mais il n’en estplus
de mêmequand
les efforts varient
rapidement, puisque
la vitesse de déformationvisqueuse
ou la vitesse de relaxationsont des fonctions fortement irréversibles de la
charge.
Il reste donc à effectuer une tâcheexpérimentale
considérable en faisant varier la
charge,
latempé-rature,
lavitesse,
la nature dumétal,
son état structural etphysicochimique.
Mes collaborateurset moi
espérons
que .les deuxappareils
décrits dansce
Mémoire,
et dont lepremier
s’est révéléprécieux
pour le contrôle del’élinvar,
contribueront à faciliterce travail
d’investigations.
Nous serions heureux enfin que
l’hystérésigraphe
de démonstration aidât àrépandre
les notions de lamécanique physique
desmétaux,
si intimement liée aux choses de la vie courante.Manuscrit reçu le 4 mai 1942.
NOUVELLES RECHERCHES SUR L’HYDRATATION DES IONS
Par M. JEAN SWYNGEDAUW.
Sommaire. 2014 L’auteur
a indiqué précédemment une méthode qui permet la mesure expérimentale
séparée des quantités d’eau charriées par les ions d’un sel, en présence de gélatine. Il est apparu que la gélatine s’hydrate également; elle réduit donc l’hydratation des ions. Dans le présent travail, on
montre que l’urée, le glucose, le saccharose réduisent aussi l’hydratation des ions.
Les faits
expérimentaux
exposés
et discutés dans despublications
antérieures nous ont amené àrejeter l’hypothèse classique
de Helmholz commebase
d’interprétation
desphénomènes
d’électro-osmose dans les
gels
degélatine.
Les faitsconduisent,
aucontraire,
à attribuer le rôle essentiel àl’hydra-tation des ions dont l’action
spécifique,
trèsinégale
suivantqu’on
s’adresse parexemple
àK, Na, Li,
se conservejusqu’à
des dilutions très élevées : pourdes
gels
additionnés dequantités
équivalentes
des trois ions alcalinsK, Na, Li,
sous forme de chlorureou
d’hydroxydes,
tout se passe comme si lacharge
dugel
n’intervenait aucunement dans lephénomène
et comme si les ions charriaient unequantité
d’eauen
rapport
direct avec leur coefficientd’hydratation.
Aux fortes concentrations en
gélatine,
lesquantités
d’eaudéplacées
parchaque
ion sont de l’ordre des coefficientsd’hydratation
ordinairement admis. Au fur et à mesure que la concentration dugel
diminue lesquantités
d’eau charriées par les ionsK, Na,
L,
augm entent
asymptotiquement
etgardent
entrelles un écart considérable. Dans un
gel
à 1,7 pour Too,le nombre de molécules charriées par l’ion K est de
TL4oo,
par l’ion Na de1800,
par l’ion Li de 2500. Les courbes d’entraînement d’eau en fonction de la concentration dugel
ont une allurehyperbolique
et sont
parfaitement
continues. Onpeut
donc consi dérer que touteaugmentation
de concentration dela
gélatine
dans ungel
a pour effet de diminuer laquantité
d’eau entraînée par lesions,
cequi
sembleindiquer
que même pour lesplus
faibles concentra-tions engélatine,
la totalité de l’eau estliée,
soit à lagélatine,
soit auxions,
cequi
est conforme auxconceptions
deEggert
etReitstotter,
qui,
par l’étude de la chaleurd’hydratation
de lagélatine
sont arrivés à la conclusion que toute l’eau est liée dans lesgels
degélatine.
Onpeut
se demander si cettepropriété
de retenir l’eau estgénérale
ets’applique
à toute substance dissoute ycompris
lesnon-électrolytes.
Nous nous proposons de montrer
qu’un
non-électrolyte
commel’urée,
introduit dans ungel
à concentrationscroissantes,
réduit dans des propor-tions considérables laquantité
d’eautransportée
par lesions,
autrementdit,
que les molécules d’urées’approprient,
ellesaussi,
unepartie
de l’eau dugel,
diminuant ainsi à la fois la
part
de lagélatine
et celle des ions.La méthode
pondérale
utilisée pour déterminer laquantité
d’eau entraînée par les ions a été décriteprécédemment (1).
Quatre gels
de go cm3 contenant chacuno, ~ 6
millimol de lithine sont soumis àl’électrolyse;
la concentration engélatine
est pour chacun d’eux(1) C. R. Soc. BioL, L. CXXX, p. 6~;
électrolyse
elélectroosmose dans la gélatine (Thèse, Paris, ig3g).
~,~o
g pour i oo. Ils’agit
degélatine
désionisée par laméthode
d’électrolyse
(2).
Lepremier gel
ne contient pasd’urée,
le deuxième en contient 2 g pour 100,le troisième
4 g
pour 100, lequatrième
8 g pour oo.Les
expériences
ont été conduites avec un soin extrême pour éviter enparticulier
lesdéperditions
d’eau au moment où le
gel
est coulé et au momentde la récolte des différentes
plages
après
électrolyse.
On trouveraci-dessous,
lesquantités
d’eautrans-portées
~â la cathode dans deuxséries
d’expériences
1 etII;
la moyenne de cesquantités,
enfin le nombre de molécules d’eau entraînées par ion Liqu’on
endéduit par calcul.
TABLEAU l.
Il est
impossible d’invoquer
pourexpliquer
ces résultats une variation depH :
celui-ci n’estguère
modifié par addition d’urée. Il nes’agit
pas nonplus
d’uneaugmentation
derigidité
dugel qui
segélifie
ou entraîneplus
difl’icilementlorsqu’il
contientdavantage
d’urée.Enfin,
on a vérifié dans uneexpé-rience de contrôle que l’urée en
gel
isoélectrique
désionisé en l’absence
d’électrolyte,
ne détermineaucun
transport
appréciable
d’eau : pour les troisgels
à 2,4,
8 pour ion, laquantité
d’eau trouvéeen excédent ou en défaut à la cathode ou à l’anode n’excède en aucun cas
4
cg, cequi
constitue la limite deprécision
de la méthode.Ces
expériences
paraissent
donc autoriser la conclu-sion suivante : dans ungel
contenant,
outre lagéla-tine,
de l’urée et desélectrolytes,
l’eau est liée aux troisespèces
enprésence qui
se lapartagent
suivant leur affinitérespective.
Nous nous proposons maintenant de déterminer comment s’établit la
répartition
de l’eau entre les troisespèces,
urée,
gélatine,
lithium.Partant des
expériences qui
viennent d’êtrerapportées,
cherchons à déterminer laquantité
degélatine qu’il
faudraitajouter
augel
initial à5,70
g pour 100 enremplacement
d’unequantité
donnéed’urée, 4
g pour ioo parexemple,
pour aboutirau même
transport
d’eau parchaque
ion Li.A cet
effet,
nous avonsélectrolysé fi
gels
de 20 cm3contenant,
les troispremiers, respectivement
4?4?
6,57,
g,33
pour 10o degélatine,
lequatrième
~t,4
pour 100 degélatine
et 2 g pour 100d’urée;
(2) C. R. Soc. Biol., t. CXXIX, ~g38, p. q64; C.
t. CXXVI, 1937, p. 35.
dans
chacun,
on avait introduit comme dans lesexpériences
précédentes,
o, I 6 millimol de LiOH.Voici les résultats :
TABLEAU Il.
Portons les trois
premiers
résultats sur ungra-phique
en fonction de la concentration engélatine.
Un
quatrième point
nous est fourni par uneexpé-rience du Tableau 1
(63o
mol H20 pour ungel
à5,70
g pour zoo sansurée),
cepoint
s’inscrit effecti-vement sur la courbe actuelle cequi
vérifie la bonne concordance des deux séries.Fig. 1.
A
partir
de ce dernierpoint,
pour réduire à 3 1 1 lenombre de molécules d’eau entraînées par
chaque
ionLi,
il fautajouter
4
g
pour 100d’urée,
or legraphique
nous montre que la même réduction du nombre de molécules entraînées par le même nombre d’ions Li à la même concentration est obtenue dans ungel
à8,97
g pour 1 ou, autrement dit par addition augel
primitif
de8,97-5,70,
3,27
g pour 100 degélatine.
Dans cetteexpérience,
aupoint
de vue dutrans-port
d’eau,
3,2~
g degélatine
se montrent doncéquivalents
à4
g
d’urée,
soit environo,8~
g degéla-tine à i g d’urée.
Si l’on suppose que cette
équivalence
reste valablelorsqu’on remplace
dans lesgels
additionnés d’urée toute lagélatine
par del’urée,
onpeut
établir une0,16
millimol deLi,
en fonction de la concentration enurée,
on obtient les chiffres et legraphique
ci-dessus(fig. r).
Ces 8
points
dont deuxcouples
seulement ont été mis par construction en concordance seplacent
sur une même courbequi représente
doncindifféremment,
moyennant
l’utilisation de deux échellesd’ordonnées .
différentes pour l’urée ou pour la
gélatine,
le nombre de molécules d’eau entraînées parchaque
ionLi,
soit dans un
gel
degélatine
pure, soit dans ungel
contenant
gélatine
eturée,
soit parextrapolation,
dans une solution pure d’urée.
TABLEAU lll.
Le
graphique
de lafigure
i nouspermet
donc de connaître larépartition
de l’eau entregélatine,
urée et ions Li dans ungel
contenanto,8
millimol de Li pour 100 et uneproportion quelconque
G pour r o0de
gélatine
et u pour 10o d’urée : onexprime
la concentration de lagélatine
enurée,
soitU;
d’où la concentrationéquivalente
totale en urée U--~-
u,on
repère
sur la courbe le nombre de molécules d’eaucorrespondantes
entraînées parchaque
ionLi,
d’où l’on déduit laquantité
d’eau entraînée par0,8
millimol de Li. Le reste de l’eau separtage
entre l’urée et lagélatine
suivant laproportion
V --i- it
et
.
Ontrouve,
parexemple,
pour ungel
v + u
contenant
pour i oo degélatine,
pour 100d’urée,
0,8
millimol de Li pour 10o et g2 pour ioo d’eauque
6,66
g d’eau sont liés à lalithine, 38,4
g à l’urée etL~~
g à lagélatine.
Ce que nous venons de démontrer pour l’urée est
également
valable pour le saccharose et pour leglucose,
ainsi que nous nous proposons de le montrer. La même méthode a étéutilisée;
cependant,
laprécision
des résultats s’est montréebeaucoup
infé-rieure à celle que nous avions obtenue pourl’urée,
à cause de l’instabilité deshydrates
de carbonequi,
au cours de ladessiccation,
caramélisent de manière trèsirrégulière,
suivant la teneur engélatine
etsuivant la réaction acide ou
alcaline,
en sortequ’il
est extrêmement difficile d’obtenir un résidu constant. Il nous a paru, à la suite demultiples
essais,
qu’en
milieu acide et en desséchant à unetempérature
inférieure à 50° les résultats étaient moinsirréguliers;
c’est avec unetechnique
ainsi modifiéequ’ont
été obtenus les résultatsqui
suivent. Le Tableau IV donne laquantité
d’eau entraînée par les ions Cl dansquatre
gels
de même teneur engélatine
conte-nanto,8
millimol de HCl etrespectivement
o, 2,4, 8
g deglucose
pour 100.La même
expérience répétée
pour le saccharose a donné les résultats du Tableau V.Comme on le
constate,
laprécision
des résultats estbeaucoup
moins bonne que dans le cas del’urée,
néanmoins elle
permet
d’établir defaçon
suffisam-mentprécise
la diminution dutransport
d’eau avecl’augmentation
des concentrations en cristalloïde. Ces résultats sontreprésentés
par les courbes 1 et II de lafigure
2, enportant
en abscisses les concentra-tions en sucres et enordonnée,
le nombre des molé-cules de H20transportées
parchaque
ion Cl.TABLEAU IN.
Dans une série
d’expériences,
nous avonsélectro-lysé
desgels
de différentes concentrations engélatine
contenant la même
quantité
de H Cl et traités par la même méthode. Nous avonsporté
sur legraphique
précédent
les résultatsqu’on
trouveraci-après
enutilisant la même échelle d’ordonnées.
La
comparaison
des troisgraphiques
permet
aisé-ment d’établir uneéquivalence
entre lesconcentra-tions
degélatine,
deglucose
et de saccharose.D’après
Fig. 9
-les trois courbes le
transport
de 120 mo1 de H20par
chaque
ion Clcorrespond
à ungel
à 15 pour 100 degélatine
pure ou à6,37
g degélatine
+
7,7g
deglu-cose pour 1o0 ou à
8,5
g degélatine
+
5,7
g
de saccha-rose pour oo, d’où l’on déduit que, d’unepart,
7,7 g de
glucose
équivalent
à8,63
g
degélatine,
o,8go
g deglucose
à ig
degélaüne,
et,
d’autrepart,
5,7 g de
saccharoseéquivalent
à6,5
g degélatine,
soit
o,875
g de saccharose à i g degélatine.
Ainsi,
glucose
et saccharosesont,
àpoids égal,
à peuprès
équivalents
entre eux. Si nous reprenons lesrésultats obtenus pour
l’urée,
nous constatonsqu’au
point
de vue de l’avidité pourl’eau, i
g degélatine,
1,22 g
d’urée,
0,88
g de saccharose ou deglucose
sont sensiblementéquivalents.
On
peut,
comme dans le cas del’urée,
figurer
surun même
graphique
les résultats dutransport
d’eau engels
degélatine
additionnée ou nond’urée,
de saccharose ou deglucose,
en tenantcompte
del’équi-valence
qui
vient d’êtrerappelée,
la coïncidencequ’on
constate entre les courbes du saccharose et duglucose
et celle de lagélatine
ou de l’urée est moins intéressante à cause du défaut deprécision
de cesessais.
Comme on
pouvait s’y
attendre
etmalgré
le nombre restreint de cesexpériences,
onpeut
affirmer que lephénomène
en cause obéit àdes
lois nettement distinctes dugroupe
desphénomènes
osmotiques,
qui
sont tous caractérisés parl’intervention
des concentrationsmoléculaires,
cequi
traduit le fait que les unités diffusantes sont desmolécules
ou,éventuellement,
desions,
possédant
indistinctement,
àtempérature
égale,
la mêmeénergie
cinétique
moyenne. Nousespérons
pouvoir
présenter
uneexplication
de cesphénomènes.
Manuscrit reçu le 2 juin
ERRATUM
Article
de M.Foix,
Sur les ondessphériques
trans-versalessolides
polarisées
rectilignement (N
8,
oct.-nov.-déc.ig4o) :
Page
316,
ligne
12, aulieu de :
leprincipe
devientaussitôt
évidentquel
que soitl’ordre
degrandeur
de1 ,
trre :
leprincipe
devientaussitôt évident,
pourvuque la diffraction soit
rapprochée
des limites de l’ombregéométrique
del’écran,
quel
que soit...La même restriction est à faire au sommaire et à la conclusion.