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DS1 (version A)

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Texte intégral

(1)

DS1 (version A)

Exercice 1

On désigne paridl’endomorphisme identité de R3 et par I la matrice identité de M3(R).

On note B = (e1, e2, e3) la base canonique de R3 et on considère l’endomorphisme f de R3 dont la matrice dans la baseB est :A=

−5 2 −2

−2 0 −1

6 −3 2

. 1. a) Calculer(A+I)2.

Démonstration.

Tout d’abord :

A+I =

−5 2 −2

−2 0 −1

6 −3 2

+

1 0 0 0 1 0 0 0 1

=

−4 2 −2

−2 1 −1

6 −3 3

Ainsi :

(A+I)2 =

−4 2 −2

−2 1 −1

6 −3 3

−4 2 −2

−2 1 −1

6 −3 3

=

0 0 0 0 0 0 0 0 0

(A+I)2 = 0M3(R) b) En déduire queA est inversible et déterminer A−1.

Démonstration.

D’après la question précédente :(A+I)2= 0M3(R). Or :

(A+I)2 = A2+ 2A+I (car les matricesA etI commutent)

On en déduit :

A2+ 2A+I = 0M3(R) donc A2+ 2A=−I

et A(A+ 2I) =−I ainsi A(−(A+ 2I)) =I

On en déduit que la matriceA est inversible, d’inverse−(A+ 2I).

A−1=−A−2I 2. On note F ={X ∈M3,1(R) |AX =−X}.

a) Résoudre l’équationAX =−X d’inconnue X∈M3,1(R).

Démonstration.

SoitX=

x y z

∈M3,1(R).

(2)

On a alors :

AX=−X ⇐⇒ (A+I)X= 0M3,1(R)

⇐⇒

−4 2 −2

−2 1 −1

6 −3 3

x y z

=

0 0 0

⇐⇒

−4x + 2y − 2z = 0

−2x + y − z = 0 6x − 3y + 3z = 0

L112L1

⇐⇒

−2x + y − z = 0

−2x + y − z = 0 6x − 3y + 3z = 0

L2L2L1 L3L3+ 3L1

⇐⇒

−2x + y − z = 0 0 = 0 0 = 0

⇐⇒

z = −2x + y On obtient alors :

F = {

x y z

∈M3,1(R) |z=−2x+y}

= {

x y

−2x+y

|(x, y)∈R2}

= {x·

1 0

−2

+y·

0 1 1

|(x, y)∈R2} = Vect

1 0

−2

,

0 1 1

F = Vect

1 2 0

,

0 1 1

Lors de la résolution du système, on choisit d’exprimer la variablezen fonction des variablesxety. Ces deux dernières variables sont alors appelées variables auxiliaires.

Il était possible de faire d’autres choix. Par exemple : AX =−X ⇔ y = 2x+z

On obtient alors l’expression de F suivante :F = Vect

1 0

−2

,

0 1 1

.

Notons au passage :Vect

1 0

−2

,

0 1 1

= Vect

1 2 0

,

0 1 1

.

(il suffit de remplacer le vecteur

1 0

−2

par la combinaison linéaire

1 0

−2

−2·

0 1 1

) Commentaire

(3)

b) En déduire queF est un sous-espace vectoriel de M3,1(R) et déterminer une base de F. Démonstration.

D’après la question précédente :F = Vect

1 2 0

,

0 1 1

.

L’ensembleF est donc un sous-espace vectoriel de M3,1(R).

La familleF =

1 2 0

,

0 1 1

:

× engendre F,

× est libre car est constituée uniquement de deux vecteurs non colinéaires.

C’est donc une base deF. La famille

1 2 0

,

0 1 1

est une base de l’espace vectorielG.

3. On note P =

1 0 1

0 1 −1

−2 1 −2

.

a) Démontrer queP est inversible et déterminer son inverse.

Démonstration.

On applique l’algorithme du pivot de Gauss.

1 0 1

0 1 −1

−2 1 −2

1 0 0 0 1 0 0 0 1

On effectue l’opération{L3 ←L3+ 2L1. On obtient :

1 0 1 0 1 −1 0 1 0

1 0 0 0 1 0 2 0 1

On effectue l’opération{L3 ←L3−L2. On obtient :

1 0 1 0 1 −1 0 0 1

1 0 0

0 1 0

2 −1 1

La réduite obtenue est triangulaire supérieure. De plus, ses coefficients diagonaux sont tous non nuls. Ainsi cette réduite est inversible et il en est de même de la matrice initialeP.

On effectue les opérations

L1 ←L1−L3

L2 ←L2+L3

. On obtient :

1 0 0 0 1 0 0 0 1

−1 1 −1

2 0 1

2 −1 1

Finalement :P−1=

−1 1 −1

2 0 1

2 −1 1

.

(4)

On remarque que les deux premières colonnes de la matriceP ne sont autres que les vecteurs de la famille F. C’est ce choix qui permet d’exprimer par la suite la matrice A sous une forme plus simple. On en reparlera dans le chapitre « Réduction ».

Commentaire

b) Montrer queP−1AP =T où T est la matrice triangulaire supérieureT =

−1 0 −2

0 −1 −1

0 0 −1

. Démonstration.

Notons tout d’abord : AP =

−5 2 −2

−2 0 −1

6 −3 2

1 0 1

0 1 −1

−2 1 −2

=

−1 0 −3

0 −1 0

2 −1 5

Enfin :

P−1AP =

−1 1 −1

2 0 1

2 −1 1

−1 0 −3

0 −1 0

2 −1 5

=

−1 0 −2

0 −1 −1

0 0 −1

= T

Ainsi :P−1AP =T. c) Démontrer :∀n∈N,P−1AnP =Tn.

Démonstration.

Démontrons par récurrence :∀n∈N,P(n) où P(n) :P−1AnP =Tn.

I Initialisation

D’une part : P−1A0P =P−1IP =P−1P =I.

D’autre part : T0=I.

D’où P(0).

I Hérédité: soit n∈N.

SupposonsP(n) et démontronsP(n+ 1)(i.e. P−1An+1P =Tn+1).

Tn+1 = T×Tn

= P−1AP ×P−1AnP (d’après la question précédente et par hypothèse de récurrence)

= P−1A(P P−1)AnP

= P−1AIAnP = P−1An+1P D’où P(n+ 1).

Ainsi, par principe de récurrence :∀n∈N,P−1AnP =Tn.

(5)

4. a) Exhiber une matriceN ∈M3(R)telle que T s’écritT =−I+N. Démonstration.

D’après l’énoncé, N = T +I =

0 0 −2 0 0 −1 0 0 0

. b) CalculerN2 et en déduire Nk pour toutk∈N.

Démonstration.

Tout d’abord :N2 =

0 0 −2 0 0 −1 0 0 0

0 0 −2 0 0 −1 0 0 0

=

0 0 0 0 0 0 0 0 0

.

On en déduit, par une récurrence immédiate, que pour toutk>2,Nk= 0M3(R). En conclusion : N0 =I,N1=N et pour tout k>2,Nk= 0M3(R).

Au lieu de procéder par récurrence, il est aussi possible d’écrire, pour tout k>2 : Nk = Nk−2×N2 = Nk−2×0M3(R) = 0M3(R)

Insistons sur le fait que cette démonstration n’est valable que si k>2 (si ce n’est pas le cas, alors k−2<0).

Commentaire

c) Soitn∈N. DéterminerTn à l’aide de la formule du binôme de Newton.

Le résultat devra faire apparaîtreTn comme combinaison linéaire deI et de N. Démonstration.

Les matrices (−I) et N commutent car la matrice identité commute avec toutes les matrices carrées du même ordre. On peut donc appliquer la formule du binôme de Newton.

Soitn>1.

Tn = (−I +N)n

=

n

P

k=0

n k

(−I)n−kNk

=

n

P

k=0

n k

(−1)n−k In−kNk =

n

P

k=0

n k

(−1)n−k I Nk (car : ∀j∈N, Ij =I)

=

1

P

k=0

n k

(−1)n−kNk+

n

P

k=2

n k

(−1)n−kNk (ce découpage est valable carn>1)

=

1

P

k=0

n k

(−1)n−kNk (car on a montré :

∀k>2, Nk= 0M3(R))

= n

0

(−1)nN0+ n

1

(−1)n−1N1

= (−1)nI+n(−1)n−1N

= (−1)n(I+ (−1)−1n N) = (−1)n(I−n N)

(6)

Enfin :(−1)0(I−0·N) =I et T0 =I. La formule précédente reste valable pourn= 0.

Ainsi, pour tout n∈N,Tn= (−1)n(I −n N).

La relation de Chasles stipule que pour tout(m, p, n)∈N3 tel que m6p6n :

n

P

k=m

uk =

p

P

k=m

uk+

n

P

k=p+1

uk

(la seconde somme est nulle sip=n)

où(un)est une suite quelconque de réels ou de matrices de même taille.

Dans cette question, on est dans le cas oùm= 0 etp= 1.

L’argumentn>1est donc nécessaire pour découper la somme.

Le casn= 0 doit alors être traité à part.

Ici, la matrice N vérifie : ∀k > 2, Nk = 0M3(R). Elle est dite nilpotente d’indice 2 (ce terme n’est pas au programme et il est préférable de ne pas l’utiliser dans une copie). Si elle avait été nilpotente d’ordre3, il aurait fallu traiter à part les cas n= 0 mais aussi le casn= 1.

Cette question sur le binôme de Newton matriciel est extrêmement classique aux concours et il faut donc savoir parfaitement la traiter.

Commentaire

d) Soitn∈N. Exprimer enfinTn comme combinaison linéaire de I et deT. Démonstration.

CommeN =T+I, on obtient :

(−1)n(I−n N) = (−1)n I−n(T+I)

= (−1)n (1−n)I−n T

= (−1)n −(n−1)I−n T Pour tout n∈N, Tn= (−1)n+1 (n−1)I+n T

. 5. a) Expliquer pourquoi l’on a : ∀n∈N, An= (−1)n+1 (n−1)I+n A

. Démonstration.

Soitn∈N. D’après la question précédente,Tn= (−1)n+1 (n−1)I +n T . Or :An=P TnP−1. En combinant ces deux informations, on obtient :

An = P Tn P−1 = P

(−1)n+1 (n−1)I +n T P−1

= (−1)n+1 (n−1)P P−1+n P T P−1

Ainsi, pour tout n∈N,An= (−1)n+1 (n−1)I+n A .

(7)

b) Vérifier que la formule trouvée à la question5.a) reste valable pourn=−1.

Démonstration.

Sin=−1, on obtient :

(−1)n+1 (n−1)I +n A

= (−1)−1+1 (−1−1)I + (−1)A

= (−2I−A) = −A−2I

Ainsi, la formule trouvée à la question 5.a)reste valable pour n=−1.

Exercice 2

1. Quelle est la nature des séries P

n>0

1

n+ 1 et P

n>0

1 (n+ 1)2 ? Démonstration.

Tout d’abord :

× ∀n∈N, 1

n+ 1 >0.

× 1

n+ 1 ∼

n→+∞

1 n.

× La série P 1

n est une série de Riemann d’exposant 1 (1>1).

Elle est donc divergente.

Par critère d’équivalence des séries à termes positifs, la sérieP 1

n+ 1 diverge.

Ensuite :

× ∀n∈N, 1

(n+ 1)2 >0.

× 1

(n+ 1)2

n→+∞

1 n2.

× La série P 1

n2 est une série de Riemann d’exposant 2 (2>1).

Elle est donc convergente.

Par critère d’équivalence des séries à termes positifs, la sérieP 1

(n+ 1)2 converge.

2. Écrire une fonctionScilabqui prend en paramètre un entiernet renvoieSn =

n

P

k=0

1

(k+ 1)2, somme partielle d’ordre nde la série P

n>0

1 (n+ 1)2. Démonstration.

1 function S = somme(n)

2 S = 0

3 for k = 0:n

4 S = S + 1 / (k+1)2

5 end

6 endfunction

(8)

Détaillons les éléments de ce programme.

Début du programme

Conformément à l’énoncé, on commence par préciser la structure de la fonction :

× cette fonction se nomme somme,

× elle prend en paramètre la variable n,

× elle admet pour variable de sortie la variableS.

1 function S = somme(n)

On initialise ensuite la variableS à 0 (choix naturel d’initialisation lorsqu’on souhaite coder une somme puisque0 est l’élément neutre de l’opérateur de sommation).

2 S = 0

Structure itérative

Les lignes3à5consistent à mettre à jour la variableSpour qu’elle contienne la quantité

n

P

k=0

1 k+ 1. Pour cela, on utilise une structure conditionnelle (bouclefor) :

3 for k = 0:n

4 S = S + 1 / (k+1)2

5 end

Fin du programme

À l’issue de cette boucle, la variable Scontient la quantité

n

P

k=0

1 k+ 1.

Il est aussi possible de proposer une fonction tirant parti des fonctionnalités de Scilab:

1 function S = somme(n)

2 tabK = 0:n

3 tabCoeff = 1 ./ (tabK + 1)2

4 S = sum(tabCoeff)

5 endfunction Détaillons ces différentes affectations.

En ligne 2, on crée une matrice ligne (stockée dans la variable tabK) contenant les différentes valeurs prises par la variable de sommationk.

2 tabK = 0:n

En ligne 3, on crée une matrice ligne (stockée dans la variable tabCoeff) contenant les différentes valeurs prises par les éléments de la somme.

3 tabCoeff = 1 ./ (tabK + 1)2

× l’instruction(tabK + 1)2 permet de créer la matrice ligne contenant les valeurs : (0 + 1)2,(1 + 1)2, . . . ,(n+ 1)2

× à l’aide de l’opérateur de division terme à terme (noté ./), on obtient ensuite la matrice ligne contenant : 1/(0 + 1)2, 1/(1 + 1)2, . . . , 1/(n+ 1)2.

Enfin, l’opérateur sumpermet de sommer tous les éléments de la matricetabCoeff:

4 S = sum(tabCoeff) Commentaire

(9)

3. On note (an)n∈Nune suite de réels strictement positifs, décroissante et de limite nulle.

Pour tout entier naturel n, on pose : un =

2n

P

k=0

(−1)kak, vn=

2n+1

P

k=0

(−1)kak, sn=

n

P

k=0

(−1)kak

a) Montrer que la suite(un) est décroissante, et que la suite(vn) est croissante.

Démonstration.

Soitn∈N.

Tout d’abord : un+1−un =

2(n+1)

P

k=0

(−1)kak

2n

P

k=0

(−1)kak

=

2n+2

P

k=0

(−1)kak − P2n

k=0

(−1)kak

= 2n

P

k=0

(−1)kak+ (−1)2n+1a2n+1+ (−1)2n+2a2n+2

2n

P

k=0

(−1)kak

= −a2n+1+a2n+2 (car 2n+ 1impair et 2n+ 2 pair) Comme la suite (an) est décroissante, alors : a2n+2 6a2n+1, et donc : a2n+2−a2n+1 60.

Ainsi :∀n∈N, un+1 6un. La suite (un) est décroissante.

La suite(un)est définie par :

∀m∈N, u m =

2 m P

k=0

(−1)kak

L’obtention du termeun+1 ne doit pas poser de problème : il suffit de remplacer la « boîte » m par la « boîte » n+ 1. Mathématiquement, on ne parlera pas de « boîte » n+ 1 mais plutôt de l’expressionparenthésée (n+ 1). On agira de même si l’on souhaite obtenirun+2 ouu2n ou u2n+1 . . .

Commentaire

De même : vn+1−vn =

2(n+1)+1

P

k=0

(−1)kak

2n

P

k=0

(−1)kak

=

2n+3

P

k=0

(−1)kak

2n+1

P

k=0

(−1)kak

= 2n+1

P

k=0

(−1)kak+ (−1)2n+2a2n+2+ (−1)2n+3a2n+3

2n+1P

k=0

(−1)kak

= a2n+2−a2n+3 (car 2n+ 2pair et 2n+ 3impair) Comme la suite (an) est décroissante, alors : a2n+2 >a2n+3, et donc : a2n+2−a2n+3 >0.

Ainsi :∀n∈N, vn+1 >vn. La suite (vn)est croissante.

(10)

b) Montrer, pour toutnde N:vn6un.

En déduire que la suite(un) admet une limite set que la suite(vn) admet la même limite s.

Démonstration.

Soitn∈N.

Tout d’abord : vn−un =

2n+1

P

k=0

(−1)kak− P2n

k=0

(−1)kak

= (−1)2n+1a2n+1

= −a2n+1 6 0 (car (an) est une suite de réels positifs) On en déduit :∀n∈N, vn6un.

La suite (vn) étant croissante, on en déduit :

∀n>0, vn>v0 On en déduit, par transitivité :∀n∈N, v06vn6un.

La suite (un) est décroissante et minorée par v0. Elle converge donc vers une limite`1.

On raisonne de manière similaire pour(vn).

La suite (un) étant décroissante, on en déduit :∀n>0, un6u0. Puis, par transitivité :∀n∈N, vn6un6u0.

La suite (vn)est croissante et majorée paru0. Elle converge donc vers une limite`2.

Il reste à démontrer :`1 =`2. Les suites (un) et(vn) étant convergentes, on a :

n→+∞lim vn−un = lim

n→+∞vn− lim

n→+∞un = `2−`1

Finalement :

n→+∞lim (vn−un) = lim

n→+∞ −a2n+1

q q

`2−`1 0

Ainsi, on a bien :`1=`2.

Les suites (un) et(vn)sont donc convergentes vers la même limite que l’on note s.

On a démontré en question précédente que la suite(un)est décroissante et que la suite(vn) est croissante. De plus, en début de question, on démontre :

vn−un = −a2n+1 −→

n→+∞0

Les suite (un) et(vn) sont donc adjacentes. Ainsi, par le théorème des suites adjacentes, on en déduit que les suites(un) et(vn)sont convergentes et de même limite s.

Dans l’énoncé, on demande de démontrer :

∀n∈N,vn6un et pas lim

n→+∞ (vn−un) = 0

Il faut donc comprendre que l’on demande ici de démontrer le théorème des suites adjacentes et non pas de l’utiliser directement. On peut penser que le sujet (qui date de 2005) aurait été formulé différemment avec le programme actuel.

Commentaire

(11)

Dans l’énoncé, on considère deux suites adjacentes(un)et(vn).

Plus précisément, elles vérifient :

× (un) décroissante,

× (vn)croissante,

× lim

n→+∞(un−vn) = 0.

Si l’on essaie de tracer la représentation graphique de suites vérifiant de telles contraintes, on va obtenir le résultat suivant :

(vn) (un)

s

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Un tel schéma fait naturellement apparaître les deux propriétés que l’énoncé demande de démontrer, à savoir :

× la position relative des deux suites (un) et(vn),

× l’existence des, limite commune de (un) et(vn).

Commentaire

c) En déduire que la suite(sn) converge verss.

Démonstration.

On remarque tout d’abord :

∀n∈N, un=s2n et vn=s2n+1 SoitI un intervalle ouvert contenant s.

Commes2n −→

n→+∞s, l’intervalleI contient tous les termes de la suite(s2n)(i.e.tous les termes d’indices pairs de la suite(sn)) sauf un nombre fini d’entre eux.

Comme s2n+1 −→

n→+∞s, l’intervalle I contient tous les termes de la suite(s2n+1) (i.e. tous les termes d’indices impairs de la suite(sn)) sauf un nombre fini d’entre eux.

On en déduit que l’intervalle I contient tous les termes de la suite (sn) sauf un nombre fini d’entre eux.

Ceci signifie que la suite (sn) est convergente de limite s.

(12)

On démontre dans cette question la propriété, parfois appelée « propriété de recouvrement » : s2n −→

n→+∞s s2n+1 −→

n→+∞s )

⇒ sn −→

n→+∞s

Cette propriété n’apparaît pas dans le programme officiel de la voie ECE.

Il faut donc la redémontrer à chaque utilisation.

La convergence d’une suite(sn) vers un réel sadmet deux définitions équivalentes.

1) Définition sans les ε:

(sn) converge verss∈R ⇔ Tout intervalle ouvert contenant scontient tous les termes de la suite(sn) sauf un nombre fini d’entre eux C’est la définition donnée par le programme officiel (et celle qu’on a utilisée pour la démons- tration).

2) Définition avec lesε:

(sn) converge verss∈R ⇔ ∀ε >0,∃n0∈N,∀n>n0,|sn−s|< ε

On peut aussi effectuer la démonstration précédente à l’aide de cette deuxième définition. Dé- taillons ce point.

Soitε >0.

× s2n −→

n→+∞s, donc, par définition de la convergence :

il existe un rang n1 ∈Ntel que pour tout n>n1 :|s2n−s|6ε.

× s2n+1 −→

n→+∞s, donc, par définition de la convergence :

il existe un rang n2 ∈Ntel que pour tout n>n2 :|s2n+1−s|6ε.

On choisit alorsn0= max(2n1,2n2+ 1).

Alors, pour toutn>n0 :|sn−s|6ε.

Commentaire

4. Montrer que la série P

n>0

(−1)nanest convergente.

Démonstration.

D’après la question 3.c), la suite(sn) des sommes partielles de la sérieP

(−1)nan

converge, donc la série converge.

5. Montrer que la série P

n>0

(−1)n

n+ 1 est convergente. On note

+∞

P

k=0

(−1)k

k+ 1 sa somme.

Démonstration.

Pour tout n∈N, on note an= 1 n+ 1.

La suite (an)est une suite de réels strictement positifs, décroissante et de limite nulle.

D’après la question4, la sérieP (−1)nan (autrement dit la sérieP (−1)n

n+ 1) est convergente.

(13)

6. a) Établir, pour tout réeltpositif et pour tout nde N, l’égalité :

n−1

P

k=0

(−1)ktk = 1

1 +t−(−1)n tn 1 +t Démonstration.

Soientt∈R+ etn∈N.

n−1

P

k=0

(−1)ktk=

n−1

P

k=0

(−t)k

On reconnaît la somme des termes d’un suite géométrique de raison−t. Comme −t6= 1 :

n−1

P

k=0

(−1)ktk = 1−(−t)n 1−(−t) = 1

1 +t−(−t)n 1 +t = 1

1 +t−(−1)n tn 1 +t b) En déduire, pour toutnde N :

n−1

P

k=0

(−1)k

k+ 1 = ln(2)−(−1)n Z 1

0

tn 1 +t dt Démonstration.

Soitn∈N. On intègre l’égalité précédente entre0 et1.

D’une part, par linéarité de l’intégrale : Z 1

0 n−1

P

k=0

(−1)ktkdt=

n−1

P

k=0

(−1)k Z 1

0

tkdt=

n−1

P

k=0

(−1)k tk+1

k+ 1 1

0

=

n−1

P

k=0

(−1)k k+ 1

D’autre part, toujours par linéarité : Z 1

0

1

1 +t −(−1)n tn 1 +t

= Z 1

0

1

1 +tdt−(−1)n Z 1

0

tn 1 +tdt De plus :

Z 1 0

1

1 +tdt= [ ln(|1 +t|) ]1

0 = ln(|2|)−ln(|1|) = ln(2) Finalement :

n−1

P

k=0

(−1)k

k+ 1 = ln(2)−(−1)n Z 1

0

tn 1 +tdt

(14)

c) Démontrer, pour toutn∈N :

Z 1 0

tn 1 +t dt

6 1 n+ 1 Démonstration.

Soientn∈N ett∈R+.

Par inégalité triangulaire, les bornes de l’intégrale étant dans l’ordre croissant :

Z 1 0

tn 1 +t dt

6

Z 1 0

tn 1 +t

dt

Or :

tn 1 +t

= |tn|

|t+ 1| = |t|n

|t+ 1| = tn

t+ 1 car t >0 ett+ 1>0.

De plus, commet >0,1 +t >1, 1

t+ 1 <1 et tn

1 +t < tn.

Par croissance de l’intégrale, les bornes étant dans l’ordre croissant, on en déduit : Z 1

0

tn 1 +t dt <

Z 1 0

tndt =

tn+1 n+ 1

1

0

= 1

n+ 1

Par transitivité, on obtient bien :

Z 1 0

tn 1 +t dt

6 1

n+ 1.

d) En déduire la valeur de

+∞

P

k=0

(−1)k k+ 1. Démonstration.

Soitn∈N.

D’après la question6.c) :

(−1)n Z 1

0

tn 1 +t dt

=|(−1)n|

Z 1

0

tn 1 +t dt

=

Z 1

0

tn 1 +t dt

6 1

n+ 1 On en déduit :

− 1 n+ 1 6

Z 1 0

tn

1 +t dt6 1 n+ 1

Or :

× − 1

n+ 1 −→

n→+∞0.

× 1

n+ 1 −→

n→+∞0.

Par théorème d’encadrement, on en déduit :(−1)n Z 1

0

tn

1 +t dt −→

n→+∞0.

Tous les objets considérés admettant une limite, on en déduit :

+∞

P

k=0

(−1)k

k+ 1 = lim

n→+∞

n−1

P

k=0

(−1)k

k+ 1 = lim

n→+∞ ln(2)− lim

n→+∞(−1)n Z 1

0

tn

1 +t dt= ln(2)

(15)

Exercice 3

On notef la fonction définie, pour tout réelx strictement positif, par :f(x) = e1x x2. 1. a) Pour tout entier naturelnsupérieur ou égal à1, montrer que l’intégraleIn=

Z +∞

n

f(x)dxest convergente et exprimerInen fonction de n.

Démonstration.

La fonctionf est continue sur]0,+∞[car elle est le quotient f = f1

f2 où :

× f1 :x7→e1x continue sur]0,+∞[.

En effet, f1 est la composée f1=g2◦g1 où :

g1:x7→ 1x est :

I continue sur ]0,+∞[.

I telle que : g1 ]0,+∞[

⊂R.

g2:x7→ex est continue surR.

× f2 :x7→x2 :

est continue sur ]0,+∞[.

NE S’ANNULE PASsur]0,+∞[.

Soitn∈N et soit A∈[n,+∞[.

D’après ce qui précède, f est continue sur lesegment [n, A]. Ainsi, l’intégrale Z A

n

f(x) dx est bien définie. De plus :

Z A n

f(x) dx = Z A

n

1

x2ex1 dx = h

−e1x iA

n

=e1n −eA1 Or : lim

A→+∞eA1 =e0 = 1.

L’intégrale impropre In est donc convergente, de valeur In=en1 −1.

On a détaillé ici la démonstration de la continuité de f sur l’intervalle ]0,+∞[. Il faut savoir mettre en place ce type d’argumentation lorsque l’énoncé demande de démontrer la régularité d’une fonction. Ici, la continuité def n’est qu’une étape de l’argumentation. La citer suffit certainement à récolter les points alloués à cette étape.

Il convient de faire la différence entre :

× In= Z +∞

n

f(x) dx, intégrale impropre en +∞.

Démontrer la convergence deInc’est démontrer que cette intégrale existe autrement dit que lim

A→+∞

Z A

n

f(x) dx existe et est finie.

× (In), suite réelle (qu’on ne peut considérer qu’après avoir démontré la convergence de chaque intégrale impropreIn).

Démontrer la convergence de(In) c’est démontrer que lim

n→+∞In existe et est finie.

Il est important de bien comprendre les objets manipulés sans quoi il est difficile de com- prendre certaines questions.

Commentaire

(16)

b) En déduire :In

n→+∞

1 n. Démonstration.

Comme 1 n −→

n→+∞0, on obtient : en1 −1 ∼

n→+∞

1 n.

On en déduit :In

n→+∞

1 n.

Il faut connaître les équivalents classiques suivants : ln

1 + 1

n

n→+∞

1

n et en1 −1 ∼

n→+∞

1 n

Ces équivalents peuvent être utilisés sans en effectuer la démonstration. Mais la connaître peut s’avérer utile en cas de doute sur la formule.

Rappelons que si une fonctionf est dérivable enx0∈Ralors on a (par définition) :

x→xlim0

f(x)−f(x0) x−x0

= f0(x0) En choisissantf = exp etx0 = 0, on en déduit : lim

x→0

ex−1 x = 1.

Ainsi, par théorème de composition des limites :

n→+∞lim

en1 −1

1 n

= 1 et en1 −1 ∼

n→+∞

1 n Commentaire

2. Montrer que la série de terme général un=f(n)est convergente.

Démonstration.

Tout d’abord :

comme 1

n 61

alors e1n 6e (par croissance de la fonction expsur R) d’où en1

n2 6 e

n2 (car 1 n2 >0) ainsi un6 e

n2

On obtient :

× ∀n∈N,06un6 e n2

× la série P

n>1

1

n2 est une série de Riemann d’exposant 2(2>1). Elle est donc convergente.

Il en est de même de la série P

n>1

e

n2 (on ne change pas la nature d’une série en multipliant son terme général par un réel non nul).

Par critère de comparaison des séries à termes positifs, la série P

n>1

un est convergente.

(17)

On pouvait aussi remarquer : en1 n2

n→+∞

1 n2

(former le quotient pour s’en convaincre)

et rédiger alors par le critère d’équivalence des séries à termes positifs.

De manière générale, on préférera mettre en place un critère d’équivalence puisqu’il permet d’obtenir un résultat plus fort (les deux séries comparées sont de même nature).

Le choix s’est ici porté sur un théorème de comparaison pour rappeler son énoncé.

Commentaire

3. a) Établir :∀k∈N, f(k+ 1)6 Z k+1

k

f(x) dx6f(k).

Démonstration.

Déterminons le sens de variation de la fonctionf sur]0,+∞[.

× La fonction f est dérivable sur ]0,+∞[d’après la question1.a).

× Soit x∈]0,+∞[.

f0(x) = −1

x2 x2e1x −2xe1x

x2 = −1 + 2x x4 e1x Comme e1x >0,x4 >0 et1 + 2x >0 alors : f0(x)<0.

On obtient le tableau de variations suivant :

x Signe def0(x)

Variations def

0 +∞

+∞

+∞

0 0

Soitk∈N. Soit x∈[k, k+ 1]. Alors :

k 6 x 6 k+ 1

donc f(k) > f(x) > f(k+ 1) (par décroissance def sur ]0,+∞[)

Par croissance de l’intégrale, les bornes étant dans l’ordre croissant(k6k+ 1) : Z k+1

k

f(k) dx >

Z k+1 k

f(x) dx >

Z k+1 k

f(k+ 1)dx

q q

f(k) f(k+ 1)

∀k∈N, f(k+ 1) 6 Z k+1

k

f(x) dx 6 f(k)

(18)

b) En sommant soigneusement cette dernière inégalité, montrer :

∀n∈N,

+∞

P

k=n+1

uk 6 In 6

+∞

P

k=n+1

uk+en1 n2 Démonstration.

Soitn∈N.

SoitN > n. On somme les encadrements précédents pourk variant den àN.

N

P

k=n

f(k+ 1) 6

N

P

k=n

Z k+1 k

f(x) dx 6

N

P

k=n

f(k)

donc

N

P

k=n

f(k+ 1) 6

Z N+1 n

f(x) dx 6

N

P

k=n

f(k) (par relation

de Chasles)

d’où

N+1

P

k=n+1

f(k) 6

Z N+1 n

f(x) dx 6

N

P

k=n+1

f(k)

!

+f(n) (par décalage d’indice)

c’est-à-dire

N+1

P

k=n+1

uk 6

Z N+1 n

f(x) dx 6

N

P

k=n+1

uk

! +un

Or :

× d’après la question1.a), l’intégraleIn= Z +∞

n

f(x) dxest convergente,

× d’après la question2., la série P

n>1

un est convergente.

On en déduit que tous les membres de l’inégalité admettent une limite finie lorsque N tend vers+∞.

Par passage à la limite dans l’encadrement, on obtient alors :

+∞

P

k=n+1

uk 6 In 6

+∞

P

k=n+1

uk+e

1 n

n2

Les questions3.a)et3.b)sont une illustration d’une méthodologie classique connue sous le nom de comparaison série-intégrale.

Généralement, on compare une intégrale Z n

0

f(t) dt à la somme partielle

n

P

k=0

uk. Ici, le résultat est utilisé pour comparer In=

Z +∞

n

f(t) dt àRn=

+∞

P

k=n+1

uk. Profitons-en pour faire un point sur ce dernier objet.

La série P

un étant convergente, on peut écrire, pour tout n∈N:

+∞

P

k=0

uk =

n

P

k=0

uk +

+∞

P

k=n+1

uk

                      

S = Sn + Rn

La quantitéRn=

+∞

P

k=n+1

uk est appelé reste d’ordre n de la sérieP

un. Il est aisé de démontrer que ce reste admet une limite nulle. En effet :

Rn = S−Sn −→

n→+∞S−S= 0 Commentaire

(19)

c) Déduire des questions précédentes un équivalent simple, lorsquentend vers +∞, de

+∞

P

k=n+1

e1k k2. Démonstration.

Soitn∈N.

D’après la question précédente :

+∞

P

k=n+1

uk 6 In 6

+∞

P

k=n+1

uk+e1n n2 On en déduit :

× d’une part :

+∞

P

k=n+1

uk 6 In.

× d’autre part : In 6

+∞

P

k=n+1

uk+e

1 n

n2. Ainsi : Ine

1 n

n2 6

+∞

P

k=n+1

uk. Finalement :

In−en1 n2 6

+∞

P

k=n+1

uk 6 In

De plus :∀k∈N,uk>0. On en déduit :

+∞

P

k=n+1

uk>0.

D’où, par transitivité : In >

+∞

P

k=n+1

uk > 0. Ainsi :

Ine

n1

n2

In 6

+∞

P

k=n+1

uk

In 6 In In

q q

1 + en1

n2In 1

Or :

× lim

n→+∞1 = 1,

× lim

n→+∞1 + en1 n2In = 1.

En effet, d’après la question 1.b) : en1 n2In

n→+∞

en1

n2 1n = en1

n −→

n→+∞ 0.

Ainsi, par théorème d’encadrement : lim

n→+∞

+∞

P

k=n+1

uk In = 1.

Autrement dit :

+∞

P

k=n+1

uk

n→+∞In. Enfin, commeIn

n→+∞

1

n, on obtient par transitivité :

+∞

P

k=n+1

ek1 k2

n→+∞

1 n.

(20)

Problème

On notef :R→Rl’application définie par :

f :x7→

 x

ex−1 si x6= 0 1 si x= 0 Étude de fonction

1. a) Montrer quef est continue sur R. Démonstration.

La fonctionf est continue sur]0,+∞[car elle est le quotient f = f1 f2 où :

× f1 :x7→x est continue sur]0,+∞[car polynomiale.

× f2 :x7→ex−1 :

est continue sur]0,+∞[,

NE S’ANNULE PASsur]0,+∞[.

Par un raisonnement analogue, la fonctionf est continue sur ]− ∞,0[.

On en conclut quef est continue sur ]− ∞,0[∪]0,+∞[.

De plus, la fonctionf est continue en0. En effet :

× d’une part :

x ex−1 ∼

x→0

x x = 1

× d’autre part : f(0) = 1.

Ainsi, on obtient bien : lim

x→0 f(x) = f(0).

On en conclut quef est continue sur R.

b) Justifier quef est de classeC1 sur ]− ∞,0[et sur]0,+∞[, et calculerf0(x) pour toutx∈]− ∞,0[∪]0,+∞[.

Démonstration.

Par un raisonnement similaire à celui de la question précédente (on remplace « continue » par

« de classeC1»), on obtient que f est de classe C1 sur]− ∞,0[∪ ]0,+∞[.

Soitx∈ ]− ∞,0[∪]0,+∞[.

f0(x) = (ex−1)−xex

(ex−1)2 = (1−x)ex−1 (ex−1)2

∀x∈R, f0(x) = (ex−1)−xex

(ex−1)2 = (1−x)ex−1 (ex−1)2

(21)

On admettra pour la suite que f0(0) =−1

2 et que f est de classeC1 sur R. 2. a) Étudier les variations de l’applicationu:R→R, définie par :

u:x7→(1−x)ex−1 Démonstration.

La fonctionuest dérivable surRen tant que produit et somme de fonctions dérivables surR.

Soitx∈R:

u0(x) =−xex Comme ex>0,u0(x) est du signe de−x.

On en déduit le tableau de variations suivant :

x Signe deu0(x)

Variations deu

−∞ 0 +∞

+

−1

−1

0 0

−∞

−∞

Détaillons les éléments de ce tableau.

× Tout d’abord : u(0) = (1−0)e0−1 = 1−1 = 0.

× Ensuite, pour tout x∈R:

u(x) = (1−x)ex−1 = ex−xex−1 Or, par croissances comparées : lim

x→−∞xex= 0.

D’où, comme lim

x→−∞ex= 0 : lim

x→+∞u(x) =−1.

× Enfin : lim

x→+∞1−x=−∞ et lim

x→+∞ex = +∞.

Ainsi : lim

x→+∞u(x) =−∞.

b) Montrer :∀x∈R, f0(x)<0.

Démonstration.

Remarquons tout d’abord :∀x∈R,f0(x) = u(x) (ex−1)2.

D’après la question précédente, la fonction u est croissante sur ]− ∞,0] et décroissante sur ]0,+∞[. Elle admet donc un maximum en0. On en déduit, pour tout x∈R:

u(x) 6 u(0) = 0

∀x∈R,u(x)60

Ainsi, pour toutx∈R :

f0(x) = u(x) (ex−1)2 <0 En effet :(ex−1)2 >0 etu(x)<0sur R.

Enfin,f0(0) =−1

2 <0 d’après l’énoncé.

Finalement :∀x∈R, f0(x)<0.

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