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Graphes de Cayley pour les groupes quantiques discrets

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Graphes de Cayley pour les groupes quantiques discrets

Roland Vergnioux [email protected]

9 avril 2003

(2)

Groupes quantiques compacts Objets C -algébriques

S C -algèbre unifère, munie d’un morphisme δ : S → S ⊗ S coassociatif et bisimplifiable.

Objets fonctoriels

Coreprésentation de dim. finie : v ∈ L(H v ) ⊗ S tel que (id ⊗ δ)(v ) = v 12 v 13

I catégorie C , prod. tensoriel et conjugaison

I Irr C, théorie « de Peter-Weyl »

I caractères : dim H v = 1 I groupe Objets hilbertiens

Il existe un état h ∈ S invariant pour δ .

I H = L 2 ( S, h ), λ : S → L ( H ), S r = λ ( S )

I décomposition H = L r∈Irr C p r H

I V ∈ L(H ⊗ H ) unitaire multiplicatif,

I U ∈ L(H ) unitaire involutif

(3)

Groupes quantiques discrets

Groupe quantique compact associé à Γ (Γ groupe discret)

I ∗-algèbre du groupe : C Γ = L g∈Γ C g

I S = C Γ, complétion « pleine » de C Γ

I coproduit : δ ( g ) = g ⊗ g

Alors :

I Irr C ' Γ ( v g = id ⊗ g ∈ L ( C ) S )

I H = ` 2 (Γ), (λ(g)φ)(s) = φ(g 1 s)

I S r = C r Γ, complétion « réduite » de C Γ

I p r proj. orth. sur 11 {r} ∈ ` 2 (Γ)

I V ( f )( g, h ) = f ( g, g −1 h ), U ( f )( g ) = f ( g −1 )

Groupes quantiques discrets

(interprétation duale du cas général)

I S → S r ⊂ L(H ) : espace ` 2 et repr. régulière

I Irr C : « points » du groupe

I P

r∈D p r , D ⊂ Irr C : projecteur « sur D »

dans l’espace ` 2 du groupe quantique

(4)

Groupes quantiques libres [Wang, Banica]

Groupe libre

S = C ( F n ) = C (1 , u i | ∀ i u i unitaire) Groupe quantique libre unitaire

On fixe n ≥ 2 et Q ∈ GL n ( C ).

A u (Q) = C (1, u i,j | u et Q¯ uQ −1 unitaires) où u = (u i,j ) ∈ L( C n ) A u (Q) et u ¯ = (u

i,j )

I Irr C : monoïde libre en u et u ¯ avec, pour v = u , ¯ u , les règles rv = ¯ v¯ r et rv ⊗ ¯ vr 0 = rv¯ vr 0 ⊕ r ⊗ r 0 , rv ⊗ vr 0 = rvvr 0 Groupe quantique libre orthogonal On suppose de plus que Q Q ¯ ∈ C I n .

A o (Q) = C (1, u i,j | u unitaire, Q¯ uQ −1 = u)

I Irr C ' N avec ¯ r k = r k , r 1 = u et

r k ⊗ r l = r |k−l| ⊕ r |k−l|+2 ⊕ · · · ⊕ r k+l

(5)

Graphe de Cayley groupes discrets Données

I Γ groupe discret

I ∆ ⊂ Γ finie, ∆ −1 = ∆, e / ∈ ∆ (ensemble des directions)

Approche simpliciale

I s = Γ, a = { ( r, r 0 ) s 2 | ∃ s r 0 = rs}

I retournement θ : a a , ( r, r 0 ) 7→ ( r 0 , r )

I arêtes géométriques : a g = a /{θ(a) a}

I orientation : a = a + t θ( a + ) Origine + direction

I s = Γ, a = Γ ×

I ( o , b ) : a , s × s , ( r, s ) 7→ ( r, rs )

I retournement : θ(r, s) = (rs, s 1 )

(6)

Graphe de Cayley

groupes quantiques discrets Données

I groupe quant. discret : S , C , ( H, V, U )

I D ⊂ Irr C finie ⇐⇒ p 1 = P r∈D p r

I D ¯ = D, 1 C ∈ D ⇐⇒ / U p 1 U = p 1 , p 0 p 1 = 0 Graphe classique associé à (C, D )

I s = Irr C, a = {(r, r 0 ) s 2 | ∃ s ∈ D r 0 r s}

I θ bien défini : r 0 ⊂ r ⊗ s ⇐⇒ r ⊂ r 0 ⊗ ¯ s

I structure supplémentaire : arêtes multiples et colorées par D

Graphe quantique associé à (C, D )

I espace ` 2 des sommets : H

I espace ` 2 des arêtes : K = H ⊗ p 1 H

I Θ = Σ(1 ⊗ U )V (U ⊗ U )Σ, K g = Ker(Θ − id)

I V : K → H ⊗ H « extrêmités »

I O = (id ⊗ )V et B = ( ⊗ id)V

NB : Θ 2 6 = id

(7)

Orientation

dans le cas des arbres Hypothèse

Le graphe classique de ( C, D ) est un arbre strict

I origine 1 C , orientation montante :

a + = {(r, r 0 ) | d(r 0 , 1 C ) = d(r, 1 C ) + 1} ⊂ a

Définition

I p n = P {p r | d(r, 1 C ) = n}

I p

F+

= P {V (p r ⊗ p r

0

)V | (r, r 0 ) ∈ a + }

I p

F

= 1 − p

F+

Proposition

I p

+F

:= Θ p

F

Θ est différent de p

+F

I Θp

+F

(p k ⊗ p 1 ) = p

F

(p k+1 ⊗ p 1 )Θ, Θ p

F+

( p k ⊗ p 1 ) = p

F

( p k+1 ⊗ p 1 Définition

I p

++

= p

+F

p

F+

, p

+−

= p

+F

p

F

, . . .

I espace des arêtes montantes : K

++

= p

++

K

(8)

Opérateur de Julg-Valette

On suppose que le graphe classique associé à (C, D ) est un arbre strict.

Définition F g : K g p

++

K

++

B H

Théorème

1. B |K

++

est injectif et son image est ( p 0 H ) . 2. p

++

|K

g

est injectif et son image est

{ζ ∈ K

++

| p

+−

Θ p

++

ζ ∈ Im (id −p

+−

Θ p

+−

) } .

Proposition Le groupe quantique discret as- socié à V est un produit libre fini de groupes A o (Q i ) et A u (Q 0 j ) avec Q i Q ¯ i ∈ C id .

I Il suffit d’étudier le cas de A o ( Q ).

(9)

Espace H pour A o (Q)

On considère l’arbre de A o ( Q ) avec Q Q ¯ ∈ C id et Tr Q Q > 2. On pose

H = lim

−→ (( p k ⊗ p 1 ) K

+−

, p

+−

Θ p

+−

).

Proposition Il existe un opérateur borné R : K

++

→ H surjectif et tel que Ker R = p

++

K g .

K g

p

++

K

++

B (p 0 H ) ⊂ H

H

R

Théorème L’opérateur F g + BR de K g ⊕ H

dans H définit un élément γ ∈ KK S ˆ ( C , C ).

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