UNE HISTOIRE D’AVENIR
UNE HISTOIRE
D’AVENIR
Sommaire
PARTIE 1 - LES ÉLECTROTECHNOLOGIES : UNE HISTOIRE D’AVENIR Éditorial du Président
Introduction par les Vice-présidents de la Fédération L’industrie, avenir de notre civilisation - par Pierre Gattaz PARTIE 2 - 40 ANS DE LA FIEEC : LA SYNERGIE EN ACTION Le Tournant de 1975
1975 - 2015 : Le déploiement de l’action fédérale
PARTIE 5 : L’ESPACE HAMELIN : UN LIEU DE VIE COLLECTIF Un regroupement géographique progressif
Des services sur mesure pour la profession PARTIE 3 - UNE HISTOIRE PLUS QUE CENTENAIRE Les Présidents de la profession
1879 - 1975 : Rétrospective historique
Pages 5 - 11
Pages 12 - 51
Pages 82 - 93 Pages 52 - 69
PARTIE 4 - UNE ORGANISATION POUR ACCOMPAGNER LE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR Synoptique de la filière
Présentation des partenaires
PARTIE 6 - LES INDUSTRIES ÉLECTROTECHNOLOGIQUES, AUJOURD’HUI ET DEMAIN Chiffres clés et syndicats
Rapport stratégique, en route vers l’industrie du futur ...
Pages 70 - 81
Page 94 - 107
Sommaire
LES ÉLECTROTECHNOLOGIES
UNE HISTOIRE D’AVENIR
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Éditorial du Président
Il y a deux façons de lire l’histoire, notre histoire.
Celle consistant à retracer les grandes étapes de notre vie syndicale et prendre la mesure des réalisations passées, de la richesse de l’héritage ainsi légué et de marquer le temps pour laisser un témoignage non apocryphe à nos successeurs.
Mais il y a aussi celle visant à analyser et projeter cette histoire dans notre avenir collectif, bien comprendre afin de capitaliser sur le passé pour bâtir une aventure sans cesse renouvelée, être plus forts et visionnaires dans un monde dont le mouvement s’accélère.
Et si ces deux voies se complètent utilement, c’est bien la seconde qui a guidé la rédaction du présent ouvrage de référence sur les électrotechnologies, tant le rôle des industries électriques, électroniques et de communication est central dans nos sociétés modernes.
Notre réflexion commence par un anniversaire : le 1er juillet 1975, les organisations professionnelles représentant les industries électriques et électroniques décident de fusionner pour renforcer leurs actions au service des entreprises de la profession.
L’industrie électrique, d’un côté, est déjà centenaire et auréolée des progrès considérables que son essor avait produit sur la civilisation tout au long du XXème siècle.
L’industrie électronique, de l’autre, est un peu plus jeune, mais également en plein essor et déjà fière de grandes réalisations économiques et sociétales.
Cette alliance inédite des courants forts et des courants faibles vient dès lors sanctuariser la naissance d’un secteur industriel de premier plan pour notre pays. Elle marque le début d’une aventure professionnelle, dont les organisations attendent de fortes synergies et retombées bénéfiques en termes de fonctionnement et d’efficacité dans l’action collective.
Quarante ans plus tard, ce qui frappe d’emblée l’observateur, c’est l’incroyable modernité de ce mouvement et son caractère visionnaire. A l’heure où de nouvelles technologies disruptives bouleversent les paradigmes de notre société, les enseignements de ce passé d’innovation et de complémentarité technologique apparaissent particulièrement éclairants.
Cette démarche fut exemplaire à plus d’un titre.
Elle renforce tout d’abord une conviction forte : celle de l’utilité et de la force de l’action collective pour exploiter au mieux les synergies entre des secteurs industriels très complémentaires.
Éditorial du Président
L’organisation professionnelle devient le vecteur de cette synergie, son berceau et son ferment naturel. Celle-ci permet à l’ensemble d’une profession de parler d’une voix unifiée, de mieux anticiper les évolutions majeures de la société pour apporter des réponses pertinentes aux entreprises, aux pouvoirs publics et plus généralement à nos concitoyens.
Elle vient ce faisant mettre en lumière la prise de conscience de l’interpénétration profonde entre nos industries et la société dans son ensemble.
Depuis plus d’un siècle en effet, les électrotechnologies riment avec le progrès civilisationnel. Tous les besoins fondamentaux de notre société ont bénéficié des avancées permises par l’électrification ou plus récemment par le déploiement des infrastructures numériques pour notre pays. Ces effets positifs en termes de santé, de sécurité, d’amélioration de la qualité de vie sous tous ses aspects ou de création de richesses et de bien-être, sont aujourd’hui possibles grâce à l’intégration massive des technologies de l’électronique, de l’électricité et du numérique : l’industrie du futur, le développement des objets connectés, les nouvelles formes de mobilité ou l’intégration des technologies dans le bâtiment… sont autant d’exemples qui révèlent que notre profession est non seulement au cœur mais aussi à la source de l’évolution technologique !
Cette position centrale nous confère un rôle sociétal majeur et une responsabilité de poids qui nous incline à poursuivre plus fortement
nos actions, innover sans cesse pour demeurer un moteur de progrès pour l’ensemble de la société.
Notre profession, guidée par cette conscience des enjeux, est fière de son histoire et résolument ancrée dans l’avenir. Au nom de tous les acteurs de nos industries, saluons les réalisations passées et projetons nous ensemble dans ce futur enthousiasmant et plein de promesses.
Les entreprises, les syndicats professionnels et votre Fédération entendent donc bien amplifier cette force de propositions qui caractérise notre profession pour relever ensemble les nombreux défis du XXIème siècle qui nous font face.
Cet ouvrage est le vôtre et je vous en souhaite une bonne lecture.
Gilles SCHNEPP Président de la FIEEC PDG de LEGRAND
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Introduction par les Vice-présidents de la Fédération
LA RICHESSE DE NOS ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES ...
Animées de longue date par une profonde volonté d’action collective, nos industries partagent une valeur forte : celle de la nécessaire mise en perspective des différentes actions sectorielles pour renforcer notre mission de représentation institutionnelle au bénéfice d’une profession de premier plan pour notre pays.
Cette spécificité d’actions vient avant tout des entreprises de la profession, regroupées autour de syndicats professionnels représentés par notre Fédération.
Cette diversité d’acteurs représente notre plus grande richesse collective, dont la bonne complémentarité génère des opportunités fortes pour tous et pour chacun.
La famille des industries électrotechnologiques que nous représentons a en effet su s’étoffer et s’adapter au gré des naissances d’organisations nouvelles, de regroupements de syndicats, de dissensions parfois mais aussi de retrouvailles avec des cousins pas si lointains. Ce mouvement de consolidation va d’ailleurs se poursuivre et, quelle que soit sa place dans notre grande famille, chaque adhérent mesure la force de l’action collective et son apport pertinent aux enjeux de la profession dans son ensemble.
Cette approche permet au demeurant de capitaliser, dans le cadre de filières structurées autour des acteurs leaders de notre chaine de valeur, sur les grandes actions menées par nos syndicats professionnels. De cette organisation, dont la maturité rime avec l’adaptation permanente, découlent des synergies qui constituent autant de piliers sur lesquels s’appuient aujourd’hui nos actions syndicales et fédérales.
La gouvernance de notre profession reflète aujourd’hui cette diversité.
Les vice-présidences statutaires, liées à l’industrie électrique et électronique, se sont ainsi progressivement étoffées pour intégrer la spécificité des biens de consommation, les questions financières, la dimension numérique, mais aussi muscler la nécessaire approche européenne ou liée à l’innovation, dont notre profession est un fer de lance industriel.
Cette dynamique repose avant tout sur la notion de mutualisation. Cette dernière, au-delà d’effets d’échelle évidents, met en lumière la mise en commun de nos différents métiers pour mieux aborder les
nombreux marchés d’avenir et le renforcement de notre compétitivité.
Car c’est bien en ce sens qu’il est possible d’amplifier notre valeur ajoutée collective pour parler d’une voix forte sur des priorités partagées ; c’est ainsi que peuvent se dégager les consensus les plus larges possibles sur les thèmes structurants pour la profession dans son ensemble.
La FIEEC s’inscrit dans son rôle d’instance de coordination et de fédération d’intérêts, pour anticiper, projeter et accompagner utilement les profondes mutations à l’œuvre aujourd’hui.
Gérard SALOMMEZ
Luc REMONT
Laurent TARDIF
... AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ.
Notre société doit en effet faire face à de profonds enjeux qui concernent très directement nos industries. Face à la numérisation croissante de la société, les demandes sociétales de sécurité et de renforcement des libertés individuelles peuvent sembler contradictoires. Notre Fédération œuvre pour mettre en place des solutions qui allient la protection des biens et des personnes en garantissant la confiance des moyens engagés.
L’électrification du pays a vu l’essor de modèles économiques d’excellence et le déploiement du très haut débit sur le territoire répond aux mêmes exigences d’une société plus « smart » qui suscite des potentialités économiques formidables. Les
enjeux des smart grids, des nouvelles formes de mobilité, le bâtiment et l’efficacité énergétique, les objets connectés ou la sécurité - numérique en particulier - viennent en ce sens pointer du doigt les défis de la transition énergétique, de l’allongement de l’espérance de vie, de l’urbanisation croissante, de moyens de production modernes, de la santé de nos concitoyens ou encore de la recherche légitime du mieux vivre chez soi.
Ces défis sont les nôtres. Ils nous imposent de relever
ensemble de nouveaux challenges, en termes de formation, d’attractivité des métiers, de simplification réglementaire, de normalisation ou encore d’innovation.
Mais ces défis sont aussi à relever avec les partenaires de nos industries pour être encore plus forts et consolider notre force de propositions. Au niveau européen tout d’abord avec une Europe qui s’est imposée comme la plus importante source réglementaire, mais aussi sur le plan national avec nos partenaires clefs, professionnels ou institutionnels. Cette étroite collaboration est indéniablement une condition pour le déploiement efficace de nos travaux et priorités.
La volonté commune de nos pères fondateurs visait à dessiner ensemble les contours d’une profession visionnaire, innovante, engagée et responsable.
C’est un enseignement majeur et d’actualité autour de cette pierre angulaire que constitue désormais la responsabilité sociétale des entreprises.
Ce message est notre plus bel héritage pour écrire ensemble l’avenir passionnant de notre histoire.
Introduction par les Vice-présidents de la Fédération
Joseph PUZO Jean-Pierre QUEMARD
Patrick BERTRAND
Gérard MATHERON
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La FIEEC fête ses 40 ans. 40 ans au service de l’industrie, c’est être 40 ans au service du progrès, 40 ans au service de l’excellence française, 40 ans au service de « la France qui gagne », 40 ans au service de l’humanité. L’industrie, c’est le réel augmenté par l’homme. L’industrie a créé le monde « moderne », a façonné et continue de façonner la vie humaine, améliorant les conditions de vie, révolutionnant le rapport de l’homme à son environnement, au temps, à l’espace, modifiant son regard. L’industrie est de tous les combats qui n’ont qu’un objectif : faire du bien-être de l’humanité la norme. Au-delà, l’industrie a révolutionné le monde de l’art, imposé un nouveau mode d’inspiration esthétique, un nouvel urbanisme.
Éternellement moderne parce qu’en devenir perpétuel, l’industrie accomplit aujourd’hui, avec le numérique, une nouvelle révolution et ce n’est pas un hasard si la FIEEC fête aujourd’hui ses 40 ans – l’âge de la maturité - au moment où cette révolution, à laquelle elle contribue activement avec ses entreprises de pointe, se diffuse à grande vitesse, modifiant en profondeur notre vie quotidienne et bouleversant la vie des entreprises. Avec le numérique - un des relais de croissance que nous avons identifié dans notre projet « France 2020 faire gagner la France » - ce sont de nouveaux modes de production, de distribution, de nouveaux business models. Le numérique bouscule aussi les cadres de pensée en redessinant le périmètre des compétences, des responsabilités, créant de nouveaux métiers, instaurant de nouvelles formes de relations professionnelles.
La 4ème grande révolution technologique rebat aujourd’hui les cartes du pouvoir et de la richesse.
Grâce au talent de ses ingénieurs, l’industrie s’est toujours renouvelée. Et l’avenir aujourd’hui, c’est le numérique. Le numérique, c’est un réservoir de conquêtes de marchés. Et c’est une filière d’excellence française. Avec ses techniciens et ses ingénieurs aux compétences reconnues dans le monde entier, la France a tous les atouts pour tirer profit de ce virage technologique mondial.
Nous avons une vraie culture du numérique en France associée à une créativité et une inventivité, la fameuse « French touch » si appréciée. Je l’ai vérifié cette année encore au CES de Las Vegas où sur les deux cents entreprises présentes figuraient en bonne place 40 start-up françaises. Parmi les 10 prix attribués 4 l’ont été à des sociétés françaises.
Le numérique est un facteur d’innovation, de performance et de compétitivité. Si les grandes entreprises ont déjà pris ce virage, les petites et moyennes entreprises restent attentistes : le digital n’est une priorité que pour 8 % des entreprises industrielles françaises, selon le dernier baromètre de la compétitivité du Cabinet Deloitte.
L’industrie, avenir de notre civilisation
Par Pierre Gattaz, Président du MEDEF
Or, il n’y a pas d’alternative possible : les entreprises réticentes à cette évolution s’affaibliront avant de disparaître. Les outils numériques permettent aux entreprises de réduire leurs coûts et donc d’améliorer leurs marges, de gagner un temps précieux et donc d’être plus productives et plus compétitives. Avec à la clé une montée en gamme qui leur permettra de se repositionner sur la place internationale. C’est pour les sensibiliser et les aider à relever ce nouveau défi que nous avons organisé récemment au siège du Medef « L’Université du Numérique ».
Tout l’enjeu aujourd’hui est de créer en France un terreau fertile qui favorisera l’éclosion de tous ces talents. À économie nouvelle, nouveau modèle économique et social. La révolution numérique nous oblige à repenser notre fiscalité, notre droit du travail, notre cadre réglementaire. La compétitivité des entreprises reposant sur la création de valeur, il est impératif de sanctuariser le crédit impôt-recherche et de mettre en place une fiscalité simple, prédictible, compétitive, incitative et attractive pour les investisseurs et les entrepreneurs. Un nouveau modèle social s’impose également.
Avec son cadre rigide et formel, notre droit du travail est obsolète et notre réglementation contraignante est souvent contre-productive et ne répond pas aux impératifs de souplesse, de rapidité, de liberté qu’exigent les nouvelles formes de travail collaboratif et d’organisation moins pyramidales. Avec la suppression progressive des échelons intermédiaires, notre droit du travail doit ainsi évoluer vers un droit de la relation professionnelle.
L’industrie, c’est l’expression du génie de l’homme, de sa créativité, de son inventivité. L’activité industrielle est consubstantielle à l’homme. Comme toutes celles qui l’ont précédée, la révolution numérique est schumpétérienne : elle détruira des emplois mais elle en créera d’autres fondés sur la matière grise qui devient la ressource essentielle. Dans ce contexte, il appartient aux entreprises d’amplifier leur effort de formation pour les moins qualifiés mais aussi pour les
« digital natives » qui leur apporteront des compétences sans cesse renouvelées. C’est dans cette perspective que nous avons réformé la formation professionnelle. La révolution technologique libère l’homme des tâches ingrates parce que répétitives, sollicite son intelligence, sa créativité, son esprit d’initiative, son autonomie, elle le tire vers l’exigence. Cette évolution contribuera à changer radicalement la perception - erronée - de l’industrie et à attirer les jeunes talents. De quoi imposer le silence aux Cassandre qui annoncent régulièrement l’avènement d’une société post-industrielle sans industrie. Et de montrer une nouvelle fois que l’industrie, c’est l’homme au service de ses semblables.
L’industrie, avenir de notre civilisation
Pierre GATTAZ Président du MEDEF Président d’Honneur de la FIEEC
40 ANS DE LA FIEEC
LA SYNERGIE EN ACTION
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SY ND ICA TS N O N D O M IC IL IÉ S
SY ND IC AT S N O N D S O IÉ M IC IL
Le Tournant de 1975
Des origines proches, une structure qui s’imbrique, des activités qui s’entrecroisent : le Syndicat Général de la Construction Electrique (SGCE) et la Fédération Nationale des Industries Électroniques (FNIE) ont toutes les raisons de se rapprocher davantage. Au tournant des années 1970, ces deux organisations engagent une réflexion active sur leurs convergences et sur les synergies qui pourraient être mises en œuvre dans le cadre d’un rapprochement.
Cette réflexion conduit ces deux secteurs très complémentaires et déjà partiellement imbriqués à la double conclusion que leurs priorités industrielles communes, qui sont de plus en plus nombreuses, seront mieux entendues si elles
sont portées de concert et que l’efficacité de leurs actions respectives peut être très fortement renforcée en mutualisant un certain nombre de services.
Fortes de cette volonté d’atteindre ensemble des objectifs hors de portée de chacune
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SY ND ICA TS N O N D O M IC IL IÉ S
SY ND IC AT S N O N D S O IÉ M IC IL
Le Tournant de 1975
Il suffit de mettre côte à côte la composition des deux organisations pour se rendre compte de leur
imbrication. La FNIE est en effet proche de l’organisation
électrique et partage avec elle cinq de ses neuf syndicats adhérents.
d’elles individuellement, les industries électriques et électroniques se sont donc résolument
engagées sur la voie du regroupement et de l’optimisation des services rendus
aux entreprises de leurs secteurs.
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La décision prise par le SGCE et la FNIE de réunir leurs moyens d’actions trouve sa première concrétisation, très rapidement, dans le domaine des exportations. Ce n’est pas une surprise : l’entité de l’électronique, depuis plusieurs années, participe aux manifestations à l’étranger en lien avec l’organisation de l’électricité.
Dès la fin 1971, les deux structures soudent leurs services d’informations pour enrichir l’information apportée aux adhérents concernant les affaires internationales. Le bulletin hebdomadaire commun, qu’elles diffusent à partir de cette date, se fait l’écho du commerce extérieur à travers quatre pages consacrées aux exportations, la rubrique couvrant la moitié du bulletin d’information.
Les deux structures ont des raisons de fournir cet effort : les ventes à l’étranger représentent 30%
du chiffre d’affaires des industries électriques et électroniques. Aussi, c’est tout naturellement que les services liés aux exportations combineront leurs efforts au sein de la nouvelle Fédération.
En ouvrant les discussions de regroupement, les deux organisations prennent le pari de suivre le chemin d’actions encore plus pratiques et concrètes. Dès la constitution de la nouvelle Fédération en 1975, le Bureau désigne un groupe de travail consacré aux exportations. Celui-ci, présidé par un chef d’entreprise de la profession est chargé d’étudier le rôle que doit jouer l’organisation pour la promotion des exportations. Le groupe de travail remplit sa fonction : six mois plus tard, le commerce extérieur est le thème principal de l’Assemblée générale qui se tient au siège en présence de plus de deux cents chefs d’entreprises.
Nous sommes le 14 janvier 1976.
La nouvelle Fédération multiplie ainsi, durant plusieurs années, les actions destinées à encourager le commerce extérieur. Jusqu’à poser la question de savoir si l’adjectif « française » doit figurer dans son titre de façon à faciliter la tâche des services travaillant avec l’étranger. Mais au moment de sa constitution, la Fédération retient finalement la dénomination FIEE plutôt que FIEEF : Fédération des Industries Électriques et Électroniques Françaises.
LES ANNÉES 1970 :
PRIORITÉ AU REGROUPEMENT ET À L’EXPORT
14 janvier 1976, deux cents chefs d’entreprises à l’assemblée générale consacrée aux exportations
L’E
xportation commE décLEnchEurDébut des années soixante-dix, les industries électriques et électroniques cherchent à s’imposer sur le marché international. Les Présidents en font le sujet de la plupart de leurs éditoriaux. « La situation réelle d’une industrie ne s’apprécie pas seulement par son chiffre d’affaires et sa place dans l’économie nationale. Elle s’apprécie davantage par comparaison avec les industries étrangères concurrentes : 5%
il y a 50 ans, 11 % il y a 20 ans, 16 % il y a dix ans et 28 % l’an dernier », écrit le Président de l’organisation de l’électricité en 1973.
Accompagner les adhérents dans ce domaine devient la mission que les organisations souhaitent remplir. En 1971, le Président de la FNIE signe un article dans lequel il écrit :
« Pour les entreprises petites et moyennes, les actions collectives peuvent être considérablement développées.
Jusqu’ici, malgré les avantages qu’elles comportent, cette formule n’a été utilisée que par un trop petit nombre d’entreprises ». L’idée de mutualiser les moyens d’action naît de cette analyse que les deux entités partagent.
Le commerce extérieur fait les gros titres de la presse.
La revue professionnelle, elle aussi, s’en fait l’écho.
p
our unE Efficacité rEnforcéEL’autre motivation du regroupement tient au fait que les deux organisations ont le souhait partagé de faciliter les rapports entre les syndicats primaires et les services fédéraux. En effet, cette bonne coordination est seule capable d’assurer la cohérence des actions d’ensemble, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics et des autorités de la Communauté Economique Européenne (CEE). Cette coordination fédérale et la cohérence qu’elle permet est clairement identifiée comme étant le gage de l’efficacité des actions du secteur.
Cela passe en premier lieu par l’information. A cette époque, l’information circule mal et lentement entre les syndicats primaires et les services fédéraux. C’est pourquoi un Groupe de travail « Structures » émet de nombreuses propositions d’amélioration.
La profession a été également avant-gardiste via la création de trois groupements à l’exportation (le GEXMET – Groupement à l’exportation sur la météo, le GEXLUM dédié à l’éclairage ou encore IT EDUTEC, groupement centré sur le matériel pédagogique pour la formation professionnelle des techniciens et ingénieurs à l’étranger). Ces réunions ont permis des avancées très significatives pour la profession et ont notamment donné lieu à un plan à l’exportation pour les industries électriques et électroniques, dont le lancement a été présidé par Raymond BARRE, alors Ministre du commerce extérieur.
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Le bulletin d’information professionnelle entre également dans le cadre des propositions du Groupe de travail « Structures » : si sa vocation est d’informer les entreprises adhérentes, il est également destiné à améliorer la circulation de l’information ascendante et descendante entre les syndicats primaires et les services fédéraux.
Pour créer les conditions de circulation de l’information, les entités instaurent par ailleurs une « Réunion Exécutive » qui se tient toutes les quinzaines et à laquelle les Présidents des organisations et les Délégués des syndicats membres assistent ; les discussions portant sur la répartition des tâches, l’emploi des hommes et les coûts de fonctionnement.
De fait, le regroupement permet de générer des économies comme peut le proclamer, dès 1979, le Président Jean-Louis Pilliard à l’occasion d’un discours durant lequel il déclare : « La nouvelle organisation a permis d’importantes économies dues aux réductions des effectifs et des frais généraux. » Mais l’essentiel est ailleurs : l’objectif principal du regroupement est de permettre aux hommes et aux entreprises qui constituent le monde électrique et électronique et aux syndicats primaires qui les représentent de mieux se connaître et de mieux échanger. L’enjeu est de faire en sorte que les réflexions stratégiques, leurs déclinaisons concrètes soient désormais partagées et élaborées en bonne coordination au sein de la Fédération. L’objectif est d’éviter les logiques de silos et les redondances, mais aussi d’amplifier l’efficacité des actions au service de toutes les entreprises du secteur grâce aux synergies ainsi obtenues.
L
a fusion dEs pubLications commE étapE1972 :
les deux organisations réunissent leurs services d’information. A partir de cette date, les bulletins diffusés aux adhérents de l’organisation de l’électricité et l’entité de l’électronique fusionnent en seule publication : une revue trimestrielle de cinquante pages, dont le rôle est de faire rayonner les industries électriques et électroniques à l’extérieur.Décembre 1971, les organisations annoncent le changement de formules.
Elles ont consulté les adhérents pour mettre au point les maquettes, et ont édité un numéro « zéro ».
26 av r il
1973
19 s ept
1973
21 n ov
1974
20 m ars
1974
23 av r il
1974
1
ErjuiL LEt
1975
1974 :
les organisations envisagent l’étape suivante : le regroupement des locaux. Depuis plusieurs années, les syndicats de l’électricité sont installés rue Hamelin. Les syndicats de l’électronique les y rejoignent progressivement. Pour cela, les organisations font l’acquisition de deux nouveaux immeubles, les 17 et 20 rue Hamelin qui s’ajoutent aux bâtiments 11, 13 et 15 que possèdent déjà les syndicats de l’électricité. Les conditions du regroupement sont alors réunies.LA FUSION DES ORGANISATIONS
N
aissaNce deL
aF
édératioN desi
NdustriesÉ
Lectriques etÉ
LectroNiquesHuit personnalités industrielles prennent place autour de Marcel Laveran, Président du Syndicat Général de la Construction Electrique et Vice-Président de la Fédération Nationale des Industries Électroniques pour étudier les modalités selon lesquelles les deux entités peuvent se rapprocher.
Le Groupe de Travail « Structures », au bout de quatre réunions, remet un rapport dans lequel les bases d’un rapprochement sous la forme d’une organisation fédérale sont jetées. Le projet reçoit un accueil réservé parmi les syndicats de l’électronique, plusieurs se montrent réticents. La mécanique, quoi qu’il en soit, s’enclenche.
Le Bureau du Syndicat Général approuve les dispositions du Rapport Laveran.
Les syndicats membres officialisent la réforme lors d’un vote en assemblée générale extraordinaire.
Roland Koch, un mois plus tard, est nommé Président de la nouvelle structure et Marcel Laveran, Vice-président.
A l’entrée en application des nouveaux statuts, les deux organisations fusionnent en une seule structure.
26 av r il 1973 19 s ept 1973 21 n ov 1974 20 m ars 1974 23 av r il 1974 1
ErjuiL LEt 1975
L
E rEgroupEmEnt dEs Locaux commE condition22
Ces 4 Présidents avaient la conviction qu’un rapprochement était nécessaire.
Suite à la fusion, Marcel Laveran devient Vice-président et Roland Koch Président
de la nouvelle Fédération des Industries Électriques et Électroniques.
ZOOM SUR
LES HOMMES DU REGROUPEMENT
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Début des années 80, une crise économique de grande ampleur touche le pays, avec pour effet secondaire de créer des tensions dans les relations entre les entreprises… La situation se détériore dans toutes les branches de l’industrie à tel point que le Conseil National du Patronat Français souhaite réagir et adresse une lettre à toutes les organisations professionnelles. « Je vous demande, chers Présidents, de bien vouloir attirer l’attention de vos adhérents sur cet aspect important ». A la Fédération des Industries Électriques et Electroniques, le message est entendu.
En 1983, lorsque François de Laage de Meux est élu président de la FIEE, il inscrit en tête des priorités l’amélioration de la coopération entre les grandes et les petites entreprises. En effet, les grandes entreprises ont créé des réseaux commerciaux, des centres de recherche et des organismes de formation à la mesure de la concurrence mondiale. L’idée du Président de la FIEE est de faire en sorte que les PMI puissent également avoir accès et profiter de ces structures. En sens inverse, il invite les grandes entreprises à utiliser les capacités des PMI, en particulier leur souplesse d’adaptation.
La Fédération mène des actions concrètes dans ce sens. Le 26 janvier 1984, la première journée de rencontre dévolue à la coopération interentreprises se tient. Alex Clément, chargé d’accueillir les participants, prend la parole. « Trop souvent, les français cultivent le goût de l’individualisme alors que nos concurrents savent serrer les rangs. Il est essentiel pour nous aussi de faire jouer les synergies ». La journée, à laquelle assistent dix-neuf acheteurs d’entreprises et soixante
commerciaux, remporte un immense succès. Trois mois plus tard, un deuxième rendez-vous est organisé et ces
journées deviennent régulières.
Pour améliorer la communication entre les entreprises adhérentes aux syndicats membres, la Fédération, dès 1983, crée une rubrique d’annonces « Coopération interentreprises » dans le bulletin d’information de la profession. Sous-traitants à la recherche de marchés, donneurs d’ordre désireux d’élargir leurs appels d’offres, exportateurs à la recherche de réseaux commerciaux, fournisseurs en quête de produits spécifiques… toutes les entreprises peuvent insérer des petites annonces.
LES ANNÉES 1980 : PRIORITÉ AUX SYNERGIES INTER ENTR EPR IS ES - EXPORT, FORMATION ET ATTRACTIVITÉ DU SECTEUR
LE SAVIEZ-VOUS ?
La FIEE lance des actions pour l’industrie du futur… en 1983 Les applications dans le domaine industriel, également, s’accélèrent. En 1983, la Fédération contribue à une opération dont l’objectif est de
promouvoir l’automatisation des process industriels.
Les chefs d’entreprises, dans le cadre de cette opération, se voient proposer la visite
d’experts qui établissent gratuitement un diagnostic sur les opportunités
d’automatisation.
LE SAVIEZ-VOUS ?
La FIEE lance des actions pour l’industrie du futur… en 1983 Les applications dans le domaine industriel, également, s’accélèrent. En 1983, la Fédération contribue à une opération dont l’objectif est de
promouvoir l’automatisation des process industriels.
Les chefs d’entreprises, dans le cadre de cette opération, se voient proposer la visite
d’experts qui établissent gratuitement un diagnostic sur les opportunités
d’automatisation.
1975 - 2015 Le déploiement
de l’action fédérale
La Fédération ira jusqu’à créer, en 1985, l’Association nationale pour la coopération des industries électriques, électroniques et informatiques (INTEREL), dont la mission est de promouvoir la sous-traitance en aidant au transfert des technologies, en conduisant des actions à l’étranger et en apportant une assistance à la qualité.
Cette idée de favoriser la création de liens forts entre les entreprises trouve son prolongement naturel dans toutes les autres actions de la FIEE. Ainsi, la Fédération s’implique fortement dans les politiques de formations des ingénieurs qu’elle complète par des initiatives d’ampleur pour renforcer d’attractivité des métiers de la profession auprès des jeunes.
Après avoir, au cours des années 1970, concentré ses efforts sur un nombre limité de priorités partagées en vue de réussir la fusion SGCE/FNIE, la Fédération étend désormais fortement son périmètre d’activité à toutes les actions concourant à créer un environnement propice pour le développement des entreprises de son secteur. Les thèmes de la facilitation des synergies inter- entreprises, de formation et d’attractivité des métiers s’inscrivent dans ce cadre.
L’ATTRACTIVITÉ DES MÉTIERS
Entretenir un lien fort avec le monde éducatif n’a jamais cessé d’être une mission. « Entre l’industrie qui emploie le personnel et les enseignants qui le forment, une interpénétration est indispensable. L’industrie doit être présente dans les Conseils des écoles, dans les Commissions mais aussi dans les jur
ys d’examens et dans les corps de professeurs », déclare le Président Jean-Louis Pilliard en 1977. L’orientation est donnée dès les premières années.
1981 : La Fédération commande une enquête sur l’image de marque des industries électriques et électroniques, dont les résultats sont publiés dans le magazine L’Usine Nouvelle. Parce que le secteur se développe et que les technologies se perfectionnent, la profession rencontre des difficultés dans le recrutement en ingénieurs et en techniciens supérieurs. La Fédération, saisie de ce sujet, met alors en place un programme ambitieux d’attractivité des métiers et décide de sensibiliser un public particulièrement important : les élèves et notamment les collégiens.
Dans ce but, elle organise quelques années plus tard, un concours auprès des élèves de 500 collèges équipés de matériels vidéo. Ainsi, en collaboration avec les syndicats de l’électricité, de l’électronique et de l’informatique et avec le Ministère de l’Éducation Nationale, la Fédération propose aux jeunes élèves de découvrir la réalité de ses métiers et de raconter leur expérience par le biais de vidéos, dont les meilleures sont récompensées à échelle régionale puis nationale. L’initiative remporte un immense succès : elle est reconduite cinq f
ois.
1987, la FIEE organise la première édition d’un concours vidéo auprès des collégiens pour leur faire découvrir
les métiers du secteur.
1975 - 2015 Le déploiement
de l’action fédérale
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2007 : Trente ans plus tard, la question de l’attractivité des métiers fait toujours partie des missions majeures de la Fédération. Face à une évolution préoccupante du nombre d’élèves souhaitant rejoindre l’industrie en général et les secteurs électriques, électroniques et de communication en particulier, la profession se mobilise à nouveau.
Au-delà de la création et de la diffusion de documents de présentation des métiers et de partenariats suivis avec les instances en charge de l’orientation (notamment l’Onisep) et avec de nombreux acteurs du monde de l’éducation, la FIEEC conçoit et développe un nouvel outil, « Classe en entreprise », mis gratuitement à la disposition des entreprises qui souhaitent mettre en œuvre ce type d’opérations (via le site www.classe-entreprise.com) et aller à la rencontre des jeunes pour leur montrer leurs métiers.
L’objectif de ce nouveau dispositif est de permettre une découverte efficace des métiers par le plus grand nombre de collégiens grâce à un processus didactique approfondi basé sur l’immersion d’une classe entière, durant trois jours, dans une entreprise tout en permettant à l’entreprise de continuer de fonctionner le plus normalement possible.
Cette formule permet de valoriser le travail effectué par les salariés des entreprises et de créer un échange fructueux entre les élèves, les professeurs et l’entreprise. L’intérêt et l’efficacité du concept « Classe en entreprise » sont attestés par son succès grandissant, année après année.
En effet, mis en place en 2009, ce concept est déployé par des entreprises du secteur, chaque année plus nombreuses, notamment à l’occasion de la Semaine de l’Industrie. En 2014, plus de 200 entreprises du secteur ont organisé une « Classe en entreprise » lors de la Semaine de l’Industrie.
2009 : la FIEEC crée le concept « Classe en entreprise » qui permet d’insérer une classe entière de collégiens pendant trois jours dans les locaux d’une entreprise.
en pratique
Par ailleurs, la profession s’implique également dans le domaine de l’innovation technologique qui devient dès lors une priorité stratégique de nos industries. En effet, le tournant des années 1980 marque le début de la télématique. Les télécommunications tout comme l’informatique et la bureautique se développent. Ce n’est pas le seul domaine dans lequel les projets se multiplient. En 1981, le Comité ministériel chargé de fixer les orientations de développement lance une action d’encouragement à l’élaboration de matériels relevant de l’électronique grand public : jeux et jouets électroniques, produits audio et vidéo, électronique automobile, ordinateurs personnels.
En 1988, la Fédération apporte sa pierre au premier colloque européen consacré à la domotique.
L’événement est organisé à la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Villette, à Paris.
LA FORMATION DES INGÉNIEU RS
1982 : la formation des ingénieurs est placée au premier rang des actions menées. « Après trois années de démarches appuyées par des études quantitatives, un effort important a été accompli puisque 10 000 ingénieurs supplémentaires seront formés d’ici à 1985 », annonce le rapport d’activités 1982.
Ce n’est pas la seule action dirigée vers le monde éducatif. La Fédération crée également une base de données, Orientelec, destinée à orienter et renseigner les jeunes sur les métiers et les formations de l’électricité, l’électronique et l’informatique. La plateforme, à la pointe de la technologie, est accessible
par Minitel. La profession, en collaboration avec l’Institut de l’Entreprise, réalise aussi une fiche pédagogique sur les industries du secteur, tirée à plus de 160 000 exemplaires destinés aux milieux enseignants. La Fédération publie également un guide adressé aux entreprises souhaitant accueillir en stag
e de futurs enseignants.
1988 : le Président André Mercier qui quitte sa fonction, signe un éditorial dans lequel il écrit : « Ma plus grande satisfaction, sans doute parce que depuis dix ans j’ai prêché cette croisade, est de constater les résultats remarquables obtenus dans notre pays pour former davantage d’ingénieurs et de techniciens en électronique et en informatique ».
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LES MÉTIERS DES INDUSTRIES ÉLECTRIQUES, ÉLECTRONIQUES ET DE COMMUNICATION
Campagne de Communication de la FIEEC en 2003 Édition d’une plaquette « Formation » destination des étudiants
en pratique
Le Président de la Fédération dresse, au cours de son allocution, le bilan des actions menées. « Notre organisation professionnelle qui a eu le mérite depuis cent ans de conserver un taux de représentativité très élevé en rassemblant des entreprises de toutes tailles, continuera à s’adapter à l’évolution de nos industries et aux besoins des entreprises. Elle a conservé presque tous les domaines d’action ouverts dès ses premières années, mais elle y a aussi beaucoup ajouté. En particulier l’industrie économique et la confection de statistiques industrielles ont été considérablement en quantité et en qualité, et contrairement à une idée reçue les petites et moyennes entreprises ne les utilisent pas moins que les grandes ».
Ce jour-là, la Fédération annonce sa décision d’offrir aux jeunes entreprises un accès gratuit à ses services. Le Ministre de l’Industrie, qui assiste à la cérémonie et qui prend la parole, salue le dynamisme des industries du secteur.
ZOOM SUR
LE CENTENAIRE DE LA PROFESSION
29 octobre 1979
, la Fédération célèbre les cent ans de l’organisation.Dans le discours qu’il prononce devant deux mille personnes invitées à faire corps au Musée d’Art Moderne de Paris où la réception est donnée face à la fresque
« la Fée Electricité » de Raoul Dufy, le Président Guy Brana rend hommage aux hommes qui ont bâti la profession.
LA FÉE ÉLECTRICITÉ (Raoul Dufy)
Commande passée par la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité pour habiller le Pavillon de l’Électricité (Exposition Universelle -1937) Au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris - © ADAGP, Paris, 2014
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Dès 1992, les questions d’environnement en général et plus particulièrement celles liées à la bonne gestion des déchets sont des sujets d’intérêt majeur pour notre profession, qui mène des travaux importants dans ce domaine. Parallèlement la Commission et le Parlement européen réfléchissent activement à amplifier la réglementation sur le sujet.
C’est dans ce cadre que la FIEE se voit confier par le Premier Ministre ainsi que par la Ministre de l’environnement, la mission de rédiger un rapport qui fera référence et autorité pour l’élaboration des directives à venir (Rapport dit Desgeorges).
Bien plus, les orientations, ainsi définies collectivement par notre profession en lien étroit avec les administrations, seront grandement mises à profit dans les deux décennies suivantes pour la révision de la directive « DEEE » (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques) qui concerne la quasi-totalité des entreprises représentées par nos organisations professionnelles.
Cet investissement résolu sur ces questions a également permis, vers la fin des années 2000, l’émergence d’une filière regroupant plusieurs éco-organismes reconnus d’excellence pour la collecte
et le traitement des DEEE. La Fédération a joué un rôle prépondérant, en tant que membre fondateur, dans la création de la plupart de ces éco-organismes.
Cette implication forte de la profession dans le domaine environnemental s’est poursuivie par une action de fond sur le sujet de l’écoparticipation (« visible fee ») qui a permis aux entreprises du secteur d’obtenir une réglementation adaptée et efficace sur le sujet.
Lettre de commande Ségolène ROYAL - 1992
LES ANNÉES 1990 : LA FÉDÉRATION, FER DE LANCE SUR L’ENVIRONNEMENT
EIME, LOGICIEL D’ÉCOCONCE PTION
C’est vers 1997 également, avec l’appui de plusieurs entreprises et un syndicat
membre (le GIMELEC), qu’est constituée une entreprise dont l’objet sera de développer un logiciel d’écoconception pour aider les acteurs de la profession à s’engager dans cette demarche novatrice grâce à un outil adapté spécifiquement à leurs besoins.
La base de données multicritères (EIME) correspond à un système d’organisation de l’information, conçu pour une localisation et une mise à jour facile des données, associé à un logiciel. Elle est composée de nombreux modules décrivant les impacts environnementaux relatifs à la production et/ou l’utilisation de divers matériaux, de composants électriques et électroniques ou de procédés industriels. Ces informations permettent de modéliser, avant la conception, l’impact environnemental prévisible des produits concernés.
Cette initiative volontaire permit d’anticiper utilement et de définir, dans un cadre collectif et concret, les bases des grandes règles applicables en matière d’écoconception, y compris en matière de normalisation internationale. Elle se traduit aujourd’hui sous le timbre de l’approche dédiée à l’économie circulaire et n’en demeure donc pas moins d’actualité.
Les années 1990 ont aussi vu le développement de séminaires stratégiques de la profession.
Initialement organisées au château des Mesnuls dans les Yvelines, ces réunions permettent de rassembler sur plus de deux jours les Présidents des syndicats membres de la Fédération pour faire le point sur les dossiers en cours et les réalisations passées tout au long de l’année écoulée.
Mais au-delà, ces rencontres représentent un point d’échange régulier au plus haut niveau des instances fédérales de nature à identifier les perspectives d’actions, coordonner la stratégie à mettre en place avec les syndicats et permettre à la profession d’ajuster au mieux son action dans la durée.
Ces rencontres constituent un lieu d’échange et de coordination privilégié pour gérer les dossiers d’actualité et permettre le consensus d’actions sur les grandes orientations stratégiques du secteur.
À ce titre, ces séminaires stratégiques agissent comme des activateurs de synergies entre les différents syndicats membres et permettent de faire émerger des priorités fédérales fortes partagées par l’ensemble de la profession.
Séminaire stratégique de la profession - Mesnuls 2008
L
Es prEmiErs séminairEs stratégiquEs32
Mais c’est surtout en 1997 que la Fédération acquiert une ossature numérique beaucoup plus marquée sous l’impulsion du Président Jean-Pierre Desgeorges qui procède à l’ajout du « C » de Communication à l’acronyme de la FIEE.
Cette dernière prend alors le titre actuel de Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication.
Extrait du procès verbal de modification des statuts - Assemblée Générale FIEE - 1997
LES BIENS DE CONSOMMATION D URABLES
Autre sujet fort d’action pour la profession : la réponse à apporter à la profusion de textes consuméristes et la montée en puissance des directives européennes sur la droit de la vente et les garanties. C’est dans cette période qu’est constitué le GIBCD (Groupe des Industries des Biens de Consommation Durables) qui regroupe les principaux syndicats leaders dans le domaine des biens de consommation durable (GIFAM, SIMAVELEC…). Cette instance de liaison souple a permis de bien assurer la coordination nécessaire en vue de peser sur les réglementations, nombreuses, venues impacter les relations entre nos industries et les partenaires commerciaux : loi dite « Galland » en 1996, loi sur les nouvelles régulations économiques en 2001, loi dite
« Dutreil » en 2005, loi de modernisation de l’économie en 2008 (LME) et plus récemment la loi dite « Hamon » qui sont à chaque fois venues changer les règles du jeu ou poser de nouvelles contraintes législatives puis réglementaires sur les acteurs économiques, le plus souvent via des tentatives de sur-transposition des directives européennes.
Cette montée en puissance sur de tels sujets a conduit à la création d’un poste de vice-présidence de la FIEEC pour amplifier notre capacité à peser collectivement et plus utilement sur les multiples enjeux liés aux biens de consommation durables ou techniques.
L
E« c »
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ommunicationCommuniqué de Presse de la Fédération - 20/02/1997
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LES ANNÉES 2000 : LA MONTÉE EN PUISSANCE SUR LA STRATÉGIE INDUSTRIELLE
Au début des années 2000, la Fédération développe fortement son rôle de catalyseur des grandes réflexions stratégiques au sein de la profession. Celles-ci sont plus particulièrement appréhendées et développées au cours de grands séminaires et déclinées sous forme de rapports destinés à être communiqués largement auprès des décideurs publics et autres partenaires de la profession.
Ces réflexions font apparaître une vision forte autour de grands programmes sociétaux, dans la foulée de la crise des télécoms tout d’abord. Sous l’impulsion de Pierre Gattaz, la filière électronique et numérique (FIEN) voit dès lors le jour et devient force de propositions pour la profession. Cette dynamique engendre la publication de plusieurs rapports avant-gardistes, notamment un livre blanc et un livre bleu sur les grandes actions et programmes structurants à mettre en place.
C’est ainsi que sont - déjà à l’époque - mis sur la table les prémices des grands marchés d’avenir concernant l’efficacité énergétique, la domotique, la voiture intelligente et sécurisée, l’identité numérique etc.
Le rapport de Jean-Louis Beffa vient par la suite amplifier cette prise de conscience collective sur la nécessité de lancer des grands programmes d’avenir
structurants, aujourd’hui appréhendés dans le cadre des plans de la Nouvelle France Industrielle.
Cette force de proposition de la profession s’est ensuite progressivement et plus fortement affirmée dans le courant des années 2000 avec la rédaction d’un ouvrage de référence sur la stratégie industrielle à mettre en œuvre pour atteindre les marchés du futur, identifiés comme étant ceux qui répondent le plus directement aux besoins sociétaux.
Ce document stratégique propose de mettre en adéquation les grands programmes précédemment évoqués et les défis que notre société doit relever. En d’autres termes, il s’agit de mettre les solutions offertes par la profession au service des citoyens, des entreprises et de l’Etat.
Ce rapport fait suite à une commande du Ministre chargé des entreprises et du commerce extérieur de l’époque,
Hervé Novelli et vise à identifier les marchés porteurs de demain ainsi que les conditions nécessaires du succès au regard des spécificités du secteur.
Rapport FIEEC - Une Stratégie Industrielle pour les marchés du futur - 2008
Publié en juin 2008, ce rapport est remis au nouveau Ministre de l’Industrie et de la Consommation, Luc Chatel, à l’hôtel de Castries par Pierre Gattaz et une délégation de chefs d’entreprise de la profession.
Cette action vient ancrer le début d’une dynamique qui marque le positionnement de la profession comme une industrie structurante pour le pays au service de la conquête de marchés d’avenir en réponse aux besoins sociétaux du moment.
C’est dans ce cadre que plusieurs actions et rapports sont ensuite progressivement élaborés.
Cette montée en puissance des actions prospectives s’est en effet poursuivie sur le plan national et sur la scène européenne avec la publication de nombreuses réflexions visant à irriguer la sphère publique et institutionnelle des propositions et de la vision de toute une profession.
Cette période coïncide également avec le lancement des Etats généraux de l’Industrie, du Grand Emprunt et de plusieurs groupes de travail qui donneront ensuite naissance à la conférence, puis le Conseil National de l’Industrie (CNI) et ses Comités Stratégiques de Filière (CSF).
La FIEEC a pesé dans ce cadre en irrigant la plupart de ces instances de réflexions en partenariat avec l’État et les syndicats de salariés de plusieurs rapports déclinant et approfondissant la réflexion stratégique menée.
Remise du Rapport Stratégique - Une Stratégie Industrielle pour les marchés du futur à M. Luc CHATEL
Hôtel de Castries - Juillet 2008
Lettre de commande de Hervé NOVELLI, Ministre chargé des entreprises
et du commerce extérieur
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Le rapport du groupe de travail industrie des TIC, présidé par la FIEEC pose ainsi les bases de la numérisation de l’industrie et de l’économie en général en vue de développer sur l’ensemble du territoire national des écosystèmes numériques associant technologies, services et usages, d’excellence mondiale, différenciateurs (éco-responsables, sécurisés, innovants) au service des citoyens, des administrations et des entreprises.
Les STIC (Services et Technologies de l’Information et de la Communication) sont alors considérés comme le fondement de la compétitivité globale de l’ensemble du tissu économique, industriel ou de service, et l’un des moteurs puissants d’évolution et de croissance durable de notre société, soucieuse de son impact sur l’environnement.
La profession se positionne résolument sur la majorité des sujets porteurs pour le secteur en proposant par exemple un plan de conquête pour les industries à valeur ajoutée technologique.
Les actions plus récentes sont également venues peser dans les échéances électorales présidentielles avec l’élaboration d’un document sur « Le Temps de l’Ambition » …
…puis sur les élections législatives dans le cadre d’un projet dédié au
« Temps de l’Action » et venant souligner le rôle central de l’industrie pour la croissance et l’emploi ainsi que la nécessité de passer des paroles aux actes dans le cadre d’un appel à la mobilisation collective des entreprises de la profession sur les principaux thèmes majeurs du secteur : marchés du futur, innovation, financement, europe, attractivité de la profession, réglementation, normalisation, ancrage territorial, contrefaçon, non-conformité, exportation, écosystème de
croissance et bien évidemment l’environnement et le développement durable.
Ces réflexions prospectives se poursuivent et la profession demeure force de propositions auprès de ses interlocuteurs grâce à une nouvelle vision de développement des marchés.
(cf Partie 6 - Les Industries Électrotechnologiques aujourd’hui et demain).
u
nE profEssion proactivE dans LE débat nationaLC’est en octobre 2011 que la question importante du financement des entreprises de la profession trouve une réponse opérationnelle. En ce domaine, un Fonds d’Investissement pour les Industries Électriques, Électroniques et de Communication est créé en présence du Ministre de l’Industrie. C’est la première fois qu’une Fédération et plusieurs de ses syndicats (GFIE, IGNES, SIMTEC, SYCABEL) s’engagent dans une telle opération au côté de grands réseaux bancaires (Crédit Agricole et Banques Populaires) de la BPI, d’organismes tels que Médéric, AG2R, Apicil et d’autres partenaires tels
l’UIMM, et l’UDIMEC.
Ce fonds de capital-développement doté de 45 millions d’euros est au service des entreprises des secteurs couverts par la FIEEC. A ce jour, plusieurs entreprises ont bénéficié de financements en fonds propres et quasi fonds propres. Le fonds a investi plus de 20 millions dans les secteurs les plus divers tels le câble de bobinage, les équipements de production de circuits imprimés, la domotique, la machine-outil. Le FIMIEEC est un partenaire actif des sociétés et participe à leur gouvernance.
Lancement du FIMIEEC en présence d’Eric BESSON, Ministre de l’industrie et du numérique
LE FIMIEEC
en pratique
Initié par la FIEEC et créé en 2011 sous l’impulsion de Joseph PUZO, le Prix de la recherche appliqué a pour objectif de rapprocher deux mondes encore trop éloignés : celui des chercheurs académiques et celui des PME-ETI. Trois prix sont remis chaque année
afin de récompenser un chercheur dans le cadre d’une « recherche appliquée » qui se traduit comme un travail de recherche dans le domaine électrique, électronique et de communication effectué sur le territoire français dans une PME-ETI générant ainsi des emplois qualifiés. L’innovation occupe en effet une place centrale pour les entreprises de l’industrie électrique, électronique et de communication (1/3 des dépenses de R&D de toute l’industrie). Les efforts de R&D de cette industrie entraînent des innovations dans l’ensemble des métiers et contribuent à la réalisation des grands marchés d’avenir.
Le prix est remis en partenariat avec l’association des Instituts Carnot, le Fonds pour l’Innovation dans l’Industrie (F2I), Centrale Supelec, BPIFrance, l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), le Club Rodin, l’entreprise Axon’Cable.
LE PRIX DE LA RECHERCHE APPLIQUÉE
Prix de la Recherche Appliquée Édition 2012
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nE infLuEncE résoLuE au nivEau EuropéEnAu niveau européen, l’articulation est forte avec les propositions de la profession menées sur le plan national.
C’est en juillet 2008 que remonte en effet le premier rapport dit de « haut niveau » sur l’industrie électrique, électronique et de communication qui est rendu public à Bruxelles par Robert Mahler, au titre de l’ORGALIME et Günther Verheugen, alors commissaire européen en charge de l’industrie.
Ce rapport élaboré conjointement entre notre profession et la Commission européenne au sein d’une instance de liaison appelée « Groupe Electra » pointait alors du doigt les principaux marchés d’avenir identifiés par le secteur et tout particulièrement l’efficacité énergétique, mais aussi la mobilité, le vieillissement de la population ou la rénovation des infrastructures.
Cet engagement de notre industrie sur la scène européeenne est ainsi marqué par le Manifeste de l’ORGALIME, remis au Parlement européen en décembre 2012, au Président de la Commission européenne, Manuel Barroso.
Présentation du Rapport Electra 1 Orgalime, Bruxelles Electra 1
L’apport des propositions des industries électriques, électroniques et de communication se poursuit de nouveau à Bruxelles avec la remise d’un second rapport du groupe de haut niveau ELECTRA : « The Smart World ».
Les sujets abordés portent ainsi sur une approche moderne des marchés fondés sur les apports de technologies de la profession : smart grids, smart cities, smart mobility, smart industry, smart buildings, smart homes et smart life (Rapport Electra, The Smart World : Making Europe smarter and more competitive - Solutions proposed by Europe’s electrical enginneering & electronic industries) et plus indirectement dans le cadre des réflexions sur les Key Enabling Technologies (KET).
Cette vision européenne est également marquée par une réflexion
visionnaire afin d’irriguer les décideurs publics et positionner notre profession comme un acteur de référence force de propositions. Ce rapport, publié en 2014, a permis de bien marquer les actions de notre profession auprès des décideurs européens (commission, conseil et parlementaires) lors de leur entrée en fonction.
Technology for the World Manufactured in Europe
VISION PAPER
LA FIEEC ET L’ORGALIME,
DES LIENS FORTS ET HISTORIQU ES
L’histoire d’ORGALIME reflète l’implication constante de notre profession au niveau européen, et ce dès la création de cette organisation dont le nom même porte les traces de l’influence française : Organisme de Liaison des Industries Métalliques Européennes. Sa vocation est à la fois d’assurer une bonne coordination avec les homologues de la Fédération des autres pays membres, mais aussi et surtout de porter la stratégie et les priorités de notre secteur, en partenariat avec les industries mécaniques, directement auprès des instances politiques de l’UE.
Ainsi, depuis sa création, les Présidents de la Fédération ont présidé l’ORGALIME à deux reprises (François de Laage de Meux et Robert Mahler). Les Délégués Généraux de la FIEEC (Jean-Claude Karpelès puis Eric Jourde) ont également dirigé le CEEI (Comité des Industries Électriques et Électroniques au sein d’ORGALIME) ainsi que le Board des Directeurs de l’association.
Cette implication de notre profession avec le soutien des syndicats professionnels et des représentants d’entreprises atteste de la forte valeur ajoutée des travaux pour assurer la nécessaire déclinaison eur
opéenne des priorités de nos secteurs.
Electra 2
40
u
n travaiL dE fond mEné En continuParallèlement aux réflexions stratégiques précédemment évoquées et à leur déclinaison européenne, l’organisation fédérale s’efforce de mettre à disposition des acteurs du secteur des services toujours plus adaptés.
Ainsi, les permanents de la Fédération, organisés en différents services tels que les affaires techniques, juridiques, environnementales ou douanières, maintiennent un contact étroit avec les représentants de la profession pour identifier les sujets prioritaires (notamment à travers les différentes commissions, groupes de travail ou autres plateformes d’échanges).
Ces thématiques, une fois identifiées, sont traitées en fonction des besoins des entreprises de la profession de différentes manières : il peut s’agir d’informer ou d’expliquer, de mener des travaux techniques, de définir des positions communes ou de les rendre publiques et de les porter auprès des différents acteurs politiques ou économiques concernés.
Il peut s’agir aussi d’opérations ponctuelles menées pour répondre à un besoin spécifique exprimé par la profession (par exemple : création du projet « Classe en entreprises » pour renforcer l’attractivité des métiers, ou lancement du FIMIEEC et du F2i pour répondre à des problématiques de financement des entreprises, etc…).
Il s’agit là d’un travail de fond qui constitue le socle de l’action fédérale et permet de faire émerger les complémentarités entre les travaux menés par chacun des syndicats primaires.
Ces différents travaux constituent, dès lors qu’ils sont mis en synergie grâce à l’expression fédérale, une force démultipliée pour notre profession. La Fédération, à travers ses services, commissions ou groupes de travail, constitue ainsi une caisse de résonance pour donner du poids aux priorités de nos industries en s’appuyant sur les expertises techniques de ses syndicats.
Les travaux et grandes lignes d’actions des services sont définis chaque année à l’occasion d’un Séminaire des Présidents des syndicats de la Fédération et font l’objet d’un rapport d’activité, édité chaque année.
La lecture rétrospective des différentes éditions de ces rapports d’activité ainsi que des documents de réflexion stratégique permet de retracer les nombreuses priorités et sujets traités pour assurer la mission fédérale de défense et de promotion des intérêts des industries électriques, électroniques et de communication.
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Les deux organisations professionnelles représentatives des intérêts des « électro-industries », la FIEEC et le ZVEI, ont un périmètre de représentation similaire (industries des équipements et des composants électriques et électronique, biens de consommation, éclairage, …) et partagent de longues dates des synergies fortes sur les principaux sujets touchant la profession.
Les rencontres entre les directeurs et les équipes sont régulières depuis les années 1990 et les échanges, en particulier pour peser dans les orientations européennes, sont ainsi empreints d’une forte volonté d’avancer de concert sur les principaux sujets d’importance et de consensus.
L’élaboration en 2005 d’un mémorandum commun sur la politique industrielle et la compétitivité du secteur a notamment fait le point sur les orientations partagées concernant les nombreuses directives en matière environnementale (ROHS, DEEE, etc.), les synergies en matière de normalisation ou la bonne coordination stratégique sur la scène internationale. Ces rapprochements se sont également déclinés à l’occasion de l’invitation du Président de la FIEEC, Robert MAHLER, devant le board du ZVEI ou encore lors de l’élaboration des orientations du groupe de haut niveau ELECTRA et de manière plus générale dans le cadre de l’ORGALIME, notamment lorsque le Président de la FIEEC prit la suite du Président du ZVEI à la tête de notre organisation européenne.
Ces Assises ont concrétisé le partenariat entre les deux organisations du ZVEI et de la FIEEC par la signature d’une déclaration commune. Celle-ci reprend les principaux messages partagés liés à la nécessité d’une stratégie industrielle européenne résolue et axée sur les marchés du futur, une réglementation adaptée à nos secteurs, le volet stratégique de la normalisation ou encore la sécurisation des approvisionnements stratégiques.
Ce partenariat franco-allemand fut plus particulièrement consacré lors d’Assises nationales de la profession. Elles se sont tenues le 30 juin 2011 à l’Assemblée nationale sous le haut patronage et en présence du Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, du Ministre fédéral de l’économie et de la technologie, Jochen Homann, de Pierre Gattaz et de plus de 300 industriels de nos secteurs, et ont permis d’échanger sur le thème « Les industries électriques, électroniques et de communication au cœur des enjeux de demain ».
Officialisation du partenariat franco-allemand en clôture des Assises FIEEC 2011 - Pierre GATTAZ et Klaus MITTELBACH
ZOOM SUR
LE PARTENARIAT FRANCO-ALLEMAND
Assises FIEEC - ZVEI / Salle des Fêtes de l’Hôtel de LASSAY - Assemblée Nationale - 30 juin 2011