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N o 1 14 janvier 2021

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Academic year: 2022

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14 janvier 2021

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Let’s innovate together

Le groupe MPS, promoteurs d’innovations pour l’horlogerie,

les dispositifs médicaux, l’orthopédie, la connectique et l’aéronautique, vous présente ses meilleurs voeux pour 2021

MPS Micro Precision Systems AG Ch. du Long-Champ 95

2504 Biel/Bienne, Switzerland T +41 32 344 43 00

[email protected]

www.mpsmicrosystems.com MPS Décolletage SA

Chemin de la Nancoran 1 2738 Court, Suisse T +41 32 491 71 20 [email protected]

www.mpsdecolletage.com MPS Watch

Ch. du Long-Champ 95 2504 Biel/Bienne, Switzerland T +41 32 344 43 00

[email protected] www.mpswatch.com

MPS Precimed SA Ch. du Long-Champ 95 2504 Biel/Bienne, Switzerland T +41 32 344 92 00

[email protected] www.mpsprecimed.com

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Editorial

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arquées par leurs lots de restrictions, les fêtes sont derrière nous et j’espère que, malgré cette situation plus que parti- culière, vous avez pu en profiter pleinement, même si c’était différemment.

Une nouvelle année horlogère démarre et avec elle nous aimerions vous présenter un sujet qui a fait la une en 2020, mais qui reste toutefois d’actualité depuis plus d’un siècle pour une marque horlogère:

l’étanchéité. Depuis 1914, le fondateur de la maison genevoise et ses successeurs n’ont de cesse de créer des garde-temps pouvant résister aux plus grandes profon- deurs. En 1927, attaché au poignet d’une jeune nageuse, une montre qui porte le doux nom de «huître» faisait la traversée de la manche sans prendre une goutte d’eau.

Un autre garde-temps descendra plus tard dans la bien connue fosse des Mariannes, à

quelque 11’000 mètres de profondeur. Lui aussi restera au sec. Cette épopée de l’étan- chéité vous est contée en page 6.

Elles se prénomment Bianca, Carmen, Jes- sica ou encore Grace et enjolivent les poi- gnets de la gent féminine. Reflétant les années disco, le funk ou encore le R&B, cette nouvelle collection scintille de mille couleurs au gré des reflets des pierres pré- cieuses qui la composent. L’emplacement de chaque gemme a nécessité quelque six mois de recherches et de réflexion afin de garantir une magnétique alchimie des tons.

Au cœur de ces pièces bat un mouvement automatique maison doté d’un tourbillon. Mû par un rotor à géométrie variable, ce calibre est une première pour la maison jurassienne.

Malgré leurs tailles imposantes, ces montres se prévalent d’une légèreté absolue. Décou- vertes colorées en page 30.

W

ithin a context of various restrictive measures, the festive period is now behind us and I hope that, despite this extremely unusual situation, you were able to enjoy it to the full, albeit differently.

A new watchmaking year is beginning and we would like to take the opportunity to present a subject that made headlines in 2020, but which has nevertheless remained topical for more than a century for one particular watch brand: water-resistance. Since 1914, the founder of the Geneva-based company and his successors have been constantly creating timepieces that can withstand great depths.

In 1927, attached to the wrist of a young swimmer, a watch named “oyster” crossed the Channel without letting even one drop of water seep in. Another timepiece would later descend into the well-known Mariana Trench,

some 11,000 metres deep. It too remained dry. This saga of water-resistance is told on page 12.

Their names are Bianca, Carmen, Jessica or Grace and they embellish essentially feminine wrists. Reflecting the disco, funk or R&B years, this new collection sparkles with a thousand colours according to the reflections of the precious stones composing it. The exact position of each gem required some six months of research and reflec- tion to ensure a mesmerising alchemy of shades. At the heart of these models beats an in-house tourbillon movement. Driven by a variable-geometry rotor, this calibre is a first for the Jura-based Maison. Despite their imposing size, these watches are incredibly lightweight. Colourful discoveries await on page 34.

Janine Vuilleumier

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Contents

VIE DE LA BRANCHE

18

Piaget The Possesion Collection celebrates its 30th birthday

19

Zenith The Manufacture as a canvas for Felipe Pantone

20

L’Epée 1839 The Diamond

21

Blancpain An extraordinary mission by Laurent Ballesta

22

mb-microtec A recycling station unique in its kind

23

Karsten Frässdorf Ei8ht, or the “Bespoke only” concept

24

Breguet Patron of the National Maritime Museum in Paris

25

Acrotec Group Future takeover on the horizon

27

In brief

NOUVEAUTÉS

38

New models

EN PARALLÈLE

44

JIMH Programme for February 18th

45

Watch industry: workforce numbers down by almost 3%

47

In brief

FOSC

48

FOSC extracts from December 7th to 31st 2020

Impressum

Rédaction / Editorial

Fédération de l’industrie horlogère suisse FH Rue de l’Argent 6, 2502 Biel/Bienne Suisse / Switzerland

Tél. +41 (0)32 328 08 28 [email protected] / www.fhs.swiss Rédactrice en chef / Editor in chief Janine Vuilleumier ([email protected]) Assistants éditoriaux / Editorial Assistants Gabrielle Müller & Florian Blanchard

Publicité / Advertising

Média Marketing Sàrl, Salvatore Suriano Grand-Rue 18, 2036 Cormondrèche Tél. +41 (0)79 445 80 91

[email protected] Impression / Printing W. Gassmann SA

Ch. du Long-Champ 135, 2501 Biel/Bienne Parutions: 18 fois par an

Tirage: 1’400 exemplaires

Publication frequency: 18 times a year Print run: 1,400 copies

Abonnements annuels

»Gratuit pour les membres FH

»Suisse: CHF 280.-

»Europe: CHF 450.-

»Hors Europe: CHF 500.- (y compris port avion) TVA 2,5% non comprise. Pour tous renseignements

ou changements liés aux abonnements, s’adresser à: [email protected]

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Copyright

Les informations contenues dans la Revue FH ne peuvent être reproduites, même partiellement, sans autorisation de la rédaction.

Information contained in the Revue FH cannot be reproduced, even partially, without prior authorisa- tion from the editor.

Exportations horlogères suisses en novembre Swiss watch exports in November

4

S OMM A IRE

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VIE DE LA BRANCHE

18

Piaget La collection Possession a trente ans

19

Zenith La manufacture comme toile pour Felipe Pantone

20

L’Epée 1839 The Diamond

21

Blancpain Mission extraordinaire de Laurent Ballesta

22

mb-microtec Une station de recyclage unique en son genre

23

Karsten Frässdorf Ei8ht ou le concept «Bespoke only»

24

Breguet Mécène du Musée national de la Marine à Paris

25

Groupe Acrotec Futur rachat en vue

26

En bref

NOUVEAUTÉS

38

Nouveautés en bref

Sommaire

Prochaine Revue :

Next edition : 28.01.2021

EN PARALLÈLE

44

JIMH Programme du 18 février prochain

45

Convention patronale Effectifs horlogers en recul de 3%

47

En bref

FOSC

48

Extraits de la FOSC du 7 au 31 décembre 2020

REVUE DE PRESSE

50

Matthias Breschan: «Mon style: rigoureux et humain»

54

Pourquoi Acrotec a choisi le fonds américain Carlyle

55

Philippe Dufour: Discount? No discount!

RM 71-02 Tourbillon Automatique Talisman RM 71-02 Automatic Tourbillon Talisman Rolex et l’étanchéité, un siècle d’histoire

Rolex and water resistance, a century of history

30

6

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Exportations horlogères suisses

Presque à l’équilibre en novembre

Philippe Pegoraro

La baisse affichée par les exportations horlo- gères suisses a progressivement perdu de la vigueur au fil des mois. En novembre, l’équi- libre a presque été atteint, avec une légère diminution de 3,2% par rapport à novembre 2019. Ce résultat s’explique principalement par un retour en force de la Chine, après un mois d’octobre moins dynamique. En onze mois, la Suisse a vu ses exportations horlo- gères reculer de 23,5%.

Les montres bimétalliques se sont dis- tinguées par une évolution positive en novembre, aussi bien en valeur qu’en nombre de pièces. Les garde-temps en acier ont vu leur chiffre d’affaires à l’exportation stagner, tandis que les produits en métaux précieux ont reculé sensiblement. Les volumes ont été affectés par la forte baisse des catégories Autres matières et Autres métaux, ainsi que par la contraction des montres en acier.

Les montres de moins de 200 francs (prix export) ont enregistré une baisse marquée, particulièrement en nombre de pièces. En valeur, la gamme 200-500 francs s’est située dans la moyenne, tout comme les garde- temps de plus de 3’000 francs. Ces derniers ont vu leur nombre de pièces augmenter par rapport à 2019, pour la première fois depuis février. La gamme 500-3’000 quant à elle a affiché le même niveau qu’il y a une année.

Comme de juin à septembre, l’atténuation de la baisse au niveau mondial en novembre a surtout été due à la très forte croissance affichée par la Chine (+69,5%), suite à une accalmie temporaire en octobre (+15,1%

tout de même). Plus du tiers des principaux débouchés directs des exportations horlo- gères a toutefois aussi présenté une évolu- tion positive, contribuant à adoucir un peu la tendance baissière. Parmi eux, le Royaume- Uni (+21,8%), Taïwan (+18,5%) ou la Russie (+36,3%) se sont distingués par une pro- gression soutenue. A l’inverse, d’autres mar- chés importants ont continué de subir des replis plus ou moins francs, à l’instar des Etats-Unis (-2,8%), de Hong Kong (-14,0%

malgré un effet de base très favorable), de

l’Allemagne (-1,1%), de Singapour (-31,9%), des Emirats arabes unis (-3,7%), de l’Italie (-27,8%) ou de la France (-29,0%). O

Watch exports almost return to equilibrium in November

Philippe Pegoraro

The decline in Swiss watch exports has grad- ually slowed over the last few months. They almost reached equilibrium during Novem- ber, with a slight fall of 3.2%, compared with November 2019. This performance can be mainly explained by China’s return to strength, following a less dynamic Octo- ber. Over 11 months, Switzerland has seen a 23.5% decline in its watch exports.

Bi-metal watches stood out in November, with positive trends in both value and the number of items. Export turnover for steel watches remained steady, while products made from precious metals declined sig- nificantly. Volumes were affected by a sharp decline in the Other materials and Other met- als categories, as well as by the contraction in the field of steel watches.

Watches priced at less than 200 francs (export price) saw a marked decline, par- ticularly in the number of items. Perfor- mance by value in the 200-500 francs range was average, with watches priced at over

3,000 francs in a similar position. The lat- ter saw an increase in the number of items compared with 2019, for the first time since February. The 500-3,000 francs range remained at the same level as a year ago.

As in the period from June to September, the less steep decline at the global level in November was mainly due to the very strong performance posted by China (+69.5%), fol- lowing a temporary lull in October (though still with +15.1% growth). Over a third of the main direct markets for watch exports also saw an upswing, however, helping to soften the downward trend to some extent. Among them, the United Kingdom (+21.8%), Tai- wan (+18.5%) and Russia (+36.3%) were notable for steady growth. Conversely, other key markets continued to see more or less sharp declines, including the United States (-2.8%), Hong Kong (-14.0% in spite of a highly favourable base effect), Germany (-1.1%), Singapore (-31.9%), the United Arab Emirates (-3.7%), Italy (-27.8%) and France (-29.0%). O

Exportations horlogères par marché et variation par rapport à novembre 2019 / Watch exports by market and variation compared with November 2019

-29,0%

-27,8%

-3,7%

-31,9%

-1,1%

+21,8%

+2,4%

-14,0%

-2,8%

+69,5%

0 50 100 150 200 250 300 350

France Italie Emirats arabes unis Singapour Allemagne Royaume-Uni Japon Hong Kong Etats-Unis Chine

Mios de CHF

IN FO S F H

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Prix du coffret:

CHF 2’800 HT*

Prix du coffret avec reprise d’un ancien coffret:

CHF 2’300 HT*

*Le rabais accordé aux abonnés NIHS actuels s’applique à ces offres.

Prix du coffret:

CHF 2’800 HT*

Prix du coffret avec reprise d’un ancien coffret:

CHF 2’300 HT*

Témoins de couleurs d’alliages d’or 0N à 6N

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Rolex et l’étanchéité: le plus grand défi de H. Wilsdorf aujourd’hui encore d’actualité

Destinée au monde des profondeurs, la collection Oyster Perpetual concentre un siècle de recherche et de développement, qui a abouti sur une nouvelle génération de garde-temps dévoilée cette année. Récit d’une histoire hors du commun.

Une recherche fructueuse

Au début du 20e siècle, la montre de poche est l’instrument le plus courant pour avoir l’heure à portée de main. Hans Wilsdorf, qui débute sa carrière en 1900 en travaillant pour une maison horlogère installée à La Chaux- de-Fonds, observe l’évolution des modes de vie qui s’opère à cette époque, notamment l’avènement des sports et des loisirs. L’homme, qui fondera la marque Rolex quelques années plus tard, comprend rapidement que les montres de poche, qui se gardent à l’abri dans le repli d’un vêtement, ne sont pas adaptées à ces nouveaux usages. Cet entrepreneur vision- naire se décide alors à créer des montres à porter au poignet et qui, fiables et précises, pourraient accompagner leurs propriétaires dans ces nouveaux modes de vie.

L’un des plus grands défis de Hans Wils- dorf est de trouver une solution pour pro- téger les montres des risques que repré- sentent la poussière ou l’humidité qui, en

s’infiltrant à l’intérieur du boîtier, peuvent provoquer respectivement encrassement et oxydation. Dans une lettre, en 1914, il partage sa volonté avec la maison Aegler

- qui deviendra par la suite la Manufacture des Montres Rolex SA -, à Bienne: «Il faut trouver le moyen de créer un bracelet-boîte imperméable.»

Rolex commercialise en 1922 la Submarine.

Cette montre est fixée par une charnière à l’intérieur d’un second boîtier rendu étanche grâce à une lunette, surmontée de la glace, vissée sur la carrure. Toute manipulation de la couronne - nécessaire au remontage du mouvement ou à la mise à l’heure de la montre - implique l’ouverture du boîtier externe. La Submarine marque la première étape des recherches de Hans Wilsdorf afin de créer un boîtier de montre complètement étanche et facile d’utilisation.

Fruit de ces recherches, le boîtier Oyster est breveté quatre ans plus tard, en 1926.

Rendu totalement hermétique grâce à un système de lunette, de fond et de couronne de remontoir vissés sur la carrure, il protège l’intérieur de la montre des agressions exté- rieures. Hans Wilsdorf choisit de nommer Hans Wilsdorf

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cette montre, tout comme son boîtier «Oys- ter» («huître» en anglais), en raison du fait

«qu’à l’instar d’une huître elle peut vivre dans l’eau un temps illimité sans subir aucun dom- mage dans son organisme.» Cette invention représente une avancée majeure dans l’his- toire de l’horlogerie.

L’année suivante, pour promouvoir les qua- lités exceptionnelles de la montre Oyster, Hans Wilsdorf opte pour une façon de faire inédite et originale pour l’époque. Lorsqu’il apprend qu’une jeune secrétaire nommée Mercedes Gleitze, de Brighton, en Grande- Bretagne, s’apprête à traverser la Manche à la nage et deviendrait en cas de succès la première Britannique à réussir cet exploit, il lui demande d’emporter une Oyster pour démontrer sa parfaite étanchéité. A l’issue de cette nage exténuante dans les eaux glaciales de la Manche, un journaliste du quotidien britannique The Times écrit:

«Mlle Gleitze a emporté une petite montre en or qui a parfaitement fonctionné durant tout le temps passé sous l’eau.»

Le boîtier Oyster, une conception révolutionnaire

Parfaitement hermétique, le boîtier Oyster est emblématique des montres Rolex. Bre- veté en 1926, il est composé d’une lunette, d’un fond et d’une couronne de remontoir vissés sur la carrure. Au fil du temps, ces éléments connaissent des évolutions dont le but est de renforcer encore l’étanchéité de la montre et de répondre aux besoins des plongeurs à mesure que le matériel et les techniques de plongée leur permettent de descendre à des profondeurs toujours plus importantes.

La lunette

La lunette du boîtier Oyster originel est cannelée afin qu’elle puisse être vissée sur la carrure à l’aide d’un outil exclusif à la marque. Par la suite, l’architecture du boîtier Oyster évolue pour gagner en robus- tesse et en fiabilité. Les modifications tech- niques apportées au boîtier rendent pos- sible également l’intégration d’une lunette tournante, notamment sur les montres de plongée.

Le fond

Le fond du boîtier Oyster est bordé de fines cannelures - c’est toujours le cas aujourd’hui -, ce qui permet de le visser hermétiquement sur la carrure. Sur les montres de plongée actuelles, le fond est réalisé, suivant le modèle ou la déclinaison, en acier Oystersteel, en or 18 carats ou en alliage de titane.

La couronne

Le boîtier Oyster d’origine comporte une cou- ronne vissée sur la carrure. En 1953, Rolex présente la couronne Twinlock, qui intègre un système breveté constitué de deux zones d’étanchéité. Le principe est perfectionné en 1970: la couronne de remontoir Triplock, avec une zone d’étanchéité supplémentaire, confère une sécurité renforcée aux montres de la marque qui en bénéficient, parmi les- quelles ses modèles destinés à la plongée.

Quelques mètres sous la surface de la mer

Tout comme l’invention par Rolex d’un boîtier étanche est motivée par l’évolution des modes de vie, la mise au point et la fabrication de montres-bracelets destinées à la plongée

sous-marine répondent aux besoins des pro- fessionnels de cette discipline. En 1953, la marque dévoile ainsi la Submariner, première montre-bracelet de plongée garantie étanche jusqu’à 100 mètres de profondeur. Cette montre est munie d’une lunette tournante avec un disque gradué qui permet aux plongeurs de surveiller le temps passé sous l’eau, ce qui les aide dans la gestion de leurs réserves

L’Oyster est la première montre-bracelet étanche au monde grâce à son boîtier du même nom, parfaitement hermétique (1922) / The Oyster was the world’s first waterproof wristwatch thanks to its hermetic Oyster case (1922)

Submariner: première montre-bracelet de plongée étanche jusqu’à 100 mètres / Submariner, the first divers’ wristwatch water- proof to a depth of 100 metres (330 feet)

»

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de gaz respiratoires. La sécurité du boîtier Oyster a été renforcée grâce à une couronne de remontoir améliorée. Nommée Twinlock, cette couronne vissée est dotée de deux zones d’étanchéité. Le principe sera encore perfec- tionné en 1970 avec l’ajout d’une zone d’étan- chéité supplémentaire et donnera le jour à la couronne de remontoir Triplock. Les aiguilles et les index sont quant à eux recouverts de matière luminescente, ce qui rend possible la lecture de l’heure dans la pénombre sous- marine. Rolex relève par la suite d’autres défis techniques, de façon à rendre la Submariner étanche jusqu’à 200 mètres en 1954 puis jusqu’à 300 mètres en 1989. La version avec fonction date, présentée en 1969, sera elle étanche jusqu’à 300 mètres dès 1979.

Rolex est l’une des premières marques à accompagner des personnalités d’exception dans leurs exploits, consciente que cette démarche sera bénéfique pour les deux parties. Collaborant avec des explorateurs, notamment en équipant leurs expéditions de montres Oyster, Hans Wilsdorf voit le monde comme un laboratoire à ciel ouvert. Afin d’éprouver la fiabilité de ses montres, Rolex les fait donc porter par des plongeurs profes- sionnels lors de leurs missions. La marque recueille aussi leurs impressions et sugges- tions d’améliorations ergonomiques ou tech- niques. Cette démarche fait alors intégrale- ment partie du processus de mise au point de Rolex. La marque a choisi de collaborer, entre autres, avec le photographe sous-marin, ingénieur et explorateur français Dimitri Rebi- koff pour tester la Submariner.

En cinq mois, celui-ci n’effectue pas moins de 132 missions de plongée avec un exemplaire de cette montre, qui l’amènent à des profon- deurs comprises entre 12 et 60 mètres. Le rap- port qu’il fournit est très positif: «Cette montre a non seulement donné toute satisfaction dans des conditions de plongée extrêmement dures et particulièrement meurtrières pour le matériel utilisé, mais aussi elle s’est révélée un auxiliaire indispensable pour toute plongée en scaphandre autonome.» Dimitri Rebikoff relève particulièrement l’utilité de la lunette tournante graduée, qui contribue largement à la sécurité des plongeurs, car elle leur permet de surveil- ler le temps passé sous l’eau. Il souligne éga- lement la robustesse de la montre, qui a subi plusieurs chocs et passé un nombre considé- rable d’heures dans l’eau de mer.

Un aperçu des abysses

Certains projets scientifiques et expéditions menés en milieu sous-marin se présentent également comme des occasions idéales pour Rolex de tester ses montres en condi- tions réelles. C’est l’une des raisons pour lesquelles la marque se joint en 1960 à l’ex- pédition de l’océanographe suisse Jacques Piccard et du lieutenant de la marine amé- ricaine Don Walsh. Le 23 janvier, à bord du bathyscaphe Trieste - conçu par le père de Jacques, le physicien et explorateur suisse Auguste Piccard, avec qui Rolex entretient des relations depuis le début des années 1950 -, Jacques Piccard et Don Walsh réa- lisent l’exploit de descendre dans la partie la plus profonde des océans, la fosse des Mariannes, située dans l’océan Pacifique.

A l’extérieur du submersible est accrochée une montre Rolex expérimentale nommée Deep Sea Special, qui accompagne les deux hommes jusqu’à la profondeur extrême de 10’916 mètres. La glace de cette montre est d’une forme proche d’une demi-sphère

de façon à pouvoir supporter la pression colossale qui s’exerce sur elle à cette pro- fondeur. Lorsque le Trieste refait surface après environ huit heures et demie de plon- gée, la montre est en parfait état de marche, ce qui valide les choix techniques faits par la marque lors de sa conception. Une telle expédition ne sera pas réitérée avant plu- sieurs dizaines d’années.

La montre des habitants de la mer

Au cours des années 1960, des techniques rendant possibles des plongées de longue durée à des profondeurs toujours plus importantes sont développées. Parmi ces nouvelles méthodes, destinées aux profes- sionnels à l’œuvre sur des infrastructures sous-marines par exemple, la plongée dite

«en saturation» permet des séjours sous- marins de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, en déjouant les effets néfastes de la pression sur le corps humain. Cette méthode, qui implique le recours à des mélanges respiratoires spéciaux contenant une grande proportion d’hélium, consiste à maintenir les plongeurs dans un environne- ment où la pression est équivalente à celle qui règne à la profondeur à laquelle ils tra- vaillent. Pour ce faire, ces derniers résident plusieurs jours ou semaines d’affilée dans un habitat pressurisé - un caisson hyperbare -, depuis lequel ils effectuent leurs plongées.

Ils n’ont ainsi besoin de se soumettre qu’à un seul processus de décompression, en toute fin de mission. En fonction du temps passé sous l’eau et de la profondeur atteinte, celui-ci peut cependant durer de quelques dizaines d’heures à plusieurs jours.

Dans les caissons hyperbares, les montres portées par les plongeurs se remplissent progressivement d’hélium, gaz aux atomes si fins qu’ils passent au travers des joints d’étanchéité. Lors du processus de décom- pression, l’hélium reste prisonnier du boîtier, ce qui risque de générer une surpression importante - la pression à l’intérieur de la montre ne s’égalisant pas assez rapide- ment avec celle qui règne dans le caisson -, phénomène qui peut endommager la montre et même désassembler la glace. En 1967, Rolex protège par un brevet la valve à hélium, une soupape de sécurité qui s’active La montre expérimentale Deep Sea Spe-

cial a supporté la pression colossale qui règne à presque 11’000 mètres de profon- deur (1960) / The experimental Deep Sea Special watch successfully endured the colossal pressure that reigns at a depth of almost 11,000 metres (36,100 feet)

»

V IE D E L A B R A N C H E

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automatiquement lorsque la pression interne du boîtier est trop élevée, de façon à laisser s’échapper le surplus de gaz.

La même année, Rolex lance la Sea-Dweller - soit «habitant de la mer» en anglais -, montre de plongée garantie étanche jusqu’à 610 mètres de profondeur, puis jusqu’à 1’220 mètres dès 1978. Dotée de la valve à hélium, elle est l’ins- trument idéal pour les plongeurs en saturation,

véritables explorateurs et pionniers des grands fonds. C’est ainsi naturellement que la marque s’associe au projet scientifique d’habitat sous- marin Tektite, mené en 1969, au cours duquel quatre aquanautes passent cinquante-huit jours sous la surface. Ils sont équipés de montres Rolex. L’année suivante, dans le cadre de Tek- tite II, Sylvia Earle dirige une mission exclusive- ment féminine. Biologiste marine, Témoignage Rolex depuis 1982 et exploratrice en résidence

de la National Geographic Society à partir de 1999, elle porte une montre Rolex lors de cette mission, au cours de laquelle des scienti- fiques séjournent une quinzaine de jours dans un habitat sous-marin.

En 1967, Rolex initie un partenariat avec la société HYCO (International Hydrodyna- mics Company), une entreprise canadienne spécialisée dans le développement de sous-marins. Dans le cadre de cette colla- boration, Rolex fixe des exemplaires de la Sea- Dweller à l’extérieur de submersibles de HYCO lors de différentes missions. Au terme d’une plongée d’environ quatre heures à 411 mètres de profondeur, HYCO fait part à Rolex de sa conclusion quant aux performances de la Sea- Dweller: «La montre a fonctionné à merveille durant toutes les phases de test.»

En 1971, Rolex officialise son partenariat avec la Comex (Compagnie maritime d’expertises).

Cette société française, basée à Marseille et spécialisée dans l’ingénierie sous-marine, s’engage à équiper ses plongeurs de montres Rolex et à fournir régulièrement à la marque des rapports sur les performances de celles- ci afin qu’elle puisse améliorer encore leur fia- bilité et perfectionner leurs fonctionnalités. En parallèle de ses interventions sur des sites en mer, la Comex mène aussi des expériences scientifiques dans le but de développer de nouvelles technologies utiles à ses activités.

Elle met notamment au point des caissons hyperbares dans lesquels est reproduite la pression régnant à des profondeurs aux- quelles les plongées sont très contraignantes pour les humains et pour le matériel. En 1988, la Comex organise l’expédition Hydra VIII, au cours de laquelle six scaphandriers plongent en saturation à 534 mètres de profondeur - record du monde de plongée en pleine mer, inégalé à ce jour. Tous sont équipés de montres Sea-Dweller. Quelques années plus tard, en 1992, a lieu l’expérience Hydra X - une plongée en caisson d’une durée de quarante-trois jours qui permet à un plon- geur de la Comex d’atteindre la profondeur simulée de 701 mètres. Il porte une montre Sea-Dweller.

Les grandes profondeurs

Rolex continue à défier la pression sous- marine en perfectionnant continuellement Mise à l’eau de Pisces V au début des années 1970 / Launch of Pisces V in the early 1970s

Des montres Rolex sont fixées à l’extérieur des submersibles de HYCO / Rolex watches

were attached to the exterior of HYCO submersibles »

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ses montres. En 2008, la marque présente ainsi la Rolex Deepsea, qui bénéficie d’une architecture de boîtier brevetée lui confé- rant une résistance à la pression régnant à 3’900 mètres de profondeur: le système Ringlock. Celui-ci combine une glace saphir légèrement bombée, un anneau de com- pression en acier enrichi à l’azote et un fond en alliage de titane. La lunette tournante uni- directionnelle de la Rolex Deepsea est munie d’un disque Cerachrom gradué 60 minutes en céramique noire grâce auquel les plon- geurs peuvent lire leur temps d’immersion en toute sécurité. Les propriétés de cette céramique de haute technologie permettent d’obtenir un disque de lunette particulière- ment solide, pratiquement inrayable et dont la couleur, insensible aux rayons ultraviolets, reste stable au fil du temps. Cette montre de plongée extrême est en outre équipée d’une autre invention exclusive, rendant la lecture de l’heure plus aisée: l’affichage Chroma- light. Une matière luminescente innovante est appliquée sur les aiguilles, les index et le chaton de la lunette tournante. Celle-ci émet une lueur bleue sur une durée pratiquement doublée par rapport à une matière phospho- rescente classique et offre une plus grande régularité sur la période d’émission.

Les modèles de Rolex destinés à la plon- gée sont, conformément à la norme relative aux montres de ce type, tous éprouvés à une profondeur supérieure de 25% à celle à laquelle ils sont garantis étanches. C’est pourquoi les tests en laboratoire soumettent la Rolex Deepsea à la pression exercée à 4’875 mètres de profondeur - elle est en effet garantie étanche jusqu’à 3’900 mètres - dans une cuve hyperbare développée conjointement par Rolex et la Comex.

La Rolex Deepsea a inspiré le modèle expérimental Rolex Deepsea Challenge qui, en 2012, est fixé au bras du submer- sible avec lequel l’explorateur et réalisateur James Cameron descend, le 26 mars, où les derniers à s’être rendus étaient Jacques Piccard et Don Walsh en 1960: la fosse des Mariannes. Cette montre, garantie étanche jusqu’à la profondeur extrême de 12’000 mètres, comporte toutes les inno- vations techniques de la marque en matière d’étanchéité et a été soumise avec succès à la pression exercée à -15’000 mètres lors des phases de test. A cette profon- deur, l’anneau central du système Ringlock subit une contrainte équivalente à un poids de 20 tonnes.

Nouvelle génération

En 2020, Rolex a présenté la nouvelle géné- ration de son Oyster Perpetual Submariner et de son Oyster Perpetual Submariner Date.

Ces deux montres arborent désormais un boî- tier redessiné et légèrement élargi à 41 mm de diamètre ainsi qu’un bracelet aux propor- tions revisitées. La Submariner est équipée du calibre 3230, dévoilé par la marque cette année, et la Submariner Date du calibre 3235, mouvement qui dispose de la fonction date en plus de l’heure et qui est introduit dans la gamme Submariner pour la première fois.

Fidèle à l’esthétique historique du modèle, la nouvelle Submariner, en acier Oysters- teel, s’habille de noir sur son cadran et sur sa lunette tournante avec disque Cerachrom.

Parmi les nouvelles déclinaisons de la Sub- mariner Date, deux se démarquent par une configuration esthétique particulière: le cadran et la lunette tournante avec disque Cerachrom revêtent des couleurs différentes.

La première - en acier Oystersteel - associe ainsi un cadran noir à une lunette verte tandis que la seconde - en or gris 18 carats - réunit un cadran noir et une lunette bleue. O

James Cameron à l’issue de sa plongée au fond de la fosse des Mariannes / James Cameron after his dive to the bottom of the Mariana Trench

L’esthétique de la nouvelle Submariner est fidèle aux codes de la pièce originelle / The new Submariner’s aesthetics are faithful to the codes of the original

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Rolex and water resistance: Hans Wilsdorf’s greatest challenge remains as relevant as ever

Aimed at the world of the deep, the Oyster Perpetual collection is the culmination of a cen- tury of research and development that has culminated in a new generation of timepieces unveiled this year. The story of an extraordinary story.

Watertight work

At the beginning of the 20th century, the pocket watch was the most common and practical way for people to tell the time.

Hans Wilsdorf, who began his career in 1900 working for a watch company in La Chaux-de-Fonds, observed how lifestyles were changing and particularly the rise in popularity of sports and outdoor pursuits.

The man who was to found Rolex a few years later realised that pocket watches, which had to be protected within the folds of clothing, were not suited to these new kinds of use. An enterprising man of vision, he decided he would create watches to be worn on the wrist that their owners could count on for reliability and accuracy in their modern, active lives.

One of the main challenges facing Hans Wils- dorf was to find a way to protect the watches from dust and moisture, which can cause clogging or oxidisation if they find their way inside the case. In a letter in 1914, he spoke

of his intentions to Aegler, the firm in Bienne which would later become the Manufacture des Montres Rolex S.A.: “We must find a way to create a waterproof wristwatch.”

In 1922, Rolex launched the Submarine – a watch attached on a hinge inside a second, outer case, whose bezel and crystal screwed down to make the outer case watertight.

The design of the Submarine required the outer case to be opened to access the winding crown / L’architecture de la Submarine oblige le porteur de la montre à ouvrir le boîtier externe pour actionner la couronne de remontoir

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Accessing the crown – to wind the watch or set the time – required opening the outer case. The Submarine marked the first step in Hans Wilsdorf’s efforts to create a completely sealed watch case that was convenient to use.

The Oyster case, the fruit of these efforts, was patented four years later in 1926. A system of screwing down the bezel, case back and winding crown against the middle case ensured that the case was hermetically sealed and protected the inside of the watch from harmful elements on the outside. Hans Wilsdorf chose to call the watch – as well as its case – the “Oyster” because of the fact that “like an oyster, it can remain an unlimited time underwater without detriment to its parts.” This invention marked a major breakthrough in the history of watchmaking.

To promote the exceptional qualities of his Oyster watch, the following year Hans Wilsdorf decided to do something innovative. Learn- ing that Mercedes Gleitze, a young secretary from Brighton, England, was preparing to swim across the English Channel and, if successful, would become the first British woman ever to achieve this feat, he asked her to carry an Oys- ter with her to demonstrate that the watch was completely waterproof. After Gleitze’s gruelling swim in the bitterly cold waters, a journalist for The Times newspaper reported that she “car- ried a small gold watch, which was found [...]

to have kept good time throughout.”

The Oyster case, a revolutionary design

The perfectly hermetic Oyster case is emblem- atic of Rolex watches. Patented in 1926, it is composed of a bezel, case back and wind- ing crown that screw down against the mid- dle case. These components have under- gone changes over time to further reinforce the watch’s waterproofness and to meet the needs of divers as diving materials and tech- niques developed, allowing them to descend to ever greater depths.

Bezel

The bezel on the original Oyster case was fluted, allowing it to be screwed down onto the middle case using a tool exclusive to

Rolex. In following years, the architecture of the Oyster case evolved to become more robust and reliable. The technical changes brought to the case also made it possible for a rotatable bezel to be fitted, on divers’

watches in particular.

Case back

The back of the Oyster case was edged with fine fluting – as it still is today – enabling it to be screwed down hermetically against the middle case. On the current divers’ watches, depending on the model or version, the case back is made of Oystersteel, 18 ct gold or a titanium alloy.

Crown

The crown on the original Oyster case screwed down onto the middle case. In 1953, Rolex introduced the Twinlock wind- ing crown, which incorporated a patented system with a double seal. The princi- ple was taken a step further in 1970: the Triplock winding crown, comprising an addi- tional sealed zone, reinforced the water- proofness of the watches on which it was fitted – among them its models designed for diving.

Just below the surface

Just as changing lifestyles prompted Rolex to invent a waterproof case, the brand next turned its attention to the design and devel- opment of wristwatches that met the needs of the new deep-sea diving professionals. In 1953, the Submariner was created: the first divers’ wristwatch guaranteed waterproof to a depth of 100 metres (330 feet). Its rotat- able bezel with a graduated insert allowed divers to monitor their time underwater, helping them manage their breathing gas reserves. The security of the Oyster case was enhanced thanks to a new screw-down winding crown with the Twinlock system,

benefitting from two sealed zones. In 1970, the principle was further developed with the introduction of a third sealed zone, and the Triplock winding crown was born. The hands and hour markers were coated with a lumi- nescent material, enabling divers to read the time in the dark conditions underwater. Rolex went on to make further technical advances that rendered the Submariner waterproof to a depth of 200 metres (660 feet) in 1954, and 300 metres (1,000 feet) in 1989. The ver- sion with a date display, introduced in 1969, would be waterproof to a depth of 300 metres (1,000 feet) by 1979.

The British swimmer Mercedes Gleitze was the first Rolex Testimonee (1927) / Mercedes Gleitze, nageuse britannique, est le premier Témoignage Rolex (1927)

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Rolex was one of the first brands to accompany exceptional individuals in their ventures and explorations. Aware of the mutual benefit to both parties and seeing the world as a living laboratory, Hans Wils- dorf equipped them on their expeditions with Oyster watches. To test the reliability of its timepieces, Rolex asked professional divers to wear them on their missions, afterwards gathering impressions and suggestions for ergonomic or technical improvements. This procedure became an integral part of the Rolex development process. Among the peo- ple Rolex worked with to test the Submariner was French underwater photographer, engi- neer and explorer Dimitri Rebikoff.

In testing the watch, over five months Rebikoff carried out 132 dives, which took him to depths of between 12 and 60 metres.

His report was very positive: “We are able to confirm that this watch has not only given entire satisfaction in diving conditions which were extremely tough and particularly dan- gerous for the material used, but that it has proved an indispensable accessory for all diving with independent equipment.”

Rebikoff particularly highlighted the useful- ness of the graduated rotatable bezel, which considerably increases divers’ safety by enabling them to check the amount of time they spend underwater. He also underlined the robustness of the watch, which spent

many hours in seawater and received several impacts in the course of the dives.

A glimpse of the deep

Certain sub-aquatic scientific projects and expeditions also presented ideal opportunities for Rolex to test its watches in real-life con- ditions. In 1960, the brand teamed up with one such project, an expedition led by Swiss oceanographer Jacques Piccard and U.S.

Navy Lieutenant Don Walsh. On January 23rd, on board the bathyscaphe Trieste – designed by Jacques’ father, Auguste Piccard, a Swiss physicist and explorer with whom Rolex had worked since the early 1950s – Piccard and Walsh achieved a feat by descending to the deepest part of the world’s oceans, the Mari- ana Trench in the Pacific Ocean. Affixed to the outside of the submersible was an experimental Rolex watch called the Deep Sea Special, which accompanied the two men to the extreme depth of 10,916 metres (35,814 feet). The domed crystal on this proto- type was designed to withstand the enormous pressure exerted at such a depth. When the Trieste resurfaced after some eight and a half hours under the sea, the watch was found to have kept perfect time, which validated the technical choices made by the brand during its design. It would be decades before any such expedition would be repeated.

A watch for sea dwellers

During the 1960s, techniques were devel- oped that made extended dives possible at ever greater depths. One of these new methods, designed for divers working on undersea infrastructures, for example, was

“saturation” diving. A special mix of breath- ing gases with a high helium content makes it possible for divers to stay under the sea for periods of several days or even weeks, and avoid the toxic effects on the human body of pressure at great depths. It also involves keeping the divers in an environ- ment with a pressure equivalent to that of the water at their working depth. To do this, the divers stay for several days or weeks at a time in a pressurised habitat – a hyperbaric chamber – which they leave only to carry out their dives. It also means that they need only undergo a single decompression process at the very end of the mission. Depending on the time spent underwater and the working depth, decompression can take anywhere up to several days.

In the hyperbaric chambers, the watches worn by the divers gradually fill with helium, a gas with atoms so tiny they can penetrate the waterproof seals. During decompression, this helium remains trapped in the watch case with the attendant risk of creating a Swiss oceanographer Jacques Piccard and U.S. Navy Lieutenant Don Walsh made the first

dive into the Mariana Trench / L’océanographe suisse Jacques Piccard et le lieutenant de la marine américaine Don Walsh sont les premiers à descendre dans la fosse des Mariannes

Sea-Dweller

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pressure differential in relation to the cham- ber. The gas in the watch case is unable to escape as quickly as the external pressure is dropping, which can damage the watch or force the crystal out of the case. In 1967, Rolex patented the helium escape valve, a safety release valve that activates automati- cally when the pressure inside the case is too high, allowing the surplus gas to escape.

That same year, Rolex launched the Sea- Dweller, a divers’ watch guaranteed water- proof to 610 metres (2,000 feet), and to 1,220 metres (4,000 feet) in 1978. Equipped with a helium escape valve, it was the ideal tool for saturation divers, the explorers and pioneers of the deep sea. As a natural pro- gression, the brand partnered with the under- water habitat project Tektite in 1969 for which four aquanauts spent 58 days below the surface. They were equipped with Rolex watches. The following year as part of Tektite II, Sylvia Earle led an all-female mission. The marine biologist – a Rolex Testimonee since 1982 and National Geographic Society Explorer-in-Residence from 1999 – wore a Rolex watch during the two weeks spent working in a sub-aquatic habitat.

In 1967, Rolex began a partnership with HYCO (International Hydrodynamics Com- pany), a Canadian firm specialising in the development of submarines. Rolex Sea- Dweller watches were attached to the outside of HYCO submersibles on various missions.

After one dive of around four hours at a depth of 411 metres (1,350 feet), HYCO sent Rolex its conclusions regarding the Sea-Dweller’s performance: “During all the phases of test- ing the watch performed beautifully.”

In 1971, Rolex formalised its partnership with Comex (Compagnie Maritime d’Expertises).

This French marine-engineering firm based in Marseilles agreed to equip its divers with Rolex watches and report back regularly on the watches’ performance so the brand could further enhance their reliability and functionality. In parallel to its offshore inter- ventions, Comex also conducted tests in view of developing new technologies to assist its operations. Among these were hyperbaric chambers that reproduced the pressure exerted at depth and posed great difficulties for divers and equipment. In 1988, Comex organised the Hydra VIII expedition, during

which six saturation divers descended to 534 metres (1,752 feet), setting a world depth record for open-sea diving that still stands today. All were equipped with Sea- Dweller watches. A few years later, in 1992, for the Hydra X experiment, a Comex diver reached a simulated depth of 701 metres (2,300 feet) in a hyperbaric chamber. For the 43 days of his mission he was wearing a Sea-Dweller watch.

The deepest depths

Rolex continues to defy underwater pressure by never ceasing to perfect its watches. In 2008, the brand presented the Rolex Deep- sea, whose patented case architecture – the Ringlock system – enables it to withstand the pressure at a depth of 3,900 metres (12,800 feet). The system comprises a slightly domed sapphire crystal, a nitrogen- alloyed steel compression ring and a case back made from a titanium alloy. The unidi- rectional rotatable bezel of the Rolex Deep- sea is fitted with a 60-minute graduated black Cerachrom insert that allows divers to safely monitor their immersion time. The properties of this high-tech ceramic produce an insert that is exceptionally strong, virtually scratchproof, and whose colour, unaffected by ultraviolet rays, remains stable over time.

This watch for the extreme depths is also

equipped with another exclusive invention that enhances its legibility: the Chromalight display. An innovative luminescent material emitting a blue glow is applied to the hands, hour markers and the capsule on the bezel.

The luminosity duration is almost double that of a standard phosphorescent mate- rial, and the intensity of the glow is more consistent over the emission time.

In accordance with the standard for this type of watch, all Rolex divers’ watches are tested at their guaranteed waterproof- ness depth plus an additional 25 per cent.

This effectively means that in the labora- tory, within a hyperbaric tank developed jointly by Rolex and Comex, the Rolex Deepsea (which is guaranteed waterproof to 3,900 metres) is subjected to the pres- sure exerted at 4,875 metres deep.

The Rolex Deepsea was the inspiration behind the Rolex Deepsea Challenge, the experimental divers’ watch that, on March 26th 2012, attached to a manipulator arm of the submersible piloted by explorer and film- maker James Cameron, descended to the place last visited by Jacques Piccard and Don Walsh in 1960: the Mariana Trench.

Guaranteed waterproof to the extreme depth of 12,000 metres (39,370 feet), the watch included all of the brand’s technical innova- tions in terms of waterproofness, and, in

The experimental Rolex Deepsea Challenge watch was affixed to the articulated arm of the Deepsea Challenger submersible / Le modèle expérimental Rolex Deepsea Challenge est fixé au bras articulé du submersible Deepsea Challenger

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the test phases, successfully withstood the pressure exerted at 15,000 metres. At this depth, the Ringlock system’s central ring is subjected to a pressure equivalent to a weight of 20 tonnes.

New generation

In 2020, Rolex presented the new gen- eration of its Oyster Perpetual Subma- riner and Oyster Perpetual Submariner Date. Both watches feature a redesigned, slightly larger case of 41 mm and a broader bracelet. The Submariner is equipped with calibre 3230, unveiled by the brand this year, and the Submariner Date incorporates calibre 3235, a movement that includes a date function in addition to the time and is being brought to the Submariner range for the first time. True to the original aesthet- ics of the model, the new Submariner in Oystersteel has a black dial and black rotat- able bezel with Cerachrom insert. Among the new versions of the Submariner Date presented, two special configurations stand out: the dial and the rotatable bezel with Cerachrom insert are different colours. The first combination – in Oystersteel – features a black dial with a green bezel; the second – in 18 ct white gold – a black dial with a

blue bezel. O Submariner (2020)

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Piaget

La collection Possession a trente ans

En 2020, la collection Possession de Piaget a fêté ses trente ans!

Trois décennies emblématiques de joie, de chance et de bonheur.

Possession a été dévoilée pour la première fois en 1990: la collection proposait alors une bague en or jaune dotée d’un anneau tournant central pouvant pivoter et tournoyer sur le doigt, instaurant un geste rituel qui créait un lien spécial entre la bague et sa propriétaire. Trente ans plus tard, Possession continue de séduire aussi bien les hommes que les femmes, les invitant à «se tourner vers l’extraordinaire.»

Les pièces de la collection Possession ont toujours représenté bien plus que de simples bijoux: ce sont de véritables compagnons qui inspirent ceux qui les portent à prendre possession de leur vie et à réaliser leurs rêves. A chaque rotation de ce beau talisman, la magie opère pour apporter chance et bonheur à son propriétaire.

Les bijoux Possession de Piaget ont séduit de nombreuses célébrités.

Eva Longoria, Sienna Miller, Jessica Chastain, Olivia Palermo, Shiva Safai, Hu Ge, Balqees et même la reine Rania de Jordanie ont toutes choisi des pièces de la collection pour leur élégance et leur espièglerie.

Au fil des ans, la collection s’est élargie pour inclure des bracelets, des boucles d’oreilles, des colliers ainsi que des montres, offrant aux hommes et aux femmes des possibilités infinies de jouer avec leur style.

Cette année, la gamme Possession poursuit son invitation à se tour- ner vers l’extraordinaire avec quatre nouvelles créations en or jaune, hommage à la toute première bague ayant initié ce voyage extraordi- naire. Trois bracelets en or jaune édition anniversaire sont proposés ainsi qu’un garde-temps. O

The Possession Collection celebrates its 30

th

birthday

Piaget’s Possession collection turned 30 last year! Thirty iconic years of joy, luck and happiness. Possession was first unveiled in 1990 with a yellow gold ring that featured a central turning band that could be swivelled and twirled on the finger in a ritual gesture that created a special interaction between the ring and its owner. Thirty years on and the Piaget Possession continues appealing to men and women with its invitation to “Turn for Extraordinary”.

Possession has always been so much more than just jewellery; it is a companion that inspires its owners to take possession of their lives and make their dreams come true. With every spin, twist or turn this beauti- ful talisman releases its magic to bring luck and happiness to its owner.

Jewellery from the Possession collection has won over numerous celeb- rities, including Eva Longoria, Sienna Miller, Jessica Chastain, Olivia Palermo, Shiva Safai, Hu Ge, Balqees and even Queen Rania of Jordan who all chose Piaget’s Possession for its elegant and playful nature.

Over the years, the Possession collection has expanded to include bangles, earrings, necklaces, and timepieces, allowing both men and women endless possibilities to play with their style.

This year, the collection continues its invitation to “Turn for Extraor- dinary” with four new creations in yellow gold to commemorate the very first yellow gold Possession ring that started this extraordinary journey. Three anniversary-edition yellow gold bangles and one lim- ited edition timepiece are on offer. O

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Zenith

La manufacture comme toile pour Felipe Pantone

Zenith offre le bâtiment de sa manufacture comme toile à un artiste contemporain, Felipe Pantone. Une première mondiale dans l’uni- vers horloger!

Des graffitis des rues aux peintures murales et aux installations dans des lieux emblématiques du monde entier, l’artiste hispano-argentin a atteint son étoile en devenant l’un des plus brillants talents du monde de l’art contemporain.

En tant qu’artiste ayant grandi à l’aube de la révolution numérique, lorsque le monde physique était en train d’entrer dans une dimension virtuelle naissante, Felipe Pantone a adopté l’approche inverse dans son art en faisant passer des éléments de conception du domaine numérique intangible dans le monde réel. Son travail consiste à aban- donner toute formation académique et toute notion préexistante de l’art afin de créer librement et d’utiliser des outils modernes et non conventionnels pour réaliser sa vision.

Les thèmes évoqués dans l’œuvre de Pantone - allant des peintures aux objets cinétiques interactifs et aux installations publiques mas- sives - sont le dynamisme, la transformation et la révolution numé- rique. Polarisant et ne laissant jamais indifférents les observateurs, le travail de Felipe Pantone est instantanément reconnaissable et convoité par les amateurs d’art et par tous ceux qui ont un œil pour le design radical.

Avec la bâche du bâtiment principal de la manufacture Zenith comme toile, Pantone a conçu une grande pièce couvrant toute la façade selon son style caractéristique, associant un spectre de couleurs sai- sissant avec des graphiques numériques. Cette grande première pour une manufacture horlogère est particulièrement novatrice pour celle dont les locaux sont situés sur le site du Locle, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une telle collaboration entre un horloger his- torique et un artiste contemporain offre un témoignage de l’approche novatrice, audacieuse et originale de la maison horlogère, que tous peuvent ainsi librement admirer. O

The Manufacture as a canvas for Felipe Pantone

Zenith offers its Manufacture building as a canvas to a contemporary artist, Felipe Pantone. A world-first in watchmaking!

From graffiti on the streets to murals and installations in landmark locations across the globe, Argentinian-Spanish artist has reached his star in becoming one of the brightest talents in the world of con- temporary art.

As an artist who grew up during the dawn of the digital revolution, when the physical world was being rendered into the nascent virtual dimen- sion, Felipe Pantone took the opposite approach in his art, bringing design elements from the intangible digital realm into the real world.

His work is all about letting go of all the academic training and pre- existing notions of art, in order to create freely and use modern and unconventional tools in realising his vision. This mirrors Zenith’s own approach, where its rich history and traditional roots have served it

to look ahead and build the future of watchmaking on its own terms.

Themes evoked in Pantone’s work, which ranges from paintings to interactive kinetic objects and massive public installations, include dynamism, transformation and digital revolution. Polarising and never leaving observers indifferent, Felipe Pantone’s work is instantly recognisable and coveted by art-lovers and those with an eye for radical design.

With Zenith Manufacture’s main building’s tarpaulin as a canvas, the artist designed a massive creation covering the entire build- ing’s façade in his signature style, combining a striking range of colours with digital graphics. A first for any watch manufacturer and particularly groundbreaking for one whose premises are on the UNESCO World Heritage Site of Le Locle, this collaboration between a historical watchmaker and contemporary artist is a testament to Zenith’s innovative, daring and out-of-the-box approach for all to admire. O

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L’Epée 1839

The Diamond

A l’occasion d’un évènement organisé à la galerie Art In Time à Monaco, L’Epée et son partenaire The Unnamed Society ont dévoilé le second chapitre - The Diamond - d’une nouvelle catégorie d’objets hyper exclusifs qui redéfinissent l’art du cadeau unique, et porte l’expérience de la créativité, de l’esthétique et du savoir-faire artisanal à un très haut niveau.

C’est une horloge de table inspirée d’un revolver, une forme d’expres- sion singulière pour donner l’heure: elle symbolise à juste titre la préciosité de la vie et la vitesse à laquelle elle peut être volée. Il nous rappelle, sans doute plus clairement, la valeur inestimable qu’il y a à tenir compte de mots simples comme «Carpe diem».

Le sertissage est réalisé par les ateliers Salanitro, référence et leader dans le domaine de la création des sertissages pour la haute horlo- gerie suisse. L’horloge de table totalise 2’518 diamants pour un poids total de 78,26 carats et 21 tailles différentes de pierres. C’est un travail hors norme représentant notamment 140 heures de construc- tion technique et plus de 300 heures de sertissage réalisé par six sertisseurs dans les ateliers situés au cœur de la ville de Genève.

Le serti «esprit neige» utilisé est une technique particulièrement difficile et méticuleuse, à grains piqués, que seuls peu d’artisans maîtrisent sur une aussi large surface tout en conservant une belle et élégante homogénéité. Pour composer ce décor particulièrement raffiné, dont le dégradé sur le canon rappelle la fumée du tir, ils mettent en scène des centaines de diamants, tous taillés brillant, disposés comme aléatoirement, de tailles différentes, en laissant le minimum de métal entre les pierres. Le rendu est très sophistiqué.

Une technique dans les règles de l’art, considérée comme la haute couture du sertissage, qui assure une brillance et un éclat sans pareil.

Elle représente l’une des plus belles manières de sublimer l’esthé- tique d’un objet, mariant sens artistique et excellence de l’exécution.

Quant à la crosse, elle est réalisée en émail-laque noire, une autre technique ancestrale qui nécessite un haut savoir-faire et une maî- trise particulièrement délicate. O

The Diamond

On the occasion of a beautiful event in Monaco at the Art in Time gal- lery, L’Epée and The Unnamed Society unveiled the second chapter – The Diamond – of a new class of hyper-exclusive objects that rede- fine the art of gifting the unique and take the experience of creativity, aesthetics and craftsmanship to a whole new level.

The latest creation is a table clock inspired by a revolver, a singular form of expression for telling the time: it aptly symbolises the pre- ciousness of every moment, the speed at which it can be stolen. It reminds us, more vividly than a conventional clockface possibly could, of the timeless truth in the words “Carpe diem”.

The gemsetting is carried out by the Salanitro workshops, a world reference in this domain and the leader in the creation of various gemsetting options for Swiss Haute Horlogerie. The table clock com- prises 2,518 diamonds totalling 78.26 carats with 21 different sizes of gems. It is an exceptional work representing over 140 hours of production and more than 300 hours of gemsetting by 6 Master Setters in the workshops located at the heart of the city of Geneva.

The “snow spirit” setting applied to The Diamond calls for a particu- larly difficult and meticulous grain gemsetting technique that only few expert setters have mastered to cover such a large surface whilst maintaining a beautiful and elegant homogeneity. To compose this particularly refined snow setting, of which the gradient effect adorning the barrel recalls the lingering smoke after the revolver has been dis- charged, Salanitro’s artisans set hundreds of diamonds, all brilliant- cut and only seemingly arranged at random, of different sizes and with a minimum amount of metal between the stones. The render- ing is very sophisticated and the technique, regarded as the Haute Couture of gemsetting, ensures unparalleled brilliance and sparkle.

The “snow spirit” setting represents one of the most beautiful ways to express the aesthetics of an object, combining a sense of artistry with excellence in terms of execution.

As to the grip, it is made of black lacquer, another ancestral technique that requires particularly delicate mastery and artisanal know-how. O

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Blancpain

Mission extraordinaire de Laurent Ballesta

La biodiversité ne se serait jamais aussi bien portée que depuis qu’on ne la dérange plus. Mais qu’en est-il réellement? Afin de répondre à cette question, Laurent Ballesta et Andromède Océanologie, avec le soutien de Blancpain, ont mené durant le printemps et l’été dernier une mission scientifique portant sur la surveillance de la biodiversité marine du littoral méditerranéen suite à l’arrêt des activités humaines.

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un projet global de deux ans qui permettra, à terme, de recenser et d’analyser l’état de référence de la biodiversité dans les eaux côtières de la Méditerranée française.

Le printemps 2020 a offert des conditions d’étude de la biodiversité marine exceptionnelles en raison du confinement de la population suite à la pandémie de Covid-19. L’arrêt des activités touristiques, sportives et de pêche a eu pour conséquence une réduction à un niveau minimum de la fréquentation humaine du littoral. Laurent Ballesta et Andromède Océanologie ont profité de cette situation sans précédent pour établir des indicateurs de référence sur les sites anthropisés (ports et points forts identifiés), les aires marines protégées et la zone mésophotique (50-100 mètres) grâce à des prélèvements d’ADN environnemental (ADNe) et à des mesures bio- acoustiques. Les valeurs de ces indicateurs seront notamment com- parées à celles des années 2018 et 2019 pour lesquelles des suivis en ADNe sur le littoral méditerranéen avaient été réalisés, notamment dans le cadre de l’expédition scientifique Gombessa V.

Cette mission extraordinaire offrira des données nouvelles sur des écosystèmes pourtant beaucoup étudiés. La comparaison de la situa- tion avant et après confinement fournira des données précieuses quant à l’impact de l’exploitation humaine des zones côtières de la Méditerranée sur la biodiversité. De façon purement empirique, il semble déjà que la nature reprend ses droits lorsque l’humain se retire. Laurent Ballesta a pu observer, durant ces quelques semaines d’expédition, des phénomènes et espèces qu’il avait rarement vus par le passé, comme les champs de nids de picarels, des constructions en forme d’alvéoles réalisées dans le sable par ces petits poissons méditerranéens; ou encore l’ange de mer, un animal à mi-chemin entre le requin et la raie, dont la trace a pu être retrouvée en Corse, alors qu’il avait disparu des côtes méditerranéennes françaises.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des expéditions Gombessa, dont Blancpain est partenaire fondateur depuis 2012. Ces dernières ont pour objectif de favoriser la compréhension des écosystèmes profonds, jusqu’alors inaccessibles et méconnus. A ce jour, le projet a donné lieu à cinq expéditions majeures, ainsi qu’à des missions additionnelles à la Réunion, aux Philippines, en Polynésie et désor- mais en Méditerranée. Laurent Ballesta contribue ainsi largement aux activités du Blancpain Ocean Commitment autour du monde. O

An extraordinary mission by Laurent Ballesta

Biodiversity is thought to be doing better than ever due to the lack of external disturbances. But is that really so? To answer this question,

Laurent Ballesta and Andromède Océanologie, with Blancpain’s support, conducted a scientific mission last spring and summer to monitor the marine biodiversity of the Mediterranean coast fol- lowing the cessation of human activities. This study is part of an overall two-year project that will eventually make it possible to list and analyse the reference state of biodiversity in the coastal waters of the French Mediterranean.

Spring 2020 provided exceptional conditions for studying marine bio- diversity due to the lockdown resulting from the Covid-19 pandemic.

The halt brought to tourist, sporting and fishing activities resulted in human presence on the coastline being reduced to minimum lev- els. Laurent Ballesta and Andromède Océanologie took advantage of this unprecedented situation to establish reference indicators on anthropised sites (ports and other key points), marine protected areas and the mesophotic zone (50-100 metres) thanks to environmental DNA (eDNA) sampling and bioacoustic measurements. The values of these indicators will be compared with those obtained in 2018 and 2019, when eDNA monitoring of the Mediterranean coast was carried out, notably as part of the Gombessa V scientific expedition.

This extraordinary mission will deliver new data on ecosystems that have been extensively studied. Comparison of the situation before and after confinement will provide valuable data regarding the impact on biodiversity of human exploitation of Mediterranean coastal »

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