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TROUVE À MARLY, au bord de la Gérine, tous Ses jeudis de 12 h

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fr

REVUE BIMENSUELLE D'INFORMATION ET D'ACTUALITÉ 12 JANVIER 1983 N° 1 Fr. 3.50

HC Fribourg Gottéron:

le tandem

A. Cottier - G. Pelletier

D'où venons-nous, où allons-nous?

Arsenal de Bulle:

continuité dans la préparation de la défense

(2)

A partir du 9 février, une nouvelle aventure de Luc d'Armont

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À MARLY, au bord de la Gérine, tous Ses jeudis de 12 h. à 20 h., l'endroit rêvé pour une bonne affaire. Le client fait les prix.

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A nos fidèles abonnés

Nous nous sommes permis d'encarter, dans notre édition du 17 novembre der¬

nier, un bulletin vert destiné au renou¬

vellement de votre abonnement pour 1983.

Des milliers d'abonnés ont déjà versé le montant de 64 fr. 50, ce dont nous les remercions de tout cœur.

Nous encourageons ceux qui, pour une raison ou une autre, ont omis jusqu'à ce jour de s'acquitter de la somme indiquée sur le bulletin vert, de bien vouloir y penser lorsqu'ils se rendront dans le bureau postal le plus proche. Cela nous ferait très plaisir...

D'ores et déjà nous vous remercions pour votre confiance et vous souhaitons une heureuse nouvelle année avec votre revue préférée.

FRIBOURG illustré

2 lâiâûiiââu

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Revue bimensuelle d'informa¬

tion et d'actualité paraissant le premier et le troisième mercre¬

di du mois. Organe officiel de l'Association Joseph Bovet et des Fribourgeois «hors les murs».

Edition, impression, administration:

Imprimerie Fragnière S.A., 35, rte de la Glane, 1700 Fribourg.

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Gérard Bourquenoud - rédac¬

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037/24 75 75, correspondants dans chaque district.

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8500 exemplaires.

La reproduction de textes ou d'illustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la ré¬

daction - la rédaction n'assume aucune responsabilité pour les manuscrits et photos non com¬

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bourg, tél. 037/22 40 60. Délai de réception des annonces:

15 jours avant la parution.

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C'est la montagne par excellence de la Gruyère, le belvédère le plus connu et, à juste titre, le plus appré¬

cié des Alpes fribourgeoises, parmi les sommets qui sont d'un accès facile. Le panorama y est très étendu et très harmonieux, ce qui lui a valu le nom de Righi fribourgeois.

Photo G. Bourquenoud-FI t _ . . .

v*y€

4 Janvier et février

Le billet de Gérard Bourquenoud

6 Quel restaurant choisir pour bien manger?

9 Le président du HC Fribourg Gottéron:

«Je n'aurais pas voulu manquer cette expérience»

13 Les joies du ski dans les Préalpes fribourgeoises

17 Lausanne, capitale de la danse

18 Quoi de nouveau dans les districts?

21 Arsenal fédéral de Bulle:

continuité dans la préparation de la défense 24 Une littérature de plus en plus riche

25 Roman-photo: «Terreur à Moléson»

29 Les arts et la culture

30 De Genève à Tavannes par les Colombettes

35 Regards:

Institut cantonal d'hygiène et de microbiologie

41 Un pays, une terre

AäliMJÜSL- 3

(4)

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LE BILLET

A

Janvier et février Le premier mois de l'année a été appelé ainsi en l'honneur de Janus, roi du Latium, ou à l'origine dieu tout-puissant avant Jupiter, puis divinité se¬

condaire dont le temple était ouvert en temps de guerre et fermé en temps de paix. Janus avait été doué par Saturne de la faculté de lire dans le passé et dans l'avenir.

Deuxième mois de notre calen¬

drier, février (en latin februa- rius, de februare) était le der¬

nier du calendrier romain.

Dans la liturgie catholique, le 2 février est d'ailleurs le jour de la Purification de la Sainte Vierge; on appelle aussi ce jour:

Chandeleur, de chandelle, du nom des cierges bénis portés en procession. Chandeleur in¬

dique que l'hiver prend fin ou subit une recrudescence. Un vieil agriculteur fribourgeois prétend que: «Si les montagnes se voient les unes les autres à la Chandeleur, on a pour six se¬

maines de mauvais temps». Si toutefois les sommets de nos montagnes sont enneigés en dépit du soleil, nous avons une chance d'être préservés de ce dicton qui nous menace.

L'étymologie des noms de mois ne dit plus grand-chose au¬

jourd'hui. Pour janvier et fé¬

vrier, le poète et conventionnel Fabre d'Eglantine avait trouvé Nivôse (du latin nix-nivis: la neige) et Ventôse (mois des vents) qui figurèrent dans le calendrier républicain, en vi¬

gueur de la Révolution à l'Em¬

pire (1793-1800). Maissesou- vient-on que les noms des jours de la semaine sont tirés des sept planètes?

Lundi (dies Lunae ou Lunae dies), jour de la Lune; mardi (Martis dies), jour de Mars;

mercredi (Mercuiri dies), jour de Mercure; jeudi (Jovis dies),

jour de Jupiter; vendredi (Ve- neris dies), jour de Vénus; sa¬

medi Saturni dies), jour de Saturne; dimanche (Solis dies), jour du Soleil; ayant consacré ce dernier au jour du Seigneur, les chrétiens l'appelèrent dies dominicus: dimanche. Mais les Allemands ont conservé dans

«Sonntag» la désignation pri¬

mitive.

Ce furent les Egyptiens, grands astronomes et à l'origine de

L'année est nouvelle, on se promet solennellement de mieux conduire sa vie qu'au cours de la précédente, de ré¬

former ses mauvaises habitu¬

des. Et l'on part généralement plein d'espoir. Hélas! c'est là qu'intervient la sourde hostilité des choses. On avait juré de ne plus veiller si tard et de se lever Une nature endormie par le froid et la neige.

Photo G. Bd

tant de nos coutumes, qui divi¬

sèrent les mois en semaines, système qui ne parut en Occi¬

dent qu'avec le christianisme.

Pour en revenir aux noms des mois et des jours, il est fort étonnant que le pape Grégoire XIII, quand il refondit en 1582 le calendrier encore en vigueur et qui porte son nom, reprit sans rien modifier les désigna¬

tions découlant d'usages dispa¬

rus des Romains et de divinités païennes honorées par ceux-ci.

A vrai dire, et c'est là surtout le motif de ce propos, ce Janus qui a donné son nom au premier mois de l'année pourrait très bien être encore considéré comme un symbole: la face regardant en avant figurant ce que nous nous étions mis en tête de faire dans l'année nou¬

velle. Car janvier n'est-il pas le mois des bonnes résolutions?

plus tôt, de moins fumer, de ne plus perdre son temps à des frivolités, de dépenser son ar¬

gent à meilleur escient. Mais, comme si c'était fait exprès, les invitations, les convocations à des assemblées, l'attrait factice des soldes, une multitude de tentations vous assaillent. On fait une, deux exceptions, puis, fatalement, on retombe dans ses anciennes habitudes. Au 31 janvier, si tant est qu'on n'a pas oublié ses serments, on cons¬

tate que l'on est au même point qu'au 31 décembre. Le léopard changerait-il ses taches, et l'homme sa nature?

Alors, pour dissiper tout re¬

mords, on se dit qu'un change¬

ment d'année ne signifie pas plus qu'un changement de mois et qu'au fond on a encore bien le temps de se... faire ermite. Gérard Bourquenoud

4 aaBsmä-

(5)

( A INSOLITE

Entretien avec une guérisseuse de chez nous

D'où venons-nous, où allons-nous,

quel est le véritable but de notre existence?

(Suite de nos précédentes éditions)

Nicole - Je vais répondre à vos trois ques¬

tions ou du moins tenter de le faire à ma façon, mais auparavant je vais brûler quel¬

ques étapes pour vous parler d'abord de la naissance, puis du fonctionnement de l'être, puis des causes de nos maladies et le moyen d'y remédier, et encore de l'astrologie.

Ensuite vous comprendrez beaucoup mieux la réponse que je donnerai progressivement à vos 3 questions principales. Mais tout a un commencement; parlons donc d'abord de la naissance.

Nous allons essayer d'aborder le problème d'une façon aussi simple que possible.

Une chose est certaine, nous existons.

Nous savons que nous sommes nés sur cette planète, à un moment donné très précis, d'un père et d'une mère; que nous nous sommes développés dans le sein de celle-ci avant de naître à la vie.

C'est donc du passage de l'état prénatal à l'état dit terrestre ainsi qu'à ses suites et conséquences plus ou moins directes que nous essayerons de développer et peut-être de comprendre le processas de la naissance.

FRIBOURG illustré - Très bien. Mais comment situez-vous l'état prénatal par rapport à l'état terrestre?

N. - L'état prénatal est ce que nous pour¬

rions appeler un état cosmique mais déjà établi, décidé pourrait-on dire, ou plus exactement prédéterminé comme nous le verrons tout à l'heure. L'état terrestre est le moment à partir duquel le nouveau-né naît à la vie physique, c'est-à-dire dès l'instant où il a fait son premier souffle.

FI - Tris bien, mais revenons de nouveau à cet état prénatal ou cosmique comme vous l'appelez, et parlez-nous de cet état mysté¬

rieux plus en détail.

N. - Il est mystérieux pour le profane, mais il ne l'est pas pour le métaphysicien; je m'explique:

Un être ne naît pas par le hasard d'un simple phénomène biologique engendré par un acte sexuel. L'acte sexuel est le procédé qui permet à l'être de se former à l'état em¬

bryonnaire pour se développer - par un processus de gestation - en fœtus, puis

finalement atteindre l'état de formation qui lui permet de naître à la vie physique. Mais auparavant l'être existait déjà à l'état cos¬

mique, c'est-à-dire sous forme d'énergie pure (état qui est un plan de conscience invisible ou plus exactement inaccessible pour la majorité des individus). En fait, avant sa première forme matérielle em¬

bryonnaire, l'être existait sous une forme immatérielle et invisible avec, déjà inscrit dans sa conscience, son caractère, son tem¬

pérament, ses facultés, ses dons, sa forme physique, etc., etc., tout ceci à l'état latent. Je vous expliquerai d'ailleurs ce phénomène de préconditionnement lorsque nous aborde¬

rons l'astrologie. Mais je peux déjà vous dire que ce préconditionnement est dû à la loi des causes et des effets (ce que les philosophes orientaux appellent Karma), phénomène de la pensée collective dont nous reparlerons en détail un peu plus tard.

Revenons donc maintenant à l'état prénatal.

FI - Attendez, je vous arrête un instant.

Donc, pour résumer la situation, avant de naître l'être existait déjà sous une autre forme de vie, si j'ai bien compris?

N. - Exactement. La vie est un phénomène physique évolutif de renouvellement cons¬

tant, où la pensée s'incarne et se désincarné continuellement; c'est un processus de trans¬

formation permanent qui passe d'un état immatériel encore imparfait à un autre état, celui de la cristallisation de l'énergie qui forme l'état matériel. Et ceci s'accomplira jusqu'au jour où la perfection sera atteinte.

A ce moment-là, il n'y aura plus la nécessité de mourir et de renaître cycliquement. Tous les êtres vivront alors à l'état céleste, réunis en un TOUT. Mais ceci n'est pas pour un avenir proche, mais se situera dans des temps très lointains. Par contre, un individu peut atteindre cet état relativement rapide¬

ment s'il désire évoluer dans le détachement (c'est le cas de certains saints, par exemple).

A suivre

Aux personnes qui désirent entrer en contact avec Nicole, une guérisseuse de chez nous, nous proposons d'appeler directement le 022/45 51 97 ou le 029/7 14 50.

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AVENCHES:

la Société de développement ne dort pas sur ses lauriers

La Société de développement d'Avenches a tenu ,néçemment son assemblée générale ordinaire au Collége.de Vieille-Ville, sous la présidçggf de f£. Lucien Ludy.

Au coiu&otf"09^e-(^ le comité a présentè'IeTpfo „^Westissement poyr le .^ frooftlines années.'fl En 198^jVï'«l4 prévu une dépense de 40 000 francs destinée à des aménagements et à des équipements de bureaux de l'OfjjU flee du tourisme, ainsi qu'à1?"

l'agrandissement du port par le prolongement de l'estacade n° 3.

Pour les années 1984 à 1987, la société a envisagé la réfection de • la passerelle de passage au port, le remplacement des plongeoirs (zone de bain), des aménagements et des équipements à l'Office dug»

tourisme, l'électrification du camping (travaux prévus en qua¬

tre étapes), la réfection des berges l'Eau Noire, des améliorations x bâtiments de la réception et des installations de contrôle des entrées et le remplacement du tracteur avec accessoires. L'in¬

vestissement pour ces réalisations est de l'ordre de 350 000 francs.

Vue partielle des arènes d'Avenches.

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A BATONS ROMPUS AVEC...

Cottier

duHCFnbourg I Anton

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Président du HC Fribourg Gottéron, c'est mener la barque du plus grand club du canton avec ses 2800 membres et un roule¬

ment financier de près de 1 400 000 francs pour la saison 1981/82. C'est aussi super¬

viser un comité aux ttches bien définies, signer les contrats des joueurs et des en¬

traîneurs, prospecter en période de trans¬

ferts. Bref, une fonction qui ne doit laisser que peu de temps libre au titulaire de ce grade. Avocat à Fribourg, conseiller com¬

munal, député au Grand Conseil, Me Anton Cottier réussit pourtant à concilier avec un bonheur certain toutes ces responsabilités.

Aujourd'hui, il nous parle de «son» Fri¬

bourg Gottéron, «cette équipe dont le nom est inscrit dans mon ccur», pour reprendre ses propres termes.

FRIBOURG illustré - A côté de vos tâches multiples, votre rôle de président du HC Fribourg Gottéron tient malgré tout une place très importante?

M' Anton Cottier - Il est clair que pour occuper ce poste il faut avant tout être disponible. Pour ce qui me concerne, j'ai pris

certaines dispositions sur le plan de ma vie professionnelle, mais je veux immédiate¬

ment signaler aussi que le club vit bien parce que je peux compter sur l'engagement total de mes collègues du comité, lesquels assu¬

ment chacun des tâches bien précises. Cela dit, il est non moins évident que le rôle de président est une lourde charge. Les respon¬

sabilités ne sont pas uniquement sportives, mais également financières ou administra¬

tives. D'où un travail pratiquement quoti¬

dien à la cause du club.

FI - C'est une fonction exposée aux cri¬

tiques?

A. C. - Bien entendu, mais les critiques malvenues, voire malveillantes, me laissent totalement insensible. A vrai dire, je ne les entends pas.

FI - On vous prête la réputation d'homme dur et autoritaire à la tête du HC Fribourg Gottéron...

A. C. - On a même dit que j'étais un dictateur. Ma fonction de président d'un club aussi grand que le HC Fribourg Gotté¬

ron nécessite parfois des décisions rapides ou des contacts privés, voire confidentiels. Je sais que parfois certaines de mes démarches n'ont pas rencontré l'approbation de mes collaborateurs du comité. Ces démarches ou ces décisions étaient néanmoins essentielles pour la vie du club. Dans certains cas particuliers, j'ai peut-être peiné des gens qui sont entièrement dévoués au HC Fribourg Gottéron. Je suis le premier à le regretter, mais tout ce que j'ai décidé seul ou dans le cadre d'un comité restreint était pour le bien de notre société sportive.

FI - Cette tâche présidentielle vous apporte néanmoins des satisfactions?

A. C. - D'énormes satisfactions, ne serait-ce qu'aii travers de nos résultats sportifs ou des contacts humains qui peuvent se nouer. Un jour je démissionnerai de mon poste, mais pour rien au monde je n'aurais voulu manquer cette expérience formidable.

FI - Votre principal problème?

A.C. - Principalement le côté financier de la vie du club. Cette année, compte tenu de la nouvelle patinoire et de la modification apportée dans la gestion de celle-ci, nous ne pouvons nous appuyer sur un budget abso¬

lument précis. Un contrôle périodique de celui-ci est donc nécessaire pour faire le point en cours de saison. Nous avons certes des recettes supérieures à celles des années précédentes, mais les dépenses ont égale¬

ment augmentées dans une proportion bien sensible. Néanmoins, nous devons faire tourner notre affaire et ce n'est pas un problème si simple. Pour citer un exemple, on nous avait promis une patinoire d'une contenance de 8500 spectateurs. Or, nous nous rendons compte qu'avec 7500 person¬

nes l'enceinte est pratiquement pleine. Il y a donc un manque à gagner portant sur près de 1000 personnes, et résoudre ce problème n'est pas particulièrement chose aisée.

FI - Fribourg Gottéron un jour champion suisse. Est-ce un projet envisageable?

A. C. - Pourquoi pas. Lors de notre acces¬

sion en ligue nationale A, nous avions visé le maintien. Maintenant nous cherchons un objectif supérieur, tout en travaillant avec une évolution progressive de l'équipe. Il faut de la patience, mais d'ici quelque temps, lorsque nous serons arrivés à pleine matu¬

rité sans avoir recours à des vedettes ache¬

tées au prix fort, je pense que nous poserons notre candidature pour un titre de champion suisse.

Marcel Brodard AüiiiCii&SL- 9

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FRIBOURG illustré - Gaston Pelletier, administrateur-gérant de la patinoire, qu'est-ce que cela signifie et présuppose?

Gaston Pelletier - En premier lieu, il con¬

vient de préciser que je dépends du Service des sports de la ville de Fribourg. Mon travail ici à la patinoire consiste à assurer la

toujours sur les patinoires. L'exemple de Richmond Gosselin, que je considère comme le meilleur joueur de Suisse, ou de Jean Gagnon est éloquent. La technique peut encore primer sur le physique, les deux joueurs que je viens de citer n'ont pas besoin d'un gabarit de 90 kilos pour démontrer toutes les facettes de leur talent.

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Gottéron

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Gaston Pelletier, administrateur-gérant de la patinoire communale: un rôle nouveau pour l'entraîneur le plus titré du pays. Photos Pierre-François Bossy

Sa carte de visite laisse songeur. Jugez-en plutôt! Vingt-huit ans d'expérience profes¬

sionnelle. Deux ans junior avec «les Cita¬

delles de Québec». Deux fois en demi-finale de la Coupe Mémoriale au Canada. Une année en Angleterre. Sept saisons en France, trois titres de champion de France.

Vingt saisons en Suisse, huit titres de champion suisse de ligue nationale A, deux titres de ligue B. Une année entraîneur de l'équipe de France. Quatre années en¬

traîneur de l'équipe suisse, ascension dans le groupe A des championnats du monde.

Entraîneur de Fribourg Gottéron pendant trois ans. Ascension en ligue nationale A.

Entraîneur le plus titré de Suisse.

Le titulaire de ce curriculum vltae particu¬

lièrement prestigieux: Gaston Pelletier, l'homme qui aujourd'hui dirige la patinoire communale et qui a laissé les patins, là crosse et la «rondelle» aux vestiaires. Un Gaston Pelletier très à l'aise dans son nouveau rôle et tout heureux de vivre dans ce pays fribourgeois, puisqu'il vient de demander la naturalisation helvétique et le droit de cité à Fribourg.

gérance de tout ce complexe sportif, excep¬

tion faite du restaurant, à composer le planning de l'occupation de la surface de glace, à assurer la location de cette surface et aussi à administrer le personnel sous mes ordres, à savoir neuf personnes chargées de diverses fonctions dans cette patinoire ou¬

verte sept jours sur sept et qui est fonction¬

nelle dès 7 h. le matin, et parfois jusqu'à minuit.

FI - Eprouvez-vous aujourd'hui de la nostalgie à suivre «du dehors» la haute compétition de hockey sur glace?

G. P. - De la nostalgie, certainement pas. Ma décision a été prise en fonction d'un choix.

Evidemment, je suis toujours de près tout ce qui touche au hockey, mais aujourd'hui, après plus de 25 ans de carrière en Europe, je suis satisfait de mon nouveau rôle. Etre entraîneur professionnel c'est bien sûr un

«job» formidable, mais qui demande, en fonction de l'avenir toujours incertain, des nerfs solides. Le temps était venu pour moi de trouver une situation stable, je ne regrette absolument pas la nouvelle orientation de ma vie professionnelle.

FI - L'évolution que tend à prendre le hockey engendre beaucoup de critiques.

Quelle est votre opinion à ce sujet?

G. P. - C'est vrai que le jeu est devenu plus physique, que le côté spectaculaire de ce sport n'est plus le même. J'étais moi-même un partisan du jeu technique, je ne peux que déplorer cette évolution qui se fait sentir. Ce qui me console par contre, c'est que des joueurs dotés d'une habile technique brillent

FI - Vous allez prochainement organiser à Fribourg une école de hockey. Parlez-nous de ce projet.

G. P. - L'école de hockey, c'est un peu mon passe-temps de l'été. Durant 8 ans, j'ai mis sur pied, c'était à La Chaux-de-Fonds, ce qui peut être comparé à un camp d'entraînement pour les jeunes. Ceux-ci s'inscrivent et pour une période s'échelonnant sur une à trois semaines, ils reçoivent une éducation com¬

plète en matière de hockey sur glace et peuvent en même temps s'adonner à d'au¬

tres loisirs tels que la piscine, le football, le tennis ou le squash. Cette école est ouverte aux jeunes de 8 à 16 ans, et les cours, les théories et autres instructions sont distillés par des personnes compétentes, puisque à mes côtés œuvreront, dès l'ouverture de l'école en juillet prochain, des joueurs de premier plan comme Robert Meuwly, Gaé¬

tan Boucher, Jakob Lüdi ou Jean-Charles Rotzetter, pour ne citer qu'eux.

Marcel Brodard

Mi&tïItfSL. 11

(12)

Ecole internationale de hockey sur glace à Fribourg Heureuse initiative que celle de Gaston Pelletier, ancien entraîneur du HC Fribourg Gottéron, qui a créé une école internationale de hockey sur glace, qui aura lieu du 3 au 30 juillet 1983 à la patinoire communale de Fribourg. Ce camp d'été est destiné aux jeunes de 8 à 16 ans.

Nous vous communiquons l'adresse où les jeunes qui s'intéressent à ce sport doivent envoyer leur inscription: Gaston Pelletier, Av. Jean-Marie-Musy 12,1700 Fribourg.

Tél. 037/28 21 19 ou 22 81 12.

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SKI - NEIGE - SOLEIL V ^

JAUN - IM FANG:

une station de plus en plus prisée par les skieurs !

Le nouveau téléski des «GASTLOSEN», à Jaun.

Quel skieur n'a jamais rêvé de pistes de descente qui ne soient pas inondées de monde, de remonte-pentes qu'on puisse emprunter sans faire la queue? Rares sont aujourd'hui ceux pour qui ce rêve se réalise.

Nous avons pour eux, aujourd'hui encore, un excellent tuyau: Jaun, le village le plus élevé des Alpes fribourgeoises et la seule commune de langue allemande de la Gruyère! Qu'ils viennent de préférence la semaine, car, par beau temps, les parcs de stationnement regorgent àe voitures en fin de semaine, ce qui montre bien le succès croissant de notre station. La belle région de Jaun - Im Fang, idéale pour le ski, devient en effet peu à peu une des stations de sports d'hiver favorites de la Suisse romande.

Située de 950 à 1600 m d'altitude, elle est très sûre du point de vue des tombées de neige, en dépit de l'ensoleillement de ses pentes.

Beaucoup ont compris que la vallée de Jaun se prête parfaitement à un séjour bref, ou même à une sortie d'une journée, grâce à ses excellentes routes d'accès. Avec la N 12, Jaun peut être rejoint en I heure environ à partir de la région de Berne, en 1 '/ heure à partir de Bienne, Soleure ou Genève et en 2 bonnes heures à partir de Zurich.

Jaun - Im Fang vous offre tout un éventail de possibilités

Quelque 500 places de parc sont aujourd'hui à disposition et il y a aussi 90 logements de vacances et chalets comprenant quelque 450 lits. 5 maisons de vacances pour camps et week-ends, modernes et bien équipées.

avec 400 lits; 2 hôtels à prix abordables, avec 35 lits; 5 remonte-pentes, dont la capacité horaire dépasse les 3500 personnes; des pistes de descente pour toutes les exigences, d'une longueur totale de 12 km; c'est aussi sur 12 km que se déroulent les pistes de ski de fond pour promeneurs et pour spécialis¬

tes, en partie éclairées le soir; une douzaine de maîtres de ski et de maîtres de ski auxiliaires travaillent pour l'Ecole suisse de ski.

Du fait que nous n'avons pas de télécabines et de télésièges coûteux à entretenir, nous pouvons offrir des cartes journalières parti¬

culièrement avantageuses aux habitués des pistes, qui viennent très nombreux chez nous pour cette raison aussi.

Il est clair que le contingent de lits à disposition est entièrement épuisé à la haute saison (ce qui implique la nécessité absolue de réserver à temps), mais jamais nous n'avons à souffrir des effets secondaires, si typiques ailleurs, d'une station bondée.

Une nouveauté: la mise en service du skilift des Gastlosen, qui vous permet d'atteindre l'altitude de 1600 m. Les skieurs avancés disposent eux aussi d'une piste d'une lon¬

gueur de 3 km. La nouvelle s'est déjà propagée, puisque le nombre des hôtes de vacances ou d'une journée a connu une forte hausse.

Diverses routes alpestres servent de pistes de luge sans danger. Les promeneurs à skis ont tout un éventail de possibilités de tours, dont les buts les plus connus sont la Reidigenalp, la Maison des Soldats et le Hundsrück, sur le col de Jaun.

Du nouveau à Charmey en Gruyère...

Soucieuse du bien-être de ses hôtes et des sportifs, la station charmeysanne améliore sans cesse la qualité de ses services à la clientèle et annonce aux skieurs les nouveau¬

tés réalisées pour la prochaine saison d'hi¬

ver. Le téléski Banderettes II self-service a été automatisé. Elle fait d'autre part une offre spéciale pour le ski en famille, dès trois personnes, sur les cartes journalières et semi-journalières: l'un des parents paie demi-tarif. Vous pouvez également obtenir une carte de 50 cases, transmissible et valable deux ans. De plus, un self-service sera ouvert au 1 " étage du Restaurant des Dents-Vertes, à Vounetz, avec l'organisa¬

tion d'un forfait de «7 jours» tout compris, dès '380 francs (hôtel, demi-pension, remon¬

tées mécaniques, piscine et d'autres avanta¬

ges), ainsi que la mise sur pied d'un pro¬

gramme de divertissements (expositions artisanales - démonstrations - soirées cham¬

pêtres - descentes aux flambeaux - concours populaires, etc.).

En plus de cela, la station charmeysanne organisera, à l'occasion du cinquantenaire de son Ski-Club, les championnats romands de ski nordique les 8 et 9 janvier 83, ainsi que les championnats romands de ski alpin les 15 et 16 janvier 83. Un comité présidé par MM. Bernard Repond pour les concours nordiques et Robert Gachet pour les alpins, est déjà au travail depuis quelques semaines pour que ces compétitions se déroulent dans les meilleures conditions.

Texte et photos G. Bd

En télésiège jusqu'à Vounetz pour bénéficier ensuite d'une descente merveilleuse dans une neige poudreuse.

M&ÄÜfSU 13

(14)

A skis sur les champs de neige de notre canton

A La Chia, les responsables n'ont pas perdu courage, même si l'hiver dernier il y a eu une casse importante due à une tempête qui a arraché un pylône. Nous avons appris que tout a été remis en état et que les pentes de cet endroit très charmant n'attendent que la neige. Une machine neuve a été acquise il y a une année et un effort particulier a été fait en ce qui concerne l'amélio¬

ration des pistes.

A La Berra, il n'y a pas d'innovation particulière pour la prochaine saison, si ce n'est l'améliora¬

tion de certains passages sur les pistes. Il est cependant utile de rappeler que cette station comprend un télésiège, quatre téléskis et un tire- flemme. Que la Gîte d'Allières est exploitée avec un rare dynamisme par M. et Mme Gabriel Sallin.

G. Bd

Alpes fribourgeoises

BULLETIN D'ENNEIGEMENT même le dimanche

r ■ > *.â

Que de monde à La Berra

Semaine gruérienne de ski alpin

Une nouvelle qui va réjouir tous les «mordus» de ski alpin, c'est la Semaine gruérienne FIS qui sera organisée pour la septième fois, les 18 et

19 janvier 1983.

Mardi 18 janvier: Bulle - La Chia, slalom géant.

Mercredi 19 janvier: Moléson, slalom spécial.

Ce qui est encore plus réjouissant, c'est que le public aura à nouveau le plaisir de voir sur les pistes de La Chia et du Moléson l'élite internatio¬

nale des skieuses.

Restaurant MYÄTf Ffiß 20 chambres

45 lits avec tout confort

Menu du jour Service sur assiette Spécialités

|pi 11? ^ Salles pour banquets

Dancing ouvert tous les soirs, sauf le lundi Ouvert toute l'année Fam. E. Netthaus-Brügger • Schwarzsee/Lac-Noir CH ■ S 037 321104

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Centre nordique du Gibloux

„U Ski pour ,ous a Sorens.

Les joies d« skl p

Créée en 1972, l'Ecole suisse de ski nordique du Gibloux a mis en place, avec l'appui de l'UFT, plus de 50 km d'itiné¬

raires pour le ski de fond et de randonnée. D'abord avec la collaboration de M. Jean Tor- nare pour le secteur de Sorens, avec la Société de développe¬

ment de Marsens-Vuippens pour le secteur Marsens, et en 1979, année de l'introduction de la vignette, le secteur nord avec le téléski de Villarlod. Ces itinéraires ont été aménagés par la construction de ponts, l'amélioration des passages difficiles pour permettre aux machines à tracer d'entretenir pour les adeptes du ski de randonnée des pistes préparées dans un décor typiquement nordique et varié. Pour cela, la vignette que nous proposons est notre seule ressource.

Depuis l'année dernière, les pistes de la FSS et de la CRSN (Communauté romande pour le ski nordique) font l'objet d'un abonnement annuel vala¬

ble toute la saison sur toutes les pistes de Suisse et de France voisine. Cette «vignette» est vendue au prix modique de 20 francs. Elle est volontaire.

Toutefois, nous vous recom¬

mandons son achat. Elle nous

permet de mettre à votre dis¬

position des pistes parfaite¬

ment ouvertes.

D'avance route.

merci! et bonne

LE MONT-GIBLOUX HIVER 1982/83

Dite Manifestation Ski Lieu et société organisatrice Sa 15.01.83 Descente au flambeau Villarlod. SC Giblousia nocturne

Di 16.01.83 Challenge Buchmann/Galster/Schmutz Douves Villarlod. CO / SC Giblousia tonneaux

Di 16.01.83 Relais populaire Fond Marsens. Les Prarys, ESSNG (sociétés, entreprises, familles. 4 km)

Di 23.01.83 1" concours interne Alpin Villarlod, SC Giblousia Me 26.01.83 Relais nordique Fond Sorens, SC Romont nocturne

Di 30.01.83 2' concours interne Alpin Villarlod. SC Giblousia Di 30.01.83 Paraski Villarlod. Club Paraski. Giblousia Di 30.01.83 Course populaire des Prarys-Marsens Fond Monts-de-Marsens. Société dével.

Marsens Di 06.02.83 Trophée du Mont-Gibloux Fond Villarlod. CO

A fixer Challenge Banque de la Glâne et Villarlod CO / Club Equestre

de la Gruyère Gibloux

En cas de mauvaises conditions d'enneigement, prière de composer le n*de tél. 180, le matin de la course.

Sports d'hiver

Les pentes d'Ablàndschen situées au nord sont cependant bien ensoleillées, toujours recouvertes de bonne neige et favorables aux bons skieurs comme aux débutants. Elles offrent plusieurs variantes avec diverses difficultés (ca 10 km de descente). De belles et intéressantes pistes pour des randonnées à skis et le ski de fond vous sont offertes.

L'Ecole suisse de ski Jaun-Abländschen enseigne en groupe ou en privé. Les parties de fondues avec les descentes aux flambeaux que vous n'oublierez jamais.

15

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ï|?|sS|S®|

Les Paccots: des paysages d'une beauté à vous couper le souffle. Photo Borner. Châtel-St-Denis

Les joies de la neige et du ski en Veveyse:

des Paccots au Niremont LES PACCOTS

Quelle semble bien lointaine et désuite l'époque où de vaillants skieurs, lattes de bois aux pieds, grimpaient héroïquement de CbAtel-St-Denis au Mont-Corbetta! Grâce aux efforts conjugués de la Société de développement de Châtel-Saint-Denis/Les Paccots et de celle du Monte-pente Cor- betta, cette Image d'Epinal fait partie des vieux souvenirs!

La première station de sports d'hiver de la Veveyse est aujourd'hui dotée d'installa¬

tions très modernes, complétées par une infrastructure hôtelière et para-hôtelière adéquate. Développée par étapes successi¬

ves, qui ont permis à la fois de ménager des paysages enchanteurs et de favoriser l'adap¬

tation de la population locale ft l'arrivée importante de touristes, la station des Paccots a préservé un autre atout: l'accueil.

Les avantages de la N 12

Depuis son ouverture au trafic en novembre 1981, preuve est faite des immenses avanta¬

ges procurés par l'autoroute. Elle relie en très peu de temps les villes du bassin lémanique - Lausanne, Vevey, Montreux - et Fribourg, ainsi que la Gruyère toute proche, aux Paccots.

Quoi de neuf sous le soleil de la Veveyse?

Cette année, un 9e skilift va être mis en service. Il s'agit de «Verolly Junior», d'une longueur de 376 mètres. Ces 9 installations, qui offrent l'avantage d'être toutes plus ou moins reliées entre elles, permettent ainsi d'éviter d'une part les longues files d'attente, d'autre part de diversifier les parcours et de varier les paysages.

Rappelons encore qu'il existe aux Paccots une Ecole suisse de ski, dont certains programmes de Cours sont donnés en colla¬

boration avec l'Ecole-Club Migros.

Enfin, une nouveauté pour la saison 82-83:

un «jardin» de neige pour enfants à partir de 3 ans. Avec des moniteurs, les enfants pourront se familiariser, dès leur plus jeune âge, avec les joies de la neige et du ski.

Quant aux skieurs de fond, ils ont à leur disposition quelque 1S km de pistes balisées et régulièrement entretenues...

Où séjourner?

L'hébergement est très diversifié aux Pac¬

cots. On compte 4 hôtels à Châtel-St-Denis, qui complètent les 5 établissements des Paccots, des appartements et des chalets à louer, des dortoirs en quantité suffisante pour des groupes et des écoles et même, pour les amateurs, un camping-caravaneige! Pour les distractions de«l'après-ski», Châtel offre sa superbe piscine, un dancing et de très nombreux cafés-restaurants typiques.

Pour tous renseignements, le mieux est encore de s'adresser à l'Office du tourisme des Paccots (tél. 021/56 84 56, heures d'ouverture: de 9 h. 30 à 11 h. 30).

LE NIREMONT

Une seule installation, mais plusieurs pos¬

sibilités!

Le Niremont ne possède qu'une seule instal¬

lation, mais elle est la plus longue de la région: 1460 mètres. A partir de cette unique installation, il existe 3 pistes qui se différencient par leur «couleur»: bleue pour les skieurs débutants, rouge pour les bons skieurs et noire pour les champions!

Pour les enfants, un mini skilift a été installé près de la grande buvette qui peut recevoir une centaine de personnes. Et au Niremont, la famille est reine... d'une part parce que le prix des remontées est bon marché, d'autre part parce qu'on peut apporter son pique- nique à la buvette. Toutefois, à Semsales, l'Hôtel du Sauvage a des chambres à disposi¬

tion et aussi un vaste dortoir pour les écoles...

Marie-Paule Angel

Aux Rosalys, c'est aussi Vaffluence... de skis.

Photo G. Bd

16 dâlilÛ&tâL.

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DIVERTISSEMENTS

LAUSANNE

Capitale de la danse

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Depuis 10 ans, Lausanne devient chaque année, quatre jours durant, la capitale de la danse. Le 11e Prix de Lausanne, concours international pour jeunes danseurs, débutera le 26 janvier prochain. Après deux jours d'éliminatoires (les 27 et 28), une trentaine de candidats vont se retrouver sur la scène du Théâtre de Beaulieu pour la demi-finale publique, samedi 29 janvier, à 14 h.

Quant à la finale, elle aura lieu le dimanche 30 janvier, à 20 h., et sera retransmise en direct par la Télévision suisse romande.

La Française Sandrine Ma ru¬

che, lauréate du l'rix de Lau¬

sanne S2. poursuit sa forma¬

tion à I Opéra de Paris grâce à la bourse qu'elle a réussi à obtenir.

Le Prix de Lausanne est l'œuvre avant tout d'un homme, Philippe Braunschweig, industriel à La Chaux-de-Fonds, qui, depuis toujours, se pas¬

sionne pour la danse (sa femme Elvire Kremis était danseuse professionnelle). Lors d'un entre¬

tien avec Maurice Béjart, en 1972, ce dernier lui a fait remarquer que s'il existe des concours tels que Varna ou Moscou, avec des distinctions honorifiques pour des danseurs confirmés, il manque, par contre, d'occasion d'encourager les jeunes talents en cours de formation. Ainsi naquit l'idée du Prix de Lausanne, dont le but est d'offrir à de jeunes danseurs, entre 15 et 19 ans, la possibilité de compléter leur formation en suivant les cours - pendant un an - dans une des grandes écoles du monde: Cannes. Hambourg, Truman Finney, professeur de ballet à l'Opéra de Hambourg, sera à nouveau le professeur du concours 83.

Photos Y van Muriset. Lausanne

Londres, Monte-Carlo, New York, Paris, San Francisco. Chaque «Prix de Lausanne» (en principe 4 lauréats en bénéficient chaque année) comporte, en plus d'une année gratuite d'études, une contribution financière de 7500 francs aux frais de séjour dans l'école boursière choisie par le lauréat. Comme l'a relevé Maurice Béjart: «Le Prix de Lausanne ne représente pas une fin, c'est un début». En dix ans d'existence du Prix de Lausanne, les exemples de réussites profession¬

nelles sont nombreux. Plusieurs dizaines de lauréats du Prix de Lausanne, voire de finalistes, sont maintenant engagés dans les meilleures et les plus grandes compagnies du monde. Signa¬

lons en passant plusieurs solistes dans le Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart et à l'Opéra de Paris, nommons ce jeune Suisse, lauréat du Prix de Lausanne en 1976, Stéphane Prince, qui vient d'être nommé premier danseur. En Suisse, par exemple, tant le Théâtre de Bâle que l'Opéra de Zurich comptent actuellement dans leur compa¬

gnie respective une bonne dizaine de lauréats ou de finalistes de précédents Prix de Lausanne.

Pour sa onzième édition, le Prix de Lausanne a pu s'assurer la participation de onze personnali- tés du monde de la danse qui fonctionneront comme membres du jury. Tous les jurés sont d'authentiques professionnels de la danse parce que la sélection des lauréats se fait en fonction des aptitudes mais aussi des qualités potentielles d'une morphologie en devenir. Et seuls des danseurs qui font ou ont fait carrière peuvent percevoir et déceler les talents de demain. Ce sont, côté femmes:

- Françoise Adret, inspecteur principal de la danse auprès de la Direction de la musique, Ministère de la Culture, Paris;

- Marika Besobrasova, directrice de l'Académie de danse classique Princesse Grace, Monte- Carlo;

- Barbara Fewster, directrice à la Royal Ballet School de Londres;

- Rosella Hightower, directrice de la danse à l'Opéra de Paris et directrice du Centre international de danse, Cannes;

- Asami Maki, directrice de l'Asami Maki Ballet à Tokyo;

- Patricia Neary, directrice du Ballet de l'Opernhaus de Zurich.

Pour les hommes, il s'agit de:

- Imre Dosza, directeur du State Ballet Institute à Budapest et danseur étoile de l'Opéra de Budapest;

- Riccardo Duse, directeur de la danse du Stadttheater de Berne;

- Attilio Labis, professeur de ballet à l'Opéra de Paris;

- John Neumeier, directeur de la danse à l'Opéra de Hambourg;

- Kent Stowell, directeur artistique du Pacific Northwest Ballet à Seattle, USA.

Pendant le concours, deux professeurs en¬

traîneront les candidats. Il s'agit de Truman Finney, professeur de ballet à l'Opéra de Ham¬

bourg et Menia Martinez, professeur au Ballet Royal de Wallonie à Charleroi.

Lors de la finale (dimanche 30 janvier, à 20 h.), pendant que le jury délibère pour l'attribution des prix et des médailles, un ancien lauréat suisse du Prix de Lausanne, Pierre Wyss (1975), qui danse dans le Ballet de Stuttgart, présentera une de ses chorégraphies créées spécialement pour l'occasion: «La Valse» de Maurice Ravel, avec une douzaine de danseurs de la Compagnie et le danseur étoile Christopher Boatwritht. Ce sera la sixième chorégraphie de Pierre Wyss qui a déjà été appelé à l'étranger (Washington) pour monter un de ses ballets créés pour la Compagnie de Stuttgart.

Comme le disait encore Maurice Béjart: «Lau¬

sanne n'est pas un cul-de-sac, c'est un carre¬

four».

ÄÜ&jllaSL. 17

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LA RONDE DES DISTRICTS

LA GRUYÈRE

pin

«Que c'est long la pose devant ces bâtons de chocolat!» Photo Roger Peytregnet

Profession: artiste-peintre Age: 4 ans

Bien sûr, la peinture ça nourrit son homme!

Notre photo vous prouve que les 18 jeunes artistes qui ont créé, sous la direction de Jacques Cesa, une décoration murale pour la clôture du chantier de la place du Cabalet, sont heureux de leur salaire qu'ils se réjouis¬

sent de croquer à belles dents.

Ces enfants, âgés de 4 à 11 ans, ont composé une œuvre collective sur le thème: «De la nature à la ville». Compte tenu des tech¬

niques de travail enfantines, qui n'ont rien à voir avec les nôtres, les plus jeunes peintres ont exprimé la nature parfois abstraite et les aînés se sont attelés à la culture même très figurative.

Cette fresque, longue de 15 mètres, est éclatante de vie. Elle restera exposée jusqu'en juin prochain... Alors, allez donc vous balader du côté du Musée gruérien!

Monique Peytregnet

Que de trésors au château de Gruyères!

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uj fait rêver bon Relie Luce" <JUI 1 .

de la "Be (tn

Le château de Gruyères a restauré récem¬

ment diverses salles dont l'histoire rappelle le souvenir d'hommes qui ont laissé les empreintes de leur talent. C'est ce que relève le rapport de la Commission des monu¬

ments historiques et édifices publics, qui a été présenté lors de l'inauguration de cette réalisation, le 26 novembre 1982.

C'est en 1972 déjà que la Commission administrative du château de Gruyères dé¬

cidait d'entreprendre la restauration de di¬

verses salles, où des vols avaient obligé l'ad¬

ministrateur à enlever un grand nombre d'objets de valeur. La commission a égale¬

ment tenu compte des remarques du public qui a émis à plusieurs reprises des propos très sévères face à la nudité des murs. C'est

ainsi que les boiseries ont été transférées au 2e étage et que l'on a restauré le décor floral de l'ancienne salle des banquets. Cette nou¬

velle disposition présente au visiteur un décor plus conforme à l'évolution historique du château. g. Bd 18 JfflâÔUfëL.

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LE LAC

Une heure avec la Société de couture du Bas-Vully

Le Bas-Vully compte parmi ses nombreuses sociétés celle de la couture, active depuis bientôt 100 ans. Pour en parler, nous nous sommes rendus chez Mmes Mirielle Noyer, présidente depuis 9 ans, membre depuis 35 ans; et Eveline Pellet, secrétaire, responsable du tricot, au comité depuis 10 ans.

De droite à gauche, les membres du comité: Mmei Eveline Pellet, Claudine Derron, Edith Derron, Marguerite Gross, Mirielle Noyer, son fils et son petit-fils.

FRIBOURG illustré - En quelle année votre société a-t-elle été fondée et quel était son but au départ?

Mirielle Noyer - Eveline Pellet - C'est en 1855 que des femmes paysannes se réuni¬

rent pour confectionner des tabliers, des pâtisseries pour les œuvres de la paroisse et des chaussettes pour les militaires. Elles achetèrent également le premier corbillard du Bas-Vully.

FI - Combien de membres étes-vous actuel¬

lement et qui fait partie de cette société?

M. N. - E. P. - Nous sommes environ 25 membres, dont 7 au comité. Pendant fort

longtemps, nous n'étions que des protestan¬

tes, du fait de notre participation aux œuvres de l'Eglise réformée. Récemment, une dame catholique est venue nous rejoindre.

FI - Quelle est votre activité?

M. N. - E. P. - Chaque dame coud ou tricote à la maison. La société paie le matériel nécessaire. Nous nous réunissons une fois en assemblée générale au début de l'auto¬

mne, peu avant la vente annuelle, et une fois après pour présenter les comptes et renouve¬

ler le comité.

FI - Votre société répond-elle à un besoin?

M. N. - E. P. - La paroisse et la commune du Bas-Vully comptent sur notre effort et notre

participation pour aider financièrement leurs œuvres. Une grande partie du bénéfice de ces dernières années est destinée à l'instal¬

lation d'un nouvel orgue à l'église. Nous avons d'autre part offert la vaisselle de la grande salle de Nant et nous participons aux frais de l'œuvre de la sœur visitante du Vully fribourgeois.

FI - Que faites-vous pour le recrutement de vos membres?

M. N. - E. P. - De la propagande tous ménages et un peu de porte à porte.

FI - Organisez-vous une sortie annuelle?

M. N. - E. P. - Nous avons notre tradition¬

nelle course qui a lieu au début mai; il s'agit d'un petit voyage placé sous le signe de ia détente, dont les frais sont à la charge des participantes.

FI - Parlez-nous un peu du gâteau du Vully fribourgeois?

M. N. - E. P. - Nous n'aimons pas dévoiler le secret de notre recette qui se transmet de mère en fille. Nous utilisons une pâte levée, puis nous la garnissons de beurre, de crème, d'œufs et de sucre. Mais pour le réussir à coup sûr, il faut le tour de main d'une Vulliéraine.

FI - Quel est votre souhait?

M. N. - E. P. - Que la tradition ne se perde pas. Nous souhaitons vivement que les jeunes filles ou les jeunes dames viennent grossir nos rangs afin que la société puisse poursuivre ses activités.

Christine Dubey

L

LA SINGINE Die erste Priesterweihe in der Pfarrei Bösingen Zum ersten Mal in der Kirchengeschichte Bösingens fand am Sonntag, den 12. Sep¬

tember 1982, getragen von der fröhlichen Stimmung der ganzen Pfarreigemeinschaft, eine Priesterweihe statt. Bischof Peter Ma¬

mie weihte den Diakon Wendelin BU- CHELI zum Priester, der gleichzeitig mit dem Bischof und Bischofsvikar Paul Fasel am Altar die Primiz feierte. Wir wünschen dem jungen Priester für seine neue Aufgabe viel Freude. D. Sch.

Mi&JMSL. 19

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r A REGARDS

Nouveaux bâtiments

à l'arsenal fédéral de Bulle:

continuité dans la préparation de notre défense

M. Willy Schäfer, chef d'exploita¬

tion de l'arsenal de Bulle.

La situation géographique de Bulle, chef-lieu de la Gruyère, au débouché des vallées préal¬

pines, prédestinait son choix pour l'implantation d'un ou¬

vrage destiné à la défense na¬

tionale. En 1932, le canton, alors compétent en cette ma¬

tière, décidait la construction d'un arsenal de base à la sortie ouest de la ville. Cette impo¬

sante réalisation offrit immé¬

diatement des postes de travail bienvenus aux gens de la Gruyère, aussi bien pendant sa construction que pour son exploitation, et ceci dans une période particulièrement som¬

bre pour l'économie de ce pays.

Au fil des ans, et plus particu¬

lièrement durant la deuxième guerre mondiale, l'arsenal de base fut complété par l'implan¬

tation d'arsenaux extérieurs à Bulle et dans les localités voisi¬

nes. D'autre part, l'attribution

en 19 5 3 des troupes de génie et de la protection civile provo¬

qua la réalisation d'un nouvel agrandissement de l'arsenal principal. Cette extension fut à nouveau bénéfique pour la cité bulloise dans le domaine des emplois. En 1962, la Confédé¬

ration envisageait de nouveaux agrandissements et de ce fait du terrain fut acheté à la ville de Bulle au prix de 8 francs le m2. La matérialisation de cet espoir se fit quelque peu atten¬

dre pour la raison que d'au¬

tres ouvrages s'avéraient plus urgents. Finalement, la cons¬

truction débuta en 1979 et l'inauguration des nouveaux bâtiments eut lieu le 1S octo¬

bre 1982.

Les nouvelles constructions de l'arsenal fédéral de Bulle sont situées sur le terrain de la Confédération, au lieu-dit Sau- cens. La partie sud de ce ter¬

rain, en bordure de la route

cantonale, est occupée par les trois bâtiments existants. Les nouveaux bâtiments sont im¬

plantés dans la partie centrale, alors que la partie nord reste disponible pour un agrandisse¬

ment futur.

Ce retard dans la parution de ce reportage sur l'arsenal de Bulle est dû au fait que «FRI- BOURG illustré» n'a pas été nanti de la manifestation qui a marqué l'inauguration des nouveaux bâtiments. Désireux de présenter ces nouvelles réa¬

lisations à nos lecteurs, je suis allé m'entretenir deux heures durant avec le major Willy Schafer, intendant (chef d'ex¬

ploitation) de l'arsenal fédé¬

ral de Bulle, que je remercie très chaleureusement pour la gentillesse avec laquelle il m'a accordé une interview sur le fonctionnement de cette base militaire en Gruyère.

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INTERVIEW de M. Willy Schafer, chef d'exploitation de l'arsenal de Bulle

FRIBOURG Illustré - D'abord, Monsieur Schäfer, qui étes-vous?

Willy Schafer - Aîné d'une famille de sept enfants, je suis originaire de la Singine. J'ai fréquenté les classes primaires de Sugiez, puis l'école secondaire du district du Lac, à Morat. J'ai moi-même trois enfants. Je suis au bénéfice d'un certificat de capacité de mécanicien de précision, avec en plus une formation d'opticien sur instruments de mesure, ainsi que d'un certificat de capacité commercial.

FI - Quelles sont vos fonctions sur le plan militaire et vos responsabilités en qualité de chef d'exploitation de l'arsenal fédéral de Bulle?

W. S. - Etant officier de réparation dans un état-major de rgt de fort avec le grade de major, je suis responsable de l'instruction et de l'engagement de tous les spécialistes techniques du régiment. Je suis secondé dans cette fonction par cinq officiers de réparation qui ont le grade de capitaine ou de premier- lieutenant, ainsi que d'un certain nombre d'officiers subalternes spécialisés dans la protection des ouvrages fortifiés.

Comme chef d'exploitation de l'arsenal, j'ai la responsabilité de l'entretien et de la réparation du matériel pour les troupes basées sur la place de Bulle. Nous sommes également équipés pour assurer ce travail sur le plan romand. Pour ce qui est de la gestion de l'exploitation, nous travaillons selon les mêmes critères que les entreprises privées, avec efficacité et rationalisation.

FI - Récemment, de nouveaux bâtiments ont été inaugurés à l'arsenal de Bulle, pourquoi cet Important agrandissement?

W. S. - Ce sont l'attribution de tâches supplémentaires, l'exiguïté des locaux et des exigences nouvelles dans le matériel de guerre qui ont motivé le Département mili¬

taire fédéral à envisager l'agrandissement et la modernisation de l'arsenal de Bulle.

Le coût de cette réalisation s'est élevé à 18,1 millions de francs. Dans ce montant sont compris la construction d'un nouveau bâtiment abritant des ateliers d'entretien et de réparation du matériel, l'aménagement d'une halle pour les véhicules à moteur, la création dans un ancien bâtiment de bureaux pour le secteur de fortification 122, la modernisation d'ateliers dans des anciens bâtiments, ainsi que l'assainissement de l'infrastructure d'exploitation.

Un examen minutieux du matériel est exigé.

Vue des anciens bâtiments un jour d'hiver.

FI - Pourquoi a-t-il fallu attendre vingt ans pour réaliser cet agrandissement?

W. S. - Evidemment, nous aurions aimé voir la réalisation de cette nouvelle étape il y a quelques années déjà, mais dans l'échelle des priorités, le DM F a été contraint de faire un choix, c'est-à-dire de réaliser des cons¬

tructions plus importantes qui s'avéraient plus urgentes dans d'autres endroits de notre pays.

FI - Il y a des choses qui me frappent sur le plan des nouvelles réalisations du DMF, ce sont la couleur et l'architecture. Pour quelle raison ce changement?

W. S. - Il est vrai que depuis quelques années les constructions militaires subissent une évolution architecturale civile. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer les nouvel¬

les casernes spacieuses, aux formes moder¬

nes et aux couleurs claires, avec les ancien¬

nes casernes aux couleurs plutôt sombres et aux petites fenêtres. A l'arsenal de Bulle, les architectes et les ingénieurs ont donné une note gaie en choisissant une architecture harmonieuse qui s'intégre admirablement au paysage de la région. D'autre part, ces nouvelles constructions du type civil ont le grand avantage de se présenter sous l'ef¬

fet d'un camouflage naturel, puisqu'elles se confondent avec les bâtiments civils en¬

vironnants.

FI - L'arsenal de Bulle tient-il une place importante dans l'équipement de l'armée suisse?

W. S. - Il remplit la mission d'arsenal de base pour les états-majors et les unités qui lui sont attribués. Il assume en plus les tâches d'un arsenal de place d'armes pour les écoles de recrues de Drognens (cyclistes et antichars), ainsi que pour les écoles et cours en service sur la place de Bulle et celle de la DCA à Grandvillard.

FI - Quel est l'effectif du personnel au¬

jourd'hui et celui-ci est-il suffisant pour assurer le service d'un arsenal comme Bulle?

W. S. - L'arsenal de Bulle dispose actuelle¬

ment de 78 collaborateurs et collaboratrices, auxquels il faut ajouter quatre apprentis, cinq travailleuses à domicile, cinq hommes de confiance et sept auxiliaires. Je dois avouer que l'effectif actuel est insuffisant et que nous avons du travail pour au moins trois personnes supplémentaires. Comme l'administration centrale, les PTT, les CFF et toutes les exploitations de la Confédéra¬

tion, l'arsenal de Bulle est soumis aux décisions du Parlement fédéral qui, comme vous le savez, a décidé de contingenter le personnel.

FI - L'arsenal de Bulle a-t-il d'autres tâches, par exemple de gérer d'autres places d'armes, arsenaux ou bâtiments?

W. S. - A l'heure actuelle, l'arsenal de Bulle gère quelque 80 bâtiments, dont plusieurs arsenaux extérieurs, ainsi que deux grands dépôts de vivres ultra-modernes reliés par une voie industrielle.

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FI - La construction des nouveaux bâti¬

ments et l'équipement des ateliers ont-ils été confiés à des entreprises de la région?

W. S. - 75 % des travaux ont été réalisés par des entreprises du canton de Fribourg, alors que le gros-œuvre a été confié à des entrepri¬

ses de Bulle.

FI - Ces nouveaux ateliers vont-ils offrir des emplois supplémentaires et est-ce que les jeunes s'intéressent à l'entretien du matériel militaire?

W. S. - Votre question est pertinente pour la raison que nous recevons un nombre consi¬

dérable de demandes d'emplois qui ne peu¬

vent être retenues du fait que nous devons nous plier aux mesures prises par le Conseil fédéral en ce qui concerne l'engagement du personnel. Nous avons pourtant la possibi¬

lité d'intéresser les jeunes, puisque nous disposons d'un éventail de plus de 30 mé¬

tiers différents dans notre arsenal.

FI - Lors de l'Inauguration des nouveaux bfttlments, vous avez organisé une journée

«Portes ouvertes» pour la population fri- bourgeoise. Avez-vous le sentiment que celle-ci a vraiment manifesté un intérêt particulier en ce qui concerne l'équipement de l'armée suisse?

W. S. - J'en suis convaincu pour la raison que nous attendions quelque 600 person¬

nes durant cette journée, et ce sont près de 2000 visiteurs qui ont parcouru les ateliers de notre arsenal. Les nombreuses questions posées au personnel prouvent également le grand intérêt de la population et montre bien que la jeunesse s'intéresse à l'équipement militaire de notre pays qui, pendant fort longtemps, il faut bien le reconnaître, était plutôt une chasse gardée.

Propos recueillis par Gérard Bourquenoud

Quelques véhicules blottis sous l'avant-toit d'un ancien bâtiment.

Un chef d'atelier avec trois apprentis.

Eventail des professions qui sont exercées à l'arsenal de Bulle

Formation commerciale - chauffeurs trains routiers - magasiniers

Formation technique

Formation interne Formation artisanale

- spéc. en carburants - méc. automobiles - spéc. en munitions - méc. machines chantier - spéc. en mat. techn. G - méc. outilleur - spéc. mat. sanitaire - méc. groupes moteurs - spéc. accumulateurs

- électricien auto - garde-arsenal

- carrossier - magasiniers mat. C

- appareilleur - magasiniers vivres et mat. réserves

- serrurier - serviceman

- menuisiers

Apprentis mécaniciens automobiles - ébénistes

- armuriers

- selliers Intendants/chefs d'exploitation

- radios-électriciens

- tailleurs /tailleuses 1932-1935 Cap. Wiget

- peintre 1935-1967 Lt-col Berset

- monteur électricien 1967-1982 Colonel Wuilloud

- méc. bicyclettes 1982- Major Schäfer

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