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Rationnement alimentaire de l’oie avant et pendant la
ponte
N. Sellier, D. Rousselot-Pailley, B. Sauveur
To cite this version:
N. SELLIER D. ROUSSELOT-PAILLEY, B. SAUVEUR
INRA Station
Expérimentale
desPalmipèdes
à Foie GrasArtiguères
40280Benquet
.INRA Station de Recherches Avicoles
37380 Nouzilly
Rationnement
alimentaire de l’oie
avant et
pendant
la
ponte
L’alimentation
des animaux
reproducteurs
reste
le
poste
de
dépense
le
plus
élevé de la
production
d’oisons d’un
jour.
Face
auxdifficultés
que
connaît
la
production française
de
foie
gras
d’oie,
il
est
intéressant
d’évaluer dans
quelle
mesuredes
phases
de surconsommation d’aliment
constatées
chez
les
oies
et
jars
adultes
pourraient
être
contrôlées
par
des
procédures
de rationnement
sansmodification
des formules alimentaires
couramment
utilisées.
La faible
productivité numérique
de l’oie(30 à 40
oisons/mère),
associée à son caractèresaisonnier,
est un facteurpénalisant
duprix
de l’oison et
explique
enpartie
la désaffectionque connaît en France cette
espèce
pour laproduction
du foie gras.Si le désaisonnement de la
période
dereproduction
reste unobjectif prioritaire
àatteindre,
ilparaît
également
utile depréci-ser les
techniques
d’alimentation des ani-mauxreproducteurs puisque
celle-ci reste leposte
dedépense
leplus important
del’activi-té
d’accouvage.
Plusieurs séries de travaux ont été
consa-crés à ce
problème
au cours de la dernièredécennie à la Station
expérimentale
INRAd’Artiguères.
Ils ontporté
enparticulier
surle rôle de l’herbe (Sauveur et Rousselot 1982)
et sur les
capacités
derégulation
del’ingéré
de l’oie en
ponte
en fonction du contenuéner-gétique
de l’aliment (Sauveur et al 1988).Mais un autre
problème
restaitposé,
enrela-tion directe avec le
cycle
deponte
de cetteespèce
chezlaquelle,
dans les conditions lesplus
usuelles dereproduction
saisonnière,
lesoies
et jars
reproducteurs
sontgardés
sur par-cours extérieurs enaccouplement
naturel.En
effet,
entre deuxcycles (juillet
etoctobre),
les oies et lesjars reçoivent,
leplus
souvent, une
quantité
fixe d’un alimentd’entretien (500
kcal/jour/oie) puis,
dès la constitution desparquets (novembre),
un ali-ment dereproduction
est distribué à volonté.On observe alors une
surconsommation,
pen-dant 2 à 3 semaines
puis,
au moment où laponte
est maximale(février),
l’ingéré
alimen-taire passe par un minimum avant de remon-ter
progressivement (figure
1).Cette évolution de
l’appétit
estcaractéris-tique
del’espèce
(Sauveur 1988) mais sonimportance
vis-à-vis desperformances
dereproduction
n’est pas connue.Des essais ont donc été mis en
place
à laStation
d’Artiguères
entre 1989 et 1991 afinde
préciser
notamment dansquelle
mesureles
phases
desurconsommation,
qui
inter-viennent avant laponte
et durant ladeuxiè-me moitié de
celle-ci,
sont déterminantes pourles
performances.
Résumé
_________________________ Trois essais de rationnement alimentaire ont été réalisés sur des parquets (15) d’oiesreproductrices grises des Landes,
pendant
leur saison naturelle dereproduction
(printemps)
et en plein air, afin d’évaluer si les surconsommations spontanées d’aliment observées avant l’entrée en ponte puis après le pic de ponte jouent un rôledéterminant sur les performances.
Une limitation de
l’ingéré énergétique
à 700kcal/jour/animal
(320g/jour
d’un alimentcontenant 2200 kcal
d’énergie métabolisable/kg
et 17% MAT)appliquée
de mi-novembrejusqu’au
stade 20% de ponte, entraîne unelégère
réduction du nombre d’oeufs (-2oeufs/oie) mais une
augmentation
de 10 à 15% de leur taux de fertilité avec un bilanpositif
de +4 oisons par mère. Deux autres niveaux de rationnement testés (500 et 1000kcal/jour/animal)
sont ou trop ou trop peu sévères. Un rationnementpréalable
à la ponteet limitant la
prise
depoids
des femelles à 1,0 -1,2kg paraît
donc recommandable.Après le pic de ponte (fin mars), la limitation de l’ingéré énergétique à 660 kcal/oie
pénalise fortement la ponte (moins 6 oeufs par femelle) mais accroît fortement le taux de fertilité (+ 13%). A ce stade, un rationnement différent des mâles et des
1
/ Limitation de
l’ingéré
--
alimentaire
avant
la
ponte
La surconsommation
spontanée
d’alimentdébute chez l’oie au mois de
décembre,
soitenviron 6 semaines avant l’entrée en
ponte
du
troupeau.
Ellepeut
atteindre 1300kcal/jour/animal,
c’est-à-dire 600g/jour
d’unaliment à 2200 kcal
d’énergie
métabolisable.Quelquefois
rattachée aupassé
migratoire
de
l’espèce,
cette surconsommationreste-t-elle
indispensable
dans le contexte del’éle-vage ?
Dans le
premier
essai mis enplace
(voirencart pour les conditions
générales
d’expéri-mentation) deux niveaux de limitationd’ingéré
ont été
appliqués
àpartir
de la mise enpar-quets (mi-novembre) des animaux et
jusqu’à
ce que l’intensité deponte
du troupeau ait atteint10 à 20% (mi-février) :
- soit 700
kcal/jour jusqu’à
20% d’intensité deponte
(rationnementmodéré) ;
- soit 520
kcal/jour jusqu’à
10% d’intensité deponte
puis
600kcal/jour jusqu’à
20%(rationnement sévère).
Ces lots ont été
comparés
à un lot témoinnourri à volonté.
La
figure
2 montre d’abord que la levée durationnement se
traduit,
dans les deux lotsexpérimentaux,
par unpic
passager deconsommation,
dont l’intensité et la duréedépendent
directement de l’intensité durationnement
appliqué
etpermettent
dejuger
grossièrement
del’adéquation
desapports
auxbesoins des animaux.
Il est à noter que la
température
moyenneextérieure a été relativement douce
pendant
ladurée de
l’essai,
la moyenne des minima sesituant au
voisinage
de5,4°C
et la moyenne des maxima s’élevant à14,8°C.
Le rationnement le
plus
sévère retarde l’entrée enponte
des oies(figure
3) et en réduitl’intensité (-12 oeufs par
rapport
au lottémoin),
alors que le rationnement modéré n’affecte pas
significativement
la ponte (tableau 1 J. Il est surtout intéressant de constater que letaux de fertilisation des oeufs est nettement
amélioré par le
rationnement,
principalement
lorsque
celui-ci reste modéré (+15points
surl’ensemble de la
ponte).
Le taux d’éclosivité desoeufs fertiles n’étant pas,
quant
àlui, affecté,
ce rationnement modéré conduit à l’obtention
de 4 oisons de
plus
parfemelle, soit,
pour unoison d’un
jour
vendu autour de 30F,
ungain
sur le coût alimentaire de4,3%.
Conditions
expérimentales
générales
Les trois essais ont été réalisés sur des
oies et
jars reproducteurs gris
Landais,
âgés
de 1 à 3 ans,logés
sur caillebotisintégral
enparquets
extérieurs d’une surface de 30 mz etdisposant
d’un bassin decopulation
favorisant la fécondationnaturelle.
Chaque
traitementexpérimental
comportait
5répétitions
constituées de 5parquets
de 9 mâles et 27 femelles pour les essais 1 et 2,puis
de 5 mâles et 15femelles pour l’essai 3.
Les oeufs étaient collectés trois fois par
jour
puis
conservés de 7 à 14jours
en chambre froide(+10°C)
avec retournement 2fois
parjour,
avant la mise en incubateur.L’aliment de
reproduction
utilisé était detype&dquo;basse énergie&dquo;
sansapport
de verdurecomplémentaire.
Toutes les consommations
énergétiques
citées sontexprimées
par animalprésent,
tant mâle que femelle.Une
analyse
de variance à un facteur aurisque
de0,5%
suivie éventuellement d’untest de Newman et
Keuls
a été réaliséeavec le
logiciel
destatistique
SAS(Statistical
Analysis
System)
en utilisant laprocédure
GLM(General
LinearModel)
pour ledépouillement
des résultats issus des 3 essais relatés dans cet article.Composition
etcaractéristiques
des alimentsComposition (%)
EntretienReproduction
Maïs 45,3 19,25 Blé 10 0 10 0
Orge
10 0 Pois 7,4 5,6 Son de blé 2,8 10 0 Tourteau de tournesol 28 8 15 5 Tourteau desoja
48 6,4Tourteau colza
déshydraté
3Corn distillers 7 10 0 Luzerne 18 8 10 0 5 Mélasse de canne 3 Carbonate de chaux 1,56 6,7
Phosphate
bicalcique
1,3 0,68 Sel 0,3 0,3Complément
minéral etvitaminique
0,25 0,5 Carbonate depotassium
0,6 D-L Méthionine 0,045Caractéristiques
EM (kcal/kg)
2600 2216 6 Protéines brutes(%)
13,8 17,0Lysine (%)
0,55 0,73Acides aminés soufrés
(%)
0,57 0,71Calcium (%)
1,3 3,36Les autres
paramètres
tels quepoids
moyens des
oeufs,
taux de mortalité desreproducteurs,
ne sont passignificativement
modifiés par le rationnement alors que le
poids
des animaux l’estsensiblement,
etdavantage
chez les femelles que chez lesmâles (tableau 1). ).
Ces résultats ont pu être confirmés au cours
d’un second essai dans
lequel
le rationnement leplus
sévère décrit ci-dessus a étéremplacé,
aucontraire,
par un programmeplus
libéralaccordant, toujours
àpartir
de lami-novembre,
1000kcal/jour/oie pendant
unmois,
Un rationnement retarde le début de la ponte et diminue
son
intensité,
maisaméliore le taux
de
fertilité.
Un tel programme se révèle effectivement peu sévère et n’affecte ni le
poids
des animauxà l’entrée en
ponte
ni lesperformances
dereproduction
(tableau 1). On retrouvebien,
enrevanche,
les résultats favorables durationne-ment
modéré,
à savoir :- l’absence d’effet néfaste sur la
ponte ;
- un taux de fertilité amélioré
(+10
points)
se traduisant par un nombre d’oisons parfemelle
supérieur
(+4,2) ;
- une réduction de
1,25 F,
soit ungain
de4,2%,
sur le coût alimentaire deproduction
de l’oison.Aucune remontée brutale de consommation
n’est observée
après
l’arrêt du rationnementmodéré,
cequi
peut
s’expliquer
par unetempé-rature ambiante moyenne
plus
douce quel’année
précédente,
ayant
permis
une couver-ture correcte du besoinénergétique
desani-maux avant la
ponte.
Ces deux essais réunis aboutissent donc à
une conclusion claire : la
possibilité
de limiterà 700
kcal/jour/oie
de novembre à finjanvier
2
/ Limitation de
l’ingéré
alimentaire
pendant
la
deuxième
partie
de la
ponte
De même que l’on
s’interrogeait
sur l’utilitéde
l’appétit
spontané
qui précède
laponte,
onpeut
se demander s’il est utile pour l’oied’éle-vage
d’augmenter
sa consommation d’alimentà
partir
duprintemps
alors que saproduction
d’oeufs diminue et que la
température
ambian-te s’élève.
Pour tenter de
répondre
à cettequestion,
untroupeau
(soumis avant l’entrée enponte
à unrationnement
apportant
700 kcaljusqu’à
20%d’intensité de
ponte
conformément aux résul-tatsprécédents, puis
nourri à volonté) a étédivisé en 3 lots à
partir
du moment où l’on aconstaté une
reprise spontanée
de laconsom-mation
après
lepic
deponte
(23 mars).- Lot 1 :
poursuite
de l’alimentation àvolonté ;
- Lot 2 : rationnement à 660kcal/jour/oie
(maintien de la
prise
alimentaire observée ad libitum au moment dupic
deponte) ;
- Lot 3 : rationnement modulé selon la
for-mule de Emmans (INRA 1989)
prenant
encompte
la baisse deproduction
des animaux etl’élévation
progressive
de latempérature
(rationnement dit
proportionnel).
Les courbes de consommation d’aliment
enregistrées (figure
4a) montrent que cerationnement
proportionnel
estbeaucoup plus
sévère que le rationnement constant à 660
kcal/jour/oie
et, afortiori,
que le témoin. A lafin de
l’essai, l’ingéré
instantané des animaux de ce lot nereprésente
plus
en effet que 64 et46%
respectivement
de ceux observés dans lesdeux autres lots.
Les deux rationnements induisent une bais-se similaire d’intensité de
ponte
(figure 4b),
qui
se traduit par un déficit de 6 oeufspondus
par femelle (tableau 2).Cependant
lapersistance
du taux de fertili-té est nettementplus importante
chez lesani-maux
rationnés,
et notamment ceux restreintsde
façon
constante (+13points
parrapport
auxtémoins),
cequi
permet
un maintien dunombre d’oisons
produits
(augmentation
nonsignificative
de 2 unités) et un abaissement deleur
prix
derevient,
endépit
de la forteréduc-tion du nombre d’aeufs.
Le
gain
depoids
corporel
desanimaux,
habituel enpériode
dereproduction,
estforte-ment affecté par les traitements (tableau 2)
puisqu’ il
passe de 1871 g à 784 g chez lesmâles et de 275 g à -122 g chez les femelles. Celles-ci
perdent
donc dupoids
entre le début du rationnement et la fin de laponte.
La
température
moyenne extérieureenre-gistrée
lors de cet essai a été relativementplus
basse que les années
précédentes
puisque
située aux environs de 8°C. Cette observation
peut contribuer à
l’explication
de laperte
importante
d’oeufspondus
par femelle dans les 2 lots d’animaux rationnés.En
conclusion,
unrationnement,
mêmemodéré,
desreproducteurs
après
lepic
deponte
pénalise
laproduction
des femelles(perte
de 6 oeufs) mais favorise la fertilité aupoint
de ne pas réduire laproduction
d’oisons et d’en diminuer le coût.La
technique
de rationnement dite propor-tionnelle ne mérite pas d’êtredéveloppée plus
longuement
du fait de lacomplexité
de soncal-cul et de l’insuffisance de son effet sur la
3
/ Discussion
et conclusion
Il est
acquis depuis quelques
annéesdéjà
que
l’affouragement
des oies adultes en verdu-refraîche,
bienqu’ayant
un effet favorable surla
ponte
et la fertilité (Sauveur et Rousselot1982) est devenu
économiquement impossible
à cause des contraintes de
personnel qu’il
impose.
Il convenait donc de mettre au
point
dessystèmes
d’alimentation sans verdure etSauveur et al (1988) ont montré que des
ali-ments assez concentrés mais distribués en
quantité
contrôléepermettaient
l’obtention deperformances
correctes. Cesystème
d’élevage
tend à se
généraliser
maisprésente
toutefoisdes
risques
s’il n’est pas correctement maîtrisé.Le recours à une alimentation de bas niveau
énergétique,
bien quen’optimisant
pas les résultats de la mêmefaçon, présente
d’autresatouts
lorsque
la maîtrise de l’alimentation n’est pas totale. Eneffet,
il n’entraîne pas derisques
de surconsommationd’énergie,
forte-ment nuisible aux
performances
defertilité,
etn’impose
pas les contraintestechniques
liées au rationnement (distributionquotidienne,
longueur
demangeoire, ajustement
éventuelen cas de
température
trèsbasse,
etc.).Il restait
cependant
à déterminer si cetteabsence de rationnement devait
s’appliquer
àtout le
cycle
dereproduction
et notamment àdeux
périodes
où la consommationspontanée
augmente :
juste
avant laponte
etpendant
la2’ ’ &dquo; ’
moitié de celle-ci.
Les essais
rapportés
ci-dessus montrent quela
période
de surconsommation alimentaire de6 semaines
qui
précède
la pontepermet
uneprise
depoids importante
des animaux(+1,9
kg
chez les femelles et+1,2
kg
chez les mâlesnon rationnés du
premier
essai).Toutefois,
cetengraissement
peut
être réduit sansinconvé-nient par un rationnement modéré (700
keal/jour/animal), qui
améliore lesperfor-mances ultérieures de fertilité sans
trop
péna-liser la
ponte,
et abaisse leprix
de revient del’oison. Il semble notamment
qu’une
prise
depoids
initiale voisine de1,0
à1,2
kg
chez les femelles soit satisfaisante etqu’on puisse
doncse fixer cet
objectif
pourajuster
laquantité
d’aliment distribuée en fonction de la
tempéra-ture ambiante.
Peut-être serait-il même
possible
derédui-re, voire de
supprimer
l’effet défavorable de cerationnement sur l’intensité de
ponte
si lesapports
deprotéines
étaient accrusindépen-damment de ceux
d’énergie,
ce que nepré-voyaient
pas lesprotocoles
présentés
ici.La limitation de la
prise
alimentaire desreproductrices après
lepic
deponte,
enprésen-ce d’un aliment basse
énergie, apparaît plus
délicate à mettre en oeuvre, car elle nuit forte-ment à la ponte des femelles et tend même à accroître leur mortalité. On retiendra cepen-dant
qu’elle permet
une élévationimportante
Cette constatation nous
permet de
supposerque, comme l’ont montré de nombreux auteurs
dans d’autres
espèces
aviaires,
une restrictiondans la
prise
depoids
des mâlesreproducteurs
entraîne une meilleure
persistance
de leuractivité sexuelle et de leur
production
sperma-tique.
Cet
engraissement
desjars
enphase
dereproduction
est donc certainement défavorableet il conviendrait de le limiter sans trop affec-ter les oies. En d’autres termes, conserver les 6
oeufs par femelle
perdus
à cause durationne-ment et les associer aux 13
points
de fertilitésupplémentaires permis
par ce mêmerationne-ment, constituerait un
objectif
intéressant.Plusieurs
questions
ouproblèmes
restentcepen-dant
posés
avant depouvoir l’atteindre,
à savoir :-
quelles
sont lesrépercussions
à moyen etlong
terme des différents rationnements : celuiqui précède
laponte
interfère-t-il avec celuiqui
seraitappliqué
ensuite ? Ce dernier a-t-il desrépercussions
sur la saison dereproduc-tion suivante ?
-
conviendrait-il,
comme cela a été ditplus
haut,
de ne pas abaisserl’apport
deprotéines
proportionnellement
à celuid’énergie
si onrationne
pendant
laponte ?
-
quel
est le rôlejoué
par chacun des deuxsexes dans
l’augmentation
de fertilitéqu’entraîne
le rationnement ?-
quel dispositif pratique pourrait
être misen
place
afin de limiterl’ingéré
desjars plus
que celui des
oies,
sans recourir à lasépara-tion des sexes et donc à l’insémination
artifi-cielle ?
Dans l’attente des
réponses
à cesinterroga-tions,
seul un rationnement modéré durant lapériode précédant
laponte
est actuellementrecommandé sans réserve.
Le rationnement
après
lepic
de ponte réduit le nombred’oeufs
produits
mais augmente le taux defertilité.
Références
bibliographiques
Sauveur B.,Rousselot-Pailley
D., 1982. Suppressionde
l’apport
de verdure dans l’alimentation des oiesreproductrices. In &dquo;Fertilité et Alimentation des
volailles&dquo;, INRA Editions, Versailles, 81-100.
Sauveur B.,
Rousselot-Pailley
D., Larrue P., 1988.Alimentation énergétique de l’oie reproductrice. INRA Prod. Anim., 1(3), 209-214.
Sauveur B., 1988. Reproduction des volailles et
production d’aeufs,
chapitre
3, INRA Editions,Paris.
INRA, 1989. Alimentation des animaux
monogastriques, porcs, lapins, volailles, INRA
Summary
Feed restriction
of
goosebefore
andduring
thelaying period.
Differents programmes of feed restriction have been evaluated on goose breeders
kept
outdoor inorder to evaluate whether the
spontaneous
over-consumptions
of feed which occur before thebeginning
oflaying
and after thepeak of lay, play
an
important
role onperformances.
During
two successivetrials,
a limitation of theenergy intake at 700 kcal
ME/day/bird
(320g/day
ofa feed
containing
2200 kcal ME and 170 gCP/kg)
was
applied
from mid-november up to the date onwhich the
laying
rate reached 20% (aboutmid-february).
This treatment induced asmall,
nonsignificant
reduction in the number of laid eggsand a
large
increase (+10 to +15%) infertility
with apositive
balance of +4goslings/goose.
Two other levels of restriction (500 and 1000 kcal
ME/day/bird)
were tested on the samepart
of thelaying cycle ; they appeared
to be too much andnot severe
enough respectively.
A restriction levelwhich limits the geese
body weight
increase to1.0 - 1.2
kg
could be recommended.After the
peak of lay
(end ofmarch),
a limitation of the energy intake at 660 kcalME/day/bird
wasdetrimental to the
laying
rate (-6eggs/goose)
but isstill
largely
favourable to thefertility
rate (+15%).For this
period,
differentfeeding
programmes would beprobably justified
for geese andganders.
SELLIER