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Texte intégral

(1)

B ULLETIN DES SCIENCES

MATHÉMATIQUES ET ASTRONOMIQUES

Correspondance

Bulletin des sciences mathématiques et astronomiques, tome 1 (1870), p. 196-198

<http://www.numdam.org/item?id=BSMA_1870__1__196_1>

© Gauthier-Villars, 1870, tous droits réservés.

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http://www.numdam.org/

(2)

CORRESPONDANCE.

Extrait d^une lettre de M. O.

HESSE.

— . . . La citation que vous faites à la page i 5 du Bulletin me remet en mémoire un travail de jeunesse dans lequel j'avais revêtu d'une forme peu élégante un théorème en réalité digne d'intérêt. Mais si l'on énonce ce théorème comme il suit :

(( Six quelconques des huit points d'intersection de trois surfaces

» du second ordre peuvent être considérés comme les sommets d'un

» hexagone gauche. Les trois droites menées d'un point quelconque )) de l'espace et telles que chacune d'elles rencontre deux côtés op- v> posés de l'hexagone déterminent, si l'on joint leurs points d'inter- )) section avec les côtés de l'hexagone dans l'ordre même de ces côtés,

» un nouvel hexagone inscrit dans le premier et dont les côtés se trou-*

» vent toujours sur un hyperboloïde. Les deux hexagones inscrits, )) formés de cette manière avec le septième et le huitième point d'in-

» tersection des trois surfaces, sont situés sur le même hyperbo-

» loide »,

on n'hésitera pas à le placer sur le même rang que le théorème de Pascal.

De même que le théorème de Pascal suffît à la construction d'un

(3)

MATHÉMATIQUES ET ASTRONOMIQUES 197 sixième point d ' u n e conique, q u a n d cinq points sont déjà donnés, de m ê m e le théorème précédent, en supposant connues les propriétés de l'hyperboloide, apprend à construire linéairementle huitième point d'intersection de trois surfaces, q u a n d les sept premiers sont d o n n é s . Il existe certainement aussi, e n t r e dix points d ' u n e surface d u se- cond o r d r e , u n e relation géométrique semblable, facile à énoncer

Munich, 3o avril 1870.

Dr OTTO HESSE.

Dans notre Compte rendu du Journal de Mathématiques pures et appliquées, nous avions attribué à M. Liouville l'intégrale suivante :

X

1

arc tang.r , TT . i -+- x 8

M.

CATALAN

nous écrit que cette formule n'est pas nouvelle \ il l'a déjà donnée dans un Mémoire dont voici le titre : Mémoire sur la transformation des séries et sur quelques intégrales définies, présenté à l'Académie royale de Belgique le i

e r

avril i865. La seconde partie de cet élégant travail contient les valeurs d'un assez grand nombre d'intégrales définies, toutes déduites de l'intégrale définie déterminée autrefois par MM. Bertrand et Serret. [Journal de M. Liouville, t. \ I I I , p . n o ; t. IX, p. 4^6.)

Nous profitons de l'occasion pour indiquer quelques autres Mé- moires que le nom de M. Catalan recommande suffisamment à l'at- tention des géomètres.

Remarques sur l'équation x

n

— 1 = o. (Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 2

e

Série, t. XXIX, n° 3, 1870.)

Sur les roulettes et les podaires. (Même Bulletin, 2

e

Série, t. XXVII, n°2, 1869.)

Sur Vaddition des fonctions elliptiques de première espèce. (Ibid.) Jury du Concours quinquennal des Sciences physiques et mathéma- tiques. Période de 1864-68. Rapport à M. le Ministre de VIntérieur.

Ce Rapport contient principalement une analyse des beaux travaux de M. Plateau, que le Jury a proposé pour le prix quinquennal.

Sur quelques sommations et transformations des séries. (Extrait des Atti deW Accademia pontifiera de' Nuovi JÀncei, t. XXIII, séance du

i

e r

mai 1870 )

(4)

198 BULLETIN DES SCIENCES

M . MANNHEXM nous c o m m u n i q u e l'énoncé d u théorème s u i v a n t :

« Si l'on transforme u n e surface p a r la méthode des polaires r é -

» eiproques \ les lignes asymptotiques se transforment e n lignes

» asymptotiques, ou p l u t ô t a u x lignes asymptotiques d ' u n e surface

» correspondent les développables formées p a r les tangentes a u x

» lignes asymptotiques de la r é c i p r o q u e . »

Ce théorème est l'équivalent d u suivant, q u i est sans doute c o n n u de tous ceux q u i étudient sérieusement la G é o m é t r i e , mais q u ' o n n'énonce pas d ' h a b i t u d e .

« L a définition des tangentes d'inflexion (tangentes c o u p a n t la

» surface e n trois points consécutifs) est dualistique. U n e t a n g e n t e

» quelconque n e coupe la surface q u ' e n d e u x points consécutifs, et

» aussi o n n e p e u t m e n e r p a r cette droite q u e deux p l a n s t a n g e n t s à

» la surface, confondus avec celui q u i la contient. A u c o n t r a i r e , si

» la tangente coupe la surface e n trois points consécutifs, trois plans

» tangents menés p a r cette droite à la surface se confondront avec

» celui q u i la contient. »

Le t h é o r è m e de M . M a n n h e i m trouve d'ailleurs u n e belle a p p l i - cation dans l'étude de l a surface des ondes, q u i , comme o n le sait, a ses deux nappes réciproques l ' u n e de l ' a u t r e p a r r a p p o r t à u n e l l i p - soïde.

G . D .

M . P h . G I L B E R T , professeur à l'Université de L o u v a i n , nous envoie u n M é m o i r e présenté à l'Académie de Belgique, le 9 octobre

1869, sous l e t i t r e :

Sur une propriété des déterminants fonctionnels et son application au développement des fonctions implicites.

On trouvera démontrée dans cet élégant travail la formule que nous avions proposée dans une Note insérée aux Comptes rendus

des séances de V Académie des Sciences, t. LXVIII, 1869, p . i34, et qui

est destinée à remplacer la formule plus compliquée de Laplace. A ce propos, nous communiquons à nos lecteurs une remarque que nous

devons à M. Hermite : La formule qui donne le terme général de la série de Laplace nest pas exacte pour les premiers termes du développement.

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