Feuille 13
Exercice13.1 Solution p. 3
Résoudre dansZ/13Z1’équation en l’inconnuexsuivante :x2+ 2x+ 10 = 0.
Exercice13.2 Solution p. 3
1. Soitpun nombre premier. Résoudre l’équationx2=xdansZ/pZ. 2. Résoudre l’équationx2 =xdansZ/34Z.
3. Résoudre l’équationx2 =xdansZ/30Z.
Exercice13.3 Solution p. 3
1. Soient(G,·)et(G0,·)deux groupes etf :G−→G0un morphisme de groupes. Soitx∈G. On suppose que xest d’ordre finin. Montrer quef(x)est aussi d’ordre fini et que cet ordre divisen.
2. Déterminer tous les morphismes de groupes deZ/7ZdansZ/13Z, et deZ/3ZdansZ/12Z.
Exercice13.4 Solution p. 4
Soitpun nombre premier etk∈N∗tel quek∧(p−1) = 1.Montrer que l’applicationZ/pZ−→Z/pZ x7−→xk
est une bijection.
Exercice13.5 Solution p. 4
Soitpun nombre premier. Montrer que pour toutk∈N, X
x∈Z/pZ
xk∈ {0,−1}.
Exercice13.6 Solution p. 4
1. SoitAun anneau. On dira qu’un élément deAest nilpotent si et seulement s’il existek∈N∗tel queak= 0A. Soientxetydeux éléments nilpotents deAtels quexy=yx.
Montrer quexy etx+ysont nilpotents.
2. Soitnun entier naturel supérieur ou égal à 2 que l’on décompose en produit de facteurs premiers :n=
k
Y
i=1
pαii, où, pour touti∈ {1, . . . , k}, pi∈Petαi∈N∗
(a) Quels sont les éléments nilpotents deZ/nZ?
(b) Donner une condition nécessaire et suffisante pour que tout diviseur de0deZ/nZsoit nilpotent.
Exercice13.7 Solution p. 4
Montrer que(p−1)!≡ −1 [p]si et seulement sipest premier (c’est le théorème de Wilson).
Indication : Lorsquepest premier, on pourra commencer par calculer dansZ/pZla quantité
p−2
Y
k=2
ken regroupantk
etk−1
Exercice13.8 Solution p. 5 SoientGun groupe fini etf un morphisme deGtel que
Card{x∈G/f(x) =x−1}> Card(G) 2 Montrez quef est involutive (c’est-à-dire quef◦f =IdG).
Exercice13.9 Solution p. 5
petqsont deux entiers premiers et impairs. On suppose queqdivise2p−1.Montrer queq ≡1 [2p].
Exercice13.10 Solution p. 5
On s’intéresse à l’équation5x3+ 11y3+ 13z3 = 0où les inconnues sont dansZ. 1. Si(x, y, z)∈Z3est solution, montrer que13divisex, y, z.
2. Quelles sont les solutions de l’équation ?
Exercice13.11 Solution p. 5
SoitGun groupe, noté multiplicativement.
On noteD(G) = Gr{xyx−1y−1/(x, y)∈G2}. D(G)est le groupe dérivé deG.
1. Montrer queD(G)est un sous-groupe distingué deG.
2. On suppose queHest un sous-groupe distingué deG. Montrer queG/Hest un groupe abélien si et seulement siD(G)⊆H.
Exercice13.12 Solution p. 6
SoitGun groupe fini non abélien.
On noteZ ={g∈G /∀h∈G, gh=hg}(Zest le centre deG). Montrer que|Z| ≤ |G|
4 .
Solution de l’exercice 13.1 Énoncé Soitk∈Z, solution :
k2+ 2k+ 10≡0[13]
(k2+ 2k+ 1)−9≡0[13]
De plus52≡ −1[13]. Donc
52×(k+ 1)2−9≡0[13]
(5k+ 5−3)(5k+ 5 + 3)≡0[13]
OrZ/13Zest intègre, donc5k+ 2≡0[13]ou5k+ 8≡0[13]donc5k=−2ou5k=−8.k= 0n’est pas solution.
De plus5∧13 = 1donc5est inversible, d’inverse8, donck=−2×8 = 10ouk=−8×8 = 1.
On peut aussi remarquer que1est racine évidente du polynômeP(X) =X2+ 2X+ 10∈Z/13Z[X].
Solution de l’exercice 13.2 Énoncé
1. x2 =x⇔x(x−1) = 0⇔x= 0oux= 1carZ/pZest intègre.
2. x2 =xdansZ/34Z⇔
®x2 ≡x[17]
x2 ≡x[2] ⇔x= 0171oux= 117⇔x34∈ {0,1,17,18}
3. x2 =xdansZ/30Z⇔
x2 ≡x[3]
x2 ≡x[5]
x2 ≡x[2]
⇔
®x2 ≡x[3]
x2 ≡x[5] ⇔
®x3 = 03ou x3 = 13
x5 = 05ou x5 = 15 ⇔ x30∈ {0,1,6,10,15,16,21,25}
Solution de l’exercice 13.3 Énoncé
1. On noteσ(x) =n∈N∗l’ordre dex.
xn= 1 f(xn) =f(1) f(x)n= 1
Doncf(x)est d’ordre fini etσ(f(x))|n.
2. Soitfun tel morphisme.
Remarque :Sifest un morphisme deZ/nZdans(G,+), alors,∀k∈Z/nZ, f(k) =kf(1), donc la connais- sance def(1)suffit pour connaîtref(Z/nZ).
D’après 1.,σ(f(1))|σ(1) = 7, doncσ(f(1)) ∈ {1,7}, orσ(f(1))|13doncσ(f(1)) = 1doncf(1) = 0, et d’après la remarque,f =0.
La réciproque est immédiate.
Soitf : Z/3Z−→Z/12Zun morphisme.
σ(f(1))|3doncσ(f(1))∈ {1,3}:
•siσ(f(1)) = 1alorsf =0.
•siσ(f(1)) = 3alors six∈Z/12Z, σ(x) = 3donc3x= 0et six6= 0, 2x6= 0doncf(1)∈ {4,8}.
Réciproquement soitf : Z/3Z−→Z/12Z k37−→kf(1) =
®4k ou8k
, qui ne dépend que dek3, convient.
1. il s’agit ici d’indiquer qu’on se place dansZ/17Z
Solution de l’exercice 13.4 Énoncé On ak∧(p−1) = 1donckgénèreZ/(p−1)Zet d’après le cours, il existeu∈Z, u×k= 1dansZ/(p−1)Z, i.e.u×k≡1[p−1](kest inversible).
Donc il existea∈Z, tel queu×k=a(p−1) + 1. Soitg:Z/pZ−→Z/pZ x7−→xu
. Soitx∈Z/pZ, g◦f(x) = (xk)u =xa(p−1)+1= (xp−1)a
| {z }
1
x. Sixest inversible, alorsxp−1= 1.
Six= 0, g◦f(x) =f(0) = 0u = 0siu6= 0.
u= 0⇒0≡1[p−1]⇒p= 2. Sip= 2,∀x∈Z/Z, xk=xcark6= 0.
Solution de l’exercice 13.5 Énoncé
Soitf : (Z/pZ)∗−→(Z/pZ)∗ x7−→xy
ày∈Z/pZ∗fixé.f est bijective et on af−1:x7−→xy−1. Supposons quek6= 0:
S= X
x∈Z/pZ
xk= X
x∈Z/pZ
f(x)k = X
x∈Z/pZ
xkyk
DoncS = Syk ⇔ S(1−yk) = 0, donc soit S = 0 ou soityk = 1 (Z/pZ∗ est un corps). Si yk = 1, alors S=P
y∈Z/pZ∗yk=P
y∈Z/pZ1 =−1.
Sik= 0, alorsS= 0.
Solution de l’exercice 13.6 Énoncé
1. Soitx, ynilpotents tels quexy=yx, on notenl’indice de nilpotence dexetmcelui dey.
On a(xy)min(x,y)= 0(les puissances commutent d’après le cours).
(x+y)m+n−1 =
m+n−1
X
k=0
Çm+n−1 k
å
xkym+n−k−1= 0
2. (a) n=
k
Y
i=1
pαii
Soitx ∈ Z/nZ,xnilpotent⇔ ∃m ∈N, xm = 0, doncn| xm, donc∀p ∈ P, vp(n)2 ≤vp(xm)donc vp(n)≤mvp(x).
∀i∈J1, kK, vpi(n)≤vpi(xm)⇒1≤mvpi(x), doncQ
i=1kpi |x.
Réciproquement, on posem= max(αi)et on a bienxm= 0.
(b) Montrons que la CNS estk= 1.
Supposons quek≥2et qu’il existeq ≥2tel quen=pα11qavecq∧p1 = 1.
Doncqest un diviseur de zéro dansZ/nZ, orq 6∈Nil(Z/nZ)d’après la question 2.(a), carp1q.
Réciproque à faire.
Solution de l’exercice 13.7 Énoncé
(p−1)! = (p−1)Qp−2
k=2k, or∀k∈J1, p−1K, kest inversible.
k=k−1 ⇔k2= 1
⇔(k−1)(k+ 1) = 0
⇔k= 1ouk=−1 Donc∀k∈J2, p−2K, ∃h∈J2, p−2K, h=k−1, h6=k
Donc(p−1)! = (p−1)·1donc(p−1)!≡p−1≡ −1[p].
Supposons maintenant quen6∈P, n ≥2. Donc il existep, qtels quen=pq. Sip6=q,p|(n−1)!etq |(n−1)!
doncn=pq|(n−1)!.
Sip=qalorsn=k2et2k < k2 ⇔2< k, sik≥3,2k∈ {1, . . . , n−1}, donc2k×k|(n−1)!, donc(n−1)!≡0[n].
H :(n−1)!≡ −1[n]⇔ ∃k∈Z, (n−1)! =kn−1.
Donc d’après le théorème de Bézout,∀k∈J1, n−1K, k∧n= 1.
Solution de l’exercice 13.8 Énoncé
On poseF ={x∈G/f(x) =x−1}.
Six∈F, f◦f(x) =f(x−1) = (f(x))−1 = (x−1)−1=x.
Six∈G\F, posonsϕ : G−→G x7−→ax
qui est bijective, de réciproqueϕ−1:x7−→a−1x. On a donc|ϕ(F)|=|F|.
Montrons queϕ(F)∩F 6=∅.
Supposons le contraire, alors|ϕ(F)|+|F|> CardG
2 + CardG
2 = CardG : c’est absurde.
De plus,ϕ(F)∪F ⊂G, donc|ϕ(F)|+|F| ≤ |G|.
Donc il existey∈ϕ(F)∩F, donc il existe unx∈Ftel quey=axet doncyx−1=aet doncf◦f(y)×f◦f(x−1) = f◦f(a)doncxy−1=a, donc∀g∈G, f◦f(g) =g.
Doncf est bien involutive.
Solution de l’exercice 13.9 Énoncé
On sait que2|q−1, et il nous faut montrer quep|q−1.
D’après l’hypothèse,2p ≡1[q]doncσ(2)|p, on se place dans(Z/qZ∗,×).
Orpest premier doncσ(2)∈ {1, p}. Cependant26= 1doncσ(2) =p.
Comme|Z/qZ∗|=q−1on aσ(2)|q−1⇔p|q−1⇔q ≡1[p]⇔q≡1[2p]carp∧2 = 1.
Solution de l’exercice 13.10 Énoncé
Soit(x, y, z)une solution.5x3+ 11y3 ≡ 0[13]donc5x3+ 11y3 = 0dansZ/13Z, et six = 0, on a11y3 = 0 doncy= 0car116= 0.
Sinonxest inversible.
On a donc1 + 11y3×5−1×x−3 = 0, donc(yx−1)3 =−5×11−1 = 9. Et on a donc(yx−1)12= 94 = 96= 1ce qui absurde car(yx−1)12= 1d’après le théorème de Fermat.
Doncx= 0ety = 0, i.e.x= 13x0ety = 13y0.
5×133x03+ 11×133y03+ 13z3 = 0donc5×132x03+ 11×132y03+z3= 0doncz≡0[13]etz= 13z0. Ainsi :
5×133x03+ 11×133y03+133z3 = 0et donc si(x, y, z)est solution, alors x
13, y 13, z
13
est aussi solution.
Par récurrence, on en déduit que x 13k, y
13k, z 13k
est solution pour toutk∈N. Or x
13k −−−−→
k→+∞ 0donc x
13k = 0à partir d’un certain rang (suite d’entiers), doncx= 0et de mêmey=z= 0.
L’unique solution est(0,0,0).
Solution de l’exercice 13.11 Énoncé
1. Soitg∈G, et considéronsf:G−→G x7−→gxg−1
. f et un automorphisme intérieur, et on a
f(D(G)) = Gr f
xyx−1y−1/ x, y∈G
= Gr
f(x)f(y)f(x−1)f(y−1)/ x, y∈G Orf est bijective, doncf(D(G)) Gr
xyx−1y−1/ x, y∈G =D(G).
2. ⇒: Supposons queG/Hest abélien.
∀x, y∈G, xyH =yxH, doncx¯¯y= ¯y¯x=xyyx, et doncxHyH =yHxH doncxyH =yxH.
Soitk∈H, x, y∈G, il existek0 ∈Htel que
x−1y−1k=y−1x−1k0
Et doncxyx−1y−1k = k0 donc xyx−1y−1 = k0k−1 ∈ H donc finalement
xyx−1y−1 / x, y∈G ⊂ H, doncD(G)⊆H.
⇐: Supposons queD(G)⊆H.
Soitk∈H, x, y∈G. Montrons qu’il existek0 ∈Htel quexyk =yxk0.
On posek0=x−1y−1xyk∈Hcarxyx−1y−1 ∈D(G)⊂H, soit encoreyxk0 =xyk, on a alorsxyH=yxH, donc∀x, y∈G, xyH=yxHdoncG/Hest abélien.
Plus simplement :
G/Hest abélien ⇔ ∀x, y∈G, x¯y¯= ¯yx¯
⇔ ∀x, y∈G, x−1y−1xy = 1
⇔ ∀x, y∈G, x−1y−1xy ∈H (car¯1 = 1×H)
⇔D(G)⊂HcarHest un sous groupe.
Solution de l’exercice 13.12 Énoncé
On a déjà vu queZest un sous-groupe deG.
On pose, pourx∈G,Cx={g∈G /∀h∈G, gh=hg}(Cxest l’ensemble des éléments commutant avecx).
Naturellement1∈CxdoncCxest non-vide.
Soitg, h∈Cx, alors(gh)x=gxh=x(gh), donc(gh)commute avecxetgh∈Cx. gx=xgdoncg−1gxg−1 =g−1xgg−1 doncxg−1=g−1xdoncg−1 ∈Cx.
DoncCxest un sous-groupe deGet on aZ ⊂Cx⊂G.
Montrons que six∈G\Z, alorsZ6=Cx 6=G.
Soitx∈G\Z, (il existe car sinonGserait abélien). On ax∈Cxmaisx6∈Z, doncZ 6=Cx. SiCx=G, alorsx∈Z ce qui est faux, doncCx6=G.
Zest un sous-groupe deG, doncZest un sous-groupe deCx. D’après le théorème de Lagrange,Card(Cx)|Card(G).
De plus,|Cx|<|G|donc|Cx| ≤ |G|
2 , car|G|=k|Cx|oùk≥2.
En appliquant le même raisonnement, on obtient que|Z| ≤ |Cx| 2 ≤ |G|
4 .