NATIONS UNIES
CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL
Distr«
LIKTPEE
B/CN.14/CAS.10/t
1 juin 1977
Original* FRANCAIS/
ANGU.IS
COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUB session de la Conference des statisticiens afrioains
Addis-Abeba, 17-22 octobre 1977
DEFICIENCES ACTUELLES DES ESTIMATIONS DE COMPTABILITE NATIONALS EN AFRIQUE ET AMELIORATION EN VUB D'UNE ADAPTATION PLUS POUSSEE DU SCN
Table des mp/tieres
Faragraphes_
INTRODUCTION . • 1-3
DEBTCIEHCES ACTUELLES DES STATISTIQUES DE BASE UTILISED .... 4-26
Agrioulture «••••••••«• 5-14
Sstimation quantitative dd la production •••••«9 •• 5-99 Evaluation de la production ••••»•..••••••••• 10 — 12 Estimation de la valeur ajoutee de 1'agriculture. • • o •• • 13-14 Production et valeur ajoutee des services et autres activites
nan organisees, •«•• ».. . 15-24
Services ° •••• 15-20
Autres activites non organisees .•••••••••••• » 21—24
Les depenses des menages •••••••••••••••• - • 25—26
SUGGESTIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DES STATISTIQUES DE BASE M
VUE D'UHE ADAPTATION DU SCN REVISE 27-40
Developpement des statistiques de base ..*••••••• . 27— 40
Agriculture^ sylviculture, pSche 29 — 33
Le seoteur des ilservioes:l et les activites non organisaes, . 34—37
NSoessite de davelopper les statistiques sur la revenu et
les depenses des menc^ges* •••••••• 33 — 40
CONCLUSIONS 41-43
M7T-9O2
instruments les plus efficaces pour ovaluer les realisations economiques et effectuer des projections raacro-economiques dans les nays dev^loppes et les >ays on developpe ment. En Afrique, les besoins de planifioation du developpement dans les annees
recentes ont conduit a une prise de conscience plus grande de la necesaite d'ameliorer
la collecte des statistiques de base et le travail le comptabilite nationale dans beaucoup de pays. Un interSt croissant se mmifeste poor I1 a Captation du syrbSmerevise de comptabilite nationale des Nations Unies ( SCN) : compilation des complies
princip-Vux et1 tableaux connex:s poor faire face aux bcsoins des o.^s, utilisation des definitions et classifications du syst&me comme cadre pour la formulation du programme de collecte de donriees.
2« Les progres realises dans I'1 adaptation du 331T dans les pjys africains ont ete-
exposes,par le secretariat de la CSA dans le document intitule "Progres et ?roblSmesde I1 adaptation du XN revise 1n,ns les p-rys africains", S/CN.14/CA3.9/lTt &*■ 16
juillet 1975 et oregente a la neuvidrae session de la conference des statisticians afrioains en octobre 1975* D'^puis, la situation nfa pas beaucoup change aussi bien en ce qui concerne le nombre des" pays qui adaptent le systSme que le developpement des, statistiques de base qui est la condition essentielle pour ameliorer la qualite desrestimations et elaborer les comptes nationaux de mani§re satisfaisante.3» Le but du present document est d'expoeer lee dofioienoee actuelles des estimations des comptes nationaux des pays africains et de ciuggerer aes ameliorations possibles en vue d'une adaptation plus poussee du 33Nt laquelle en est encore dans la plupart des cas a un stade elementaire.
HEFICriMS ACTTIELL13 I3E3 3PATI 1PI";US3 US BAS3 UTILI33S3
4# Actuellement, les cle Tici mces oomrnunes des statisticrues de base utilisees pour la compilation des comptes nationaux d.;,ns plusieurs pays sont les suivants :
i) Insuffisance dss statistiques de production jt de valeur ajoutee de
I1 agriculture, particulierement pour las oulturss vivriSres ?t I'elevage : qupjitite, evaluation de production, composants de valeur ajoutee.
ii) Le manque d1information sur la nroduction et valeur ajoutee pour a)' le
sect^ur des services et b) les activates non organisees qui ne sont pas habituoll^.ment couvertes o*\r les recensements et enquetes, tulles que les petites industries, I'ortisanat et les consti*uctions pour compte propre»iii) Le manque d*informations satisfaisantes sur les depenses des menages*
a) Agriculture
Estimation quantitative de la production
5» I*es estimations quant it stives de la nroduction coraportent un. nombre important de suppositions en raison du manque de statistiques disponibles, m@me pour les prinoipaux produits agricoles«
6« En ce qui concerne les cultures, a part i) les cultures d1exportation pour
lesquelles la production en quantite est estimee sur la base des achats et variationsde stocks des organismes de commercialisation et ii) les cultures industrielles pour
lesquelles la production est oalculee sur la bise des statistiques d'exportation et
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et de consommation locale, les estimation pour les autres cultures, principalement
les cultures vivri^res, laissont bsnucoup a '.esircr. Dans 1?* plupxrt des cas, elles
sont basees sur les estimations visuelles faites par les agents du deoartement de 1*agriculture. Les rapports de m irche sont rarement disponibles* Dans certains pays, les estimations de cultures vivri^ros sont fondees sur des sources variees, .telles que les donneos de population et les estimation de consommation par tete provenant des enquStes fragmentaires et sporadiques sur les asn^es, les donnees de suparficie et de' rendenent orovenant des enquStes aisrioolQS -it des exercices de mesure de rendemraent partiels, annuels ou moins frequents. Les statistiques de production de fruits et legumes ne sont ;ene>al3ment pas disponibles. Dans oes conditions, les donneos concern-jnt les ressources et 1 amploi, mSme pour les orincipaux jroduits agricoles, sont le resultat d'estimations fort approximatives.7. Dans le cas de I'elev^e, dans beaucoup de oays de la region, I1 effect if est
oonnu seulement pour- les bovins a partir des recensements administratifs ou de campa-
gnes de vaccination menees par le Service de l'elevage. Pour les autres espSces,
l'effectif est estime grossi&rement par la mStne autorite. Les informations requisespour le calcul de la production de lf elavage': (telles que le taux d1 exploitation) et
des- pr.oduits de l'elevage-sont rarement disponibles.
8. Pour, In. sylvicultures et I'eZDloitation forestiSre, las estimations de production sont insui'fisanxes aans Beaucoup" de pays, iiiJUes ne couvrent habituellement que les coupes de bois et le bois,.d?: ch^uffage. Les informations,,.sir les coupes de bois sont
souvent inutilisables car'chiis.bon nombre de Days, la qu'antite est donnees en "norafcre
d'arbres coupes" et non pas en volume, exprime en mStres cubes pour chaque qualite de bois. Pour le bois de ohauffage, a cause du manque d!informations, la production est en general estimee ^TossiSrsment sur la base de la consomm.ition "supposee" des menages dans les zones rurales*9. P@che. Les estimations de quantite sont peu satisfaisantse pour la p^che indus- trielle en raer. Les rensoignements sur la p$che artisanale en mer et d,?jas les eauz
interiouros sont tres insuffisants dans la plupart des p^sys. Certains pays evaluent
la production de cette activite par l^poroche du reV3nu en multipliant le revenumoyen "estime" par pScheur et le nombre "estime" de pScheurs. D'autres pays utilisent
les onquStps de consoiniation des menages, supposant que la quantite de consommationpar t5te demeure inchangee. Dans ces conditions, les estimations de production de la pgche a l'houre actuelle ne peuvent e*tre considerees que comme des ordres de grandeur.
Evaluation de la production
10. Les donneos sur les prix au producteur (prix recus par les exploitants agriooles
aux pr,emiors point de vente ^t recu:illis directement auprSs de ces derniers) requises
pour devaluation de la production ne sont pas generolement disponibles- Outre le problSme du manque de ressources financiSres ot de oersonnel forme a la collecte des prix, il y a des difficultes provenant de l'absence de commercialisation, organisee pour lnsproduita agricol^s daiis la plun-rt des zonns rurales, l'absence dlunites
coiTimunea de mesure pour certains produits, 1 • habitudede marchander stcj. II y a aussi
le'orobl§me dela ponderation des prix pratique's dans les zones differentes et a diffe
rences periodes pour ar^river aux prix moyens annuels au producteur.II.. \ 1!exception da can des cultures d'^importation (cafe^ cacao, etq.) et des cultures in-.l.usbri'sll'ys (aracliides, coton, ate.) pour lesq'-;11 s l.^ra ori>: payes aux plant guts .sont habiruellom<3nt fixes v^r le couvernement, les prix utilises pour .
i1evaluation de la production des autros cultures ne sont generalemat pas satisfaisants.
her, v?ri?ntes suivantas de prix au oroduoteur 3embl =;nt §trc utlisees :
i) Prix au 0r0d.uct.-5ur fixes p.o1 le gouvernement qui souvent dij."f5rent sensible—
Liant des orix actuels surtout nour les cultures vivriSr.es principalesj ii; Prix recus par lss exoloitant's sur les marche nor
i'j.i) Pi'ix tde 3;ros apre"s deluction des marges de co.rtfnorce et de tr.ansport
"estlraees".
120 Pour l'elnvage, le m uique d1informations preciSTS sir les prix au oroducteur pour les animaux sur oied pax esp^ce et pour les p..oduits de 1'elevage est commun a beaucoup de pays africains* La m§me observation pout etre fai-te pour la p§che,
artiranale en mer et dans lss oau:; interi-surea/ "Aussi, la v-leur de la production
est calculee sur la base des prix de venteaux abattoirs pour les anitfuux sur pied §t..des prix de .detail pour les produits de l'elevage et de 1,-. pe*ohe, ,^n pronant en. ;■. ; oensideration ,1a marge de commerce rfc de transport ostimee. ■ . ',r;::
de la v.bur ajoutee de I1 agriculture ■ -,:■■■ ... *
. i .1. ■ ■ .1. .'
13n HisG a part lfinauffisance de st^tistiques precises pour proceder ^.wuae;-estimation quantitative et a une evaluation de la production, le rainque frequent■et general d'in—
formations sur la structure du cottt de production et la consommati,on interm&Liaire • rscueillies au moyen d'enquetes sur les recettes et les depenses des exploitations*
agri,oolos (pour les cultures et l'elevage) et de petites enquStssp j sondage fp^ur la ,-y^-viculture et I1 exploitation forestiSre, 1.:. pSche) ne oerme.t::-^as d'arrivex :5 un* ..
chiffr^ fiable de valeur ajoutee. Pour les cultures, les informations cbricernant ■ : 1'emploij la consomraation intermediaire, les salaires ^ayes en especes ou en nature, :1a corisaTimabion de capital fixe ne sont habituellement disponibles- que -pour les exploi—
taiucas muderaes ou les exploitations du secteur public dans certains pays, : :?our lea exploitations tr vlitionnelles, l'elevage, la sylviculture et la p§che artisanale, les rapports ressources-emplois utilises pour obtenir la valeur ajoutee sont generalemejit estimes de fa9on tres approximative„
14o lin consequence, la fiabilite des informations statistiques essentielles est
sensiblemont rsduite lorsqu^il s'agit de les utiliser pour la preparation des plans de developpeme-nt agricole et la fixation des objectifs realisables.
b) ?rodnotion ot valeur a.joutee des services et autres activites non organisees
]5o A l'houre actuelle, les estimations nationales de oroduction et de Valeur ajoutee pour les services sont sujettes a une rosse m-,rge dferreur et sont souvent moins fiables quo cellos quiont trait aux' activites productrices de biens. Les secteura
£■>'.? le&iuels la m rge d*err;ur est In, nlus imoortante sont i) les transports routiers ii) le commerce de ~;ros et de detail, o-j?ticuliSrement le petit co.:iTterce,, iii) la
i5te immcbilidreD
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a# Transports routiers
16. Les statistiques annuelles precises sur le pare de vehicules reparti par type de
vehicules et pp,r activite des nroprietaires font souvent dofaut. Habituellenient, lesinformations sur la production et la valeur ajoutee sont recueillies au moyen de question^
naires annuels pour le transport routier organise seulement (tr?,nsports de passagers inter- urbains,et intra-urbains, par autobus, camions de transport local et a longue distance).
Les donnees en tonne-kilometre pour les marchandises et en passager-kilometre ainsi que
les statistiques de prix moyens manquent dans la plupart des pays de la region. Concernant les transporteurs individuels (camions, taxis) les informations sur les recettes, sur
la consorarnation des produits petroliers, les reparations et l'entretien, recueillies au
moyen de petites enqu8tes par sondage ou de questions directes, ne sont disponibles quedans des oas rares. Pour cette raison, les recettes brutes et les depenses de oonsomma—
tion intermediaire sont tres grossierement estimees, b» Commerce.de gros et de detail
17» Les estimations de la marge•commerciale pour le commerce de groe et de detail (dans la plupart des pays, les eommercants de gros sont en mSme temps des det&illants) sont obtenuespar des methodes variees. En 1'absence d1informations directes, certains pays
utillsent la methode des marges, fondee sur les taux des marges commerciales apoliquees
a la valeur au producteur des produits locaux et a la valeur des produits importes. La principale limitation de oette methode est l'absence d1informations sur i) la quantite des biens oommercialises particulierement pour un certain nombre de produits locaux qui"■s»rit e^alement consftrames par les producteurs eux—m§mes et ii) le genre de servioes
cemmeroiaux fournist Nombre de pays recourent aux dsclarations de revenus soumises a la di»eotion des impOts par les etablissements de commerce ou aux donnees provenant des
enqnStes annuelles du eoramerce. Pour les petits detaillants et le petit commerce, les
informations sur le ncmbre de commercants et siir le revenu moyen manquent ge"neralement»Si les enqueues par sondage sont entreprises, elles ne couvrent habituellement que les pr-incipaux centres et la couverture est trop liraitee pour que les resultats soient representatifs, Souvent, a cause du manque de ressources financieres et de personnel, les resultats obtenus pour une annee sont utilises pour des periodes assez longues, 18» En l'etat actuel des statistiques, les donnees sur les marges de transport et de commerBe par groupe de produits, reoueillies au moyen des enquetes de distribution et des enquetes annuelles, sont plutOt difficiles a obtenir parce que les commercants dans la plupart des pays ne tiennent pas une comptabilite des achats et ventes par
groupe de produits. . ..''.'-.■
Ow Propriate immobiliere
19« Les donnees sur les logements classes par type et sur les loyers sont tres insuffi—
santes dans la plupart des pays en raison du manque general de sources de donnoes de basef telles que les recensements de logements et les enquetes sur le budget des manages. Pour oette raison,' les estimations de la contribution au PI3 de 1'activite des rraffaires
immobilieres" ne sont generalement pas satisfaisantes du point de vue de la couverture et de la fiabilite. Certains pays estiment grossierement le loyer impute uniquement dans les zones urbaines alors que d'autren n'incluent m@me pas ce poste dans leurs estimations. Tres peu de pays essayent d'estirner la valeur locative des logements traditionnels occupas par leur proprietaire en zone rurale. Pour les loyers effective—
ment pergus, leur montant est habituellement estime sur la base des imp8ts et taxe sur le loyer quand ces renseignements sont disponibles.
20. Puisqu'une ^rande proportion de lo.<-;enents dans les pays en developpement sont
occupss.par leurs proprietaires, 1'estimation du loyer impute peut influer considera- blement sur le nontant total de 1'estimation des Io5'ers. .In olus, le manque de ■ ;donnoes sur les consommotions ■intermSdiaires telles que 1'assurance, les reparations
et 1'entretien, 1'interSt, et sur 1'ar.iortissement etc', conduit a une estination peu fiable de la valeur ajoutee*ii) Atitrpe activity 3H>n organisers
a» Petites industries et artisannt*
21. Dans beaucoup de pays de la r:';^ioii, la production des petites, industries et de .
l'artisanat est assez innortanto. Cependant, les donnees relatives a ces activitos ne peuvent pas e*tre recueillies lors. des recensoments habituels, ^n nrincipe,■lesestimations sont fondaes sur des rehseignements recueillis au noyen d'enqugtes .par .;.-,/;' sondage combines avec les informations sur le no^.bre de personnes employees
provenant des recensoments de la Population. Cependant, il est rare que les pays
recueillent ce genre de donnjes au raoyen d'enqugtes par sonda^e, Lorsque des enmiStes
sur I'emploi et les- salairos sont en^reprises dans certains nrys, elles couvrent rarementces activites. ■ ' " :■ '■ ■
.*" b# Constructions pour compte propre - : •
22. L'estiniation de la production, et de la v leur ajoutee pour le socteur de la^ : ■.-■■
construction dans les pays en cUvalopcement comporte de grandes difficultas en raison
de la co iplexite de cetto Industrie et du ra^jique ganSral de donnees sur la coaoosition du coftt pour les divers ty->9S de construction. 13n plus de la diversity des tynes de
construction, tels que bailments rosidentiels et noxi-r^sidentielg, des enfrastructures telles que routes, barrarrss, ponts, terrains d'aviation, insta^ations olactrieues et^_de telicommunication, il y a les constructions oour coi:mte oroore comprenpjit les
reparations et l'entretien effectuos par les entreprises, le gouvememerrt, lee .'
menaces, et lea lo^ements de tyne traditionnel, les cons\;ructions a la ferine. Les
divers coiaposants de l'industrie out uno .composition de coQt difforente. Genencl;,nirf'etant donno I'otc.t ?,ctuel des statistiqueB dans l'.s r>^s africains, il est impossible de les traiter sipnxament afin cl'arriver a un chiffre satisfaisant pour I'ansewble
de I'activito* :
23. Concern-jit les constructions Dour compte propre du .^ouv^rnement et des entrenrises,
les':donn:J3S de production pijuvent Stre rounies a partir des statisti ues adminis-trratiyes
de djponses pour 1,j ia:-emier et au noyen des questionnaires envoyes annuellement pourles secondes. Cependant, les donnoes directes sur la valeur ajoutee de ces constructions
pour coiipue pro^re ne sont pas dis^onibles.
24« Pour les constructions pour conpie propre de i) logements en zone urbaine, ii) logements traditionnals, iii) constructions a la fer.ie et .iv) constructions coumunaut-.ires en zone rurpje, les informations recuises pour 1'estimation de la
production et de la valeur ajoutoe fo;it dofaut* Tres rai^n sont 1:3 -cas ou les
mations pcxtielles rocueillies au ^oyon dft3m;uet.js sur 1-e rjvenu et les defenses des
menages rurau:: sont disr)oniMes et utilisees pour les estimations ayant trait auxconstructions pour compte propre en zone rur-le, Un certain nonbre de pays africains
estiiient la production pour les lo ements de tyoe traditionnel seulement alors que d'au'res ne couvrent -pas cette activity dvis leurs :?t-,tisti. ues de construction.Les constructions a la ferine sont n;glig5es dans la piupart des cas.
E/CN.14/GAS.1Q/7
6
c) Les dapenses des menages
25* A l'heure actuelle, la plupart des prys africains obtiennent 1'estimation de la consommation finale privee corome solde, c'est-a-dire en doduisant les autres depenses du montant total du PI3 obtenu par l'approche de la production. Les quelques pays qui
ont compile le tableau de la consommation finale de menages ont utilise la mithode duflux des ^roduits. iin raison de 1'insuffisance des donndos ds base requises pour arriver "
a un chiffre fiable des ressources et des emplois (production des biens et services locaux, marge de couierce et de transport surla partie cor.imercipj.is3e des produits locaux et
sur les prod.uits importes, etc), les chiffras obtenus peuvent ne pas ref^et.er les
depenses actuelles des manages. ' ' -'-'
26. La me ill cure source pour estimer cet a,';;regat est constitute par les encoietes des depenses de consomraation des rnenages, y cbmpris I'enquSte sur les activites industrielles des merabres des menages (exploitation agricole, petit com erce, artisanat, etc). Au '
moyen de ces enquStes, les d.onnoes sur Ie3 recettes, les depenses de consommation,
I'^pargne, etc, sont reunies systeriiaticuement, afin d'estimer a la fois les depenses de
consommation finale des manages par biens et services et de completer le systems des sta-
tisticues de repartition des rovenus. Copendr,nt, jusqu'ici neu de pays de la region
ont entrepris des enquetes exliaustives couvrant toutes los regions du oays et tous les groupes de population. C-'insralement, en raison de difficultis finoncieres et de lapanurie de personnel, la couverfcure geographique a He limitee ou les enqugtes n'ont ports que sur une partie de la population (les manages urbains dans la pluoart des cas).
MSme dans le cas des pays qui ont entrepris des encrugtes sur.le budget ..des. m£nages a
l*echel»n national, la validite des estimations peut §tre sujette a caution en raison du pourcentage eleve d'analphabetos parmi les repondants.SUGGISTIONS POUR LE D^VELOPPi^rENT DES STATI3TI0UES DE BASE
EN VUE D»UNE ADAPTATION SU SON REVISE
Developpement des statistirues' de base ■ .
27» &n raisonr des daficiences actuelles des statisticrues de base, les estimations des comptes nationaux dans la plupart des pays africains sont loin de repondre aux besoins d© 1<*analyse sconomique et de la planification. Jlles concernent les series de donnaes d© base, pour les annees reperes, de 1'agriculture, de la, population, de la production industrielle, du revenu et des depenses des manages aussi bien c;ue les saries statisticrues courantes, telles que les donnees sur les dapenses courantes et les dapenses de capital du gouvernement, le commerce exterieur, la balance des paiements.
28# ^'amelioration de la fiabilite de donnees existantes et la collecte de nouvelles
donnees sont essentielles pour une adaptation plus poussee du oCIT revise en vue de fournir aux pays un instrument valable pour une planification aconomique serieuse.II faut done que les ,^ouvernements des divers- pays prevoicnt dans leurs plans des
ressources nccessairec a cette fin (ressources financi^res, oornonnel forma, etc.).
a) Agriculturet sylviculture« pgche : .:
Juscu'en 1976, une trentaine de pays- africains ont .onrticipo au pro^arame mondial de reoensement acricoJe de 19J0. Pour obtenir les informations requises en vue
d'avaluer le rOle de cet important secteur de l'aconomie et donner aux plans agricoles un fondement solide, il est essentiel rue veB enc;u8tes ,?,;:ricoles annuollcs bien
organisSes, a,vec des exercices ext'-noifs de ^esure de rondement, soient entreprises afin de connaitre les variations de la production dfune annee a lr1autre. Les infor— ' mations importantes, telles que les variations de la mcin-d'oeuvre (sa-larijs et membres
de la famille non-salaries) les changements dans le mode de production, le mode d'exploi-
tation, les dupenses pour les consommc.tions intdrraedic.ires, le, formation de capital fixe,
1'utilisation de la production des cultures et de l'e'Jevage (vente et consommation pour compte propre), doivent Stre reunies au moyen des enquetes p.ar sondage ou des enquStes sur le revanu et depenses des manages des exploitations'a,-ricoles« Des informations aupplementaifes, telles que les donnees sur les importations et la production locale, doivent Stre ogalement utilisees pour 1•estimation de la consom mation intermediaire (semences, insecticides, engrais).
30o Pour l'elevage, des enquetes supplamentaires spdcifiques doivent Stre stffectuees pour reunir des informations sur le taux d'exploitation (off-take rate) pour les diverses especes, sur l'effectif de chaque espece classe par sexe, age, et la
production des produits de 1'elevage.31* Concernant la sylviculture, les donnees adeYuates doivent Stre reunies pour i) la production du bois exprimee en metree-oubes pour chaque qualite de bois et ii) la production des autres produits forestiersj iii) le coftt de production du bois, etc. Des informations sur la production du bois de chauffage peuvent Stre reunies au moyen des enquetes sur les budgets des menages (calcul de la production basee sur la consommation).
32. Pour la p8che des enquetes par sondage courantes doivent Stre effectuees pour obtenir des indioateurs en vue d'extrapoler la production*et la valeur ajoutee de cette actiyite, particulierement pour la pSclie artisanale pour laquelle les donnees sont tres insuffisantes. Les renseignements a reunir sont les suivants : i) nombre de pScheurs, ii) nombre de bateaux utilises (ou barques pour p§che traditionnelle), iii) type d*attirail de pSche et equipement. iv) rendement par unit*? avec distinction des prinoipaux types des produits de la pSche, v) dapenses pour consomraation intermediaire t«ll- que les produits petroliers, les services d'entretien des barques et de l'attirail, les depenses pour les amorces, appats et petites pieces detachees de bateaux de pSche. Des infor mations sur la consoromation pour compte propre (sal-iires payes en nature, nourriture) peuvent Stre recueillies au moyen de ces mSmes enquetes par sondage specifioue et/ou .les enquetes sur les revenus et depenses des menages.
33* Le developoement des statistiques des prix est essentiel pour ameliorer 1'evaluation de la production des activites citees plus haut et pour 1'estimation des a,-regats de comptabilite nationale a prix constants. Des ressources fLiiahci^res plus adequates doivent Stre allouees pour la collecte des statistiques des prix: et'le personnel doit Stre bien forme pour ce travail. Le developpement des statistir;ues des prix comprend des enqueues bien concues sur les modes de commercialisation p^optes. pour les produits de 1'agriculture et de la pSche, et la collecte periodique des prii'moyens an producteur a la ferme ou sur le marche du village et des-prix payes aux aGriculteurs selon que les produits sont vendus directement aux grossistes, aux cooperatives ou aux organismes de.commercialisation ou vendus par des intermediates. Les prix des produits asricoles varient generalement beaucOup selon les saisons et les regions, ^n principe, les prix au producteur moyens ponderes doivent Stre utilises pour le calcul de la valeur de'la production. Cependant, en.l'etat actuel du developpement statistique il est pratiquement impossible d'obteiiir des informations sur les quantites vendues par le producteur et qui sont necessaires pour etablir les indices, particulierement en ce qui concerne les cultures vivrieres et les autres produits a^ricoles qui sont partiellement vendus et partiellement destines a la consommation pour compte propre.
*>) Le secteur des :iservices" et les activites non orggjiisees
34? .Pu^S(?ulune. Srand-e.P-;^ie du secteur des "services" et. les-autres activites non
organisees ne sont pas habituellement couvertes par des recens^ments et enquStes
regulieres, la meilleure source d1information est constituee par les recensements et
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enqugtes demographiques qui fournissent des donnees sur la population concernee et !
par les petites en agtes spociales par sondage entreprises en vue d'obtenir desindicateurs pour 1 estimation de la production et des consommations intermadiaires*
Les donnees^administratives telles que les declarations de revcnus et les statistiques
des contributions indirectes doivent Stre egalement utilisees pour estimer laproduct ion<>
35* Pour les logrements occupes nar les Droorietaires eux-mSmes, les renseignements
sur les lo~ements peuvent §tre recucillis au cours des recensements de population et/ou
des enqu§tes sur le logement ou sur le budget des manages. Les deux dernieres sources ont l'avairtage de fournir des informations sur les depenses pour le loyer et lesdepenses d*entretien en mSme temps que sur les caracteristiques des logements* Ces
statistiques sont essentielles pour arriver a un chiffre satisfaisant de la production at de la valeur ajoutee de l'activite des affaires innobilieres particulieTement en
zone urbaine. Pour les zones rurales, le revenu impute annuel peut Stre estime commeegal au rnontant des depenses d'entretien. Les informations concernant ce poste peuyent
Stre recueillies par voie d'enquete.36. Pour les netites industries, l!artisanat, le ^etit cormaerce, les indicateiirs
utilises pour extrapoler la production et la valeur ajoutee sont obtenus- au moyen de,-petites enquStes par sondage. Les rosultats obtenus par unites seront ensuite < .; ■
multiplies par le nombre d'unites obtenu a partir des reoensements et enqu&tes demo- graphiques ou enquetes sur l'emploi pour arrivor a un chiffre de revenu par genre d'aativite,■'■--»■"■■ ' . '■' ■
3f« ! Pour les constructions pour cornpte propref les dQnnJes de base reqaises dependent
de la mathbde utilise,e pour estimer chaque type de constructions.
i) Pour les logements construits avec des matariaux tols que les ciments( les
briqutes etc., en zone urbaine, la valeur de n;'oduction peut Stre estimae sur la base de perirj.s de construire. Cependant, cette rnethode nfest pas satisfaisante
pour les raisons saivantes : l) olles ne couvrent p^s les raparabions et
l'entretien pour lesquels des nermis de contruire ne sont p-.is exiles et 2) l!achevement des constructions pour compte propre prend souvent plus d'un
an. ^n consequence, une meilleure nethode semble Stre 1'estimation de la valeur de la produotion basa"e sur 1'utilisation des materiaux de construction. Ici aussi, la qualite des estimations depend des information sur a) des types varies de constructions pour compte propre (type de construction, reparation
et entreti«n) b) le coefficient input/output applique a chacyue type et c)
la valeur des materip.ux utilises. Ce.dernier poste est habituellement obtenu- comnie solde, c'est^a—dire en deduisant la valeur des materiaux utilises pourles autres constructions de la valeur totale de l^ffre (vpjeur des riateriaux locaux et importes utilises pendant l'annae comptable).
ii) Pour 1 Estimation de la valeur de production des constructions traditionnelles
a la fermeT la meilleure source d'information est 1 enqiiete sur les revenue et depenses des exploitationsiii) Pour les lo^enents de type tradionnel, les indicateurs significatifs pour
1'estimation de la production peuvent etre obtenus par des enquetes sur le budget des menages ruraux.c) Necessits de developper les statisticrues sur le revenu et les depenses des
38, La principale source de statisticities sur les manages est 1 enquete sur le budget des menages? qui vise a recueillir des donnees sur la repartition des revenus, la
consommation et l'epargne, Aux fins de planification, ces informations sont necessaires pour estimer l'expansion de la deraande finale en cas d1augmentation du niveau des
revenus* Les doni es sur la repartition et 1'utilisation des revenue des menages sont egalement necessaires pour l*elaboration d'une politique de developpement economique et de stabilisation des prix.
393 Sur le plan des travaux de comptabilite nationale* les enqu§tes sur le budget
des manages constituent la principale source de donnees pour l*estimation des trar>- sactioiis nx: raonstaires (activite de subsistance). Seul le develop >enent des statis tiques du secteur des menages pourra perraettre aux comptables nationaux d'estimer de
maniere satisfaisante les depenses de consomination des menages, en utilisant les
resultats obtenus au raoyen des enquetes sur le budget de consommation et en les oonrparant
avec les estimations obtenues a partir de la methode du flux des produits. La fiabilite
des tableaux du SG:T concernant la composition des depenses finales des menages et le revenu et depenses courantes et en capital s'en trouvera considerablement amelioreei 40e Un effort recent de la part du Secretariat de 1•Organisation des Nations Unies et de l"a CEA pour ameliorer les statistiques de base du secteur des manages a ete l'elabara-*tionj en collaboration avec les pays d'Afrique, d'un programme d enqufites polyvalentes sur les menages pour la region. Le projet fait suite au programme africain de reoense*
ments qui a deja contribue de fa§on significative a 1*amelioration des statistiques demographiques africiaines et il doit permettre la collecte de donnses demographiques et sociales integrees et de statistiques connexes au moyen des enquetes sur les
menagess
CONCLDSIONS
41o Lsamelioration des series de statistiques de base (quantitatiyes et qualitatives)
constitue la condition premiere pour dsveloppcr la fiabilite des estimations de
comptabilite nationale et une adaptation plus poussee du SGW. A cet egard, le syatfeme
fournit un excellent cadre pour la collecte de series integrees de statistiques*
Les classifications, les comptes et les tableaux du SCN fournissent des donnees precieue-es pour 1:analyse economique ainsi que la formulation et 1'evaluation des plans de developpementa
42o II faut esperer que les gouvernements des pays de la Kgion prendront pleine conscience de 1'importance du problems et prevoiront dans leurs plans des ressources
suffisantes (ressources financieres, personnel, etc.) pour un developpement aceelere"
des statistiques de base#