ASPECTS BIOMÉTRIQUES
DE LA CROISSANCE PONDÉRALE DU PORCELET
II. -
ETUDE GÉXÉTIQUE
C. LEGAULT, A. AUMAITRE Station centrale de
Génétique
animale,Station de Recherches sur
l’Élevage
des Porcs, Cerztre zaatiorzal de Rechercheszootechniques,
78 -Joay-en-Josas
SOMMAIRE
Les effets du sexe, de l’année, du numéro et de la taille de la portée ayant été
précédemment
étudiés, le même matériel animal (512 portées issues de 25 verrats) a été utilisé pourpréciser
l’iiii-portance des facteurs
d’origine génétique
sur la croissance duporcelet.
L’analyse
a montré que l’effet a portée » (génotype de la mère, effet maternel, taille de la portéeet milieu commun) explique respectivement 43et 33 p. ioo de la variance des poids à la naissance
et à 6o jours alors que l’effet « verrat
" n’explique
que 0,7 et o, ! p. 100des variances correspondanteschez les mâles et 2 et 3,4 P. 100 des mêmes variances chez les femelles.
Les estimations de l’héritabilité sont, chez les femelles, comprises entre 2 et 14 p. ioo alors que chez les mâles les mêmes estimations sont dans leur ensemble moins élevées ; l’effet de la cas-
tration exposant davantage les mâles aux fluctuations du milieu, ou un
phénomène
d’hérédité liéeau sexe peuvent
expliquer
enpartie
cette différence. Bien<lu’assez
fragmentaires, les corrélationsgénétiques
établies pour les femelles semblentindiquer
que lescaractéristiques
de la croissance au-delà de z !jours
sont déterminées par les mêmesgènes.
En conclusion, les résultats dans leur ensemble nous conduisent à penser que le génotype
joue
un rôle très faible dans le déterminisme de la croissance du
porcelet
auxpremiers
âges ; par consé- quent, une sélection sur la croissance réalisée avant que l’animal n’ait largementdépassé
le sevrage doit resterpratiquement
inefficace.I. - INTRODUCTION
La croissance
pondérale
duporcelet
dans sonpremier âge,
et dans les condi-tions habituelles
d’élevage, dépend
étroitement du milieuauquel
est soumis l’en- semble de laportée,
à telpoint qu’il
est difficile de dissocier l’individu de laportée.
L’importance
de l’année denaissance,
du numéro et de la taille de laportée ayant
été discutée
(A UMAITRE
etal., 19 66),
il restecependant
à déterminer celle des variationsd’origine
héréditaire dontdépendent
le choix etl’efficacité
de tout programme de sélection. Dans cetesprit,
en utilisant le même matérielanimal,
et ennous aidant des résultats
déjà acquis,
nous nous proposons d’estimer ici les para- mètresgénétiques
de c! variablesqui
caractérisent de la croissancepondérale
duporcelet.
II. -
MATÉRIEL
A!TIMAI, ETMÉTHODES
z o
43 mâles et r g58 femelles appartenant
respectivement
v 512 et 510 portées et issus dez
5 verrats ont été utilisés dans cette
analyse.
Ces animaux, de raceLarge
H’A!<c, faisaient partiede l’élevage du C. BT. R. Z. au cours de la
période
1954-61 et les conditionsgénérales d’exploitation
ont été décrites par ailleurs (AuMAtTRE et al.. 1966). Les
porcelets
dont lepère
avaitengendré
moins de
portées
ainsi que les animaux morts avant le sevrage n’ont pas été considérés. Les 9va-riables suivantes ont été analvsées : 1
Poids individuel à o, 6, 21, 36 et 60
jours.
Vitesse de croissance entre 3-15, 18-30, 33-a5 et 48-60
jours.
En raison de l’existence d’une interaction entre les effets de l’année de naissance et du numéro de
portée
et del’indépendance
de l’effet du sexe, mise en évidence au cours delapremière
étude,les variables ont été transformées,
séparément
pourchaque
sexe, en écarts réduits à la moyenne des animaux nés la même année dans des portées de même numéro. A cet effet, 35sous-classes ont été constituées( 7
années X 5 n° de portée ; i = r, 2 ... 35) ;puis,
à l’intérieur de celles-ci les variables ont subi la transformation suivante :. Xij
= j ième
variable de laclasser)
Xi moyenne de la classe (i).
Si = écart-type
correspondant
Xii
la transformée de Xij.
A et B sont deux constantes arbitraires choisies de telle sorte que toutes les variables soient
posi-
tives : A = 9 ; B = 50.
Les valeurs transformées des variables ont été soumises à une
analyse
de variance deux facteurs de classificationhiérarchiques qui
sont :-
le verrat
père
duporcelet
la
portée
dont il faitpartie.
Nous avons utilisé la méthode d’estimation des composantes de la variance exposée par KEltP-
T
noxrrE
(i 954 ).
L’héritabilité a été estimée comme étantégale
à 4fois la fraction de la variance due au verrat ; son écart-type a été calculéd’après
la méthode de WOOLF décrite par FALCONER(i 9 6 3
).
Enfin, les coefficients de corrélationintra-portée,
entre les 9 variables étudiées, ont étéestimés
d’après
les covariances et les variances résiduelles. Les coefficients de corrélationgénétiques
ont été estimés à
partir
des composantespaternelles
des covariances et variances.III. -
RÉSULTATS a)
Corrélations entre variablesL’ensemble des résultats est
rapporté
dans le tableau i. Au-dessusde la diagonale
figurent
les coefficients de corrélationintra-portée.
Ces valeursqui
ontdéjà
été dis-cutées dans une
première
étude(A UMAITRE
etal., 19 66)
ont étérappelées ici,
à titreindicatif,
enregard
des corrélationsgénétiques qui figurent
au-dessous de ladiagonale.
En raison de leur mode de
détermination,
seulsfigurent
les coefficients de cor-rélation
génétique
serapportent
à deux caractères pourlesquels
l’effet du verratest
significatif.
b)
Héritabilité L’ensemble des résultatsfigure
au tableau 2.W
E f et
ccportée
».Son
importance, qui
diminuelégèrement
entre la naissance et le sevrage, reste trèsgrande quels
que soient le sexe etl’âge
des animaux : l’effetportée
est respon- sable de 45,2 p. 100 de la variance dupoids
à la naissance et de3 8,5
p. 100 de la variance dupoids
à 6ojours
pour les mâles et de 43,2p. zoo et 37,3 p. ioo des mêmes variances chez les femelles.2
°
E f et patevnel et coefficients
d’héritabilité.L’effet «verrat » et par suite les valeurs de l’héritabilité sont très faibles
(tabl. 2 ).
Les coefficients obtenus pour les femelles sont
respectivement S, 3
p. 100etr 3 ,8
p. 100 pour lespoids
à la naissance et à 60jours.
Les valeurs obtenues pour les vitesses de croissance sontcomparables
auxprécédentes.
Chez lesmâles,
les résultats sont dans leur ensemble moins élevés que ceux obtenus pour les femelles.Étant
donnéela valeur des
écarts-types observés,
lasignification
de ces coefficients restecependant
limitée.
IV. - DISCUSSION
Tout en
essayant d’intégrer
nos résultats dans un cadre aussigénéral
quepossible,
nous
envisagerons successivement,
au cours de cette discussion l’effetportée,
lesvariations entre individus d’une même
portée,
et les estimations d’héritabilité et de corrélationsgénétiques. Cependant,
deux remarquess’imposent :
- Les animaux étudiés
représentent
un échantillon sélectionnépuisque seuls,
les survivants au sevrage ont étéconsidérés,
cequi peut
fausser les estimations des effets «portée
» et « verrat » pour les variables du début de l’allaitement.- Nous n’avons pas tenu
compte
de l’interaction mise en évidence pour laplupart
des variables entre les effets de la taille de laportée
d’une part et ceux de l’année et du numéro deportée
d’autrepart (A UMAITRE
etal., io66).
i.
Effet portée
eteffet
maternelLa
composante
«portée
» telle que nous l’avons déterinéeici, englobe
en faitles effets de la taille de la
portée
et du milieu commun aux animaux de la mêmeportée (saison, etc.),
l’effetmaternel,
et dupoint
de vuegénétique :
- une fraction de la variance
génétique
additived’origine
maternelle(au plus égale
à lacomposante paternelle) ;
- une fraction de la variance de dominance.
Un des facteurs déterminants de l’effet
portée
est l’influence de la taille de laportée.
L’effet direct de la taille de laportée
sur la croissance duporcelet représente respectivement
16 et 2 p. 100 des variations dupoids
à la naissance et au sevrage(A
UMAITRE
etal., i 9 66).
En soustrayant de l’effetportée
total l’effet dû à la taille de laportée
on obtient une estimationglobale
des effetsdu génotype
dela mère,
maternels(génétique
et nongénétique)
et du milieu commun ; dans le casprésent
cette estimation
représente
environ 2o et 35p. 100des variancesrespectives
dupoids
à la naissance et à 60
jours.
Retenons toutefois que ces dernières estimations res-tent
approximatives.
La nature de l’effet maternel sur le
poids
duporcelet
varie avecl’âge auquel
il est considéré. A la
naissance,
il résulteuniquement
des effets du milieu utérin.Lus
H et al.
( 1934 )
et BAKERet al.( 1943 )
lui attribuent 20à 30 p. 100de la variance dupoids
à lanaissance,
ce que confirment nos propres résultats. Au sevrage, ildépend davantage
de laproduction
laitière de lamère,
comme l’ont démontré les études de DONALD(ig 39 )
sur le Porc et de YOUNG et al.( 19 65)
sur Souris. D’autrepart,
différentes études(DoN.!!,D,
1937; I,oDG! etMCDO NALD ,
z959 ; AuMmTRE etSAi<MON-L,EGAGNEUR, 19 6 1 )
ont montré que 20 à 60 p. 100 de la variance dupoids
de la
portée
au sevragedépend
de laproduction
laitière de la mère. L’influence de l’effet maternel sur les vitesses de croissance est du même ordre comme le montrent aussi les études de B!xEx et al.(rg 43 ),
Br,unr!T et aL.( 1953 )
et YouvG et al.( 19 65)
et le confirment nos résultats.
2
. Tlariations individuelles entre animaux d’une même
portée
Ces causes de variation sont très
importantes puisque
nos résultats leur attri-buent 54 p. 100 de la variance du
poids
à la naissance et 59 p. 100 de la variance dupoids
à 60jours,
en accord avec ceux de LusH et al.( 1934 ),
BYWATERS( 1937 ),
B
AKERet al.
( 1943 ) ;
ellespeuvent
être duesprincipalement
aux différences d’ordre nutritionnelqui apparaissent déjà
au cours de la vie utérine(Wnr,DOR!
etaL., 1955 )
et
qui
s’accentuentaprès
la naissance avec le choix des tétines lesplus productrices
par les
porcelets
lesplus vigoureux (M E B RIDE
etal., zg6 5 ).
Demême,
certains effets du milieu(froid, privation
denourriture) peuvent
être diversement ressentis suivant les individus.Mais il est vraisemblable que ces variations reflètent encore
davantage l’aptitude
du
porcelet
à consommer et à bien utiliser desquantités importantes
d’aliment(lait
ou aliment
complémentaire).
Il reste néanmoins à trouverl’origine
et à maîtriser les facteurs de variation del’appétit,
dont le rôle a été maintes foissouligné (A UMAITRE
et
SALMON-1!EGAGiNEUR, 1 9 6 1 ).
3
. Corrélations
génétiques
entre variablesLes corrélations
intra-portée
entre les 9 variablesreportées
dans le tableau i,indiquent,
d’une manièreglobale,
l’existence de liaisonssignificatives
entrepoids
etvitesses de croissance des
porcelets
aux différentsâges. Cependant,
la naturegénique
de ces liaisdns ne
peut
être déceléequ’à
l’examen des corrélationsgénétiques
corres-pondantes.
Ces dernières ne sont malheureusement quefragmentaires
en raison desrestrictions liées à leur détermination mentionnées
plus
haut.Seules,
les corrélations établies pour les femellesindiquent
que lescaractéristiques
de la croissance au-delà de 21jours
sont déterminées par les mêmesgènes (corrélations
voisines de1 ).
Cesmêmes corrélations semblent montrer par ailleurs que le
poids
à la naissance est peu liégénétiquement
à la croissance ultérieure.4
. Traviations
d’origine
héréditaireLes valeurs obtenues pour l’héritabilité sont faibles et
comprises
entre o et14 p. ioo ; ce résultat est en accord avec ceux de LusH et al.
( 1934 ),
BAKER et al.(I943)!
CRAIG et al.( 195 6)
en cequi
concerne lepoids
à lanaissance ;
de BvwATERS( 1937
)
et BAKER et al.( 1943 )
pour lepoids
à56 jours ;
de BAKER et al.( 1943 )
etB!,unx et al.
(rg 53 )
pour la vitesse de croissance. Les valeurs trouvées pour les mâles castrés sdnt dans leur ensemble inférieures à celles trouvées pour lesfemelles,
cequi
est
probablement imputable
à l’effet de la castrationqui peut
les sensibiliser davan-tage
aux fluctuations du milieu. Une autrehypothèse peut
êtreinvoquée lorsque
l’effet « verrat » est
plus
élevé chez lesfemelles,
etlorsque
l’effet« portée » (qui englobe
une fraction de la variance
génétique
additivematernelle)
estplus
élevé chez lesmâles ;
eneffet,
ce faits’explique
en admettantqu’une
certaineproportion
desgènes responsables
de ces caractères sont situés sur les chromosomes sexuels(BW r,xAxz y 6 2 ).
Nos résultats nous
permettent
aussi desouligner
que l’héritabilité despoids
à6 et 2r
jours
et de la vitesse de croissance pour lapériode
3-15jours
est très faible dans les deux sexes, cequi signifie
quejusqu’à
la « crise », la croissance desporcelets dépend
presque exclusivement du milieu ou d’effets non additifs desgènes.
Par contre, l’héritabilité de la vitesse de croissance au cours de lapériode 1 8- 30 jours
est relativement
plus importante (h 2
=0 , 12 )
dans les deux sexes. Ceci conduit à penserqu’il
y aurait uneprédisposition
héréditaire àplus
ou moins bienréagir
àla crise de croissance du
jeune âge.
Les valeurs de l’héritabilité concernant les femelles nous
permettent
de penser que l’action dugénotype
sur lacroissance, pratiquement
inexistante à lanaissance,
s’accroîtprogressivement
au cours dudéveloppement
del’animal,
alors que l’effetportée
diminue. Cette tendance est d’ailleurs confirmée par les résultats deplusieurs
auteurs
parmi lesquels
nous citerons B!,urrx et al.(ig 53 ),
SMITH(rg6 5 )qui
attribuentà la vitesse de croissance en cours
d’engraissement
une héritabilité de 30 à 40p. 100. Il a été démontréégalement
que lespoids
et la croissance auxpremiers âges
nedonnent
qu’une
information médiocre sur lesperformances postérieures
au sevrage(B
LUNN
etal.,
1954, CRAIG etal., rg5fi).
Par contre, les résultats de HAzEL et al.( 1943
)
et BLUNN et al.( 1953 ) suggèrent
que la croissance au cours de lapériode 5
6-il2 jours
constitue un critère de sélection valable.Nos résultats démontrent que le
génotype joue
un rôle très modeste dans la détermination de la croissance duporcelet
auxpremiers âges ;
il est donc recommandéaux éleveurs de choisir les
reproducteurs parmi
les animauxqui
ontlargement
dé-passé
le sevrage et sipossible
atteintl’âge
de 4 mois.Cependant
il est bien des cas,où,
pour des raisonspurement pratiques,
l’éleveur doit choisir sesreproducteurs
dansla
portée
au sevrage,possibilité qu’il
n’est pas en droit denégliger.
Eneffet,
à titreindicatif,
nos résultats nouspermettent
deprévoir
unprogrès génétique
annuelvoisin de 100 g sur le
poids
au sevrage, àpartir
d’une sélection individuellequi
s’exercerait
uniquement
chez les femelles dans untroupeau
dont le taux de réforme annuel est de 30 p. 100 ; lesportées
danslesquelles
aurait lieu cette sélection pour- raient être issues des truies lesplus prolifiques.
On
peut
donc déduire de toutceci, compte
tenu des limitesgénétiques
et duperfectionnement
constant destechniques d’alimentation,
que la sélection baséesur le
poids
individuel à lanaissance,
ou même au sevrage, reste peu efficace. Aucontraire,
du strictpoint
de vueéconomique,
ilparaît
souhaitable de faireproduire
aux truies un nombre
plus
élevé deporcelets,
même auprix
d’unelégère
diminutiondu
poids
individuel de ces derniers. Il convient desouligner,
par contre, toutel’impor-
tance du milieu extérieur et
également
du milieu maternelpendant
l’allaitement pour l’obtention deperformances d’élevage
satisfaisantes. Cette constatation conduità accorder la
plus grande
attention auxtechniques d’élevage,
etparticulièrement
à celles
qui,
comme le sevrageprécoce, permettent
auxporcelets
de s’affranchirplus rapidement
descontingences
maternelles.Reçu pour
publication
enseptembre 19 66.
SUMMARY
BIOMETRICAL ASPECTS OF THE GROWTH OF SUCKLING PIGLETS.
II. A GENETIC STUDY
The
weights
at o, 6, 21, 36. and 60days
and the growth rate over 4periods ( 3
to t5, 18 to 30,
33 to 45 and 48 to 60
days)
were studied on 4.001Large-White piglets
from 512 litters sired by 2boars. Thepiglets
were kept under constant environmental conditions and the animals whichdied before
weaning
or were used for any other experiment were not considered. The data wereexpressed
as deviations from the mean of all animals born the same year in litters of sameparity.
The two sexes were dealt with
separately.
The
analysis
of the data has shown that the « litter » effect(including
dam’s genotype, maternal effect, litter size and common environment)explains
43 per cent and 33 per centrespectively
of the weight variances at birth and 60days,
while the « boar » effect explainsonly
0,7and 0,1per cent of these variances in males and 2and 3,4 per cent in females. In females, the heritabilities ofweight
at birth and
weight
atweaning
are 8,3 per cent ± 6,1 and 13,8 per cent ± !,3respectively.
Theheritabilities of growth rate are similar. In males, all the estimates of
heritability
are lower : thiscan be due either to castration or to an hereditary
phenomenon
linked with sex.Our results lead us to the conclusion that individual genotype plays a very small part in the growth rate determination of the
suckling piglet. Consequently,
a selection ongrowth
ratebefore the
piglet
has been weaned will be rather inefficient.RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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