Chapitre I - Commencement.
Tout commence par une partie d’échec, le but du jeu est simple. Abattre le roi, plutôt que de le capturer. Mais ça je pense que tout le monde le sait, à la différence que cette partie n’est pas une simple partie d’échec. C’est une bataille entre frère et sœur, Michael contre Haley Nous jouons souvent ensemble à ce jeu, car c’est le seul jeu qu’Haley auquel elle sait jouer mais c’est aussi grâce a ce jeu qu’on gagne de l’argent. Enfin plutôt moi ; oui car le gagnant remporte la mise plus celle du perdant.
A Camden, le 23 juin.
- « Alors Haley, tu comptes faire quoi de ton après midi ?
- Je n’en sais rien, je devais faire les boutiques avec Claire, mais elle s’est désister.
- Tu comptes sortir quand même j’espère, tu as vu le soleil dehors. Demande a Paul de venir te chercher et sortez au centre commercial.
- ECHEC. Haley repris ; Oui mais avec Paul ça ne va plus, enfin il est distant ces jours ci.
- Raconte-moi. Réponds Michael en sirotant un jus d’orange
- D’accord. ECHEC. Il ne m’embrasse plus, il ne me dit plus je t’aime, il est distant.
- Il est peut être pas bien, après cet accident de moto. C’est difficile pour lui. Tu ne dois pas le laisser tomber, il souffre à l’intérieur et il te le cache.
Je regarde ma montre et je m’aperçois qu’il est déjà treize heures.
- Je vais bientôt partir travailler, je t’emmène chez Paul d’accord ? - Je ne sais pas si c’est une bonne idée.
Dans ma tête, l’idée est d’arrêter la partie d’échec pour ne pas me faire battre et donc de donner tout mon argent, c’est trop difficile pour moi de perdre cinquante euros.
- Oui, ça l’es. Crois moi, ça lui fera du bien et a toi aussi j’en suis sur.
- Merci Michael. »
ECHEC ET MAT. Que je suis mesquin, je n’ose pas rigoler.
Mais ce qui m’inquiète c’est qu’Haley ne soit pas bien, je n’aime pas la voir comme ça. Malgré ses dix neuf ans, pour moi c’est toujours une petite fille. Je la protège comme un père, le père que l’on n’a pas eu assez longtemps a nos côtés. Il est décédé en voulant sauver une petite fille de la noyade.
Pour ma mère ? Elle est devenue une riche femme, ayant un époux multimillionnaire, nous laissant Haley et moi dans la même maison ; qui je dois dire est assez grande pour nous deux. Ils nous manquent des repères, comme une maman ou un papa, mais nous sommes tellement forts que tous ces obstacles sont derrière nous.
Je prends ma veste, ma bandoulière et nous voilà partis de la maison. La rue est déserte, les gens préfèrent rester dans leur jardin à bronzer ; mais d’autre doivent travailler, comme moi. Je travaille dans un endroit qui me passionne depuis tout petit : un cinéma. C’est un cinéma indépendant qui diffuse que l’art et essai. Les classiques, c’est toujours les classiques ! Je suis projectionniste et je m’occupe de la gestion du site internet. Le cinéma possède un patron pas très sympa qui ne faut
surtout pas rencontrer si vous avez fait quelque chose de mal. Le premier jour de travail là bas, je l’ai commencé en lavant les carreaux et en vidant les poubelles. Il faut toujours gravir les échelons ; de toute façon il n’y avait pas plus bas.
Nous sommes arrivés devant l’appartement de Paul.
- « Ce soir je fini a vingt trois heures trente, donc ne t’inquiète pas si je ne suis pas là.
- D’accord. Tu feras un coucou pour moi à Floriane.
- Ça sera fait, bonne aprem’.
- Bon courage a toi. » Me répond t- elle.
Je continue ma route jusqu'à arriver au parking près du cinéma. Je coupe le moteur et je descends de la voiture, une vieille décapotable. La même que celle que mon père conduisait. Comme chaque après midi avant le boulot, je me rends vers une petite boulangerie pour y prendre mon pain au chocolat. La boulangère est très sympa, un peu dodu mais ça n’enlève rien a son charme ; elle doit avoir une quarantaine d’années. Je la connais depuis mes dix ans, après les cours j’allais à sa boulangerie pour m’acheter un pain au chocolat. Et je continue toujours, même à vingt et un ans.
Après avoir traversé un passage piéton, je me rends devant la porte du cinéma, seulement réservé au personnel. Commençons notre journée.