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COMMUNE DE SEBIKOTANE

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Academic year: 2022

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 1 REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple – Un But – Une Foi

MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DUTERRITOIRE ET DES COLLECTIVITES LOCALES

COMMUNE DE SEBIKOTANE

Année 2012-2018

– UN BUT

– UNE FOI

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 2

Table des matières

I.

SIGLES ET ABREVIATIONS ... 3

INTRODUCTION ... 7

 CONTEXTE ET JUSTIFICATION ... 8

 METHODOLOGIE D’ELABORATION DU PIC ... 10

a. PHASE I : PHASE PREPARATOIRE ... 10

i. Etape 1 : Délibération du conseil municipal ... 10

ii. Etape 2 : Atelier d’habilitation ... 11

iii. Etape 3 : Atelier de lancement ... 12

b. PHASE II : PHASE DIAGNOSTIC PARTICIPATIF ... 12

i. Etape 1 : Pré-diagnostic ... 12

ii. Etape 2 : Diagnostic Participatif ... 13

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE LA COMMUNE DE SEBIKOTANE ... 14

c. Profil historique de la Commune ... 14

d. Caractéristiques physiques ... 16

4.3. Types de sol ... 17

4.4. Climat : ... 17

4.5. Végétation : ... 18

4.6. Hydrographie : ... 18

4.7. Caractéristiques démographiques : ... 18

4.7.1. Historique du peuplement et son évolution : ... 18

4.7.2. Répartition spatiale de la population : ... 19

4.7.3. Structure de la population par âge : ... 20

4.7.4. Dynamique de la population : ... 21

4.8. Zonage de la Commune : ... 22

V. DEUXIEME PARTIE : DIAGNOSTIC DE LA COMMUNE ... 23

.1. DIAGNOSTIC SPATIAL ET SOCIO-ECONOMIQUE DE LA COMMUNE ... 23

.1.1. Les Services sociaux de base ... 23

STRUCTURES ... 31

.1.2. Services de base en réseau : ... 41

5.1.3. Economie locale ... 47

.1.3. Secteurs transversaux ... 56

.2. DIAGNOSTIC INSTITUTIONNEL ET ORGANISATIONNEL ... 65

.2.1. Dynamique organisationnelle ... 65

5.2.2. Gouvernance locale ... 74

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 3

SIGLES ET ABREVIATIONS

ADCS : Alliance pour le Développement Communautaire de Sébikotane ADCS : Association pour le Développement Culturel de Sébikotane ADLAS : Association pour le Développement de la Langue Saafi ASL : Académie Sénégalaise des langues

AGR : Activités Génératrices de Revenus

ANSE : Association des Natifs de Sébikotane en Espagne APE : Association des Parents d’Elèves

ARD : Agence Régionale de Développement ASC : Association Sportive et Culturelle

ASSAD : Association Sénégalaise d’Assistance et de Soutien aux Diabétiques BFEM: Brevet de Fin d’Etudes Moyennes

CAF : Classe d’Alphabétisation Fonctionnelle

CCC : Communication pour un Changement de Comportement CCL : Code des Collectivités Locales

CDIPE : Centre de Développement Intégré de la Petite Enfance CQ : Conseil de Quartier

CFP : Centre de Formation Polyvalent

CLDS : Conseil Local de Développement de la Santé CL : Collectivité Locale

CLEF : Comité Local pour l’Education et la Formation CG : Comité de Gestion

CPN : Consultations Pré Natales CS : Comité de Santé

CEM: Collège d’Enseignement Moyen CFEE : Certificat de Fin d’Etude Elémentaire CI: Cours d’Initiation

CMS : Crédit Mutuel du Sénégal

DADL : Direction d’Appui au Développement Local DP : Diagnostic Participatif

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 4 DIP: Diagnostic Institutionnel Participatif

DSRP : Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté FDD : Fonds de Dotation de la Décentralisation

FFOM : Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces GCC : Groupe Consultatif Communal

GIE : Groupement d’Intérêt Economique GPF : Groupement de Promotion Féminine ICP: Infirmier Chef de Poste

IEC : Information Education Communication

IDEN : Inspection Départementale de l’Education Nationale IMF : Institution de Micro Finance

ISS : Interviews Semi Structurés

MACL : Ministère de l’Aménagement du Territoire et des Collectivités Locales.

OCB: Organisation Communautaire de Base

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement ONAS: Office Nationale de l’Assainissement du Sénégal ONG : Organisation Non Gouvernementale

O.F : Organisation Féminine O.R : Organisation Religieuse

PEV : Programme Elargi de Vaccination PME : Petites et Moyennes Entreprises PMI : Petites et Moyennes Industries

PNDL: Programme National de Développement Local SM : Secrétaire Municipal

STD : Service Technique Déconcentré TAM : Taux d’Accroissement Moyen

TIC : Technologies de l’Information et de la Communication PDU: Plan Directeur d’Urbanisme

PIC : Plan d’Investissement Communal

PRACOLY : Projet d’Aménagement des Ccollines de Yéba PRDI : Plan Régional de Développement Intégré

RENPEM : Réseau National de la Promotion de l’Enseignement Multilingue

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 5 TBS: Taux Brut de Scolarisation

UNAL : Union Nationale des Associations de Langues

UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture URAC : Union des Radios Communautaires

ZAE : Zone d’Activités Economiques

LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Répartition spatiale de la population

Tableau 2 : Structure de la population Tableau 3 : Evolution de la population

Tableau 4 : Répartition des quartiers par zone Tableau 5 : La carte scolaire de la commune

Tableau 6 : Matériels et Mobiliers existants et leurs besoins

Tableau7 : Répartition du personnel enseignant et le niveau d’instruction Tableau 8 : Etat des lieux de l’enseignement élémentaire

Tableau 9 : Etat des matériels et mobiliers dans le primaire

Tableau 9 : Etat des lieux de l’enseignement moyen et secondaire Tableau 10 : Etat des lieux de l’alphabétisation

Tableau 11 : Etat des lieux de l’enseignement arabo coranique Tableau 12 : Diagnostic de l’Education

Tableau 13 : Situation du personnel de santé Tableau 14 : Liste des matériels existants Tableau 15 : Diagnostic de la Santé

Tableau 16 : Etat des lieux de l’hydraulique Tableau 17 : Diagnostic de l’hydraulique Tableau 18: Etat des lieux de l’Energie Tableau 19 : Diagnostic de l’Energie Tableau 20 : Diagnostic du Transport Tableau 21 : Etat des lieux des TIC

Tableau 22 : Diagnostic de la radio communautaire Tableau 23 : Diagnostic de l’Agriculture

Tableau 24 : Etat des lieux de l’Elevage Tableau 25 : Diagnostic de l’Elevage Tableau 26 : Infrastructures marchandes Tableau 27 : Diagnostic du Commerce Tableau 28 : Etat des lieux de l’Artisanat Tableau 29 : Diagnostic de la l’Artisanat Tableau 30 : Etat des lieux des PME/PMI

Tableau 31 : Diagnostic de l’Industrie et PME/PMI Tableau 32 : Diagnostic des IMF

Tableau 33 : Diagnostic du GPCD

Tableau 34 : Etat des lieux l’Environnement, Assainissement et Cadre de vie Tableau 35 : Diagnostic l’EACD

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 6 Tableau 36 : Infrastructures socio-sportives

Tableau 37 : Diagnostic du JSLC

Tableau 38 : Diagnostic de l’Urbanisme et Habitat Tableau 39 : Etat des lieux des OCB

Tableau 40 : Diagnostic du GCF Tableau 41 : Diagnostic de l’AH

Tableau 42 : Diagnostic global des OCB Tableau 43 : Diagnostic du Conseil Municipal

LISTE DES GRAPHIQUES Graphique 1 : Répartition par sexe

Graphique 2 : Répartition par parti

Graphique 3 : Niveau d’instruction des conseillers Graphique 4 : Nombre de conseillers par quartier

Graphique 5 : Niveau d’instruction du personnel municipal Tableau 44 : Les partenaires techniques et financiers Graphique 6 : Le profil financier de la commune

Graphique 7 : Comparaison entre potentiel fiscal et niveau de recouvrement Graphique 8 : Répartition du budget

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 7

INTRODUCTION

Au Sénégal, la décentralisation pose la problématique du transfert de compétences de l’Etat et la prise en compte des besoins des populations à la base.

Le risque ainsi évoqué sera de couper court avec l’offre globalisante et centraliste de l’Etat et de verser dans une parcellisation centrifuge et dispersée de la demande au niveau local. L’entrée en vigueur de la nouvelle législation (dispositif juridique sur Le code des Collectivités Locales loi 96-06 du 26 Mars 1996), la nouvelle collectivité locale décentralisée qui est la région est chargée de la programmation du développement. Dans cette perspective, elle prend en compte les besoins et attentes réels des populations dans sa mission d’élaboration du plan régional de développement intégré.

L’expérience sénégalaise pose finalement la question de savoir si la décentralisation peut réellement réussir dans le cadre d’un Etat issu pour l’essentiel d’un legs colonial. La décentralisation est un concept polysémique utilisé pour désigner un mode de gestion de l’Etat dans lequel est privilégiée l’échelle locale de l’action publique. Il s’agit de procéder à une redistribution géographique du pouvoir de décision et d’action en les autonomisant en unités territoriales viables. C’est pourquoi la régionalisation et la communalisation sont au cœur de la décentralisation.

Pour une meilleure répartition des centres de décisions dans le cadre des ressources disponibles, l’unité nationale de l’intégrité territoriale, à travers la réforme de 1996, les pouvoirs publics voulaient permettre aux collectivités locales de planifier et de catalyser le développement économique et social à la base et renforcer leur autonomie. Contrairement aux lois précédentes (loi 72-02 modifié portant la réforme de l’administration) qui constituaient des avancées de décentralisation mais des avancées bridées, celle de 1996 responsabilise davantage les élus locaux dans la gestion de leur collectivité. Les collectivités locales sont ainsi placées au cœur des enjeux politiques nationaux. Les élections locales prennent une dimension nouvelle et le jeu politique local interfère systématiquement avec la politique nationale.

Dans une perspective définitionnelle, la décentralisation se caractérise par deux traits : la libre administration et l’autogestion/participation. Autrement dit, elle postule la prise en charge des affaires locales par les populations locales à travers la formulation de solutions locales aux problèmes liés au développement économique et social.

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 8

 CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Depuis son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a opté pour une politique de décentralisation progressive, prudente et irréversible. Cinq cent soixante dix (570) collectivités locales constituées par quatorze(14 )régions, cent soixante douze (172) communes dont quarante trois (43) communes d’arrondissements de Dakar et les trois (3) de Thiès et trois cent quatre vingt quatre (384 ) communautés rurales entretiennent des relations fonctionnelles, structurelles, administratives et institutionnelles avec l’administration et ses services techniques tout en restant soumises au contrôle de l’Etat seul garant de l’intérêt national.

Le cadre institutionnel et organisationnel de la décentralisation est composé de services techniques déconcentrés. La décentralisation s’est poursuivie progressivement au Sénégal et a opté pour une stratification de trois ordres de Collectivités Locales conformément à la loi 96-06 du 22 Mars 1996 portant code des collectivités locales.

Cette loi, tout en maintenant l’autorité de l’Etat, remplace la tutelle par un contrôle de légalité à postériori. Par ailleurs, les CL règlent par leur délibération, les affaires locales.

Ainsi, la région a pour mission dans le respect de l’autonomie des communes et des communautés rurales de promouvoir le développement économique, éducatif, social, sanitaire, culturel et scientifique de la Collectivité. Elle réalise à ce titre les plans régionaux de développement et d’aménagement du territoire régional. La commune, la communauté rurale, ont également des compétences dans le domaine de la planification. A ce titre, elles ont respectivement en charge l’élaboration de PIC et de PLD intervenant particulièrement dans le domaine de la planification. Ces derniers concourent à l’élaboration du schéma régional de l’aménagement du territoire (SRAT) et du plan régional de développement intégré PRDI pour l’harmonisation de celles-ci avec les orientations nationales comme le DPES et la SCA (Art 88 du CCL).

C’est dans ce contexte que les CL ont mis en place des structures performantes. Pour appuyer les CL dans leur développement, une Agence Régionale de Développement (ARD) a été créé et a en charge la coordination et les études en

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 9 matière d’urbanisme, d’habitat, de planification, d’aménagement du territoire et d’environnement. L’organisation et le fonctionnement de l’ARD sont fixés par décret n°2011-634 du 17 Mai 2011 portant répartition des services de l’Etat. L’ARD a pour mission l’appui à la coordination, à l’harmonisation des interventions et initiatives des Collectivités Locales en matière de développement local. De façon spécifique, elle est chargée de l’appui et la facilitation à la planification du développement local.

Elle constitue un organe fédérateur qui regroupe en son sein plusieurs compétences et qui intervient à leur demande, au niveau de toutes les CL situées dans la région. L’institution de l’ARD présente plusieurs avantages en ce sens qu’elle permet :

- D’éviter la dispersion de l’expertise ;

- De rendre moins onéreuse, pour chacune des CL concernées l’élaboration de son plan de développement ;

- D’assurer une meilleure harmonisation des différentes phases de développement des CL de la région ;

- De favoriser la constitution et la conservation de banques de données nécessaires à toute planification.

Entre autre, elle coordonne l’exécution des programmes du Programme National de Développement Local (PNDL) créé en 2002, et qui est financé par la Banque Mondiale (50%), l’Etat (40%) et les Collectivités locales (5%). Le programme a pour objectif faciliter l’accès aux services sociaux de base, promouvoir le développement local, le renforcement des capacités des acteurs, la coordination , la communication et le suivi-évaluation mais aussi et surtout assurer le cadre légal régalien.

C’est sous ce rapport qu’il faut souscrire la responsabilité accrue des collectivités locales qui passe nécessairement par la mise en œuvre de solutions endogènes. Avec le décret n° 96-1133 du 27 décembre 1996 portant application de la loi de transfert des compétences aux régions, aux communes et communautés rurales en matière de planification, le PIC devient une nécessité voire une exigence de l’autorité communale dans le choix des politiques de développement de la cité.

Se fondant essentiellement sur une participation effective de tous les acteurs locaux (conseil municipal, populations, partenaires au développement…), la planification du développement communal passe par l’élaboration d’un plan d’investissement communal à moyen ou long terme (6 ans).

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 10 En cela la commune de Sébikotane créée par le décret 96-752 du 5 Septembre 1996 donne plein pouvoir à la commune de disposer d’un outil de planification en l’occurrence le PIC.

L’objectif général est de disposer sur un horizon de six ans (2013-2018) d’un cadre d’intervention dans lequel seront définies toutes les stratégies et actions devant sous-tendre un développement harmonieux et équilibré de la Commune de Sébikotane.

Les objectifs spécifiques du PIC sont les suivants :

 Etablir une situation de référence de la commune : diagnostic de l’existence, recueil des besoins;

 Identifier les contraintes et opportunités au développement ;

 Elaborer un programme d’investissement participatif et consensuel sur la base des priorités définies par tous les acteurs locaux ;

METHODOLOGIE D’ELABORATION DU PIC

Le processus d’élaboration du PIC s’est déroulé en quatre phases comprenant chacune des étapes assorties d’activités spécifiques. Il s’est effectué selon une demande participative et inclusive comme convenu dans les principes d’élaboration d’un plan local de développement d’une entité territoriale.

a. PHASE I : PHASE PREPARATOIRE

Cette phase constitue le socle du processus d’élaboration. Elle doit permettre à tous les acteurs de la gouvernance locale de saisir l’utilité du PIC et de préparer le terrain pour un bon déroulement du processus. Elle est articulée autour des étapes suivantes :

i. Etape 1 : Délibération du conseil municipal

Ayant pris conscience de la nécessité de disposer d’un outil de planification conformément à la loi 96-07 portant transfert de compétences aux collectivités locales et au décret 96-1133 du 27 Décembre 1996 portant application de la loi sur le transfert de compétence en matière de planification, le conseil municipal de Sébikotane s’est réuni le 24 Octobre 2012 pour l’adoption du démarrage du processus du PIC avec l’appui de l’ARD/PNDL. Ainsi, instruction a été donnée à la

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 11 commission élargie de planification pour accompagner le processus avec les facilitateurs de l’ARD (PV N°19CS)

ii. Etape 2 : Atelier d’habilitation

Il a pour but de préparer les acteurs locaux au processus d’élaboration du PIC et s’est tenu le 08 Novembre 2012. Cet atelier a regroupé les autorités locales, les services techniques décentralisés et les techniciens de l’ARD.

Procédant à l’ouverture de la séance, M. CISSE, Maire de la commune, a commencé par adresser ses remerciements à l’endroit des participants pour accompagner et propulser le développement de la collectivité.

A sa suite, la méthodologie globale de l’élaboration du PIC a été partagée avec les différentes parties prenantes, il s’en est suivi un débat d’orientation et de précision des attentes par rapport au processus. Une séance de formation de la commission de la planification et des relais a été tenue sur les outils de collectes de données et le rôle éminent que la commission doit jouer pour l’aboutissement du processus.

Des suggestions et des remarques ont été formulées compte tenu de la spécificité de la commune de Sébikotane. Ce qui a permis la révision des outils de collecte.

1. Activité 1: Revue documentaire

Après l’atelier d’habilitation, la revue documentaire a été aussitôt entamée.

Elle constitue, une étape décisive du processus et consiste à l’analyse de toutes productions scientifiques, rapport sur la commune de Sébikotane. Dans un premier temps, elle s’est faite au niveau local avec la prise en possession de l’ancien PIC élaboré en 2002 dont son horizon temporel est arrivé en terme en 2008. Aussi, une importante base de données a été mise à notre disposition par la commission planification et la commission technique de santé du conseil municipal.

2. Activité 2 : Pré-zonage

Dans un souci d’harmoniser l’intervention des équipes d’enquêteurs sur le terrain, un pré-zonage a été effectué découpant la commune de Sébikotane en quatre (04) zones. Ce découpage tient compte des disparités agro-écologiques et socio-économiques de la collectivité qui ne sont pas homogènes sur l’ensemble du terroir. Ainsi avec des critères pertinents ; ce pré-zonage a été établi et sera soumis à l’ensemble des acteurs pour validation lors de l’atelier de lancement.

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 12 iii. Etape 3 : Atelier de lancement

Il a pour objectif de mobiliser les groupes porteurs d’enjeux de la collectivité locale. L’atelier s’est tenu le 20 Novembre 2012 en présence des techniciens de l’ARD, des élus locaux, des services techniques décentralisés (SDDC, SDADL, Eaux et Forêts), des OCB, de la société civile, des délégués et imams de quartiers ainsi que des relais. Ce fut l’occasion pour l’ARD de revenir sur l’importance du PIC et sur la démarche méthodologique participative et itérative utilisée. La participation locale a été vivement saluée avec la représentation de la majorité des leaders d’opinions de la commune. Il est porté à l’ensemble des représentants de divulguer l’information au sein des quartiers et organisations pour une meilleure sensibilisation et appréhension du PIC.

Durant cet atelier, le pré-zonage initialement établi en quatre(04) zones a été proposé à l’assistance pour validation. A l’issu des débats et d’interventions fructueuses, un découpage en trois (3) zones en tenant comptes des critères sociodémographiques et de potentialités économiques de chaque zone. Ce qui a permis le déploiement de quatre relais-enquêteurs sous la supervision d’un agent de l’ARD au niveau de chaque zone. Ainsi donc, la phase préparatoire vient d’être achevée laissant place à la deuxième phase : le diagnostic participatif.

b. PHASE II : PHASE DIAGNOSTIC PARTICIPATIF

C’est la phase de collecte de données et elle est d’une importance capitale en ce sens qu’elle permet de recueillir des informations et avis des populations. Elle aide à faire l’état des lieux en termes d’existants et de sortir les forces et faiblesses de l’ensemble des secteurs d’activités. Le diagnostic participatif donne aussi à la population la pleine possibilité d’exprimer ses besoins et ses priorités. Elle est constituée de ces étapes que sont :

i. Etape 1 : Pré-diagnostic

Il s’agit de faire l’inventaire des équipements et infrastructures, de l’état des lieux de l’ensemble de la commune de Sébikotane afin d’établir la situation de référence. Il s’est fait à travers des fiches monographiques pour chaque zone et ses

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 13 quartiers pour une période de cinq (05) jours du lundi 26 Novembre au Vendredi 30 Novembre 2012 y compris la journée de synthèse.

ii. Etape 2 : Diagnostic Participatif

Il s’est effectué à travers des ateliers zonaux et des interviews semi structurés (ISS).

1. Les Ateliers Zonaux :

Trois (3) ateliers zonaux se sont tenus conformément au découpage issu du zonage. Durant ces consultations citoyennes, il a été question de passer au peigne fin l’ensemble des secteurs d’activités pour ressortir les contraintes de développement auxquelles se heurte la commune. Les secteurs concernés étaient :

- Les services sociaux de base (Education ; Santé)

- Les services de base en réseau (Hydraulique ; Energie ; Télécommunication, Transport)

- Les secteurs de l’Economie locale (Agriculture ; Elevage ; Commerce ; Artisanat ; Institutions de Micro finance ; Industries et PME/PMI)

- Les secteurs transversaux (Genre et couche défavorisées ; Jeunesse, Sports, Loisirs et Culture ; Environnement, Assainissement et Cadre de vie ; Urbanisme et Habitat.

L’objectif global était de susciter la réflexion critique sur l’ensemble des domaines d’activités. Les acteurs locaux de zone étaient invités à se prononcer sur la situation actuelle de leur zone et de la commune de manière générale. L’outil participatif utilisé était la matrice SWOT (FFOM). Ainsi les forces et les faiblesses ont été détectées, les opportunités et les menaces ont été prévenues. Des hypothèses de solutions ont été dégagées en maximisant les forces et les opportunités et en minimisant les faiblesses et les menaces. Enfin une priorisation des contraintes par secteur a été effectuée par chaque zone.

2. Les interviews semi-structurés (ISS)

Ils se sont effectués à l’aide de questionnaires et de guides d’entretien. L’objectif était de recueillir le maximum d’information auprès des agents techniques et des services concessionnaires. Ils se sont tenus avec le service de l’hydraulique (SDE), l’agent technique d’agriculture et d’élevage, les leaders d’OCB et le

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 14 conseil municipal. Ils sont d’une importance capitale en ce sens qu’ils nous a permis de compléter les informations recueillies au niveau des ateliers zonaux.

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE LA COMMUNE DE SEBIKOTANE

c. Profil historique de la Commune

1736 - Fondation de Sébikotane par les sérères

1864 - Intégration de Sébikotane dans le Canton de Diénder 1886 - Implantation de la gare ferroviaire

1900 - Intégration de Sébikotane dans le Canton de Rufisque 1925 - Installation du grand séminaire Libermann

1938 - Création de l’école normale William Ponty

1956 - Erection de Sébikotane en Canton

1960 - Erection de Sébikotane en Arrondissement

1972 - Choix de Sébikotane comme Terroir-test avec la réforme 1983 - Erection de Sébikotane en Communauté rurale

1996 - Erection de Sébikotane en Commune

.

(15)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 15 Sébikotane est un village fondé par les Sérères Saafène venus du Nord du Sénégal, après un transit par le Diobass, au Sud de Thiès vers 1736 mais ne fut découvert qu’avec le passage des Lébous en 1759 pendant leur célèbre « Marche » du Cayor vers la Presqu’île du Cap-Vert (Archives Nationales du Sénégal &

IFAN/Dakar_1996).

Le fondateur serait Lamane Ndiègne CISS, doté de pouvoirs mystiques très puissants, et très respecté par les blancs. Son territoire était circonscrit autour des villages de Khoutane Sérère, Kip-Kip, Sébi-Thiokho, Yène. Son royaume servait de refuge aux populations opprimées ou révoltées en provenance du Djolof, du Baol ou d'autres contrées.

L'implantation en 1886 de la gare ferroviaire dotée d'un grand quai d'embarquement lui permit d'exercer une polarisation de toute la zone arachidière de Diender au Dialaw et de devenir alors un pole d'attraction économique important dans les années 1900. L'avènement du chemin de fer Dakar – Niger a engendré la création de Sébi-Gare, Keury Kao, Ndiola quartiers à dominance Wolof.

Son importance va s'accroître avec l'implantation en 1925 du grand Séminaire Catholique et surtout l'école William Ponty en 1938 qui fut un creuset de cadres pour l'Afrique Noire Francophone jusqu'au début des indépendances.

Son statut au plan administratif est passé en plusieurs étapes depuis la période coloniale. D’abord intégré dans le Canton de Diender, à la suite de la refonte des limites territoriales Cercle de Thiès, dans la Province du Cayor en 1864, Sébikotane a ensuite intégré le Canton de Rufisque à partir de 1900. Avec l’application de la Loi-Cadre en 1956, Rufisque et sa banlieue devenant District (statut spécial), Sébikotane a été élevé au rang de Canton, englobant les localités de Yène et Diamniadio Sébikotane devient progressivement arrondissement en 1960, communauté rurale en 1984 en application de la Réforme de 1972 et enfin Commune en 1996 dans la mouvance de la Réforme institutionnelle de la région de Dakar.

Sa particularité a fait que, au moment où les nouvelles autorités testaient l’application de la Loi 64-46 sur le Domaine National, Sébikotane a également eu le privilège d’être choisie comme Zone de Terroir-test (et à ce titre devient Section rurale dans la grande commune de Dakar à partir de 1967). Par le décret n° 96-752 du 05 septembre 1996 portant création des communes, Sébikotane devient

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 16 commune à l’instar de Kahone, Passy, Gandiaye, Thiadiaye, Loghème, Thilogne, Waoundé, Kanel, Golléré, Semmé, Nguékokh.

La commune de Sébikotane est constituée des quartiers de Darou-Salam, Escale, Sébi-Fass, Garage, Tangor, Sébi-Gare, Keury-Kaw, Kip-Kip, Ndiola, Nguène, Thiokho, Yéba I, Yéba II, Yéba Inda, Khoutane-Sérère, Ndoyène II et Sorokh.

d. Caractéristiques physiques

Située dans le département de Rufisque à 45 km de Dakar, sur la route nationale N° 2 et à 15 km de Rufisque chef lieu de département, la Commune de Sébikotane s'étend sur 1256 ha environ 13Km2 avec une population estimée à vingt cinq mille quatre cent soixante habitants en 2012.Le taux d’accroissement est de l’ordre de 2,7 l’an. Sébikotane constitue la limite Est de la région de Dakar sur la route nationale N° 2 (vers Thiès.). La distance avec l'océan atlantique est de 9 km. , à 10 km du nouvel Aéroport Blaise Diagne de Diass. Le Lac Rose unique au monde est à 15km environ de Sébikotane. Ses limites territoriales sont les suivantes :

 A l'ouest : à 2000 mètres à partir de l'intersection de la route nationale n° 2 avec la route de Sambame voire du grand séminaire.

 A l'est : le hameau de Yéba inclus,

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 17

 Au nord : le hameau de Ndoyène II inclus,

 Au sud : le hameau de Sébi-Thiokho inclus.

Les localités de Khoutane-Sérère, Sébi-Tangor, Sébi-Nguène, Keury-Kaw, Ndiola, Sébi-Gare, Kip-Kip sont également inclus dans le périmètre communal de Sébikotane.

La commune de Sébikotane est située sur une plaine ouverte au Nord, Nord-Est et à l’Ouest. Sa partie Sud, Sud-Est est limitée par le massif latéritique de Diass.

4.3. Types de sol

On observe un sol sablonneux de type DIOR aux pieds des collines de la zone Sud de la commune et au niveau du village de Yéba et, un sol argileux sur le reste du territoire communal. Son sous-sol est constitué de couches de calcaire et de marnes sur la partie Nord de la commune et de latérite sur la partie Sud.

On y rencontre beaucoup de types : Les sols ferrugineux à l'Est caractérisés par une cuirasse latéritique en certains endroits impropres à la culture d'où l'existence des carrières dont l'exploitation pourrait apporter des ressources non négligeables ; Les sols deck dans les endroits encaissés (zones marécageuses) ;

Les sols deck dior silico-argileux très propices à l'arboriculture.

Les sols Dior localisés autour de Ndoyène et l'entreprise Filfili zone de culture des wolofs qui ont longtemps pratiqué la monoculture de l'arachide.

4.4. Climat :

Il est de type sub-canarien marqué par le cycle de la saison des pluies (300à 400mm) avec un démarrage tardif en général s'étalant à la deuxième décade du mois de juillet à la première décade du mois d'octobre, et de la saison sèche de Novembre à Avril avec un climat chaud, des températures variant de 20 à 35°C, le climat est plus frais sur la période allant de novembre à Avril –Mai des températures varient 18 à 25°C.

Les vents soufflent généralement du Nord vers le Sud, avec des vitesses se situant autour de 5 m/s. les moyennes mensuelles de l’humidité relative varient de 24%

(minimum) à 97%(maximum).

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Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 18 4.5. Végétation :

La végétation dans la commune et dans les zones environnantes est dominée par la présence d'un peuplement de baobabs et de rôniers dans la zone de Kip-Kip, Sébi- Thiokho. Le reste de la zone est plutôt couvert par un tapis herbacé avec des îlots d'eucalyptus aux niveaux des vergers.

4.6. Hydrographie :

Il n'existe pas de cours d'eau pérenne à l'exception des zones marécageuses.

Cependant, Sébikotane zone de dépression contiguë au massif de Diass , offre des réserves immenses par la présence de la nappe captive profonde du massif, la nappe du compartiment paléocène de la rive Ouest du lac Tanma. Entre autres atouts majeurs pour le maintien ou l'amélioration de son potentiel hydrique, il faut signaler la qualité de ses sols marneux, silico-argileux à forte porosité, sa configuration géographique (zone encaissée la prédispose à la mobilisation d'importantes quantités d'eau de ruissellement traversant la ville pour se déverser dans la mer).

L’étude hydrogéologique ainsi que les sondages et les puits creusés n’ont révélé la présence d’aucune nappe superficielle dans le secteur (à l’exception du maestrichtien située à plus de 400m). Par ailleurs aucun puits traditionnel n’est inventorié dans les quartiers environnants de Yéba Inda, Yéba I, Yéba II, Sébitangor et Gandoul sont tous alimentés en eau potable à partir du réservoir de la SDE.

4.7. Caractéristiques démographiques :

La commune de Sébikotane fait partie des communes les moins peuplées de la région de Dakar. En effet, il représente 0.6 % de la population régionale et vient après la commune de Bargny qui représente 1.5 %.

4.7.1. Historique du peuplement et son évolution :

La ville de Sébikotane a connu une approche particulière dans la gestion de son terroir. En effet, elle a été retenue comme zone test dans le cadre de l'expérimentation des terroirs test en 1967, qui a conduit à l'avènement du découpage administratif du pays et à la création des communautés rurales.

L'institution du Comité rural lui avait accordé depuis cette date le pouvoir de gérer les terres d'habitation et de culture de l'ensemble des quartiers actuels qui composent la ville. Chemin faisant, son statut de chef lieu de communauté rurale lui a permis de

(19)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 19 poursuivre son expansion forte et continue en s'étirant sur l'axe Dakar – Thiès, rongeant les champs et les plantations fruitières.

Le système d'habitat dispersé, pratiqué par cette population autochtone à majorité Sérères et conservateurs, n'a pas facilité la restructuration des quartiers, eu égard aux investissements dans le domaine de l'arboriculture qui occupe une place prépondérante dans l'économie de la ville. En effet, de 1967 à nos jours, quatre opérations de lotissement ont été réalisées dont un par le conseil rural et trois par la commune( 1997,1998 et 2004).

 1967 à Sébi-Fass au niveau du CERP par le comité local de développement

 1997 dans la partie Sud-centre Route de Gandoul

 1998 dans la partie Ouest en vue de l'aménagement de la zone industrielle

 2004 pour l’extension Sébigare

Malgré son appartenance à la Commune du Grand Dakar, la ville n'a bénéficié d'aucun plan d'urbanisme correspondant aux préoccupations de la population attachée à la terre.

Cependant la Commune, petit à petit sort de son caractère traditionnel et traverse de nos jours une phase de mutations liées à l'émergence d'une nouvelle mentalité que lui inspire son récent statut politico-administratif. Cela se traduit par l’accroissement progressif en matière d’habitat et un rythme d’accroissement démographique assez poussé de l’ordre de 2.7 à 3 % annuel.

4.7.2. Répartition spatiale de la population :

Etendu sur une superficie de 1256 ha environ 13 Km2, la Commune de Sébikotane a une densité moyenne de 1089 habitants au kilomètre carré. Cependant, cette densité cache d’énormes disparités et varie d’un quartier à un autre comme l’illustre le tableau ci-dessous.

Tableau 1 : Répartition spatiale de la population

Quartiers Effectifs Pourcentage

Yéba I 1317 05,17 %

Yéba II 1107 04,35 %

Yéba Inda 538 02,11 %

(20)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 20

Khoutane Sérère 3058 19,13 %

Sorokh 335 01,31 %

Sous total Zone I 6335 24,86 %

Kip-Kip 2166 08,50 %

Sébi-Fass 2477 09,73 %

Sébi-Garage 689 02,70 %

Sébi-Gare 1028 04,07 %

Sébi-Tangor 1087 04,27 %

Sébi-Thiokho 2756 10,82 %

Sous total Zone II 10.203 40,08 %

Darou-Salam 2484 09,75 %

Sébi-Nguène 1088 04,27 %

Keury-Kao 733 02,88 %

Ndoyene II 708 02,78 %

Ndiola 2069 08,12 %

Escale 1847 07,25 %

Sous- total Zone III 8929 35,06 %

TOTAL 25.467 100 %

Source : Données secondaires et projections

L’analyse du tableau montre une répartition inéquitable de la population à travers les zones. La zone II est plus peuplée avec 40,08 % suivie de la zone III avec 35,86 % ensuite vient la zone I avec 24,86 %.

S’agissant de la répartition au sein des quartiers, on remarque que Khoutane Sérère est de loin le quartier le plus densifié avec 19,13 %. Ceci peut s’expliquer par son ancienneté et son caractère de quartier traditionnel.

4.7.3. Structure de la population par âge :

La structure de la population renvoie à la composition de celle ci en termes de classe d’âge et de sexe. Celle de Sébikotane se présente comme suit :

Tableau 2 : Structure de la population

(21)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 21 Tranches 0 à 11

mois

1 à 5 Ans

5 à 15 ans

15 à 49 ans

50 et plus

TOTAL

Populations 986 4905 7149 11.130 1297 25.467

Pourcentage (%)

03,88 % 19,26 % 28,07 % 43,70 % 05,09% 100 %

Source : Poste de santé de Sébikotane

La structure par âge de la population de Sébikotane obéit à l’allure générale notée un peu partout. La base jeune de la population exprime un fort taux de fécondité.

La répartition ethnique laisse voir un melting-pot avec une dominance des Sérères Saafi dans la plupart des quartiers. Mais aussi une forte présence des autres ethnies notamment des Peulhs qui sont représentatifs au niveau des quartiers de Ndoyéne II, Sébi Gare et un peu à Sébi Fass. Les Wolofs sont essentiellement concentrés dans les quartiers de Ndiola, Darou Salam, Sébi Nguéne, Escale et Keury Kao. Les Mancagnes sont surtout au niveau de Sébi Fass. Les diolas sont aussi déterminants à Kip Kip.

4.7.4. Dynamique de la population :

La dynamique de la population suppose le mouvement général subi par celle-ci au cours du temps. Ce mouvement général est constitué du mouvement naturel qui retrace les naissances vivantes et les décès et du mouvement migratoire qui enregistre les entrées (immigrés) et les sorties (émigrés).

L’accroissement démographique de la population de Sébikotane résulte des naissances et des décès enregistrés au cours des années, mais aussi de la migration interne comme externe causées par la présence des secteurs d’activités comme le secteur de l’agriculture et le commerce entre autres.

Le dernier recensement général de 2002 estimait la population de Sébikotane à 19.648 habitants, en 2012 elle était de 25.467 habitants. Ceci nous permet de calculer le Taux d’accroissement moyen annuel et d’en tirer des projections.

(22)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 22 Tableau 3 : Evolution de la population

Années 2002 2012 2016 2020 2025 2030

Population 19.648 25.467 28.664 32.262 37.401 43.358

TAM 3%

Source : Données secondaires et projections

Compte tenu de l’évolution progressive de sa population, la commune de Sébikotane se doit d’adopter des stratégies pour pouvoir répondre aux attentes de cette masse humaine car il n’est nullement évident que les ressources locales augmentent en même temps que la population. Selon les projections, le dédoublement de la population s’opérera entre 2025 et 2030.

4.8. Zonage de la Commune :

Cette démarche s'inscrit dans une dynamique de développement intégré. Il s'agit de définir à l'intérieur de la Commune des sous zones homogènes où des solidarités existantes, seront capables en temps que force sociale de se regrouper autour d'enjeux liés à l'installation d'un même potentiel de ressources économiques, sociales, culturelles. Les dates repères retracées dans le contexte historique montrent l'existence de cette mouvance sociologique comme force de développement.

Tableau 4 : Répartition des quartiers par zone :

ZONE 1 ZONE 2 ZONE 3

Yeba 1

Yeba 2

Yeba Inda

Khoutane sérère

Sorokh

1. Tangor 2. Thiokho 3. Sebi garage 4. Kip-kip 5. Sebi gare 6. Sebi fass

1. Sebi escale 2. Sebi nguene 3. Keury kao 4. Darou salam 5. Ndiola 6. Ndoyène

La répartition spatiale laisse apparaître que les huit premiers quartiers de la Commune dénommés les quartiers anciens sont habités par la population autochtone d'ethnie Sérère à 95% recelant des espaces vacants où l'on peut appliquer les projets de lotissement. Chaque famille vit dans son lopin de terre.

Malgré le nouveau paysage institutionnel, cet ordre n'est pas encore bouleversé. Il

(23)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 23 s'agit des quartiers de Yéba I, Yéba II, Yéba Inda , de Khoutane Sérère, de Sébi- Tangor, Sébi-Thiokho et Kip-Kip. Ensuite viennent les quartiers à dominance Wolof : Sébi-Escale, Sébi-Nguène, Keury Kao, Darou Salam,Ndiola, enfin les quartiers à dominance Toucouleurs, Peuls, Mancagnes : Sébi-Fass, Ndoyène II, Sébi-Gare, avec un brassage ethnique remarquable. La croissance démographique est plus poussée, l'espace disponible rare.

Une approche de développement maîtrisée à la base par une appropriation par les bénéficiaires des projets et programmes de développement s'avèrent techniquement rentables dans cette commune où l'enjeu espace est déterminant dans le développement.

V. DEUXIEME PARTIE : DIAGNOSTIC DE LA COMMUNE

.1. DIAGNOSTIC SPATIAL ET SOCIO-ECONOMIQUE DE LA COMMUNE .1.1. Les Services sociaux de base

.1.1.1. Education

La commune de Sébikotane recèle un long historique en matière d’éducation.

En effet, il fût le théâtre d’application de bon nombre de programmes et de curricula d’enseignement de l’école sénégalaise allant de l’éducation inclusive à l’enseignement bilingue Français-Langue locale (Saafi). En outre, localité témoin de l’école normale mythique William Ponty et du Grand Séminaire de Sébi, la commune a su préserver ce merveilleux héritage de savoir et de sagesse par la création d’écoles publiques comme privées dans tous les cycles.

Tableau 5 : La carte scolaire de la commune

(24)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 24 Etablissements Public Privé Associatif TOTAL

Préscolaire 00 03 03 06

Elémentaire 09 03 00 12

Moyen 01 02 00 03

Secondaire 01 02 00 03

Daaras/Arabe 00 12 00 12

CFP 01 00 00 01

Alphabétisation 00 00 01 01

Source : Enquêtes pré-diagnostic (PIC Sébikotane 2012)

.1.1.1.1. Le préscolaire :

Encore appelé la petite enfance, l’enseignement préscolaire est bien présente au niveau de la commune de Sébikotane. On dénombre un effectif de cinq (06) écoles préscolaire dont trois (03) privées et deux (03) associatives réparties au sein de la commune. En effet, on note une tendance réelle de création de garderies au sein de la commune sans doute due à l’effet de la promotion des droits des enfants à l’éducation. Ainsi l’état des lieux au niveau du préscolaire se présente comme suit :

Tableau 6 : Matériels et Mobiliers existants et leurs besoins Rubriques Existants Besoins Déficits

Tables blancs 45 150 105

Tables 36 100 54

Chaises 88 100 12

Armoires 05 10 05

Bureaux 06 10 04

Source : Enquêtes pré-diagnostic (PIC Sébikotane 2012)

(25)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 25 L’analyse du tableau montre une faiblesse du niveau d’équipements au niveau de l’enseignement préscolaire. Un déficit est noté sur les Six (06) écoles recensées. L’état du matériel est assez bon mais reste à améliorer.

Le Centre de Développement Intégré de la Petite Enfance (CDIPE) de Sébifass créé en 1997 fut le premier établissement préscolaire à voir le jour et demeure le principal établissement d’accueil des enfants.

L’effectif total du cycle préscolaire est de cinq cent vingt six (526) enfants dont deux cent quatre vingt huit (288) garçons soit 54.75% et deux cent trente huit (238) filles soit 45.25%. On note une forte proportion dans la préscolarisation des filles. En effet, le taux chez les filles est passé de 22.5% à 45.25% en cinq (5) ans soit une hausse considérable de 22.75 points de pourcentage. Ce renversement de situation notifie la volonté que les parents accordent à la scolarisation de leurs filles depuis le bas âge.

Le personnel enseignement est composé pour la plupart des femmes et ainsi réparti :

Tableau7 : Répartition du personnel enseignant et le niveau d’instruction Mme

Diongue

Gard ass g Adlas ADCS(Cd ipe1&2)

Keur fa

Personnel enseignant

Hommes - 01 - - -

Femmes 04 02 02 08 03

Niveau d’instruction

CFEE 04 02 02 -

BFEM - 01 - 03 03

BAC - 01 - 03 -

SUP - 01 - - -

Source : Enquêtes pré-diagnostic (PIC Sébikotane 2012)

L’analyse du tableau montre que les femmes dominent au niveau de l’enseignement du préscolaire. En effet, sur les vingt (20) encadreurs

(26)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 26 recensés, les quinze (15) sont des femmes et les cinq (05) des hommes. Ceci témoigne de l’attention bienveillante de la femme envers l’enfant.

Pour ce qui est du niveau d’instruction, nous avons un (1) encadreur qui a le niveau supérieur soit 05 %, neuf (09) encadreurs ont le niveau secondaire soit 20 %, sept (7) encadreurs ont le niveau moyen soit 35 % et enfin huit (8) en ont le niveau primaire soit 40 %.

Cependant, le cycle préscolaire est en proie, a d’énormes difficultés liées à l’inexistence d’une case des tous petits, l’inexistence d’écoles préscolaires publiques et un environnement préscolaire inadéquat (déficit de salles de classe et de mobiliers) mais aussi le manque de formation des maitres encadreurs.

.1.1.1.2. L’enseignement élémentaire :

L’enseignement élémentaire est représenté à travers neuf (09) structures publiques et deux (02) privés.

Tableau 8 : Etat des lieux de l’enseignement élémentaire Etablisse

ments

Nombre de classes

Effectifs des classes

Person nel éducati f

Ped Phys Ab r

G F T H F T

Ecoles publiques Ecole

Yéba

07 08 - 209 186 395 04 04 08

Ecole Sébissou 11 11 01 211 238 449 06 07 13

Ecole Sébi Fass 12 12 342 413 755 11 04 15

Ecole Kip kip

12 12 233 230 463 08 07 15

(27)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 27 Ecole

Thiokho

10 08 253 232 485 05 07 12

Ecole Ndoyene II

06 06 2

2 9

05 02

Ecole Sébi route I

1 2

1 4

2 4 4

2 8 2

5 4 6 Ecole Sébi route

II

1 0

1 1

3 5 9

2 7 6

5 3 5

TOTAL

Ecoles privées Pape Djribril

DIOUF

06 06 - 86 97 183 13 03 16

Keur FA 04 04 - 81 108 189 04 04 08

TOTAL 10 10 - 167 205 372 17 07 24

Source : Enquêtes pré-diagnostic (PIC Sébikotane 2012)

L’enseignement élémentaire au niveau de Sébikotane est dominé par des structures publiques même s’il ya une tendance récente d’érection de structures privées à l’image du complexe Pape Djibril Diouf et Keur Fa.

Une insuffisance de salles classe dans certains établissements est dû au fait d’un effectif pléthorique. A ce niveau, il faudra dire que les salles de classes de l’école Sébi Gare sont léguées au CEM qui ne dispose pas jusqu'à présent de site. Ce qui amène le système multigrade pratiqué au sein de cet établissement. Certaines écoles sont dans un état d’insécurité à cause d’un manque de mur de clôture.

Sur le plan sanitaire beaucoup reste à faire, certaines écoles sont sans toilettes, dés fois même privées d’eau malgré les interventions conjuguées de la commune et du PEBD. La plupart des écoles n’ont pas de cantine scolaire ni de bibliothèque, ce qui entrave un peu la qualité de l’enseignement. Il prévaut donc de

(28)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 28 repenser à la politique d’éducation de la commune en insistant davantage sur les aspects liés à l’accès, à la qualité et à la gestion.

Tableau 9 : Etat des matériels et mobiliers dans le primaire

Rubriques Existants Besoins Déficits

Tables bancs 1622 1658 36

Bureaux maitres 79 83 4

Chaises 157 175 18

Armoires 57 94 37

Bibliothèques 04 11 7

Source : PLDE de Sébikotane

Bien que l’existant en termes de matériels et mobiliers est important, mais gagnerait à être renforcer pour assurer une meilleure fourniture en matériels. De plus beaucoup de mobiliers sont en état de vétusté d’où la nécessité de les réfectionner.

.1.1.1.3. L’enseignement moyen et secondaire

L’enseignement moyen et secondaire est représenté par l’existence de trois (05) CEM dont un (01) public et deux (04) privés et de trois (3) lycées dont un (01) public et deux (02) privés.

Tableau 9 : Etat des lieux de l’enseignement moyen et secondaire Etablissements Nombre de

classes

Effectifs des classes

Personnel éducatif

Ped phys Abr G F T H F T

Etablissements publiques

CEM Sébi Gare 09 07 - 343 321 664 11 02 13 Lycée de Sébikotane 34 24 - 939 1152 2091 54 14 68

Etablissements privées

Pape Djribril DIOUF 14 14 - 199 214 411 30 04 34

(29)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 29

Talla Lo 06 10 58 56 114

Lycée AKHENATON 19 03 22

ANOUR

TOTAL 130 23 153

Source : Enquêtes pré-diagnostic (PIC Sébikotane 2012)

L’enseignement moyen et secondaire a longtemps été un casse-tête pour la commune du fait d’un déficit criard de locaux adéquats. Le lycée ne dispose pratiquement pas d’infrastructures qui lui sont propres.

Le niveau d’équipement des salles de classe est très en deçà des besoins.

La fourniture en équipements scolaires est de loin déficitaire et reste un frein à l’obtention de résultats scolaires probants. Les taux de réussite tournent autour de 57,35 % pour les garçons et 64,52 % pour les filles, son amélioration serait sans doute possible si toutes les conditions de travail étaient réunies.

L’accès à l’eau potable au niveau du CEM demeure une contrainte constante. L’approvisionnement se fait par l’achat de dix (10) fûts par jour.

Le niveau du corps enseignant est bon, et son effectif est acceptable pour un total de cent cinquante trois (153) professeurs dont cent trente (130) hommes et vingt trois (23) femmes.

.1.1.1.4. L’alphabétisation

Partie intégrante de l’éducation non formelle, l’alphabétisation est présente dans la commune avec dix sept (17) classes réparties à travers les quartiers. Conscient du rôle que peut jouer cette forme d’éducation dans le processus de développement local, la commune s’est vue dotée de structures communautaires œuvrant dans la promotion des langues locales (Yéllé Taré, GROCEF programmes à terme) dont les rayons d’intervention dépassent même celle de la commune. C’est le cas de l’ADLAS qui draine à elle-seule un réseau partenarial très dense. La commune abritait trois (3) programmes d’alphabétisation en langues nationales en Wolof, Pulaar et Sérère. Les cibles concernent beaucoup plus les groupements féminins.

Tableau 10 : Etat des lieux de l’alphabétisation

(30)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 30 Localisation Nombre de

classes

Effectifs Langues

enseignées

Sébi Escale 02 Homme

s

Femmes T

Langues locales

- Wolof - Pular - Saafi

Darou salam 02 02 58 60

Yéba 1 01 00 60 60

Yéba 2 01 00 30 30

Ndoyene 01 00 30 30

Sébi gare 01 00 30 30

Thiokho 02 00 30 30

Sébi fass 02 00 60 60

Kip- kip 02 00 60 60

Khoutane sérères 02 00 60 60

Keury kao 01 00 30 30

Total 17 Classes 02 448 450

Source : PLDE de Sébikotane

L’analyse du tableau montre que les femmes demeurent les principales cibles de cette forme d’éduction. En effet, sur un effectif global de quatre cent cinquante (450) apprenants, quatre cent quarante huit (448) sont des femmes soit un pourcentage de 99,5 %. Les hommes sont très faiblement représentés avec un pourcentage de 01,5 %. Cette faible représentativité des hommes peut être un handicap dans la mesure où le taux d’alphabétisation est encore faible au sein des collectivités locales alors qu’elles doivent davantage s’engager dans ces programmes d’alphabétisation. La forte propension des femmes à ce type d’éducation s’explique par leur forte mobilisation aux seins des organisations féminines d’où l’importance de développer chez elles, l’alphabétisation fonctionnelle pouvant les aider dans leurs activités génératrices de revenus tels que le commerce, la teinture, la couture et autres.

Seulement l’alphabétisation reste confrontée à de nombreuses contraintes que sont : un manque de locaux fonctionnels, la déscolarisation des jeunes filles en cours d’apprentissage, une insuffisance de matériels

(31)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 31 didactiques, un faible niveau des femmes et une baisse de rendement des activités productrices.

.1.1.1.5. L’enseignement arabo coranique

L’enseignement religieux occupe une place importante au sein de la commune du fait de l’existence de grands foyers religieux qui veillent à la propagation de l’éducation islamique. Il est matérialisé par l’existence d’un (1) collège privé arabe, trois (3) écoles arabes, trois (3) franco-arabes et plusieurs daaras.

Tableau 11 : Etat des lieux de l’enseignement arabo coranique

STRUCTURES

Localisation Nombre de classes

Effectifs MATIERES

G F T

Arabe D. salam 04 59 23 82 Xirâ , taîsir

hadiss; taw hid ; fikh : tarikh : tadj

wid : adab inch : imla :

nahwou : hissab ; géographie ,

sciences

Arabe Ndiola 03 37 15 52

Arabe Sorokh 01 19 08 27

Daara D. salam 03 28 02 30

Daara Escale 03 24 15 39

Franco Arabe Tangor1 02 16 12 28

Franco Arabe Tangor2 03 62 57 119

Franco Arabe Kip- kip 05 63 60 123

College ANOUR Tangor 04 76 00 76

TOTAL 24 384 192 576

Source : PLDE de Sébikotane

La plupart des structures qui s’exercent au niveau de l’enseignement arabo- coranique sont de type privé. On note un effectif de cinq cent soixante seize (576) élèves dont trois cent quatre vingt quatre (384) Garçons et cent quatre vingt douze (192) Filles. Considéré comme faisant partie de l’éducation non formelle, l’enseignement arabe est victime d’une non assistance notoire. En effet, les écoles arabes et daaras travaillent dans des conditions extrêmement difficiles de promiscuité et d’insalubrité. Les moyens matériels didactiques font défaut à l’exception du collège franco-arabe ANOUR qui développe un véritable modèle pertinent d’enseignement arabo-coranique. Un manque d’infrastructures, une

(32)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 32 insuffisance de mobiliers, une absence notoire de manuels pédagogiques, une inexistence de structures de gestion, constituent leurs problèmes majeurs.

.1.1.1.6. La formation technique et professionnelle

Les exigences d’un développement local durable posent aussi la problématique de la formation professionnelle. Elle est présente au sein de la commune à travers le Centre de Formation Polyvalent (CFP) et le CNDFI.

Le CFP fut créé en 2010 et avait pour objectif de réintégrer les enfants issus des écoles publiques pour des cas d’abandon et de renvoi. C’est une structure publique et le cycle est encore incomplet avec un déficit d’effectifs noté. Le matériel et mobilier est assez bien fourni avec trente (30) Tables bancs, cent trois (103) Tables, cent trente huit (138) Chaises, quatre (04) Armoires et cinq (05) bureaux.

Le personnel enseignant est composé de trente cinq (35) enseignants dont vingt deux (22) hommes et treize (13) femmes. Leur niveau d’instruction est très appréciable avec huit (08) qui ont un niveau du BFEM, dix sept (17) ont le niveau BAC et dix (10) ont le niveau du supérieur. Ce qui constitue un atout remarquable pour la qualité de l’enseignement pratique dispensé. Le centre bénéficie de l’appui de deux partenaires (la mairie et l’ADCS) et les apports concernent surtout les équipements de seconde main. Une diversification de ce partenariat pour la construction d’un local, l’élargissement des programmes de formations et l’acquisition de machines et outillages neufs seraient judicieux.

Comme atout, le centre dispose d’un corps professoral de haut niveau et une demande de formation très élevé. Seulement des contraintes ne manquent pas au niveau du centre :

- Absence de local propre, ce qui fait le centre est en posture de location prise en charge par la mairie à travers une convention.

- Insuffisance d’équipements et d’outillages - Exigüité des lieux d’application.

Pour pallier ces contraintes, il urge de construire le centre avec dotation en équipements et un renforcement de capacité des enseignants pour une formation de qualité des jeunes et des artisans.

Le CNDFI est sous la tutelle de la Direction d’Appui au Développement Local (DADL). Il a pour vocation le renforcement des capacités des acteurs

(33)

Avec l’Appui Technique et Financier de l’ARD et du PNDL Page 33 locaux à travers les thématiques de gestion du budget, la planification participative, genre et développement. Les formations se font souvent sous forme de séminaire ou des ateliers thématiques avec une approche basée sur les compétences des participants. L’organisation de ces formations est surtout à la demande des leaders locaux. En cela, les services techniques étatiques et les partenaires techniques et financiers comme ONU HABITAT en sont les principales initiatrices.

Tableau 12 : Diagnostic de l’Education

Atouts / Forces Contraintes/ Faiblesses

- Bon plateau technique

- Solidarité des APE, CGE très actif - Existence d’écoles françaises,

arabes, coraniques

- Existence de classes

d’alphabétisation et de renforcement de l’apprentissage sérère saafi

- Qualité de l’enseignement arabe - Présence de Lycéé mixte

- ADLAS (association pour le développement de langue saafi) - Existence de CFP

- Absence de sites pour abriter le le CEM de Sébigare, le lycée et le CFP

- Déficit de salles de classe (lycée, CFP, CEM, écoles élémentaires) - Insuffisance de matériels

didactiques, d’équipements et d’outillages (tables bancs, logistiques)

- Absence d’eau et d’électricité dans les écoles

- Insuffisance de personnels d’enseignants et d’appoint

- CLEF, PLDEF non fonctionnels - Insuffisance de toilettes

fonctionnelles

- Manques d’appui aux écoles franco-arabes et daaras

Opportunités Menaces

- Projet PAEF

- Intervention des partenaires

- Insécurité (gardiennage, clôture, enclavement, proximité des

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