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Submitted on 1 Jan 1894
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Capacité de l’électromètre capillaire
E. Bouty
To cite this version:
E. Bouty. Capacité de l’électromètre capillaire. J. Phys. Theor. Appl., 1894, 3 (1), pp.371-376.
�10.1051/jphystap:018940030037101�. �jpa-00239810�
permet de calculer par différence un
grand
nombre de chaleurs deréactions
clu’il
seraitimpossible
de mesurerdirectement,
parexemple,
la chaleur de formation de tous lescomposés organiques.
I)ans les mesures
calorimétriques usuelles,
la condition rela- tive audéveloppement
depuissance
motrice externe esttoujours satisfaite,
y parcequ’elles
sont effectuéestoujours
àdégagement
d’électricité
nul,
et àpression
ou volume constant. A volumeconstant, la
puissance motrice,
c’est-à-dire le travail externe, est dans tous les casnul;
àpression
constante, il nedépend
que de l’état initial et final dusystème,
c’est-â-dire est dans tous cas le même.On déduit encore de la loi de conservation de
l’énergie
uneseconde
conséquence,
c’est que la somme de laquanti té
de cha-leur L mise
en jeu
dans une transformation directe irréversible etde la
quantité
de chaleur mise enjeu
dans la transformation réver- sible inverse est nécessairementplus grande
que zéro. Dans lescas très
fréquents
où la seconde de cesquantités
de chaleur esttrès
petite,
la chaleur directe de réaction estpositive.
On voit larelation
qui
existe entre cetteconséquence
de la loi de conservation del’énergie
et leprincipe expérimental
du travail maximum emThermochimie.
CAPACITÉ DE L’ÉLECTROMÈTRE CAPILLAIRE;
PAR M. E. BOUTY.
1. Je
rappellerai
que M.Lippmann ( 1 )
considère lapolarisation
du mercure au contact de 1’eau acidulée comme un
phénomène
réversible caractérisé par les valeurs de deux variables indé-
pendantes,
la surface de contact S et la diiérence depotentiel
e.Soit
dQ
laquantité
d’éleciricité à fournir à la surface pour pro- duire les variations élémentaires dS et de. Posanty 1 dQ = XdS + YS de, .
et
désignant par A
la tensionsuperficielle
à la surface de con tact,- - ---- - - --- - --- ~ ---- -___ _
l ’) LIPP>i,+x;, Thèse de doctorat, W ~ ~ ; Annales de C’himie et de Physique,
1> série, t. V, p. 49~’
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018940030037101
M.
Lippmann
démontre que l’on aY est la
capacité électrique
depolarisation
pal’ unité de sur-face cc stc yâce
constante; X est unequantité jouant
un rôle ana-logue
etqu’on
peut nomn~er Za densitééleetr~lque .p~cr~
unité d~~szcyface
créée àpotemtiel
constant.2. J’ai eu
fréquemment
l’occasiond’employer
l’électromètrecapillaire
au zéro comme unecapacité
pour lacomparaison
depetites quantités
d’électricité. Jesupposerai aujourd’hui,
d’unemanière
plus générale,
que, les deux mercures de l’électromètre ayant t é téportés
à une différence depotentiel
e, on ramène le mer-cure,
par la pression,
au zéro dumicromètre ; qu’on sépare
l’élec-tromètre de la
pile
decharge
etqu’on
lui fournit unequantité
d’électricité
dQ
sans faire varier lapression. Quelle
sera la va-riation de la différence de
potentiel,
ou, en d’autres termes,quelle
sera, dans ces
conditions,
lacapacité
Câ del’appareil?
La variation de la différence
électrique,
sur legrand
mercure,étant
négligeable,
la totalité de la différence depotentiel
de seporte sur le
petit
mercure. Soient S laportion
de surface d upetit
mercure,
qui
doit être considérée comme mouilléepar l’eau
aci-dulée,
dS sa variation résultant du retraitdy
de la colonne mercu-rielle. La
capacité C
de l’électromètre est, pardéfinition, 2013"?
de ou,d’après
les formules( 1 ), ( 2 ) , ( 3 ),
Je
supposerai,
pour fixer lesidées,
que l’on rend lepetit
mer-cure
négatif.
La variation de surface duménisque
étantnégli- geable,
la variation de surface dS se réduit à lasuppression
de lasurface latérale d’un
cylindre
ouplutôt
d’cm tronc de cône de rayon moyen 1 et delongueur dy,
On reconnaît sans
peine
que, pour une valeur donnéede e, du est
373
proportionnel
àdA;
le coefficient deproportionnalité dépend
del’angl e
au sommet du tronc de côneauquel
peut être assimilé le tube dans larégion
voisine de zéro du micromètre. On adonc,
en
désignant
par K une constanteinstrumentale,
Telle est la valeur
théorique
de lacapacité
cherchée.3. Pour
juger
del’importance
relative des deux termes dont secompose la
capacité, j’ai
faitconstruire,
par M.Chabaud,
desappareils
de formethermométrique
dans les réservoirsdesquels
était soudé un fil de
platine.
Je substi tue l’un de ces thermomètresau tube de l’électromètre
capillaire
et,puisque
lepetit
mercureen contact avec l’eau acidulée se trouve ici immobilisé dans la
tige
du
thermomètre,
le second terme de lacapacité
subsiste seul.Pour une valeur donnée de e, que
je supposerai
voisine de zéro,la
capacité
est alorsproportionnelle
à l’étendue S de la surfacemouillée,
que l’on peut,d’ailleurs,
faire varier endéplaçant
le mé-nisque
par depetites
variations de latempérature
du réservoir duthermomètre. On constate que cette
capacité
esttoujours petite
par rapport à celle d’un électromètre dont le tube aurait la même section.
Ainsi,
pour un thermomètre deomm, 145
dediamètre,
la capa- cité a varié deomf,2
àornf,8
suivant la valeur de S. Mon électro- mètre, dont le tube a un diamètre deo--,oig-5,
c’est-à-dire environ douze foisplus
faible que celui duthermomètre,
a unecapacité
voisine deomf,6.
4. Il suit de là que pour des valeurs de e voisines de zéro, la
capacité
de l’électroimètre se réduit presque à sonpremier
terme.Elle décroîtra donc
rapidement quand
on fera croître e. On enjugera
par le Tableau suivant. Lapremière
colonne donne e endaniells ;
laseconde,
les valeurs relativesde ~ ~‘ 2 ;
e latroisième,
les valeurs relatives de lacapacité
C. On apris
pour unités les valeurscorrespondant
à e == o.374
La différence ô des valeurs relatives de C et de
~A)2
de est tou-jours positive.
Ellecorrespond
manifestement au terme en S de la formule(6).
On voit que pourda@
5 les deux termes de la capa- cité deviennent sensiblementégaux
et que, pour des valeurssupérieures de e,
le terme en S devientprépondérant.
Il doitsubsister seul pour la valeur de e
qui
rend A maximum.3. Voici maintenant les méthodes que
j’ai employées
pour la déterminationexpérimentale
de C.La
plus pratique
consiste à faire usage du quartzpiézoélectrique
de M. Curie. Cet
appareil chargé
depoids qui,
dans mes expé-riences,
ont varié de ?oogr à 3 ooogr fournit desquantités
d’électri-cité
~Q rigoureusement proportionnelles
auxpoids
tenseurs; eucomme la
capacité
du quartz estnégligeable
par rapport à celle del’électromètre,
la totalité deSQ
s’écoule sur cedernier,
dontelle élève le
potentiel
de ~e. Elle se trouve de l’ordre degrandeur
convenable pour que le mercure ne sorte pas du
champ
du mi-croscope.
La manière
d’opérer
est la suivante : les électrodes du quartzétant en dérivation sur
l’électromètre,
on porte lesystème
au po- tentiel e à l’aide d’unepile
decharge (’ ),
et l’on ramène l’électro-mètre au zéro par
l’emploi
de lapression. Après
avoirsupprimé
la
pile
decharge,
on constate que ladéperdition
est pour ainsi- --- ---_ -___-_- ~---~ -~ - _~- - -- -
(1) Dérivation convenable prise sur le circuit d’un élément Daniell.
375 dire
nulle,
tout ait moins pour des valeurs de e inférieures àoda,
2.C’est dans ces conditions
cjm’on
leste le quartz, d’une manièreassez
brusque
pour que l’électromètreatteigne
sa nouvelleposi-
tion
d’équilibre
en une secondeenviron ;
on fait la lecture du mi-cromètre, on déleste le quartz, on lit la
position
finale du mercurequi
doit presque se confondre avec saposition
initiale et l’onprend
la moyenne
ôy
des deuxdéplacements
inverses du mercure.Enfin,
on
cherche,
à l’aide de lapile
decharge, quel
est l’accroissement le dupotentiel qui produit
le mêmedéplacement dy.
Ces observations suffisent à déterminer les valeurs relatives de la
capacité
de l’électromètre. En effet,si,
dans deuxexpériences successives,
on lesteégalement
le quartz,SQ
demeure le même.Le rapport des
capacités
de l’électromètre dans les deuxexpé-
riences
(désigné
par C dans le Tableauci-dessus)
est donc lerapport inverse des 3?
correspondants.
Nous savons, d’autre part, que lesôy sont proportionnels
aux~A;
les valeurs relatives de#
eet de
~.2:::
sont doncégales,
cequi
apermis
de calculer les nombresde
de la deuxième colonne du Tableau.
6. On peut se passer du quartz
piézoélectrique
et fournir àl’électromètre des
quantités
connuesd’électricité,
à l’aide d’un condensateur que l’oncharge
à unpotentiel
e + 3e et que l’ondécharge
sur l’électromètre aupotentiel
e. Soient C lacapacité
de
l’électromètre, C,
celle ducondensateur,
~e l’accroissement dupotentiel
mesuré, on aCette méthode donne la valeur absolue de la
capacité C,
maiselle est
plus
incommode et moins sûre que laprécédente,
parce clue, lesmanipulations
étantplus longues
etl’équilibre plus
lentà
s’établir,
l’influence de ladéperdition
estplus
considérable. Je n’aiemployé
cette méthode que pourquelques
vérifications.Enfin,
on peut combinerl’emploi
du quartzpiézoélectrique
etdu condensateur. On
décharge
le quartzpiézoélectrique,
d’abordsur l’électromètre
seul, puis
sur l’électromètre portant en déri-vation le condensateur C, . On a
(Test par cette méthode que
je détermine, d"ordinaire,
la capa- cité absolue de Félectromctre auvoisinage
de e = o ; elle esialors très
précise.
Mais les durées~t,
l’t nécessaires à l’établisse-ment de
l’équilibre,
dans les deuxphases
del’expérience,
sonttrop différentes pour
qu’il
n’en résulte pas une erreursystéma- tique notable,
si l’onapplique
cette méthode avec degrandes
va-leurs de e.
COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES,
T. CXIV et CXV, I892 (fin).
JANNETTAZ. - Sur un nouvel ellipsomètre, t CXV, p. 1021.
Cet
appareil
sert à déterminer engrandeur
et enposition
leséléments des
ellipses
isothermes obtenues sur desplaques
cristal-lines par l’échaufl’ement d’un
point.
Une lunette porte unprisme biréfringen t
dont la sectionprincipale
est dans leplan
verticalpassant par l’axe
optique.
Un des fils du réticule est horizontal. La courbe estplacée
sur un cercle horizontaldivisé, porté
lui-mêmepar un chariot mobile le
long
d’une vismicrométrique.
On visecette courbe
obliquement
avec la lunettequi
peut se inouvoir lelong
d’une crémaillère verticale et tourner autour d’un axe hori- zontal. On amène les deuximages
à se couper. On rend la cordecommune horizontale à l’aide du
réticule,
en faisant tourner laplaque,
et l’on mesure lalongueur
de l’axe de la courbe par ledéplacement
de (a vis.Le cercle