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REVUE MENSUELLE DE LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE, MONÉTAIRE ET FINANCIÈRE

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Novembre 2017

REVUE MENSUELLE DE LA CONJONCTURE

ÉCONOMIQUE, MONÉTAIRE ET FINANCIÈRE

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REVUE MENSUELLE DE LA CONJONCTURE ECONOMIQUE, MONETAIRE ET FINANCIERE

Novembre 2017

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Le présent document a été préparé sur la base des données statistiques arrêtées le 03 novembre 2017

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Table des matières

Vue d’ensemble ... 5

I. Environnement international ... 9

Croissance et inflation dans les principaux pays partenaires ... 12

Principales mesures de politique monétaire ... 13

Marchés mondiaux des matières premières ... 14

II. Comptes extérieurs ... 15

Balance commerciale ... 16

Autres composantes du compte extérieur ... 18

III. Production, demande et marché du travail ... 19

Comptes nationaux ... 21

Agriculture ... 23

Industrie ... 24

Mines ... ... 25

Energie ... 26

Principaux indicateurs des activités sectorielles ... 27

Marché du travail ... 28

IV. Finances publiques ... 29

Charges et ressources du Trésor à fin mars 2017 ... 31

V. Monnaie, taux d’intérêt et liquidité ... 32

Taux d’intérêt ... 34

Monnaie, crédits et placements liquides ... 35

VI. Marché des changes ... 39

Cotation des devises ... 40

Opérations sur le marché des changes ... 40

VII. Marchés des Actifs ... 41

Indices boursiers ... 43

Activité ... 44

Cours ... ... 45

Gestion d’actifs ... 46

Autres marchés ... 47

VIII. Evolution de l’inflation ... 49

Décompositions ... 50

Tendance et saisonnalité de l’inflation ... 52

Prix à la production industrielle ... 55

Indices de valeurs unitaires à l’importation ... 56

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.

Les dernières données de la conjoncture internationale confirment le raffermissement de l’économie mondiale. Au troisième trimestre 2017, la croissance s’est accélérée à 2,3% aux Etats-Unis et à 2,5%

dans la zone euro et a légèrement ralenti en Chine à 6,8%. Pour les principaux autres pays émergents, les données du deuxième trimestre indiquent une stabilisation de la croissance en Inde à 5,6%, un rebond au Brésil à 0,3% et un net raffermissement à 2,5% en Russie.

Sur le marché de travail, le taux de chômage a reculé à 4,1% aux Etats-Unis en octobre après 4,2%

en septembre, avec un rebond des créations d’emplois à 216.000 postes après 18.000 postes un mois auparavant. Dans la zone euro, ce taux a baissé à 8,9%, soit le niveau le plus faible depuis janvier 2009.

Pour ce qui est des conditions financières, les principaux indices des pays avancés ont été en hausse, avec notamment des performances de 3,8% pour le Dow Jones et de 2,9% pour l’Eurostoxx 50.

Concernant les marchés émergents, le MSCI EM a baissé de 0,9% recouvrant une diminution de 6,6%

pour celui de la Turquie et des hausses respectives de 3,6% et de 0,4% pour ceux de la Chine et de l’Inde. Sur les marchés obligataires, les rendements souverains ont connu des évolutions mitigées avec une hausse de 2,2% à 2,4% du taux à 10 ans aux Etats-Unis et une stagnation dans les principaux pays de la zone euro. Dans les économies émergentes, ce taux a enregistré une hausse pour la Chine, l’Inde et la Turquie, et a stagné pour le Brésil. S’agissant du crédit bancaire, son rythme d’évolution annuel a enregistré entre août et septembre une décélération de 3,5% à 3,2% aux Etats-Unis, et est demeuré inchangé à 2,5% dans la zone euro. Sur le marché de change, l’euro est resté stable vis-à-vis du dollar et de la livre sterling, et s’est légèrement apprécié contre le yen japonais. Quant aux monnaies des principaux pays émergents, le real brésilien s’est déprécié de 1,6% par rapport au dollar, la roupie indienne de 1%, la lire turque de 5,3% et le yuan chinois de 0,8%.

Au niveau des marchés mondiaux des matières premières, les cours se sont globalement inscrits en hausse au cours du mois d’octobre, avec une augmentation mensuelle de 2,3% pour les produits énergétique et de 0,2% pour ceux hors énergie. Le cours du pétrole (la moyenne du Brent, du Dubai Fateh et du WTI) s’est accru de 3,6% par rapport à septembre à 55 dollars le baril, sous l’effet notamment des perturbations de la production iraquienne et de la nouvelle extension de l’accord de réduction de la production convenu entre les pays de l’OPEP et d’autres pays producteurs non membres. De son côté, le prix du gaz naturel a affiché une augmentation de 10,3% pour s’établir à 6,08 dollars le mBTU en moyenne en octobre. Pour les phosphates et dérivées, les cours ont accusé, une baisse à 80 dollars/tm pour le brut, à 276 dollars/tm pour le TSP et à 344 dollars/tm pour le DAP.

Dans ces conditions, l’inflation s’est accrue en septembre à 2,2% aux Etats-Unis, à 3% au Royaume- Uni et à 0,7% au Japon. Dans la zone euro, selon une première estimation d’Eurostat pour le mois octobre, l’inflation aurait légèrement ralenti de 1,5% à 1,4%.

S’agissant des décisions de politique monétaire, la FED a décidé lors de sa réunion tenue le 1er novembre de maintenir inchangée la fourchette cible des taux des fonds fédéraux entre 1% et 1,25%

en indiquant que l'orientation de la politique monétaire reste accommodante. Elle a également signalé que le programme de normalisation du bilan initié en octobre 2017 est en cours d’exécution.

Vue d’ensemble

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De même, la BCE a décidé lors de sa réunion tenue le 26 octobre de maintenir inchangé son taux directeur à 0%, tout en indiquant qu’elle continue de prévoir que l’ensemble de ses taux resteront à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour son programme d’achats nets d’actifs. Elle a également annoncé qu’à partir de janvier 2018, elle réduira de moitié le montant des achats nets à 30 milliards d’euros, et ce jusqu’à fin septembre 2018 ou au-delà si nécessaire. Par ailleurs, la Banque centrale d’Angleterre a décidé pour la première fois depuis une décennie lors de sa réunion du 2 novembre de relever son taux directeur de 0,25 point de pourcentage à 0,5%.

Au niveau national, les données des comptes extérieurs à fin septembre 2017 indiquent une aggravation du déficit commercial de 3,4 milliards de dirhams en glissement annuel. Ce creusement traduit une hausse de 18 milliards ou 6% des importations, plus importante que celle de 14,5 milliards ou 8,8% des exportations. L’augmentation des importations s’explique principalement par celle de 28,4% de la facture énergétique et dans une moindre mesure par l’augmentation des autres achats, notamment ceux des biens de consommation de 4,4%. S’agissant des exportations, leur amélioration résulte essentiellement des progressions de 10% des ventes de produits agricoles et agroalimentaires et de 10,1% de celles des phosphates et dérivés. Concernant les autres postes du compte courant, les recettes de voyage et les transferts des MRE ont augmenté de 4,6% et de 1,5% respectivement. Quant aux principales opérations du compte financier, le flux net d’investissements directs étrangers s’est accru de 32%, en liaison avec une baisse de 51,6% des cessions d’investissements. En parallèle, le flux net des investissements des marocains à l’étranger est passé de 3,3 milliards de dirhams à 8 milliards de dirhams, en lien principalement avec l’accroissement de 5,3 milliards de dirhams des sorties au titre de ces investissements. Au total, et compte tenu de l’évolution des autres rubriques de la balance des paiements, les réserves internationales nettes se sont établies à 223,3 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 5 mois et 20 jours d’importations de biens et services.

Les données des comptes nationaux au deuxième trimestre 2017 indiquent une accélération de la croissance nationale à 4,2% avec une augmentation de la valeur ajoutée agricole de 17,5% après une baisse de 12,8% et une décélération du rythme des activités non agricoles de 2,8% à 2,5%. Du côté de la demande, la consommation finale des ménages s’est accélérée de 2,9% à 4,9%, tandis que celle des administrations publiques est revenue de 2,4% à 0,6%. Pour ce qui est de l’investissement, son rythme de progression a marqué un net ralentissement, passant de 8,5% à 0,9%.

Au plan sectoriel, la production de la campagne agricole 2016/2017 des trois principales céréales s’est élevée à 95,6 millions de quintaux, en accroissement de 185,2% par rapport à celle de la campagne précédente. S’agissant des industries manufacturières hors raffinage de pétrole, les résultats mensuels de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des industriels au titre du mois de septembre indiquent un repli d’un mois à l’autre de la production et une stabilisation à 59% du taux d’utilisation des capacités.

Au niveau du BTP, les ventes de ciment ont accusé une baisse de 4,2% à fin septembre après une stagnation un an auparavant.

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Pour le secteur énergétique, la production d’électricité a progressé de 2,6% à fin septembre au lieu de 1,5% un an auparavant. Quant au secteur minier, la production marchande de phosphate a poursuivi sa progression à un rythme élevé, avec un taux de 22,2% à fin septembre au lieu de 1,1% un an auparavant et les exportations en volume se sont accrues de 41,3%. Pour ce qui est du secteur du tourisme, les données à fin septembre montrent un accroissement de 8,9% des arrivées de touristes et de 15% des nuitées recensées dans les établissements classés.

Sur le marché du travail, entre le troisième trimestre de 2017 et le même trimestre de 2016, 89 mille emplois ont été créés dont 47 mille postes dans l’"agriculture, forêt et pêche", 20 mille postes dans les services, 15 mille emplois dans l’industrie y compris l’artisanat et 7 mille dans le BTP. Parallèlement, le taux d’activité est revenu de 45,8% à 45,5% et le taux de chômage est passé, de 10,4% à 10,6% au niveau national avec un accroissement de 0,4 point à 14,9% en milieu urbain et une stagnation à 4,6% en zones rurales. Pour les jeunes citadins en particulier, ce taux est passé de 44,5% à 45,2%.

Concernant le volet des finances publiques, l’exercice budgétaire au titre des neufs premiers mois de 2017 s’est soldé par un déficit de 22,8 milliards de dirhams, en atténuation de 13,1% par rapport à la même période de 2016. Les recettes ordinaires ont progressé de 3,5% à 184,4 milliards, recouvrant une augmentation de 6,1% des recettes fiscales et une baisse de 21,6% de celles non fiscales. En regard, les dépenses globales se sont alourdies de 1,3% à 213,2 milliards, avec un accroissement des dépenses de fonctionnement de 1% à 120,1 milliards et de la charge de compensation de 34% à 11,5 milliards. En revanche, les dépenses en intérêts de la dette se sont allégées de 4,1% à 21,5 milliards et de celles d’investissement de 3,7% à 42,1 milliards.

Tenant compte de la réduction des arriérés de paiement d’un montant de 5,9 milliards, le Trésor a dégagé un déficit de caisse de 28,7 milliards, en creusement de 25,1% par rapport à la même période de 2016. Ce besoin ainsi que le flux net extérieur négatif de 1,8 milliards ont été couverts par des ressources intérieures d’un montant de 30,5 milliards contre 19,8 milliards un an auparavant.

Sur le plan monétaire, les données à fin septembre laissent apparaitre une légère accélération de 5% à 5,3% de l’agrégat M3, traduisant une progression de 9,4% contre 6,7% des dépôts à vue et une atténuation de la baisse de 5,8% à 4,8% pour les titres d’OPCVM monétaires et de 9,1% à 3,7% pour les dépôts en devises. Pour ce qui est du crédit bancaire, son encours s’est accru de 4,5% contre 5,1% en août. En particulier, pour le crédit au secteur non financier, son rythme de progression s’est stabilisé à 4,3%, recouvrant une décélération de 2,8% à 1,3% des prêts accordés aux sociétés non financières privées et une accélération de 19,2% à 26,3% des concours aux entreprises publiques et de 3,9% à 4,1%

de ceux octroyés aux ménages.

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Sur le marché monétaire, le besoin de la liquidité bancaire s’est atténué en octobre 2017 à 55,6 milliards de dirhams. Bank Al-Maghrib a ainsi réduit le volume de ses injections à 56,8 milliards de dirhams, dont notamment 52,5 milliards à travers les avances à 7 jours et 3,2 milliards au titre des opérations de prêts garantis accordés dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME. Dans ces conditions, le taux interbancaire s’est situé en moyenne à 2,26%, demeurant aligné sur le taux directeur.

Sur les autres marchés, les données du mois de septembre laissent apparaître une quasi-stagnation des taux de bons du Trésor aussi bien sur le marché primaire que secondaire. Quant aux taux de rémunération des dépôts, ils ont connu en septembre, une légère baisse de 5 points de base à 2,78% pour les dépôts à 6 mois et sont restés quasi-stables à 3,09% pour ceux à 1 an. Concernant les taux débiteurs, le taux moyen pondéré a augmenté de 34 points de base au troisième trimestre 2017 pour s’établir à 5,60%. Cette évolution traduit principalement une hausse de 39 points de base des taux assortissant les prêts aux entreprises avec, notamment, des augmentations de 46 points pour les facilités de trésorerie et de 22 points pour les prêts à l’équipement. A l’inverse, les taux appliqués sur les crédits aux particuliers ont accusé un repli de 7 points, reflétant la baisse des taux aussi bien pour les prêts à l’habitat que pour les crédits à la consommation.

Sur le marché des actifs, le MASI a affiché en octobre une hausse mensuelle de 1,9%, portant ainsi sa performance depuis le début de l’année à 6,3%. La capitalisation boursière s’est élevée à 626,3 milliards et le ratio de liquidité sur le marché central s’est stabilisé à 7,3% d’un mois à l’autre.

Sur le marché de la dette souveraine, les émissions de bons du Trésor ont atteint 11,7 milliards en septembre après 10,5 milliards en moyenne durant les huit premiers mois de l’année 2017. Elles ont porté principalement sur les maturités moyennes et longues et ont été assorties de taux en baisse par rapport au mois précédent.

Parallèlement, les émissions sur le marché de la dette privée se sont élevées à 5,3 milliards de dirhams en octobre, après 8,7 milliards en septembre et 5,9 milliards en moyenne durant les neuf premiers mois de l’année. Par catégorie de titres, les émissions des certificats de dépôts se sont chiffrées à 1,1 milliards de dirhams contre 320 millions pour les billets de trésorerie et 1,4 milliard pour les bons de sociétés de financement. Au niveau du marché obligataire, le montant des titres émis en octobre s’est chiffré à 2,5 milliards de dirhams contre 1,6 milliards en moyenne durant les neuf premiers mois de l’année, portant ainsi le montant des levées depuis le début de l’année à 16,7 milliards après 5 milliards réalisées durant la même période de l’année précédente. Tenant compte des remboursements, l’encours de la dette privée s’est établi en octobre à 175,4 milliards, en hausse de 9% par rapport au début de l’année.

En ce qui concerne l’inflation, elle s’est légèrement accélérée à 0,4% en septembre, après 0,3% un mois auparavant, ramenant ainsi sa moyenne sur les neuf premiers mois à 0,6%. Cette évolution recouvre une atténuation de la baisse des prix des produits alimentaires à prix volatils de 6,2% à 5,1% et un ralentissement de 6,6% à 5,8% du rythme de progression des prix des carburants et lubrifiants. Les prix des produits réglementés ont, pour leur part, évolué à un rythme identique à celui observé un mois auparavant, soit 1%. Quant à l’inflation sous-jacente, elle s’est établie à 1,2%, inchangée par rapport au mois à l’autre. S’agissant des prix à la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole, ils ont de nouveau progressé de 0,1% en glissement mensuel, avec des hausses de 0,2% pour l’industrie alimentaire et de 0,9% pour l’industrie d’habillement.

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ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Les premières estimations des comptes nationaux du troisième trimestre 2017 confirment globalement la poursuite de l’orientation favorable de l’activité économique dans les pays avancés. Ainsi, aux Etats-Unis, la croissance a enregistré une légère augmentation à 2,3% en glissement annuel, contre 2,2% au deuxième trimestre, traduisant en particulier une amélioration des dépenses de consommation des ménages, de l’investissement non résidentiel et des exportations. Dans la zone euro, la croissance a marqué une hausse de 2,3% à 2,5%. Par pays, la croissance en France a connu une progression notable à 2,2% après 1,8% un trimestre auparavant. Les chiffres disponibles pour les autres principaux pays de la zone restent ceux du deuxième trimestre et indiquent une hausse de la croissance de 1,9% à 2,1% en Allemagne, de 1,3% à 1,5% en Italie et de 3% à 3,1% en Espagne. Au Royaume-Uni, elle a stagné à 1,5% au troisième trimestre. Au Japon, les données du deuxième trimestre font ressortir une progression de 1,4% à 1,6%, en liaison avec l’amélioration de la consommation des ménages.

Dans les pays émergents et en développement, la croissance en Chine a légèrement ralenti au troisième trimestre à 6,8% après 6,9% le trimestre précédent. Pour les autres pays, les données du deuxième trimestre indiquent une stabilisation de la croissance en Inde à 5,6%, et un rebond au Brésil à 0,3% après -0,4% et un net raffermissement à 2,5% contre 0,5% le trimestre précédent en Russie.

S’agissant des indicateurs à haute fréquence, l’indice PMI composite de la zone euro a enregistré un repli en octobre 2017, s’établissant à 55,9 points après 56,7 points le mois précédent. Aux Etats-Unis, les données disponibles de l’indice de l’indice ISM manufacturier indiquent une baisse de 58,7 points en octobre après une hausse de 60,8 points en septembre.

Sur le marché de l’emploi, le taux de chômage a nettement reculé à 4,1% aux Etats-Unis en octobre après 4,2% en septembre, avec un rebond des créations d’emplois à 216.000 postes après 18.000 postes un mois auparavant. Il a également baissé dans la zone euro pour s’établir à 8,9% en septembre, soit le taux le plus faible enregistré depuis janvier 2009. Par pays, ce taux a diminué de 16,8% à 16,7% en Espagne, alors qu’il a stagné à 3,6% en Allemagne, à 9,7% en France et à 11,1% en Italie. Au Royaume-Uni, les chiffres de juillet indiquent une baisse du taux de chômage à 4,2% au lieu de 4,3% un mois auparavant.

Au niveau des marchés boursiers, les principaux indices des pays avancés sont ressortis en hausse entre septembre et octobre. Ainsi, le Nikkei 225 a augmenté de 6,2%, le Dow Jones de 3,8%, l’Eurostoxx 50 de 2,9% et le FTSE 100 de 2,4%. De même, le DAX 30 s’est accru de 4,1% et le CAC 40 de 3,3%. Pour sa part, la volatilité s’est légèrement atténuée, le VIX ayant diminué de 10,4 à 10,1 points de base et le VSTOXX de 13,3 à 12,4 points de base. S’agissant des principaux pays émergents, le MSCI EM a enregistré une baisse de 0,9% recouvrant une diminution de 6,6% pour celui de la Turquie et des hausses respectives de 3,6% et de 0,4%

pour ceux de la Chine et de l’Inde.

Concernant les marchés obligataires, le taux de rendement souverain à 10 ans a enregistré entre septembre et octobre des évolutions divergentes d’un pays à l’autre. Il a baissé de 2,6% à 2,3%

pour le Portugal et de 2,1% à 2% pour l’Italie, alors qu’il a stagné à 0,4% pour la France, à 0,7%

pour l’Allemagne et à 5,4% pour la Grèce. Pour sa part, le taux des bons du Trésor américain a augmenté de 2,2% à 2,4%. S’agissant des principales économies émergentes, le taux de rendement souverain à 10 ans a marqué une hausse de 3,6% à 3,7% pour la Chine, de 6,6% à 6,8% pour l’Inde et de 10,5% à 11,1% pour la Turquie, et a stagné à 9,4% pour le Brésil.

I. ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

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ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Au niveau des marchés interbancaires, l’Euribor à 3 mois a stagné à -0,33% entre septembre et octobre, alors que le Libor à 3 mois est passé de 1,32% à 1,36%. Pour sa part, le spread Libor- OIS a diminué pour s’établir à 12,8% en octobre contre 15,4% un mois auparavant. S’agissant du crédit bancaire, son rythme d’évolution annuel a enregistré entre août et septembre une décélération de 3,5% à 3,2% aux Etats-Unis, alors qu’il a stagné à 2,5% dans la zone euro.

Sur le marché des changes, l’euro est resté inchangé par rapport au dollar et vis-à-vis de la livre sterling, alors qu’il s’est légèrement apprécié de 0,7% contre le yen japonais. Quant à l’évolution des monnaies des principaux pays émergents par rapport au dollar, le real brésilien s’est déprécié de 1,6%, la roupie indienne de 1%, la lire turque de 5,3% et le yuan chinois de 0,8%.

S’agissant des décisions de politique monétaire, la FED a décidé le 1er novembre de maintenir inchangée la fourchette cible des taux des fonds fédéraux entre 1% et 1,25% et ce, compte tenu des conditions actuelles et attendues au niveau du marché du travail et de l'inflation. Elle a indiqué que l'orientation de la politique monétaire reste accommodante, favorisant davantage l’amélioration des conditions du marché du travail et un retour soutenu de l’inflation à 2%. Elle a également annoncé que le programme de normalisation du bilan initié en octobre 2017 est en cours d’exécution.

De même, la BCE a décidé le 26 octobre de maintenir inchangé son taux directeur à 0%, tout en indiquant qu’elle continue de prévoir que l’ensemble de ses taux resteront à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour son programme d’achats nets d’actifs (APP). Elle a également annoncé que ses achats se poursuivront au rythme mensuel actuel de 60 milliards d’euros jusqu’à fin décembre 2017. A partir de janvier 2018, elle réduira de moitié le montant des achats nets à 30 milliards d’euros, et ce jusqu’à fin septembre 2018 ou au-delà si nécessaire et, en tout cas, jusqu’à ce qu’elle observe un ajustement durable de l’évolution de l’inflation conforme à son objectif. En outre, elle a précisé qu’elle se tient prête à accroître le volume et/ou à allonger la durée de l’APP, si les perspectives deviennent moins favorables ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l’évolution de l’inflation.

Pour sa part, la Banque d’Angleterre a décidé le 2 novembre de relever son taux directeur de 0,25 point de pourcentage à 0,5%. Elle a également décidé de maintenir le stock d’achats d’obligations notées « investment-grade » d’entreprises non financières britanniques à 10 milliards de livres sterling et celui des achats d’obligations du Gouvernement britannique à 435 milliards de livres sterling.

Concernant les pays émergents, la Banque centrale du Brésil a décidé le 25 octobre de réduire son taux directeur de 0,75 point de pourcentage à 7,50%, tout en indiquant que l’ensemble des indicateurs d’activité économique disponibles font ressortir une reprise graduelle de l’économie brésilienne et que la convergence de l'inflation vers l'objectif de 4,5% est compatible avec le processus d'assouplissement monétaire. De même, la Banque centrale de Russie a décidé le 27 octobre de réduire son taux directeur de 25 points de base à 8,25% tout en précisant que l’activité économique domestique continue de croître et que les écarts observés en termes d’inflation par rapport aux prévisions restent liés à des facteurs conjoncturels. Pour sa part, la Banque centrale de l’Inde a décidé le 4 octobre de maintenir inchangé son taux à 6%.

Au niveau des matières premières, les cours internationaux se sont globalement orientés à la hausse durant le mois d’octobre, avec un accroissement de 2,3% pour les produits énergétique et 0,2% pour ceux hors énergie. En glissement annuel, les prix des produits énergétiques ressortent en hausse de 3,8% et ceux hors énergie de 7%. Les prix des métaux ont marqué une nette progression de 34,2%, alors que ceux des produits agricoles ont fléchi de 5,9%, principalement en raison de la hausse anticipée des récoltes à l’échelle mondiale.

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ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Sur le marché du pétrole, le cours s’est établi à 55 dollars(*), en hausse de 3,6% par rapport à septembre et de 6,9% en glissement annuel, sous l’effet notamment des perturbations de la production iraquienne et de la nouvelle extension de l’accord de réduction de la production convenue avec les pays de l’OPEP et d’autres pays producteurs non membres. De son côté, le prix du gaz naturel a rebondi de 10,3% entre le mois de septembre et d’octobre et de 41,7% en glissement annuel, s’établissant ainsi à 6,08 dollars le mBTU(**).

Au niveau du marché des phosphates et dérivés, les données relatives au mois d’octobre indiquent une baisse du prix du Phosphate brut de 4,8% à 80 dollars la tonne et celui du TSP de 1,4% à 276 dollars. A l’opposé, l’Urée s’est renchérie de 11,9% à 263 dollars la tonne de même que le DAP de 1,5% à 344 dollars et le Chlorure de Potassium de 2,8% à 222 dollars. En glissement annuel, les cours ont accusé des accroissements de 36,3% pour l’Urée, de 2,8% pour le Chlorure du Potassium, de 3,3% pour le DAP et de 1,1% pour le TSP. Seul le phosphate brut poursuit sa décrue entamée depuis plus d’un an, s’établissant désormais à un plus haut de 27,3%. Pour ce qui est du blé dur, son prix s’est replié de 1,6% en octobre, ressort néanmoins en hausse de 15,7% en glissement annuel.

Dans ces conditions, l’inflation dans la zone euro s’est établie à 1,4% en octobre contre 1,5%

en septembre d’après l’estimation provisoire d’Eurostat. En particulier, l’inflation a reculé à 1,5% en Allemagne, à 1,7% en Espagne et à 1,1% en Italie. A l’inverse, elle est légèrement remontée en France à 1,2%. Au niveau des autres principaux pays avancés, les dernières données, qui demeurent celles du mois de septembre, indiquent une progression de l’inflation à 2,2% aux Etats-Unis, à 3% au Royaume-Uni et à 0,7% au Japon. Quant au bloc émergent, l’inflation en Chine s’est accrue à 1,9% en octobre contre 1,6% un mois auparavant tandis qu’elle a fléchi à 2,7% en Russie enregistrant ainsi son quatrième recul consécutif. Pour l’Inde et le Brésil, les dernières données indiquent des taux d’inflation respectifs de 3,3% et 2,5% au cours du mois de septembre.

(*) La moyenne du Brent, du Dubai Fateh et du WTI (**) mBTU : Million de British Thermal Unit

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ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

CROISSANCE ET INFLATION DANS LES PRINCIPAUX PAYS PARTENAIRES

Profil trimestriel de la croissance, en glissement annuel

2015 2016 2017

T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3

Etats-Unis 2,0 1,4 1,2 1,5 1,8 2,0 2,2 2,3

Zone Euro 2,0 1,7 1,8 1,7 1,9 2,0 2,3 2,5

France 1,0 1,2 1,2 0,9 1,2 1,1 1,8 2,2

Allemagne 1,3 1,8 1,9 1,9 1,9 1,9 2,1 N.A

Italie 1,2 1,3 1,0 0,9 1,0 1,3 1,5 N.A

Espagne 3,8 3,5 3,4 3,2 3,0 3,0 3,1 N.A

Royaume-Uni 2,1 1,9 1,8 1,8 1,7 1,8 1,5 1,5

Japon 1,1 0,5 1,0 1,0 1,7 1,4 1,6 N.A

Chine 6,8 6,7 6,7 6,7 6,8 6,9 6,9 6,8

Inde 7,3 8,7 7,6 6,8 6,7 5,6 5,6 N.A

Brésil -5,8 -5,4 -3,6 -2,9 -2,5 -0,4 0,3 N.A

Russie -3,2 -0,4 -0,5 -0,4 0,3 0,5 2,5 N.A

Source : Thomson Reuters Eikon

Evolution du taux de chômage

(en%) 2015 2016 2017

juillet août septembre

Etats-Unis 5,3 4,9 4,3 4,4 4,2

Zone euro 10,9 10 9,0 9,0 8,9

France 10,4 10,1 9,7 9,7 9,7

Italie 11,9 11,7 11,3 11,1 11,1

Allemagne 4,6 4,1 3,7 3,6 3,6

Espagne 22,1 19,6 16,9 16,8 16,7

Royaume-Uni 5,3 4,8 4,2 n.d n.d

Source : Eurostat et US.BLS

Inflation dans les principaux pays partenaires

Source : Thomson Reuters Eikon et Eurostat

-2 -1 0 1 2 3 4

oct.-09 avr.-10 oct.-10 avr.-11 oct.-11 avr.-12 oct.-12 avr.-13 oct.-13 avr.-14 oct.-14 avr.-15 oct.-15 avr.-16 oct.-16 avr.-17 oct.-17

Zone euro Allemagne France Espagne Italie

%

12

(14)

ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

PRINCIPALES MESURES DE POLITIQUE MONÉTAIRE

Banques centrales Taux directeurs (en %)

Evolution Octobre 2017 Novembre 2017

Banque centrale européenne 0,00 0,00 26 octobre 2017 : statu quo

Banque d’Angleterre 0,25 0,50 2 novembre 2017 : relèvement du taux directeur

Réserve Fédérale américaine 1,0-1,25 1,0-1,25 1er novembre 2017 : statu quo

CONDITIONS FINANCIÈRES

Evolution des principaux indices boursiers Evolution de l’indice MSCI EM dans les économies avancées

Evolution du crédit au secteur privé aux Etats-Unis et dans la zone euro (en glissement annuel)

Source : Thomson Reuters Eikon 1900

5900 9900 13900 17900 21900

oct.-13 avr.-14 oct.-14 avr.-15 oct.-15 avr.-16 oct.-16 avr.-17 oct.-17 DAX30 Dow Jones industrials

CAC 40 FTSE 100

NIKKEI 225 Eurostoxx 50

8000 9500 11000 12500 14000

300 500 700 900 1100 1300

oct.-13 avr.-14 oct.-14 avr.-15 oct.-15 avr.-16 oct.-16 avr.-17 oct.-17 MSCI EM

MASI (axe de droite)

-4 -2 0 2 4 6 8 10

sept.-12 mars-13 sept.-13 mars-14 sept.-14 mars-15 sept.-15 mars-16 sept.-16 mars-17 sept.-17

%

Etats-Unis Zone euro

13

(15)

ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

PRINCIPALES MESURES DE POLITIQUE MONÉTAIRE

MARCHES MONDIAUX DES MATIÈRES PREMIÈRES

Évolution du cours du pétrole Évolution de l’indice Dow Jones-UBS

Source : Thomson Reuters Eikon

Évolution de l’indice Dow Jones des produits agricoles et des métaux de base industriels

Source : Thomson Reuters Eikon

30 50 70 90 110 130

oct.-09 avr.-10 oct.-10 avr.-11 oct.-11 avr.-12 oct.-12 avr.-13 oct.-13 avr.-14 oct.-14 avr.-15 oct.-15 avr.-16 oct.-16 avr.-17 oct.-17

$/baril

150 200 250 300 350 400 450 500

oct.-09 avr.-10 oct.-10 avr.-11 oct.-11 avr.-12 oct.-12 avr.-13 oct.-13 avr.-14 oct.-14 avr.-15 oct.-15 avr.-16 oct.-16 avr.-17 oct.-17

Indice des produits énergétiques Indice des produits hors énergie

50 150 250 350 450

oct.-09 avr.-10 oct.-10 avr.-11 oct.-11 avr.-12 oct.-12 avr.-13 oct.-13 avr.-14 oct.-14 avr.-15 oct.-15 avr.-16 oct.-16 avr.-17 oct.-17

Indice des produits agricoles Indice des métaux de base

14

(16)

COMPTES EXTERIEURS

Les données provisoires à fin septembre 2017 mettent en évidence une aggravation du déficit commercial de 3,4 milliards de dirhams par rapport à la même période un an auparavant, pour s’établir à 139,9 milliards. Ce creusement reflète une hausse de 18 milliards ou 6% des importations, plus importante que celle de 14,5 milliards de dirhams ou 8,8% des exportations.

Le taux de couverture s’est, pour sa part, amélioré de 1,5 point de pourcentage à 56,2%.

À l’exception des achats des biens alimentaires qui ont accusé une baisse de 2,2% à 32 milliards suite notamment à la baisse des achats de blé de 27,1%, l’ensemble des importations des groupements d’utilisation ont été en hausse. À cet égard, l’alourdissement de la facture énergétique, de 28,4% à 50,5 milliards, a contribué à lui seul à plus de 50% de la hausse des importations globales, résultat notamment d’une augmentation des quantités importées de 7,4% pour le gas-oils et fuel-oils et de 24,5% de leur prix à l’import. Dans une moindre mesure, les acquisitions des biens de consommation ont augmenté de 4,4% à 74,8 milliards et les achats de produits bruts de 14% à 15,1 milliards. Dans le même sens, les acquisitions de biens d’équipement se sont accrues de 0,7% pour s’établir à 75,8 milliards de dirhams.

S’agissant des exportations, les ventes des produits agricoles et agro-alimentaires ont progressé de 10% à 38,1 milliards. De même, les expéditions de phosphates et dérivés se sont accrues de 10,1% à 32,6 milliards, en liaison notamment avec l’accroissement de 41,3% des quantités expédiées de phosphate brut et de 22,2% des engrais naturels et chimiques qui ont plus que compensé le reflux de leurs prix. Pour les autres principaux secteurs, les exportations ont progressé de 4,6% à 42 milliards pour l’automobile et de 6,9% à 28,2 milliards pour le textile et cuir.

Au niveau des autres rubriques du compte courant, les recettes voyages ressortent en hausse de 4,6% à 53,7 milliards et les transferts des MRE de 1,5% à 49,4 milliards. S’agissant du compte financier, le flux net d’IDE s’est consolidé de 32% à 19,5 milliards de dirhams, résultat essentiellement d’une baisse de 4,3 milliards des cessions d’investissements. Quant aux investissements des marocains à l’étranger, leur flux net est passé de 3,3 milliards à 8 milliards.

Cette hausse est imputable principalement à l’accroissement de 5,3 milliards des sorties au titre de ces investissements.

Tenant compte des autres rubriques de la balance des paiements, les réserves internationales nettes ont baissé de 10,4%, en glissement annuel, à 223,3 milliards de dirhams, ce qui devrait assurer la couverture de 5 mois et 20 jours d’importations de biens et services.

II. COMPTES EXTERIEURS

15

(17)

COMPTES EXTERIEURS

Évolution mensuelle des transactions commerciales (En milliards de dirhams)

Source : Office des Changes

Évolution des exportations par principaux secteurs à fin septembre 2017

* Données provisoires Source : Office des Changes

-30 -20 -10 0 10 20 30 40 50 60 70

sept.- 16

oct.- 16

nov.- 16

déc.- 16

janv.- 17

févr.- 17

mars- 17

avr.- 17

mai- 17

juin- 17

juil.- 17

août- 17

sept.- 17 Importations Exportations Solde commercial

2016 2017* 2017 2017

2016 2016

Exportations de biens 164 816 179 365 14 549 8,8

Phosphates et dérivés 29 666 32 648 2 982 10,1

Hors phosphates et dérivés 135 150 146 717 11 567 8,6

Agriculture et Agro-alimentaire 34 680 38 131 3 451 10,0

Industrie alimentaire 20 262 22 123 1 861 9,2

Textile et Cuir 26 344 28 163 1 819 6,9

Vêtements confectionnés 16 520 17 967 1 447 8,8

Articles de bonneterie 2 250 2 301 51 2,3

Chaussures 5 428 5 612 184 3,4

Automobile 40 088 41 921 1 833 4,6

Construction 21 351 22 397 1 046 4,9

Câblage 15 013 15 346 333 2,2

Electronique 6 523 6 755 232 3,6

Composantes électroniques 3 152 3 317 165 5,2

Aéronautique 6 719 7 755 1 036 15,4

Industrie pharmaceutique 787 857 70 8,9

Autres 20 009 23 135 3 126 15,6

Variation en millions de dirhams

Variation en % Valeur en millions de

dirhams

BALANCE COMMERCIALE

16

(18)

COMPTES EXTERIEURS

Évolution des importations par principaux produits à fin septembre 2017

* Données provisoires Source : Office des Changes

Contributions des groupes de produits à l’évolution des importations à fin septembre 2017

(Points de %)

Contributions des secteurs d’activité à l’évolution des exportations à fin septembre 2017

(Points de %)

Source : Office des Changes

Variation en millions de dirhams

2016 2017* 2017 2017

2016 2016

Importations de biens 301 242 319 240 17 998 6,0

Produits énergétiques 39 331 50 497 11 166 28,4

Gazoil et fuel 18 475 24 696 6 221 33,7

Gaz de pétrole et autres hydrocarbures 8 064 10 083 2 019 25,0

Hors énergie 261 911 268 743 6 832 2,6

Produits alimentaires 32 699 31 979 -720 -2,2

Blé 9 254 6 750 -2 504 -27,1

Produits bruts 13 273 15 134 1 861 14,0

Huile de soja brute ou raffinée 2 624 3 125 501 19,1

Biens de consommation 71 599 74 772 3 173 4,4

Biens d’équipement 75 271 75 802 531 0,7

Machines et appareils divers 5 107 6 509 1 402 27,5

Parties d'avions 2 420 3 496 1 076 44,5

Demi-produits 69 046 70 951 1 905 2,8

Valeur en millions

de dirhams Variation en %

Contributions des groupes de produits et secteurs d’activité dans le total des importations et des exportations.

-0,2 0,2

0,6 0,6

1,1

3,7

-1,0 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0

Produits alimentaires Biens d'équipement Produits bruts Demi produits Biens de consommation Produits énergétiques

0,0 0,1

0,6 1,1 1,1

1,8 2,1

0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5

Industrie pharmaceutique Electronique Aéronautique Automobile Textile et cuir Phosphates et dérivés Agriculture et agro-alimentaire

17

(19)

COMPTES EXTERIEURS

Évolution des autres composantes du compte extérieur à fin septembre 2017

* Données provisoires Source : Office des Changes

Évolution de l’encours des recettes au titre d’IDE à fin septembre 2017 (En millions de dirhams)

Source : Office des Changes

Variation en millions

de dirhams Variation en %

2016 2017* 2017

2016

2017 2016

Recettes voyages 51 373 53 744 2 371 4,6

Transferts MRE 48 655 49 396 741 1,5

Investissements directs étrangers 14 802 19 538 4 736 32,0

Recettes 23 227 23 615 388 1,7

Dépenses 8 425 4 077 -4 348 -51,6

Valeur en millions de dirhams

0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000

2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017

AUTRES COMPOSANTES DU COMPTE EXTERIEUR

18

(20)

PRODUCTION, DEMANDE ET MARCHE DU TRAVAIL

III. PRODUCTION, DEMANDE ET MARCHE DU TRAVAIL

Les données des comptes nationaux du deuxième trimestre 2017 font ressortir une croissance de 4,2%

contre 1% à la même période une année auparavant, résultat d’une augmentation de 17,5% après une baisse de 12,8% de la valeur ajoutée agricole, et d’une hausse de 2,5% au lieu de 2,8% du PIB non agricole.

L’évolution de ce dernier recouvre une accélération de 1,7% à 2,8% du taux d’accroissement de la valeur ajoutée non agricole et un net ralentissement de 10,4% à 0,8% de celui des impôts sur les produits nets des subventions.

Du côté de la demande, la consommation finale des ménages s’est améliorée de 4,9% contre 2,9% une année auparavant, contribuant à hauteur de 2,8 points de pourcentage à la croissance, tandis que le rythme de celle des administrations publiques est revenu de 2,4% à 0,6%. Quant à l’investissement, sa progression a marqué une nette décélération, revenant en une année, de 8,5% à 0,9%. Dans ces conditions, la contribution de la demande intérieure à la croissance ressort à 3,3 points au lieu de 4,8 points. De leur côté, les exportations nettes de biens et services ont participé positivement à la croissance à hauteur de 0,9 point de pourcentage au lieu d’une contribution négative de 3,8 points au même trimestre de l’année précédente. Les exportations se sont accrues de 6% en termes réels au lieu de 4,5%, alors que les importations ont ralenti de 12,6% à 2,7%.

Au niveau sectoriel, la production des trois principales céréales relative à la campagne agricole 2016/2017 s’est élevée à 95,6 millions de quintaux, en accroissement de 185,2% par rapport à celle de la campagne précédente et de 30,6% à la moyenne des cinq dernières années. Pour les autres cultures, la production a atteint 48,9 millions de quintaux pour le blé tendre, 22 millions de quintaux pour le blé dur et 24,7 millions de quintaux pour l’orge. Concernant les autres cultures végétales, la production s’est accrue de 16,1% pour les agrumes, de 3,4% pour les palmiers dattiers et de 1,2% pour les cultures sucrières. En revanche, elle a reculé de 26,6% pour les olives. Le secteur de la pêche a affiché à fin septembre, une baisse de 5,7% de la production commercialisée en volume et une hausse de 6,8% en valeur à 5,3 milliards de dirhams.

S’agissant des industries manufacturières hors raffinage de pétrole, les résultats mensuels de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des industriels au titre du mois de septembre, révèlent un repli d’un mois à l’autre, de la production et une stabilisation à 59% du taux d’utilisation des capacités (TUC). Le niveau des carnets de commande demeure inférieur à la normale, impacté par une diminution des nouvelles commandes dans les secteurs de l’«agro-alimentaire » et de la « chimie-parachimie ». Dans le BTP, les ventes de ciment ont accusé une baisse de 4,2% à fin septembre après une stagnation un an auparavant. Parallèlement, l’encours des crédits immobiliers a enregistré une accélération de son rythme d’évolution de 2,4% à 3,4%, reflétant une progression de 4,8% après 5,3% des crédits à l’habitat et de 0,1% au lieu d’un recul de 4% de ceux accordés aux promoteurs immobiliers.

Concernant la branche d’électricité, la production a augmenté de 2,6% à fin septembre contre 1,5% un an auparavant, recouvrant une hausse de 4,5% de celle de l’ONEE et un repli de 0,5% de la production privée. En regard, la demande s’est améliorée de 4% après 1,9%, avec un accroissement de 4,6% pour les haute et moyenne tensions, destinées aux industriels et aux régies de distribution, et de 2,3% de celle de basse tension utilisée essentiellement par les ménages. Pour la branche minière, la production marchande de phosphate a poursuivi sa progression à un rythme élevé, avec un taux de 22,2% à fin septembre au lieu de 1,1% un an auparavant, les exportations en volume s’étant accrues de 41,3%.

Pour ce qui est du secteur du tourisme, les arrivées de touristes se sont accrues de 8,9% à fin septembre contre 0,3% à la même période de l’année précédente, résultat d’une hausse de 13,2% pour les étrangers et de 5,2% pour les MRE. De même, les nuitées recensées dans les établissements classés ont progressé de 15% globalement, de 18,6% pour les non-résidents et de 8,3% pour les résidents. Le taux d’occupation est passé, en conséquence, de 40% à 43%. Dans ces conditions, les recettes de voyages ont augmenté de 4,6%

après 7,3% un an auparavant.

19

(21)

PRODUCTION, DEMANDE ET MARCHE DU TRAVAIL

Concernant la branche des télécommunications, le parc Internet a poursuivi sa tendance haussière avec un taux élevé de 33,4% au troisième trimestre par rapport au même trimestre de l’année dernière, tandis que celui de la téléphonie mobile s’est de nouveau amélioré avec un taux de 2,1%. A l’inverse, le nombre d’abonnés à la téléphonie fixe a poursuivi son repli, avec une baisse de 3,7%.

Sur le marché du travail, entre le troisième trimestre de 2017 et le même trimestre de 2016, 89 mille emplois ont été créés dont 47 mille postes dans l’"agriculture, forêt et pêche", 20 mille postes dans les services, 15 mille emplois l’"industrie y compris l’artisanat" et 7 mille dans le BTP. Parallèlement, le taux d’activité est revenu de 45,8% à 45,5% et le taux de chômage est passé de 10,4% à 10,6% au niveau national, avec un accroissement de 0,4 point à 14,9% en milieu urbain et une stagnation à 4,6% en zones rurales. Pour les jeunes citadins en particulier, ce taux est passé de 44,5% à 45,2%.

20

(22)

PRODUCTION, DEMANDE ET MARCHE DU TRAVAIL Source : HCP.

Source : HCP.

Evolution en glissement annuel des valeurs ajoutées, (prix chaînés, base 2007)

En %

2015 2016 2017

T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2

Agriculture 12,7 13,8 12,4 8,7 -10,9 -12,8 -13,6 -13,7 14,2 17,5

VA non agricole 1,5 1,2 1,6 2,9 2,4 1,7 2,3 2,6 2,4 2,8

Pêche 19,7 2,8 9,6 3,0 12,7 3,8 4,1 1,3 -8,1 -7,3

Industrie d’extraction -10,1 -2,3 1,1 3,4 8,2 -1,1 -1,6 3,7 6,1 28,5

Industrie de transformation 3,7 2,0 1,2 2,3 0,9 -0,2 0,4 2,1 2,3 1,8

Electricité et eau 10,1 5,0 4,8 5,0 1,2 -0,7 5,0 4,5 -0,9 5,0

Bâtiment et travaux publics 0,0 -0,2 0,0 2,9 3,0 1,5 1,2 1,1 -0,4 -1,1

Commerce -1,8 -1,1 0,2 5,0 3,4 6,5 3,0 3,7 4,2 3,6

Hôtels et restaurants -1,1 -4,3 0,4 -0,2 -0,8 -2,0 7,7 9,6 7,7 8,7

Transports 2,4 2,5 3,6 4,1 1,4 0,1 3,8 3,4 4,8 4,5

Postes et télécommunications 1,4 2,2 3,2 4,0 6,5 5,4 4,8 3,1 3,5 1,8

Activités financières et assurances 2,5 2,6 1,5 3,8 1,1 0,4 1,6 1,6 2,7 3,2

Services rendus aux entreprises et services personnels 3,1 3,5 4,2 5,5 4,6 4,0 4,1 3,3 4,6 4,3 Administration publique générale et sécurité sociale 0,7 0,7 0,5 0,0 0,7 0,8 1,3 0,8 1,9 1,1

Education, santé et action sociale 0,1 0,1 0,2 0,1 1,3 1,4 2,4 2,1 -1,1 -1,8

Impôts sur les produits nets des subventions 21,8 18,1 15,2 18,3 8,8 10,4 9,9 5,2 3,0 0,8

Produit intérieur brut 4,6 4,2 4,2 5,2 1,6 1,0 1,3 1,0 3,8 4,2

PIB non agricole 3,7 3,0 3,2 4,7 3,2 2,8 3,3 2,9 2,5 2,5

Source : HCP.

Evolution en glissement annuel du PIB et ses composantes

COMPTES NATIONAUX

-20 -15 -10 -5 0 5 10 15 20 25 30 35

-4 -2 0 2 4 6 8

T1 08

T2 08

T3 08

T4 08

T1 09

T2 09

T3 09

T4 09

T1 10

T2 10

T3 10

T4 10

T1 11

T2 11

T3 11

T4 11

T1 12

T2 12

T3 12

T4 12

T1 13

T2 13

T3 13

T4 13

T1 14

T2 14

T3 14

T4 14

T1 15

T2 15

T3 15

T4 15

T1 16

T2 16

T3 16

T4 16

T1 17

T2 17

%

%

PIB PIB non agricole VA agricole

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