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Note sur l'équation aux quotients des racines

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

T ERQUEM

Note sur l’équation aux quotients des racines

Nouvelles annales de mathématiques 1

re

série, tome 4 (1845), p. 516-518

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1845_1_4__516_1>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1845, tous droits réservés.

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(2)

NOTE

sur réquation aux quotients des racifies.

I. Soient #,, <za, ai. ... am les m racines d'une équation du degré m. Désignons par S les sommes des puissances des racines, relatives à cette équation ; et par s les sommes ana- logues pour les racines de l'équation aux quotients ; on a évidemment :

s, s s,

*» = T* + a*

+

7 »~"

i ;

d'où Ton tire :

(3)

— 517 -

CorolL 1. Faisant p = O , on a s0 = m1— m = w [m — i ) ; en effet, l'équation aux quotients est du degré m (m -— 1).

CorolL 2. s_p = S_pSp—ro, donc s_pz=zsp-, ce qui doit être, puisque l'équation aux quotients est une équation réci- proque ; elle peut donc se ramener à une équation du degré

m ™ — • II suffit de calculer $ , , * , , s3 vm ( m_1 } ; au moyen de ces \aleurs, on trouvera, par les formules connues, les coefficients de l'équation aux quotients.

CorolL 3. Si tous les coefficients de l'équation sont des nombres entiers, et si les coefficients du premier terme, ainsi que le terme tout connu, sont chacun égal à l'unité, alors Sp et S_p sont des nombres entiers. Par conséquent, sp

est aussi un nombre entier ; et les racines ne sauraient être commensurables, à moins d'être égales à l'unité.

CorolL k. $\ l'équation donnée est réciproque, on a Sp = S_p ; donc, dans ce cas, sp = Sp2— m.

II. Soit une seconde équation quelconque en y du degré n ; faisons z=xy, et éliminant œ et y entre les (rois équations, il vient une équation en z du degré mn, ayant pour racines les produits qu'onobtient,en multipliant chacune desmracines de la première équation en x , par chacun des n racines de l'é- quation en y ; si on prend pour équation en y la réciproque de l'équation donnée, alors l'équation en z du degré m* ren- ferme les racines de l'équation aux quotients et en outre m racines égales à l'unité ; divisant donc le polynôme en z par (z— l)m, on obtient encore l'équation aux quotients.

III. Si l'équation donnée a p racines égales, l'équation aux quotients aura p{p — 1) racines égales à l'unité. Donc cette équation peut faire découvrir le nombre des racines égales.

(4)

— 518 — IV. 1er exemple :

A0Aaa?a-f (2A0Aa—A,a) JC + A o A , = 0 . Éq. aux quotients, ou bien :

A0A , ( x + i )m = A > . 2e exemple •

L'équation aux quotients étant réciproque, se réduit à une équation du troisième degré ; représentons par z l'inconnue de cette dernière équation, nous aurons :

+

#2 al

faisant z -j- 2 = a , les trois racines seront : o u , ce qui revient au même .-

•— Ö,3 — a* —a33

A3 ' A3 ' A3 '

donc, faisant A3« = — v, les racines de l'équation en v sont les cubes des racines de l'équation donnée ; on trouve facile- ment :

v3+ 3 A3va+ ( A ,3+ 3 A3) v + A 33= O ou (v + A3)3 + Aa 3v = 0 . Remplaçant v par — A3 (z + 2), on obtient,

As2 (1 — z )3+ Aa3 (z + 2) = 0. Tm.

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