R ENDICONTI
del
S EMINARIO M ATEMATICO
della
U NIVERSITÀ DI P ADOVA
J EAN M IRGUET
Sur une distinction entre les paratingentes secondes d’une surface
Rendiconti del Seminario Matematico della Università di Padova, tome 27 (1957), p. 245-252
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PARATINGENTES SECONDES D’UNE SURFACE
Nota
(*)
di JEAN MIRGUET(a Gueret)
Les
problèmes, exposés ici,
ont pour but dedistinguer
lesinodes de
production,
en un mêmepoint
d’unensemble,
des para-tingentes
de rang deux et d’examiner lesconséquences,
pour les éléments de contact dupremier ordre,
de restrictions diversesimposées
aux sous- ensembles duparatingent second, provoqués
par ces distinctions causales.Le
champ
de travail de cet article de GéornétrieInfinité-
D.irecte se limite aux nappes
univ(xlues
desurfaces,
dontla notion intuitive
est,
dans lelexique ensembliste, exprimée adéquatement grâce
au Lemme d’univocité du fondateur de cette théorie1) ;
mon texte suppose connues les données et lespropriétés
de sesprincipaux
outils(contingent, paratingent, paratingent second) 2) ;
ildésigne
ces nappes paret se
borne,
pour commencer, àrappeler
et introduire les défini- tions immédiatement nécessaires sa lecture.(*) Pervenuta in Redazione il 25 giugno 1957.
Indirizzo dell’A.: 9, Route de Pomeil-Gueret (Creux) - Franria.
1) GEORGES BOULIGAND, Introduction Géométrie Infinitésimale Di- recte. Paris, 1932.
2) JEAN FAVABD, de Géométrie Différentielle Locale. Paris, 1957, page 128.
3) JEAN MIBGUET, Annales de l’Ecole Normale Sitpérieure. LI, fase. 3, page 224, 1934.
246
1. - - Les orthosurfaces sont les ensembles
ponctuels
del’espace
euclidien à troisdimensions, qui satisfont,
enchaque point ~,
aux conditions suivantes :1°)
Ilexiste,
enchaque point M
del’ensemble,
une droitequi
est exclue duparatingent
de l’ensemble aupoint
M.20) Quel
que soit le mode selonlequel
uneparallèle
àse
rapproche
constamment et continument de~,
il existeune
distance _
non-nulle de~l,
àpartir
delaquelle
cetteparal-
lèle contient un
point
tendant vers ~ sur la surface(et
bienentendu,
unseul).
Outre cette droite il
existe
une infinité d’autres droi-tes, passant
parM,
etexclues,
elles aussi duparatingent
del’ensemble en M
(ce qui
résulte de ladéfinition, puisque
leparatingent
estfermé);
toutes ces droites exclues constituent d’un c,6neouvert, lequel
est convexe ausens
large ~),
c’e‘st-à-dire que sa frontière est unplan,
undièdre,
ou un cône strictement convexe;
quand
cette frontière estréduite à un
plan
doubleP,
leparatingent
en~,
ensemblefermé
qui remplit
l’extérieur fermé du devient l’ensem- ble de toutes les droites de Pqui passent
parM,
le contin-gent
est l’ensemble des demi-droites issues de M dansP,
lanappe
possède
nécessairement unplan tangent
en M’. On choisitcette de
préférence
à toutes les droites exclues du para-tingent
en~,
et on fixe sur un sens decirculation, qui permette
dedire,
à propos de deuxpoints distincts,
situéssur 4’MI1
(ou
bien situés l’un et l’autre sur une mêmeparal-
lèle à
0’èlr0) lequel
est au-dessus ou en dessous del’autre;
cette
I1’Mà,
ainsipréférée
etorientée,
sera dite la verticaleen
M ;
il est évidentqu’il
existe unvoisinage
V de M sur lasurface,
suffisamment restreint pourqu’en chaque point
deV la
parallèle
à â’M4 soit encore exclue duparatingent
dela surface en
ce
nouveaupoint,
etpuisse,
de eëfait,
y être choisie commevertice.le,
avec une orientationéquipollente
decelle de la verticale en
M ;
ainsi laverticale
enM,
induit uneverticale sur V.
4) ANDRÉ MARCHAND, C. R. de FAcad. des Se., 204, 1937, p. 86.
Z. - Un
demi-plan
imu de la verticale de M est ditdemi-plmt
vertical
plan passant
par laverticale
de M est ditplan
vertical M. Toutdemi-plan
vertical en hf coupe lecontingent
en M suivant une seuledemi-tangente
ou suivantune infinité de
demi-tangentes ;
aucunsupport
de ces demi-tangentes
n’est intérieur às’il y
a une infinité de demi-tangentes
sur cedemi-plan vertical,
elles forment le continu de toutes les demi-droites issues deM, qui remplissent
l’intk-rieur fermé d’un
demi-angle
de sommet M. Dans toutplan
ver-tical
Q,
dontQ1
etQ2
sont les deuxdemi-plans
verticauxopposés,
touteparatingente
en Mqui sépare
unedemi-tangente
situé dans
Ql,
d’unedemitangente
située dansQ2,
est une pa-ratingente
de rangsupérieur
aupremier s).
Un
plan, passant
par~’,
tel que toutedroite, passant
par M dans ceplan,
soitparatingente,
sera ditplan
totalementparatingent.
Pourabréger,
on écritctg
au lieu decontingent, 1/2 tg
au lieu dedemi-tangente, ptg
au lieu deparatingent, ptg 2
au lieu deparatingent
de rangsupérieur
aupremier ;
une
paratingente
de rangsupérieur
aupremier
sera dite uneparatingente supérieure.
Soit 7 l’intersection de l’orthosurfaee et d’un
demi-plan
vertical
Ql
enM,
et MD unedemi-droite,
nonparallèle
à laverticale,
issue de ~l dansQ1; si,
surchaque parallèle
à laverticale,
lepoint
de MD est(sauf
enM)
en dessous dupoint
de y, dans un
voisinage
non-nul deM,
la demi droite MD seradite
positive
enM,
parrapport
à lasurface;
si MD contientune infinité de
points
de y, admettant M commepoint
d’ac-cumulation,
MD est diteindifférente;
dans les autres cas, MD est ditenegative.
Dusigne,
ainsidéfini,
des demi-droitesMD,
se déduit le
signe
des droitesD’MD, passant
parM,
et nonparallèle
à la verticale : on considère les deux demi-droites MD’et
opposées
surD’MD ;
si MD’’ et MD ont l’une et l’autreun
signe,
et toutes les deux le mêmesigne,
D’MD a le mêmesigne qu’elles;
si MD’ et ~D ont chacune unsigne,
mais sices deux
Bipe8
sontdifférents,
pre-5) JEAN MIRGUET, La Revue Scientifique 85, 1947, page 68, para. 2, N. 3.
248
genre ;
si,
de MD’ etMD, l’une,
aumoins,
est une demi-droite
indifférente,
D’MD est du deuxième genr(,.D’après
cesconventions,
toute droite exclue duptg
de lasurface en M est indifférente du
premier
genre.Quant
auxparatingentes,
ellespeuvent
ou non avoir unsigne chacune;
si une
paratingente
n’a pas designe,
elle est nécessairement de rangsupérieur
aupremier;
uneparatingente qui
a unsigne peut
être strictement de rang mn(Exemple:
latangente
à lasphère),
ousupérieure (Exemple: rapportées
au triedre tri-rectangle
les doitres z= 0,
y = sont toutes, en0,
designe
défini parrapport
au demi-cône de sommet0,
dont labase
est,
dans leplan z
=1,
uncycle
borné non-convexe, mais certaines au moins d’entre elles sont de rangsupérieur
ampremier).
3. -
Ainsi,
l’absen ce designe
est unepre rnière
pourune droite
passant
parM,
du caractère deparatingente supé-
rieure. Une deuxième cause
provient
(1~ la relationparatingente
en 111.. avec les autresparatingentes
enM, qui,
par
pivotement
à deux dimensions autour deM,
tendent verselle: en
effet,
uneparatingente
designe
défini en l1f seraencore
supérieure,
si elle est limite soit deparatingentes
Indif-férentes en M
(dont
chacuneest,
pour lapremière
cause,supé- rieure),
soit deparatingentes
en ~fayant
unsigne
contraireau sien (ce dont la
posisbilité
se voit pour la droite z = y =0.
en
0,
parrapport à
la surface z - (X2+ Y2)~ 2013 ~,
car lesautres
droites, passant
par0,
dans leplan N
=0,
etqui
ten-dent vers
elle,
ont toutes un mêmesigne,
mais contraire ausien) : quand
uneparatingente positive tend,
en restantpoai- tive,
vers uneparatingente négative,
l’examen de l’intersection de la surface par leplan
vertical dechacune,
prouve aussitôt que laparatingente
fixe est limite dusupport
detriplets
ali-gnés,
dont les trois éléments tendent simultanément ver M6).
Tlne
paratingentes,
pourlaquelle
sont éliminée; ces deux pre- iuiéres causes du caractère deparatingente supérieure,
sera diteune
paratingente
non-libre estsupérieure:
uneparatin-
6) Loc. cit., p. 70, N. S.
gente
librepeut
être de rang strictement un, ¡naispeut
aussi.pour une cause, être
supérieure,
comme le montrel’exemple
des droites N = 0, jy _?,.r,,
cité ci-dessus, à la fin_lu ~
2.THÉORÈME : Uibe
paratingente ibon- libre, qui
a unsigne, porte,
nécessairement une
demi-tangente, frontière
ditcontingent.
En
effet,
soitD1MD’2
uneparatingente qui
a, unsigne
etdont ni ni
MD2,
y ne sontdemi-tg
frontieres dtlctg. Si,
de et
11lD2, l’une,
au moins, étaitdelni-tg
non frontièr~-,D111lD2
n’aurait pas designe.
Donc. ni ni ne sontdemi-tg
etD1MD2’1 est,
dans sonplan v ertical,
etpuisqu’elle
a un
signe,
strictementd’appui
pour l’intersection ductg.
Dece
fait,
vu la continuité ductg,
toutes les droites "suffisamment peu inclinées sur ont le même
signe qu’elle: donc, D1JfD2
est Iihne.4. - Les
paratingentes supérieures,
en unpoint
d’une orth-surfaces, peuvent
donc serépartir
en troisespècés :
cellesqui
n’ont pas de
isgne ;
cellesqui
ont unsigne,
mais ne sont paslibres ;
cellesqui
sont libres. D’où un instrument pourspecter
lecomportement
locall d’une surface, suivantqu’en
chacun des
points
l’mne ou l’autre de ces estplus
oumoins restreinte : ce que
j’entreprends
inaintenant sous forme d’une considération sur lesplans
totalementparatingenents.
THÉORÈME: L’orthosurface do-nt. eu
chaque point,
untotalement
pai*atingent
neporte
que desparatingentes
libj-(,.,ç, estéquivalente à la
En
effet,
sur me surface strictement convexe., leptir
estpartout
vide. Parsuite, si,
en unpoint ~,
le est stricte-ment convexe, le
ctg
nepeut présenter
d’élément intérieur(sans
quoi,
lessupports
des1/2 tg
intérieures seraient des droites indifférentes du 2ème genre, doncparatingentes supé- rieures)
et toute1/2 tg
doit êtresupportée
par une droite frontière duC(M) (sans quoi,
certainesdroites, passant
par,if, sépareraient
les deux1/2 tg
de leursplans
verticaux etseraient indifférentes du 1er genre, donc
paratingentes supé-
i.ieures).
Dom. vu la continuitéetg,
ce est une des250
nappes de la frontière du
0 (A(). Donc,
toutes lesparatin- gentes
d’unplan P, strictement d’appui
pour cectg,
ont unsigne
et toutes le mêmesigne;
cettepropriété
et cesigne
demeurent pour tous les
plans,
strictementd’appui
pour lectg,
etqui
tendent vers P parpivotement
autour deM; donc,
toutes les
paratingentes
de P sont libres.Si
O(M)
est undièdre,
onvoit,
par le mêmeraisonnement,
que
ctg
est dièdreet,
dans toutplan
Pqui
estd’appui
pource
ctg dièdre,
mais ne contient pas une de sesfaces,
toutesles
paratingentes,
saufpeut
êtrel’arête,
ont unsigne
et toutesle
même,
et que cettepropriété
et cesigne
demeurent pour tous lesplans d’appui suffisamment
peu inclinés sur P.Donc,
toutes les
paratingentes
de P sontlibres,
saufpeut
êtrel’aréte ; quant
àl’arête,
si elle n’était paslibre,
c’estqu’elle
seraitindifférente ou de
signe
contraire aux autresparatingentes,
mais alors elle serait
supérieure,
cequi
n’est pas;donc,
l’arêteest de même
signe
que les autresparatingentes; donc,
elleest
libre; donc,
toutplan
strictementd’appui
pour lectg
necontient que des
paratingentes libres. Enfin,
si leC (M)
est unplan,
toutes lesparatingentes
sont dans ceplan;
elles onttoutes un
signe,
sansquoi
celles sanssigne
seraientsupé- rieures ;
elles ont toutes le mêmesigne,
sansquoi
l’une aumoins serait limite de
paratingentes
designe
contraire au sienet,
parsuite, supérieure. Donc,
elles sont toutes libree.Inversement,
soit une surface admettant en chacun de sespoints M,
unplan P(ào qui
neporte
aucuneparatingente
nonlibre. Toutes les
paratingentes
situées dans ceP(ào
ont unsigne
et toutes le mêmesigne; donc,
chacune de cesparatin- gentes
estd’appui
au sens strict pour l’intersection de sonplan
vertical et de lasurface,
et ces différentes intersections verticales sont toutes du même côté deP(10,
sansquoi
l’uneau moins des
paratingentes
deP(M)
ne serait pas libre.Donc,
est un
plan d’appui
strict pour la surface aupoint
M.Donc,
la surface admet unplan d’appui
strict en chacun deses
points; donc,
elle eststrictement
convexe..
5. -
C,omme corollaire du théorèmedu ~ 4,
si unpoint M
n’est pas
point
intérieur d’une rondelle de surface strictementconvexe, il est limite de
points
de la surface où toutplan
totalement
paratingent
contient au moins uneparatingente
contient au moins une
paratingente
non libre. A cepoint
devue, la
généralisation
laplus
naturelle du cas strictement convexe, etudie par cetheoreme,
est la classe E ainsi définie:M,
uneortho-ourface
surlaquelle,
enchaque
section de
chaque plan
totalementparatingent
et duptg
sonlibre ne contient
jamais
de sous ensembleinfini
conti*u. Con- sidérons unpoint
~I d’une J. Si le est strictement con-vexe, un élément intérieur dans le
ctg
introduirait sur lesplans
totalementparatingents porteurs
de cetélément,
uncontinu infini de
supports
indifférente du 2ème genre, donc un continu infini deparatingentes
nonlibres;
demême,
une1/2 tg
non située sur la frontière du introduirait sur cer-tains
plans
totalementparatingents,
un continu infini de sup-ports indifférents
du 1er genre, donc un continu infini deparatingentes
nonlibres; donc,
vu la continuité ductg,
cectg
est une des nappes de la frontière du et il est stricte- ment convexe. Onprouverait
de même que, si leC(à0
est undièdre,
lectg
n’a pas d’intérieur et il est dièdre.Donc,
en toutpoint
d’une~,
lectg
n’ajamais
d’élément intérieur et c’est undemicône strictement convexe, un dièdre on un
plan.
Les
exemples
suivantssoulignent
lapuissance
des effets de réduction duparatingent
libre: soit .~ unpoint
d’uneE,
où tout
plan
totalementparatingent porte
une et une seuleparatingente
non libre, Il n’est paspossible qu’en
M lectg
soit strictement convexe, car dans les
plans
strictementd’appui
pour ce
ctg
nefigureraient
que desparatingentes ayant
tou-jours
unsigne
ettoujours
le mêmesigne; donc,
dansnimporte lequel
de cesplans,
iln’y
aurait que desparatingentes libres,
sans
possibilité
del’exception unique exigée
parhypothèse.
Si le
ctg
est undièdre,
dans tout leplan
totalement para-tingent, lequel
est nécessairementd’appui
pour lectg
et con-tient
l’arête,
maisqui
ne contient pas une des faces ductg,
il
n’y
a que l’arétequi puisse
n’ètre paslibre; donc,
elle estnon
libre, diaprés
la loiexigée
parhypothèses; et,
alors dans les deuxplans
totalementparatingents, qui portent
les facesdu
ctg,
iln’y
a,toujours d’après
la mêmeexigence
del’énoncé,
352
aucune autre
paratingente
non libre quel’aréte ; donc,
iln’y
a, dans le cas où le
ctg
en M estdièdre, qu’une
seuleparatin- gente
non libre en 3f. Si lectg
est unplan,
ceplan
estl’unique plan
totalementparatingent
en M etl’unique paratingente
nonlibre
qu’il
contient estl’unique paratingente
non libre en M.Donc, l’exigence
de l’énoncé réduit leparatingent
non libre enJI à une seule droite.
De
même,
si onexige, qu’en
unpoint
d’une~, chaque plan
totalement
paratingent porte
deuxparatingentes
non libreset deux seulement, on voit en
procédant
de la même manièreque le
ctg
nepeut
être ni un demi-cône strictement convexe,ni un dièdre et
qu’il
estplan:
ceplan
ductg
est alors l’uni- queplan
totalementparatingent.
il contient toutes les para-tingentes,
et les deuxparatingentes
non libresqu’il
estobligé
de
contenir,
sont les deux seule;paratinfentes
non libresqui
existent en cepoint.
6. - On
observera, d’ailleurs,
que les deux casparticuliers présentés à
la findu § 5
deviennent des théorèmes de conti-nuité,
sur la classespéciale ~1 ~
desE,
définie par une clauseadditive,
vérifiée par deHlultiples exemples
de surfaces bienconnues : est
E1,
toute E enchaque point
delaquelle
nulleparatingente
libre n’estsupérieure. Alors, si,
enchaque point chaque plan
totalementparatingent
contient une etune seule
paratingente
nonlibre,
il a, enchaque point
~’t
de cette~1 qu’une
seuleparatingente
non librequi est,
en mêmetemps,
la seuleparatingente supérieure
enM~ ;
etpour
M¡--Mo, D (MJ
nepeut
tendre que versD (M~
sansquoi
elle tendrait vers uneparatingente
libre enIf,
et la ren-.1rait