CHAPITRE 9
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
I Calcul de primitives . . . . 3
I.1 Primitive d’une fonction continue sur un intervalle . . . . 3
I.2 Primitives usuelles . . . . 4
I.3 Techniques de calcul . . . . 5
Reconnaître une combinaison linéaire . . . . 5
Fonctions de la formex7→ea×x×cos(b×x) etx7→ea×x×sin(b×x) oùa∈R?etb∈R? . . . . 5
Reconnaître les dérivées de fonctions composées. . . . 6
II Calcul d’intégrales . . . . 9
II.1 Propriétés de l’intégrale . . . . 9
II.2 Fonctions de classeC1: rappels et compléments. . . . 12
II.3 Intégration par parties . . . . 13
II.4 Changement de variable . . . . 15
III Primitives de f:x7→ 1 a×x2+b×x+c où(a,b,c)∈R3aveca,0 . . . . 19
Extrait du programme
CONTENUS CAPACITÉS&COMMENTAIRES
a) Calcul de primitives
Primitives d’une fonction définie sur un intervalle à valeurs com- plexes. Lien entre intégrales et primitives.
Description de l’ensemble des primitives d’une fonction sur un inter- valle connaissant l’une d’entre elles.
On rappelle sans démonstration que, pour une fonction continuef, x7→
Zx x0
f(t).ta pour dérivéef. On pourra noter
Z x
f(t).tune primitive générique def.
Calcul des primitives, application au calcul d’intégrales. Primitives dex7→eλx pourλ∈C, application aux primitives de x7→eaxcos(bx) etx7→eaxsin(bx).
Primitives des fonctions exponentielle, logarithme, puissances, trigonométriques et hyperboliques, et des fonctions x7→ 1
1+x2, x7→ 1
p 1−x2
.
Les étudiants doivent savoir calculer les primitives de fonctions du typex7→ 1
ax2+bx+c et reconnaître les dérivées de fonctions composées.
Intégration par parties, changement de variable. Pour les applications pratiques, on ne demande pas de rappeler les hypothèses de régularité.
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES I. CALCUL DE PRIMITIVES
I. Calcul de primitives
Dans tout ce chapitre, les fonctions sont définies sur unintervalledeR, etKdésigneRouC. I.1. Primitive d’une fonction continue sur un intervalle
Définition 9.1 – Primitives
SoitI un intervalle et f :I→K. On appelleprimitive de f sur I, toute fonctionFdérivable surI et dont la dérivée est égale àf :
∀x∈I, F0(x)=f(x).
1. Soitn∈N. Une primitive dex7→xnsurRestx7→ xn+1 n+1. 2. Une primitive dex7→1
xsurR?+est la fonction ln . 3. Une primitive de exp surRest la fonction exp.
4. Une primitive de R → C
x 7→ 1+x12+i sin(x)
surRest la fonctionx7→Arctan(x)−i cos(x).
5. Soitα∈C?. Une primitive dex7→eα×xsurRest α1×eα×x. Exemple 9.1
Pour déterminer une primitive d’une fonction f à valeurs complexes, il suffit de déterminer une primitive de Re(f) et Im(f).
Remarque 9.1
Théorème 9.1
SoitI unintervalleet f:I→K.
SiF est une primitive de f surI, alors toutes les primitives de f sont de la formeF+λ, oùλ∈K. Autrement dit, deux primitives de f sont égales à une constante additive près.
Démonstration
ÏPour toutλ∈K, la fonctionF+λest dérivable surIcomme somme de fonctions dérivables et, de plus, (F+λ)0=F0=f. Donc,F+λest une primitive def.
ÏRéciproquement, siGest une primitive de f, alors,G−F est dérivable comme différence de fonctions dérivables et, de plus, (G−F)0=G0−F0=f−f=0.
Donc, commeIest un intervalle,G−Fest une fonction constante : il existeλ∈Ktel queG−F=λ.
Avec les notations de la proposition précédente :
• Une fonctionGest une primitive de f surI si, et seulement si, il existeλ∈Ktel queG=F+λ.
• L’ensemble des primitives de f surIest© F+λ¯
¯λ∈Kª. Remarque 9.2 – Reformulation
I. CALCUL DE PRIMITIVES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
Les fonctions x7→Arcsin(x), x7→Arcsin(x)+1 etx7→Arcsin(x)−5 sont des primitives dex7→ 1
p1−x2 sur ]−1, 1[
Exemple 9.2
On admet le résultat suivant pour le moment.
Théorème 9.2
Toute fonctioncontinuesur un intervalleI admet des primitives surI.
Une fonction continue possède une infinité primitive. On veillera à dire «Festune(article indéfini) primitive de f ».
Attention
I.2. Primitives usuelles
Dans le tableau suivant,F désigne une primitive de la fonction f sur l’intervalleIetC∈Kest une constante (K=R ouC).
f(x) I F(x)+C
xn (n∈N) R x
n+1
n+1+C 1
xn (n∈N?\ {1}) ]− ∞, 0[ ou ]0,+∞[ −1 n−1× 1
xn−1+C 1
x ]− ∞, 0[ ou ]0,+∞[ ln(|x|)+C
xα (α∈R\Z) ]0,+∞[ xα+1
α+1+C
ea×x (a∈C?) R e
a×x
a +C
ch(x) R sh(x)+C
sh(x) R ch(x)+C
sin(x) R −cos(x)+C
cos(x) R sin(x)+C
tan(x) i
−π
2+k×π,π
2+k×πh
(k∈Z) −ln¡
|cos(x)|¢ +C 1
¡cos(x)¢2 =1+¡
tan(x)¢2 i
−π
2+k×π,π
2+k×πh
(k∈Z) tan(x)+C p 1
1−x2 ]−1, 1[ Arcsin(x)+C
p 1 1−x2
]−1, 1[ −Arccos(x)+C 1
1+x2 R Arctan(x)+C
1
x2+a2 (a,0) R 1
a×Arctan³x a
´ +C p 1
a2−x2 (a>0) ]−a,a[ Arcsin³x
a
´ +C
ln(x) ]0,+∞[ x×ln(x)−x+C
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES I. CALCUL DE PRIMITIVES
I.3. Techniques de calcul
Il n’existeaucuneformule générale pour déterminer une primitive d’un produit f×g, d’un quotient f g ou d’une composéef◦gde fonctions continues.
Reconnaître une combinaison linéaire
Proposition 9.1 – Combinaison linéaire
Soientf1et f2deux fonctions continues définies sur un intervalleIdeRet à valeurs dansK. Soit (λ,µ)∈K2. SiF1(resp.F2) est une primitive de f1(resp. f2) surI, alorsλ.F1+µ.F2est une primitive deλ.f1+µ.f2 surI.
Démonstration
La fonctionλ.F1+µ.F2est dérivable surIcomme combinaison linéaire de fonctions dérivables.
De plus, (λ.F1+µ.F2)0=λ.F10+µ.F20=λ.f1+µ.f2.
Une primitive de x7→3+x2+5x5 surRestx7→3x+x3 3 +5x6
6 . Exemple 9.3
Fonctions de la formex7→ea×x×cos(b×x)et x7→ea×x×sin(b×x)oùa∈R? etb∈R?
Méthode 9.1 – Fonctions de la formex7→ea×x×cos(b×x)etx7→ea×x×sin(b×x)oùa∈R? etb∈R? Soientaetbdes réels non nuls.
Pour déterminer une primitives dex7→ea×x×cos(b×x) etx7→ea×x×sin(b×x) surR: 1. on écrit, pour toutx∈R, ea×x×cos(b×x)=Re¡
e(a+ib)×x¢
etea×x×sin(b×x)=Im¡
e(a+ib)×x¢
; 2. on donne une primitive dex7→e(a+ib)×xsurR:
x7→ 1
a+ib×e(a+ib)×x= ea×x
a2+b2×(a−ib)×eib×x; 3. Une primitive de x7→ea×x×cos(b×x) surRest
x7→Re µ ea×x
a2+b2×(a−ib)×eib×x
¶
= ea×x a2+b2ס
a×cos(b×x)+b×sin(b×x)¢
; une primitive dex7→ea×x×sin(b×x) surRest
x7→Im µ ea×x
a2+b2×(a−ib)×eib×x
¶
= ea×x a2+b2ס
a×sin(b×x)−b×cos(b×x)¢ .
Exercice 9.1
Déterminer une primitive def :x7→e2x×cos(x) surR. Résolution
Pour toutx∈R, on a :f(x)=e2x
|{z}
∈R
×Re¡ eix¢
=Re¡ e(2+i)x¢
I. CALCUL DE PRIMITIVES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
Une primitive dex7→e(2+i)xsurRest 1
2+i×e(2+i)x=2−i
5 ×e2xס
cos(x)+i sin(x)¢ . Donc, une primitive def estF:x7→e2x
5 ס
2 cos(x)+sin(x)¢ .
Reconnaître les dérivées de fonctions composées Proposition 9.2
Soientf :I→Kune fonction définie sur un intervalleIetF une primitive de f surI.
Soituune fonction dérivable sur un intervalleJ deRtelle que : pour tout x∈J,u(x)∈I.
Une primitive deg: J → K x 7→ u0(x)×f¡
u(x)¢
surJest la fonctionG: J → K x 7→ F¡
u(x)¢ . Démonstration
La fonctionGest dérivable surJcomme composée de fonctions dérivables.
De plus, par la formule de dérivation d’une composée de fonctions, on a, pour toutx∈J,G0(x)=u0(x)×F0¡ u(x)¢
=u0(x)×f¡ u(x)¢
=g(x).
1. Pour toutx∈R, on poseg(x)=ch(x)ס sh(x)¢5
.
On considère la fonctionu:x7→sh(x). La fonctionuest dérivable surRet, pour toutx∈R,u0(x)=ch(x).
Donc, pour toutx∈R, g(x)=u0(x)ס u(x)¢5
. Donc, une primitive degest :x7→
¡u(x)¢6
6 =
¡sh(x)¢6
6 .
Remarque: ici f :t7→t5etF:t7→ t6 6. 2. Pour toutx∈R, on poseh(x)= 1
x2+3.
Cette fonction me fait penser à la dérivée deArctan!On a, pour toutx∈R,h(x)=1
3× 1
1+ µ x
p3
¶2. On considère la fonctionu:x7→ x
p3. La fonctionuest dérivable surRet, pour toutx∈R,u0(x)= 1 p3. Donc, pour toutx∈R,
h(x)= 1 p3× 1
p3× 1 1+
µ x p3
¶2 = 1
p3× u0(x) 1+¡
u(x)¢2.
Donc, une primitive dehest :x7→ 1
p3×Arctan¡ u(x)¢
= 1
p3×Arctan µ x
p3
¶ . Remarque: ici f :t7→ 1
1+t2 etF=Arctan.
Exemple 9.4
Soituune fonction dérivable sur un intervalleI deR.
• Soitn∈N?. Une primitive deu0×unsurI est un+1 n+1.
• Soitn∈N?\ {1}. On suppose queune s’annule pas surI. Une primitive de u0
un sur Iest− 1
n−1× 1 un−1. Remarque 9.4
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES I. CALCUL DE PRIMITIVES
• Soitn∈N?\ {1}. On suppose queune s’annule pas surI. Une primitive de u0
u surI est ln(|u|).
• On suppose queuest strictement positive surI. Une primitive de u0
pu surIest 2p u.
• Soitα∈R\ {−1}. On suppose queuest strictement positive sur I. Une primitive deu0×uαsurIest uα+1 α+1.
• Une primitive deu0×eusurI esteu.
• Une primitive deu0×cos(u) surI est sin(u).
• Une primitive deu0×sin(u) surI est−cos(u).
• Une primitive deu0×ch(u) surIest sh(u).
• Une primitive deu0×sh(u) surI est ch(u).
• Une primitive de u0
1+u2 surIest Arctan(u).
• On suppose queuest à valeurs dans ]−1, 1[. Une primitive de u0 p1−u2
surI est Arcsin(u).
• On suppose queuest à valeurs dans ]−1, 1[. Une primitive de− u0 p1−u2
surI est Arccos(u).
Exercice 9.2
On considère la fonctionf :x7→ 1 x2−x−2
1. Résoudrex2−x−2=0. On noteαetβles solutions avecα<β.
2. En déduire l’ensemble Ade définition def. ÉcrireAcomme la réunion de 3 intervalles notésI1,I2,I3. 3. Détermineraetbdeux réels tels que, pour toutx∈I2, f(x)= a
x−α+ b x−β. 4. En déduire une primitive de f surI2.
5. De la même manière, déterminer une primitive de f sur I1, puis surI3. Résolution
1. On trouveα= −1 etβ=2.
2. On aA=I1∪I2∪I3avecI1=]− ∞,−1[,I2=]−1, 2[ etI3=]2,+∞[.
3. On trouvea= −1 3etb=1
3.
4. Soitx∈I2, on ax+1Ê0 etx−2É0.
Une primitive def surI2estF2:x7→ −1
3ln(|x+1|)+1
3ln(|x−2|)= −1
3ln(x+1)+1
3ln(2−x).
5. Une primitive def surI1estF1:x7→ −1
3ln(|x+1|)+1
3ln(|x−2|)= −1
3ln(−x−1)+1
3ln(2−x).
Une primitive def surI3estF3:x7→ −1
3ln(|x+1|)+1
3ln(|x−2|)= −1
3ln(x+1)+1
3ln(x−2).
Exercice 9.3
Déterminer une primitive def :x7→¡
cos(x)¢3
surR. Résolution
Pour toutx∈R, on a¡cos(x)¢3=cos(x)ס cos(x)2¢
=cos(x)ס
1−sin(x)2¢
=cos(x)−cos(x)ס sin(x)¢2
. La fonction sin est dérivable surRet sa dérivée est cos, donc,
I. CALCUL DE PRIMITIVES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
une primitive def surRestx7→sin(x)−
¡sin(x)¢3
3 .
On pouvait aussi penser à linéariser¡ cos(x)¢3
. Soitx∈R. Par la formule d’Euler,
¡cos(x)¢3
=
Ãeix+e−ix 2
!3 . En développant ensuite par la formule du binôme de Newton, il vient :
¡cos(x)¢3
=e3 ix+3eix+3e−ix+e−3 ix
23 .
On applique ensuite de nouveau les formules d’Euler
¡cos(x)¢3
=2 cos(3x)+6 cos(x)
23 =cos(3x)
4 +3 cos(x) 4 Ainsi,
une primitive def surRestx7→sin(3x)
12 +3 sin(x)
4 .
Exercice 9.4
Déterminer une primitive def :x7→ x2+2x x2+1 . Résolution
La fonctionf est une fraction rationnelle et son dénominateur ne s’annule pas surR. Son ensemble de définition estR. Pour toutx∈R, on a :f(x)= x2
x2+1+ 2x
x2+1=x2+1 x2+1− 1
x2+1+ 2x
x2+1=1− 1
x2+1+ 2x x2+1. Or,
Ï une primitive dex7→1 surRestx7→x; Ï une primitive dex7→ 1
x2+1surRest Arctan ;
Ï la fonctionu:x7→x2+1 est dérivable surRetu0(x)=2x. Donc, une primitive dex7→ 2x
x2+1=u0(x)
u(x) surRestx7→ln(|x2+1|).
Or, pour toutx∈R,x2+1>0.
Ainsi,
une primitive de f surRestx7→x−Arctan(x)+ln(1+x2).
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES II. CALCUL D’INTÉGRALES
II. Calcul d’intégrales
Pour le moment, on reprend la présentation de l’intégrale donnée en Terminale et on la généralise pour les fonctions à valeurs complexes. On donne aussi plusieurs résultats qui seront démontrés dans un prochain chapitre.
II.1. Propriétés de l’intégrale
Soit (a,b)∈R2aveca<b.
ÏSoit f : [a,b]→Rune fonction continue. L’intégrale de f sur lesegment[a,b], notée Z b
a
f(t) dt, est l’aire algébrique de la partie du plan situé entre la courbe représentative de f, l’axe des abscisses et les droites verticalesx=aet x=b.
L’aire de chaque partie située au dessus de l’axe des abscisses est comptée positivement et l’aire de chaque partie située en dessous de l’axe des abscisses est comptée négativement.
Intégrale f sur le segment [a,b]
L’aire en pointillés est comptée positivement et l’aire hachurée est comptée négativement ÏSoit f: [a,b]→Cune fonction continue. L’intégrale def sur [a,b] est le réel noté
Z b a
f(t) dtet est définie par : Z b
a
f(t) dt= Z b
a
Re¡ f(t)¢
dt+i Z b
a
Im¡ f(t)¢
dt.
ÏLorsquea=b, on pose Z a
a
f(t) dt=0.
ÏLorsquea>b, on pose Z b
a
f(t) dt= − Z a
b
f(t) dt.
Proposition 9.3 – Propriétés de l’intégrale
Soient (a,b)∈R2aveca<b, et f : [a,b]→Ketg: [a,b]→Kdeux fonctions continues. Soit (λ,µ)∈K2. Ï Linéarité de l’intégrale:
Z b
a λ×f(t)+µ×g(t) dt=λ× Z b
a
f(t) dt+µ× Z b
a
g(t) dt.
Ï Relation de Chasles: pour toutc∈[a,b], Z b
a
f(t) dt= Z c
a
f(t) dt+ Z b
c
f(t) dt.
II. CALCUL D’INTÉGRALES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
Ï Positivité de l’intégrale(K=R) : sif est àvaleurs positives, alors Z b
a
f(t) dtÊ0.
Ï Croissance de l’intégrale(K=R) : si, pour toutt∈[a,b], f(t)Êg(t), alors Z b
a
f(t) dtÊ Z b
a
g(t) dt.
Ï (K=R) On suppose f àvaleurs positives. On a l’équivalence : Z b
a
f(t) dt=0 si, et seulement si,f est la fonction nulle sur [a,b].
Théorème 9.3
SoientI un intervalle deR,a∈Iet f:I→Kune fonction continue.
La fonction I → K x 7→
Z x a
f(t) dt
est l’unique primitive de f qui s’annule ena.
Démonstration
Donnons uns justification graphique de ce résultat. Une démonstration rigoureuse de ce résultat sera donné plus tard.
On noteF: I → K x 7→
Z x a f(t) dt.
Γf
h f(x0)
x0 x0+h
L’aire grisée est égale à Z x0+h
x0
f(t) dt. Par le relation de Chasles, Z x0+h
x0
f(t) dt= Z x0+h
a
f(t) dt− Z x0
a
f(t) dt=F(x0+h)−F(x0).
Lorsque «hest petit » ett∈[x0,x0+h], la continuité def permet d’approcher la valeur def(t) parf(x0). On peut alors approcher l’aire grisée par l’aire du rectangle de largeurf(x0) et de longueurh.
Donc,F(x0+h)−F(x0)≈f(x0)×h. Autrement dit, lim h→0
F(x0+h)−F(x0)
h =f(x0). Cela permet de comprendre pourquoiFest dérivable enx0etF0(x0)=f(x0).Attention ! Cette explication manque de rigueur et n’est pas une démonstration.
Soit (a,b)∈I2. D’après le théorème précédent, les fonctionsx7→
Z x a
f(t) dtet x7→
Z x b
f(t) dtsont des primitives def. On sait que ces deux primitives différent d’une constante et, plus précisément, par le relation de Chasles, on a :
∀x∈I, Z x
a
f(t) dt= Z b
a
f(t) dt+ Z x
b
f(t) dt.
Autrement dit, le choix deadans le théorème précédent importe peu pour déterminer une primitive def, ce qui justifie la notation suivante.
Remarque 9.5
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES II. CALCUL D’INTÉGRALES
Notation 9.1 –x7→
Z x
f(t) dt
SoientI un intervalle deRetf :I→Kune fonction continue.
On utilise la notationx7→
Z x
f(t) dtpour désigner une primitive de f.
On a : Z x
cos(t) dt=sin(x) et
Z x 2u
1+u4dt=Arctan¡ x2¢ Exemple 9.5
Dans l’écriture Z x
cos(t) dt=sin(x), le symbole «=» est trompeur !Ce n’est pas une égalité.
En effet, on a aussi Z x
cos(t) dt=sin(x)+10.
Il faut comprendre le symbole «=» comme une « égalitéà une constante additive près».
Attention
Théorème 9.4
SoientI un intervalle deR, (a,b)∈I2 etf :I→Kune fonction continue.
Pour toute primitiveF de f surI, on a : Z b
a
f(t) dt=F(b)−F(a)Notation= £ F(t)¤b
a. Démonstration
On sait queG: I → K x 7→
Z x a f(t) dt
etFsont des primitives def.
Or, deux primitives def diffèrent d’une constante additive.
Donc, il existeλ∈Ktel que,G=F+λ. D’où,G(b)−G(a)=F(b)−F(a).
Or,G(b)= Z b
a f(t) dtetG(a)= Z a
a f(t) dt=0.
Donc, Z b
a f(t) dt=F(b)−F(a).
Le théorème9.3ramène la recherche de primitive au calcul d’une intégrale. Le théorème9.4permet de réaliser l’opération inverse.
Remarque 9.7 – Déterminer une primitive, c’est calculer une intégrale ; et réciproquement
1. On a :
Z 1 0
xdx=
·x2 2
¸1
0
=1 2,
Z 2 1
xdx=
·x2 2
¸2
1
=3 2 et
Z 3 2
xdx=
·x2 2
¸3
2
=5 2. Voilà d’où viennent les expressions : « trois demis » et « cinq demis ».
2. On a :
Z π
0
sin(x) dx=£
−cos(x)¤π
0= −cos(π)+cos(0)=2.
Exemple 9.6
II. CALCUL D’INTÉGRALES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
II.2. Fonctions de classeC1 : rappels et compléments
Soitf une fonction dérivable sur [a,b] oùa<bsont des réels.
La fonction f0est une primitive sur [a,b] de f. Mais attention, pour pouvoir écrire : Z b
a
f0(t) dt=f(b)−f(a) on a besoin de supposer la fonction f0continue.
Définition 9.2 – Fonction de classeC1 SoientI un intervalle deRetf :I→Kune fonction.
On dit que f estde classeC1 sur Ilorsquef est dérivable surI etf0est continue surI.
1. Les fonctions cos, sin, exp, ch, sh, Arctan, polynomiales sont de classeC1surR. 2. Les fonctions Arcsin et Arccos sont de classeC1sur ]−1, 1[.
3. La fonction ln est de classeC1sur ]0,+∞[.
4. Les fonctions rationnelles sont de classeC1sur tout intervalle où leur dénominateur ne s’annule pas.
Exemple 9.7
Proposition 9.4 – Opération sur les fonctions de classeC1 SoitI un intervalle deR.
1. Une combinaison linéaire de fonctions de classeC1 surIest de classeC1 surI.
2. Le produit de fonctions de classeC1 surIest de classeC1surI.
3. Le quotient de fonctions de classeC1 surI dont le dénominateur ne s’annule pas est de classeC1 surI.
4. Une composée de fonctions de classeC1est de classeC1. Démonstration
Conséquences des propriétés des opérations sur les fonctions continues et de fonctions dérivables.
Proposition 9.5
Soitf une fonction continue sur un intervalleIdeR. Toute primitiveFde f surIest de classeC1surI.
Démonstration
En effet, dans ce cas,Fest dérivable surIetF0=f est continue surI.
Théorème 9.5
Soientf une fonction de classeC1sur un intervalle IdeReta∈I. On a :
∀x∈I, f(x)=f(a)+ Z x
a
f0(t) dt.
Démonstration
Il suffit d’utiliser quef est une primitive def0surI.
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES II. CALCUL D’INTÉGRALES
II.3. Intégration par parties
Théorème 9.6 – Intégration par parties
SoientI un intervalle deR,uetvdeux fonctions de classeC1sur I, et (a,b)∈I2. Alors,
Z b a
u(t)×v0(t) dt=£
u(t)×v(t)¤b a−
Z b a
u0(t)×v(t) dt.
Démonstration
Les fonctionsuetvsont de classeC1sur [a,b], doncu×vaussi et (u×v)0=u0×v+u×v0. Donc,
Z b a
(u×v)0(t) dt= Z b
a
u0(t)×v(t)+u(t)×v0(t) dt.
Or, Zb
a
(u×v)0(t) d=£
u(t)×v(t)¤b
aet, par linéarité de l’intégrale, Z b
a
u0(t)×v(t)+u(t)×v0(t) dt= Z b
a
u0(t)×v(t) dt+ Zb
a
u(t)×v0(t) dt.
Donc,£
u(t)×v(t)¤b a=
Zb
a u0(t)×v(t) dt+ Z b
a u(t)×v0(t) dt.
Méthode 9.2 – Intégrer par parties
Pour intégrer par partie Z b
a
f(t) dt,
1. on décompose f(t) sous la formef(t)=u(t)×v0(t) ; 2. on définit les fonctionsuetv;
3. on justifie queuetvsont de classeC1 sur [a,b] ; 4. on applique la formule d’intégration par parties ;
Il est parfois nécessaire de réaliser plusieurs intégrations par parties successives.
Calculons I= Z p1
2
0
¡Arcsin(t)¢2
dt.
Ï On a :I= Z p1
2
0
1ס
Arcsin(t)¢2
dt.
On pose, pour toutt∈
· 0, 1
p2
¸
,u(t)=¡
Arcsin(t)¢2
etv(t)=t.
Les fonctions uetvsont de classeC1 sur
· 0, 1
p2
¸
et, pour toutt∈
· 0, 1
p2
¸
,u0(t)=2 Arcsin(t) p1−t2
etv0(t)=1.
Par intégration par parties, on a : I=h
tס
Arcsin(t)¢2ip1 2
0 −
Z p1 2
0
2t×Arcsin(t)
p1−t2 dt= π
2
16×p 2−2
Z p1 2
0
t×Arcsin(t) p1−t2 dt.
Ï On noteJ= Z p1
2
0
t×Arcsin(t) p1−t2
dt= Z p1
2
0
p t
1−t2×Arcsin(t) dt.
On pose, pour toutt∈
· 0, 1
p2
¸
,u1(t)=Arcsin(t) etv1(t)= −p 1−t2. Les fonctions u1 etv1sont de classeC1sur
· 0, 1
p2
¸
et, pour toutt∈
· 0, 1
p2
¸
,u01(t)= 1
p1−t2 etv10(t)= t p1−t2. Exemple 9.8
II. CALCUL D’INTÉGRALES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
Par intégration par parties, on a : J=
h
−p
1−t2×Arcsin(t)ip1 2
0 −
Z p1 2
0
p 1
1−t2×
³
−p 1−t2´
dt= − r1
2×π 4−
Z p1 2
0 −1 dt= − π 4×p
2+ 1 p2.
Ainsi,I= π
2
16×p 2−2
µ
− π 4×p
2+ 1 p2
¶
=π
2×p 2
32 +π×p 2
4 −p
2 Ainsi,
I=(π2+8π−32)×p 2
32 .
En utilisant la notation Z x
f(t) dt, on obtient le résultat suivant.
Corollaire 9.1 – Intégration par parties
SoientI un intervalle deR, etuetvdeux fonctions de classeC1surI. Alors, pour toutx∈I,
Z x
u(t)×v0(t) dt=u(x)×v(x)− Z x
u0(t)×v(t) dt.
La fonction ln est continue surR?+, donc possède des primitives sur cet intervalle.
Soitx>0.
On a ln(t)=1×ln(t). On pose, pour toutt>0,u(t)=ln(t) etv(t)=t.
Les fonctions uetvsont de classeC1 surI=R?+et, pour toutt>0,u0(t)=1
t etv0(t)=1.
Par intégration par parties, Z x
ln(t) dt= Z x
u(t)×v0(t) dt=u(x)×v(x)− Z x
u0(t)×v(t) dt=x×ln(x)− Z x
1 dt=x×ln(x)−x.
Ainsi, une primitive de ln surR?+ estx7→x×ln(x)−x.
Exemple 9.9 – Primitive de la fonctionln
Méthode 9.3 – Produit d’une fonction polynomiale et d’une exponentielle SoitI un intervalle deR. On considèreλ∈K?etP:I→Kune fonction polynomiale.
Pour déterminer une primitive det7→P(t)×ea×t ou pour calculer l’intégrale Z b
a
P(t)×eλ×tdtavec (a,b)∈I2, on effectue des intégrations successives en dérivant la partie polynomiale et en primitivant l’exponentielle.
Déterminons une primitive de f :t7→(t2+3t+1)×e2tsurR. Soitx∈R.
Ï Pour toutt∈R, on noteu(t)=t2+3t+1 etv(t)= e2t 2 .
Les fonctions uetvsont de classeC1 surRet, pour tout t∈R,u0(t)=2t+3 etv0(t)=e2t. Par intégration par parties,
Z x
(t2+3t+1)×e2tdt=(x2+3x+1)×e2x 2 −
Z x
(2t2+3)×e2t
2 dt=(x2+3x+1)×e2x 2 −1
2 Z x
(2t+3)×e2tdt.
Ï Pour toutt∈R, on noteu1(t)=2t+3 etv1(t)= e2t 2 . Exemple 9.10
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES II. CALCUL D’INTÉGRALES
Les fonctionsu1 etv1 sont de classeC1surRet, pour toutt∈R,u01(t)=2 etv10(t)=e2t. Par intégration par parties, Z x
(2t+3)×e2tdt=(2x+3)×e2x 2 −
Z x
2×e2t
2 =(2x+3)×e2x 2 −
Z x
e2t=(2x+3)×e2x 2 −e2x
2 =(x+1)×e2x. Ï Ainsi,
Z x
(t2+3t+1)×e2tdt=(x2+3x+1)×e2x 2 −1
2×(x+1)×e2x=1
2×(x2+2x)×e2x.
II.4. Changement de variable
Théorème 9.7 – Changement de variable
SoientI un intervalle deR, f :I→Kune fonction continue surI,a<b des réels etϕune fonction de classe C1sur [a,b] et à valeurs dansI.
Alors,
Z b a
f¡ ϕ(x)¢
×ϕ0(x) dx= Z ϕ(b)
ϕ(a)
f(t) dt.
Démonstration
SoitFune primitive def surI.
La fonctionF◦ϕest de classeC1sur [a,b] comme composée de fonctions de classeC1. De plus, (F◦ϕ)0=(F0◦ϕ)×ϕ0. La fonction (F◦ϕ)0est continue sur [a,b], d’où,
Z b
a (F◦ϕ)0(x) dx= Z b
a (F0◦ϕ)(x)×ϕ0(x) dx.
Or, Zb
a (F◦ϕ)0(t) dt=F¡ ϕ(b)¢
−F¡ ϕ(a)¢
= Z ϕ(b)
ϕ(a) F0(t) dt= Z ϕ(b)
ϕ(a) f(t) dt.
Donc, Z b
a f¡ ϕ(x)¢
×ϕ0(x) dx= Z ϕ(b)
ϕ(a) f(t) dt.
Méthode 9.4 – Changement de variable (1)
Pour calculer l’intégrale Z β
α f(t) dtavec le changement de variablet=ϕ(x) : 1. on cherche les nouvelles bornesaetbtels que :
• α=ϕ(a) etβ=ϕ(b) ;
• ϕest de classeC1sur le segment d’extrémitésaetb;
• pour tout xcompris entreaetb,ϕ(x)∈I; On présente cette étape dans un tableau :
t α β
x a? b?
On prendra bien soin de vérifier queϕ(x) est défini lorsquexest compris entreaetb.
2. on applique le changement de variable :
• on écrit dt=ϕ0(x) dx;
• on applique la formule.
Calculons Z 12
−p12
p1−t2dtavec le changement de variablet=sin(x).
Exemple 9.11
II. CALCUL D’INTÉGRALES CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES
On a t −p12 12 x −π4 π6
et dt=cos(x) dx.
Donc, par la formule de changement de variable : Z 12
−p12
p1−t2dt= Z π6
−π4
q 1−¡
sin(x)¢2
×cos(x) dx.
De plus, pour toutx∈h
−π 4,π
6 i
, on a : cos(x)Ê0 et q
1−¡
sin(x)¢2
= q
¡cos(x)¢2
= |cos(x)| =cos(x).
D’où,
Z 1
2
−p12
p1−t2dt= Z π
6
−π4
¡cos(x)¢2
dx= Z π
6
−π4
cos(2x)+1 2 dx=1
2
·sin(2x) 2 +x
¸π6
−π4
=5π 24+
p3+2 8 .
Méthode 9.5 – Changement de variable (2)
Pour calculer l’intégrale Z b
a
g(x) dxavec le changement de variablet=ϕ(x) : 1. on calculeϕ(a) etϕ(b). On présente cette étape dans un tableau :
x a b
t ϕ(a) ϕ(b) 2. on applique la formule de changement de variable :
• on écrit dt=ϕ0(x) dx;
• on fait apparaîtreϕ0(x) dans g(x) en factorisant ;
Calculons Z π
2 π 3
1
sin(x)dxavec le changement de variablet=tan³x 2
´. On a x π3 π2
t p1
3 1
et dt=1 2×
µ 1+³
tan³x 2
´´2¶ dx.
De plus, on a
sin(x)=2 sin³x 2
´
×cos³x 2
´
=2 tan³x 2
´
׳ cos³x
2
´´2
= 2 tan¡x
2
¢ 1+¡
tan¡x
2
¢¢2. D’où,
1
sin(x)= 1 tan¡x
2
¢×1 2×
µ 1+³
tan³x 2
´´2¶
Par la formule de changement de variable, on a : Z π
2 π 3
1 sin(x)dx=
Z π
2 π 3
1 tan¡x
2
¢×1 2×
µ 1+³
tan³x 2
´´2¶ dx=
Z 1
p1 3
1 tdt=£
ln(t)¤1
p1
3=ln(3) 2 . Exemple 9.12
Méthode 9.6 – Exprimercos(x)etsin(x)en fonction det=tan³x 2
´
Dans l’exemple précédent, on a vu que :
sin(x)= 2 tan¡x
2
¢ 1+¡
tan¡x
2
¢¢2 = 2t 1+t2.
CALCUL DE PRIMITIVES ET D’INTÉGRALES II. CALCUL D’INTÉGRALES
De la même manière, cos(x)=³
cos³x 2
´´2
−³ sin³x
2
´´2
=³ cos³x
2
´´2
× µ
1−³ tan³x
2
´´2¶
=1−¡ tan¡x
2
¢¢2
1+¡ tan¡x
2
¢¢2 =1−t2 1+t2. Ainsi, on retiendra que :
sin(x)= 2t
1+t2 et cos(x)=1−t2 1+t2.
Ces relations apparaissent régulièrement lors du changement de variable classiquet=tan³x 2
´
. Il est bon de savoir refaire ces calculs.
En utilisant la notation Z x
f(t) dt, on obtient le résultat suivant.
Corollaire 9.2 – Changement de variable
Soient I un intervalle de R, f :I→Kune fonction continue sur I etϕ une fonction de classeC1 sur un intervalleJet à valeurs dans I.
Alors, pour toutx∈J,
Z x
f¡ ϕ(u)¢
×ϕ0(u) du= Z ϕ(x)
f(t) dt.
On cherche une primitive de f :θ7→ 1
cos(θ) suri
−π 2,π
2 h. Pour cela, on utilise le changement de variableu=sin(θ) dans
Z x 1 cos(θ)dθ. On a du=cos(θ) dθ. De plus, pour toutx∈i
−π 2,π
2 h, Z x 1
cos(θ)dθ=
Z x 1
¡cos(θ)¢2×cos(θ) dθ=
Z x 1
1−¡
sin(θ)¢2×cos(θ) dθ=
Z sin(x) 1 1−u2du.
Or, 1
1−u2 = 1
(1−u)×(1+u)=1 2×
µ 1
1+u+ 1 1−u
¶ . Donc,
Z x 1
cos(θ)dθ=1 2×
Z sin(x) 1
1+u+ 1
1−udu=1 2ס
ln(|1+sin(x)|)−ln(|1−sin(x)|)¢ . De plus, comme sin est à valeurs dans [−1, 1], une primitive de f est :
x7→1 2×ln
µ1+sin(x) 1−sin(x)
¶
=ln
à s1+sin(x) 1−sin(x)
! . Exemple 9.13
Méthode 9.7 – Primitivet7→¡
cos(t)¢m
ס
sin(t)¢n
Soit (m,n)∈N2. Pour déterminer une primitive det7→¡
cos(t)¢m
ס
sin(t)¢n
ou calculer Z b
a
¡cos(t)¢m
ס
sin(t)¢n
dt avec (a,b)∈R2:
• on linéarise lorsquenetmsont pairs (voir le chapitre NOMBRES COMPLEXES: formules d’Euler) ;
• on utilise le changement de variable u=sin(t) simest impair ;
• on utilise le changement de variable u=cos(t) sinest impair ;
• on applique un des deux points précédents lorsquenetmsont impairs.