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Note sur les courbes planes de genre un

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N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

M.-F. E GAN

Note sur les courbes planes de genre un

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 14 (1914), p. 369-371

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1914_4_14__369_0>

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( 3 6 9 )

NOTE SUR LES COURBES PLANES DE GENRE

PAR M. M.-F. EGAN,

Soit une courbe C de degré n et de genre i. Consi- dérons les courbes adjointes <ï> de degré n — 2, passant par les points doubles de G (qu'on peut supposer dis- tincts l'un de l'autre) et par n — 2 points Q pris sur C. Les courbes <ï> dépendent linéairement d'un paramètre A; soit

* = / - X , r = o

leur équation. Chacune d'elles rencontre la courbe C en deux points m variables avec A. Nous dirons qu'une courbe <I> est tangente à C lorsque ces deux points se confondent.

Il ressort de la théorie classique des courbes de genre 1 que quatre des courbes <i> sont tangentes à C;

que le rapport anharmonique R des paramètres X de ces quatre courbes est indépendant de la façon dont on a choisi les points Q; que R est un invariant pour toute transformation birationnelle de C; enfin, que la condi- tion nécessaire et suffisante pour qu'une courbe C soit transformable en Q est qu'on ait R = R7.

Dans le cas des cubiques, R est le rapport anhar- monique des quatre tangentes issues d'un point de la courbe.

L'objet de cette Note est d'indiquer une démonstra- tion très simple de ces propositions.

On peut exprimer les coordonnées d'un point de C par des fonctions elliptiques d'une variable u. Alors la

Ann. de Mathémat., 4# série, t. XIV. (Août-Sept. 1914.) ^k

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fonction *k(u) = ƒ ( # , y) : g(x,y)est du second ordre.

En effet, la courbe <Ê0=/— \og = o rencontre C en deux points en dehors des points fixes, donc l'équation

\(u) = Xo admet deux solutions dans un parallélo- gramme des périodes. Supposons qu'on ait choisi pour g l'une des courbes 4> qui sont tangentes à C;

soit u0 l'affîxe de son point de contact. Alors X(u) admet u0 comme pôle double; on a donc

\(u) ;= Ap(u — u0) -+- B.

Les valeurs de u autres que u0, répondant aux points de contact de C avec celles des courbes <î> qui lui sont tan- gentes, sont visiblement les zéros de X'(w), c'est- à-dire uo+<«>M Mo+w2, &0-hto3. Les valeurs de X répondant aux quatre courbes <ï> tangentes à C sont donc

d'où ;

R = (oo, eu eu es).

On voit que R garde sa valeur, soit qu'on fasse varier les points Q7 soit qu'on soumette C à une transforma- tion birationnelle. 11 s'ensuit aussi que la condition R = R/ est nécessaire pour que C puisse se transformer en G'.

Pour montrer que cette condition est suffisante, on remarque que la valeur de R détermine celle de l'inva- riant absolu g* : g\. Or, en mettant u = hv, on a

On peut donc considérer g2 et g% comme déterminés lorsque g\ : g\ l'est. Donc, lorsque R = R', on peut exprimer les coordonnées des points de C et de C; par des fonctions elliptiques ayant les mêmes invariants.

Cela posé, on peut transformer soit C, soit G' eu la

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( h

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cubique

x = p(w,gt, #3), y =

ce qui achève la démonstration.

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