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III. Application d'une méthode statistique pour la réception des plaques de blindage

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(1)

R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE

A.-N. B ENSON

III. Application d’une méthode statistique pour la réception des plaques de blindage

Revue de statistique appliquée, tome 2, n

o

4 (1954), p. 109-110

<http://www.numdam.org/item?id=RSA_1954__2_4_109_0>

© Société française de statistique, 1954, tous droits réservés.

L’accès aux archives de la revue « Revue de statistique appliquée » (http://www.

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http://www.numdam.org/

(2)

109

III

APPLICATION D’UNE MÉTHODE STATISTIQUE POUR LA RÉCEPTION DES PLAQUES DE BLINDAGE

par

A.-N.

BENSON

Bien que les

épreuves chimiques

et les tests de dureté donnent une indication de la

qualité

des

plaques blindées,

on estime souvent souhaitable de se livrer à une

apprécia-

tion

plul3

directe de leur valeur en service. Le coût de

l’épreuve

au feu étant

élevé,

étant donné la

dépense

unitaire par balle ou par obus

tiré,

et l’évaluation par coup tiré étant relativement

directe,

on se trouve en

présence

d’un cas

l’analyse progressive (sequential analysis)

est

particulièrement adaptable.

Je n’ai sous la main aucun renseignement relatif aux

épreuves

de

réception

des

plaques blindées,

mais

j’ai

avec moi une table qui a été calculée pour

l’opération

inverse, à savoir : la

réception

des

projectiles anti-blindage.

Le processus

d’épreuve

est

identique

dans les deux cas : on tire le

projectile

contre la

plaque

et on examine résultat pour déterminer si la

pénétration

est

acceptable

ou non.

On doit tout d’abord

établir, explicitement

ou

implicitement,

une courbe d’effica-

cité (O.C. curve) qui limitera les risques d’une

façon satisfaisante,

à la fois pour le pro:

ducteur et pour le consommateur. De cette

courbe,

on

extrapolera

une table qui donnera le nombre de

projectiles

à tirer pour déterminer

l’acceptation

ou le rejet du lot. La

présente

table est un résumé d’une table calculée

d’après

une courbe d’efficacité pour un

projectile

déterminé. Il est bien évident que l’on doit avoir, en

plus

de cette

table,

une

description

écrite détaillée du processus à suivre pour exécuter

l’épreuve.

ÉPREUVE

PROGRESSIVE POUR LA

RÉCEPTION

DES PROJECTILES ANTI-BLINDAGE

Coups

tirés

Acceptation Rejet

1 ... 2013 --

2 ... --

3 ... 2013 3 mauvais 4 ... - 3 mauvais 5 ... - 3 mauvais 6 ... 2013 4 ma uva is 12 ... 0 mauvais 4 mauvais

18 ... 1 mauvais 5 mauvais 30 ... 2 mauvais 7 mauvais 60 ... 9 mauvais 10 mauvais

Au début de

l’épreuve,

on tire trois

projectiles :

s’ils sont tous mauvais, le lot est

rejeté.

La table ci-dessus est un résumé en ce sens que la table réelle comporte une classification individuelle pour

chaque

coup tiré de 3 à 60. Si au douzième coup, on n’a

(3)

110

découvert aucun

défaut,

le lot est

accepté

sans

plus.

Si on a découvert un

mauvais,

mais

qu’il

ne s’en

présente plus

d’autre

jusqu’au

dix-huitième coup, le lot est alors

accepté,

etc.

La théorie permettant en

principe

l’extension indéfinie de

l’épreuve,

la table a été

abrégée

pour forcer

l’acceptation

ou le re jet au soixantième coup.

Il convient de faire remarquer que

l’analyse progressive présente

un inconvénient

en ce sens

qu’elle

rend difficile l’estimation de la

qualité

moyenne sur une

période

de temps donnée. Par

exemple,

si on a

accepté

30 lots dans le mois, en utilisant une valeur

« n » pour la

variable,

ni la valeur moyenne des

résultats,

ni leur moyenne

pondérée

ne

donneront une indication réelle du niveau de

qualité

pour cette

période

de temps.

Dans

l’épreuve

de

réception

des

plaques blindées,

cet inconvénient est

plus

que

largement

contre-balancé par les

importantes

économies réalisées en main-d’0153uvre et

en matériel.

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