BULLETIN D’INSCRIPTION A RETOURNER DE PREFERENCE
AVANT LE :
11 octobre 2011
ASASMEA
Centre Médico Psychologique pour Enfants
36, rue des Petits Prés 51200 EPERNAY
L’Enfant, l’Eternité et la Mort
Il est assez fréquent de rencontrer dans notre exercice des situations où la mort est mise en jeu par les jeunes.
Dans leur parole. Dans leurs conduites. Dans leurs actes. Et ceci dans un temps, un lieu, où de multiples facteurs, les avancées médicales entre autres, nous ont considérablement éloignés de la mort – réelle – de l’enfant ou de l’adolescent, et nous ont introduits dans la représentation d’un monde de progrès constants où toute limite serait bannie.
C’est pourtant dans ce contexte que la jeunesse inquiète le monde des adultes. Par ce qu’elle dit ou ce qu’elle montre de sa propre finitude ou de l’idée qu’elle s’en fait. Et l’on peut constater que, du malaise adolescent, l’idée de disparaître gagne le terrain de l’enfance.
Il n’est qu’entendre l’émoi des parents dont leur enfant, encore d’âge scolaire, parle de mourir : « j’embêterai plus personne » « la vie ne vaut pas la peine »… Dans un autre registre la mort peut être convoquée pour provoquer : « j’ai pas demandé à vivre ».
A quels ressorts ses invocations sont-elles articulées ? Contexte dépressif, vicissitudes de l’attachement, crainte de la séparation ? Interrogation adressée aux adultes sur leur propre désir envers leur rejeton ? Ou invocation de la mort comme une ultime limite qui tienne pour tous ?
Nous pouvons formuler les mêmes hypothèses lorsqu’il s’agit de conduites ou d’actes comportant un risque ou directement auto-destructeurs.
Il est alors utile de reconsidérer ce qui lie le petit d’homme à la mort. Quelle théorie peut-il s’en faire ? Quelle
représentation peut-il se donner ? Pour lui seul mais bien sûr à partir de ce que les adultes donnent de leur propre saisie de cette triste issue.
La mort n’est accessible que par la mort de l’autre. De la sienne propre, l’enfant ne peut y être que par une
construction, mais une construction qui implique les autres.
Du « tu vas pas mourir maman » au « je n’veux pas mourir » et a fortiori au « je serai tranquille quand… » tout un chemin se dessine chez l’enfant qui doit bien se résigner à cette absence d’éternité mais qui ne peut envisager celle-ci que dans son rapport à l’autre. Alors autant l’interroger ! En quelque sorte : « si je meurs, que dis-tu ? »
Et nous que disons-nous ?
9ème Colloque de l'ASASMEA
Association Sparnacienne d’Aide à la Santé Mentale des Enfants et des Adolescents
L'Enfant, l'Eternité et la Mort La Mort comme (seule) limite?
EPERNAY
MERCREDI 19 OCTOBRE 2011
Salle des fêtes municipale Parc Roger Menu
Organisation :
Pôle de Psychothérapie de l'Enfant et de l'Adolescent d'Epernay, Intersecteur Marne Ouest
Association Sparnacienne d’Aide à la Santé Mentale des Enfants et des Adolescents.
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Etablissement Public de Santé Mental de la Marne (EPSMM)
PROGRAMME
8 h 30 ACCUEIL DES PARTICIPANTS ---
9 h 00 OUVERTURE DE LA JOURNEE
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Monsieur Franck LEROY
Maire d’Epernay ou son représentant
-Monsieur Xavier DOUSSEAU
Directeur de l’EPSMM de Châlons en Champagne ou son représentant
- Docteur Vincent SCHERR
Pédopsychiatre
Pôle de Psychiatrie Infanto-juvénile. Epernay Président de l’ASASMEA
9 h 30 - 12 h 00 INTERVENTIONS-DEBAT
-9h30 : Madame Sandrine LASSORT
Psychologue, Epernay« La mort dans le
développement psychique de l'enfant » Madame le Docteur HENNION
"vignettes cliniques"
-10h45 : Pause
-11h00 : Monsieur René DAVAL
Professeur de philosophie,Université de Reims Champagne-Ardenne.
"L'enfant est il "Un-Être pour la Mort?"
-12h00 : Apéritif
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12 h 45 REPAS
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14 h 00 – 17 h 00 INTERVENTIONS-DEBAT
-14h00 : Docteur Guillaume MONOD
Pédopsychiatre, Centre hospitalier Théophile Roussel, Montesson.
"Discours et Enjeux autour du suicide de l'enfant dans les Institutions de l'Enfance"
-15h00 : Docteur Eric WARGNY
PédopsychiatrePôle de Psychiatrie Infanto-juvénile. Epernay
"Pan, t'es Mort !"
-16h00 : Docteur Vincent SCHERR
PédopsychiatrePôle de Psychiatrie Infanto-juvénile. Epernay