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Provinces du Sud: L’ambition d’un hub africain

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VEND. 5, SAM. 6 & DIM. 7 NOVEMBRE 2021 - N°6129 NE PEUT ÊTRE VENDU SÉPARÉMENT DÉPÔT LÉGAL 100/1991 DIRECTEUR DE PUBLICATION KHALID BELYAZID

Les documents de

Système de Management de la Qualité certifié ISO 9001 version 2008 par BUREAU VERITAS MAROC

version 2015

En partenariat avec

Provinces du Sud

L’ambition

d’un hub africain

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Vendredi 5 Novembre 2021

S ommaire

I

n Des méga-projets pour booster la croissance II & IV n Le nouveau positionnement territorial stratégique VI n Comment le modèle de développement

a transformé les territoires VIII-IX

n Investissement, croissance et dépenses de consommation en chiffres X n Plan éolien: Gros gisements et projets structurants XII-XIII n Enseignement: Bientôt pour la première fois

des universités in situ XIV-XV

n Startup: Les fenêtres d’opportunités d’un écosystème XVI-XVII n Une signature touristique et une spécialité

pour chaque région XVIII-XIX

n Financement: Attijariwafa bank en pole position XX

n L’atout de la mobilisation politique XXI

n Marche verte: Trois rois, trois générations, trois œuvres XXII-XXIII

n Le Sahara, terre de cultures vivantes XXIV

P rovinces du s ud

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Vendredi 5 Novembre 2021 II

n

Près de 180 projets finalisés et accélération des travaux pour le reste

n

Et la dynamique économique est bien enclenchée

n

Stations de dessalement, centrales solaires, blockchain à Dakhla, les chantiers sont mul- tiples

S’

IL y avait un palmarès pour distinguer les régions les plus attrac- tives, celles du sud seraient aux pre- miers rangs. En effet, les provinces du Sud disposent d’un véritable modèle de développement avec des projets struc- turants et d’autres qui sont en train de transformer la Région. Et les résultats sont déjà tangibles et probants. A titre d’exemple, Laâyoune Sakia El Hamra a enregistré une croissance annuelle du

Des méga-projets pour booster la croissance

Provinces du Sud

(Suite en page IV) Les provinces du Sud disposent d’un véritable modèle de développement avec des projets structurants et d’autres qui sont en train de transformer la Région. Et les résultats sont déjà tangibles et probants (Ph. L’Economiste)

A

PRÈS 6 ans de travaux, le nouveau port sur la façade atlantique, Dakhla Atlantique, sera un méga hub pour l’Afrique. Sa construction répondrait à la fois à des objectifs géostratégiques, à des objectifs de développement régional et à des objectifs spécifiques au secteur de la pêche. C’est à Ntireft (à 40 km au nord de la ville de Dakhla) que ce port va être déployé. Ce projet, dont la réalisation s’étalera sur 6 ans, nécessitera un budget de 10 milliards de DH. En parallèle, il est également prévu des infrastructures de connectivité y afférentes (pont maritime et route), un parc d’activités industrielles halieutiques, une nou- velle zone industrielle et logistique à proximité du port. La pêche au niveau de Dakhla et de Laâyoune est un écosystème très important qui sera davantage développé avec les nouvelles infrastructures prévues. Parallèlement, le nou- veau port sera adossé à une zone industrielle et une zone logistique de 1.600 hectares. Du pain béni pour les opérateurs de la région, dont les produits sont exportés actuellement des ports d’Agadir ou de Casablanca, avec les risques de déperdition, surtout pour les produits frais ou fragiles.o

Un port, Dakhla Atlantique, pour booster l’industrie

de la pêche Dessalement à Laâyoune

L

A deuxième station de dessalement d’eau de mer à Laâyoune est ache- vée et sera opérationnelle avant la fin de l’année 2021. Elle est dotée d’une capacité de 300 L/s pouvant satisfaire les besoins de la population locale jusqu’en 2040. Ce projet vient s’ajouter à la première station de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 300 L/s, inaugurée en 1995. Autre projet porté par l’ONEE pour Laâyoune, concerne une station de traitement des eaux usées pour une capacité de 18.600 m3/jour. Dakhla aura aussi sa station de dessale- ment de l’eau de mer, en vue de satisfaire les besoins en eau des populations de la région Dakhla-Oued Eddahab. Ce dernier projet est basé sur une approche nexus eau-énergie-alimentation. Il consiste en la réalisation d’une unité de dessalement pour produire l’eau par le recours à l’énergie éolienne renouve- lable pour un volume annuel de près de 30 Mm3 d’eau. Le projet permettra d’étendre les superficies réservées aux cultures à haute valeur ajoutée et for- tement créatrices d’emploi. Il contribuera en outre à augmenter les niveaux de production des primeurs sous-serres mais aussi à préserver les ressources hydriques de la région. Le projet est actuellement en cours de réalisation (2021- 2023). A son achèvement, il permettra de porter la production de primeurs à 500000 T/an, tout en renforçant la valeur ajoutée de 500 millions de DH par an. Il permettra également de créer pas moins de 10.000 emplois stables.o

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L

A région

mise sur le déve- loppement de l’éco- nomie du savoir, en tant que nouveau relais de croissance avec des infrastruc- tures de formation et de recherche scientifique à l’ins- tar de la technopole de Foum El oued.

«Il s’agit d’établis- sements de dernière génération axés sur la recherche et l’innovation, pour répondre aux enjeux spécifiques à la Région et au contexte africain (Eau, énergies renouvelables, agriculture en milieu aride, etc.,), et par conséquent, drainer des investissements dans ces secteurs à forte valeur ajoutée» explique Jifer. En effet, la formation et la recherche représentent l’un des critères les plus regardés par les investisseurs avant toute implantation, notamment, à l’ère d’une compétitivité inter- entre- prises basée sur l’innovation. Par ailleurs, la région s’est offert une faculté de médecine qui ouvert ses portes et d’un CHU couvrant plusieurs spécialités.o Vendredi 5 Novembre 2021

PIB dépassant la moyenne nationale depuis le lancement de ce nouveau modèle de développement en 2015, indique Mohamed Jifer, directeur du CRI Laâyoune Sakia El Hamra. A no- ter que l’ambition affichée à l’horizon 2025 était, entre autres, de doubler le PIB et de réduire le taux de chômage au moins de moitié. Lancé en 2015, ce programme articulé autour de 700 projets, a été doté d’un budget initial de 80 milliards de DH. L’implémenta-

Des méga projets pour booster la croissance

tion de ce plan de développement avait atteint plus de 70% de taux réalisation à fin avril. Cela concerne notamment la finalisation de 179 projets, d’une valeur de 13,2 milliards de DH, déjà en phase d’exploitation. 336 autres projets sont en cours d’achèvement, d’une valeur de 46,88 milliards de DH. A Laâyoune, la majorité des projets prennent forme, notamment, ceux portant sur les infras- tructures routières (Voie express Tiznit- Dakhla), hydrauliques (Barrage Oued

Sakia, la Station de dessalement d’eau de mer, les Zones d’activités écono- miques). «Toutes les conditions sont réunies aujourd’hui pour que ces relais de croissance passent à la vitesse supé- rieure, en vue de s’inscrire dans une trajectoire économique exponentielle et d’honorer les objectifs du NMD en matière de création de richesses et d’emplois», se réjouit Jifri. Autre ré- gion qui connaît un développement et une dynamique tout aussi important,

Dakhla avec des projets structurants qui sont en cours de réalisation. Une fois terminés, ils vont être le vrai levier de croissance pour cette région, en l’oc- currence le port Dakhla Atlantique, les zones de distribution et de commerce à Bir Gandouz et El Guerguarat et le parc éolien de 900 MW pour alimen- ter des serveurs dédiés aux technolo- gies blockchain. Retour sur quelques projets.o

Badra BERRISSOULE

IV

(Suite de la page II)

Centrale solaires à Laâyoune et à Boujdour

A

CTUELLEMENT en phase de réalisation, ces futures centrales solaires Noor Laâyoune et Noor Boujdour, constitueront indéniablement des atouts majeurs en termes de développement économique et social et de la préservation de l’environnement dans cette partie du Royaume.

Avec une puissance totale de 100 mégawatts, ces deux centrales pho- tovoltaïques devront contribuer au renforcement du réseau électrique na- tional, tout en générant des retombées socio-économiques importantes accompagnées d’une amélioration de la situation de l’emploi permanent et la création de postes d’emploi temporaires aux populations locales, outre la valorisation de la ressource solaire.

S’inscrivant dans le cadre de la promotion des mécanismes de déve- loppement propre au Maroc, ces deux projets permettront sans nul doute de positionner la région de Laâyoune-Sakia-El Hamra en tant que hub des énergies renouvelables, grâce à son énorme potentiel dans les domaines de l’éolien et solaire.o

Provinces du Sud

Dakhla, capitale de la blockchain?

D

ANS tous les cas, le projet existe et est porté par des investisseurs américains. Le projet de production de la blockchain à Dakhla sera adossé à un parc d’énergie éolienne d’une capacité de 900 MW. Pour les autorités locales, «le déploiement de ces projets en misant sur les énergies renouve- lables permettra à la région d’avoir une meilleure compétitivité. Surtout avec l’entrée en vigueur prévue de la nouvelle réglementation européenne sur les émissions carbone». Concrètement, le projet de ferme de blockchain s’étend sur une superficie de 10.000 hectares. Un parc éolien est dédié à la production d’énergie pour le fonctionnement des serveurs de production de ces crypto-monnaies. Les investisseurs américains disent avoir exposé à Bank Al Maghrib et à l’Office des changes toutes les données prouvant la conformité à la législation marocaine.o

L

A première tranche du pro- jet d’aménagement hydro-agri- cole du périmètre irrigué de Jrifia à Boujdour avait atteint en août dernier un taux d’avancement de 95%. Ce projet, qui couvre une superficie de 1.000 ha mobilise un investissement de 465 millions de DH, dont 270 millions de dirhams pour l’aménagement hydro-agri- cole. Il permettra de valoriser l’eau d’irrigation, de créer de nouvelles opportunités d’emploi lors de la transformation et l’exploitation du périmètre irrigué et d’augmenter les revenus des agriculteurs. La pre- mière tranche (250 ha) du projet, qui s’inscrit dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du sud, lancé par le Souverain, est entrée dans l’étape de préparation des appels d’offres au profit des in- vestisseurs aux niveaux local et national. À noter que ce chantier permettra d’améliorer la productivité en augmentant la production de lait de 1.750 tonnes, de viande rouge de 600 tonnes et de légumes de 50.000 tonnes.o

Aménagement hydro-agricole à Boujdour

Les jalons d’un pôle de savoir

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(8)

Vendredi 5 Novembre 2021 VI

n Très grande attractivité des investissements

n La majorité des projets prend forme, particulièrement les grands ouvrages

n Seul bémol, un régime fiscal flou qui devient un frein pour l’investissement privé

- L’Economiste: La Région jouit de plusieurs avantages concurrentiels. Avez-vous une stratégie pour chaque filière à présenter aux investisseurs?

- Mohamed Jifer: Les oppor- tunités d’investissement offertes par la Région Laâyoune-Sakia El Hamra aux investisseurs découlent du nouveau positionnement terri- torial stratégique. Il est axé sur une économie maritime diversifiée et à forte valeur ajoutée. Cette vision stratégique repose sur des investis- sements multisectoriels, tels que le tourisme balnéaire et écologique, la production et l’industrialisation des énergies renouvelables éolienne et maritime, l’industrie liée au sec- teur halieutique, l’aquaculture, les projets intégrés à base d’énergie renouvelable (dessalement d’eau de mer pour l’irrigation, produc- tion de l’hydrogène vert et de l’ammoniac). Quant aux atouts, la Région jouit de plusieurs avantages concurrentiels, que ce soit naturels, tels que les ressources halieutiques, minières, climatiques, ou créés à titre volontariste grâce aux grands projets structurants relevant du

nouveau modèle de développement.

A cela s’ajoute la bonne position géostratégique, valorisée par une connectivité exceptionnelle vers l’Afrique grâce à la voie express Tiznit-Dakhla et au futur port Dakhla Atlantique qui confère à la Région le statut de futur «hub» afri- cain par excellence, sans oublier la proximité avec les îles Canaries qui présente un important potentiel de complémentarité économique avec la Région.

- Cinq ans après le lancement du modèle de développement, où en sont les projets phares de Laâyoune-Sakia El Hamra? Quel taux de réalisation?

- Le contrat-programme 2015-2021 qui a mobilisé une enveloppe budgé- taire de plus 46 milliards de DH pour la Région Laâyoune-Sakia El Hamra avance bien. La majorité des projets prend forme, notamment ceux por- tant sur les infrastructures routières (voie express Tiznit-Dakhla), hydrau-

Le nouveau positionnement territorial stratégique

liques (barrage Oued Sakia, la Sta- tion de dessalement d’eau de mer, les Zones d’activités économiques) et de la recherche scientifique (technopole Foum El Oued). Les projets à dimen- sion sociale enregistrent également un taux d’avancement honorable, tels que ceux relevant de la santé (CHU et CHP), de l’enseignement, les équi- pements publics de proximité et la mise à niveau urbaine, sans oublier les projets liés aux secteurs productifs tels que l’agriculture (projets Pilier II du PMV) et l’aménagement hydro- agricole du périmètre de Jraifya dont les travaux sont achevés, ainsi que les énergies renouvelables avec une capacité installée dépassant les 750 MW pour l’éolien.

- Le régime fiscal spécial pour la région réussit-il à attirer le secteur privé? Et quelles sont ses limites?

- Tout d’abord, il s’agit d’un ré- gime d’exonération «de fait» qui a concerné la Région au même titre que d’autres provinces du Sud, pour des considérations liées au soutien de la demande par la baisse des prix.

Ce régime a été considéré par le nouveau modèle de développement comme étant un frein pour l’investis- sement privé, par le manque de visi- bilité qu’il donne aux investisseurs souhaitant s’engager dans des pro- jets capitalistiques à cycle moyen et long terme. Ce constat est également partagé par les représentants locaux des professionnels concernés. J’es- time que nous gagnerons davantage en attractivité en dotant la Région d’un régime fiscal clair et approprié, à l’occasion de la future nouvelle charte d’investissement.o

Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

P rovinces du s ud

«La Région jouit de plusieurs avantages concurrentiels, que ce soit naturels, tels que les ressources halieutiques, minières, climatiques, ou créés à titre volontariste grâce aux grands projets structurants relevant du nouveau modèle de développement», souligne Mohamed Jifer, directeur du CRI de Laâyoune-Sakia El Hamra (Ph. CRI)

La majorité des projets prend forme, notamment ceux portant sur les infrastructures routières (voie express Tiznit-Dakhla), hydrauliques (barrage Oued Sakia, la Station de dessale- ment d’eau de mer, les Zones d’activités économiques) et de la recherche scientifique (technopole Foum El Oued) (Ph. DR)

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Vendredi 5 Novembre 2021 VIII

Comment le modèle de développement a transformé les territoires

n

Un plan Marshall pour la région de 79,3 milliards de DH

n

Plus de 200 projets achevés

n

L’OCP investit à tour de bras

D

ES années après l’annonce du modèle de développement des pro- vinces du Sud, en 2015 à Laâyoune lors du 40e anniversaire de la Marche verte, plusieurs projets ont été livrés. La dynamique de déve- loppement se poursuit avec notam- ment les autres projets en cours de réalisation ainsi que ceux qui sont programmés (voir aussi en pages II et IV). A cette occasion, le Roi prononcera un discours qui fera cer- tainement le point sur l’état d’avan- cement de ce plan Marshall tout en ouvrant de nouvelles perspectives.

Le contexte politique s’y prête.

L’ONU vient de nommer Staffan de Mistura en tant qu’envoyé personnel au Sahara du secrétaire général de

l’ONU Guterres. Dans la même lan- cée, le Conseil de sécurité a décidé de proroger le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2022. Même si l’Algérie, qui héberge, arme et fi-

nance le polisario se braque, ce di- plomate de haut vol sera en mesure de faire bouger les lignes pour faire avancer les positions. Cette dyna- mique positive a été renforcée par

la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara et l’ouverture de plus d’une vingtaine de représen- tations consulaires à Laâyoune.

En tout cas, face aux récurrents blocages orchestrés par Alger, le Maroc a joué depuis le début la carte du développement. En effet, le pro- gramme de développement des pro- vinces du Sud qui a été lancé, avec un montant initial de 77 milliards de DH, a déjà été revu à la hausse, pour atteindre une enveloppe globale de 79,35 milliards de DH. Suivi par le Souverain, le programme comporte de nombreux projets structurants vi- sant principalement le renforcement des infrastructures, l’encouragement de l’investissement privé, l’appui aux projets relatifs au développe- ment humain et social. Idem pour la valorisation des richesses naturelles et la promotion de la culture dans les trois régions. Ce montant est des- tiné au financement de la réalisation de près de 700 projets. La gamme des différents secteurs couverts est large. Cela va des phosphates aux énergies renouvelables, en passant

P rovinces du s ud

Le programme de développement des provinces du Sud a été lancé par le Souverain lors du discours du 6 novembre 2015 à Laâyoune et comporte de nombreux projets structu- rants (Ph. MAP)

L

E PLF pour 2022 a programmé plusieurs grands projets d’inves- tissement régional, réalisés par les établissements et entreprises publics (EEP). C’est ainsi qu’ils ont prévu un investissement de 3,167 milliards de DH dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra. Le plus gros investis- seur est l’OCP qui consacre 7,180 milliards de DH pour un nouveau com- plexe d’engrais. Il prévoit la création de 720 emplois directs dans la phase de production. Idem pour le nouveau port phosphatier de Laâyoune, d’un investissement de 5,257 milliards de DH, qui devra employer 200 per- sonnes en phase de production. L’OFPPT n’est pas en reste puisqu’elle prévoit de réaliser le projet de la Cité des métiers et des compétences qui nécessitera 284 millions de DH dont 129 millions seront mobilisés en 2022. Il s’agira d’assurer une formation de qualité, de répondre aux besoins du marché du travail et promouvoir l’image de la formation pro- fessionnelle. L’ONEE devra également mettre la main à la poche, sécu- riser l’alimentation en eau potable en ville et généraliser l’accès à l’eau potable en milieu rural. Pour l’assainissement liquide, il faudra augmenter la capacité d’épuration et de dépollution.

Elle est parmi les régions les plus vastes du Royaume et les moins peuplées. Elle est à fort potentiel, impulsée par le nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud. Selon une étude du ministère des Finances, la région est considérée comme le hub commercial entre le Maroc et l’Afrique, particulièrement les pays subsahariens. Elle recèle énormément de potentiel de développement dans les secteurs de la pêche et les industries agroalimentaires. Avec des ressources solaires, la région est parvenue à impulser une dynamique de croissance durable par une mobilisation conjointe de l’État et des établissements publics. Ainsi, des projets ambitieux sont en cours de réalisation, particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables, entre autres, les centrales solaires Noor Laâyoune et Noor Boujdour. Celles-ci auront indéniablement des retombées socioéconomiques considérables au niveau de la région. Elles façonneront son image comme étant une véritable icône en matière des énergies renouvelables.o

Le PLF et les projets d’investissement Attirer des personnalités de renommée internationale

D

AKHLA a tous les atouts lui permettant de s’imposer comme une destination privilégiée pour le tourisme nautique, notamment pour les sports de glisse. De ce fait, elle est en passe de se placer dans la liste des destinations mondiales les plus attractives. Cette ville s’est distinguée par la tenue du Forum Crans Montana dont l’organisation avait contrarié les ennemis de l’intégrité territoriale. Une rencontre internationale est deve- nue un rendez-vous annuel des responsables et des experts de tous les coins du monde pour débattre des aspects et des défis relatifs à la coopé- ration Sud-Sud et à l’intégration africaine. Cela a créé une dynamique au niveau de la région et permis d’attirer plusieurs personnalités politiques et économiques de renommée internationale, surtout en provenance des pays subsahariens.

Le programme de développement intégré de la région comprend l’irri- gation de 5.000 hectares qui sera assurée par une station de dessalement d’eau de mer. Fruit d’un partenariat public-privé dont le coût est estimé à 1,7 milliard de DH, l’usine s’est implantée aux environs de Dakhla. o

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Comment le modèle de développement a transformé les territoires

Vendredi 5 Novembre 2021

IX

par le tourisme, la pêche et l’agricul- ture. A cela s’ajoutent les domaines d’infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires. L’état d’avance- ment de ce programme à fin août dernier, fait ressortir l’achèvement de 202 projets pour un coût global de 15,17 milliards de DH. 279 sont en cours de réalisation pour un mon- tant de 42,92 milliards de DH. A cela s’ajoutent 216 projets programmés pour un coût global de 21,26 mil- liards de DH. Il est évident que les effets de la crise sanitaire ont impac- té la réalisation de plusieurs projets dans les délais impartis. Mais du côté gouvernemental, on assure que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour redynamiser la cadence de réalisation des différents programmes.

Par ailleurs, la répartition de ces projets fait ressortir la région de Laâyoune-Sakia El Hamra pour un montant global de 45,13 milliards de

qui sont en cours de réalisation pour une enveloppe de 32,22 milliards de DH. Quant aux 75 projets program- DH. Cela concerne 263 projets dont

83 sont achevés pour 8,9 milliards de DH. A cela s’ajoutent 105 projets

més, ils nécessitent 4,02 milliards de DH.

Elle est suivie par la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab, avec 23,51 milliards de DH pour financement de 132 projets. Il est à préciser que 51 projets sont achevés pour un montant de 4,84 milliards de DH et 50 sont en cours de réalisation pour 2,86 milliards de DH. Quant aux projets qui sont programmés dans cette région, ils sont au nombre de 31 et nécessite 15,81 milliards de DH.La 3e région des provinces du Sud est Guelmim-Oued Noun qui a canalisé un investissement de 10,71 milliards de DH pour 302 projets dont 68 sont achevés pour 1,43 milliard de DH. Les 124 projets en cours de réalisation pour 7,84 mil- liards de DH. Quant aux projets programmés, ils sont au nombre de 110 pour 1,44 milliard de DH.o

Mohamed CHAOUI

P rovinces du s ud

La voie express Tiznit-Dakhla

L’

ÉTAT d’avancement des travaux du projet de la voie express Tiznit- Dakhla a dépassé les 50%. Cet ouvrage comporte 36 tronçons routiers sur une longueur de 1.055 km et 16 ponts. Sur la rivière de Sakia El Hamra, sur le périphérique de Laâyoune, un pont fait 1.720 mètres pour un coût qui dépasse 1 milliard de DH. Ce méga-projet vise à doter les provinces du Sud d’un axe routier aux normes internationales et d’un haut degré de sécurité. Selon le ministère de l’Equipement, cette voie express a éga- lement pour objectifs de réduire la durée des déplacements, d’éviter les coupures de routes suite aux inondations et à l’ensablement et de faciliter le transport de marchandises à destination et en provenance des villes du Sud. L’idée aussi est d’améliorer la connexion avec les principaux centres nationaux de production et de distribution. «Le développement de cet axe routier, qui constituera un levier important pour l’investissement, impac- tera positivement et directement une population de plus de 2,2 millions d’habitants, répartie sur 10 provinces. Cette infrastructure routière contri- buera à coup sûr au développement de quatre régions qui vont de Souss- Massa à Dakhla-Oued Ed-Dahab, en passant par Guelmim-Oued Noun et Laâyoune-Sakia El Hamra. o

(12)

Source: HCP

N E w

S

Moins de 15.000

15.000 à moins de 17.000 17.000 à moins de 20.000 20.000 et plus

DCFM par tête (en DH)

Dépenses de consommation finale des ménages (DCFM)

par tête selon les régions

Casablanca-Settat

Rabat-Salé-Kénitra

Tanger-Tétouan-Al Hoceïma

Oriental Fès-Meknès

Marrakech-Safi Souss-Massa

Drâa-Tafilalet

Guelmim-Oued Noun

Laâyoune-Sakia El Hamra

Dakhla-Oued Ed-Daha b

Beni Mellal- Khénifra

Vendredi 5 Novembre 2021 X

n

Près de 80 milliards de DH d’investissements pour 700 pro- jets

n

Plusieurs projets structurants programmés cette année dont le port de Dakhla Atlantique

L

E programme de développe- ment des provinces du Sud avance à grands pas. Depuis 2015, elles ont bénéficié d’un programme de développement qui vise leur intégration au reste du territoire national. Doté d’une enveloppe de 79,35 milliards de DH, il cible la réalisation de 700 projets couvrant différents domaines: les phos- phates, les énergies renouvelables, les infrastructures routières, por- tuaires et aéroportuaires, le tou- risme, etc. Selon le ministère des Finances, l’état d’avancement fait ressortir l’achèvement de 202 pro- jets pour un coût global de 15,17 milliards de DH. 279 projets sont en cours de réalisation pour un montant de 42,92 milliards de DH et 216 programmés. Le montant de l’investissement s’y rapportant s’élève à 21,26 milliards de DH.

Dans le détail, la région de Guel- mim-Oued Noun compte 302 pro- jets pour 10,7 milliards de DH: 68 sont achevés, 124 sont en cours de réalisation et 110 projets sont pro- grammés. A Dakhla-Oued Ed-Da- hab, 132 projets sont listés: 51 sont achevés, 50 projets sont en cours de réalisation et 31 programmés.

Dans la région de Lâayoune-Sakia El Hamra, 263 projets sont prévus dont 83 ont été achevés alors que 105 sont en cours de réalisation. Le reste, 75 projets, est toujours pro- grammé.

L’année prochaine, des projets structurants seront poursuivis ou lancés. C’est le cas du nouveau port Dakhla Atlantique qui devrait renforcer le développement écono- mique et social de cette région. Le lancement de la route de contour- nement de Laâyoune est égale- ment au programme. Pareil pour l’extension et la réhabilitation

du centre hospitalier régional de d’enfouissement et de valorisation

des déchets ménagers et assimilés

Investissement, croissance et dépenses de consommation en chiffres

P rovinces du s ud

Laâyoune et du centre hospitalier

provincial de Tarfaya. Un centre est également prévu à TanTan. o

K. M.

Les dépenses de consom- mation finale des ménages affichent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale (18.381 DH en 2019) dans six régions.

Il s’agit des régions de Dakhla-Oued Ed-Dahab (26.554 DH), Casablanca- Settat (22.401 DH), Rabat- Salé-Kénitra (20.064 DH), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (19.809 DH), Laâyoune-Sakia El Hamra (19.652 DH) et de l’Oriental (18.849 DH)

15,6

10,5

4,3 3,6 12,3

22,6

9,1

5,6 6,1

3,9 4,7 1,9 -

5 10 15 20 25

Contribution des régions à la croissance du PIB national (en %)

Tanger-Tétouan-Al Hoceima Oriental

Fès-Meknès Rabat-Salé-Kénitra Béni Mellal-Khénifra Casablanca-Settat Marrakech-Safi Drâa-Tafilalet Souss-Massa Guelmim-Oued Noun Laâyoune-Sakia El Hamra Dakhla-Oued ed Dahab

Source: HCP

Info contribution des régions FF

En volume, Les comptes régionaux de 2019 font ressortir des disparités des taux de croissance du PIB entre les régions.

Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia al Hamra et Dakhla-Oued ed-Dahab figurent parmi les sept régions qui ont réalisé des taux de croissance du PIB (en volume) supérieurs à la moyenne nationale en 2019

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(14)

XII

Le projet en cours de réalisa- tion à Boujdour livré fin 2022

Un autre site en développe- ment à Tiskrad, dans la région de Laâyoune

Des investissements totalisant plus de 5,3 milliards de DH

C’

EST en 2009 que le Maroc a pris l’option de miser sur les éner- gies renouvelables comme principale stratégie pour réduire sa dépendance de l’étranger pour ses besoins. En effet, le Royaume importait environ 97% de ses ressources énergétiques.

De plus, à l’époque, le pétrole avait culminé à des cours historiques, dé- passant 100 dollars le baril. Ce qui a contribué à l’explosion de la facture énergétique qui avait dépassé 70 mil- liards de DH.

Dans le bouquet de sources renou- velables développé au Maroc, l’éo- lien occupe une place prépondérante en raison de ses nombreux atouts.

La stratégie énergétique a été déclinée en feuilles de route avec des objectifs à court, moyen et long terme dans le but de porter la part

des énergies renouvelables comme le prévoit le Plan climat national 2030. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) estime le potentiel éolien onshore à environ 350 TWh/an avec un taux de charge moyen de 5.000 h. L’éolien offshore présente un potentiel de 150 TWh avec un taux de charge minimal de 2.500 heures. Le Royaume est régu- lièrement cité par de nombreuses études, notamment celle du World Energy Council et de Frontier Eco- nomics, comme étant «un pays dont le potentiel en énergies renouvelables

est des plus compétitifs au monde.

Cela tient aussi bien à la taille de son gisement qu’à sa disponibilité»(1). En effet, le Royaume est doté de 6 régimes de vents différents et com- plémentaires: le régime tangérois, le bassin d’Essaouira-Safi, le couloir de Taza, le Moyen Atlas, le bassin de l’Oriental et celui du Sahara(1).

L’autre atout du Royaume porte sur un taux de disponibilité du vent avec des moyennes de 50% et de plus de 60% dans certains sites. Le vent est également d’une qualité excep- tionnelle avec une régularité et une

Plan éolien: Gros gisements et projets structurants

densité supérieure 12m/s. Avec des éoliennes plus hautes, le Maroc pour- rait capter un vent plus stable, avec des taux de disponibilités meilleures au cours des prochaines années(1).

Plusieurs parcs éoliens ont été construits ou sont en cours de réa- lisation dans différentes régions. Ils ont permis d’atteindre une puissance installée de 1.220 mégawatts d’éner- gie éolienne, soit 11% de la capacité électrique. Les provinces du Sahara ne sont pas en reste. Plusieurs parcs ont été créés dans les provinces du Sud tels que celui de Tarfaya, d’une puissance installée de 300 MW, per- mettant de réduire les émissions à ef- fet de serre à 790.000 tonnes CO2/an.

Le parc d’Aftissat, à 50 km au sud de la ville de Boujdour est doté d’une puissance installée de 200 MW.

Au niveau des tarifs de l’énergie électrique, les prix ont été divisés par deux entre 2012 et 2015. Ainsi, le contrat de vente signé entre l’ONEE et Nareva en 2012, relatif à la cen- trale de Tarfaya était de 0,64 DH/

kWh contrairement au contrat signé en 2015. Le tarif a été ramené à 0,30 DH/kWh. o

H.E.

Projet Boujdour - 300 MW

Le site du parc éolien est situé au niveau de la Commune de Lams- sid, à environ 7 km, à vol d’oiseau, au Nord Est de la ville de Boujdour.

Principaux intervenants du projet - Acheteur d’Electricité : ONEE

- Société de Projet : Boujdour Wind Farm, constituée par l’ONEE et la Société Nareva Enel Green Power Morocco (NEGPM).

- Fournisseur d’aérogénérateurs : Siemens Gamesa Renewable Energy.

Consistance du projet: Le parc éolien de Boujdour consiste en l’implantation de 87 éoliennes de puissance unitaire de 3.654 MW. La production annuelle nette est estimée à près de 1500 GWh/an.

Coût et financement: Le coût total de réalisation du projet de Boujdour est estimé à environ 3,97 milliards de DH. Etant développé en production privée d’électricité, le financement du projet éolien Boujdour est assuré par le développeur privé désigné à l’issue du pro- cessus d’appel d’offres du PEI 850 MW. A ce titre, le financement de la dette senior a été mobilisé auprès des banques marocaines (Attijari WafaBank, la Banque Centrale Populaire et Bank Of Africa).

Etat d’avancement: Le projet éolien de Boujdour est en phase de construction. Le projet est achevé à 70%.

Mise en service: Date prévisionnelle de mise en service du Parc éolien Boujdour (300MW): Fin 2022.o

Projet Tiskrad : 300 MW

Le parc éolien de Tiskrad, situé dans la commune de Daoura (Province de Tarfaya) à environ 15km, à vol d’oiseau, au Nord Est de la ville de Laâyoune, sera développé dans le cadre de la production privée d’électricité, à travers des contrats de fourniture et d’achat d’électricité (Power Purchase Agree- ment) qui seront conclus entre l’ONEE et les partenaires privés sélectionnés à l’issue du processus d’appels d’offres internationaux pour la réalisation du Projet Intégré de l’Energie Eolienne de 850 MW développé par l’ONEE.

Principaux intervenants - Acheteur d’Electricité : ONEE

- Société de Projet : A constituer par l’ONEE et la Société Nareva Enel Green Power Morocco (NEGPM).

- Fournisseur d’aérogénérateurs : Siemens Gamesa Renewable Energy.

Consistance du projet: Le parc éolien de Tiskrad consistera en l’im- plantation de 29 éoliennes. La production annuelle nette est estimée à près de 550 GWh/an.

Coût et financement: Le coût total de réalisation du projet de Tiskrad est estimé à environ 1,39 milliards de DH. Développé en production privée d’électricité, le financement du projet éolien Tiskrad est assuré par le déve- loppeur privé désigné à l’issue du processus d’appel d’offres du PEI 850 MW.

Etat d’avancement du projet: Projet est au stade de développement

Date prévisionnelle de mise en service: Date prévisionnelle de mise en service du Parc éolien Tiskrad (100MW): 2024 o

Le parc éolien de Tarfaya est situé dans la commune de Tah, à 20 km environ au sud de la ville de Tarfaya (Ph. L’Economiste)

(1) «Accélérer la transition énergétique pour installer le Maroc dans la croissance verte», pu- blié en 2020 par le CESE

Vendredi 5 Novembre 2021

P rovinces du s ud

(15)

XIII

Plan éolien: Gros gisements et projets structurants

Projet de Tarfaya: 300 MW

Le parc éolien de Tarfaya est situé dans la commune de Tah, à 20 km envi- ron au sud de la ville de Tarfaya.

n Principaux intervenants du projet - Acheteur d’électricité: ONEE - Développeurs privés du projet:

Consortium GDF SUEZ/NAREVA - Société de projet: Tarfaya Energy Company (TAREC).

- Fournisseur d’aérogénérateurs:

Siemens.

n Consistance du projet: Le parc éo- lien de Tarfaya d’une capacité installée de 301,3 MW a consisté en l’implanta- tion de 131 éoliennes de puissance uni- taire de 2,3 MW. La production annuelle nette est estimée à près de 1000 GWh/an.

L’énergie électrique générée est ven- due exclusivement à l’ONEE conformé-

ment aux clauses du contrat Power Pur- chase Agreement (PPA), d’une durée de 20 ans, conclu entre l’ONEE et la société de projet.

n Coût du financement: Le coût total de réalisation du projet de Tarfaya est estimé à environ 5,6 milliards de DH.

Développé en production privée d’élec- tricité, le financement du projet éolien Tarfaya est assuré par le développeur pri- vé ayant été désigné à l’issue du proces- sus d’appel d’offres et des banques ma- rocaines (Attijariwafa Bank, la Banque Centrale Populaire et la Banque Maro- caine de Commerce Extérieur).

n Etat d’avancement: Le projet éolien de Tarfaya est en phase d’exploi- tation. Sa mise en service a eu lieu en décembre 2014. o

Parc éolien Foum El Oued (région de Laâyoune): 50,6MW

D’une capacité de 50,6MW, le projet Foum El Oued est porté par la société Energie Eolienne du Maroc (EEM), déte- nue à 100% par NAREVA. Il est situé à 25 km au sud-ouest de la ville de Laâyoune. C’est l’un des premiers parcs éoliens mis en service par NAREVA dans le cadre de la loi 13-09. Nareva est lauréat du 1er prix de la catégorie Grands Projets des Emi- rates Energy Award 2014 grâce au projet Foum El Oued.

n Etat d’avancement: Le parc est en exploitation depuis septembre 2013

n Consistance du projet: Le site est composé de 22 tur- bines Siemens, d’une puissance unitaire de 2,3 MW

n Coût de réalisation: La première phase du parc éolien de Foum El Oued aura coûté 800 millions de DH

n Principaux intervenants: L’énergie produite par le parc éolien Foum El Oued est commercialisée à des clients indus- triels raccordés au réseau électrique national (THT/HT). o

Vendredi 5 Novembre 2021

P rovinces du s ud

(16)

n Une université internatio- nale privée obtient le feu vert pour s’installer à Dakhla n Une deuxième, publique, en réflexion

n De nouvelles ENSA, ENCG, EST… d’ici 2023

C

ETTE rentrée 2021-2022, deux nouveaux établissements uni- versitaires ont ouvert leurs portes dans les régions du Sud: Une EST (Ecole supérieure de technologie) à Dakhla et une faculté de méde- cine à Laâyoune. D’ici 2023, au moins quatre autres sont prévues:

Une ENCG (Ecole nationale de commerce et de gestion) à Guel- mim, une ENSA (Ecole nationale des sciences appliquées) à Sidi Ifni, une EST à Tan Tan et une faculté polydisciplinaire à Assa. «Nous nous rapprochons de plus en plus des étudiants de ces régions, no- tamment avec de grandes écoles publiques très prisées par les étu- diants», relève Abdelaziz Bendou, président de l’université Ibn Zohr d’Agadir (UIZ) qui couvre, pour l’heure, toutes les régions du Sud.

Le supérieur privé quasi absent

Vu son large périmètre d’action, l’UIZ se retrouve première au Maroc en termes de nombre d’étu- diants avec près de 138.000 jeunes cette année, et d’établissements avec 21 écoles et facultés (10 autres sont en projet). L’idée de créer une nouvelle université publique pour chapeauter les provinces du Sud fait son chemin. «C’est ce que nous espérons», confie Bendou. En at- tendant, l’offre de formation se dé- veloppe petit à petit, et la demande aussi. Entre 2019-2020 et 2020- 2021, le nombre d’inscrits dans les établissements universitaires des trois régions du Sud (Guelmim- Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra, Dakhla-Oued Ed-Dahab) a augmenté de 18%. Cette année 2021-2022, la hausse est de 22%

sur un an.

Vendredi 5 Novembre 2021 XIV

Enseignement: Bientôt pour la première

P rovinces du s ud

L’offre d’enseignement supé- rieur privé, par contre, est quasi inexistante dans les provinces du Sud. «Même si des avantages et incitations y sont offerts, il reste très difficile de s’installer là-bas, à la fois en raison du manque d’enseignants et de la faiblesse du pouvoir d’achat. Le retour sur investissement n’est pas garanti», explique Moulay Ahmed Lamra- ni, président de la Conférence des grandes écoles.

Universiapolis (Agadir) est la seule université privée à avoir tenté l’aventure du Sud à ce jour.

L’université s’est implantée à Laâyoune il y a de cela 6 ans, à tra- vers trois annexes (polytechnique, commerce et droit) accueillant plus de 150 étudiants, dont deux

• 7 établissements universitaires

• 12.617 étudiants Es-Smara (2.432)

• Faculté polydisciplinaire (2.432) Guelmim (8.670)

• EST (832)

• Faculté d’économie et de gestion (7.838)

• ENCG (en projet) Laâyoune (652)

• EST (554)

• Faculté de médecine et de pharmacie (98)

Dakhla (863)

• ENCG (750)

• EST (113)

Sidi Ifni

• ENSA (en projet)

Assa • Faculté

polydisciplinaire (en projet)

Tan Tan

• EST (en projet)

Source: Université Ibn Zohr d’Agadir

L’offre de formation s’étoffe

(Répartition des effectifs des étudiants des trois régions du Sud)

De 7 actuellement, le nombre d’établissements universitaires dans les trois régions du Sud devrait passer à 11 d’ici 2023. L’université d’Agadir multiplie les projets d’écoles et facultés afin de se rapprocher des étudiants.

Sources: MES & UIZ

9.763

8.746 10.335

12.617

2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022

La demande s’accélère

(Evolution du nombre d’étudiants des trois régions du Sud)

2018-2021: +29%

Graph Etudiants Sud ANA-SA.pdf

Depuis 2018, le nombre d’étudiants dans les provinces du Sud enregistre des aug- mentations à deux chiffres. +22% cette année, contre +18% un an plus tôt. En quatre ans, les effectifs ont progressé de plus de 29%

(17)

tiers de filles. «Nous avons choisi d’ouvrir à Laâyoune dans le cadre de notre engagement citoyen, et cela marche très bien. Nous y em- ployons 25 professeurs assistants, le niveau des étudiants est bon et nos collaborateurs sont ravis de vivre dans cette ville agréable, disposant de toutes les infrastructures néces- saires», relève Aziz Bouslikhane, président. Universiapolis bénéficie d’un local mis à disposition par la Région qui, parfois, octroie égale- ment des bourses aux étudiants. De son côté, l’université organise des formations continues pour les élus locaux.

Une université internationale s’apprête aussi à faire le saut, cette

Vendredi 5 Novembre 2021

XV

fois des universités in situ

P rovinces du s ud

fois-ci à Dakhla. Son projet a déjà obtenu l’aval de la Commission na- tionale de coordination de l’ensei- gnement supérieur (CNACES).

Au niveau de la formation pro- fessionnelle, la présence du privé demeure également «timide» dans

le Sud, selon le président de l’As- sociation marocaine des établisse- ments privés d’enseignement Pro- fessionnel (AMEP). Il n’existe que quelques établissements à Dakhla et Laâyoune. Concernant les niveaux maternelle-primaire-secondaire, en

revanche, le secteur privé est «bien implanté» dans les régions méri- dionales du Maroc, selon Kamal Daissaoui, président de la Fédéra- tion de l’enseignement privé (FEP) relevant de la CGEM. o

Ahlam NAZIH

Primaire-secondaire:

16% des élèves inscrits dans le privé

C

ONTRAIREMENT au supé- rieur, le secteur privé primaire-se- condaire est plutôt bien représenté dans les trois régions du Sud (Guel- mim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra, Dakhla-Oued Ed-Dahab).

Près de 16% des élèves de ces régions sont inscrits dans des éta- blissements privés, soit 34.750 sur un total de 217.238. Environ la moi- tié (48,5%) sont des filles. Le pri- maire concentre 57% des effectifs (124.289), contre 26% pour le col- lège et 17% pour le lycée. o

(18)

n

300 jeunes pousses bénéfi- ciaires du Fonds Innov Invest de la CCG

n

Prochain défi: des projets qui transcendent les frontières

«D

ANS un contexte mondial marqué par la crise sanitaire (Co- vid-19), les startups peuvent appor- ter une réponse adéquate dans le domaine de la santé, de l’éducation ou encore le transport. Les startups représentent le fer de lance d’un nou- veau modèle de développement», soutient Xavier Reille, directeur de l’IFC pour la région Maghreb.

Aujourd’hui, les experts du monde entier s’accordent sur les opportu- nités multiples, induites par la crise Covid, en faveur d’un nouveau mo- dèle de développement porté par les startups. Justement, le digital consti- tue le carburant et le moteur de ce modèle économique qui transcende les frontières.

Pour saisir les opportunités ac- tuelles et celles à venir, la Société financière internationale (IFC) re- commande l’amélioration de l’accès

Vendredi 5 Novembre 2021 XVI

Startup: Les fenêtres d’opportunités

Provinces du Sud

financier et la viabilité des startups tout en apportant des financements tout au long du cycle de vie des pro- jets. Dans la même veine, la SFI vient de lancer le programme Start Maghreb. Il s’agit d’un dispositif d’appui et d’assistance technique qui vise à aider les startups basées au Maroc, en Algérie, en Tunisie et au Maroc à croître et à se développer à travers l’Afrique du Nord. Selon le bras financier de la Banque mondiale, les entreprises technologiques de ces

quatre économies figurent «parmi les plus innovantes au monde». D’où l’intérêt d’un accompagnement sur mesure via un programme dédié.

«Notre nouveau programme va per- mettre de renforcer le développement des startups à travers la région et de stimuler la coopération régionale ou encore la création d’emplois», tient à préciser Xavier Reille.

Le programme Start Maghreb rassemble des startups, des incuba- teurs, des accélérateurs, des inves-

tisseurs, des institutions publiques et des bailleurs de fonds pour par- tager des connaissances, identifier les points de blocage et surtout trou- ver des solutions afin de favoriser le développement des jeunes pousses.

L’initiative repose sur une série de dialogues public-privé et mettra en œuvre des programmes ciblés pour répondre aux besoins précis de ce type d’entreprises. Tout le challenge repose aujourd’hui sur la facilitation du décollage à l’international, l’ac- cès au financement et la réduction des facteurs de blocage... «L’objectif de Start Maghreb est d’aider les star- tups opérant dans ces quatre pays à accéder à de plus grands marchés à travers le Maghreb et surtout créer davantage d’emplois et d’opportu- nités pour les jeunes de la région», précise la SFI.

Pour accélérer l’implémenta- tion et le développement de l’éco- système avec des projets porteurs et innovants au Maroc, la CCG a lancé le Fonds Innov Invest avec le soutien de partenaires de référence à l’instar de la Banque mondiale et de l’Union européenne via le pro- gramme PACC. Ce fonds facilite l’accès au financement traditionnel

Diaspora

L’

UNE des solutions pratiques avancées par la Banque mondiale, pour accélérer le développement des startups marocaines, réside dans la mise à contribution des Marocains du monde. En effet, la diaspora marocaine compte plus de 5 millions de ressortissants dans des pays d’accueil les plus innovants au monde (Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie, Chine, Japon, France, Suisse, Allemagne, Moyen-Orient...). C’est un vivier de talents et un maillage international de compétences et d’expertises qui peut relayer l’écosystème des startups marocaines. Les Marocains du monde représentent un potentiel non négligeable pour l’entrepreneuriat au Maroc.

D’ailleurs, la CCG dispose d’un outil spécifique pour ce type d’entrepre- neurs issus de la diaspora, à travers le fonds MDM Invest. Plus encore, les partenaires de la CCG s’appuient sur le digital ainsi que leurs partenaires étrangers, afin de sourcer les entrepreneurs marocains partout où ils vivent.

Aujourd’hui, tout le challenge consiste à assurer une meilleure attractivité des jeunes talents et des entrepreneurs marocains issus de la diaspora.o

Cartographie de la chaîne de valeur de l’écosystème des startups au Maroc

(19)

(via des prêts garantis par le fonds) et aux capitaux privés. Il a justement été mis en place afin de réduire les diffi- cultés liées à l’accès au financement.

Il faut l’admettre, cette catégorie d’entreprises a encore du mal à lever des fonds, en raison de leur modèle économique atypique. Ce qui néces- site la mise en place de mécanismes de financement plus sophistiqués et adaptés aux spécificités des jeunes pousses. D’où l’intérêt du Fonds In- nov Invest (FII). La particularité de ce mécanisme de financement réside dans ses modes d’intervention dès l’étape de pré-amorçage et ce, à tra- vers des instruments spécifiques. De surcroît, il couvre différents stades de maturité, voire l’ensemble du cycle de vie de la startup.

Parallèlement, le FII apporte de l’assistance technique et de l’appui aux porteurs de projets via des struc- tures partenaires. L’enjeu étant de neutraliser les risques dès les phases sensibles de création et de démar- rage.

Depuis son lancement en 2017 par la CCG, le Fonds Innov Invest a bénéficié à plus de 300 startups. Ce qui représente une enveloppe allouée de l’ordre de 167 millions de DH.

Aujourd’hui, le Fonds de la CCG

Vendredi 5 Novembre 2021

XVII

d’un écosystème Provinces du Sud

couvre un portefeuille assez diver- sifié. Son champ d’intervention en- globe plusieurs secteurs: cela va de la Fintech à l’éducation en passant par l’agritech, la greentech, clean- tech... Ce sont généralement des pro- jets novateurs portés par des startups qui répondent à des besoins précis.

«Après juste 3 années de déploie-

ment, nous avons dépassé l’objectif, initialement assigné sur 5 ans, en termes de nombre de projets accom- pagnés par le FII. Toutefois, notre écosystème a toujours besoin d’élar- gir davantage son vivier d’entreprises innovantes. L’année 2021 sera celle de la revue à mi-parcours du FII. Ce bilan d’étape permettra d’apporter

des changements susceptibles d’im- pacter davantage l’écosystème des startups notamment avec le renfor- cement des capacités des structures d’accompagnement, voire un plus grand maillage régional ou encore la simplification des instruments», pré- cise-t-on auprès de la CCG.o

A. R.

Maillage territorial

A

UJOURD’HUI, le plus grand défi de l’écosystème des startups réside dans son ancrage régional et son maillage national, voire international. Pour l’heure, le constat fait que l’essentiel des jeunes pousses reste concentré sur l’axe Casablanca-Rabat. Or, la logique veut que le développement de ce tissu d’entreprises aille aussi vers la massification et la densifi- cation de ce type de projets dans le sens de la vision de la régiona- lisation avancée. Chaque région et chaque territoire devront disposer de maillons forts de startups qui apporteront des projets et des ré- ponses spécifiques. Outre le parti de l’internationalisation, l’enjeu pour les jeunes pousses est d’ap- porter des solutions à des problé- matiques locales, notamment dans la promotion de l’innovation, le di- gital, la gestion des déchets, le tou- risme, le développement durable, l’éducation, la santé, l’agriculture, les EnR, l’économie solidaire...o

(20)

n Plages vierges, oasis, lagunes, désert, l’offre est riche et diver- sifiée

n Un produit très tendance pour le tourisme post-Covid n L’écotourisme, une niche pour certaines régions

L

A transformation est bien avan- cée pour faire des provinces du Sud un véritable écrin touristique. En effet, parallèlement aux efforts des pouvoirs publics pour doter les provinces du Sud en infrastructures de base et du modèle de développement, un autre chantier est en cours, doter les pro- vinces du Sud d’une signature tou- ristique et une spécialité pour chaque région. Le point commun restera un tourisme durable.

• Dakhla Oued Eddahab, plus avancée

Dakhla avance un peu plus vite que les autres. Au bord de l’Atlan-

Vendredi 5 Novembre 2021 XVIII

Une signature touristique et une

P rovinces du s ud

tique, la ville de Dakhla est située sur une presqu’île de 40 km de long.

Elle dispose actuellement, d’une qua- rantaine d’établissements classés, avec une capacité litière entre 1.600 et 1.800 lits, selon le centre régio- nal d’investissement. Les prévisions tablent sur une hausse soutenue de cette capacité pour atteindre 6.000 lits d’ici fin 2023. En effet, près de 22 projets d’établissements hôteliers sont actuellement en cours, avec un taux de réalisation qui dépasse 85%, et certains sont en phase d’équipement (CF L’Economiste n° 6080 du 27 août 2021). Parallèlement, le programme de développement intégré (PDI) de la ville prévoit également 16 autres pro- jets avec un budget de 89 millions de DH. Si Dakhla est considérée comme une destination en vogue pour les tou- ristes, c’est aussi une zone qui suscite de plus en plus l’intérêt des inves- tisseurs dans le domaine touristique, notamment des MRE et les jeunes.

C’est que la destination présente une offre de jeunes justement. Dakhla est mondialement connue pour les sports nautiques (du kitesurf et du wind-

surf), mais se positionne aussi sur les circuits dans le désert, le cooking class, le tourisme durable. L’idée est de «capter de nouvelles catégories

de touristes et rallonger la durée moyenne du séjour sans défigurer ce qu’est Dakhla actuellement et éviter le tourisme de masse.

Les provinces du Sud sont une parmi les rares destinations à pouvoir offrir aussi bien le désert que le balnéaire et le sport (Ph. L’Economiste)

(21)

• Assahra Al Atlassia pour Guelmim Oued Noun

La transformation touristique est aussi du côté de la Région Guelmim Oued Noun pour faire émerger la destination touristique «Assahra Al Atlassia». Cette région dispose d’une géographie riche et diverse comme les oasis, la montagne, les grottes, les gra- vures rupestres et une grande façade maritime qui lui confère un potentiel

de destination balnéaire de premier choix. La valorisation du potentiel de cette région doit passer par la mise en évidence de 3 écosystèmes, correspon- dant à des circuits touristiques intégrés qui permettront également à Sidi Ifni de se positionner autour de la valorisa- tion touristique des produits du terroir et du savoir-faire artisanal local. Il y a plusieurs façons de vivre le tourisme dans la région. Le moussem de Tan- Tan est une occasion de vivre avec les nomades et la Smit souhaite installer le produit pour une saisonnalité plus importante en aidant de petits inves- tisseurs à créer des bivouacs à Assa Zagh. Pour la région, l’objectif des autorités est de développer des pro- jets éclatés autour du balnéaire spécial Sahara qui permettra de développer l’attractivité auprès des investisseurs.

La régionalisation et la Covid-19, mal- gré son impact, a permis de changer de paradigme et de corriger la trajec- toire pour le développement touris- tique dans le sud.

• 500 km de littoral pour Laâyoune Sakia El Hamra

C’est ici la rencontre entre sable de plage et sable du désert. A Laâyoune- Sakia El Hamra, c’est le balnéaire qui connaît un essor important. Le littoral de cette région, qui se distingue par une grande diversité des paysages, s’étend sur 500 km. Le challenge des

Vendredi 5 Novembre 2021

XIX

spécialité pour chaque région

P rovinces du s ud

responsables est de promouvoir ces plages et les espaces naturels vierges de l’arrière-pays. Pour les experts, le développement touristique passe par l’augmentation de la capacité litière.

Il faudra investir dans la valorisation des sites balnéaires clés et le renfor- cement de la touche culturelle. Le but

est de préparer à l’émergence d’un nouveau pôle balnéaire au niveau de cette région. En effet, 4 écosystèmes touristiques thématiques ont été iden- tifiés, correspondant à des circuits touristiques intégrés. Il s’agit des

«Arts sahariens» dans la province de Laâyoune, les «Dunes et désert» dans

la province de Tarfaya, «Au Paradis des pêcheurs» à Boujdour et «Désert, warm et horizons» dans la province de Es-Smara. Le financement de ce programme prévoit un investissement global de l’ordre de 116 millions de DH.o

B. B.

Le moussem de Tan-Tan est une occasion de vivre avec les nomades et la Smit souhaite installer le produit pour une saisonnalité plus importante en aidant de petits investis- seurs à créer des bivouacs à Assa Zagh

(Ph. L’Economiste)

(22)

0 10 20 30 40 50 60 70 Dakhla-Oued Ed-Dahab

Casablanca-Settat Rabat-Salé-Kénitra Fès-Meknès Tanger-Tétouan-Al Hoceïma Laâyoune-Sakia El Hamra Guelmim-Oued Noun Béni Mellal-Khénifra Marrakech-Safi Drâa-Tafilalet Souss-Massa Oriental

Guichets Dépôts Crédits

Vendredi 5 Novembre 2021 XX

n Le groupe revendique une part de marché de 47% sur les crédits

n Des atouts pour se position- ner en tant que hub pour les exportations vers l’Afrique et de production d’énergies renou- velables

L’

ÉCONOMIE a réalisé une performance modeste en 2019 avec un taux de croissance de 2,6%. Mais, cette atonie est loin de refléter les dynamiques au niveau régional. Les provinces du Sud sont les champions de la croissance avec une hausse de 7% du PIB à Guelmim-Oued Noun et

Laâyoune-Sakia El Hamra et de 4%

à Dakhla-Oued Ed-Dahab. Le rattra- page par rapport aux autres régions explique ce rythme de progression de l’activité dans les provinces du Sud.

En 2019, Guelmim-Oued Noun et Laâyoune-Sakia El Hamra ont autant contribué à la croissance que Fès- Meknès ou encore Rabat-Salé-Kéni- tra. Les investissements massifs dans le sud du pays depuis plusieurs an- nées contribuent à l’essor de ces régions. «Ces terri- toires bénéficient d’atouts leur permettant de se positionner en tant que hub pour les exportations à destina- tion du reste du continent africain et de production d’énergies renou- velables, notam- ment éolien»,

relève Othmane Boudhaimi,

directeur exécutif Attijariwafa bank en charge de la région Souss Massa- Sahara. Pour développer le potentiel de ces régions, les banques jouent un rôle important. Malgré la petite taille de ces marchés (un peu plus de 1 million d’habitants), certains groupes y ont déployé un dispositif imposant. «Pour accompagner le développement de la région, notre

Financement

Attijariwafa bank en pole position

P rovinces du s ud

groupe a mis en place un dispositif de proxi- mité conjuguant ser- vices financiers et non financiers, à travers un réseau d’agences dédié aux particuliers et aux professionnels, des centres d’entre- prises réservés exclu- sivement aux PME et grandes entreprises», indique Othmane Boudhaimi. Sur le marché de la TPE, le groupe va inaugurer le centre Dar Al Mou- kawil Laâyoune cou- rant novembre 2021.

«Il vient enrichir le dispositif de proximité avec une vision sociale et citoyenne dédiée à l’accompagne- ment gratuit des clients et non clients, des porteurs de projets, des auto-en- trepreneurs et très petites entreprises afin de les aider à entreprendre se- reinement». Le soutien du groupe Attijariwafa bank à l’économie des provinces du Sud est matérialisé par des engagements (encours crédit) d’un montant global de 5,6 milliards de DH à fin juin 2021, soit une part de marché de 47%.

Pour passer le cap de la crise du corona- virus, le groupe a également

joué un rôle p r é p o n d é - rant dans le déploiement des mesures de soutien adoptées par le Comité de veille écono- mique. Il a accordé 125 millions de DH de crédits Oxygène et 739 millions de DH de prêts Relance aux entreprises de la région, soit des parts de marché respectives de 36% et 33%, revendique le groupe. Par ail- leurs, 290 jeunes et porteurs de pro- jets ont mobilisé 60 millions de DH auprès des guichets du groupe dans le cadre du programme Intelaka.o

F.Fa

Pour développer le potentiel des régions du Sud, les banques jouent un rôle important. Malgré la petite taille de ces marchés (un peu plus de 1 million d’habitants), certains groupes y ont déployé un dispositif imposant

Part de chaque région dans le total du réseau bancaire, des dépôts

et des crédits (en %)

(Source: BAM)

Le soutien du groupe Attijariwafa bank à l’économie des provinces du Sud est matérialisé par des engagements (encours crédit) d’un montant global

de 5,6 milliards de DH

à fin juin 2021

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