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Allocation sur la promotion de l'enseignement par correspondance

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GOMHSSI ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE Seminairb sur l'enseignement

par correspondence en Africjue Abidjan, 5-15 avril 1971

Distr•

SPECIALS

WP.6/Corr/i

4 mars 1971

Original : FRANCAXS

Allocution sur

LA PROMOTION DE L'EWSEIGNEM^NT PAR CORRESPONDANCE

Table des matieres

au point du programme des etudes — - — — Considerations sur la publicite au sujet des cours Le|r$le des associations nationales et internationales

4fecoles par correspondance — -

Page 3

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M71-373

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WP.6/cbrr/i

,LA PROMOTION DE LfENSEIGN0OTT PAR CORRESPONDENCE*

iJe ne veux pas abuser de votre temps precieux en passant en revue le premier enseignement par correspondance dans le monde. II existe encore toujdurs de ces plaisantins qui, lorsqu'ils parlent du developpement de I ^ensieignement par correspondance, font demarrer leur expose par d$& hie- toiros datant d'il y a quelque 2 000 ans, Ces contes de I1 antiquity sont ohariiants, mais il ne faut pas les prendre au serieux, Voltaire n'a-t-il

pas -iraite l*histoire df"immenses archives de mensongeset d'un peu de ri"fc6!|« Je dois dire que nousremplirions un liv»e aveo des mensonges .*«

tout jdana le domaine de 1'enseignement par correspondance - qui nous sont s«rvi.s actuellement.

L1 enseignement par correspondance a vu le jour il y a un peu moins de cent jansj; tres modestement; de fa9on tres primitive. II etait surtout l'oeu-

vre i'un.^seul homme qui avait des connaissances dans un domaine determine" et

qui^oulait transmettre ces connaissances, surtout comme gagne-pain, a ceux qui

en ivaient besoin. On rencontrait des personhages de ce genre dans de nom*- ,.breuj..paysf les plus doues d'entre eux et surtout ceux qui avaient un talent

d?organisation, ont cree les premiers etablissements dfenseignement par corf^spondance. Car il faut savoir qu'un etab^issement d1enseignement par corrospondance est surtout base sur une parfaite organisation; evidemment, . .une Organisation qui vise a assurer le plus de services dfenseignement poe-

, i _ . . . . ■ .

- Voyons maintenant comment 1'initiative des pioitiniers de lfenseignement par correspondance a pu s'implanter et ce qui l'a fmenee a se developper au p<?int qu'il existe actuellement des etablissements dfenseignement par corrfspon&ance qui ont pris une telle extension qu'ils oooupent des centaines

dfemployes et d'enseignants; qu'ils sont devenus un secteur indispensable

dans;lfensemble du regime scolaire meme dans les plus grands pays du monde.

:Lfenseignement par correspondance est base et s!est develpppe pour deuxraisons totalement differentes. Je ne puis mieux le faire comprendre

qu'ei cbmparant le developpement de I1 enseignement par correspondence aux

Pays-i-Bas et en Suede. .,

L'origins de I1 enseignement par correspondance aux Pays—BaS1 n*est p:as

la nr$me qu'en Suede, ouf vu sa grande superficie pour un petit nbmbre d'ha- bitaits, il etait difficile df assurer partout un endeignement difect ;suf-

fisaljit'. Lfenseignement par correspondance devait remplacerl'enseignement

direct normals Aux Pays-Bas,J ou la densite de la population est tres* forte

*PariIsaac J. Sloos

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pour une superficie reduite, 1"enseigaement normal atteignait facilement chaque partie du pays. ■ Cette situation* ,un bon enseignement scolaire ge neral, constituait des le debut une excellente base pour le developpement, a un niveau plus eleve, de I1 enseignement par correspondencet et l'ensei—

gnement par correspondance a pu se developper aux Pays-iBasr h cote de I'en seignement direct qui etait, cpmme ' je l'ai deja, &itt accessible partout, roemepour les adultes. Aux Pays-Basf I'enseignement par correspon<lance nfest

presque pia£ utilise" pour'les enfants en age scolaire. D&3 !le debut, ila

e*te* specialement concu pour les adultes, qui ne desiraient pas retourner sur les banes de I'eoole. L1instruction hollandaise par correspottdance, pour avoir une chance d*exister, devait offrir imm^diateroeht uti prdgrantee d'enseigtiement d'un niveau de presentation et d'une quality teld qu'il puisse donner les m&nes ou meme de meilleurs resultats que lfenseignement direct. Aux Pays-Basf

entre le lycee et 1'universit^ il faut passer, un certain nombre dfexamens of- ficiels sur des sujets tres differentsf L1enseignement par correspondance aux Pays—Bas a joui presque des le debut, d'un statut et d'une consideration qui lui 6taient propres, et e'est ainsi que I'enseignement par correspondanoe aux Pays-Bas" deviat le berceau de I'enseignement moderne par correspohdance*

Ce que de recentes publications presenteht comme les dernieres

tions de I'enseignement par correspondance en Suedet comme par exemplef la formation des professeurs d'un niveau sup^rieur, existait depuis de tres1 lohgues annees aux Pays-Bas. Ceci ne peut etre attribue qurau fait (Ju'a ' 1'drigine, I'enseignement par correspondance en Suede remplacait principale—

ment I'enseignement scolaire, alors c[ue I1 enseignement par correspondance tel qu'il etait concu aux Pays-Bas a ete" reserve pendant des dizaines d1 annees a 1'instruction d'adultes, certains deses cours atteignant meme un niveau comparable & celui de I'enseignement universitaire•

La deuxieme guerre mondiale a cree dans le domaine de 1* enseignement par correspondance - comme dans tant d'autres — une veritable revolutions II fut un temps ou chacun avai-t un emploi bien remunere, ou chacun pbuvait done depenser ce qu'il fallait pour son developpement futur. II s'est cre"e de nombreuses branches nouvelles. La societe" demandait de plus en plus.de specialistes. Le recyclage et la mise a jour de connaissances r acquises precedemment furent exig^s de tous ceux qui voulaient faire partie de cette societe ou I1on payait de bons salaires. Ce qu'on a appele

1' "education permanente11 a trouve des echos partout. L'homme d'apres—guerre se retrouvait ~cependant a la suite de toutes sortes de circonstances dans un monde epuisant nerveusement; il lui fallait gLonc beaucoup d'^nergie pour

rejoindre, apres sa journee de traveal, son iogis situe de plus en plus loin.

II n'avait plus le temps', le gout ni l'energie n^cessaires pour se perfeo^-

tionner apres cela en se reniant a des cours du soir - pour autant que ceux-

ci puissent satisfaire aux exigences tres diversifies d'aujourd'hui. C'est alors qu'on songea a lfanseignement par correspondance pour repondfe aux be- soins fortement accrus d'un complement d1instruction. ' ■ * ■

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Ndjus po^vons estimer a 600 le nombre de cours par correspondance qui se dohn.ent eh Europe (et par cours nous entendbns une formation complete

pour. uK.e profession de"terminee ou une habilete professionnelle speciale).

II e'sPeVident qu'un meme genre destruction porte *des noms differents dans

^des pails diffe"rerits; dans les grandes lignes, la tendance de ^instruction

est cepehdant uniformisee.

II est evident que, dans un nombre previsible d'annees, la quantite*

de cours par correspondance augmentera encore a un multiple du chiffre actuelf Surtout si grace a la cooperation international ? ies enormes frais

que coiiporte la creation de cours par correspondance pouvaient ttre repartis

en.tre un grand nombre d'interesses. II ne peut r^sulter d*un tel develop- pement,|?Le; lfenseignement par correepondance^e du.bien pour la;\rte profess

sionnelle cfui exige de plus en plus de specialisations. ' . 4!ise aai point du programme des etudes

La grande vogue de l'enseignement par correspondance a donne" aux-eta- blisseihents honnetes lesi mpyens de developper encore leur enseignement. . Cette vogue a cependant aussi permis a un certain nombre de profiteurs, ou appele«^les:comme vous voudrez de se jeter sur les ames simples en leur , preseniant l*enseignement par correspondence, en vue, d"en tirer le plus d'argent possible. Pour eux, l*enseignement etait un moyen et non une fin, certai^iement pas une vocation. II y a meme des gens, qui considerent le monde entier comme un terrain de chasse ou. ils esperent trouver un riche butin et ce serait pour cela de 1'enseignement par correspondance. Je vois qu'il y a lieu ici de tirer la sonnette dfalarme pour le bien de l"enseigne-

ment per correspondance. . . \

Plus I'enseignement par correspondance, par simplescirconstance,s eco- nomiques, sort de sa sphere etroite originale d'une initiative et exploitation par unseul homme, plus - et surtout - l'enseignement par correspondance s'acar- te d'utie trop grande commercialisatian, plus son champ, dfaction sfetend. Ac- tuellement, 1'enseignement par correspondance foule meme des domaines etroi- tement' lieV aux sciences medicale.s. (ce qpifon appelle les .professions parar- raedicaj.es), sous les auspices et avec la collaboration d1 organisations medi-

cales officielles. : . . . :

IJL convient de faire remarquer ici - ceci vaut egalement pour 1*ensemble de I'ehseignement moderne par correspondance - qufa cet enseignement par cor- responjiance on adjoint les cours pratiques necessaires en laboratoires et les occasions de pratiqder; cependant,. quelle. que.sort•la proportion que pour- rait prendre cette adjonctiori, ceci n'enleve rifn.au fait que 1fenseignement par correspondence aborde avec succes et avec ITadhesion,des instances creees a cet bffet, des terrains qufon ne foulait absolument pas atiparavant pour

ce genre d1 enseignement. ..;LlameXiP.ration de lforganisation de 1"enseignement par correspondance et 1'utilisation de nouvelles methodes didactiques ont fait leur oeuvre, et I1ont bien faite.

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Page 4 '

Comme toute formation et tout enseignement sont en meme temps education t 1f enseignement par-correspondance doit done accorder "beaucoup df attention aux

relations humaines evocfuees par ce genre d1'enseignement. C'est ici que les

gens se rencontrent - d'une part en eor^Vtoit une lecon et en la recevanttde l'autre en envoyant des devoirs effectues et des lecons. Ainsi.se sent creees entre professeur et etudiant de nouvelles relations qui n'existaient pas au-

paravant•

1 ' ■ ■

Le mode de vie de I1etudiant etablit de nouvelles relations, avec le professeur et avec 1§ sujet^ Les proportions exactes du triangle professeur- etudiant-su'aet doivent evoluer, de facon que 1 * etudiant puisse obtenir un effet maximum des resultats.de ses etudes. Le professeur doit comprendre que ce re" suit at maximum pour son etudiant est rendu possible par ses capar- cites didactiques. Ce n"est qufalors que les deux parties eprouverbnt la joie de leur travail. Cette joie, encore une fois dans le domaine des relations humaines, est accrue par l'estime mutuelle. L'edudiant est amene a, se rendre compte que 1© professeur a donne ce qu*il pouvait.pour le. mene.r> .lui, l;!.etu—

diant, a une connaissance plus etendue, une comprehension plus profonde et une plus grande sagesse. Le professeur acquiert de lfestime pour ce que lfetudiant, souvent dans des conditions difficiles, a realise. Sur le plan humain, lfestime reciprpque constitue un des points saillants de 1•enseignement- Cfest ainsi que I1enseignement, et plus particulierement l'enseigneraent par correspondance, peut s'etendre et se developper au niveau le plus eleve,

II est evident que pour dormer un bon enseignement par correspondance tel qu*on lfentend ici, il faut des professeurs competents; des professeurs qui sont egalement capables de donner a chaque 61eve un enseignement indivi- duel. La competence du professeur dans lfenseignement par correspondance doit repondre aux exigences du programme et au niveau de la formation choisie.

Elle doit correspondre aux competences qu'on exige pour la meme formation dans lfenseignement direct. Lfecole par correspondance en question doit exercer un controle continu et efficace sur son corps enseignant.

Outre la question d'education, I'enseignement, et ceci vaut aussi et en particulier pour i!enseignement par correspondance, comporte une impor- tante question d1 information. Cela me menerait trop loin de parler des modifications, que presente actuellement I1 enseignement, en ce sens que I1element d'education a beaucoup plus qu'auparavant un caractere d"infor mation, tandis que l'information aura un caractere d*education ou d'orien- tation morale ou sociale.

La deraande dfinformation et d'ethique est une demande extremement con- vaincante et nous n*en sommes pas enpore suffisamment conscients. En ce qui concerne 1*information, nou& abprdons. seulement les prpblemes troublants a longue echeance, qui resident dans 1*influence d'autres. Lorsque par

exemple dans 1«enseignement par correspondance, les forces commerciales don-

nent le ton, il n'est.plus question de forces personnelles incorporees ^ans

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la

separer

dit et i base*

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respoiisability morale personnelle. II n'est done non plus possible da 1information prealable aux eleves de I'ehseignement proprement

la determiner par une autre morale que cell© sur laquelle est lrepseignement «>

Cette information prealable doit done aussi Stre donne"e objectivement d'apres' ile la documentation e"crite, qui donne des renseignements exacts

©t nets jiox sujet du programme, du niveau et de la dur^e de la formation

eii quest:ton, ainsi qufau sujet* de la formation prealable que doit avoir 1'Sieve pour pouvoir suivre les cours avec succes et des engagements financiers

qufil asisFume lors del*inscription.

Hai^tenant que I'enseignement par correspondance est d1application ..;

generalej notamment parce qu'bn l'actoiet de plus en plus comme un secteur . indispensable de tout le regime d*enseignement; maintenant que par conse- ; quent, il existe de plus en plus de points de contact avec 1fenseignement direct, |.l,sembl© evident qu'on cherche a jeter un pont entre les deux

me*thodes d1 enseignement• Les differences souvent (trop) nettes s^stompent. .

Cette opinion acquise a fait adopter dans une forte raesure les possibilites de llens<sighement par correspondance. L'existence d'un certain nombre d'©coles resery^es a lfenseignement direct et les salles de class© et ateliers] qui en dependent, offrent les possibilites pour les eleves qui sont insorits a des cours par correspondance de oompleter ou de fair© veri fier letup enseignement par correspondence^ et leurs etudes par correspondanoe • Une partie, de l*enseignem©nt par cprrespondance doit toujours etre completee par des lemons pratiques, par exempl© dans le domain© de la technique ei; de1

la chimii3» Ainsi, i'ehseignement moderne par corresipondance - et j'entends

par la l^eneeignement par cbrrespdndance qui travaill© dans sa propre orgar* : nisation-aveC-possibilite en outre de legons pratiques ou par collaboration avec des e"tablissemerits dfenseignement pratique - offre des poasibilites inconnues. II existe deja actuellement des formations professionnelles -. je 1'ai deji!t dit auparavant - qui etalent consider^es autrefois oomm© impossi bles par Corresporidance* Je cilierai comme ex«nple frappant — a cot^ d'aw^

tres de-ittSne nature * une formation par correspondance existant aux Pays—Bas pour asalstatits pharmacionsj une formation qui - par la nature memede la.

ig?of©ssion■- doit etre dirigeVe av©c le^ plus grand soih possible. _Des:cours par. correspondance sont organises pour cette branch© pour des gens qui debutent dans la profession et lorsque le "pharmacien ou un chef aasistsnt contr&*l© les pre'stations de lf4leve assistant pharmaoien, qui suit £es:eburs - par correspondance. II existe ainsi un tas de possibilites et il existe • aussi de'tja de nombreux cours par correspondance qui.donnent d^xcellents

ericas d'activite pratique simultan€e.

.r .. .

ConBidfrlatiohs. sur la publicite au su.jet des cours

■■ r j. .

On ^Fait appel a. la publicite pour toutes sortes de marchanclases* Dans

de nombreux cas, il y a des produits qui ne peuvent §tre ^prouves immediar

t'ement commej par exemple, les speciality pharmaceutiques ou l'enseigne-

ment, et miSfaats

e'est helas dans ces secteurs ie la publicite.

qu'on constate encore les

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A mon. avis, une agence de. publicity. cLevrait;autant que possible,, se renseigner davantag& sur le t#odu;it pour, l.equel il lui a e*te" demande\ de , faire de la publicite; s f«fforcear de; decouvrir sfil a une valeur re*elle, et ne t>as faire augmenter la vente demaa?chandises dans le seul tout d'acque- rir des clients • Celui qui s'occupe de publicity doit avoir pour devise

"La veri.tedans la publicite1* et je suis dlavis.qulil devrait. connaftre a.

fonde le genre de produit pour le<juel il organise sa campagrie.II deyra . r.

8tre plus prudent dians see louanges d*un procLuit que d'un autrev line cam?- ^

pagne de publicity pour une Volkswagen, independamment del tous. d^sirs en

courages par un: auteur de texte, eet relativement inoffensiye parce" que ^ ^

l'acheteur eventuel est capable de se rendre compte.pen^^t.la,premiere /

course d'essai qu'il s'agit dfune petite voiture demodee avec un moteur ^ assez bruyant. D.fautre part, le meine acheteur eventuel peut voir par lui- meme que son yoisin a parcouru plus de 225 000 km dans sa Volkswagen et ceci lrii permet de se faire une idee raisonnable de sa tenue de route et

de sa solidit,e«

La situation est cependant differente dans le cas de produits od I'^valuation immediate est une quasi-impossibilite" comme, par exemple, les specialitespharmaceutiques, les voyages aliens et l'enseignement.

Une campagne de publicite exageree pour certaines specialit^s pharmaceu- tiques ppurrait se reveler particulierement 4angereuse pour la sante pu- blique. La plupart des gouvernements ont recpnnu ce fait et ont cree des organismes de contrSle qui revoient severement la publicite des fabricants de spicialites pharmaceutiques^ La menie chose sf applique aux cours par

corresponclance et meme si un mauvais achat n'est pas nuisible pour l»orga~

nisme, il provoquerait des deg&ts psychologiques et ce qui nfa certainement pasle moins d1 importance, une perte financiere souvent de taille.

Lorsqu'il s'agit de publicite faite pour l'enseigneraent par correspon-

dancej deux faits importants se d^tachent en rapport avec lraspect ethique.

Tout dfabord, les arguments utilises pour attirer 1fattention de ceux qui sfinteressenf a ce genre d'enseignement.* Combien de fois mentionne-t-on

pas les revenus plus eleves qu*on obtiendra probablement apres avoir suiyi

un cours par correspondance i Et meme sans tenir compto du fait que ce

n1 est pas necessairement toujours le cas, reste la question de savpir sfil est bon de faire appel uniquement aux instincts materiels des gens, Je

pense par exemple que quand on fait de la publicite pour des cours par cor

respondance, il serait.beaucoup plus exact d1 insister sur ses roles directs,

par exemple celui d^u&nenter lfinstruction de celui qui les suit,

II est en outre dfune importance primordiale que la publicite faite

pour l'enseignement par correspondance en particulier, soit absolument

conforme a la r^alite. Des assertions flatteuses concernant les r.esultats du cours, la valeur dee certificats bbtenables ou les T>ossibiliteV futures peuvent Sire extrSmement prejudiciables.

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L£s ecoles par correspondence insistent souvent sur les succ&s aux

exaraen»| si lfon suit tel et tel cours. Eh general? (et ces allegations

sont toujours faites en general) cette publicite est trompeuse. Dans certaiiis cas, on publie des lettres comme venant d'anciens etudiantsfe—

connaiesantc qui^ ont magnifiquement reussi mais souvent ces eleves sont puremeiit imaginairese

Title autre voie qu'on suit souvent, c'est que l*ecole met en vedette - un ancien eleve (vrai celui-la) qui a particulierement reussi, et on laisse siipposer que ce succes n'est que le resultat normal des legons. : Ce genre de publicite" nrindique jamais le nombre reel df inscriptions ni le norabre de. ,' gens qui ont reellement reussi. Cette publicite se base principalement sur dee suppositions fallacieuses, Cn connalt des chiffres renversant;s.

II y a, par exemple, une ecole quelque part dans le monde qui fait une- ■-.; f grande1 publicite pour son enseignenmnt secondaire. Sur le"s mille etudiants inscrits en 1961, trente seulement avaient obtenu le certificat dfetud.ea, en 196*1?, alors que leur publicite laissait supposer tout autre ch@se» TM autre institut a annonce en 1964 qu£ plus de 20 000 etudiants etaient ins crits a ses cours d'ingenieur. Moins de cent, cependant, ont reussi, mais

on n'eh dit rien»

Ufte autre cfiose reprehensible, c'est que 1'ecole par correspondence annonce une loterie avec des lots d1 une grande valeur. Chacun qui a^resse une demande pour un prospectus gratuit et une lecon d'essai gratuite peut participer a cette loterie et a une chance de gagner un lot de valeur sans

contrepartie, Cette publicite est exageree et insinuante, et amene un tres grand nombre de demandes de lecons gpatuites, notamment de gens qui n'ont pas le moindre interet pour le cours au sujet duquel ils demandent des renseignements, mais ne songent qu'a.leur billet de loterie gratuit.

Les cajididats dpivent cependant accepter la condition indiquee sur un bon qui doit ttre renvoye" que, s'ils ne renvoient pas leurs lecons d'essai, et encpre par courrier recommande, dans les quinze jours apres reception, ils seront consideres comme inscrits pour tout le cours au sujet duquel ils

ont demande des renseignements. l ' .

Beaucoup de gens qui demandent cette lecpn d-'essai & cause du billet

de loterie allechant, oublient tout bonnement de renvoyer la lecon d^essai.

D'autres, qui ne sont pas bien ail CQurant des methodes postales, ne font -.

pas c© qu'il faut, de sorte qu'iis finissent au service d'encaissement de l'e-

cole eh question. Outre la facon douteuse dont oh recrute Les gens ici, il est evident qu'iis sont. in.sqrits aux divers cours sans aucune enquete pr$- liminaire quant a leur formation ou^a-leurs competences.

11*interpretation legale d-'offres de ce genre entratne inevitablement le paiement par les candidats et le juge, dans la plupart des cas, sera absolitoent impuissant contre ces pratiques. L1organisation de loteries

de ce genre n'est absolument pas rare.

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Le systeme le plus inadmissible cependant pour seprocurer des eleves pour des cours par correspondence, eat applique dans des instituts qui ont a leur service toute^ une armee de voyageurs a la commission^ qui doivent se rendre" personnellement-chez les personnel!qui s'interessent a. un cours pour lequel on a fait de la publicite, et essayer dfembrigader le plus de gens

possible pour lfun ou l'autre cours (dans sa totalite !). Ces voyageurs sont

souvent appeles "conseillers d1etude", mais ce n'est la que du camouflage.

Ces sdi*-disants conseillers d1 etudes ne sont que des voyageurs, de commerce, qui ne different guere du colporteur ordinaire et leur remuneration depend du npmbre d'etudiants qufils peuvent amener. Ilj va sans dire que cette pra tique ne peut e*tre considered que comme une forme d'extorsion d'engagemen-ts.

i Les instituts qui emploient des voyageurs presentent toutes especes d1 excuses evasives pour camoufler la fa9on dont leur organisation travaille

effectivement. Lfun dfentre eux, par exemple, declare que ses voyageurs/

conseillers regoivent des appointements fixes suffisantS| de sorte qu'ils ne doivent pas d^pendre de co^issions suivant les engagements. Cependant, dans leur contrat se trouve la stipulation suivante ;

"Le present contrat a ete conclu pour une duree illimitee, etant entendu que les deux premiers mois sont a considerer corane periode dfessai pour cha- cune des parties. Pendant cette periode, le contrat peut etre annule a tout moment par lfune ou l'autre des parties.

Un "conseiller d1 etude" rode doit :

1. conclure au moins douze contrats par mois;

2. conclure au moins dix contrats valables par cent personnes

chez lesquelles il s'est rendu aux adresses fournies par I1institute On considere qu'un conseiller d'etude est rode apres un stage initial theorique et pratique, suivi d'au moins deux recyclages donnes par le direc- teur de district responsable ou son adjoint.

Sfil ne repond pas aux normes, le "conseiller d1etude" peut etre revoque.1 Malheureusement, le systeme de voyageurs de commerce est applique de plus en plus dans le monde entier. II constitue un danger pour le bon deve- loppement de l'enseignement par correspondance, et les instituts serieux rejettent ce systeme comme immorialV II est indispensable qUe le bon. ensei- gnement par correspondance eclaire convenablement les futurs etudiants*: II ne faut guere d!imagination pour se rendre compte du genre de renseignements qui seront donne"s par le voyageur qui est force d'atteindre son contingent

a tout prix. ■■ '

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Un resultat extr&nement douteux" des activity des voyageurs de commerce

dans ce fcomaxne, c»est que les etudiants embrigades par 1* intermediate de ces peijsbnnes sont presque toujours forces de suivre un cours- complet - et

souvenij onereux. S»il apparai*t que le cours en gue^ion ne convxent pas a ,

l«etudi"ant, ou si les circonstances 1'empSchent de poursuivre ses etudes,

±1 est Ineanmoins oblige" de payer la somme totale, mSne si le cours dure plusieitrs annees. C'est une des, conditions qui permettent a l'institut de^

constituer une organisation solide de vendeurs, car le vendeur, de son cote, doit pduvoir en tirer une belle commission. Ceci ne sera possible que s xl

est en mesure de conclure un contrat tres avantageux.

Un systeme qui ne vaut guere mieux, c'est que l'institut fait miroiter.

des perspectives d»un emploi lucratif pour celui qui termine un cours rdonne,

perspectives qui se reveleront probablement illusoires, au moins. pour ce oours

determine- Certains instituts n'on,t pas peur d'exagerer leurs affirmations-

Ils font croire que des emplois attendent toute personne qui suit tel ,et

tel coura-Cce qui n'est pa^ vrai., bien entendu) et cela moyennant. des rernii-

nerati^ns que ne £eut en fait obtenir qufune elite dans ce groupe prpfession-

hel paffticulier •- . '

C« qui constitue egalement un grand ma^ cfest que bon nombre d'instituts

pr^tenient que les prospectus et les. lecons d»essai qu1ils offrent sont. des

cadeaux. On insiste beaucoup sur le mot "cadeau" mais le, sens en reste obscur

pour le grand public, II n'enva pas de m§me pour l'institut qui sait que

ce n'eet encore une fois qufun6 question de publicity trompeuse. Des "bons cadeaujc" sont inseres dans la publxcite, sur lesquels les futurs 6tudiants

• doivent deraander leur "cadeau11, Des valeurs dfargent sont attribu^es-4

ces bons parce que les instituts esperent persuader ainsi le public de deroan- der 1'un ou. l'autre cours, Dans ce cas, le nom du candidat est transmis au voyageur de commerce qui transforme lf innocent condidat en un etudiant ins-

■ crit qui a signe un contrat qui 1rengage financierement envers I1institute

Certaxnes ecoles indiquent dans leur publicise qu'un. etudiant n'est

inscrit que s'il a montre suffisamment de dispositions, ce qui est juge" par un tesjt gratuit, Le test est.sQuyent inad^quat parc^. qu'il ne repond.pas

au bes0in d*information de l^etudiant, mais le candidat el^ve, -frer deer-- -

louangfts, a hate de sfinscrire surtout sfxl recoxt d»autres flatteries-du

voyageur de commerce. :

. Je crois que les exemples donnes ici suffiront et la mesure dans l,a-

quelle ces pratiques sont repandues: est tout bonnement alarmarite. II est

evident que cette situation est moins grave dans un pays que dans lfautre,

mais on trouve des pratiques malhonnetes partout, Le mal fait a. un pays par cdtte forme sauvage d^ntreprise privee dans l'enseignemant aux adultes est enorme* Non seulement ceci nuit beaucoup au bon developperaent des-ins tituts serieux, de sorte qu'ils se trouvent forces de reduire inutilement

leurs services au public, mais les instituts les moins recommandables menent

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egalement des gens desireux et avides d'apprendre sur-la mauvaise voie, sur laquelle "beaucoup 6chouent« Us peuvent"haussi detruire l*avidite d'apprendre de beaucoup d'etudiants parmi les plus.dques, sans parler de la perte fi- nanciere que cela constitue.

On ne peut trop .insis-'rar ici pour que la publicite donnee a. l'enseigne—

ment soit toujours serieuse et digne de foi, et qu'elle n'eveille pas de fau'sses esperances*

Ceux qui ont ete" attires par de la publicite fausse a suivre des cours auxquels ils sont tout a fait inaptes, s'abstiendront probablement de sui- vre d'autres cours avec tous les resultats desastreux que cela comporte. Ces symptomes que je viens de mentionner se produisent dans L'enseignement par correspondance et ce genre partioulier d'enseignement qui pourrait jouer un rSle imi>ortant dans l'enseignement futur, suivant les predictions, en expan

sion continue. A ce propos, je desire citer une declaration faite par I^rndon B. Johnson, ancien President des Etats-Unis, au National Home Study Council of America : "Les cours a domicile enrichis'sent la vie d'Americains de

tous ages* Ils permettent a un nombre de plus en plus grand de nos compatrio- tes dfoccuper une place plus consciente dans la vie economique de notre pays.

Mon Oouvernement s'est engage a etendre les possibilites d* instruction de chaque citoyen, L1 etude a domicile facilite grandement cet engagement et sert bien lfenseignement en Amerique".

Ceci peut encore Stre complete. Lorsqu'il a ete question de 1'ensei- gnement par correspondance lors de lfinstallation de la Commission de

ContrSle de 1'enseignement par correspondance, le Secretaire d'Stat au. Minis- fere hollandais de I1education a egalement declare que :

"La portee et la signification de l'enseignement par correspondance. augnen- tent. Pour beaucoup de gens, c'est la seule facon possible de se perfectionr- 'ner. II existe a divers niveaux, couvre presque tbutes les branches du com

merce et de l'industrie, et atteint nos compatriotes dans des pays lointains."

Le role des Associations nationales et internationales dfecoles par corres pondance

J'aborde ici le domaine aux multiples fausses fa?ades; des fagades der- riere lesquelles il n'y a rien ! J'arrive au pays du trompe-lfoeil, ou en

outre des gehs doues et civilises vendeftt leur §me pour, quelques deniers#

Ih octobre 1970, j'ai ecrit dans le Bulletin International de LOI, sous le titre'^aux pavilions", ce qui suit ;

"La science est pour l'un un Dieu du ciel, pour lfautre.une v;ache a.

lait". . . '

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Le groupe qui s1offeree de resoudre scientifiquement les problemea

qui erig;lobent 1'enseignement par correspondence est encore rSduit, Tout

comme 11 y a quelques personnes dont on dit du bien dans ce dotnaitie et -. - ■ qui insipirent le respect pour leur attitude objective, il y a aussi ceux

qui erieht cans le inonde pedagogiquo comme des aventuriers anxieux seule- ment di trouver la vaone qui produira le beurre lucratif !

Ce genre de praticien de la science ne presente aucun interet pour la societe 'en general. Us se parent ou se laissent parer dans des pros pectus publicitaires de leurs titres scientifiques, ce qui laisse supposer toiis qite 1'etablissement pour lequel ils sont "mis en vedette" est digie ' de confiance. Le paiement de ces assistants "scientifiques" pour un jeu

souvent deloyal (si lfon considere ce qu"on obtient en fait) est dans la- plupari; des cas exorbitant. Leur ro*le consiste uniquement trop souvent a accord^r l'autorlsatioii d'utiliser leur nom et leur titre (surtout.ce;

dernier) sur une quantity de Materiel de publicite - ils ne font qu1 aider

a la construc-feion de la facade ! Tous les gens bien pensants qui connaissent

les deesous de cette profession arrivent a la conclusion logique ifue -daris

ces cas lfon songe au pavilion qui couvre de la contrebatide. II n1 en est cepend^nt pas de meme pour le profane; il trebuche simplement dans le.piege

de cette vieille supercherie. ^

Si le savant chasseur de:beurre, se bornait a ne rien fairer il .nuir-

rait a la societe comme complice du charlatanisme, done de Ja, duperie; ^ , mais les choses sont bien plus graves quand des hommes de science se pre-

tent a colporter des theories visant'sans plus a defendre des pratiques malhonnStes,

Citons un exemple :

..■ On pretend que la^ deontologie de la presentation d'enseignement ne t

demand© pas I1attention qufon lui accorde actuellement dans des cercles.

d1 organisations, que je crois ser'ieuses, d1 enseignement par correspondance, mais qiie ces organications feraient mieux de cfentrer leur attention sur les formes ^idactiques de I1 enseignement par correspondance. Ceux qui connais-

eent lies'- auteurs de ces declarations - et je les connais a fond .1 - savent que ceftte th^orie provient de ces etablissements en faveur de tactiques.de '•ventei acharn§e" avec toutes leurs consequences telles que l'emploi de ven- deurs et les contrats a long terme avec les etudiants, Ce qu*il y a de faux

dans la theorie ci-dessus, e'est qu"il ne peut etre question de detourner V attention de l"un sur l'autre. line faut jamais laisser. Inattention, se de-

tournet du mal reel dans 1»enseignement par correspondance. Qui o^erait.

affirmer que le fait de donner de faux renseignements a un etudiant en . puissance ne doit etre considier^ comme un de"lit social et peut done a peir-

ne Stre examine 'conformement a, la pedagogie. oU meme la didactique ?

Le monde compte beaucoup d1 organisations nationalesd'ecoles par corres

pondance. II y a meme des pays ou il existe deux ou trois de ces organisar-

tions, mais une bonne partie d'entre elles sont a rejeter tout bonnement car

elles ne sont creees que pour pouvoir encore mieux tromper le public. On

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WP.6/Corr/r

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publiera a l.'avenir beaucoup de choses a leur sujet, pour que le raonde sache ce qu'elles representent en fait : rien^ et mSme moins que rien. ELles ne

servent qu'a tromper. ; ;

- Si nous voulons bannir les mauvaises pratiques de l'enseignement par correspondence, il faudra des organisations de contrSle actives. Quand on juge les merites d'un organe de controle (qu'il soit organise par l'Etat ou prive), ce qu'il faut savoir avant tout c'est si les r&glements sont bien observes, et si des sanctions sont effectivement appliqu^es. II n'est pas tres difficile d'etablir des regies ou de promulger des lois severes;

c'.est autre chose d'influer sur le cours des affaires de fagon a atteindre le but de ces regies et ceci s'applique aussi bien a. la legislation offi—

cielle qu'aux reglements etablis par des organes prive.s.

Bien que ce soit un fait que la question a. controler (la publicite

coneerndnt I'enseigneraent, la teneur des cours, etc.) resulte d'activites humaines et ne peut §tre pesee avec precision dans la balance, il doit toujours Stre possible dfexpulser par des regies appropriees tout ce qui est de toute evidence mauvais, de fac.on que ce qui reste aille d1 excellent a bon. II sera done necessaire de privoir, dans des limites raisonnables, des differences de qualite. Les regies etablies par I1initiative privee perdent en general de leur efficacite lorsque lfautorite des divers insti—

tuts membres de 1'organe de controle augmente, parce qu'alors les limites deviennent souvent trop larges•

C*est pourquoi un organe de controle prive dans lequel les instituts sous son contr6*le ont leur mot a, dire, ne pourra etre accepte que comme organisation interimairet comme le precurseur d'une organisation dans la—

quelle les instituts a controTler n'ont ni voix ni pouvoir. Ceci parce que, dans des organisations privees, aussi bien intentionnees et aussi bien gerees qu'elles soient, toutes sortes de considerations et d'interets personnels peuvent empScher l'application objective d'un reglement. C'est par exemple un fait que quand I1 organe prive de contro*le depend de contributions finan—

cieres des instituts a contr?lers son efficacite pourrait Stre raise en doute.

Entre—temps, l'experience a aussi montre qu'un organe de contrSle cre^

par l'Stat et ne des experiences d'une organisation privee anterieure se fevelera comme le moyen le plus efficace de resoudre les problemes poses.

Le controle de 1'enseignement par correspondence n'aura aucun sens et ferait par consequent mieux de ne pas exister, s'il n'est pas strictement applique. La corroboration des pretentions aurait mSjie un effet negatif, car les ecoles auraient alors des arguments encore plus puissants pour amener les gens a s'inscrire a leurs cours s*ils 6taient en mesure de prouver qu'ils ont ete inspectes par un organisme de controle. Cette ins pection ne signifierait rien dans ce cas et la tromperie se repeterait.

(14)

trole,

/

13

I

Cecivaut tant pour les reglements inefficaces d'Efcat que prives. Ces con~

pourrait encore £tre bases sur des principes ide'aux et ils pourraieht en fin de compte de "bons resultats. Le cas serait cepehdant tout dif si des organisations de contrSle etaient creees'avec 1 Intention trSles

donher ferent

beree <LfStre uniquement de belles frjades pour un ou plusieurs instituts d'enseiLgneraent par pprrespcndance. KLles pourraient laisser eupposer dans un sty!.e fleuri cpie les ^coles dht ^te inspectees par un organisme de con—

qui n'etait en fait qvitvii trompe-l'oeil. Ce spectacler est souveht offertjpar des ecoles qui n*ont pas la chance d'entrer dans une organisation serieuse ou qui sont menacees df expulsion parce qufelles ne reraplissent pas ou ne peuyent remplir les conditions qui pnt ete necessaireraent rendues plus

onereu^es • , ,

La plupart d,e ces organisations sont nationales. II y en a aussi quel—

qui se disent eurppeennes et l'une de leurs caracteristiques» e^est choisissent, dans leurs tentatives d'Stre prises au'serieux, &&&

presentent une ressembiance etroite avec des organisations qui ont une bonne reputation dans d'autres parties du monde. ; qu'ell^s

nome acquis

qiix

Jp pense qu*il est bon que des organisations qui se presentent cpidie des orkanismes de controled1ecoles par correspondance ne sbient reconnues par leis autorite's (par exemple par I1 approbation de 1'acte de constitution qu^ll^s pr^sentent) que ei le controle auquel pretendent ces organisntes est VTisdment efficace et possible| en tenant compte ds la forme et de -l-'or*

ganisabion de lforganisme de contr$le. Elles-devraient en outre prouver qufelli&s ne'sont pas des repliques d'orgariisations existantes et par conse quent iplus-faibles. On pourrait faoilement tirer argument du refus du droit (i*agir comme personne juridique en declarant l'etablissement d'une telie organisation comme contraire aux interets de la communaute. Je pense qpie Iei3 organismes de contrSle prives qui se presentent constituent autant un probleme dans le monde complexe de 1'ehseighement par correspondance cjue

les ^cojes par correspondance elles-Hnemes. S'il existe deja une orgajaisatioh dans ua pays ou une communaute" internationale c^6ee; pour elever les niveaux deontoLpgiques de lfenseignement par correspondence, et qu'une autre organx^- sation concurrente se presente egalement, alors il est temps de hisser le pavilion de detresse, car le danger de tromperie eamouflee est proche*

Bans certains pays dfEurope, les gouvernements ont entrepris de cr^er des organismes officiels de controle. Dans tous ces pays, l'enseignement par correspondance atteint unniveau eleve dedeohtologie et d^efficacit^.

Tout ceci bien entendu au profit des prganisaiiohs d'enseignement elles—

menies, mais aussi, et dans une grande mesure, a celui des personnes a, la

recherche de cours. . » , . .

Depuis 1962, le "Conseil europeenJpour i'enseignement par correspondance"

(CBC).a ete actif en Eurppe. Get- organisme au cours de sbh existence relati- vement courte, est parvenu a, elever fortement le statut de 1 * enseignement par

(15)

Page 14

correspondence. A son assemblee annuelle a Barcelone, en 19^7» 1© CEC a pu etablir un regleraerit plus strict pour *on Code de de"ontologie; il a ete 'decide par exemple d'interdire statuta^rejpent aux ecoles membres d'utiliser

lee services de voyageurs de commerce t^aVaiirant a la commission. Cette

decision a donne une grande satisfaction au moins a tous ceux qui veulent du Men a l'enseignement par correspondancet entre autres, cela va sans dire, a, tous ceux qui occupent un poste dirigeant dans llenseignement par correspondance. Ltasseml3lee annuelle de 19^8 &u CSC, tenue a Copenhagaef a clairement souligrie et appuye la decision de Barcelone.

Le premier elan donne* a la creation d'une nbuvelle institution, le

"Conseil europeen des etudes a domicile" comme on l*a appele (probablement

en association d'idees avec le "National Home Study Council11 americain, une

insiitutibn existant1 de longue date) a ete" donne par quelques raembres du CBC qiii ne pouvaient ni ne voulaient accepter lf interdiction d1 employer des Voya

geurs de commerce a la commission. D'autres motifs sont probablement aussi intervenus ou ont ete mis en avant; quoi qu'xl en soitt le fait est que

lf interdiction d'utiliser des voyageurs a donne lieu a une question accessoire;

le code de deontologie de I1 organisation en est la preuve, puisqu'il permet aux membres dfutiliser des voyageurs de commerce.

Je lfai deja dit : lfenseignement par correspondance ga^ie rapidement

du terrain en Europe; il est meilleur et est mieux a mSne de jouer un rSle

social • Nous connaissons, et comment ne le conhaitrions-^ious pas dans un continent a orientation socio—politique comme le notre, la valeur reelle ici du mot "progressiste11 — que I'EHSC a repris dans sa devise - surtout lorsqafil s'agit dfune question aussi sociale que l'enseignement. Ce mot ne sera pas facilement un trbmpe-l'oeil pour le public. C'est pourquoi, il est en fait tres surprenant (ju'une organisation qui se pretend progres- siste envisage meine d'utiliser des voyageurs de commerce pour racoler des etudiants pour une ecole par correspondance, une activite qui a sa raison d'etre du point de vue social et par consequent progressiste* Tous ceux qui ont des notions de l'enseignement par correspondance et qui peuvent etre consideres comme serieuxf ne parleront certainement.de cette habitude d'utiliser des voyageurs de commerce que comme dfun fle*au social grave.

Pour le vaste domaine couvert par les organisations internationales,v ■

il est pour ainsi dire impossible de faire comprendre au grand public et meme aux autorites, la. difference entre deux organisations. II est done de—

venu necessaire de faire appliqfuer des regies briginales congues par l'ini—

tiative privee, par un organisme cree par l'Etat ou par des personnalites faisant partie de leurs corps legislatifs .respectifs.

Aucune nation n'est seule de nos jours ! Bt surtout en Europe ou un puissant effort est fait de tbutes parts pour combiner les diverses ressources nationales,. le probleme consistant a, coordonner des reglements pour l'ensei—

gnement par correspondance est d'actualite. II serait en outre inopportun,

(16)

meme

WP.6/CQrr/t

Pa&e 15

ex men.* impossible, pour un organisme purement prive, d'entamer de mime

que d'appli<iaer, les exigences d'une communaute Internationale.

LVidee du Conseil pour la promotion de l'enseignement par correspondance (COPEC) est nee au sein d'un petit ft-oupe de persomes. Ell^s ont etudie les grands progres qui sont faits dans l'enseignement par correspondance, et lSwsures Vi pourraient Stre prises pour montrer }a voie a 1'initiative t>riv4e - la pierre angulaire de l'enseignement par correspondance_- rf la

?acon de la maintenir dans la bonne voie. Elles ont surtout examine-le_fait auela fragmentation gSne la croissance d'une organisation europSenne. eff10a- ce, retarde son developpement et cause de la confusion dans la plus granae partiedu public peu famjlier avec l'enseignement par correspondanee. Elles ont au*si examine le fait qu'un certain manque de regies de deontologie esx apparudans le vaste domaine des besoins d» enseignetnent pour adultes, . 0 est

pourquoi certains de ceux qui s'interessent au developpement actuel de 1»en-^

seignement par correspondance ont decide de fonder une organisation europeenne qui ne serait pas g§ne dans sa croissance par les facteurs en

Et le 27 septembre 1968, le "Conseil pour la Promotion de l'ensei-

• correspondance" (COPEC), une organisation destinee a faire accep- _ gnement par correspondance et a coordonner 1•inspection de cette

forme d'enseignement a ete creee a Strasbourg.

Le Comite executif suivant a <§te constitue t

Sr. Willem J. SCHUIJT. M.A. (President). Membre^du Parlement europeen,

Membre de la Chambre basse des Etats generaux

Jean BE5TO0DI, Membre du Parti Liberal au Parlement europeen. M. Berthoin, qui apreside'la Dixieme Assemble generale de 1'Unesco, a occupe de nom- toeux postes et a ete Ministre de 1'Education nationals de 1954 & V&***

1958 a1959, de sorte qu'il est bien au courant de 1'enseignement en France.

Vlilhelm BRasCHER, Membre du Parti Socialiste du Parlement eur°P^! «:^°^r

oui eat ne -m 1920 est Vice-Presidext du SPD pour l'electorat de Rhenanie-Hesse-

^assau h Coblence, at Boufgmestre du Kirn-Land. II est aussi membre de la.

SSsion executive de 1'S.ociation allemandepour les Colleges du^euple

et Vi*e-President de 1'Association pour les Colleges du peuple de Rhenanie-

Palatinat.

Anthony 1CERSHAW, K.O., M,P., membre de la Chambre des Communes et parfois A.dle@ak du Royaume-Uni au Conseil de I1 Europe.

Mario, PEDINI, Membre Democratique Chretien du Parlement Europeen. M. Pedini

"ffSUtenr en Philosophie et en Droit, et President de 1 ^oy9* ^ pSr la formation technique et professionnelle. Au sein de la Commis^on

culturelle du Parlement europeen, M. Pedini a pu faire beaucoup pour les

^ europeennes.

(17)

WP.6/C6rr/i

Page 16

Me Gastoh THORN, etait Membre du Parti Liberal du Parlement europeen et

President de son "Comite de Cooperation avec les PayB en voie de developpement".

Ne a Luxembourg en 1928, M. Thorn esVDoc-Jeur en Droit et President du Parti

Democrat©, ainsi que President1 du n6lui>'&es Amis de I'Unesco du Grandr-Duche".

De 1961 a 1964, M. Thorn a ete echevin de la viller de Luxembourg.

Me Leon*-&.i TROCLETt Membre du Parti Sooialiste et President du Comite social du Parlement europeen, M. Troclet, qui est ne en 1902 a Liege, est.Docteur en Droit, Professeur a 1'Universite de Bruxelles et ancien Ministre des Affaires sociales et plus tard des Affaires economiques.

■•,'■"■'■ : ' .■'-.(■■■ ">,,,. . .

■ ■■ " ,■!■'■■'■♦'."•

Cette commission sera renforcee a une date ulterieure par des autori- tes venant d*autres pays d1 Europe. J'ai ete moi-mSme nomme Secretaire ge'niral et il est entendu que ce poste, au sein de la Commission executive;

sera purement consultatif.

Le COPBC se caracterise comme suit : .

— Les membres de la Commission executive sont des experts enenseigne- ment haut places, non associes a une ecole par correspondance et occupant une position importante dans les organes legislatifs de leur pays.

— II existe une Commission consultative comprenant des delegues des divers Ministeres europeens de I1 Education (ou du. Departement sous la juri—

diction duquel tombe lfenseignement par correspondance), et des directeurs

d'ecoles par correspondance.

Le COPEC est base sur les principes suivants :

a) Des ecoles par correspondance de chaque pays seront soumises a I1 inspection de leur propre organisation nationale et seule cette organi sation peut etre affiliee comme telle au COPEC et non pas les ecoles par correspondance individuellement•

b) Toutes les ecoles par correspondance d1 Europe, agreees par leur organisation nationale respective, peuvent done profiter des avantages de cette organisation international.

c) Le COPEC donnera son appui a une organisation nationale si son code de deontologie est approuve par la commission executive du COPEC.

d) Toutes les organisations nationales d'ecoles par correspondance affiliees doivent faire rapport une fois par an au COPEC au sujet de leur controls des activites de leurs membres. Pour favoriser la eb'brdiffatibn de l'inspection de I'enseignement par correspondance, tous les rapports, ainsi qufun rapport de la Commission executive, seront transmis chaque annee a tous les organismes affilies. De cette fagon, chaque organisation est mise au courant des problemes rencontres par d'autres organes membres.

(18)

WP.6/Corr/i

Page 17

e) Le COPEC exercera diverses activites secondaires, par exemple

la recherche, la documentation, etc. .

Lei conseil se revelera tres important pour tout le domaine de 1'ensei- gnementl par correspondance, et peuVttre plus specialement pour les petites ecoles 'pour lesquelles lf affiliation a un organisme international pourrait

poser un probleme financier.

Le COPEO constitue un formidable pas en avant- un pas qui a pu etre fait dans un delai relativement court, grace a 1'experience acquise au

cours des dernieres annees. Les contacts qui seront etablis sans aucun doute dans la nouvelle organisation entre des gens appartenant a des domaines

politicoes et exercant des activites officielles et celles liees d'une fa-^

con pratique au monde de l'enseignement par correspondance, contritueront a

mieux faire reconnattre le travail des ecoles par correspondance, surtout dans

les cercles ou se decidera une si grande partie de l'avenir de notre tra

vail. Un contact souple avec la presse se revelera profitable et d une valeur inestimable pour notre travail. L'element de prestige dans la nouvelle organisatior europeenne apparattra egalement comme un facteur sur

lequel reposera la reputation de l'enseignement par correspondance en general•

Je me suis limite ici aux organisations europeennes; cependant les elements fondamentaux c^ue jfai rappeles ici valent naturellement pour toutes les organisations nationales et internationalee dans le domaine de 1 en-

seignement par correspondance.

La penurie de possibility d'enseignement post-scolaire pose un probleme angoissant partout dans le monde. L'enseignement par correspondance peut faire beaucoup pour avoir raison de cette penurie. Si le developpement de l'enseignement par correspondance est ^ne par certaines pratiques de cer-

taines ecoles trop commercialisees, des forces vives importantes de notre

communaute seront paralyses. Beaucoup de gens cfui sont deja absorbes par le processus industriel - des gens qui consacrent beaucoup d'energie pendant

leurs loisirs a chercher des moyens de faire mieux leur travail - sont ac- tuellement victimes de ces ecoles.

Le contrSle de l'enseignement par correspondance implique une enorme

probleme social. Tous ceux qui suivent les developments sociaux de notre society actuelle sauront que le service de la securite sociale a pris de 1'expansion partout depuis la deuxieme guerre mondiale. Us comprendront

aussi qae l'enseignement par correspondance ne pouvait rester etranger a

ce developpement et devait adapter son attitude aux exigences de notre

temps.

Références

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