B RET
Géométrie analitique. Essai sur les tangentes aux courbes planes
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 8 (1817-1818), p. 285-291
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285
GÉOMÉTRIE ANALITIQUE.
Essai
surles tangentes
auxcourbes planes
;Par M. BRET , processeur
à lafaculté des sciences de
Grenoble.
MÉTHODE DES TANGENTES.
..- _
ON
saitqiie
la méthodeimaginée
parRoberval,
pour mener de~tangentes
auxcourbes,
est fondée sur les lois du mouvement d’un-point générateur.
Nous nous proposons , dans cetessai>,
de déduireces mêmes constructions de
ranalise,
et de lesgénéraliser.
S-Git
féquation ,
en coordonnéesrectangulaires
d’une courbeplane
donnéequelconque ;
si X et Y sont les coordonnées d’unpoint
déterminé de"cette
courbe ,
t on aura .les
équations
de la cordequi joindra
cepoint
aupoint (.p ~ y)
seronton aura donc
l’équation
Tom.
FIII,
n~~,~’,
I.er~vt ~l ~ $~ ~~
286 M~THOBE
en
~développani
etremplaçant simplement., pour ~~~6er.~ ’(~; r)~
par F J
elledeviendra
en observant
que F~o ,
elle seréduit à.
Cela
posé,
nousexprimerons
que cette droite esttangente ,
enposant
x~o ; i cequi
donneral’équation
de conditionlaquelle exprime con~é~ne~nm~er~i
que la corde(A)
e§ttangente à
la courbe.
EUrmnant
donc a et b entre cettedernière
eties équations CA) ,
nous aurons finalement pour
l’équation
de latangente
.dans
laquelle x
et y sont les coordonnées dupoint
de contact p tandis que X et Y sont les coordonnées courantes.En
conséquence , l’équatioti
d’uneperpendiculaire ~
laIngénie ~
par le
point ~x ~ r)
seradonc,
si l’on faitY~T7~ ~TA~r~NTT~~
287
...., ... "" .... a.-a. Mo ~ - ~ - ~ , ...~...
f
~
étantquelconque ;
ceséquations représenteront
les coordonnees des di1-fél enspoints
de lanormaie ~
cequi donne lieu
â ~la
cons-truction suivante :
Au
po;xu (x , y) ,
on mènerades parallèles respectives
aux .axes.rectangulaires ;
et onportera
sur cesparallèles ,~ à partir
de cei d.. dF dF
~.
h 1
pOInt,
B desparties proportionnelles
-c ~ a-
OX - et2013- ;
dy achevant enfin lerectangle
de cesparties,
ladiagonale qui
dans cerectangle joindra
ïe sommet
~x , y)
au sommetopposé
sera lanormale
à la courbe.Soit
présentement
unpoint
fixequelconque (6 ~ ja) ;
soit p la distance variable de cepoint
aupoint (a- , y)
la courbe pourra être ex-primée
par uneéquation
de relationentre ~
et x ;équation
que:nous supposerons être =
On aura donc
de sorte que
l’équation
de lacourbe ~
encoordonnées rectangulaires"
sera .
M aura
donc y
pour leséquations de
lanormale ,
l’fais J
enremplaçant simplement
pourabrégera ~~P ~ ~’~.
pa? ~~on trouve
et, comnie on a TaH!e~ï~
288
MÉTHODE
il viendra
de
plus 1
on sait que,sont les cosinus
respectifs
desangles
que fait le rayonvecteur p
avec les axes des x et
des y~ ;
-. de sortequ’en représentant
ces co"-sinus par a
et b ,
lejséquations
de la normale deviendront,d’où l’on déduira 1-a construction suivante
Soit
porté
sur le rayon vecteur p, y et sur la coordonnéex, à part.ir
dupoint (p,
x), deslongueurs respectivement proportionnelles
àdcr> dg> . 1
do
et20132013;
en construisant unparallélogramme
sur ceslongueurs,
dp
dx ~ ~la
diagonale qui joindra
le sommet(p, x)
de ceparallélogranlme
au sommet
opposé
sera normale à lacourbe.
On
conçoit qu’on
obtiendrait une constructionsemblable,
enpartant
del’équation ~(~,y)==o.
’
Soient el1fin deux
points
fixesquelconques ~~ ~ ~~
et(~ ~ {11);
DES T AN CENT ES.
289soient p, pl
les distancesrespectives
de ces deuxpoints
unpoint
de la
courbe ;
cette courbe pourra êtreexprimée
par uneéquation
de relation entre p et
pl, équation
que nous supposerons êtreOn aura de
plus
de sorte que
l’équation
en coordonnéesrectangulaires
seraMais,
enremplaçant simplement,
pourabréger, ~(p, ~~~
par0/,;
en trouve
*0n a
(l’ail1eurs J
endésignant
par~? ~ ~ ~ a~ , b~
les cosinus des-que
font lesdIr~ctioD~ , pi
avec les axes ~d~s ~ etdesy,
J>n aura donc
au
moyen
dequoi
leséquations
de l,normale
seront290 MÉTHODE DES TANGENTES.
d’où on déduira la construction suivante :
Soient
portées
sur p etpl ,
apartir
dupoint (,e y) ,
des.1 , , Il
,d’o/
dwlongueurs respectivement proportionnelles
a- dp et -2013 ~ dp’
en cons-truisant
unparallélogramme
sur ces~on~~~eurs , ,
ladiagonale qui joindra
le sommet(x , y)
de ceparallélogramme
au sommet topposé
sera normale à la courbe. ’
En
appliquant
ces constructions aux sectionsconiques,
II enrésulte diverses méthodes pour mener des
tangentes à
ces courbes.On sait d’abord
ql1’en rapportant
une sectionconique
à 1-’un de-se,-,
foyers
et uneparallèle
à sadirectrice,
sonéquation prend
leforme
°
...~ . _
...1 ~~ ,~,~ ~
~dt¡ ,.~’
d" r 1, ~ ,te
qui B4o.nne dp --~- .-B ;
d’où on voitqu en prenant
rat-pectivement
sur p et x desparties proportiornelles
auxgrandeurs
constantes A et
B ,
et achevant leparallélogramme ,
sadiagonale
sera la normale à la courbe.
Comme,
enparticulier ,
orr a pour laparabole 8~~..-.~f ,
il s’en~suit que , pour cette
courbe
la normale divise en deuxparties égales l’angle
des coordonnées x et p."
En second
lieu,
on saitqu’en rapportant l’ellipse
etl’hyperbole
à leurs
fc~y~s ~
on a pour leuréquation
’
QUESTIONS RESOLUES. 29I
e
..
dd~" d~
= + i ; d" 1, d ’d ~t lt. -
ce qm -¡ donne r 2013- = - . 1; ou on e UI la construction
dp ~ dp’ - ,
très-connue ,
desgéomètres
grecs, y etqui
prouve que, soit latangente ,
soit lanormale
divise en deuxparties égales l’angle
desrayons vecteurs.
Dans un second
article
nous étendrons ces méthodes à la cons-truction des
plans
tangens aux surfaces courbes et destangente$
aux courbes à double courbure.
QUESTIONS RÉSOLUESE.
Solution du problème de statique proposé à la page 72 de
cevolume (*) ;
Par M. BÉRARD , principal du collége de Briançon, membre
de plusieurs sociétés
savantes.CE problème. quoique très-élémentaire
mérite néanmoinsquelque
attention ;
tant parcequ’il
estsusceptible
d’uneapplication journalière
que parce
qu’il
est très-facile de seméprendre
en essayant de le résoudre. C’est par ce double motif que nous avons cru devoir legénéraliser
un peu , enl’énonçant
ainsiqu’il
suit :t.) On a déjà publié une solution du même
problème à
la pageig6
dece volume ; mais, comme celle-ci est
plus
générale , il a paru convenable d’en faire mention. On en a seulement modifié les notations, afin d’en rendreplus
facile la
comparaison
avec lapremière,
que M. Bérard n’avait pu encore con-naître
lorsqu’il
arédigé
celle-.ci.J. D, G.
J. ~. ~,