C OMPOSITIO M ATHEMATICA
J EAN -F RANÇOIS J AULENT
J ONATHAN W. S ANDS
Sur quelques modules d’Iwasawa semi-simples
Compositio Mathematica, tome 99, n
o3 (1995), p. 325-341
<http://www.numdam.org/item?id=CM_1995__99_3_325_0>
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Sur quelques modules d’Iwasawa semi-simples
JEAN-FRANÇOIS JAULENT1
and JONATHAN W.SANDS2
1Centre de Recherche en Mathématiques, Université Bordeaux I, 351, cours de la Libération, 33405 TALENCE Cedex, France.
2Department
of Mathematics and Statistics, University of vermont, 16 ColchesterAvenue, Burlington 05405, U.S.A.© 1995 Kluwer Academic Publishers. Printed in the Netherlands.
Received: 13 December 1993; accepted in final form 28 September 1994
Abstract. We define the notion of a cyclotomically ramified Z~-extension of number fields K 00
/K,
and relate it to the semisimplicity of the corresponding standard unramified Iwasawa module C K 00.
Returning to the setting in which semisimplicity was originally studied by Jaulent and Carroll-
Kisilevsky, we find that our approach leads to some more precise results.
An essential tool is the l-adic class-field theory, which we review.
Résumé. Nous introduisons la notion de Z~-extension cyclotomiquement ramifiée sur un corps de nombres K dans le but d’obtenir des conditions arithmétiques générales de semi-simplicité algébrique
du module d’Iwasawa standard CK_ associé à une telle extension.
Revenant ensuite sur les exemples déjà étudiés par Jaulent ou Carroll et Kisilevsky, nous montrons
que cette nouvelle approche permet de retrouver les résultats déjà connus mais aussi de rendre compte naturellement de la plupart des cas de non semi-simplicité.
Les démonstrations reposent pour l’essentiel sur la théorie l-adique du corps de classes.
0. Introduction
Soient K un corps de
nombres, 1
un nombrepremier, K~
=UnEN Kn
une Z~-extension de
K, puis,
ungénérateur topologique
du groupeprocyclique
0393 =Gal(K~/K),
et A =Z~[[03B3 - 1]] l’algèbre
d’Iwasawa associée.Il est bien connu que le groupe de Galois
CK~
de lapro-1-extension
abéliennenon ramifiée maximale
Coo
deKoo
est un A-module noethérien et de torsionpseudo-isomorphe*
comme tel à uneunique
somme directe finie de A-modules élémentaires de la forme:où P parcourt le
système
dereprésentants
des éléments irréductibles de l’anneau factoriel A formé du nombrepremier ~
et despolynômes
irréductibles etdistingués
de l’anneau
Z~[03B3 - 1],
laquantité
nP mesure le nombre de P-facteurs deCK~,
et les vPi forment pour
chaque
P une suite décroissante d’entiers naturels non* Un pseudo-somorphisme est un morphisme à noyau et conoyau finis.
nuls. Le
produit
fini des dénominateurs~CK~
=03A0nP~0 03A0nPi=1
PvPi est ainsi lepolynôme caractéristique
du 039B-moduleCK~,
et lesous-produit
est,
lui,
lepolynôme
minimal de ce même module*. On dit alors queCK.
estsemi-simple (resp. semi-simple
en unpremier P) lorsque PCK~
est sans facteurcarré
(resp. lorsque P2
ne divise pasPCK~
ou, cequi
revient aumême, lorsque
vP vaut 1 pour nP >
0).
Le cas
arithmétiquement
leplus
intéressant est celui où lepolynôme premier
Pconsidéré est
cyclotomique,
i.e. de la forme oeo = y - 1 ou encorepour un n >
0, puisque
dans ce cas lequotient CK~/C03C9nK~ s’interprète
à l’aide dela théorie des genres: Plus
précisement,
siKn
est le sous-corps deK~
fixé par03B3~n,
le
quotient CK~ /C03B3K~
n’est autre que le groupe de Galois de la sous-extension maximale deCoo qui
est abélienne surKn,
et son calcul relève donc de la théorie du corps de classes dans le corpsKn.
Dans ce contexte bien
précis,
lepremier
résultat desemi-simplicité
est celuiobtenu par R.
Greenberg,
à l’aide des théorèmesd’indépendance
delogarithmes
deBaker-Brumer, (cf. [Gr]),
pour lesZ~-extensions cyclotomiques
des corps abéliens(réels
ouimaginaires),
résultatqui
futgénéralisé
ensuite par L. J. Federer et B. H.Gross
(cf. [FG])
au cas ou le corps de base K sans être nécessairement abélien estcependant équipé
d’uneconjugaison complexe (c’est
à-direqu’il
seprésente
comme extension
quadratique
totalementimaginaire
d’un sous-corpsK+
totale-ment
réel)
et satisfait une conditiond’indépendance ~-adique conjecturée
par B. H.Gross.
Inversement,
quelques exemples
de nonsemi-simplicité
pour certaines zi- extensions noncyclotomiques
de corps abéliensimaginaires
ont étéproduits
par J.-F.Jaulent,
via la théorie des genres(cf. [J1]), puis indépendamment
mais defaçon plus systématique
par H.Kisilevsky (cf. [Ki]),
àpartir
d’une idée voisine.Le but de cet article est
d’expliciter
des conditionsarithmétiques
non triviales deramification
qui
entraînent lasemi-simplicité algébrique
du groupeC K 00 .
Nous pro- posons ainsid’appeler cyclotomiquement
ramifiées lesZ~-extensions qui
vérifientces conditions de
ramification,
et nous montrons dansplusieurs
situationsqu’elles
sont bien en
général semi-simples
sous lesconjectures Sadiques
standards.C’est ainsi que, revenant sur le cas métabélien
déjà
étudié par J.-F. Jaulent(cf. [J1], [J2], [J3])
ou J. Carroll et H.Kisilevsky (cf. [CK1], [CK2], [K]),
nousprouvons par
exemple
que pour les corps de nombres à groupe de Galois sur Q* C’est le plus petit polynôme Q de l’anneau factoriel
Z~[03B3 - 1]
pour lequel le moduleCQK~
(ennotation multiplicative) est pseudo-nul (i.e. fini).
abélien et
d’exposant
divisant(1 - 1),
leszi-extensions
absolumentgaloisiennes
pour
lesquelles
le A-moduleCK~
estsemi-simple
en wo = 7 - 1 sont cellescyclotomiquement
ramifiées et celles-là seulement dès lors que le caractère wqui
définit la
décomposition
semi-directe du groupeméthaprocyclique Gal(KBQ)
n’estpas d’ordre
2;
et nous les déterminonsexplicitement.
Notre outil essentiel dans ce travail est la théorie
~-adique
du corps declasses,
élaborée dans[J3],
dont nous commençons parrappeler
brièvementquelques
résultats.
1. Le formalisme
~-adique
du corps de classesNous supposons fixés dans tout ce
qui
suit un corps de nombres K et un nombrepremier
î.Pour
chaque place p
deK,
nous écrivonsKp
lecomplété
de K en p,puis ICi
la
~-partie
ducomplété profini
du groupemultiplicatif K p,
c’est-à-dire la limiteprojective
que
l’isomorphisme
d’Artin local 03C9p identifie au groupe de GaloisGal(Kabp /Kp)
de la
pro-~-extension
abélienne maximale deKp.
Le groupecompact
ainsi obtenuest donc trivial
lorsque
p estcomplexe,
d’ordre 1 ou 2lorsque p
estréelle,
et s’écritdans le cas
ultramétrique
si l’on note xp
l’image
dansK§
d’une uniformisante arbitraire deKp,
le sous-groupe unité
up
étant- soit le
~-groupe
J-lp des racines de l’unité dansKp, lorsque p
est modérée(i.e.
étrangère
à~),
- soit le
Z~-module U1p
= 1 + p des unitésprincipales, lorsque p
est sauvage(i.e.
divisant~).
Deux sous-groupes fermés de
K§
nous intéressentparticulièrement
ici:- d’une
part
le sous-groupe unitéup, déjà défini, qui
est associé dans la cor-respondance galoisienne
du corps de classes local à laZ~-extension
non ram-ifiée
K"
deKp;
- d’autre part le sous-groupe
K*p
des normescyclotomiques, qui correspond, lui,
à laZ~-extension cyclotomique Kcp
deKp,
et peut être défini comme le noyau dansJe;
de la valeur absolute~-adique principale qui prend
sesvaleurs dans 1 +
2~Z~ (cf. [J3]).
Ces deux groupes sont
toujours isomorphes (non canoniquement)
mais necoïncident en fait que
lorsque
laplace
p est modérée i.e. iciétrangère
à ~: Cesont des
Z~-modules
noethériens de rangdp = [Kp : Qp],
de sous-module fini yp.Introduisons maintenant le
£-groupe
des idèles deK,
c’est-à-dire leproduit
restreint
étendu aux
places (non complexes)
p deK,
etéquipé
de satopologie
naturellede limite inductive des sous-modules
compacts JS
=03A0p~SK 03A0p~SUp
pour Sparcourant l’ensemble des sous-familles finies de
places
de K.La théorie
~-adique
du corps de classesglobal
établit enisomorphisme (algébrique
et
topologique)
entre lequotient
C =J/R
de J par son sous-groupeprincipal
R =
Z~~ZK ,
et le groupe de GaloisGal(Kab/K)
delapro-1-extension
abéliennemaximale de
K, lequel
met enbijection
les sous-extensions deKab
et les sous-groupes fermés de J
qui
contiennent R. Un certain nombre depro-1-extensions
abéliennes de K nous intéressant
plus particulièrement,
donnons en laliste,
enindiquant
pour chacune sa définitiion ainsi que le1-groupe
d’idèles associé:Extension:
Définition: Groupes
d’idèles associé:Il
Corps
de baseKnr non ramifiée maximale Kc
zi-extension cyclotomique
Klc
localementcyclotomique
maximaleK~r
~-ramifiée maximaleKab
maximaleREMARQUES. (i)
Le corps Knrqui
est la ~-extension abélienne non ramifiée(aux places finies)
maximale de K est cequ’il
est convenud’appeler
le~-corps
desclasses de Hilbert
(au
sensrestreint)
de K: c’est une extension dedegré fini,
degroupe de
galois Gal(Knr/K) ~ J/UR ~
C~isomorphe
au~-groupe
des classesde diviseurs de K.
(ii)
Le corpsKlc
est lapro-~-extension
abélienne maximale de Kqui
estlocalement
cyclotomique
c’est-à-direcomplètement décomposé
enchaque place
au-dessus de Kc. Comme la montée dans la
Z~-extension cyclotomique KCIK
aépuisé
toutepossibilité
d’inertie auxplaces ultramétriques modérées,
on voit que la condition decomplète décomposition signifie simplement
queKlc/Kc
est nonramifiée
(aux places modérés)
etcomplètement décomposée
en celles réelles ousauvages.
(iii)
Le groupe de GaloisGal(Klc/Kc) ~ C~
est, pardéfinition,
le£-groupe
des classeslogarithmiques
du corps K. Sa finitude constituteprécisement
la
conjecture
de Grossgénéralisée,
pour le corps K et le nombrepremier 1 (cf. [J3]).
Lorsque
celle-ci estvérifiée,
le corpsKlc
contient alors uneunique Z~-extension
de
K,
à savoir lacyclotomique
Kc.(iv) L’isomorphisme Gal(K~r/Knr) ~ UR/03A0pt~upR
identifie le groupe de GaloisGal(K~r /K nr )
auquotient u~ / s~(03B5)
du groupe des unitésprincipales
semi-locales
u~
=03A0p|~up
parl’image £l
=81( £)
du tensorisé £ == Zl 0z E du groupe des unités(totalement positives)
de K. Laconjecture
deLeopoldt (pour
le corps Il et lepremier 1) postule que £ s’injecte
dansu~,
autrement dit que lequotient
u~/s~(03B5)
est de rang(r
+2c) - (r+c-1)=c+1(r:
nombre deplaces réelles;
c:nombre de
places complexes),
i.e.que K
admet c +1Z~-extensions
linéairementindépendantes (seulement).
2. Extensions
cyclotomiquement
ramifiéesDÉFINITION
1. Nous disonsqu’une (pro-)~-extension
L de K estcyclotomique-
ment ramifiée
lorsqu’elle
vérifie les deux conditions suivantes:(i)
Toutes lesplaces
de K au-dessus de 1 se ramifient(infiniment)
dansL/K.
(ii)
L’extension induiteLKc/Kc
au-dessus de la tourcyclotomique
Kc est nonramifiée.
Avant de
dégager
l’intérêt de cette définition pour leproblème qui
nouspréoccupe,
commençons par dénombrer les
Z~-extensions
linéairementindépendantes qui
sontcyclotomiquement
ramifiées.Remarquons
d’abord que toutes sont contenues dans lapro-£-extension
abélienne maximale Kcr de Kqui
est non ramifiée sur K’(i.e.
le corps des genres attaché à l’extension
cyclotomique K’I K).
Or nous avons:THÉORÈME
2. Le£-groupes
d’idèlesqui
est associé par la théorie du corps de classes à lapro-1-extension
abéliennecyclotomiquement ramifiée
maximale Kcrde K est le
produit
U*R du£-groupe
U* = U fl:1*
des idèles unitésqui
sont desnormes
cyclotomiques
par le sous-groupeprincipal
R.En
particulier,
il vient donc:Gal(Kcr/Klc) ~ J*R/U*R ~ ICi /R;U;,
oùK*~(resp.U*~) est le noyau des valeurs absolues ~-adiques dans K ~ =
Ilk l (resp.
dans
u~
=03A0l|~ul)
etRi
=81(R*)
laprojection
dansK ~
du groupe R* -:1*
fl Rdes normes
cyclotomiques globales.
Preuve. La
composée
K03C4 despro-~-extensions
abéliennescyclotomiquement
ramifiées de Il étant trivialement la
pro-1-extension
abélienne maximale de Kqui
est non ramifiée sur
KC,
elle contient enparticulier Klc (qui
est,elle,
lapro-1-
extension abélienne maximale
qui
estcomplétement décomposée
surKI);
et d’unautre
côté,
elle est ~-ramifiée(i.e.
non ramifiée en dehors desplaces
divisant~)
c’est-à-qu’elle
est contenue dansKir.
Considérons un instant l’extension abélienne
kab/K:
Pourchaque p
deh’,
lesousgroupe de
décomposition correspondant Dp(Kab/K)
dansGal(Kab/K) ~
J/R
étantl’image
du facteur localK p
dans lequotient J/R,
sa trace dans lesous-groupe Gal(Kab/Kc) ~ J/R
est donnée par l’intersection(K pR ~J)/R.
Et comme
y
estprécisement
le noyaudans J
de la formule duproduit
pour les valeursabsolues,
les éléments du numérateur sont exactement ceux deK*pR,
oùK§
est le noyaudue
dansK p.
Il vient donc:et, par un calcul tout à fait semblable:
puisque
le sous-groupe d’inertie7p provient, lui,
du sous-groupe unitéUp
dejrx
Ainsi,
le sous-groupeengendré
par lesDp(Kab/Kc)
estGal(Klc/Kc) ~
J*R/R,
et celuiengendré
par les sous-groupes d’inertieIp(Kab/Kc)
estGal(Kcr/Kc) ~ U*R/R;
d’où les résultats annoncés.REMARQUE.
Nous avons vu que Kcr est intermédiaire entre l’extension locale- mentcyclotomique Klc
et celle ~-ramifiéeK~r.
Or les rangsÊ-adiques
de cesdernières extensions
(i.e.
le nombre deZ~-extensions
linéairementindépendantes qu’elles contiennent)
sontindépendants
du nombrepremier £ (du
moins sous lesconjectures standards), puisqu’on
a rgGal(K~r/K)
= c + 1(sous
laconjecture
de
Leopoldt)
et rgGal(Klc/K)
= 1(sous
celle deGross).
Mais il n’en va pas de même pour l’extension Kcrqui dépend
effectivement defaçon
non triviale de la nature desplaces
de K au-dessus de î.Ce dernier
point apparait
clairement sur les deuxexemples
limites suivants:PROPOSITION 3.
(i) Supposons
que K admette uneunique place
1 au dessus de ~(autrement
dit que 1 ne sedécompose
pas dans l’extensionK/Q). Alors
l’extensioncyclotomiquement ramifiée
maximale Kcr est dedegré fini
sur l’extension locale-ment
cyclotomique
maximaleKlc.
Enparticulier,
si Kvérifie
laconjecture
de Gross, le rang~-adique
du groupe de GaloisGal(Kcr/K)
estégal
à 1.(ii) Supposons
au contraire que î soitcomplètement décomposé
dans l’extensionKIU.
Alors l’extension1-ramifiée
maximaleK~r
est dedegré fini
sur l’extensioncyclotomiquement ramifiée
maximale Kcr. Enparticulier,
si Kvérifie
laconjecture
de
Leopoldt,
lerang 1-adique
du groupe de GaloisGal(K" / K)
estégal
à 1 + c.Preuve.
(i) Lorsque
K admet uneunique place
1 au-dessus de~,
le7,£-module U~~Z~ engendré
par le sous-groupe unitéU~ = Ul
etl’image
du nombre £ estd’indice fini dans
K ~K*l.
Et comme î est une normecyclotomique,
il en résulteque
Ki
contientU*~~Z~
avec un indice fini.(ii) Inversement, lorsque 1
estcomplètement décomposé
dansK/Q, chaque complété IÇt
au dessus de 1 estégal
àQ,
et il suit:ICi
=03A0iK*l
=03A0l~03BCl~Z~l,
oùMt est le
~-groupe
des racines de l’unité dansKr = Q~,
etIf l’image
dansK l
dunombre
premier
1. Il vient ainsi:ut
= 03BCl, pour£I£; puis
U*R =03A0pl~~03BCp, R,
et cedernier groupe est bien contenu dans
03A0pl~03BCp.
R avec un indice fini.Bien
entendu,
sous lesconjectures d’indépendance ~-adique standards,
il estpossible
depréciser
ces résultats. Ainsi:PROPOSITION 4.
Lorsque K est
une extensionquadratique
totalement ima-ginaire
d’un sous-corps totalement réelK+ qui vérifie
laconjecture
deLeopoldt (pour
le nombrepremier î),
le rang1-adique
du groupe de GaloisGal(Kcr/K)
est
égal à
1 -f- s-, où s- est le nombre deplaces
sauvage deK+ (i.e.
deplaces
aux-dessus de
1) qui
sedécomposent
dansK/K+.
Preuve.
Comparons
Kcr au~-corps
des classes de Hilbert(au
sensrestreint)
Knr. Nous obtenons immédiatement:
si
Si
=s~(03B5) désigne l’image
dutensorisé 03B5 = Z~ oz E
du groupe des unitésglobales
dans celuiUi
=03A0li~ul
des unités semi-locales.Or, puisque
nous nesommes intéressés que par le rang
£-adique,
nous pourvons raisonner à un finiprès
et écrire enparticulier Ui - Uj
~u-~,
en faisantapparaitre
les composantes propres deUi
pour l’action de laconjugaison complexe.
Et nous avons ainsi:- d’un côté
(U~/u*~s~(03B5))+ ~ Z~,
en vertu de laconjecture
deLeopoldt;
- de l’autre
(u~/u*~s~(03B5))- ~ (u~/u*~)- ~ Zs-~,
en l’absence d’unitésimagi- naires,
d’où le résultat annoncé.COROLLAIRE 5. Sous la
conjecture
deLeopoldt,
le rang1-adique
du groupe de GaloisGal(Kcr / K)
est auplus
2 dans chacun des deux casparticuliers
sui-vants :
(i) Lorsque
K est une extensionquadratique
totalementimaginaire
d’un sous-corps totalement réel
K+
dont auplus
uneplace
au-dessus de 1 est décom-posée
par laconjugaison complexe.
(ii) Lorsque
Kpossède
auplus
uneplace complexe.
Preuve. C’est clair.
REMARQUE.
Plusieurs familles infinies de corpsqui
satisfontl’hypothèse (ii)
ducorollaire sont connues pour vérifier
également
laconjecture
deLeopoldt.
Ainsi:(i)
Tous les corpsquadratiques.
(ii)
Tous les corpscubiques qui
ne sont pas totalementréels,
enparticulier
lescorps
cubiques purs Q[3m],
pourlesquels
le nombre de Dirichlet r + c - 1vaut 1.
(iii)
Certaines familles de corpsquintiques qui
admettentS5
pour groupe de Galois de leur clôturegaloisienne (cf. [BS]).
3. Critère
arithmétique
desemi-simplicité.
Considérons un instant une
Z~-extension
arbitraireK~
=Un~N K n d’un
corps denombres Il. Pour
chaque
entier naturel n, notonsC£Kn
le~-groupe
des classes de diviseurs du corpsKn (i.e.
le~-sous-groupe
deSylow
de son groupe de classes d’idéauxpris
au sensrestreint),
et écrivonsleur limite pour le
système projectif
desapplications
normes,qui s’identifie,
vial’isomorphisme
du corps declasses,
au groupe de GaloisGal(Knr~ /K~)
de lapro-~-extension
abélienne non ramifiée(aux places finies)
maximale deK~.
Siq
désigne
ungénérateur topologique
du groupeprocyclique
r =Gal(K,,.IK),
et A =
Z~[03B3 - 1] l’algèbre
d’Iwasawa associée à0393,
le groupe obtenuCK.
est un A-module noethérien et de
torsion,
et nous nous proposons d’étudier s’ilest
semi-simple
en y - 1.(autrement
dit si wo = 03B3 - 1 n’est pas un facteur carré de sonpolynôme minimal)
et,plus généralement,
s’il estsemi-simple
enWn =
(,ln - 1)/(03B3~n-1 - 1)
pour n 1(autrement
dit s’il est encoresemi-simple
en
03B3~n - 1 lorsqu’on
l’étudie commeZ~[03B3~n - 1]-module).
Disons tout de suite que presque tous les résultats de
semi-simplicité
connus àce
jour reposent
in fine sur le critèreexplicite
ouimplicite
suivant:PROPOSITION 6. Soit
K~
=UNCN Kn
uneZ£-extension
d’un corps de nombresK,
de groupe de Galois r =-y".
Si les deux conditions suivantes sontvérifiées:
(i)
Lesplaces
au-dessus de ~sont finiment décomposées
dans l’extension procy-clique K~ /K;
(ii)
Lapro-~-extension
abélienne maximale de K(resp.
deIi7n) qui
est com-plètement décomposée
surK~
auxplaces qui
divisent ~ et nonramifiée
partout est de
degré fini
surK 00;
Alors le A-module
CK~
=limC~Kn
estsemi-simple
en 03B3 - 1(resp.
en03B3~n - 1).
REMARQUES. (i) Lorsque K~
est laz i-extension cyclotomique
deK,
la condi-tion
(ii)
ci-dessus est l’une des formulationséquivalent
de laconjecture
de Grossgénéralisée (cf.
parexemple, [J3]
IV.2.3 Sect.b)
pour le corps .K(resp. Kn).
Elle estdonc en
particulier
satisfaitelorsque
K est abélien sur Q. Commeexpliqué plus
loinelle
peut
êtrecependant
en défaut pour certainesZ~-extensions
noncyclotomiques
lors même que K est abélien sur Q.
(ii)
La condition(ii)
esttoujours vérifiée,
enrevanche, lorsqu’il
n’existequ’une
seule
place
de Kqui
se ramifie dansK~:
Dans ce dernier cas, eneffet,
la formuledes genres
appliquée
à l’extensionprocyclique K~/K (cf. [J3],
111.2.2 Sect.b)
montre directement que le groupe
CK~/C03B3-1K~
estpseudo-nul.
Preuve de la
proposition:
Pourchaque
n0,
notonsSxn
le sous-groupe deC~Kn engendré
par les classes des diviseurs construits sur lesplaces
au-dessus de1,
et
C£’Kn = C~Kn/SKn
lequotient correspondant.
Par passage à la limiteprojective,
nous obtenons la suite exacte courte de A-modules
(cf. [J3], Prop. IV.2.5):
qui
nous montre que lepolynôme caractéristique
du A-moduleCK.
est leproduit
de ceux associés aux A-modules
sK~ etCKoo. Or,
écrivons yn pour03B3~n :
- d’un côté,
l’hypothèse (i)
nous assure que le terme degauche SK~
est annulépar ’Yn - 1 dès que n est assez
grand,
et que de ce fait il estsemi-simple
en-yn -
1, quel
que soit n.- de
l’autre,
lequotient C’K~/C’03B3n-1 K~ s’interprète
par la théorie des genrescomme le groupe de Galois
Gal(Kcd
flKabn/K~)
attaché à lapro-~-extension
abélienne maximale de
Kn qui
est non ramifiépartout
etcomplètement décomposée
auxplaces
sauvages surK~;
etl’hypothèse (ii)
revient à affirmerque le
polynôme caractéristique
du terme de droiteCKoo
estétranger à -y -
1(resp.
’Yn -1).
Ce résultat nous conduit ainsi à la définition suivante:
DÉFINITION
7. Nous disonsqu’une zi-extension K~
d’un corps de nombres estarithmétiquement semi-simple lorsqu’elle
satisfait les deux conditions de laProposition
6.Cela
posé
nous avons:THÉORÈME
8. SiK~
est uneZ~-extension cyclotomiquement ramifiée
d’un corps de nombresK,
lapro-~-extension
abéliennecyclotomiquement ramifiée
maximaleKcr de K est exactement la
pro-1-extension
abélienne maximale de Kqui
est nonramifiée
surK,,..
En
particulier,
siGal(Kcr/K)
est de rang 2(autrement
dit si K admetau
plus
deux:;lf-extensions cyclotomiquement ramifiées qui
soient linéairementindépendantes),
les:;lf-extensions cyclotomiquement ramifiées
de K sont arith-métiquement semi-simples
si et seulement si Kvérifie
leconjecture
de Gross(pour
le nombre
premier 1).
Preuve.
Lorsque Gal(Kcr/K)
est de rang1,
le corps K admet uneunique Z~-extension cyclotomiquement ramifiée,
à savoir lacyclotomique Kc,
et celle-ci vérifie alors trivialement la
conjecture
deGross, puisque
lapro-1-extension
abélienne maximale
Klc
de Kqui
estcomplètement décomposée
sur Kc étantcontenue dans
Kcr,
elle est donc dedegré
fini sur Kc.En dehors de ce cas
particulier,
Il admet desZ~-extensions cyclotomiquement
ramifiées
K~
distinctes de lacyclotomique
Kc. Celles-ci sont infiniment ramifiéesaux
places
sauvages et contenues dans Kcr. Parsuite,
pourchaque place
1 de Eau-dessus de
~,
le groupe d’inertieIl(Kcr/K), qui
estprocyclique,
rencontretrivialement
Gal(Kcr/K~),
cequi signifie
que Kcr est non ramifié en 1(et
doncpartout)
surK~,
et elle est évidemment maximale sous ces conditions(sans quoi
nous
pourrions
lagrossir
en une extension N abélienne sur li( et non ramifiée surKcr,
donc finalement surKc).
Ainsi, lorsque Gal(Kcr/K)
est de rang2,
laconjecture
de Gross(pour
lecorps K
et le nombrepremier ~) qui
affirme que la sous-extension maximaleKlc
de Kcrqui
estcomplètement décomposée
sur Kc est dedegré
fini surKc,
revient à
postuler qu’il
existe au moins uneplace
[ de K au dessus de 1qui
n’est pas infiniment
décomposée
dansKcr/Kc,
autrement dit dont le groupe dedécomposition Dl(Kcr/K)
est d’indice fini dansGal(Kcr/K).
Pourchaque
zi- sous-extensionAoo
deKcr ,
laplace
est donc finimentdécomposée
dans Kcr/K~.
et la sous-extension maximale de Kcr
qui
estcomplètement décomposée
surK~
est en
particulier
dedegré
fini surK~,
comme annoncé.REMARQUES. (i)
Sous laconjecture
deLeopoldt,
laproposition
4 montre que la condition rgGal(Kcr/K)
= 2 alieu,
pour K extensionquadratique
totalementimaginaire
d’un sous-corpsh’+
totalementréel, lorsqu’il
existe exactement uneplace
deK+
au-dessus de 1qui
sedécompose
dansKIK+ (cf.
Cor.5).
(ii)
Si rgGal(Kcr/K)
est strictementplus grand
que 2, la condition de semi-simplicité
pour uneZ~-extension cyclotomiquement
ramifiéeK~
de K revient àaffirmer que les restrictions à
Gal(Kcr/K~)
des sous-groupes dedécomposition Dl(Kcr/K)
attachés auxplaces
sauvagesengendrent
un sous-module d’indice fini deGal(Kcr/K~).
Laconjecture
de Grosspostule
que c’est vrai pourK~ = KI,
mais nepermet
pas de conclure en dehors de ce cas, sanshypothèse
sup-plémentaire.
Bien
entendu,
le résultat ci-dessusparait trop
restrictif pourpermettre
d’avancerune
conjecture
suffisammentgénérale, puisque l’hypothèse
faite(rg Gal(Kcr/K) 2) implique
des contraintes sévères surl’arithmétique
des extensions étudiées.Aussi n’est-il pas inutile d’examiner avec une attention
particulière
le casabélien,
pourlequel
lesconjectures ~-adiques
standards(Leopoldt
&Gross)
setrouvent satisfaites en vertu du théorème de Baker-Brumer
(cf. [Br]).
4. Etude du cas absolument abélien.
Dans ces dernières
sections,
Kdésigne
désormais un corps de nombresimaginaire
absolument
abélien, Il+
son sous-corps réelmaximal,
et A =Gal(K/Q)
songroupe de Galois.
Pour des raisons de commodité
technique,
nous supposons que ledegré
d =[K: Q]
de K estétranger
à 1 et,plus précisement,
quel’exposant
du groupe abélienA divise ~ - 1, autrement dit que
l’algèbre Sadique
dugroupe A
estproduit
directde d
exemplaires
de Z~:les
idempotents primitifs
attachés à cettedécomposition
étant indexés par le groupe 0394* des caractères~-adiques
irréductibles du groupeA,
et donnés par la formule:Pour
chaque place
p deQ, désignons
parAp
le sous-groupe dedécomposition associé,
notonsOp
={~ ~ 0394*|(~(0394p)
=1}
sonorthogonal dans A*,
etécrivons:
l’induit à A du caractère de la
représentation
unité du sous-groupe0p.
Par exem-ple, lorsque
p est laplace
àl’infini,
il est commode de dire réels les caractères irréductiblesreprésentés
dans ~~,qui
prennent la valeur + 1 laconjugaison
com-plexe,
etimaginaires
les autres(i.e.
ceuxreprésentés
dans xrég -Xoo), qui prennent
la valeur -1 sur la
conjugaison complexe.
Le résultat suivant est alors essentiellement bien connu
(cf. [J1]
ou encore[CK1]):
PROPOSITION 9. Avec les notations
ci-dessus,
le groupe de GaloisGal(Z/K)
dela
composée
Z desZ~-extensions
de K est unZ~[0394]-module projectifde
caractèreXrég - xoo + 1.
En d’autres termes, le corps K
possède
exactement(d/2)
+ 1Z~-extensions qui
sont absolumentgaloisiennes,
à savoir:(i)
Lacyclotomique
Kc,qui correspond
au caractère unité, et dont le groupe de GaloisGal(Kc/Q) ~
r x Aest
abélien, produit
direct du groupeprocyclique
r =03B3Z~ isomorphe
à Zi parun
exemplaire
de A.(ii)
Lesd/2 Z~-extensions K03C9,
indexéespar les
caractères1-adiques
irréductiblesimaginaires
deA,
et dont les groupes de GaloisGal(K03C9/Q) ~ r w 03C9 0394
sont
métaprocycliques, produits
semi-directs d’un groupeprocyclique 039303C9
=03B3Z~03C9 isomorphe
à Z~ par unexemplaire
de A avec les relations:Preuve
(d’après [J1]).
Comme nous sommes intéressés que par les caractères desZ~[0394]-modules étudiés,
nous pouvons raisonner à un finiprès
enremplaçant
Z par lapro-~-extension
abélienne ~-ramifiée maximaleKir
et Il par la sous-extensionnon ramifiée Knr de
K~r,
i.e.Gal(Z/K)
parGal(K~r/Knr) ~ U/03B5~ (cf.
Sect.1,
rem.(iv)).
Cela étant, le caractère du groupe des unités semi-locales*Ul
est lecaractère
régulier
xrég; et celui del’image CI
=s~(03B5)
du tensorisé S =Z~~Z E
dugroupe des unités
globales
est ~~ - 1 en vertu du théorème dereprésentation
deHerbrand et du fait que la
conjecture
deLeopoldt
est ici vérifiée. D’où le résultatannoncé.
Considérons maintenant les
(d/2)
+ 1Z~-extensions
ainsiobtenus,
et comparonscelles
qui
sontcyclotomiquement
ramifiée(au
sens de la définition1)
et cellesqui
sont
semi-simples (au
sens de la Définition7).
Hormis le casspécial
où le sous-corps réel
K+
n’admetqu’une
seuleplace
sauvage, larépartition
des extensionsK03C9
est en fait extrêmementsimple, puisque
les résultats de[J2]
et de[Ki]
peuvent êtrecomplétés
comme suit:THÉORÈME
10. Soit K un corps abélienimaginaire d’exposant
divisant ~ - 1, dont le sous-corps réel maximalK+ possède
au moins deuxplaces
sauvages(autrement
dit tel que laplace
~ admetteaffectivement
de ladécomposition
dansK+ /Q). Alors pour chaque
caractère~-adique imaginaire
irréductible ca du groupe A =Gal(li7/Q), la
nature de la Z~-extension absolumentgaloisienne
associée.Kw
est
gouvernée
par l’alternative suivante:- ou bien 03C9 divise X~, et l’extension
K03C9
estcyclotomiquement ramifiée
etarithmétiquement semi-simple.
- ou bien w ne divise pas ~~, et
K03C9
n’est nicyclotomiquement ramifiée
niarithmétiquement semi-simple.
REMARQUES. (i)
Ledegré
du caractère dedécomposition
Xl est le nombres =
s+
+ s- deplaces
sauvages dansK;
laquantité s+
=deg~+~
mesure lenombre de
places
sauvages dansK+,
et laquantité
s- -deg~-~
le nombre deplaces
sauvages deK+ qui
sontdécomposées
par laconjugaison complexe.
Dansle cas
spécial s+
=1,
on a s- = 1 et Kpossède
donc auplus
uneZ~-extension
absolumentgaloisienne cyclotomiquement
ramifiée en sus de lacyclotomique
Kc.Elle est
arithmétiquement semi-simple
en vertu du théorème 8.(ii)
laZ~-extension cyclotomique Kc, qui correspond
elle au caractèreunité,
est évidemmentcyclotomiquement
ramifiée. Elle estégalement semi-simple
en vertudu résultat de
Greenberg (cf. [Gr]).
* Par caractère d’un
Z~[0394]-module
noethérien M, nous entendons le caractère duQ~[0394]-module
Qu oz, M. DeuxZ~[0394]-modules
notherien sont ainsi pseudo-isomorphes si et seulement s’ils définissent le même caractère.5. Démonstration du théorème énoncé
Déterminons d’abord le caractère du groupe de
galois Gal(Kcr/K)
de lapro-1-
extension abélienne
cyclotomiquement
ramifiée Kcr de K. Introduisons pour cela la sous-extension non ramifié maximale Knr de Kcr.D’après
le théorème2,
lathéorie
~-adique
du corps de classes nous donnel’isomorphisme:
où U£
=03A0il~ul
est le groupe des unitéssemi-locales, u*~
=03A0il~u*l
le sous-groupe des normes
cyclotomiques
dansu~,
et03B5~ l’image
semi-locale du tensorisé03B5 = Z~
0z E du groupe des unitésglobales. L’expression explicite
des valeursabsolues
Sadiques
montre alors queUt
est le noyau dansUl
de la norme localeN~ = 03A303C4~0394~03C4
=|0394~|03A3~~0394e~,
autrement dit que lequotient u~/u*~
est unZ~[0394]-module projectif de
caractère XI.Les
z i-extensions
de Kqui
sont absolumentgaloisiennes
etcyclotomiquement
ramifiées sur K sont ainsi exactement celles attachées aux caractères
~-adiques
irréductibles w de A
qui
sontreprésentés
dans Xi mais non dans X~ -1,
c’est-à-dire en fin de compte:
- la
cyclotomique Kc, qui correspond
au caractèreunité,
- et celles
métaprocycliques K,, qui
sont associées aux diviseursimaginaires de XI.
Reste alors à voir que celles-ci sont
semi-simples,
et que les autres ne le sontpas !
Introduisons pour celaquelques
notations: Faisons choix dans le sous-corps dedécomposition K0394~
de 1 dans .K d’ungénérateur E
d’unepuissance principale
nonnulle de l’un des idéaux [o au-dessus de
1,
et notons V =03B5Z~[0394]
leZ~[0394]-module multiplicatif engendré
par 03B5,puis V
=Z~~Z V
son tensorisé~-adique,
etVi l’image
de V dans
K ~
=03A0il~K l, qui
est donc un sous-moduleprojectif
de caractère XI.En
particulier, K ~
contientU~V~
comme sous-module d’indice fini.Cela
posé,
pourchaque
caractère£-adique
irréductible w deA,
unité ouimagi- naire,
et pourchaque place
[ de K au-dessus deî, désignons
parK03C9l
le sous-module fermé deK l
formé des normes locales en dans l’extensionprocyclique K03C9/K;
notons
Ufi = Kf’ n Ut
son sous-groupeunité;
et formons les groupes semi-locauxKw -
IIil~K03C9l
etUt
= IIil~u03C9l. Distinguons
alors deux cas suivant w divise XI ou non:LEMME A.
Supposons 03C9|~~ (i.e. K,,
CKcr).
Dans ce cas le sous-moduleV~K03C9~
est un
pseudo-hyperplan*
duZ~-module Kx.
Enparticulier,
les sous-groupes dedécomposition Dl(Kcr / Kw)
attachés auxplaces
au-dessus de 1 dans l’extensionKcr/K03C9 engendrent
un sous-grouped’indice fini
deGal(Kcr/K03C9);
de sorte quela
Z~-extension K03C9/K
est biensemi-simple
au sens de laDéfinition
7.* Par pseudo-hyperplan d’un Z~-module M nous entendons tout sous-module N tel que le quotient