C AHIERS DE
TOPOLOGIE ET GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE CATÉGORIQUES
M ARIO C HARTRELLE
Sur la catégorie des applications quasi-continues
Cahiers de topologie et géométrie différentielle catégoriques, tome 11, n
o2 (1969), p. 215-226
<
http://www.numdam.org/item?id=CTGDC_1969__11_2_215_0>
© Andrée C. Ehresmann et les auteurs, 1969, tous droits réservés.
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SUR LA CATEGORIE DES APPLICATIONS QUASI-CONTINUES
par
Mario CHARTRELLECAHIERS DE TOPOLOGIE ET GEOMETRIE D 1 F FER E LV T 1 E L L E
Vol. xr, 2
Introduction.
Les
quasi-topologies
s’introduisent d’une manière naturelledès qu’on
veut considérer de «bonnes» structures sur l’ensemble des
applications
continues entre deux espaces
topologiques quelconques [2].
Dans cetarticle nous allons étudier les
propriétés algébriques
de lacatégorie
P°des
applications quasi-continues
associée à un universU ,
et de son fonc-teur d’oubli
8
vers lacatégorie mo
desapplications.
Le
ler paragraphe
commence parrappeler
les définitions relativesaux
quasi-topologies (introduites
parKowalsky
sous le nom de Limesraûme[ 8 ])
et lespremières propriétés
de lacatégorie
P °[2].
Nous démontronsensuite que toute
quasi-topologie 7T
sur E E U peut être «universellement»plongée
dans unequasi-topologie séparée
et dans unequasi-topologie
com-pacte associées à U .
Le
2ème paragraphe
est consacré à l’étude de laquasi-topologie h (TT’, TT)
de la convergence locale[2]
sur l’ensemble desapplications quasi-continues
de 7T vers 7T’ . Nous montrons que celle-ci a despropriétés analogues
à celles[
3]
de latopologie
de la convergence compacte sur l’en- semble desapplications
continues entre espacestopologiques
localementcompacts
(à laquelle
elle s’identifie si 7T et 7T’ s’identifient à des topo-logies
et si 7T est localement compacte :(P°, h)
est unecatégorie
forte-ment
8-dominée [
5], 6-hyperdominée
et tensoriellement0-dominée [ 3 ] .
En
particulier
po est unecatégorie
cartésienne fermée au sensde [7],
et
(P 0 , ê)
est uncouple complet
fermé selon[1] (résultat implicitement
admis dans la dernière
phrase
de[
1] ) .
Les notations et la
terminologie
sont celles de[ 4 ] .
1 .
Quasi-topologies.
Soient E un ensemble et
(F(E), C)
la classe locale de tous les filtres sur E ordonnée par la relation d’inclusion.On
appelle
idéal deF(E)
un filtre de( F ( E ) , C ) .
c’est-à-direune
partie
1 deF( E )
saturée par co-induction( F E 1
et F C F’ entraî-nent F’
E 1 )
et telle que, si F E 1 et F’ E I, alors FA
F’ E 1(en
notantF
A
F’ le filtre intersection dont les éléments sont les ensembles Au A’,
où A E F etA’ £ F’).
Si
( E’ , f , E )
est uneapplication
et F un filtre sur E , on notef F
le filtre sur E’
engendré
par1 ( F ).
1. DEFINITIONS.
a)
Onappelle quasi-topologie
sur E uneapplication
7T de E dans l’ensemble des idéaux deF ( E )
telle que le filtrex£
des ’sur-ensembles de xappartienne à 7T ( x )
pour tout x £ E.Si F
£ TT(x),
on dit que Fquasi-converge
vers x et on écritF 7Tx.
( E, TT)
estappelé espace quasi-topologique.
( b )
Laquasi-topologie 7T
estséparée si TT(x) A 7T (y
lors-que x
y.( c )
Pointpseudo-adhérent .
Ensemblepseudo-fermé : Soit ( E , 7T)un
espace
quasi-topologique.
Si F est un filtre surE,
telqu’il
existe unultrafiltre F’
qui
contient F etqui quasi-converge
vers x, on dit que xest un
point pseudo-adhérent
à F . Unepartie
E’ C E est ditepseudo- fermée (pour-7T)
si elle contient sespoints pseudo-adhérents,
i.e. lespoints pseudo-adhérents
à un filtreauquel appartient
E’ .d) Quasi-topologie
compacte : On dit quel’espace quasi-topolo- gique (E, TT)
estcompact
si tout ultrafiltre sur Equasi-converge,
si toutfiltre
qui
admet un seulpoint pseudo-adhérent quasi-converge
et si 7T estséparée.
e) On appelle application quasi-continue
untriplet (TT’, f, TT),
oùTT’ et 7T
P
sont des
quasi-topologies
sur E’ et Erespectivement,
et où(E’ , f , E)
est uneapplication
telle que F 7T x entraînef F TT’ f(x)
pourtout x E E . ’On pose :
PROPRIETES.
a)
Si 7T est unequasi-topologie
surE ,
l’ ensemble desparties
Vde E telles que V E
A TT(x)
pour tout x E V définit unetopologie T(TT)
sur E . Et tout filtre
quasi-converge ant
vers x dan s 7T converge vers xA
dans
T( 17 ) .
A A
b)
Si( 7T’, f, 7T)
est uneapplication quasi-continue, (T(TT’), f, T(7T))
est continue.
2. Soient U un univers et
P 0
l’ensemble des espacesquasi-topologiques (E , TT)
tels que EE U ,
PO lacatégorie
desapplications quasi-continues
entre éléments de
P 0
munie de la loi decomposition :
si,
et seulementsi,
7T’ = 7T’ .On identifie la
quasi-topologie
7T sur E à l’unitéiTT = (TT, i E , TT)
de po. En associant
( E’ , f, E )
à uneapplication quasi-continue (TT’, f, TT)
on définit un foncteur d’oubli
8
de po vers lacatégorie m 0
désappli-
cations associées à U . PROPRIETES.
[ 2 ]
a ) 8
est un foncteurd’homomorphismes
saturé.b )
P° est à 1-produits
pour tout 1 E U : Si(TTi)i £ I
est une famillede
quasi-topologies,
et si(Ei, TTi) £ Po
et 1 E U , laquasi-topologie produit est TT = TT TTi, quasi-topologie sur E = II E .
telle que l’on aitFTT(xi)i £ I si,
et seulementsi, pi F TTixi
pour tout i 6/, oùpi
est laprojection canonique
de E surEi.
Si77. est séparée (resp. compacte)
pour tout i
£ I,
il en est de même pour 7T.c) 8
est - -étalant : Si E’ CE,
la8-sous-structure TT/E’
de7T sur E’ est la
quasi-topologie
définie par F£(TT/E’)(x),
où xE E’ ,
si,
et seulementsi,
F 7T x(en appelant
F le filtreengendré
par F surE ) .
Onl’appelle quasi-topologie induite par 7T
sur E’ . Si 7T estséparée
(resp.
si 77 est compacte et E’pseudo-fermé), TT/E’
estséparée (resp.
compacte) .
Si 77 estséparée
et7T/E’
compact,alors
E’ estpseudo-fermé
Pour 7T -
d ) Les propriétés
b et c entraînent que6
est un foncteur à C · - limitesprojectives,
si C · est unecatégorie
et C £ U .Soit 77
le foncteur de P° vers lacatégorie Ï’
desapplications
continuesqui,
à uneappli-
cation
quasi-continue (TT’ , f , TT),
associel’ application
continue( r(7T, f, T-(TT)).
PROPOSITION. Le
foncteur T
admet uncoadjoint.
P R E U V E . Si T est une
topologie
sur E, on peut définir unequasi-topo- logie TT(T)
sur E comme suit :où
V ( x )
est le filtre desvoisinages
de x dansT,
pour tout x E E . Con- sidéronsComme on a Soit n’une
quasi-
topologie
surE’ ,
etf= (T, f, T(TT’))
uneapplication
continue. Montrons quef
se relève dans P’ en uneapplication quasi-continue unique
de 7T’vers
TT(T).
Si F’ est un filtre appartenant àF(E’)
tel queF ’7T’y,
alors F’ converge vers y pour
T(TT’). (T, f, T(TT’))
étantcontinue,
fF’
converge versf(y)
pour T. DoncfF’ quasi-converge
versf(y)
pour
TT(T),
par définition. Ainsif
se relève en uneapplication quasi-
continue f’ = (TT (T), f, 7T’ ).
D’autrepart fr
estunique, car on a f’ (y) =
= f(y )
pour tout y£ 8(TT’). Ainsi TT(T)
est uneT-structure
colibreassociée à T. Il s’ensuit
qu’il
existe unfondeur 77
de3"
vers P’adjoint
de T; à
l’application
continue(T’ 1 I, T),
il associel’application quasi-
continue
(TT(T’), f, TT(T)).
COROLLAIRE. Le
foncteur
7T admetpour adjoint.
Si 7T est une
quasi-topologie
et s’il existe unetopologie
T telleque
TT = TT (T),
on dit que 77s’identifie à
latopologie
T.3. En notant
P’ (resp. PO)
lasous-catégorie pleine
de Po formée desapplications quasi-continues
entre espacesquasi-topologiques séparés (resp. compacts),
on définit un foncteurinjection canonique (P°,
i ,Pos)
(resp. (P°, i, P°c)).
TH EOREME.
(PO,
i,Pos) (resp. (PO,
i,Poc)) admet
unadjoint.
A A A
P R E U V E . Soient U un univers tel que U C U et
U £ U ,
et(E , TT)
unespace
quasi-topologique
tel que E E U .1°)
On considère 1= {f £ P |f = (TT’, f, TT),
7T’séparé (resp.
7T’compact)}.
On
forme II f £ I J E I/3 ( f);
montrons que ce produit
est un élément
de
Poo,
en notant po lacatégorie
desapplications quasi-continues
asso-A A
ciée à ll. Pour
cela,
il suffit de montrer que l’ensemble Esous-jacent
àA A A A
7T
appartient
à U, ou encore, U étant ununivers,
que I E U . Or :Soit 7T’ une
quasi-topologie
sur E’E U;
on a 7T’£ a (E’),
en posant :On a E’
£{E’}; comme E’
E U , alors d’oùc’ est-à-dire
, on trouvecar Il s’ensuit -j P ar ailleurs
Comme U £ U , on a Donc
A A A A ^
ce
qui
entraîn e I £ U. Il ^en résulte E £ U, d’ où 7T EPo -
De
plus 77
estséparée (resp. compacte) , d’après
lapropriété
b.^
Pour tout
f
£ I, soitPIla proj ection canonique de 77
vers/3(f);
soit
f l’unique application quasi-continue
telle quep f o f = f. ~
2°)
Considérons le cas desséparés :
Soitf(E) = E C E ,
etTT = TT/E.
On a ainsi un sous-espaceséparé (E, TT)
de(E, TT). Î
estéquipotent
à un élémentE1
deU. Soit cp
unebijection
deî
surE1.
Prenons sur
E1 la quasi-topologie image
defi
par cp; notons7T 1
cettequasi-topologie
et cp =(7T,l
(pTT).
si i =(7T ,
i,il) désigne l’injection quasi-continue canonique
et7T )
la restriction def
à(E -7T
on a
f
== x o/".
Soit J =
çpo7. j
estquasi-continue
et,7T
étantséparé,
sonimage TT1
par cp estséparée. Donc j
£ I.Si
f = (TT’, 7T) El,
considéronsf’
=Plo
io cp-1;
on af,
e P etSi
f"
E P est telle quef" o j - f’ o J ,
on trouve :Comme r
est unesurjection
surE , f
est unépimorphisme;
doncet, cp étant une
bijection,
on af’ = f’.
Ainsi(E1, TT1)
est un(P’, i, P’)-
obj et
libreengendré
par(
E,7T
3°)
Considérons le cas des compacts.Soit E la
pseudo-adhérence
def(E). (E, TT)
étant compact,(F,TT/E) = (E, TT)
est compact.soit Il
= {E
EÛ |E équipotent
à un élément deU}.
Alors Il est un universauquel appartient
E =f(E).
Si x E E, il existe un filtreFx qui quasi-converge
vers x pour 7T etauquel appartient
E . Choisissons untel
filtre,
et notonsF
le filtre induit par F sur E .L’application
x ->Fx
de E dans
F(E)
est uneinjection,
laquasi-topologie
7T étantséparée
et
Fx quasi-convergeant
vers x. Donc Ê estéquipotent
à unepartie
deF(E).
CommeF(E)CP(P(E))£U,
il s’ensuit E£ U,
de sortequ’il
existe une
bijection cp
de E sur un élémentE 1
de U. Soitii 1
laquasi- topologie image
de 7Tpar cp, et cp= (TT1, cp, TT).
Alors(E l’ 77
estcompact,
puisque
c’estl’image
par labijection cp
d’un compact, etË 1
estla
pseudo-àdhérence
pour77
decp(E).
SoientJ
=Yo f,
en notantf la
restriction de
f
à(E , 7T),
et i =7T, t , 7T
Ona j
E 1 - Soitf
=(TT’, 7T E I;
on obtient
f’ o j
=f ,
en posantf’ = p f o i o cp-1.
Sif" o J = j’ o j ,
il existeun noyau n de
(f" , f’)
dansP°
c’estl’application injection quasi-continue
de ( E 2 , TT2)
dans(E1, TT1),
avec^
~
-
E
2 contient J (E) = cp (E).
Deplus
il estpseudo-fermé
dans7T,;
eneffet,
si F est un filtre surE 2 tel
que F677 ( x ),
où xappartient
à lapseudo-adhérence E 2
deE 2 ,
on a1
· t étant
séparée, 1’(x) = f"(x),
donc x£ E2 c’est-à-dire E2 = E 2 .
Ilen
résulte E2 = E1,
et par suitef’ = I". Ainsi (E1, TT1)
estun (P°, i , P°c )-
objet
libreengendré
par(E, TT).
Le théorème en résulte.2. Quasi-topologie de la
convergencelocale.
Soient U un
univers,
et 7T et 7T’ deuxquasi-topologies
sur E £ Uet E’ E U
respectivement.
Si G est un filtre sur E’o M
o E et F un filtresur E
(où mo
est lacatégorie
desapplications
associées àU ) ,
les en-sembles
B(A) = U f(A) où B £ G , A £ F, engendrent
un filtre sur E’ ,E B
’
^
noté G F . Si G est
un
f iltre sur 7T ’ o P o 7T , on p o s e G F =e ( G ) F .
P ourtout
f
E 7T ’ o P o 7T , soitÀ. ( f )
l’ en semble des f iltres G sur 7T ’ o P o 7T tels que, pour tout x E E et tout FE 7T ( x ) ,
on ait G F e 7T ’(f( x)).
1. D E F IN IT IO N .
L’application 1 4 h(f)
définit unequasi-topologie
sur7T’ o P o 7T, notée
h(TT’, TT), qui
estappelée quasi-topologie de
la conver-gence locale
[2 ].
PROPRIETES.
[ 2 ]
a)
Si 7T ’ estséparée, h(TT’, TT)
estséparée.
b) Si 7T’
et 7T s’identifient à destopologies
T’ et Trespective-
ment et si T est localement compacte, alors
h(TT’ , TT) = h (T’, T )
s’iden- tifie à latopologie
de la convergence compacte.2 . Soient E E U et 7T une
quasi-topologie
sur E . SoitX 7T
le foncteur de po dans , P°qui
à h E P associe h XiTT, où iTT
estl’application quasi-
continue
identique
de 7T vers 7T .TH E O R E M E . Si
(E’, 7T ’)
est unespace quasi- topologique, la quasi-topo- logie h(TT’, TT) est un XTT -objet
colibre associé à 7T’,le XTT -coprojecteur
^ ^ ^
correspondant
étantnTT (TT’) = (ih (TT
, TT)’v),
où8 ( v )
estl’application v : ( f , x ) -> f ( x ) de (TT’ o P o TT) x E
dans E’. SiCTT
est lefoncteur
co-adjoint
deXTT
associé- à1)7T [4],
on a :ê ( C 7T ( h ))
=Hompo( h , iTT)
pour h E P .
PREUVE.
a)
Montrons[2]
que v définit uneapplication quasi-continue v
dek
(TT’ , TT)
x 7T vers 7T’. Soient G un filtre sur TT’ o P o 7T tel que Ge X ( f )
et F un filtre sur E tel que F
£ TT (x).
Le filtre v G X F estengendré
par l’ensemble des classesB ( A )
=U f(A),
où A E F et B EG;
il est doncfEB
identique
au filtre G F . Pardéfinition
deÀ( f)
on a G F£ TT’ (f(x)),
^
c’est-à-dire
v G x F £ TT’ (v (f , x)). Donc v E P.
b ) Soient (E1, TT1)
un espacequasi-topologique
et g uneappli-
cation
quasi-continue
deTT1
x 7T dans 7T’ . Soitg’ l’application
de E 1dans 7T’ o P o 7T associant à
x1 £ E1 l’application quasi-continue gx
1
de
7T vers 7T’ telle que
gx 1 (x) = g (x1, x)
.Montrons[2]
queg’définit
uneapplication quasi-continue g’
deTT1 vers h(TT’ ,TT).
SoientF 1
un filtresur
E1
tel queF1 £ TT1(x1)
et F un filtre sur E tel que F£ TT (x).
Le filtreR( F 1 X F)
estengendré
par l’ensemble des classesg( B 1
XA ) ,
oùB1 £ F1 et A £ F.
Commeles filtres sont
identiques. Puisque g
estquasi-
continue,
on a c’est-à-dired’où et par
conséquent g’
existe.c )
On a ain si :c’est-à-dire alors
et par suite
g" = g’.
Ceci prouve que(ih(TT’ TT)’ v) est un XTT -coproj ec -
teur
(résultat
énoncé dan s[3], complément
1 p.208) .
d)
SoitC7T
le foncteurcoadjoint
deXTT. Supposons
deplus
quel’on ait
(
et soit Si h est uneapplication quàsi -continue
de 7T " vers 7T ’ ,l’ application quasi-continue
C7T (h)
deh(TT" , TT)
dan sh(TT’, TT)
est cel lequi,
àf’ E(TT"oPoTT),
fait
correspondre l’application quasi-continue
de 7T vers 7T’ tqui
associeh o f’ (x)
à x E E . On a donc8(CTT(h))
=Hom po (h , iTT).
C O R O L L A I R E 1 . Soient
( E , 7T ), (E1, TT1), ( E’ , TT’)
desespaces quasi- topologiques.
Uneapplication f de E 1
X E dans E’ estquasi-continue
deTT1xTT
vers TT’ si, et seulement si,([
2]
et[
6])
a)
Pour tout x 1 £ E 1l’application
x 4f(
x1, x) définit
une-appli-
cation
quasi-continue fx1
de 7T vers 17’.b) L’application x 1 -> fx
1
est
quasi-continue
deTT1
dansh (TT
’,7T
COROLLAIRE 2 . Si
(E,7T)
et(E’, 17’)
sont desespaces quasi-to polo- giques, h(TT’, TT)
est la moinsfine
desquasi- topologies 7T
sur 7T ’ o P o 7Ttelles que
l’application
v :( f , x ) -> f(x) définisse
uneapplication quasi-
continue
de ir
x 7T vers TT’[2].
PROPOSITION. Soient
( E, TT)
et(Ei, TTi) pour
tout i E 1 desespaces
quasi- topologiques.
Si( E’ , TT’ )
estl’espace quasi-topologique produit
de(( E i, TTi)) i £ I), l’application définit
unquasi-homéo-
morphisme
de versP R E U V E. Soit
pila projection canonique
de E’ versEi,
pour tout iE 1,
et
q1
i celle de sur . L’inverse de labijection
w est
l’application
, Soit G un filtre sur L.On a
si,
et seulementsi,
c’est-à-dire
si,
et seulementsi,
pour tout x E E et tout on a. Or ceci
équivaut
à(
carou encore à ce
qui signifie
Ainsi w définit un
quasi-homéomorphisme.
3. TH E O R E M E . Il existe une
catégorie 8-fortement
dominée(P°, À),
oùÀ
est le
foncteur
de P° x P° vers P°qui
à(7T’, 7T)
EPoo
XPoo
associeh(TT’, 7T).
Deplus (P 0, À)
est unecatégorie 6-hyperdominée
et tensoriel-lement
ê-dominée
en tout 7T EPÔ.
0
R A P P E L S.
Soient q
un foncteur d’unecatégorie
K . versmo
et H ’ unecatégorie.
1°)
Si D est un foncteur de H. X H *(où
H * est la duale deH ’ )
vers K ’ tel que q o D =
HomH . ,
on dit que( H ’ , D)
est unecatégorie
q - dominée[4].
Si deplus
pour touttriplet ( e" ,
e’ ,e)
d’unités de ff ’ il existe un élément k de K ayant pour source unproduit s
de( D ( e", e’ ), D ( e’ , e ))
dansK · ,
pour butD ( e" , e )
et tel queq ( k )
soitl’application (j’, f)-> j’o j
de e".H.e’ X e’.H.edans e".H.e,
on dit que(H’,D)
est
fortement
q -dominée[5 ] .
2°) Si (K ’ , D’)
est unecatégorie q -dominée
et H ’ une sous-catégorie pleine
deK ’ ,
on dit que(H . , D’ )
est unecatégorie q-hyper-
dominée
3 ] si,
pour touttriplet ( e" ,
e’ ,e)
d’unités deH.,
il exi ste unélémen t k de i tel que
q(k)
applique f
surHom K.(e" , f).
3°)
Soient(H · , D)
unecatégorie q -dominée,
et e une unité deH ° j
nous noteronsD ( . , e )
le foncteur de H . vers K * associant D( f , e )
à
1 EH.
On dit que(H ., D)
est unecatégorie
tensoriellementq-dominée
en e si c’est une
catégorie q-dominée,
et s’il existe un foncteurXe
deK . vers
H. ,
ditfoncteur produit
tensoriel par e, vérifiant les conditions suivante s :1) D(., e )
est un foncteurcoadjoint
deX e ;
soit ql’application
associant à e’
£ H.o
lecoprojecteur n(e’) = (D ( e’ , e), je’) qui
sert àdéfinir D
( . , e ) .
2)
Si s’£ K.o
et e’£ H.o,
il existe un inversible k de K . de sourceD(e’, Xe(s’)),
de butD(D(e’, e), s’)
tel queq(k)
soit labijection n e’s,
associantà g l’unique g’ vérifiant j e,. X e ( g’ ) = g.
DEMONSTRATION DU THEOREME.
A)
Soient(E, TT),(E’, TT’),(E’,TT")
des espacesquasi-topolo- giques
appartenant àPo .
Montrons(voir [2]
et[6])
quel’application
k :
( f’ , f) -> f’
of est quasi-continue
deh(TT" ,TT’) x h (TT’ ,TT)
versh(TT",TT).
Soient et
Pour tout x E E et tout F
E 7T(x ),
on a (Puisque
on trouve c’est-à-dire (
B )
Soient etL’application
cons-tante sur
(g, f)
définissant uneapplication quasi-continue
deh(TT’ , TT)
vers , il résulte de A que
l’ application ,
définit une
application quasi-continue À (g, f)
deh (TT’, TT)
versÀ (TT’1, TT1).
Le foncteur
8
étantfidèle,
il s’ensuit que(P 0 , À)
est unecatégorie 8-
dominée et,
d’après A ,
unecatégorie
fortement8-dominée [
5] .
C) De
lapartie
A et du corollaire1,
on déduit que,si TT, 7T
et 7T " sont trois
quasi-topologies, l’ application f -> Hom po (TT" , f)
défi-nit une
application quasi-continue k’
deh(TT’ , TT)
versh(h(TT" , TT), h(TT", TT’)). Donc (Po , h)
est unecatégorie Ô -hyperdominée.
D)
Soit 7TE Pô .
Montrons que(PO, À)
est unecatégorie
tensoriel-lement
ê- dominée
en 7T . On et vuqu’il
exi ste un foncteurX1T
de P° verspo tel que
XTT (h) = h x iTT
pourtout hEP 0,
et que ce foncteur admet h(.,iTT)
pourcoadjoint.
Donc lalère
condition est vérifiée.Soit
TT’£ Poo
unequasi-topologie; 7T’ engendre
unXTT -obj et
colibreh (TT’ , TT),
lecoprojecteur correspondant
étantnTT ( 7T
Soient 7T "
E P.
unequa-si-topologie
ety 1 a bi j ec tion de TT’ o P o (TT" x TT)
sur
X (TT’ , TT) o
P o7T"qui, à g £ TT’ o P o TT" x TT,
associel’unique appli-
cation
quasi-continue g’
de 7T " versh (TT’, TT)
vérifiantv o XTT(g’) = g.
Pour montrer que
(P 0 , À)
est tensoriellement8-dominée
en TT, il suffit de prouver que y définit unquasi-homéomorphisme
deh(TT’ , TT" x TT)
versÀ ( X (TT’ , TT), TT"), Or g’ = cp (g)
estl’ application
associant à x" E8 (TT") l’application quasi-continue gx" : x -> g(x" , x)
de 7T vers 7T’ . Soient Gun filtre sur 7T’
o P o (TT"xTT),
F un filtre sur8(TT)
et F" un filtre sur8(TT").
Le filtreG( F"XF )
estengendré
par l’ensemble desni A"’
XA) =
on a
Or l’ensemble des où , en-
gendre
le filtre Donc On asi,
et seulementsi,
(c’ est-à-dire
d’ après
cequi précède si,
et seulementsi,
pour tout . Or cette condi-
tion
équivaut
à pour toutdonc aussi à Ceci prouve que cp définit
un
quasi-homéomorphisme
de surREMARQUE. Comme po est une
catégorie
àproduits
finis et admettantpour élément final
l’unique quasi-topologie
sur un ensemble{x}
à un seulélément,
il résulte du théorème 2 que po est unecatégorie
cartésienne fermée au sens de[7].
On peut en déduire que(P° , h)
estê -hyperdo-
minée en utilisant les résultats de
[
7] . B ibl iograph ie.
[1]
P. ANTOINE, Etude élémentaire des catégories d’ensembles structurés,Bull. Soc. Math.
Belgique,
XVIII, 2 et 4 ( 1966 ), p. 142 et 387.[2]
A. BASTIANI, Applications différentiables et variétés de dimension infinie,Journal d’Analyse
Math. Jérusalem 13 (1964), p. 1.[3]
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[4]
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C. EHRESMANN, Catégories structurées généralisées, Cahiers deTopo.
et Géo.
di f f,
X, 1 (1968), p. 139.[6]
C. EHRESMANN, Catégories topologiques III,Indag.
Math. 28 , 1 (1966)[7]
EILENBERG-KELLY, Closed categories, Proc.Conf.
onCategorical Algebra,
La Jolla 1965 , Springer.[8]
H.J. KOWALSKY, Limesraûme und Komplettierung, Math. Nachr. 12, 1954, p. 301.M. CHARTRELLE 29 , rue de Beauvais 80 - AMIENS