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Mines Maths MPSI 2009 — Corrigé

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Academic year: 2021

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c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 1/27

Mines Maths MPSI 2009 — Corrigé

Ce corrigé est proposé par Sophie Rainero (Professeur en CPGE) ; il a été relu par Denis Conduché (ENS Ulm) et Vincent Puyhaubert (Professeur en CPGE).

Ce sujet est composé de deux problèmes indépendants, l’un d’analyse et l’autre d’algèbre, chacun abordant de nombreux points du programme de première année.

• Le problème d’analyse est constitué de quatre parties globalement indépen- dantes. Dans la première, on effectue une classique étude de fonction : variations, branches infinies, tracé de courbe, développement limité. Dans la deuxième, on résout une famille d’équations différentielles en faisant un raccordement de solutions. La troisième partie consiste en l’étude de deux suites définies impli- citement. Enfin, la quatrième partie propose d’étudier et de tracer une courbe paramétrée.

• Le problème d’algèbre, plus long et plus difficile, porte principalement sur les polynômes. Après avoir déterminé les racines d’un polynôme de degré 2, on étudie deux hyperboles définies à l’aide de ce polynôme, pour lesquelles on trouve des équations réduites par la méthode de Descartes. Puis on définit un endomorphisme du C-espace vectoriel C[X] des polynômes à coefficients complexes faisant intervenir la division euclidienne. Dans un premier temps, cette application linéaire est étudiée dans des cas particuliers (recherche de sa matrice, de son image, de son noyau). On s’intéresse ensuite à la structure de son noyau dans le cas général. La dernière partie de ce problème est consacrée à l’étude d’un produit scalaire.

L’intérêt principal de cette épreuve est d’aborder de nombreuses notions du pro- gramme de MPSI : elle constitue donc un excellent outil de révision. On peut cepen- dant regretter un manque apparent de concertation entre les concepteurs de l’épreuve commune et ceux de cette épreuve spécifique, dont la conséquence est une ressem- blance très forte entre les deux sujets (courbes paramétrées, équations différentielles avec raccordement de solutions, suites définies implicitement dont on détermine des équivalents, hyperboles équilatères...). À part la quatrième partie du deuxième pro- blème, ce sujet est extrêmement calculatoire.

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(2)

c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 2/27

Indications

Problème 1

6 Mettre l’équation différentielle sous forme résolue.

7 Chercher une solution particulière constante.

8 Raisonner par analyse-synthèse en utilisant le résultat de la question 7.

12.c Utiliser la croissance stricte de la fonctionfn+1et les résultats des questions 10 et 12.b.

13.b Déterminer deux limites différentes pour la suite de terme généralnln(un) à l’aide des questions 12.d et 13.a.

14.b Étudier la limite quandt tend vers+∞du quotienty(t)/x(t).

14.c Former des développements limités à l’ordre 3 des fonctions t 7→ x(t) et t7→y(t)au voisinage de1.

Problème 2

17.b.ii Effectuer un changement de repère pour reconnaître une hyperbole équilatère.

21 Utiliser la question 16.b et exprimer les racines carrées de 2 i.

23 Le déterminant def3est égal à celui de sa matrice dans la base(1,X,X2,X3) deC3[X].

25.b Penser au théorème du rang afin de connaître la dimension de Im(f3).

30.a Que peut-on dire d’une partie non vide de N?

30.b Effectuer la division euclidienne deP1parP0et démontrer par l’absurde que le reste est nul.

30.c Procéder comme à la question 30.b.

31 Utiliser la question 25.a.

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c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 3/27

Problème 1

I. Étude d’une fonction

1 La fonction x 7→ −x2 est de classe C sur R à valeurs réelles, la fonction ex- ponentielle estC sur R donc, par composition, la fonction x7→ exp(−x2) est de classeC surR. On en déduit par produit puis différence que f est de classe C surR. En particulier, elle est dérivable surRet, pour tout réelx,

f(x) = 3 ex2+ 3x(−2x) ex2

= 3 1−2x2 e−x2 f(x) = 3 1−√

2x 1 +√

2x e−x2 La dérivée def s’annule ainsi en−√

2/2et en√

2/2. De plus,

∀x∈R f(x)>0 ⇐⇒ x∈

#

√2 2 ;

√2 2

"

Par conséquent,

La fonctionf est strictement décroissante sur les intervalles

∞;−√ 2/2

et √

2/2 ;+

et strictement croissante sur l’intervalle

−√ 2/2 ;√

2/2 .

Déterminons les limites def aux bornes de son ensemble de définition, c’est-à-dire en ∞ et +∞. Les croissances comparées des fonctions exponentielle et puissances permettent d’écrire

x→limxex2 = 0 et lim

x→+xex2 = 0

d’où lim

xf(x) =−1 et lim

x+f(x) =−1 On peut désormais donner le tableau de variation def.

x ∞ −√

2/2 0 √

2/2 +

f(x) − 0 + 0 −

f √ 2/2

ր ց

−1 −1 −1

f(x) ց ր

f −√ 2/2

où f −

√2 2

!

=−3√ 2 2 exp

−1 2

−1 =−3√ 2 2√e −1

et f

√2 2

!

= 3√ 2 2 exp

−1 2

−1 = 3√ 2 2√e −1 Téléchargé gratuitement surwww.Doc-Solus.fr.

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c Éditions H&K Publié dans lesAnnales des Concours 4/27 Précisons maintenant les branches infinies def. NotonsCf la courbe représenta- tive def. D’après les limites calculées précédemment et l’étude des variations def,

La droite d’équationy=−1est asymptote àCfen∞ et +∞; de plus la courbe est au-dessous de son asymp- tote en∞et au-dessus de son asymptote en+∞.

2 L’application f est de classe C sur R et y est donc en particulier deux fois dérivable. Pour tout réelx,

f′′(x) = 3 (−2x) e−x2 1−2x2

+ 3 e−x2(−4x)

=−6xex2 1−2x2+ 2

∀x∈R f′′(x) = 6xe−x2 2x2−3 Au voisinage de0, la fonctionx7→6 ex2 2x2−3

est de signe constant, stric- tement négatif. La fonctionf′′a donc le même signe que l’application identité et elle s’annule ainsi en0 en changeant de signe, ce qui signifie que

Le point deCf d’abscisse 0est un point d’inflexion.

Plus précisément,

∀x∈R f′′(x) = 6xex2 2x2−3

= 6xe−x2 √ 2x−√

3 √ 2x+√

3 On en déduit le signe de la fonctionf′′:

x ∞ −p

3/2 0 p

3/2 +

f′′(x) − 0 + 0 − 0 +

Les points de Cf d’abscisses −p

3/2,0 etp

3/2sont des points d’inflexion, f est strictement convexe sur les intervalles i

−p 3/2 ; 0h

et ip

3/2 ;+∞h et strictement concave sur les intervallesi

∞;−p 3/2h

et i 0 ;p

3/2h .

3 La fonctionf étant dérivable en 0, sa courbe représentativeCf admet au point d’abscisse0une tangente d’équation

y=f(0)x+f(0)

c’est-à-dire y= 3x−1

Étudions la position de la courbeCfpar rapport à cette tangente. Pour tout réelx, f(x)−(3x−1) = 3xex2−1−3x+ 1

= 3x(ex2−1)

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