• Aucun résultat trouvé

Recherche & Evalua-on Les 2 faces d une même pièce Uniformisons notre communication

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Recherche & Evalua-on Les 2 faces d une même pièce Uniformisons notre communication"

Copied!
46
0
0

Texte intégral

(1)

Uniformisons

notre communication Recherche  &  Evalua-on  

 Les  2  faces  d’une  même  pièce  

 

Robert  Cohen  

Unité  Court  Séjour  Pe/ts  Nourrissons   ACTIV-­‐GPIP-­‐AFPA  

 

(2)

Rien n’est jamais acquis en Pathologie Infectieuse

•  Nouveaux outils diagnostics

•  Nouveaux germes

•  Résistance aux antibiotiques des bactéries cibles du traitement

•  Impact écologique

–  Notamment résistance aux antibiotiques des bactéries des écosystèmes potentiellement pathogènes (ou non)

–  Mais pas que …microbiote

(3)

Rien n’est jamais acquis en Pathologie Infectieuse

•  Progrès méthodologiques

•  Prise en compte des guérisons spontanées

•  Importance des paramètres PK/PD

(4)

COHEN R, DANAN C, GESLIN P. Le Syndrome otite-conjonctivite chez l'enfant : à propos de 81 observations. Méd Mal Infect 1988 ; 10 bis : 553-557.

COHEN R, BOUHANNA A, GESLIN P, REINERT Ph.

Intérêt d'un test diagnostic rapide du streptocoque du groupe A (Quidel group A strep test) pour le management des angines. Méd Mal Infect 1988 ; 10 bis : 518-520.

(5)

Creuser son sillon de plus

en plus profond…

(6)

Les cons, ça ose tout, c’est même

à cela qu’on les reconnaît …

(7)
(8)
(9)

Groupe de Travail

sur les Anti-Infectieux

92-2011

(10)

Essais cliniques et antibiotiques une histoire en 4 époques

•  1

ère

époque : Le temps du cas clinique 1940 -1960

•  2

ème

époque : Le temps du tâtonnement 1960 – 1990

•  3

ème

époque : Le temps de la rigueur méthodologique à partir de 1990

•  4

ème

époque : Le temps du doute

(11)

Première époque

Au début tout est simple les comparaisons se font versus « rien »!

mise en évidence simple d’une efficacité

–  Pénicilline : cinq septicémies à staphylocoque

The Lancet août 1941

–  Pénicilline : une septicémie à streptocoque First use of Penicillin in the United States Fulton JF. Diary, 18, pp9-22, March 1942

–  Streptomycine : The use of streptomycin in acute miliary tuberculosis; report of a case.

Thompson JL Med Ann Dist Columbia. June 1946

(12)

Il suffit d’une seule bonne observation pour être convaincu de lactivité clinique

D’un nouvel antibiotique

-:-:-:-:-:-:-:-:-

Y. CHABBERT & J.F. ACAR

(13)

Deuxième époque

Avec le temps tout se complique

•  Outre la démonstration d’efficacité d'une nouvelle molécule,

•  Il faut montrer qu'elle fait :

–  aussi bien = analyse d'équivalence, ou plus exactement de

« NON INFERIORITE ».

–  ou mieux = démontrer une différence d'activité

que des molécules de référence

•  L'observation privilégiée, démonstrative devient l'exception

(14)

Deuxième époque

Beaucoup d'essais ne répondent pas aux questions posées

•  Dossiers d'enregistrement pou l'AMM de 8 molécules de 1989 à 1992

il y a eu 47 essais cliniques différents dont

seulement 34 (72 %) sont jugés utilisables

•  13 721 patients ont été inclus dont :

•  5502 (42,3 %) pour des bronchites aiguës

4376 (33,6 %) pour des poussées aiguës de bronchites chronique

•  2759 (20,1 %) pour des pneumopathies

•  au sein de ces pneumopathies il y avait 1308 patients évaluables (47,4 % des pneumopathies, et 9,5 % de l'ensemble des inclusions.

•  dont 366 pneumonies à pneumocoques (13,3 % des pneumopathies et 2,8 % des inclusions)

•  Pose la question de la qualité des diagnostics inclus

Un gros problème pour plus tard

(15)

Troisième époque

le temps de la rigueur méthodologique

- Formation

1ère édition 1963

4ème éd en 1993 1ère éd en 1994 1993

Initié par C. Chastang et B Régnier Puis par U593 (R Salamon) & CMIT

8 séminaires de 1992 à 2007

(16)

Troisième époque

Guidelines – Le temps des agences

FDA 1998 2001

EMEA 2004

Débats sur le design des

essais 2000-2010

(17)

•  Le standard indispensable c’est l’essai contrôlé, randomisé, prospectif, comparatif, multicentrique, en double aveugle, ayant des effectifs et des conditions de

réalisation garantissant la validité statistique des résultats.

•  Or succès habituellement > à 90% = démontrer pour une nouvelle molécule une supériorité en termes d’efficacité relève de l’impossible.

•  S’impose alors, l’essai d’équivalence, ou plus exactement l’essai de non infériorité.

•  Cet énorme progrès méthodologique va être à l’origine d’un véritable drame pour le développement des antibiotiques

Avec la rigueur méthodologique

On croit avoir tout compris

(18)

Avec la rigueur méthodologique On croit avoir tout compris

•  Démontrer que la nouvelle « merveilleuse » molécule est « non

inférieure » à celle de référence [de 40 ans d’âge] est une catastrophe pour le nouvel antibiotique.

•  La commission de transparence ne peut accorder d’ASMR (niveau 5), ce qui devrait conduire à un prix inférieur au produit de référence.

•  Et de toute façon (hors promotion commerciale souvent discutable), sur quels arguments imposer de nouvelles molécules

•  qui ne font pas mieux que les précédentes

•  dont les effets indésirables sur le long terme sont moins bien connus

(19)
(20)
(21)

Haemophilus influenzae :

Efficacité bactériologique des bêta-lactamases

5%

6%

16%

19%

37%

23%

Amoxicilline (ß+) n=16! 63%

Amoxicilline (ß-) n=71!

Cefaclor n=167!

Coamoxyclav n=58!

Cefuroxime n=51!

Cefpodoxime n=22!

Ceftriaxone n=75!

Cefixime n=66!

Éradication Echec

(22)

Haemophilus influenzae :

Efficacité bactériologique des macrolides

Erythromycin : n=20 Clarithromycin : n=15 Azithromycin : n=34

Erythromycin : n=20 Clarithromycin : n=15

Azithromycin : n=34 71%

80%

85%

(23)

S. pneumoniae (souches sensibles) : efficacité bactériologique des ß-lactamases

5%

6%

17%

16%

Cefixime : n=61! 26%

Cefaclor : n=129!

Cefpodoxime : n=24!

Cefuroxime : n=33!

Amoxicilline : n=188!

Ceftriaxone : n=32!

0%" 10%" 20%" 30%" 40%" 50%" 60%" 70%" 80%" 90%" 100%"

Cefixime : n=61!

Cefaclor : n=129!

Cefpodoxime : n=24!

Cefuroxime : n=33!

(24)

S. pneumoniae (souches sensibles) : efficacité bactériologique des macrolides

Erythromycin : n=15 Clarithromycin : n=12 Azithromycin : n=12

Erythromycin : n=15 Clarithromycin : n=12 Azithromycin : n=12

7%

(25)

S. pneumoniae (souches intermédiaires et résistantes) : efficacité bactériologique

13%

29%

21%

62%

100%

Azithromycin (R) : n=6!

Cefaclor (I) : n=29!

Cefuroxime (I) : n=19!

Amoxicillin (I) : n=14!

Ceftriaxone (I+R) : n=58!

0%" 10%" 20%" 30%" 40%" 50%" 60%" 70%" 80%" 90%" 100%"

Cefaclor (I) : n=29!

Cefuroxime (I) : n=19!

Ceftriaxone (I+R) : n=58!

(26)

Pharmacokinetics and pharmacodynamics of antibiotics in otitis media

Craig W. Ped Infect Dis 1996;15:255`

(27)

•  23 études, 3407 enfants

•  Pas de ≠, en terme

–  de cicatrices rénales à 6 ou 12 mois –  durée de la fièvre

•  Entre

–  Ab oral (amox-clav, céfixime, ceftibuten) –  IV 3 j à Oral 10 j)

–  IV 7 à 14 j

(28)

Paramètres PK/PD sériques

Amox Amox-clav TMP-SMZ Céfixime Ceftriaxone Genta Cipro Posologie 33 mg/kg/8

h

27 mg/kg/8 h 30mg/kg/12 h 8 mg/kg/12h 50 mg/kg/24 h > 5 mg /kg/24 h 15mg /kg/12 h

% de S 50 70 70 93-95 95 97 95

CMI 50 (mg/l) 4 4 0.5 0.250 0.06 0.5 0.01

C° sérique pic 12 10 50/2 2.5 190 20 4

T max 1 H 1 H 3 H 3,5 H 5.4 H 1 H 2 H

½ vie 1 H 1 H 10 H 3.3 H 8 H 2 H 6 H

Fixation Prot (%) 20 20 60 70 90 20 40

QI (Pic) 2 2 60 4 316 40 240

T>CMI 20 % 20% 100 % 80% 100% 100% 100%

(29)

Amox-clav

Amox-clav Posologie 27 mg/kg/8 h

QI (Pic) 2

T>CMI 20%

Antibiotic treatment for pyelonephritis in children: multicentre randomised Controlled non-inferiority trial

Montini. BMJ 2007;335:386.

(30)

Céfixime

Céfixime Posologie 8 mg/kg/12h

% de S 93-95

CMI 50 (mg/l) 0.25 C° sérique pic 2.5

T max 3,5 H

½ vie 3.3 H Fixation Prot (%) 70

QI (Pic) 4

T>CMI 66%

CMI 90 (mg/l) 0.5

QI (Pic) 40%

Céfixime d’emblée

C3G IV puis Céfixime Hoberman

Pediatrics 1999;104:79

n = 153 N = 153

Apyréxie 23,2 H 23,4 H

Pas de réinfection 86,3 % 87,6 % Absence de

cicatrice rénale

76,5 % 84,3 %

Bocquet

Pediatrics 2012;129:e269

61 58

Apyréxie 24 H 24 H

0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1

0   120  240  360  480  600  720  840  960  1080  1200  1320  1440  

(31)

Quand on voit en pathologie infectieuse ce type de résultat on doit se poser 3 questions

1.  Les études sont-elles de qualité suffisante ? 2.  Quel est le pourcentage de guérison

spontanée ?

3.  Nos critères PK/PD prédictifs d’efficacité

clinique sont-ils les bons ?

(32)

On attend des futurs antibiotiques ou de futurs schémas thérapeutiques

•  Une limitation de l’emploi aux seules BMR

•  Une démonstration adéquate de l’efficacité pour le traitement d’infections graves à BMR.

•  Eviter les situations où la prescription du nouvel antibiotique se ferait par « désespoir »,

•  Voire serait même une perte de chance

(33)

La décennie 2000 est celle des

«malentendus»

•  Mais avec une grande ambigüité des essais

–  Proposer des molécules actives sur des pathogènes classés comme BMR

•  Mais avec des indications larges dans des infections où ces BMR ne représentent qu’un effectif réduit

•  Et une validation où ni l’efficacité sur ces BMR, ni chez des malades graves n’est vraiment démontrée.

–  Est contre performant, alors qu’on doit s’orienter vers de nouveaux antibiotiques réservés au seul traitement d’infections à BMR

documentées.

•  Les RCP de nos nouveaux antibiotiques comportent trop de « réserves » sur des problèmes mal documentés lors de l’enregistrement.

(34)

On attend des futurs antibiotiques…

–  La monothérapie habituelle des essais peut être inopportune –  Il faut inventer de nouveaux essais de « stratégies

thérapeutiques »

–  Souvent non comparatifs et plus descriptifs où la validation statistique est moins satisfaisante.

(35)

Travailler sur:

•  Validation présomptive de l’efficacité sur des pré requis pharmacocinétiques/pharmacodynamiques

•  Des modèles animaux adaptés doivent être réhabilités :

•  démontrer l’efficacité dans des infections à germe sensible,

•  orientations sur l’efficacité in vivo dans des infections à germe résistant,

•  contribuer à déterminer les doses efficaces

.

(36)

Travailler sur:

•  Les infections incluses dans un essai devraient au mieux cibler un diagnostic précis, et des pathogènes résistants.

•  Ça veut dire qu’il faut si besoin organiser des essais, avec de petits effectifs, au diagnostic clinique et

microbiologique excellent

•  L’essai comparatif doit dans certains cas être

(37)

Plusieurs réflexions sont en cours

37

(38)
(39)
(40)
(41)
(42)

Les défis sont immenses

•  Il y aura de moins en moins d'études comparatives randomisées

–  elles coûtent très chères

–  pas de nouveau produit ou vaccin en pédiatrie –  concurrence internationale

•  (qq micro exceptions)

•  Les financements seront de plus en plus rares et difficiles à obtenir…

–  L'industrie désinvestit dans ces domaines

–  Les PHRC sont de plus en plus difficiles à obtenir et jugés par qui ???

–  L'Europe ???

(43)

Les défis sont immenses

•  C’est un devoir de réduire la consommation d’antibiotiques

–  Formation –  TDR

–  Règles de décision clinique

•  C’est inéluctable : on aura à prendre en charge de plus en plus souvent des infections dûes à des bactéries résistantes

•  Il n’y aura pas de nouveaux

–  Amox

–  Amox-clav

–  Céfotax-Ceftriaxone –  Méropénème

(44)

4 critères

•  Des investigateurs de qualité

–  motivés –  rigoureux

–  bien formés aux pathologies +++

•  Ne pas surcharger les investigateurs de travail

•  Une méthodologie adaptée

•  Des sujets innovants qui

assureront pour la revue où ils seront publiés un degré de

« novelties »...

(45)
(46)

•   Former 100 ou 200 pédiatres sur des pathologies définies

–  pas plus...le nombre n'ajoute rien

–  la qualité est plus importante que la quantité

•   Harmoniser (+++) les critères diagnostiques

et de prise en charge

•  Une dizaine (20 ?) pathologies infectieuses pédiatriques courantes

•  Se servir des données directement dans les

dossiers informatiques…

Références

Documents relatifs

Avec les itinéraires que je vous propose, les informations et les sites sont déjà sélectionnés pour vous, afin de vous permettre de réaliser rapidement et facilement le

Toutefois, avec une fréquence faible, ces modifications de l’ADN peuvent échapper aux systèmes de réparation.. Elles sont alors à l’origine d’une

Par le th´ eor` eme d’incidence, on en d´ eduit que (N C) et (M D) sont parall` eles donc CN M D est un parall` elogrammeb. Exercice 5 :

– Kanny G, J Allergy Clin Immunol 2005;115:S183.. Allergie croisée aux céphalosporines : rare mais possible.. 34. Et

[r]

Les lignées ainsi obtenues sont toutes identiques sauf pour la région où se trouve le gène Sm1 ; elles sont donc recombinantes pour cette région précise. Celle-ci étant de

Variété très précoce, Jokari montre une très bonne résistance à la rouille jaune, mais elle est assez sensible à la rouille brune.. Kereon a un potentiel dans

d’hypergain récemment mise au point pour faciliter les observations par faible luminosité, ce qui vous aide à observer plus clairement un hibou timide au crépuscule..