Situation économique et sanitaire de la pandémie de coronavirus dans l’Océan Indien au 14 août 2020 (n°22)
Madagascar
De nouvelles étapes pour le déconfinement progressif
Lundi 10 août
« Les Malgaches ne peuvent plus supporter un long confinement », a lâché hier Andry Rajoelina lors de son allocution à la Nation.
Des nouvelles mesures d’assouplissement des règles seront ainsi adoptées après les longs mois de confinement dans la région Analamanga et Alaotra Mangoro. Les districts d’Antananarivo ville,
d’Atsimondrano, d’Avaradrano et d’Ambohidratrimo et le district de Moramanga, vont ainsi entrer vers une phase de second déconfinement progressif.
Les horaires de travail sont prolongés jusqu’à 17 heures pour les secteurs publics et privés. Les fonctionnaires hormis ceux qui sont considérés comme personnes à risques doivent reprendre leur poste.
Le couvre-feu est maintenu entre 21 heures et 4 heures du matin.
Tout rassemblement de plus de cinquante (50) personnes est encore interdit et les lieux d’événements culturels ou sportifs restent fermés.
Le port du masque de protection reste toujours obligatoire et les contrevenants seront sanctionnés. Le calendrier des examens nationaux est maintenu mais les écoles restent fermées.
Les transports en commun restent suspendus tout comme le transport de dépouilles mortelles en dehors de la région Analamanga. - Les vols aériens domestiques sont encore suspendus.
L’entrée et sortie d’Analamanga restent interdites. Les barrages routiers sanitaires seront remplacés par des barrages sécuritaires où seuls les gendarmes assureront les contrôles. Aucun médecin ne sera plus présent sur les barrages routiers.
Pour les districts de Toamasina I, toutes les mesures de déconfinement partiel sont levées et le retour à la normale est annoncé. Pour les autres régions, considérées comme dans la phase de croissance de
l’épidémie, telles que Boeny, Itasy, Bongolava, Haute-Matsiatra, Betsiboka, Atsimo-Andrefana mais où les
cas de contaminations restent faibles, les mesures de confinement seront décidées par les centres régionaux
de commandement opérationnel (CRCO-Covid-19.) et les autorités locales.
https://www.newsmada.com/2020/08/11/reprise-du-tourisme-a-nosy-be-toutes-les-excursions-ne-
seront-pas-permises/
https://www.newsmada.com/2020/08/10/secteur-prive-la-reprise-des-activites-fortement-
sollicitee/
Ile Maurice
Cinq Mauriciens rentrent des Comores ce dimanche 9 août
7 août 2020
Les démarches de cinq Mauriciens travaillant aux Comores et qui cherchaient à rentrer au pays ont abouti.
Le gouvernement a accepté qu’ils affrètent un avion privé pour regagner le pays face à la grave crise sanitaire à laquelle font face les Comores.
Les cinq Mauriciens dont des professionnels de haut niveau sont attendus à l’aéroport de Plaisance à 14h00 ce dimanche. Ils rentrent par le biais d’un Beechcraft affrété au coût de quelque un million de roupies.
À la recherche du billet vert…
2 août 2020 .
La fermeture des frontières commence à avoir des conséquences financières concrètes sur l’île, on constate une pénurie de devises fortes en cash (outre l’euro, les dollars australiens mais surtout américains sont aussi très demandés) sur le marché.
La fermeture des frontières, et donc l’absence de touristes, mais également l’effondrement de la demande en Europe qui impacte le secteur textile, commencent à avoir des conséquences financières concrètes sur l’île. Car ces deux secteurs sont de gros apports de devises.
De fait, on constate une pénurie de devises fortes en cash (outre l’euro, les dollars australiens mais surtout américains sont aussi très demandés) sur le marché. Or la situation risque de perdurer jusqu’à au moins 2021. Car les grands pays émetteurs (européens) touristiques vont ralentir la fréquentation du pays. À preuve, les fameux « millenials » devraient revoir leurs façons de voyager en privilégiant les circuits courts… Quant au textile, dont le cycle de production se pense en saison, il attend un rebond sur le Vieux continent qui ne semble pas encore venir...
Cette pénurie de devises fortes semble ramener l’île, même si heureusement depuis les fondations économiques et financières de Maurice sont bien plus fortes, à la fin des années 80 où il y avait deux marchés du change : l’officiel et le marché noir ! Preuve de l'inquiétude de la Banque centrale, elle aurait de façon officieuse demandé aux établissements bancaires de l'île de privilégier les entreprises import/export dans les transactions de change.
D’ailleurs on observe déjà de curieux va-et-vient dans certains quartiers à Port-Louis, auprès de revendeurs mais surtout d’acheteurs du précieux billet vert et de la monnaie européenne.
Il ne manque plus que les rabatteurs dans la rue comme sur le continent africain ou à Madagascar !
La marée noire aurait pu être évitée
8 août 2020 | Par Jacques Rombi Triste spectacle que ces riverains qui nettoient le front de mer de Mahebourg à la main (prise de vue du 8 août). A l'arrière-plan à droite, l'épave du Wakashio. Photo J.Rombi
Ce n'est malheureusement que le début d'un drame écologique qui a commencé ce jeudi 6 août avec la marée noire polluant le lagon turquoise. Une marée noire qui va crescendo et qui fait suite au naufrage du Wakashio, un bateau battant pavillon panaméen avec 20 membres d'équipage, sur les récifs de la Pointe d'Esny dans le sud du pays.
Les autorités mauriciennes ont demandé de l’aide à La Réunion, à l'Afrique du Sud, ainsi qu'à des organisations régionales et internationales. Ce sont en effet pas moins de 3 800 tonnes de fioul (soit plus de 4 millions de litres) qui ont commencé à se répandre dans le parc marin de Blue Bay.
Curieusement, ce n'est pas le dépollueur Adonis Environnement, basé à Madagascar (lequel a fait ses preuves lors du naufrage du Gulser Ana en 2009 à Fort Dauphin, puis lors de grandes fuites d'hydrocarbures à Tamatave en 2011), qui a été appelé à l'aide.
Pour le PDG d'Adonis Environnement Patrice Wadley : « En intervenant dès le premier jour, on aurait pu commencer à vider les cuves de fioul pour ensuite tracter le navire qui aurait été allégé. Il était idéalement bien placé au début avec peu d'emprise sur le corail. Et qu'on ne vienne pas dire que les conditions météo auraient empêché l'opération, c'est faux car la mer était clémente pendant les 3 premiers jours. Ensuite, au bout de plusieurs jours, en toute logique, après s'être déplacé pour se positionner parallèlement au récif, il a commencé à craquer et se fissurer. On avait encore des solutions sur place car une partie de notre matériel est encore à Maurice (*), notamment des pompes et surtout un skimmer de surface qui peut aspirer toute cette marée noire ».
Pour Thomas Vignaud, biologiste marin qui connaît bien ce site : « Dans le meilleur des cas, c'est à dire même si l'on stoppe la fuite ce week-end, la région de Pointe d'Esny jusqu'à l'île aux Cerfs sera polluée pour les 10 ou 15 prochaines années ». Un constat partagé par Nadeem Nazurally, biologiste marin mauricien, spécialiste des mangroves.
Contacté par nos soins, le ministre de l'Environnement, Kavin Ramano, a déclaré ne pas connaitre l'entreprise Adonis :
« Nous avons laissé la compagnie maritime responsable du Wakashio contacter les sous-traitants et leur choix s'est porté sur POLYECO S.A, lesquels ont fait leur travail...». À suivre
(*) En 2019, en association avec Veolia, Adonis avait commencé à s'implanter à Maurice. Mais le projet n'a finalement pas abouti. Il comportait en effet un incinérateur auquel s'est opposée la population avoisinante. Pas vraiment soutenu par les autorités, Veolia a préféré plier bagages.
Mayotte
Avec la collaboration de l’Agence de Développement et d’Innovation de Mayotte (M. Damir CHANFI) Covid-19 : 23 nouveaux cas en 48h
Le JDM-11 août 2020
Suivi des cas à Mayotte
Nombre de cas confirmés de Covid-19 à Mayotte : 3091 (+ 23). Patients officiellement guéris (mise à jour le 11 Août 2020) : 2835. Hospitalisation de patients Covid-19 au CHM : 8 dont 4 dans le service de médecine et 1 dans le service de réanimation. Suivi des évacuations sanitaires vers l’île de la Réunion : hospitalisations : 13, dont 3 au service réanimation. Décès : 39 + 4
https://lejournaldemayotte.yt/2020/08/11/covid-19-23-nouveaux-cas-depuis-vendredi/
Crise sanitaire : 500 résidents mahorais seraient toujours bloqués aux Comores
Santé | Publié le 07/08/20 à 01:08
Alors que 48 Mahorais bloqués à Moroni ont pu rejoindre le département jeudi, des centaines d'autres attendent encore de pouvoir rentrer chez eux, parfois depuis plusieurs mois. Pendant que la préfecture assure suivre le dossier, certains, exaspérés, auraient déjà fait la traversée en kwassa.
"On ne comprend pas ce qui se passe ici !", martèle au téléphone Mariama M'Samlinde. Depuis le mois de février, cette mère de famille est bloquée aux Comores, loin de ses deux enfants, âgés de 3 et 17 ans et restés à Mayotte avec leur père. Depuis le début de la crise sanitaire, ils seraient près de 500 ressortissants mahorais à être coincés sur le sol de l'union voisine, sans aucune visibilité sur une possible date de retour et pour cause, la règlementation de l'aviation civile a suspendu tous les vols entre Mayotte et les Comores. La semaine dernière, un collectif se constituait à Moroni afin d'organiser un rapatriement. 48 personnes, fraîchement dépistées comme non porteuses du Covid, ont ainsi pu regagner Mayotte en bateau jeudi matin. À l'issue d'une septaine à domicile, elles seront soumises à un nouveau test PCR. Mais les autres, eux, restent dans le flou. "Nous avons remplis tous les papiers que nous demandaient l'ambassade", atteste Mariama M'Samlinde. "Mais depuis, il ne se passe plus rien, nous attendons encore que le consul nous appelle." « On ne fait rien pour nous ramener »
Parmi les personnes en attente d'un retour, des enfants mineurs, des personnes en situation de handicap ou gravement malades, mais aussi une femme enceinte de sept mois. "Il y en a déjà deux qui ont dû accoucher ici !", s'emporte la mère de famille mahoraise qui avait rejoint les Comores pour les funérailles de son père. "On nous dit qu'on est Français, mais on ne fait rien pour nous ramener dans notre pays. On ramène des gens depuis Paris, La Réunion, Madagascar, mais rien pour nous qui sommes bloqués là depuis plusieurs mois." De son côté, la préfecture de Mayotte assure travailler activement sur le dossier. "L'objectif, c'est de faire revenir toutes ces personnes dès que possible sur le territoire mahorais, où elles résident", assure le sous-préfet Julien Kerdoncuf. "Mais outre le test PCR, nous devons aussi vérifier que toutes ces personnes habitent bien à Mayotte, et c'est en cours." Autre difficulté, alors qu'un pilote mahorais avait lui-même proposé d'assurer les aller-retour, l'aviation civile a suspendu toutes correspondances entre le 101ème département et l'Union des Comores. "Sur le principe, la préfecture et les autorités comoriennes sont toutes d'accord pour assurer les liaisons", garantie encore Julien Kerdoncuf, qui ne peut toutefois pas, en l'état, donner la date du prochain rapatriement. Selon nos informations, plusieurs personnes bloquées à Moroni auraient risqué la traversée en kwassa pour regagner Mayotte où ils seraient arrivés sains et saufs.
https://www.mayottehebdo.com/actualite/sante/crise-sanitaire-500-residents-mahorais-seraient-toujours-bloques-aux- comores
ECONOMIE
Malgré la crise, Ewa Air poursuit son ascension
Avec un résultat positif inespéré en cette période de crise sanitaire, la compagnie Ewa Air pousse un ouf de soulagement et se tourne vers l'avenir, quand de plus grosses compagnies sont contraintes au repli sur soi.
Par YD 13 août 2020
Alors que la crise sanitaire ébranle le secteur de l’aérien mondial, la compagnie mahoraise Ewa Air, créée il y a tout juste 7 ans » avec le soutien de la Chambre de commerce et d’industrie de Mayotte, la société
Ylang Invest et la compagnie Air Austral », garde la tête hors de l’eau. Mieux, l’entreprise dirigée par Ayub Ingar dégage un résultat positif, explique son patron dans un communiqué.
« Pour la 5e année consécutive depuis sa création en 2013, Ewa Air présente ainsi un résultat net positif de 149 638 euros, en légère progression par rapport à l’année dernière, et résultant d’une politique drastique de maîtrise des coûts, associée au développement d’activités annexes » est-il écrit.
Et son directeur de développer : « le challenge en 2019-2020 a été la maîtrise des coûts et le développement d’activités annexes pour permettre de compenser la baisse attendue du trafic. Les efforts que nous avons fournis ont porté leurs fruits. En 2020-2021 et dans les années à venir, le challenge qui nous attend dans ce contexte de crise résultant de la Covid 19, est lui colossal. Depuis la mi-mars 2020,
activité dans un environnement incertain ».
Des « activités annexes » pour survivre à la crise. En clair, avec l’épidémie de coronavirus, l’entreprise ne plus plus guère compter sur son cœur de métier qui résidait dans les liaisons entre Mayotte et les pays de la zone, notamment Madagascar, à des fins touristiques, et les bimoteurs à hélice de la marque au logo rouge ont dû être affectés à d’autres tâches pour maintenir l’activité, en répondant aux besoins inhérents à la crise. « Depuis Mi-mars 2020, et le confinement qu’a connu le pays entier, tous les vols commerciaux ont été́
stoppés. Pour autant, la compagnie s’est attelée à rechercher de manière permanente des activités complémentaires pour compenser l’arrêt de ses vols commerciaux, elle a ainsi été en mesure d’effectuer des vols autorisés par la préfecture pour des rapatriements sanitaires, rapatriement de ressortissants français vers Mayotte, ou encore des vols tout cargo, au moyen de ses deux ATR 72-600, parfaitement adaptés à ces opérations qu’Ewa Air est toujours en mesure de déployer. ». Des activités d’appoint qui ont permis de traverser les derniers mois, en attendant la réouverture des frontières et dans l’espoir d’un retour progressif à la normale.
https://lejournaldemayotte.yt/2020/08/13/malgre-la-crise-ewa-air-poursuit-son-ascension/
Covid-19 : Un dispositif d’indemnisation exceptionnelle de l’activité partielle des salariées de Particuliers Employeurs
Comme annoncé dans notre communiqué de Presse du 14 mai 2020, l’Ordonnance du 22 avril 2020 a étendu le bénéfice de l’activité partielle aux Particuliers Employeurs résidant en Outre- Mer, sur la même base que le modèle national et selon les mêmes règles d’indemnisation.
S’agissant des assistantes maternelles, en l’absence de Convention Collective, c’est le régime mahorais du Code du Travail qui s’applique. L’accès au bénéfice de l’indemnisation de l’activité partielle des particuliers employeurs à Mayotte vous est maintenant ouvert. La demande doit être réalisée en ligne ; le chemin d’accès au formulaire, au tutoriel d’aide ainsi qu’une Foire aux questions sont disponibles sur le site Urssaf.fr (outremer/particulier-employeur/actualité).
Un tutoriel qui vous accompagne « pas à pas » pour le remplissage du formulaire est accessible sur le site Urssaf.fr sur la page d’actualité dédiée citée ci-dessus. La CSSM vous recommande de bien veiller au remplissage des zones obligatoires en respectant le nombre de caractères requis et en particulier pour votre numéro de cotisant qui doit contenir obligatoirement 18 caractères comme l’exemple suivant : 976 0000000 12345678. Vous devez positionner autant de zéros que nécessaires entre le codique du département et le début de votre compte cotisant pour obtenir les 18 caractères (dans l’exemple qui est le cas le plus fréquent : 7 zéros sont nécessaires). Comment réaliser votre déclaration trimestrielle ? Deux situations sont possibles : 1/
Si votre salarié n’a travaillé aucune heure dans le mois de la demande : o Vous honorez votre obligation déclarative en respectant les dates d’exigibilité et en indiquant « Néant » pour le montant du salaire trimestriel payé et Zéro pour le nombre d’heures effectuées dans le trimestre ; o Vous nous renvoyez le formulaire de demande d’indemnisation d’activité partielle après avoir renseigné le nombre d’heures non travaillées et le taux horaire net que vous appliquez habituellement.
2/ Si votre salarié a travaillé quelques heures dans le mois de la demande : o Vous honorez votre obligation déclarative en respectant les dates d’exigibilité et en déclarant les heures travaillées et payées ainsi que le taux horaire net appliqué ; o Vous nous renvoyez le formulaire d’indemnisation d’activité partielle après l’avoir complété en ventilant les heures travaillées et celles non travaillées, le calcul du montant de l’indemnité correspondante sera effectué par le système d’information et son montant vous sera soit versé, soit mis en compensation d’une dette sociale si tel était le cas. Pour tout complément d’information personnalisée, adressez votre demande écrite par courriel sur l’adresse
https://www.linfokwezi.fr/covid-19-un-dispositif-dindemnisation-exceptionnelle-de-lactivite-partielle-des-salariees-de-particuliers- employeurs/
APPEL A PROJET COVID -19 Soutien aux actions sanitaires de lutte contre l´épidémie de COVID-19
La préfecture de Mayotte lance un appel à projet doté d’une enveloppe de 5 M € en vue de financer tout projet relatif à l’achat d’équipements ou de matériels de santé pour faire face ou lutter contre le COVID-19. Par Le JDM-10 août 2020
Programme Opérationnel FEDER – FSE DE MAYOTTE pour la période 2014-2020 APPEL A PROJET COVID -19 Soutien aux actions sanitaires de lutte contre l´épidémie COVID-19 à Mayotte
La crise sanitaire actuelle liée au COVID – 19, a conduit la Commission Européenne à prendre des mesures visant à alléger la législation européenne en vigueur afin de lutter contre la pandémie mondiale. Elle prévoit notamment que le Fonds Social Européen puisse assurer le financement de l’acquisition de matériel de protection pour les professionnels de santé ainsi que tout équipement destiné au fonctionnement des systèmes de santé. C’est à ce titre que la préfecture de Mayotte lance un appel à projet doté d’une enveloppe de 5 M € en vue de financer tout projet relatif à l’achat d’équipements ou de matériels de santé pour faire face ou lutter contre le COVID-19. L’appel à projet est destiné aux collectivités territoriales de Mayotte et leurs établissements
C’est à ce titre que la préfecture de Mayotte lance un appel à projet doté d’une enveloppe de 5 M € en vue de financer tout projet relatif à l’achat d’équipements ou de matériels de santé pour faire face ou lutter contre le COVID-19. L’appel à projet est destiné aux collectivités territoriales de Mayotte et leurs établissements publics de coopération intercommunale, les acteurs publics et associatifs, les groupements d’intérêt public, les centres communaux d´action sociale, l´Agence régionale de santé de Mayotte, le Centre hospitalier de Mayotte, les chambres consulaires, les pharmacies, les laboratoires, les vétérinaires et tout établissement sanitaire. Tout porteur de projet concerné, peut faire acte de candidature dès la publication de l’appel à projet et ce, jusqu’au 31 décembre 2020 et le télécharger sur le premier site ci-après et saisir sa demande de subvention en ligne, sur le second site.
https://www.europe-a-mayotte.fr/les-fonds-europeens/les-fonds/fse/
http://www.fse.gouv.fr/candidater-et-gerer/candidats/je-me-lance/ma-demarche-fse-plateforme-dematerialisee https://lejournaldemayotte.yt/2020/08/10/appel-a-projet-covid-19-soutien-aux-actions-sanitaires-de-lutte-contre- lepidemie-de-covid-19/
Ile de la Réunion
Avec la collaboration de la Cié des Dirigeants et de son Président Joël PERIGAUD
Coronavirus COVID-19 à La Réunion : 32 nouveaux cas confirmés ce mercredi
La préfecture et l'Agence Régionale de Santé confirment 32 nouveaux cas de coronavirus COVID-19 enregistrés à La Réunion ce mercredi 12 août à 15h00, soit un total de 734 cas depuis l'apparition du premier cas le 11 mars 2020.
Mercredi 12 Août 2020
Parmi ces nouveaux cas :
• 16 cas sont classés autochtones en lien avec le cluster annoncé hier ;
• 1 cas importé, qui a été dépisté à J+7 après arrivée à La Réunion ;
• 8 sont encore en cours d'investigation pour savoir s'ils sont en lien avec le cluster ;
• 7 autres cas sont classés comme autochtones mais sans lien avec le cluster annoncé hier
Plan de relance : À La Réunion, Sébastien Lecornu annonce « des solutions sur mesure »
11 août 2020 :
En déplacement officiel à La Réunion du 17 au 20 août, le ministre des Outre-mer a accordé un entretien à nos confrères du Journal de l’Île (JIR). Il s’est notamment exprimé sur le plan de relance « qui tienne compte des spécificités des Outre-mer ».« Je dois bâtir, en lien avec le Premier ministre Jean Castex, et Bruno Le Maire, un plan de relance pour chaque territoire ultramarin », a expliqué le ministre Sébastien Lecornu. « Lors de mon déplacement à La Réunion, je compte travailler sur des solutions sur mesure », poursuit-il assurant que « ce plan de relance aura pour fil conducteur la transition écologique ».
Il évoque également « trois axes : la relance par la commande publique ; l’accompagnement poussé de certaines filières (je pense à l’agriculture, au tourisme ou au BTP) ; la mise en place d’outils d’ingénierie en plus de l’accompagnement financier », précisant qu’« il ne s’agit pas seulement de débloquer des fonds nouveaux, mais de permettre que ces fonds soient utilisés réellement et rapidement ».
Sébastien Lecornu évoque aussi « une vraie simplification normative pour contourner certains freins ». « Il n’y a rien de pire que d’inscrire des sommes dans des budgets et qu’on ne puisse pas les dépenser », insiste le ministre qui doit échanger sur ce sujet avec « les acteurs locaux ». « Je tiens à ce que ce plan soit élaboré́ avec l’ensemble des acteurs locaux politiques, économiques et sociaux pour qu’il corresponde aux besoins du territoire », souligne encore le ministre.
Sur place, il devrait rencontrer « les élus, les chambres consulaires, les représentations syndicales ». Le plan national de relance économique sera présenté le 24 août en Conseil des ministres.
Transports à La Réunion : Le premier pylône du téléphérique urbain de Saint-Denis livré
11 août 2020
Au centre, Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne et président de la Cinor, et Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis Le premier des 26 pylônes du futur téléphérique urbain des hauteurs de Saint-Denis a été livré ce lundi 10 août. Pour la nouvelle maire de la capitale de l’île, cette ligne constitue une « innovation écologique qui participera à désenclaver les hauteurs de la ville et à fluidifier la circulation ».
Ce premier téléphérique reliera les quartiers du Bois de Nèfles au Chaudron, situés sur les hauteurs de Saint- Denis. Le premier pylône livré lundi se situe à la future station Bois de Nèfle et ce futur téléphérique est une première en Outre-mer.
« Ce projet est le fruit d’une réflexion globale et vient répondre à une problématique de déplacements devenue majeur, notamment pour le chef-lieu. Il s’agit pour nous d’apporter une des réponses au tout auto », a commenté Ericka Bareigts, élue maire de Saint-Denis en juin, qui reprend ainsi un projet porté par la municipalité et la communauté de communes du nord de La Réunion (CINOR).
Cette première ligne de téléphérique urbain à La Réunion rentre dans un « maillage » de transport en commun plus large. En effet, elle sera connectée, en premier lieu, au réseau de bus Citalis qui transporte 21 millions par an, puis au futur réseau de tram « qui desservira les trois communes membres de la CINOR et où des discussions sont en cours pour un tracé allant de Saint-Benoît à Saint-Denis ».
« Cette ligne s’inscrit aussi dans le projet de Réseau Intégré de Transport Moderne, porté par la mairie de Saint- Denis (RITMO), qui comprend la création d’un réseau de 5 lignes téléportées desservant plusieurs quartiers des hauts et les mi-pentes en restant connecté au réseau du TCSP du centre-ville », ajoute la CINOR.
« Avec un tel téléphérique, nous donnons une autre dimension à tous les quartiers et nous faisons du lien social », a défendu la maire de Saint-Denis. « Il faudra environ 13 minutes pour rejoindre Bois de Nèfles au Chaudron. Il transportera également 6 000 passagers en plus de créer du lien social et de l’activité économique puisque autour de ces stations se trouveront commerces ou encore des éco-boxes », poursuit-elle.
Ce futur téléphérique est également l’occasion de développer ces quartiers des hauteurs de Saint-Denis.
« Nous avons au Moufia un centre commercial qui va se créer juste à côté du téléphérique et nous avons déjà l’IRSAM en médico-social. Au Chaudron, où sortent un gymnase et une médiathèque, on pourra notamment faire une requalification économique. Nous allons pouvoir développer et accueillir d’autres initiatives économiques puisque les quartiers deviennent accessibles », se réjouit Ericka Bareigts.
« Ce projet ambitieux de lignes téléphériques va permettre de faciliter les déplacements entre les hauts de la commune, les secteurs basés en mi-pentes et le littoral » a indiqué de son côté Maurice Gironcel, président de la CINOR et maire de Sainte-Suzanne. Un second téléphérique est en projet entre BellePierre et La Montagne pour l’horizon 2022, toujours dans les villes du nord réunionnais.
Union des Comores
La Gazette des Comores – 10 août 2020
Covid-19/Accompagnement des opérateurs économiques I La mesure d’abattement a fait perdre un milliard de francs à la douane
| 07/08/2020
L
es produits alimentaires, les médicaments et les produits hygiéniques et de propreté avaient bénéficié d’une mesure d’abattement de 30% décidée par le gouvernement pour accompagner les opérateurs économiques depuis le 1er avril. Au 31 juillet, le manque à gagner a été estimé à 1.004.417.031 milliards de francs comoriens, d’après une note de la Direction générale des douanes transmise hier au ministre des Finances.La mesure d’abattement décidée par le gouvernement pour accompagner les opérateurs économiques pour cause de Covid-19 a entrainé, à la douane, un manque à gagner estimé à 1.004.417.031 milliards de francs comoriens en quatre mois. L’information a été livrée hier en fin d’après-midi par les autorités douanières.
«Nous avons enregistré un manque à gagner de plus d’un milliard au 31 juillet», a souligné le directeur général des douanes, Souef Kamalidini. Il y a quelques jours, le porte-parole du gouvernement, Houmed M’saidie, avait fait état de 900 millions de francs comoriens de manque à gagner. Mais le chef de la douane a apporté des clarifications, précisant qu’il s’agissait des chiffres fournis avant la clôture définitive du mois de juillet.
«Maintenant, nous avons les chiffres définitifs au 31 juillet», a-t-il expliqué.
Les produits carnés sont en tête du classement
Les pertes de recettes concernent surtout les produits alimentaires qui représentent 95,32% du manque à gagner pour un total de 957.451.682 millions de francs comoriens. Les médicaments (2,34%) et les produits hygiéniques (2,34%) représentent des pertes cumulées estimées respectivement à 23.499.741 et 23.465.608 millions de francs comoriens. Dans ce tableau, les produits carnés sont en tête du classement. «Des mesures de facilitation
exceptionnelles avaient été mises en place pour accompagner les opérateurs économiques. En plus du système IM9 qui veut que toutes les procédures prennent fin le même jour, la douane a été clémente, elle accordait aussi des délais de paiement qui pourraient aller jusqu’à 20 jours», a indiqué le chef des douanes.Au total, une vingtaine d’opérateurs économiques de la place ont pu bénéficier de cette mesure d’abattement, d’après un tableau où on voit, entre autres, Comores Viandes Sarl, Etablissement Waddane, Smart Shahula, Vijay Import, Agk Sarl, Maison Doudou Tainamor, Etablissement Ismaël Idarousse ou encore Sarah Market Sarl. Les produits carnés sont en tête.
Ces mesures d’allégement prises par les autorités en faveur des opérateurs n’ont pas vraiment eu l’effet souhaité, comme l’ont constaté de nombreux medias de la place. Mais l’Union des chambres de commerce et d’artisanat (Uccia) estime qu’elles ont eu le mérite d’avoir permis d’éviter le pire dans le pays. «Les mesures prises par l’Etat ont permis de contenir l’inflation, elles sont soulagé les opérateurs. Si le gouvernement n’avait pas agi, il y aurait eu des difficultés encore graves dans les marchés, de nombreux opérateurs allaient avoir de gros soucis» a reconnu le secrétaire général de l’Uccia, Fakridine Youssouf Abdoulhalik au cours d’un entretien à l’Ortc.
Le gouvernement, pour rappel, a pris, à sa propre initiative, de nombreuses mesures d’allégement en faveur des opérateurs socio-économiques. Outre l’abattement de 30% du 1er avril et 31 juillet, le report des échéances de paiement d’impôts jusqu’au 31 mai au lieu du 31 mars, la Banque centrale, a procédé à la baisse du taux des réserves obligatoires de 15 à 10% du mois de mars au mois d’août, soit l’équivalent de près de cinq milliards de francs de liquidité supplémentaire pour les établissements de crédit. En prenant cette mesure, le gouvernement voulait permettre aux banques de disposer de nouvelles marges de liquidités pour qu’elles puissent soutenir à leur tour la population et les opérateurs économiques en particulier pendant cette période de crise sanitaire.
Seychelles
Les Seychelles n’ont plus qu’un seul cas actif de COVID-19
August 4, 2020
Le marin restant est encore en isolation et pourra sortir mercredi matin
Les Seychelles n'ont plus qu'un seul cas actif de COVID-19 parmi les 109 marins testés positifs, a déclaré mardi un haut responsable de la santé. Le commissaire à la santé publique, Jude Gedeon, a déclaré lors d'une conférence de presse que les navires de la flotte de pêche espagnole opérant dans les eaux des Seychelles ont été progressivement libérés.
Le marin restant encore en isolation pourra sortir mercredi matin. "D'ici demain, il n'y aura pas de bateau de pêche en quarantaine. Nous sommes heureux d'annoncer que personne n'a eu de complications majeures. Cela signifie que nous avons géré la situation des gens de mer ouest-africains et nous fermons cette page", a déclaré Dr. Gedeon.
Le commissaire à la santé publique a déclaré qu'il y avait de nombreuses questions sur l'endroit où demander un test COVID aux Seychelles, un archipel de l'océan Indien occidental.
Les personnes quittant les Seychelles peuvent faire une réservation pour un test en envoyant un e-mail à
[email protected] ou en appelant le 4388410. Il y a une station à la Maison de Football à Roche Caiman qui est ouverte de 8h à 12h où les échantillons sont collectés et envoyés au laboratoire pour analyse.
D'autres stations seront installées au Centre de santé d’Anse Royale pour couvrir la région sud, au Centre de santé d’Anse Boileau pour l'ouest et une au Centre de santé de Baie Ste Anne pour couvrir Praslin et La Digue. Après une révision du prix, un test coûte désormais 2 500 SCR (140 $) et est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, les Seychellois de plus de 63 ans et les étrangers de plus de 65 ans. Les résultats sont généralement prêts après 48 heures.
Dr. Gedeon a déclaré que le ministère de la Santé concentre actuellement son attention sur la réouverture cette semaine de l'aéroport international des Seychelles pour les vols commerciaux. « Depuis l'ouverture de l'aéroport, nous avons 856 personnes qui sont entrées aux Seychelles, dont 359 par Emirates, 497 privés et 160 Seychellois et titulaires de permis de séjour. Nous connaissons le nombre de personnes qui entrent car notre surveillance peut les suivre depuis la base de données », dit-il.
Dr. Gedeon a également déclaré que tous les passagers ne soumettaient pas leurs tests PCR négatifs avant de voyager.
"Tout le monde n'envoie pas ses résultats avant de voyager conformément à nos directives et nous n'obtenons que 60 à 70 pour cent de résultats", a-t-il déclaré.
"Nous avions un Seychellois qui venait du Royaume-Uni qui n'avait pas regardé ses résultats qui étaient positif et avait fait une réservation en ligne. Quand nous avons vu les résultats positifs, nous avons alerté Emirates qui avait également pris note des résultats lors de l'enregistrement du passager, "dit Dr. Gedeon.
Il a déclaré que ce n'était pas la première fois que cela se produisait, c'est pourquoi lorsque les passagers arrivent aux Seychelles, ils doivent produire leur test PCR négatif à l'aéroport.
Une multinationale exploitant 2 hôtels aux Seychelles condamnés à payer les salaires du personnel dans les 48 heures
August 7, 2020
Les travailleurs se sont mis en grève jeudi après que les deux établissements n'ont pas payé l'intégralité de leur salaire de juillet le 5 août, comme l'exige la loi.
Une société gérant Coral Strand et Savoy Resort and Spa, deux établissements touristiques aux Seychelles, a reçu un préavis de 48 heures pour payer intégralement le salaire de base de son personnel seychellois, a déclaré jeudi un haut responsable de l'emploi. Le secrétaire principal à l'emploi, Jules Baker, a fait cette déclaration après une réunion avec des représentants du personnel et de la direction et le président de la Fédération des syndicats des travailleurs des Seychelles, Antoine Robinson.
L'avis a été donné après que les deux établissements n'ont pas payé à leurs employés l'intégralité de leur salaire de juillet avant le 5 août, comme l'exige la loi, ce qui a entraîné une grève des travailleurs jeudi. Le personnel de Savoy avait reçu 89 pour cent et Coral Strand 41 pour cent de leurs salaires hors taxes et pensions. "Nous leur avons donné un délai de 48 heures pour négocier avec leur siège social en Russie avec lequel nous sommes également en négociation et nous prévoyons que nous réglerons ce problème dans les 48 heures. Si ce n'est pas réglé, des mesures appropriées seront prises. », a déclaré M. Baker.
Coral Strand et Savoy Resort and Spa sont détenus et exploités par Eastern European Engineering Limited, une société enregistrée aux Seychelles qui est une filiale du groupe holding Guta, un conglomérat multinational dont le siège est en Russie. Plus tôt cette semaine, le secrétaire d'État aux Finances, Patrick Payet, a déclaré que les hôtels n'avaient pas payé leurs impôts malgré le fait qu'ils recevaient une aide pour couvrir ces paiements ainsi que le salaire de base de tout le personnel seychellois.
En conséquence, le gouvernement a retenu l'aide financière pour les salaires du personnel seychellois qu'il offre aux entreprises en difficulté dans le cadre de son programme d'atténuation de l'impact COVID-19. « Nous l'avons fait parce que lorsque nous avons examiné leur compte, le montant qu'ils étaient censés payer était là et nous avons vu qu'ils disposaient de fonds suffisants pour payer leur personnel lorsqu'ils s'ajoutaient à ce que nous leur avions donné», a déclaré M. Payet.
Alors que la direction des deux hôtels ne payait pas d'impôts auprès de la Seychelles Revenue Commission, elle avait déduit le montant dû à chaque employé le mois dernier. « Nous n'avons pas reçu de fiche de paie, mais d'après la notification que j'ai reçue de la banque, il n'y a pas eu de changement par rapport aux mois précédents, il était donc clair qu'ils avaient déduit l'impôt sur le revenu et la cotisation à la caisse de retraite», dit Randolphe Nicette, un employé de Savoy.
Le président de la Fédération des syndicats des travailleurs des Seychelles, Antoine Robinson, a exprimé sa déception et a insisté pour que le gouvernement prenne des mesures contre l'entreprise pour avoir maltraité les travailleurs
seychellois. La société d'ingénierie d'Europe de l'Est qui gère les deux établissements aux Seychelles, un archipel de l'océan Indien occidental, est également poursuivie pour ne pas avoir payé le salaire de ses travailleurs étrangers.
« Nous avons déjà entamé une procédure contre l'hôtel pour non-paiement du personnel expatrié. Nous avons conclu la paperasse et elle devrait être déposée prochainement. Si la direction fait défaut à ce délai, nous porterons également cette affaire devant les tribunaux et prendrons également d’autres mesures », a déclaré M. Baker.
Afrique
Coronavirus : L'Afrique a passé le cap du million de cas
EPIDEMIE La situation est très inégale selon les 54 pays du continent 20 Minutes avec AFP 08/08/20
Prière à la mosquée centrale de Lagos, au Nigeria, vendredi 7 août 2020
Un cap symbolique. Un million de cas de coronavirus a été officiellement franchi jeudi en Afrique, continent qui reste cependant encore le moins touché dans le monde et où la répartition des cas est très inégale. Selon les chiffres officiels compilés par l’AFP, quelque 1.011.495 cas ont été enregistrés sur l’ensemble du continent, avec au moins 22.115 décès, ce qui représente environ 5 % des cas dans le monde.
Seulement cinq des 54 pays d’Afrique regroupent 75 % des cas, selon le Centre de contrôle des maladies du continent. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a noté jeudi que plusieurs pays africains avaient enregistré ces derniers jours une baisse d’environ 20 % de cas quotidiens. « Nous devons observer encore un peu avant de pouvoir dire avec certitude que c’est une tendance » qui va durer, a estimé Matshidiso Moeti, directeur Afrique de l’OMS.
Les cas augmentent dans une dizaine de pays - Les cas augmentent encore dans une dizaine de pays, mais cette hausse « n’est pas exponentielle », selon l’OMS qui souligne néanmoins que le bas niveau du nombre de tests et le manque de matériel pour les faire reste « un défi constant ». « Les pays africains font de leur mieux, en dépit des limites » à leur action, comme des infrastructures de santé incomplètes ou défaillantes, a estimé vendredi Mary Stephen, une responsable de l’OMS-Afrique, tout en mettant en garde contre tout relâchement.
« Comme la situation est différente de celle qu’il y avait en Italie, quand 1.000 personnes mouraient par jour, les gens ont tendance à penser que le risque n’est pas si élevé en Afrique. Mais nous devons éviter toute négligence », a-t-elle souligné lors d’un entretien téléphonique.
Lente décroissance en Afrique-du-Sud, plus marquée en Egypte -Parmi les pays qui rapportent un nombre de cas élevé pour un million d’habitants figurent l'Afrique du Sud, Djibouti, le Gabon et le Cap Vert. L’Afrique-du-Sud, pays le plus industrialisé du continent, compte pour plus de la moitié des cas confirmés, avec 538.184 infections. Il est le cinquième pays le plus touché au monde, derrière les Etats-Unis, le Brésil, l' Inde et la Russie. Les cas recensés quotidiennement décroissent légèrement, descendant sous la barre des 10.000 contre une moyenne de 12.000 en juillet. Plus de 9.000 personnes ont péri.
L'Egypte, qui a été le premier pays africain à rapporter un cas de Covid-19, le 14 février, a officiellement déclaré 95.006 cas, dont 4.630 mortels, ce qui le place à la deuxième place derrière l’Afrique du Sud. Le nombre de cas quotidiens est passé de 1.500 environ en juillet à moins de 200 cette semaine.
Crainte d’une seconde vague au Nigeria, recrudescence en Algérie - Au Nigeria, pays le plus peuplé du continent, près de 45.244 cas ont été recensés, dont 930 mortels. Les cas quotidiens qui étaient de 500 à 800 le mois dernier, sont tombés à 300 ou 400.
Mais les autorités craignent une seconde vague plus grave encore. « Une nouvelle hausse des cas est attendue » avec l’assouplissement des mesures de restrictions pour tenter d’enrayer la pandémie, a estimé Boss Mustapha, qui dirige la lutte anti- coronavirus à la présidence.
Depuis plusieurs semaines, l'Algérie fait pour sa part face à une recrudescence de la pandémie : 1.273 décès et plus de 33.626 cas ont été enregistrés avec un record de 675 cas le 24 juillet. Après les premières mesures de déconfinement partiel début juin, le pays a enregistré une recrudescence des cas.
Le 29 juin, le gouvernement a opté pour un « confinement ciblé » des localités et quartiers en proie à des foyers d’infection de Covid- 19. Il a également décidé de garder ses frontières fermées. Les Algériens ont passé une fête de l’Aïd el Adha morose sous
confinement. Les autorités ont appelé à éviter les visites familiales et il est interdit de quitter ou de se rendre vers 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays.
La propagation de la pandémie a occasionné un grand préjudice à l’économie du pays, confrontée également à l’effondrement des cours du pétrole. De nombreux commerçants notamment les restaurateurs, les cafetiers ou les propriétaires d’agences de voyages risquent de faire faillite.