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SAINT-VINCENT, le journal MARS n 2. Du bruit? Non, de la musique!

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Academic year: 2022

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SAINT-VINCENT , le journal 2021

MARS n°2

Du bruit ?

Non, de la musique !

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tés sur nous. Bien sûr, nous pouvons penser des images. Dans le cas de la musique, il s’agit quasi systématiquement d’images de vérité. La ques- tion est de savoir décrypter cette vérité, de ne pas mal l’interpréter, et, pour cela, il n’y a aucune doctrine, aucune conduite dictée qui convienne.

La musique souligne des paradoxes. Par exemple, dans le cas de Jankélévitch, le musicologue prêtait beaucoup attention aux subtilités, mais pourtant son ressenti était influencé par les témoignages et écrits dont il avait connaissance. Dans le cas de la musique nous ne souhaitons pas connaître une vérité scientifique mais une vérité métaphysique sur notre être.

Les mathématiques sont certainement la clé la plus unanimement utilisée pour décrypter la mu- sique. Le chef d’orchestre Sergiu Celibidache était d’ailleurs un passionné de mathématiques. Celi- bidache, bouddhiste convaincu - bien que Carlos Kleiber lui ait écrit « Un vieux maître zen, qui ha- bite juste à côté, a dit que tu as compris le boudd- hisme zen complètement de travers » - cherchait à comprendre la musique par une approche nou- velle : la phénoménologie. Cette dernière est une croisée du « penser » et du « sentir ». Pour faire un parallèle, certains textes ne vont-ils pas au delà des mots, pour une expérience littéraire qu’il faut

« sentir », éphémère par nature donc. « La mu- sique n’est rien » disait Celibidache. Que faut-il y

comprendre ? Que la musique n’est rien en elle- même, mais qu’elle peut être quelque chose.

Pour Celibidache, le son est important dans la mesure de ce qu’il appelle des « épiphénomènes

», ces bruits qui font d’un concert une expérience unique, et, dans le cas du chef roumain, mystique.

Si l’on va plus loin dans cette logique, on en vient au non moins célèbre « 4´33 » de John Cage, où les bruits, qui finalement font du silence ce qu’il est, font partie de l’œuvre. Mais je vais changer de sujet - l’idée n’est nullement d’écrire un pamphlet -. C’est le réel qui ancre la musique.

Qu’est-ce que la musique ?

P

our synthétiser, le son est une apparence, la musique non. Quelle est la différence ? N’est-ce pas une absurdité que de nommer un morceau un « son ». Nous pouvons convenir que le son a un effet « purificateur

» - si j’ose dire - sur l’âme. Pourquoi ai-je employé le terme d’ « âme », qui relève plus de la philosophie ? Car nous parlons là de la métaphysique. En effet, il ne s’agit en aucun cas d’aligner des notes pour que ce soit joli. Il s’agit de donner une cohérence à un type de pensée, un type de réflexion qui est, certes métaphysique, mais dont rien n’est plus réel, et plus révéla- teur sur notre nature profonde.

Vladimir Jankélévitch, qui définit le « presque rien », nous parle ici de mé- taphysique, alors, la musique est-elle une expérience mystique ? Nous ne saurions y répondre, mais, tout ce que nous pouvons en conclure, c’est que cela s’en rapproche, par le fait que la musique et le mythe se ressemblent beaucoup.

En effet, le mythe est, comme le définit si bien Claude Lévi-Strauss, un « discours d’image de vérité », qui cherche à trouver une explication aux phé- nomènes de la nature. La musique ne cherche-t-elle pas quelque chose, elle aussi, en nous ? Tout du moins, la musique a un but éminemment philosophique selon Jankélé- vitch : « Elle exprime l’inex- primable, le Je-ne-sais-quoi et le Presque-Rien qui donne du sens à la vie lorsqu’elle atteint sa limite ». Et qu’est- ce que le « presque rien » ? De la pure métaphysique, un phénomène dont le début et la fin sont instantanés. La musique fait le lien entre mé- taphysique et éthique, nous dit Jankélévitch. Elle peut faire le lien entre des oppo- sés, comme le sérieux et la frivolité, par exemple. On ne peut emprisonner la musique dans quelque système, c’est impossible. La musique n’ex- prime rien en particulier ? Il n’y a rien de plus faux. Pourquoi ? Chacun voit sa propre explication dans la musique, y voit ses paysages, le fruit de son expérimentation personnelle.

On en revient ainsi à la culture occidentale contemporaine, qui se complaît - nulle notion négative ici - dans l’expérimentation, scientifique ou non : un discours de vérité, jusqu’à ce qu’une autre vérité remplace la précédente.

La musique délivre quant à elle une vérité, mais c’est une vérité subjective : nous connaissons et analysons avec ce que nous connaissons. Si vous de- mandez à un panel de donner la couleur qui correspond le plus à une pièce musicale, la probabilité que le verdict soit unanime est quasiment nulle. La musique n’est pas faite pour être discutée, c’est l’éphémère par définition.

Tout ce qui fait l’intérêt d’un concert, c’est qu’il va s’arrêter. En effet, on aurait grâce de s’habituer à de la « belle musique ». Il ne suffit qu’elle soit belle, néanmoins une partie de son sens est dictée par cela. Il ne faut pas l’oublier. La musique ne peut envahir complétement, on garde une part de subjectivité dans son appréhension. Elle nous dévoile cependant des véri-

GUILHEM CHAMEYRAT

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Vladimir Jankélévitch. DR

. . . . Sergiu Celibidache. DR

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K-pop

L

es American Music Awards, les Billboard Music Awards, les Golden Disc Awards, les Melon Music Awards… la liste de récompenses que le groupe sud-coréen BTS a raflé est longue comme le bras, sans parler de records de vente d’al- bums, de likes et de vues YouTube ( le single Dynamite a battu leur propre record de vidéo la plus vue en 24 h) de chartes, et des dates de concerts remplies en moins de 2 h ( dates du 7 et 8 juin 2019 au Stade de France ). Et ce n’est pas le seul groupe de Kpop à ainsi exploser l’industrie musicale mondiale : Blackpink, qui a récemment collaboré avec Selena Gomez, le suit de près, ainsi que Twice, NCT et bien d’autres. Comment expliquer ce succès venant d’une culture loin de nos normes et habitudes occidentales ?

source : https://www.unicef.org/press-releases/we-have-learned-love-our- selves-so-now-i-urge-you-speak-yourself )

Kim Namjoon, aka RM, leader de BTS aux Nations Unies. DR

Jung’s Map on the soul de Murray Stein. DR

L

e domaine musical coréen se différencie des groupes amé- ricains de nombreuses manières : des chorégraphies im- pressionnantes, des performances physiques et des mises en scène ultra poussées. Cependant, ce n’est pas tout ; la plupart de ces groupes partagent des émotions et des messages pro- fonds à travers leurs paroles, mais aussi leurs clips et même leurs chorégraphies. Nous parlions de BTS tout à l’heure, pre- nons-les comme exemple.

Une des choses qui a fait leur succès, c’est bien leurs paroles et leur message. Pour leur trilogie d’albums Love Yourself : Her, Love Yourself : Tear et Love Yourself : Answer, le groupe parle de crises identitaires et du long chemin à parcourir pour sur- monter son mal-être et enfin parvenir à l’estime de soi. Com- ment peut on s’aimer lorsqu’on ne sait même plus qui on est

? Ils sont ensuite allés plus loin dans ce thème de l’exploration de soi dans leur album suivant, Map of the Soul : 7, fortement inspiré des thèses du psychiatre Carl Jung sur la « carte de l’âme » émises dans son livre : « Carl Jung’s Map of the Soul ».

BTS et Unicef ont d’ailleurs créé ensemble la campagne Love Myself afin de promouvoir l’estime de soi et de lutter contre les violences faites aux enfants. Ce sont les premiers artistes musiciens sud coréens à lever des fonds pour une telle cam- pagne mondiale. Les valeurs que transmettent le groupe ont reçu un écho majeur au point qu’ils ont pu s’exprimer sur le sujet aux Nations Unies le 24 septembre 2018.

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Blackpink ( de gauche à droite : Rosé, Lisa, Jennie, Jisoo ) au festival de Coachella en 2019. DR

THELMA-ROSE BOUILLON . . . . Tout d’abord, l’appellation « Kpop » en soi est trompeuse : il

ne s’agit pas forcément de pop, mais de musique coréenne en général : on y retrouve tous les genres : du rock, de l’électro, du rap, de la soul, des ballades et même de l’EDM. N’importe qui peut y trouver son compte. La diversité musicale est donc là ; mais comment s’explique ce succès grandissant, autre que ce facteur ?

Le marketing utilisé pour promouvoir les groupes de cette in- dustrie est bien différent de ceux à quoi nous avons l’habitu- de. Dans les pays d’Asie de l’Est où leur influence reste la plus grande, ils sont omniprésents dans les émissions de divertis- sement. Des télé-réalités leur sont entièrement consacrées, ils apparaissent dans des émissions de variété, des publicités, des performances, des interviews, des défis, ... Le but est de mettre en valeur non seulement leur talent, mais aussi leurs personnalités, pour créer une véritable relation de proximité avec les fans. Les offres y aident également : les albums bien sûr, avec les fameuses « photo card », mais aussi les « Season’s greetings », les light stick, les DVD de concert, les compilations d’épisodes de télé réalité, et bien d’autres produits propres à cette industrie qui contribuent à son succès.

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Vladimir Sofronitsky ( pianiste )

V

ladimir Sofronitsky n’aimait pas enregistrer. Il quali- fiait d’ailleurs ses propres enregistrements de « ca- davres ». Cependant il ne reniait pas un certain intérêt de cette expérience : « Vous savez, il est très

utile de vous écouter sur disque. Cela apporte beaucoup à un artiste. » confiait-il à Alexandre Vitsinsky, en 1945. Le legs discographique de Sofronitsky est lié principalement à Alexandre Scriabin. D’autres rares enregistrement stu- dios subsistent, comme une trente-deuxième sonate de Beethoven en 1950. Mais les ré- éditions de ces dernières années nous ont prouvé que le répertoire de Sofronitsky per- met d’écouter également Chopin, Beethoven, Mozart et une grande partie des compositeurs dits « classiques ».

Sofronitsky sortit deux fois de l’URSS. Il vécut deux ans à Varsovie, où il donna un récital, et plus longuement à Paris, où il donna huit

récitals et où il rencontra Sergey Prokofiev. Nous pouvons aujourd’hui entendre Sofronitsky jouer la septième sonate

de ce dernier, ainsi qu’une « vision fugitive ». Sofronitsky a été, au conservatoire de Petrograd, dans la classe de Niko- laev, avec des camarades tels Dimitri Shostakovich et Maria

Yudina. Sofronitsky se rappelait en 1945 de son professeur : « Nikolayev est un musicien merveilleux, mais ce n’est pas un pédagogue.

Il n’est presque jamais intervenu dans mes études. Il me confiait, par exemple, le Carna- val de Schumann. Une semaine plus tard, je voulais venir en classe et jouer le Carnaval. En général, il y avait beaucoup de monde dans la classe. Après la représentation Nikolayev venait à moi, me serrait la main, me remer- ciait et m’assignait un autre morceau. C’est ce qui s’est passé la plupart du temps. Je lui suis très reconnaissant pour sa grande exposition à la littérature musicale - nous avons souvent joué à quatre mains, à travers toutes sortes de compositions, symphonique et cham- bristes - mais je ne me sentais pas guidé pédagogiquement de lui, j’ai appris de moi-même. ».

GUILHEM CHAMEYRAT

Études et musique

LOUNA TURCO Quel bac prendre ? Deux possibilités :

• bac technologique TMD ( Technique de la musique et la danse ) + option Instrument

• l’équivalent d’un bac L ( spécialité Art ).

Exemples de parcours dans la musique :

• Simon Rattle : études musicales pianon et violon, devient musicien d’orchestre percussionniste, entre au Royal Academy of Music, puis est repéré par l’agent musical Martin Campell-White.

• Lady Gaga : obtient son bac, se forme à la Tisch School of the Arts à New York.

Quelles études pour devenir professeur de musique ?

• à l’école élémentaire : DUMI ( soit un bac +2 )

• au collège et au lycée : CAPES ( certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du deuxième degré ) + master 2

• à l’école de musique : DE ( diplôme d’Etat ).

Quelques diplômes reconnus en France :

• DNSP ( diplôme national supérieur professionnel )

• DEM ( à Paris ou à Lyon ) conservatoires nationaux ( voie royale pour devenir musicien d’orchestre si + 3 ans : obtention du DNESOM (diplôme nationale d’études supérieures de la musique )

Quel salaire ?

• Musicien d’orchestre en CDI : de 2900 à 3300 € brut/mois

• Professeur d’école : 1600 € au début de carrière

• Musiciens indépendants : salaires très variables ( on en recense près de 25 000 en France )

Quels métiers autour de la musique ? Assistant ingénieur du son, bruiteur, bruiteur, chargé de post-production, chargé de production, chef monteur, chef opérateur du son, luthier, musicothérapeute...

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Vladimir Sofronitsky. DR

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QUELLES ÉTUDES POUR DEVENIR MUSICIEN.NE

PROFESSIONNEL.LE ?

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A quel âge débuter son apprentissage ? Il faut commencer le plus tôt possible à apprendre la musique ( pour rentrer dans un conservatoire, une audition est possible dès 6 ans.

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M. BRUJEAN

Pierre Perret

Mme LODÉ

Mme RÉMY

Grand Corps Malade

Le Jazz

M. SUZENNE

Calogero

M. DENIEUL

Mme LHEVEDER

The Smiths

Pour découvrir ses critiques mu- sicales, rendez-vous sur le site fanfare.

Richi e Poveri

Avec le titre Sarà perché ti amo

M. RAYNARD

Benabar

M. MALHERRE

Coldplay

Julien Doré avec son titre

«Nous».

Les artistes préférés des profs

AUDREY PICHON & GABRIELLE BONNIN RECUEILLI PAR

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L’instant Rétro : quand Musique rime avec politique

N

ous sommes en 1989, et cette an- née-là, le bloc de l’Est s’écroule avec le mur de Berlin.

De l’autre côté de l’Atlantique, un évé- nement d’une autre nature marque les esprits : le 6 août, à Détroit dans l’état du Michigan aux États-Unis, se tient un concert du groupe de rap “N.W.A”. Ce dernier interprète une chanson tou- jours aussi iconique dans le rap, à sa- voir le tube “Fuck tha Police”. Ce titre met alors en lumière certaines pra- tiques policières illégales et racistes comme les arrestations au faciès ou en- core les gardes à vue injustifiées. “Fuck tha Police” dénoncera également les bavures policières de cette Amérique

toujours marquée par le racisme. Et le 6 août 1989 ce tube, du dernier album de “N.W.A” (Straight Outta Compton) est interdit de diffusion par les forces de l’ordre à Détroit. Il n’en n’est pas ain- si pour le groupe provenant du gangsta rap (sous-genre du hip hop) qui inter- prète cette chanson en live lors de leur concert. Les policiers offensés enva- hissent la scène et dispersent la foule.

S’en suivra une émeute quasi-générale avec de nombreux blessés.

La polémique enfle à un tel point que le FBI enverra une lettre à Ruthess Re- cords, le label de “N.W.A”, se plaignant du fait que la musique serait trop “ex- plicite” et inciterait à la “violence en- vers les représentants de l’ordre”...

“N.W.A” sera alors présenté comme “le groupe le plus dangereux du monde” ce qui renforcera la célébrité de celui-ci et affirmera sa légende. Mais cet événement compliquera l’avenir du groupe puisqu’il se verra interdire d’antenne dans de nombreuses radios améri- caines, et cela ira parfois jusqu’à des interdic- tions de concert ...

CLEMENT PASQUIER Un des plus représentatifs est Grégory

Lemarchal. Bien qu’il n’ait pas aimé être associé à sa maladie, il a permis de faire connaître la mucoviscidose et de réaliser une avancée fulgurante des recherches sur cette maladie génétique (la plus répandue en France). C’est l’«Association Grégory Lemarchal », fondée par ses parents qui a permis de sensibiliser le public sur la muco- viscidose. Dans les années 1980 l’espérance de vie des malades était de 15 ans, elle est aujourd’hui de 47 ans !

V

oici un florilège des chansons interpré- tées par Grégory Lemarchal et témoi- gnant de sa force malgré ses difficultés respi- ratoires. Cette ténacité a plu au public et lui a donné l’envie d’aider l’association ensuite.

• Il est impossible de parler du combat de Grégory Lemarchal sans évoquer sa reprise de Starmania avec SOS d’un terrien en détresse, présente sur son album de 2007.

Une anecdote à ce sujet : juste avant d’interpréter cette chanson sur le plateau de la Star Academy, Grégory Lemarchal s’étouffait en coulisse à cause de son surplus de mucus. Mais lorsque Nikos Aliagas l’a nommé, indiquant que c’était son tour de chanter, il s’est relevé et a débuté la chanson comme si de rien n’était. Assez ironi- quement, les premières paroles de cette chanson sont « pourquoi je vis, pourquoi je meurs ». Cela a d’ailleurs inspiré le titre de son Biopic, Pourquoi je vis.

• On releve aussi la dernière phrase du refrain d’Écris l’histoire : « mais n’écris jamais la fin ». qui exprime la crainte de l’avenir : Grégory Lemarchal savait qu’il ne lui restait peu de temps. Même si l’on sait que cette chanson a été écrite par Davide Esposito et non par le chanteur lui-même.

• Le titre Recevoir, peut faire penser au don d’organe, qui est la solution la plus efficace pour rallonger la durée de vie d’un muco. Le vocabulaire de la chanson se rapporte à ce sujet, le mot « greffer » est répété deux fois, le refrain est explicite : « Il reste quand même un espoir, il y a peut-être un donneur quelque part ».

• À corps perdu est la deuxième chanson qui prouve qu’il a conscience de son état de santé. Elle contient l’une des citations emblématiques de Grégory Lemarchal « (sol- dats vaincus pour une guerre sans victoire) et si ma vie n’est qu’une cause perdue, je partirai libre d’y avoir au moins cru » qui clôture la chanson. Les paroles du refrain sont assez semblables « pour n’être plus le pantin d’un espoir. Et si la vie n’est qu’une cause perdue, mon âme est libre d’y avoir enfin cru ». On note cependant que le dé- sespoir grandit au fil de la chanson.

• La plus explicite est Je suis en vie où l’on voit dans le clip Grégory Lemarchal débor- dant de joie et heureux de vivre. « On se dit qu’on aura tout le temps » explique la manière dont il envisage la vie, elle peut s’arrêter à tout moment mais il garde toujours l’espoir. « Ca me blesse de moins en moins » et « J’en laisse de moins en moins comme si mon âme avait saisi le mélange » sont les deux pré-refrains qui se rapportent au regain de santé inattendu, suite à la Star Academy 4 (le réel démarrage de sa vie d’artiste) alors qu’il sait que sa vie peut s’arrêter rapidement. Enfin, dans le refrain il chante « Je suis en vie ça n’a pas de prix [...] je respire et j’espère » car, avec ses voies respiratoires constamment encombrées, chanter est une forme d’exploit.

N.W.A. DR

Incarner une cause

C

omment parler de musique, et plus précisément de chanson, sans abor- der la question des chanteurs qui font connaître une cause au grand public ?

JEANNE PETIT

Grégory Lemarchal. DR ...

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I

l est impossible de dissocier le film de sa musique, d’ailleurs entre elles c’est une longue histoire d’amour depuis le dé- but du cinéma. Tout d’abord il y eu les films muets avec de véritable musiciens qui improvisaient à l’intérieur des salles.

Ils adaptaient ainsi le rythme et l’intensité de la musique en fonction de l’image.

Les avancées technologiques ont permis de synchroniser le son et l’image, rendant la bande son un aspect majeur de la réalisation. En effet le rôle de la musique de film est d’illustrer l’histoire et la rendre captivante en utilisant notre ouïe. Elle est essentielle et influence indirectement l’échec ou le succès d’un film. Elle crée un lien entre l’auditoire et la scène. Pre- nons l’exemple d’une comédie romantique, la mélodie sera sentimentale avec des notes douces, embarquant ainsi le lec- teur dans un voyage sensible et émouvant. Bien au contraire pour un film d’action, la musique sera très différente (sûre-

Musique de film

Les musiques de films semblent secondaires, en réalité elles accompagnent le specta- teur et guident ses émotions. Les compositeurs hollywoodiens travaillent dans l’ombre mais donnent d’une certaine manière de la lumière aux films.

D

e l’autre côté de l’Atlantique, nous aussi nous avons de grands talents comme Mi- chel Legrand, ou bien de nos jours Alexandre Desplat. Mi-cinéphile et mi-mélomane, il est devenu une figure incontournable dans son domaine. Il grandit dans un tourbillon mu- sical et tout comme John Williams il a ap- pris très jeune beaucoup d’instruments tel le piano, la trompette et la flûte traversière.

Desplat, né à Paris, commence une carrière

française, son premier film étant Ki Lo Sa.

Néanmoins il se fait rapidement remarquer à l’international grâce à la bande son de la jeune fille à la perle et commence ainsi à travailler sur des films à gros budget avec des grands réalisateurs comme Romain Polanski ou Wes Anderson. Il remporta de multiples prix dont deux oscars pour ses plus grands films the grand Budapest hôtel et La forme de l’eau.

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a grande superstar reste John Williams, compositeur américan, auteur de la bande son de plus de centaines de films, dont la plupart avec Steven Spielberg. Fils d’un musicien, il a été initié très vite à la musique et étudia enfant le piano, la trom- pette, le trombone et la clarinette. Il étudia brièvement à l’université de Californie et à Juilliard, avant de se lancer dans le cinéma à Hollywood. Malgré son talent naturel, il lui fallut plusieurs années avant de gravir les échelons. Ce n’est que dans les années 1970 qu’il rencontre son premier succès avec The sugarland express, un film réalisé par Spiel- berg. Dès lors commence un long partena-

ment avec des percussions ou une basse) afin de diffuser un message de tension lorsque le protagoniste est poursuivi.

L’inconscient et la musique des films sont intimement liés ; en d’autres termes c’est l’élixir qui donne vie au film, son choix est donc important. Imaginez un film sans musique, ce serait difficile à visionner je vous l’accorde. Les bandes originales peuvent être majestueuses, magnifiant le jeu des acteurs, ou au contraire dévalorisantes. Composer est difficile, néan- moins les compositeurs de musiques de films sont en général assez libre dans l’expression artistique comparés à d’autres musiciens qui doivent respecter davantage de codes et des règles. Certains peuvent avoir recours à des orchestres sym- phoniques. Ainsi, les musiques de films ont rendus certains compositeurs mondialement célèbres et leurs morceaux cultes voire iconiques.

H

ans Zimmer est lui aussi un génie musical.

Plus récente que John Williams, sa musique est présente sur nos écrans depuis quelque 40 ans. Musicien d’origine Allemande, autodi- dacte, il travaille instinctivement. Sa carrière débute en tant que pianiste pour le groupe the Buggles pour ensuite se lancer dans le ci- néma. Il a fait des centaines de films dont le Roi lion, Pirate des Caraïbes et a peu près tout les films de Christopher Nolan comme Inters- tellar ou Inception. Son influence sur la mu-

IRIS GUYADER

riat, qui lui fera remporter de nombreux prix : Oscars, Emmy Award, Gold et Platine Record ... « La majorité de ce que nous fai- sons est éphémère et vite oublié, même par nous-même, aussi est t-il gratifiant d’avoir réalisé quelque chose qui restera dans les mémoires », disait Williams. En effet ses œuvres le plus célèbres font partie de la culture classique du cinéma : Les dents de la mer, Indiana jones, E.T. , La liste de Schin- dler. Il faut sauver le soldat Ryan , Star Wars, Harry Potter ainsi que Jurassic parc ( … ). Il marque ainsi définitivement son empreinte sur le 7eme art, mais aussi dans la musique.

sique cinématographique est majeure. Hans Zimmer utilise beaucoup le « sound design », de plus en plus utilisé dans les bandes sons.

Contrairement aux thèmes très marqués de John Williams, Hans Zimmer use de thèmes simples. La musique n’est qu’une compo- sante de l’œuvre finale et le but n’est donc pas de détourner l’attention de l’auditoire.

Ainsi ses mélodies sont simples et dévoilent des sentiments enfouis et subtils.

. . . . John Williams. DR

Hans Zimmer. DR

Alexandre Desplat. DR

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E

n 2015, le groupe de rock alternatif américain Imagine Dragons sortait leur second album, « Smoke + Mirrors », une expression anglophone qui désigne une tech- nique classique dans les illusions magiques qui fait qu’une entité semble planer dans un espace vide. A l’occasion de ce nouveau disque, qui connaîtrait bientôt un succès aus- si retentissant que le premier, « Night Visions

», le chanteur et auteur compositeur du groupe, Dan Reynolds, engageait une colla- boration artistique qui allait s’avérer magni- fiquement fructueuse avec le peintre califor- nien surréaliste et autodidacte Tim Cantor.

Dan Reynolds voyait en les peintures de Tim Cantor comme une déclinaison des senti- ments exprimés dans ses chansons. Elles étaient comme les deux faces d’une même pièce, coulées dans les même émotions, sim- plement exprimées différemment.

Le groupe proposa à l’artiste de s’occuper de la couverture de leur album, et malgré les craintes de Cantor, qui n’avait jamais peint à partir d’une autre source d’inspiration que sa propre imagination, d’innombrables idées découlèrent de l’écoute de l’album, à tel point qu’il ne fit pas seulement l’illustration de couverture, mais aussi une pour chacune des 13 chansons qui composent le disque. « Quand j’ai entendu la chanson “Shots” pour

la première fois, j’ai senti que la musique était légère, mais les paroles sombres.

J’adore ça. C’est le genre de contradiction vers lequel je suis le plus attiré, et qui em- preigne beaucoup de mon art. Un tableau menaçant peut en fait avoir une significa- tion très optimiste ou même romantique, tandis qu’une scène plaisante peut parfois cacher une souffrance ou une tristesse in- tense. » explique Tim Cantor.

Sur le titre « Smoke + Mirrors » : « C’est cette chanson qui a commencé à me faire sentir émotionnellement connecté à la mu- sique comme au groupe. J’aimais le son va- poreux combinée aux paroles envoûtantes de Dan. Encore une fois, la musique me rappelait les contrastes et les torsions émo- tionnelles que je m’efforce de transmettre dans mes œuvres : l’obscurité, la lumière, le désespoir, l’espoir ».

Lui qui craignait de ne pas réussir à peindre à partir d’une imagination autre que la sienne, l’osmose artistique est telle qu’elle résultera en une exposition qui suivra le groupe durant toute leur tournée mondiale de 2015.

Ce partenariat n’est pas bénéfique que pour Cantor ; la scénographie du clip mu- sical de la chanson « Shots » est composée de reproductions réelles des tableaux.

extraits du clip de « Shots » d’Imagine Dragons sur YouTube. DR

« The Hollows », de Tim Cantor, 2007. DR

« Hopeless Opus » de Tim Cantor, inspiré de la chanson du même nom d’Imagine Dragons. DR

à gauche : « The Fall » de Tim Cantor, inspiré de la chanson du même nom d’Imagine Dragons. DR à droite : Imagine Dragons lors d’un rappel pour jouer leur chanson « The Fall ».

DR Extrait du clip « Shots » d’Imagine Dragons sur Youtube. DR

L’art de Tim Cantor a marqué l’album au point d’en devenir son essence ; il a même influencé la mise en scène des concerts du groupe :

Lien site Imagine Dragons et Tim Cantor : https://www.timcantor.com/imaginedragons.html#s- pecial_exhibitions

Lien clip « Shots » : https://youtu.be/

qQrgto184Tk

THELMA-ROSE BOUILLON

AUDREY PICHON

L’image et le son : la collaboration Imagine Dragons et Tim Cantor

Envie d’émotions ?

Scannez cette vidéo d’une ancienne bal- lerine atteinte d’Alzheimer retrouvant subitement la mémoire à l’écoute d’un morceau du lac des cygnes.

Une bonne preuve que la musique peut vaincre tous les maux même la maladie.

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Le cerveau humain émet en permanence des ondes céré- brales. Or la musique joue sur les ondes dites « alpha », dont le rythme oscille entre 7 et 14 cycles par seconde. Le rythme « alpha » est l’état qui voit les deux hémisphères de notre cer- veau fonctionner en parfaite harmonie, ce qui permet d’avoir une vision plus globale des situations, une meilleure concentration, ainsi qu’une perception accrue.

Il permet également de mieux gérer les états de stress et les états émo- tionnels, de prendre un contrôle conscient du fonctionnement de notre corps, de nos organes, et de nos réactions physiologiques.

Lorsque le cerveau émet des ondes « alpha », nous sommes aussi beau- coup plus à l’écoute de notre intuition : autrement dit, nous savons ce qu’il faut faire au moment où il faut le faire. Ce qui est justement néces- saire à l’athlète de haut niveau. Le 2 Novembre 2006, Gäel Monfils se ré- vèle au grand public en bousculant le numéro 3 mondial Lleyton Hewitt lors du tournoi de Bercy. Le gamin de 18 ans se fait aussi remarquer en débarquant sur le court affublé d’une capuche. Les écouteurs scotchés aux oreilles. « La musique permet de m’évader. Je suis dans un autre monde, avant les matches, j’écoute du rap américain ou du dance all.

Quelque chose de tonique qui me fait bouger, qui me motive », confie le tennisman français, dont la méthode n’est pas novatrice.

Dans les années 80, son aîné Yvan Lendl, triple vainqueur de Roland Gar- ros, trimbalait déjà son lecteur de cassette portable dans les vestiaires.

Aujourd’hui, le phénomène s’est généralisé : il illustre l’évolution des mœurs dans la préparation mentale des sportifs. La musique gagne du terrain. Dans le bus qui les conduit au stade, sur la piste d’échauffement, au cœur du vestiaire. Elle accompagne les athlètes au plus près de l’ins- tant de vérité: la compétition. Simple effet de mode lié à l’explosion des nouvelles technologies ou véritable recherche d’une concentration maxi- male ? Les lecteurs MP3 ont remplacé walkmans et lecteurs CD mais l’ob- jectif reste le même : s’isoler, évacuer le stress, se motiver, une manière de se « doper « au son. Chaque athlète possède sa façon de rentrer dans la compétition. Certains s’extériorisent pour évacuer le stress, d’autres se coupent du monde extérieur pour être mieux à l’écoute de leur corps.

Les conclusions sont claires : les deux groupes de collé- giens qui s’entraînent en musique voient leurs perfor- mances physiques augmenter. En 1999, l’étude réali- sée sur vingt-quatre volontaires (hommes et femmes) par les professeurs Szabo, Small et Leigh, du département des sciences humaines de l’Université anglaise de Nottingham, corrobore ce résultat.

Ceux qui écoutent une musique au tempo rapide et rythmé peuvent fournir une charge de travail physique sensiblement plus élevée, de 5 à 7% supplémentaires. Le fait que la musique ait des bienfaits sur les per- formances des athlètes s’explique aussi de manière physiologique.

CHARGES DE TRAVAIL PLUS ÉLEVÉES

L

a musique adoucit les mœurs, dit l’adage. Mais elle améliore aussi les performances phy- siques. Plusieurs études scientifiques réalisées ces dernières années aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne le démontrent. La première du genre a

L’influence de la musique dans le sport

CLEMENT PASQUIER

......

. . . .

été menée en 1991, à l’Université du Tennessee. Les professeurs Copeland et Franks établissent que la musique améliore les performances d’endu- rance des coureurs. Le professeur Mills, de l’Académie d’Alabama, étu- die sur des collégiens l’influence de la

musique durant des entrainements.

Il les sépare en trois groupes : ceux qui s’entraînent sans musique, ceux qui s’exercent en écoutant de la mu- sique lente, et ceux qui s’entraînent en écoutant de la musique rapide.

LES ONDES ALPHA

La musique participe autant à la prépara- tion individuelle qu’à la solidification d’un groupe. En 1998, grâce à Vincent Candela qui leur a fait écouter la chanson lors d’un tra- jet en bus, les bleus ont établi l’union sacrée autour de « I will survive » de Gloria Gaynor.

A Nantes, l’ex-président Rudi Roussillon à lui aussi suggéré à son ancien entraîneur, Serge Le Dizet, de mettre de la musique dans le ves- tiaire pour remotiver l’équipe après une sai- son catastrophique.

« Il fallait que les joueurs retrouvent une âme de guerrier » , se souvient Le Dizet . Le 28 mai 2005, gonflés à bloc par « Carmina Burana », l’opéra de Carl Orff, les Canaris avaient sauvé leur peau en ligue 1, face à Metz.

SUR UN AIR DE MUSIQUE : CARMINA BURANA

Gaël Monfils. DR

. . . . La musique pour améliorer ses performances. DR

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Hiroshima mon amour Anatoly Vedernikov

Resnais a conçu ce deuxième film après Nuit et Brouillard, un film documentaire traitant de la déportation dans les camps de concentration nazis de la Seconde Guerre Mondiale, mettant en avant l’intérêt de Resnais pour le devoir de mémoire. Resnais a ce- pendant envie d’échapper à la forme du documentaire déjà utilisé pour Nuit et Brouillard, un film avec des thématiques proches de celles de Hiroshima mon amour, et demande à Marguerite Duras d’écrire « une histoire d’amour d’où l’angoisse atomique ne serait pas absente ». Emmanuelle Riva joue une actrice qui en surface paraît sereine, mais possède un passé enfoui en elle : son enfance affectée par la guerre.

Resnais a réussi à imaginer une conception narratrice novatrice manipulant la notion de temps et la chronologie des événements pour explorer l’effet des traumatismes de la guerre sur le person- nage joué par Emmanuelle Riva. Une fois les deux premiers tiers du film passé, la chronologie et le sens des choses deviennent fragiles laissant place au doute chez le spectateur, figurant mentalement chez lui l’oubli. Emmanuelle Riva change de jeu dans le troisième tiers du film, pour représenter un personnage plus honnête mais désolé et perdu. Le film nécessite de la patience et de l’attention nécessaires pour que le spectateur puisse absorber le message abstrait. Alain Resnais a conçu un film avec des convictions auda- cieuses, des techniques de narration qui sont encore aujourd’hui considérées comme novatrices, pour offrir un film sur l’oubli, la mémoire de la guerre et l’amour.

NICOLAS MATEI

A

natoly Vedernikov est un pianiste russe né à Harbin, une colonie russe en Chine, en 1920 et mort en 1993. En 1936, après avoir fini le Conservatoire de Harbin en 1933, il immigra à Moscou pour étudier avec Heinrich Neuhaus.

Là-bas il devint ami avec le composi- teur Sergeï Prokofiev et avec le pia- niste Sviatoslav Richter avec qui il donnait régulièrement des concerts.

Son jeu, tout comme celui de Rich- ter, est marqué par sa très grande régularité et musicalité – cependant il suivra une carrière complètement différente que celle de son ami après avoir étrangement échoué à une compétition en 1945 à laquelle

NICOLAS. MATEI Richter termina premier. Cette com-

pétition avait pour but de mettre en avant des jeunes pianistes talen- tueux qui, après avoir gagné la com- pétition, feraient des tournées dans la toute Russie. Vedernikov demeura virtuellement inconnu durant les 25 années qui suivirent la compétition pendant lesquelles il fit beaucoup de concerts dans les provinces russes en tant qu’accompagnateur et devant de maigres audiences. Son manque de popularité peut être expliqué par son jeu qui, à la surface, paraît froid et sans humanité. Pour découvrir ce pianiste on peut écouter les Études Symphoniques de Schumann ou la

10ème Sonate de Scriabine. album Klavier Abend d’Anatoly Vedernikov, 1994 DR

Hirochima mon amour d’Alain Resnais, 1959. DR

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H

iroshima mon amour est un film fran- co-japonais d’Alain Resnais filmé en 1959 basé sur un scénario de Marguerite Du- ras. Eiji Okada et Emmanuelle Riva jouent res- pectivement le rôle d’un architecte japonais et d’une actrice française tombés amoureux l’un de l’autre à Hiroshima.

. . . .

Chaque numéro de page est accompagné du visage d’un compositeur.

Vous êtes élève à SVP ? Vous les connaissez ? Adressez à : « lejournalsvp@gmail.

com » la liste de tous ces compositeurs, par ordre de page.

Des bons d’achat au Forum du Livre à gagner pour les 3 premières bonnes réponses ! (40 euros pour le 1er gagnant).

Avez-vous remarqué ?

(11)

Les Femmes dans la politique américaine

T

outes leurs histoires sont différentes et pourtant elles avancent vers un même but, l’égalité des genres. Il est encore trop rare de voir des femmes occuper des grands rôles politiques, mais récemment des figures féminines ont émergé, en particulier aux Etats-Unis.

Les élections agissent comme un indicateur de chan- gements sociaux et démographiques. Les élections ré- centes aux Etats-Unis ont montré une présence gran- dissante des femmes venant en particulier de minorités ethniques. Une diversité plus importante au Parlement permet de créer des lois plus en adéquation avec la po- pulation d’un pays. Cela démontre l’importance de la

E

n 2018, apparaît sur le devant de la scène le « Squad », un groupe de femmes élues au Congrès, dont Alexandria Ocasio Cortez de New York, surnommé AOC. Elle est passée de serveuse anonyme à femme politique reconnue, une trajectoire symbo- lique du rêve américain. Née dans le Bronx, un des quartiers les plus pauvres de New York, elle incarne la modernité au sein du parti démocrate. Elle commença par travailler dans une ONG, avant d’être organisatrice de la campagne de Bernie Sanders. Elle est partisane du Green Deal et se qualifie de « démocrate socia- liste ». C’est de son père que lui viennent les principes et valeurs de la démocratie américaine. Grâce à son caractère de fer, ses qualités d’oratrice et son influence sur les réseaux sociaux, elle a gagné avec l’aide du New Congress la primaire démocrate pour devenir représentante du 14th district de New York au Congrès.

AOC devint ainsi en 2018 la plus jeune femme latino-américaine (28ans) à être élue en battant largement Joe Crowley, en place depuis 20 ans.

représentation pour évoluer dans un monde plus égali- taire. Les préjugés liés au genre mais aussi à la couleur de peau sont sources de nombreux obstacles, mais depuis plusieurs années la proportion de femmes dans les gou- vernements augmente, permettant ainsi de commencer à briser le plafond de verre des structures hiérarchiques américaines. D’après Stacey Abrams, cela est lié au fait que « le corps politique reconnaît que les femmes, ont non seulement la capacité de diriger, mais qu’elles y sont prêtes, et cela se voit à travers le nombre accru de femmes élues et leur participation dans le corps po- litique ». Néanmoins ¾ des politiciens au Congrès US restent des hommes.

Il existe un contraste important entre la proportion de femmes au sein des Démocrates et des Républicains. Aujourd’hui il y a 103 démocrates femmes au congrès contre 32 républicaines. Une des raisons majeures est que l’idéologie républicaine promeut un rôle moins actif du gouvernement, donc les femmes sont at- tirées par la branche progressiste des Démocrates qui soutient une politique interventionniste. Le droit à l’avortement est aussi un facteur important. On constate aussi que toutes les femmes de couleur du Congrès font partie du parti démocrate sauf une, Mia Love. Cependant pour une avancée réelle et durable dans

le combat de l’égalité, il faudrait que le changement se fasse dans chaque parti. La diversité a aussi progressé dans l’administration fédérale avec Hillary Clinton, ex-se- crétaire d’Etat aux affaires étrangères/Sénatrice. Et, fin 2020, Kamala Harris a été élue au poste de Vice-Prési- dente des Etats Unis.

De père Jamaïcain et mère indienne, elle née en 1964 en Californie. Ses principes lui viennent de sa mère qui était engagée dans le civil rights movement dans les années 50. Elle lui répétait sans cesse quand Kamala se plaignait

« Et toi, que vas-tu faire ? ». Diplômée de Howard, une université historiquement noire, elle devint procureure de San Francisco puis de Californie lorsque le taux de condamnation pour crime était à son apogée. Puis elle devint Sénatrice de Californie, deuxième femme noire à occuper ce poste, avant de se lancer dans sa propre campagne lors des élections présidentielles de 2020.

Choisie comme colistière par Joe Biden après avoir dû jeter l’éponge, elle est la première femme d’origine noire et asiatique à être devenue Vice-Présidente des Etats Unis. Elle milite contre le changement climatique, pour le contrôle des armes à feu, pour la couverture maladie universelle et pour la réforme de l’immigration. Kama- la Harris, AOC et toutes les femmes accédant aux plus hautes responsabilités donnent l’espoir d’une future égalité homme/femme.

......

. . . .

Alexandria Ocasio Cortez. DR

Kamala Harris. DR

IRIS GUYADER . . . .

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A few years ago, Mrs. Jester had the idea of disguising as Pre- sident Lincoln to get extra points on the test. To get three more points that might save your grade, you need to have :

• A fake beard ( the mask suddenly became very practical for this part )

• A very distinguished old-school, an- tique costume ( a long coat, white shirt, dark pants, and chic shoes ).

Any glamorous accessories such as white gloves or pocket watches are of course undeniable bonuses to your style

• A glorious black top hat ( most of the students created theirs out of cardboard )

• An elegant bow tie

The students, after passing their tests, went outside to take pic- tures with their teacher. It was a rather fun photoshoot where everyone was able to enjoy their costumes and the time spent together disguised as Lincoln since meetings of about twenty people dressed as an American President do not seem to occur very often – at least in France. Then there was a reconstitution of the Fashion Week, Lincoln version. A few last group photos and it was time to go back to class. Covid took a lot of fun, regu- lar events, but it will not get the OIB’s Lincoln Day.

« «

Jeunes de France

- Interview de Pierre NEVEU, vice-président de Jeunes de France -

Une association de loi 1901 ayant pour objectif de regrouper et représenter les jeunes de 14 à 21 ans, pour porter leur parole dans l’hémi- cycle de l’Assemblée nationale.

Qu’est-ce que c’est ?

Qui peut l’intégrer et comment ? Comment fonctionne-t-elle ? Des groupes de travail, en lien avec des théma- tiques d’actualité ont été mis en place, pour proposer des initiatives, mettre en place des projets concrets. Actuellement, 5 projets sont en cours dans quatre différents comités de pi- lotage : l’éducation nationale, l’égalité femmes- hommes, les jeunes français à l’étranger, la transition écologique et la lutte contre le ré- chauffement climatique, et enfin la lutte contre les discriminations et les inégalités.

Tous les jeunes âgés de 14 à 21 ans sont invités à contacter les Jeunes de France via l’adresse mail suivante : [email protected]. Un mail sera par la suite envoyé au nouvel adhérent, en vue de spécifier la procédure à suivre pour fina- liser l’inscription aux Jeunes de France.

J

usqu’à présent, des lois et réformes qui nous concernent sont votées et appliquées, sans concertation, et dans un hémicycle où la moyenne d’âge est supérieure à 40 ans. Derrière ces notions d’engagement et de représentativité, les Jeunes de France collaborent avec des parlemen- taires et ont reçu le soutien de plusieurs députés, notamment celui de Monsieur Florian BACHELIER, premier Questeur de l’Assemblée nationale et député de la 8e circonscription d’Ille-et-Vilaine (35). Par ailleurs, une lettre a été adressée au président de l’Assemblée nationale Monsieur Richard FERRAND, en vue de lui faire part de ce projet ambitieux, qui recense d’ores et déjà une soixantaine d’adhérents. Pierre NEVEU, lors d’un passage à Paris, a rencontré le directeur de cabinet de Madame la ministre Elisabeth MORENO et la fondatrice de l’association rose-jaune, Tatiana-Laurence DELARUE, pour leur faire part d’un projet de sensibilisa- tion contre les violences conjugales et intra-familiales.

F

our score and seven years ago … It was not just the first words of the Gettysburg Address the Pre- mieres OIB had to learn, but the whole text. This speech, pronounced by Abraham Lincoln on the 19th of November 1863 during the Civil War, is one of the shortest he ever made. It was so quick the photo- grapher hardly had the time to take a proper picture

! However, full of references to the American Consti- tution, Declaration of Independence, and the founding fathers, it marked the United States and became one of the most famous presidential speeches in its history.

VLADIMIR SOFRONITSKY

THELMA-ROSE BOUILLON

Lincoln Day

Pierre NEVEU

Étudiant au Lycée Saint Vincent, Rennes (35)

Membre des Jeunes Avec Macron (JAM35) Cofondateur, chargé des affaires internationales et Vice-président des Jeunes de

France (JDF)

Coordinateur régional Bretagne de l'association Avenir Lycéen

Contact (tel.) : +33 (0) 6 31 71 38 46 Notre ambition repose sur

l’engagement des jeunes dans une société qui ne peut se passer d’eux. Nous

sommes l’avenir de notre pays !

. . . . ... . . . .

... . . . .

. . . .

(13)

La compta : ça compte !

Sans le service comptabilité, Saint-Vincent ne fonctionne plus…. Mais ce rôle essentiel est méconnu, ainsi que ses représentantes. A découvrir donc �

« Je fais le même travail qu’un expert-comptable, sans en avoir le titre. Je m’occupe de négocier les emprunts et certains contrats EDF-GDF, j’établis des dossiers de subventions. Par ailleurs, je vérifie et exerce un contrôle continu sur les investissements. Je m’occupe également du suivi des gros chantiers en matière de facturation et de paiement.

Ce sont des tâches très variées, ce qui me permet de ne pas m’ennuyer et d’avoir beaucoup de contacts. L’autono- mie dont je dispose et les responsabilités parfois lourdes de conséquences sont aussi des aspects de mon travail que j’apprécie particulièrement. »

« Je dirais qu’il faut tout d’abord être honnête et intègre, savoir anticiper et être juste. Être rigoureux et exigeant sont également des qualités fondamentales car le commis- saire aux comptes vérifie toutes les écritures comptables qui doivent chacune être justifiées, ce qui n’est pas tou- jours évident !

Avoir de la finesse et de l’humour est toujours un plus pour améliorer les relations. Enfin, ne pas compter ses heures et son temps permet de rester concentré sur son travail même lorsqu’il empiète sur votre temps personnel. »

Brigitte Maréchal

Rosine Guillonnet

Cheffe comptable, responsable de la gestion de la trésorie et la gestion des salaires, travaille à Saint-Vincent depuis 1989.

Comptable

En quoi consiste votre métier ?

Quelles sont les qualités requises pour être comptable ?

« Oui ! En mai 2007, des internes ont trouvé 5 chatons, seuls, affamés et en hypothermie, sans leur mère dans des gravats. Ils sont venus me voir car j’adore les chats.

Nous avons acheté des biberons et les laboratoires nous ont prêté une lampe pour les réchauffer. M.PICAN, direc- teur de l’époque, m’a autorisé à les garder à la comptabi- lité le jour et à l’internat la nuit durant 15 jours. Deux des chatons ont pu être sauvés.

Durant 15 jours, internes et surveillants vivaient en sym- biose, c’était vraiment incroyable ! »

« En 1998, la situation financière était compliquée. Les bâtiments n’avaient pas été entretenus depuis longtemps et cela occasionna de gros travaux. Le personnel de mé- nage et de restauration qui avait jusque-là été employé par St Vincent a dû être externalisé à la Sodexo. C’était très douloureux car on passait d’un monde à un autre. En effet, à St Vincent, l’esprit de famille était très présent et le personnel se sentait inclus. Cela a été vécu par la plu- part des employés comme un changement brutal, même si cela était nécessaire.»

Une anecdote à nous raconter ?

Une histoire qui vous a spécialement marquée ?

« Je travaille à Saint Vincent depuis 27 ans. Ce sont les ha- sards de la vie qui m’ont amené vers ce métier plutôt que mon envie personnelle, ce n’était pas un véritable choix ! »

« Mes tâches s’étalent sur la semaine et sont relative- ment variées. Je m’occupe de la codification, de la sai- sie des factures des fournisseurs, des rapprochements bancaires, de la téléphonie ou encore de répondre aux interrogations des familles sur la facturation entre autres.

Depuis 2008, je m’occupe également de monter les dos- siers pour la commission d’aide aux familles. »

« Comme je le disais, le métier de comptable comporte des tâches diverses et variées. Certaines sont plus rébar- batives, telles que la codification et la saisie des factures des fournisseurs, mais d’autres me plaisent plus, comme l’aide aux familles. J’apprécie vraiment la rencontre avec les familles, les aider à comprendre la facturation et à respecter leur budget. Certaines histoires me touchent particulièrement, comme celle d’une famille réfugiée rwandaise, qui a fui son pays à cause du génocide. On a l’impression de partager leur histoire et c’est très émou- vant. J’apprécie également l’aspect enquête de mon mé- tier, dès lors que nous avons un problème. En effet, si un règlement est manquant, nous devons le trouver à tout prix, il ne peut y avoir d’imprécision ! »

Depuis combien d’années vous travaillez à Saint Vincent ?

En quoi consiste votre métier ?

Qu’est ce qui vous plaît le plus ?

......

. . . . FILOMENE CARRION . . . .

Photos F. CARRION et CCB

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Elephant Man est un film réalisé en 1980 par David Lynch. Si ce film a eu du succès, c’est par son ambiance et son histoire émouvante. Le film raconte l’histoire vraie de John Merrick, surnommé l’éléphant à cause de sa maladie dégénérative ayant complètement déformé

son corps Un mé- decin bienveillant va le recueillir. Le film est basé sur les mémoires du Dr Frederick Treeves et a reçu l’Oscar du meilleur acteur, du meilleur réalisateur, du meilleur film et du meilleur scénario adapté.

passionnant entre plusieurs intervenants (po- liciers, sociologues, avocats, écrivains et prin- cipalement les victimes de ces violences). En plus d’interroger la thématique de violences policières, le réalisateur déplace la réflexion sur la thématique de “la violence légitime” uti- lisée par l’Etat pour répondre aux violences de la rue. Orienté mais loin de prendre parti, ce documentaire invite à la réflexion sur l’usage républicain de la force,

encore plus quand des démocraties s’ins- pirent de régimes au- toritaires (en Russie avec les arrestations préventives, ou en Chine avec la surveil- lance des réseaux so- ciaux). Ainsi, tout au long du film, une cer- taine émotion s’ins-

talle tant les prises de paroles sont virevol- tantes. David Dufresne met en place un débat démocratique réussi et permet de voir que le dialogue et la résolution pacifique sont pos- sibles sur des sujets sensibles.

En Octobre dernier sortait une nouvelle tra- duction du Maître et Marguerite, chef d’œuvre de son auteur, Mikhaïl Boulgakov, et plus gé- néralement de la littérature russe. Les traduc- teurs - qualifiés par le monde de « virtuoses » - sont André Markowicz - qui sut rendre à Dos- toievski et à Pouchkine leur force d’origine - et Françoise Morvan.

Le roman, écrit par Mikhaïl Boulgakov entre 1929 et 1940, nous plonge dans le Moscou des années 1930, au milieu d’un monde domi- né par le stalinisme - même si jamais il n’est mentionné, tout est en métaphores et en sym- boles - où les artistes n’ont plus la liberté de douter et travaillent pour le régime. C’est alors que le diable - en qui plus personne ne croit, l’athéisme est d’État - fait son apparition, dis- tillant la folie et bouleversant ceux qu’il croise.

Mais Le Maître et Marguerite est également une formidable histoire d’amour, qui renverse les notions de bien et de mal, cassant les codes du roman classique.

Publiée aux éditions Inclute, la nouvelle traduc- tion diffère de celle - plus ancienne - de Claude Ligny - révisée par Marianne Gourg, chez Ro- bert Laffont - par son vocabulaire plus direct, ses phrases plus hachées et, surtout, une véri- table virtuosité de la langue dans certains des passages clés du roman - notamment le début du Chapitre 32, com-

mençant par une for- mule restée célèbre :

« Dieux, ô mes dieux

! », ou encore dans le début du roman.

Si Le Maître et Mar- guerite garde tous ses fondamentaux humoristiques et sa- tiriques (une critique

acerbe du régime stalinien où manque un élément essentiel : l’esprit critique et, au-de- là, le doute), il prend ici une véritable dimen- sion universelle et poignante - la force de l’art émerge des mots de l’auteur - : « les manus- crits ne brûlent pas ».

L’oeil incomparable du photographe anglais Martin Parr pour les bizarreries de la vie ordi- naire a fait de lui une icône dans la culture vi- suelle depuis plus de 30 ans. (Magnum Photos)

Martin Parr est un des photographes les plus célèbres au monde. Ses images à la fois remar- quables et décalées, sont pleines d’ironie face aux merveilleuses atrocités de notre société in- dustrielle. A première vue ses images peuvent paraître comme des moqueries, alors qu’elles ne font que retranscrire notre monde et nos modes de vie. Il jette un regard critique sur notre société, sans jugement de valeur.

« Avec la photographie, j’aime créer de la fiction à partir de la réalité. J’essaie de faire cela en prenant les préjugés naturels de la so- ciété et en lui donnant un twist ». C’est ainsi que Martin Parr aborde sarcastiquement les thèmes du tourisme de masse, de société de consommation et de classes sociales.

Il est initié à l’art de la photographie par son grand-père, lui-même photographe amateur passionné. Plus tard il étudie à Manchester Polytechnic dans les années 1970. Le passage à la couleur dans les années 80 marque défi- nitivement son travail. Martin Parr fait aussi partie de Magnum photos, une coopérative photographique internationale et gagne de nombreux prix dont le prestigieux Sony World Photography Award. Un peu plus de 500 de ses images ont été exposées à Rennes récemment.

C’est un documentaire réalisé par le journa- liste David Dufresne. Il part des violences po- licières pour expliquer comment ces violences peuvent être causées. Il en résulte un débat

Elephant Man

M. BALOUL IRIS GUYADER

Le Maître et Marguerite ou la force de l’art au-delà de la pensée unique

GUILHEM CHAMEYRAT

Un pays qui se tient sage Martin Parr

SAINT-VINCENT, le journal

Journal interne réalisé par les élèves du lycée Saint-Vincent Directeur de la publication : Étienne Roulleaux-Dugage Rédactrice en chef : Catherine Bonnefoy

Comité de rėdaction : Gabrielle Bonnin, Thelma-Rose Bouillon, Filomene Carrion, Guilhem Chameyrat, Iris Guyader, Nicolas Mattei, Clément Pasquier, Jeanne Petit, Audrey Pichon, Morgann Rozental, Louna Turco Maquette : Victorine Sourdrille

Imprimeur : Le Galliard, Cesson-Sevigné

Photos de couverture : D.R. Montage : V. Sourdrille

Établissement Saint-Vincent - Providence 57/75 rue de Paris 35000 Rennes

LES RUBRIQUES

CLEMENT PASQUIER

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leurs soldats à la mort. L’histoire a la forme d’une tragédie grecque selon Aristote avec le protagoniste dégradant son statut social pro- gressivement à travers le film. Le personnage de Kaji, à la fin de la trilogie, aura première- ment été surveillant dans un camp de prison- nier chinois, puis soldat pour l’armée japonais, puis fugitif et prisonnier. Plus frappant et dé- solant encore est l’hamartia du protagoniste, c’est-à-dire le défaut qui cause sa perte : mal- gré sa forte volonté, sa vitalité et son pragma- tisme, Kaji se fait piéger par son humanisme.

La condition de l’Homme est une trilogie ambi- tieuse se voulant présenter la guerre à travers un archétype universel du monde. Le titre du film, sa longueur, sa production ambitieuse, rajoute à l’universalité de la trilogie. Ce sont neuf heures et demi de film qui, une fois fi- nies, laissent un goût amer sur la guerre et des hommes qui y participent.

Halloween est une série de onze films d’hor- reur. Michael Myers, un tueur psychopathe masqué, commet des meurtres lors de la nuit d’Halloween. De nombreuses suites sont produites, étoffant ainsi l’histoire du tueur d’Halloween et de sa famille. Aujourd’hui, Hal- loween est l’une des séries horrifiques les plus célèbres et les plus anciennes du cinéma. Cette saga est une réussite ! Le scénario du deuxième film propose des personnages intéressants. Il y a même des scènes très drôles qui ne nuisent pas au rythme de ce nouvel Halloween. L’esprit du film d’origine est conservé sans redites inu- tiles. Cela se perçoit dès le générique. Il vaut mieux en savoir le moins possible pour appré- cier les différents rebondissements et le final efficace, tout en tension. Selon moi, il s’agit du meilleur film d’horreur.

La Condition de l’Homme est une trilogie de films de guerre (1959-1961) de Masaki Ko- bayashi. Les trois films racontent l’épopée de Kaji, pacifiste japonais pendant la seconde guerre mondiale, joué par Tatsuya Nakadai. Le deuxième film raconte la défaite du Japon et la monstruosité des chefs militaires envoyant Vous la connaissez peut- être pour ses plus gros succès tels que Shake it off ou Look what you made me do mais Taylor Swift est bien plus qu’une chanteuse pop écervelée.

Que ce soit par ses en- gagements en faveur de la communauté LGBT ou par son engagement politique contre Donald Trump, la chanteuse de 31 ans a largement démontré qu’elle était capable de rassembler les foules et sensibiliser son public. Son style musical ayant beaucoup évolué au cours de sa carrière, chacun peut y trouver son goût, voire re-découvrir cette ar- tiste, souvent cataloguée à tort comme sim- pliste.

Halloween

La condition de l’Homme Taylor Swift

FILOMENE CARRION

LES RUBRIQUES

JEANNE PETIT

NICOLAS MATEI

- 1er prix -

Enora Lamaire-Maringer gagne 40 € de bons d’achat au Forum du Livre

- 2 ème prix -

Ilan Deuche gagne 30 € de bons d’achat au Forum du Livre - 3 éme prix ex-aequo -

Amélia Darnajou et Marie Ber- nard-Griffiths gagnent chacune 20 € de

bons d’achat au Forum du Livre

Bravo à tous les participants !

Les résultats du concours de photos

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1. Citer 2 artistes chantant tous les deux une chanson intitulée « Ensemble ».

2. Qui chante « Foule sentimentale » ?

3. Qui a gagné le Grand Prix Eurovision en 1965 avec « Poupée de cire, poupée de son » ?

4. Quel est le réel nom de Julien Clerc ? 5. « My Way » de Frank Sinatra est une reprise.

Comment s'appelle la version originale ?

6. À quelle groupe de rock appartenait Eddy Mitchell avant de se lancer dans sa carrière solo ?

7. Quel métier exerçait Jean-Jacques Goldman avant d'être chanteur ?

8. Comment s'est fait connaître la chanteuse Jenifer ?

LE QUIZZ LE QUIZZ

LE QUIZZ ...

1. Exemples de réponses : Sinclair, Coeur de pirate, Jean-Jacques Goldman,

Les frangines 2. Réponse : Alain Souchon

3. France Gall 4. Réponse : Paul-Alain Leclerc

5. Réponse : «Comme d’habitude»

de Claude François 6. Réponse : Les chaussettes noires

7. Réponse : vendeur dans un

magasin de sport 8. Réponse : grâce à sa victoire à la

Star Academy 1

COMPLÉTER LES PAROLES COMPLÉTER LES PAROLES COMPLÉTER LES PAROLES

2020 - Beau-papa, Vianney

« De vous à moi, c'est moi j'avoue qui me suis invité dans _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ »

2015 - Clown, Soprano

« Désolé les enfants si ce soir je n’suis pas drôle mais ce _ _ _ _ _ _ _ _ »

Réponse : « sa vie là, dans la vie où elle n’a rien demandé »

Réponse : « costume coloré me rend ridicule et me colle »

2005 - Écris l'histoire, Grégory Lemarchal

« Voudrais-tu me voir, m’oublier, m’approcher, me croire, m’inviter ou _ _ _ _ _ _ _ »

Réponse : « ne pas savoir quand viendra la fin »

1994 - L'histoire de la vie, Disney

« Tu auras tant de choses à voir pour _ _ _ _ _ »

Réponse : « franchir la frontière du savoir »

1983 - Comme toi, Jean-Jacques Goldman

« Elle s’appelait Sarah, elle n’avait pas huit ans. Sa vie c’était _ _ _ _ _ »

Réponse : « douceur, rêves et nuages blancs »

1977 - La java de Broadway, Michel Sardou

« Quand on fait la java le samedi à Broadway on dort sur les trottoirs. Quand on nous sort de là c’est à _ _ _ _ _ _ _ _ »

Réponse : « coups de balai, à grands coups d’arrosoir »

1969 - Les Champs-Élysées, Joe Dassin

« Tu m’as dit j’ai rendez-vous dans un sous-sol avec des fous qui _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ »

Réponse : « vivent la guitare à la main du soir au matin »

Réponses Réponses Réponses

Proposé par JEANNE PETIT

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Références

Documents relatifs

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