A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
G EORGES V ALIRON
Méthodes de sommation et directions de Borel
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 2
esérie, tome 2, n
o4 (1933), p. 355-380
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par GEORGES VALIRON
(Paris).
M. A. BLOCH a attiré le
premier
l’attention surl’analogie
que peutprésenter
la recherche des directions de JULIA d’une fonction
entière,
directions dans levoisinage desquelles
la fonction passe une infinité de fois par toute valeur nonexceptionnelle,
et la recherche despoints singuliers
des séries de TAYLOR. Il aénoncé comme
probables
diversespropositions,
entre autres la suivante: unefonction entière dont les coefficients sont suffisamment lacunaires admet toute direction pour direction de JULIA
(1).
Ce théorème a été démontré par M. PÓLYA dans le cas des fonctions d’ordre infini ainsiqu’une proposition analogue
authéorème de FATOU et PÓLYA sur les séries entières
qui
entraîne que presque toutes les fonctions entières d’ordre infini dont le module des coefficients est donné admettent toute direction pour direction de JULIA(2),
Les démonstrations de M. PÓLYA montrent en outre que, dans ces deux cas, toute direction est enréalité une direction de BOREL d’ordre infini : dans tout
angle
l’admettant pourbissectrice, l’exposant
de convergence de la suite despoints
où la fonctionprend
une valeur arbitraire est
infini,
sauf auplus
pour une seule valeur.Ces résultats de M. POLYA ont conduit M. VI. BERNSTEIN à essayer de dé- gager une relation
plus
intime entre les directions de JULIA et laposition
dessingularités
des séries de TAYLOR encomparant
ces éléments attachésrespecti-
vement à une fonction entière du
type
moyen de l’ordre un et à la série de TAYLORF(z)
dont elle est la fonction associée dans la théorie de la sommation de M. BOREL. Il montra que, dans des casétendus,
les directions des rayons vecteurs despoints
extrêmes dupolygone
de sommabilité de BOREL deF(z)
déterminent des droites de JULIA de la fonction entière associée
f(z),
et il émitl’hypothèse
que cettepropriété
seraitgénérale (3).
Cet énoncé de M. BERNSTEINme conduisit à chercher s’il
pouvait
y avoir identité entre les directions de(1) Mémorial des sciences math., fasc. XX (1926), p. 16.
(2) Math. Zeits., t. 29 (1929), pp. 549-640.
e) Comptes Rendus, t. 194 (1932), pp. 350-352; pp. 1629-1631 et Journal École Polytech- nique, 30e cahier (1932), pp. 191-219.
BOREL convenablement définies d’une fonction entière et les directions des
points
extrêmes d’un domaine de sommabilité de MITTAG-LEFFLER. L’introduction des directions de BOREL à la
place
des directions de JULIAs’impose
dans laquestion
des raisonnements
simples
montrant en effet que dans cette recherche d’une cor-respondance biunivoque
entre deux tels groupesd’éléments,
les directions de JULIA ne sont pas en somme assezsingulières ~4).
Mais Miss M. CARTWBIGHTm’ayant signalé
que, même en introduisant les directions de BOREL dutype maximum,
non seulement cette identité n’a paslieu,
mais que le théorème de M. BERNSTEIN n’est pastoujours vrai, je
fus conduit àenvisager
le cas desfonctions d’ordre infini pour
lesquelles
les résultatsdéjà
cités de M. PÓLYA per- mettentd’espérer
des énoncésplus généraux.
Je donne dans ce Mémoire les résultats que
j’ai
obtenus dans cettevoie,
ré-sultats énoncés en
partie
dans lesComptes
Rendus(5). À
la suite de lapubli--
cation de la seconde de ces
Notes,
M. BERNSTEIN fit connaître(6) qu’il
avaitpoursuivi
des recherchesanalogues
dans le cas des fonctions d’ordrefini ;
il a.exposé
d’une manière détaillée ses résultats dans un Mémoire en cours depubli--
cation dont il a bien voulu me
communiquer
unecopie
alors queje
terminaisla rédaction du
présent
travail. Enfait,
le n.° 2 de monMémoire,
oùje
déve-loppe
des considérations dupremier
alinéa du n.° 4 de lapremière
de mes Notesfait double
emploi
avec unepartie
du Mémoire de M. BERNSTEIN. D’autrepart,
nous avions eu tous deux la même
préoccupation:
chercher ce quej’appelle
aun.° 6 des fonctions sommatrices
complètes.
C’était dansl’espoir,
restévainr
d’obtenir de telles fonctions dans le cas de l’ordre
infini,
quej’avais
retardé lapublication
de ce travail. La recherche de telles fonctions s’il enexiste,
me semble.être en effet d’une
grande importance,
tant pour la théorie duprolongement
ana--lytique
que pour la recherche des directions de BOREL des fonctions d’ordre infini.Une fonction sommatrice
complète permettrait
leprolongement
dans toute l’étoileindifféremment par la méthode des moyennes et par la méthode
d’intégration
comme
l’exponentielle
et les fonctions de MITTAG-LEFFLER lepermettent
dans le-domaine de sommabilité de BOREL ou de MITTAG-LEFFLER. Il y aurait d’autre
part correspondance parfaite
entre laposition
dessingularités
fournissant la fron- tière de l’étoile et les directions de BOREL convenablent définies de la fonction associée.Presque
tout le Mémoire est consacré à l’établissement de relations entre la=position
dessingularités
d’une série entière et la croissance dans les diverses.directions d’une fonction entière associée par l’intermédiaire d’une certaine fonction sommatrice. Il
s’agit
de savoir dansquelle
mesure le théorème de SERVANT et(4) Voir le n.° 3 de ma Note aux Comptes Rendus, t. 194 (1932), pp. 1306-1308.
(5) Voir le n.o 4 de ma Note citée et Comptes Rendus, t. 194 (1932), pp. 1552-1555.
(6) Comptes Rendus, t. 194 (1932), pp. 1887-1889.
BOREL relatif au cas de la fonction sommatrice
exponentielle
s’étend aux casgé-
néraux. Aussi
ai-je rappelé
au n.° 1 latechnique
de la méthode de sommation de M. BOREL dans le cas des fonctionsanalytiques,
pourplus
de détails on seréferera au livre de M. BOREL : Sur les séries
divergentes
et àl’exposé
deM. BUHL dans le fasc. VII du Mémorial des sciences
mathématiques. L’application
aux directions de BOREL est immédiate
puisque je
me borne alors aux fonctions d’ordreinfini,
elle est faite en dernier lieu au n.° 9 au moyen d’un théorèmequi généralise
le théorème de SCHOTTKY etqui
se rattache aisément à mes recherches antérieures et à celles de M.MILLOUX, j’ai
cru inutile d’en donner la démonstration.1. -
Rappel
de latechnique
de la méthode de sommatioonexponentielle.
-En vue des
généralisations,
onpeut
faite reposer la méthode de sommation expo- nentielle de M. BOREL sur les deuxpropriétés
suivantes de2°)
Les nombres n! t sont donnée parl’intégrale
eulériennedans
laquelle 1
estsupposé réel;
on a aussiLa théorie se
développe
alors comme suit :A). À
la sérieadmettant le
cercle |z| 1
pour cercle de convergence, associons la fonctionPuisque
f(z)
est une fonction entière dutype
moyen de l’ordre1,
siM(r, f) désigne
lemaximum
de ~ 1 f(z) 1 pour 1 z = r,
on aInversement,
sif(z)
est une fonction entière donnée vérifiant la condition(1)
c’estla fonction associée d’une série de TAYLOR
F~z)
de cercle deconvergence z ~ 1.
L’indicatrice de l’ordre de
f~z)
dans la direction introduite par MM. LINDELÔF et PHRAGMÉNest au
plus égale
à1,
mais atteint la valeur 1 pour une valeur au moins. C’estune fonction continue
de 99 (1).
Pour 1,
la convergence absolue deF(z)
etl’égalité (1)
montrent que l’on aet,
en vertu despropriétés
deH(g, f)
le second membre de(2)
resteholomorphe
dans le domaine limité par la courbe
d’équation polaire
’
On obtient le
prolongement
deF(z)
dès que ce domaine déborde ducercle z
1.Dans ce
domaine, l’intégrale (2)
converge absolument et en outreLa condition
(4)
nepeut
être vérifiée que sur(3)
ou dans le domaine intérieur.Le domaine limité par
(3) peut
donc aussi être caractérisé comme le domaine danslequel (2)
convergeabsolument, ~4)
étant vérifiée. C’est le domaine de somma-bilité de
Borel, je l’appellerai B(F).
B).
Ensupposant t complexe
dansl’intégrale eulérienne,
le même processuspermet aussi d’affirmer que,
pour et 1 Â 1 un
et que par
conséquent F(z)
est encoreholomorphe
et donné par le second membre de cetteégalité
dans les domaines(7) Acta math., t. 31 (1908), pp. 381-406. J’ai donné dans ma thèse (Annales Fac. scient.
Toulouse, t. 5 (1913), pp. 117-257) la réponse à la question qui termine ce Mémoire. La pro-
priété de continuité de f) avait été pressentie par M. BOREL. (Voir ses Leçons sur les séries divergentes p. 141 de la première édition).
Donc, (ro, 990)
étant unpoint
de la frontière deB(F), F(z)
est encoreholomorphe
dans tout le cercle
d’équation
C).
SiF(z)
estholomorphe
dans un cercleet sur sa
circonférence,
les anpeuvent
êtrepris
sous la formeL étant la frontière du domaine formé par la réunion de
(5)
et d’un cercle1 il
ro1;
il en découle que et que
qui rapprochée
de(3)
fournit le théorème de SERVANT et BOREL : Pourqu’un point
Mappartienne
au domaine de sommabilitéB(F),
il faut et il suffitque
F(z)
soitholomorphe
dans le cercle de diamètre OM.D).
L étant laligne
définieci-dessus,
on a, z étant à l’intérieur de L et t réelquelconque
En y
prenant Z=1’ieilplU,
on obtient la formule deprolongement
par les moyennes, valable dansB(F),
2. - Généralisation du
prolongement
par les moyennes. Cas de l’ordre fini.- Le
procédé
deprolongement
par les moyennes défini dansD)
segénéralise
aisément en
remplaçant
la fonction ez par d’autres fonctions, que l’onappellera
fonctions sommatrices. En utilisant les travaux de M. LINDELOF et certains ré- sultats de ma Thèsedéjà citée,
onpeut
définir des classes étendues de telles fonctions. Ce seront des fonctions entières à coefficientspositifs
Annali della Scuola Norm. Sup. - Pisa.
d’ordre e fini
supérieur à 1
ou d’ordreinfini,
les0(n) jouissant
depropriétés
dont il va être
question.
Dans le cas de l’ordre
fini,
on introduira ce quej’ai appelé
ordreprécisé L;
c’est une fonction
p(7*)
telle que, pour r tendant vers l’infini(r > o),
on aitsera
parfaitement régulière
parrapport
à un ordreprécisé L,
c’est-à-dire telle queDésignons
par la fonction inverse de c’est une fonction de la mêmeespèce,
mais G estremplacé par 1.
Onpeut
construire une fonction holo-03C0 e
morphe
ne s’annulant pas dans cedemi-plan
et telle que l’on ait uniformémentavec
Si
~O > 1, 1
est inférieur à 1 et on utilise directement mes résultats.1 1/g 2,
on fait unchangement
devariable z, zk approprié.
e
En
prenant
les relations connues entre les coefficients de
(6)
et la valeur de montrent que(7)
est bien vérifiée.Or les coefficients
1: O(n)
de la fonction sont les valeurs pour z réelpositif
et entier de la fonctionqui
estholomorphe
dans cedemi-plan,
on a en vertu de(9)
.
~ E(z)’ 1
tendant vers 0lorsque
r - oc. CommeQ(r)
tend versl’infini,
le secondmembre est inférieur à
si
petit
que soit le nombrepositif
e pourvu que r soit assezgrand.
En
appliquant
un théorème de M. LINDELÔF(8)
et despropositions généra-
(8) Leçons sur le Calcul des résidus et ses applications, p. 109 et p. 113.
lisant les théorèmes de LINDELOF et PHRAGMÉN que
j’ai
données dans maThèse,
on arrive aux deux
propositions
suivantes :I. - L’ordre
précisé Q(r)
étantdonné supérieur
à1/2,
enprenant
les8(n ~
sous la forme
(9),
la fonction tend uniformément vers 0lorsque s’éloigne
indéfiniment dans toutangle
II. - La fonction
(10)
est alors définie par
Si l’on
ajoute
à une fonction ainsi construite une fonction entièrequelconque,
à coefficientspositifs
et dutype
minimum parrapport
à l’ordree(r),.
c’est-à-dire telle que
on obtient encore une fonction de la forme
(6)
à coefficientspositifs
pourlaquelle
les
égalités (10)
et(11)
sont valables. D’unefaçon générale, j’appellerai
fonctionsommatrice d’ordre
précisé Lp(r)
toute fonction à coefficientspositifs
vérifiantles conditions du fhéorème II. Toute fonction d’ordre fini à coefficients
positifs
construits par les itérations de
logarithmes
rentre dans cette classe.On sait d’ailleurs que l’on a
uniformément,
sipetit
que soit àpartir
d’une valeur de r,
La dénomination de fonction sommatrice se
justifie
par le fait que le pro- cédéD) s’applique
enremplaçant l’exponentielle
par une fonction et le contour L par un contouranalogue,
le cercle(5)
étantremplacé
par la courbe de MITTAG-LEFFLEROn aura en
effet,
ensupposant F(z) holomorphe
à l’intérieur de L et sur LEn
supposant toujours
avec0 u 1,
on vérifie de suite que, surL,
dès
que t
est assezgrand,
Par
suite,
en introduisant le domaine de MITTAG-LEFFLER d’ordre ~O,B(p, F),
domaine maximum tel que
(ri’ qi)
étant unpoint
dudomaine, F(z)
est holo-morphe
à l’intérieur de(12),
on voit que, dansB(é, F)
Ainsi :
III. -
À
tout ordreprécisé p(r) correspondent
des fonctions sommatricespermettant
leprolongement analytique
dansB(e, F)
par la formule(13),
de toute fonction
F(z)
dont ledéveloppement
deTaylor
a pour cercle deconvergence 1 z
1.étant une fonction sommatrice donnée par
(6)
etF(z) =-- E
anzn admet-tant le cercle
1 z
1 pour cercle de convergence, la fonction entiéresera
appelée
la fonction associée àF(z)
par l’intermédiaire de~(z).
Commeon aura encore
Inversement,
toute fonction entiéref(z) == ’E
bnzn vérifiant cette conditionpeut
êtreconsidérée comme associée à une série entière
F(z)
par l’intermédiaire deO(z).
Car,
enprenant an=bn6(n)
on déduit despropriétés
connues des bn que(14)
est vérifiée.
En
généralisant
leprocédé C)
comme il vient d’être fait pourD)
on obtientle résultat donné par M. BERNSTEIN.
IV. -
(r, cp)
étant unpoint
de la frontière deB(p, F),
l’indicatricef)
d’une fonction associée vérifie
l’inégalité
3. - Généralisation du
procédé
deprolongement
par le moyennes. Cas de l’ordre infini. - Nous allons chercher à construire des fonctions d’ordreinfini,
tendant vers 0
lorsque z s’éloigne
indéfiniment dans toute direction autre que l’axe réelpositif
et voisines d’une fonction donnée à l’avance.f(z) bnzn
étantdonnée,
d’ordreinfini,
nous posons Dn1 bn ~ =1, Dn
étantpris égal
à l’infini sib?2=o.
On a "donc,
si l’on poseon aura
Ceci conduit à comparer
x(n)
aux valeursprises
par lelogarithme
d’une fonctionentière d’ordre nul. En
opérant
commeje
l’ai fait dans un casanalogue,
marquons dans unplan rapporté
à deux axesOX,
OY lespoints An
de coordonnéeset construisons avec ces
points
unpolygone
de NEWTON convexe vers lebas,
admettant pour sommets ces
points
ou certains de cespoints
et laissant les autressur ses côtés ou au-dessus de ses côtés. Ce
polygone
de NEWTONreprésente
lesvariations d’une fonction continue
Y=II(X)
convexequi
vérifie les conditionspeut présenter
un minimum et êtrenégative
pour certainsX ;
nousappel-
lerons Xo un
point
àpartir duquel II(X)
croît et estsupérieur
à 1. Nous dési- gnerons par la dérivée à droite deH(X).
Ilpeut
se faire queII’ (X ) :
Xtende vers 0. Dans le cas
contraire,
nous modifieronsII(X)
de lafaçon
suivante.Partons d’une valeur pour
laquelle
on ail existe de telles valeurs en vertu de
(15).
Soit X2 lepremier
nombresupérieur
à pour
lequel (16)
cesse d’être vérifiée. CommeII’(X)
est constant entre deux sommets dupolygone
deNEWTON,
X2 est un sommet de cepolygone.
La fonctionconvexe
est inférieure à
II(X)
pour X> X2 et assezpetit
etsupérieure
àII(X)
pour des Xsupérieurs
à X2 en vertu de(15).
Lepolygone
de NEWTON et la para- bole(17)
ont donc destangentes
communes, nous prenons celle dont lapente
est
minimum,
elle esttangente
à(17)
en unpoint
X2’ et aupolygone
en unsommet d’abscisse
X2" (c’est
l’abscisse minimum des sommets de contact s’il yen a
plusieurs).
Si estl’équation
de cettetangente,
onremplace
par la valeur
(17) lorsque
X estcompris
entre X2 et X2’ et parsi
X2’~ X ~ X2".
La fonction ainsi modifiée ne cesse pas d’être convexe et de vérifier les conditions(15),
et(16)
estégalement
verifiée pour On continue àcorriger
ainsiLI(X)
deproche
enproche,
un nombre finid’opération
permettant
dedépasser
toute valeur X.(15)
étantvérifiée,
on trouvera au boutd’un certain nombre
d’opération
despoints
de la fonctioncorrigée
pourlesquels
À partir
de telspoints,
on pourra faire les corrections enremplaçant (16)
parcette nouvelle
inégalité ; puis
àpartir
d’une valeur suffisammentgrande,
onopé-
rera de même en
remplaçant
le coefficient1/100
par1/1000,
etc. Nous continue-rons à
appeler II(X)
la fonction -ainsicorrigée;
c’est une fonction convexequi
vérifie les conditions
(15),
lerapport II’(X): X
tend vers 0lorsque
etaon a
l’égalité ayant
lieu pour une suite infinie de valeurs 1’l.Si l’on
désigne
parn(eX )
lapartie
entière de77~(~)+1~
on aIntroduisons la suite de nombres rp tels que .... si
et tels que le nombre
des rp
inférieurs à r soitn(r). Puisque
tendvers
0,
la fonction entièreappartient
à la classe de fonctions d’ordre nul pourlaquelle
Elle
jouit
donc despropriétés
quej’ai indiquées
dans ma Thèse(9).
Toutd’abord, d’après
la définition den(r),
on ales limites d’indétermination de z pour r infini étant entre 0 et
1 ; ensuite,
pour
2’=y~ j~j~~,
on a,q(z)
tendant vers 0avec ~
Il résulte en effet de mes calculs cités que le
premier
et le second membre de cetteégalité
sontégaux,
lapartie
réelle de tendant vers 0 avec11r
lors-(9) Voir aussi mes Lectures on the general theory of integral functions, pp. 132-136.
que
|Q| + y, y > o ;
onapplique
alors le théorèmeclassique
sur le moduleq
2
et la
partie réelle,
ou bien on calcule directementl’argument
deg(z).
Ceci
dit,
nous définissons parl’égalité (6)
en yprenant
Le second membre de cette
égalité, qui
est défini pourn > 1,
est une fonctionconvexe de n dès que n est assez
grand.
Eneffet,
enposant log g(n)
=V(log n),
. on sait que
V(x)
est convexe et indéfinimentcroissante,
et la dérivée seconde du second membre estcomme
x V’ (x) - V(x)
estpositif
àpartir
d’une valeurde x,
lapropriété
est établie.Eu
égard
à(19),
appartient
au segmentE-1, E;
on choisira E pour que cette limite infé- rieure soit nulle. On aura alorset par
suite,
si l’on poseles an vérifient
l’égalité (14),
la sérieF(z)=£
anzn a pour rayon de conver- gencel’unité, f(z)
sera une fonction associée àF(z).
Comparons
les croissances des fonctions4Y(r)
etM(r, f). D’après (20)
on a,à
partir
d’une valeurde n,
sipetit
que soit le nombrepositif a,
ce
qui
montre que, epositif
étantdonné,
ona, à partir
d’une valeurr(s)
de r,D’autre
part,
il existe une suite infinie de n pourlesquels,
sipetit
que soit epositif,
donc,
pour ces n,quel
quesoit r,
Or,
étant convexe en n pour n > no, tous les entiers n suffisammentgrands
sont ce quej’ai appelé
des indicesprincipaux ;
tout terme de0(r)
derang assez
grand
est le terme maximum de la série0(r)
pour un certain r.Dans
(22)
prenons pour(1 - e)r
une valeur pourlaquelle
le second membre est terme maximum de~[(1-E)r],
nous auronsd’après
un calcul de M. BORELce
qui
montre que, pour une suite de valeurs indéfiniment croissantes de r, on’aNous dirons que
f) vérifiant,
dans les conditionsindiquées,
les iné-galités (21)
et(23)
est de l’ordre de0(r).
Des définitionsplus précises
del’ordre ont été données dans la théorie des fonctions entières d’ordre
infini,
maiscelle
adoptée
ici s’introduit naturellement dans l’étude depremière approximation
actuelle.
Sous la condition que tous les entiers assez
grands
soient des indicesprincipaux
de0(r),
la classe des fonctionsqui
sont de l’ordre de0(r)
estla classe des fonctions entières associées aux séries entières
F(z)
dont lerayon de convergence est 1 par l’intermédiaire de
0(r).
Pour achever de
l’établir,
considéronsf(z) = ~
bnznqui
est de l’ordre de0(r);
on aura,
quels
que soient r et nce
qui
entraîned’après
le calculprécédent,
r étant convenablement choisi et e > 0D’autre
part,
on nepeut
avoir àpartir
d’unevaleur n, k
étant inférieur à1,
ce
qui
conduirait àM(r,
donc à une contradiction. Il s’ensuit que les nombres vérifient la condition(14).
Les coefficients de sont les valeurs pour z entier
positif
ou nul de lafonction
K(2 + z), K(z)
étant définie parK(z+2)
estholomorphe lorsque
lapartie
réelle de z estsupérieure
à -1. Lelogarithme
du module deK(z)
pourç 2 ,
est donné parComme
log g(r) : log
r croîtindéfiniment,
commen(r) : log
r etlog g(r) : (log r)2
tendent vers
0,
lequotient
de cetteexpression
par r tend vers 0 avec Par suite la fonctionI~(z + 2)
vérifie les conditions du théorème de M.LINDELÔF,
cequi
conduit à ce résultat :V. -
f(z)
étant une fonction entière d’ordre infinidonnée,
onpeut
trouverune fonction entière
qui
tend uniformément vers 0lorsque
zs’éloigne
indéfiniment
dans toutangle f(z)
étant asso-ciée à une série entière
F(z)
de rayon de convergence unité par l’interme’- diaire deM(r, f)
est de l’ordre de0(r).
Pour les raisons
invoquées précédemment,
la fonctionpeut
être consi-dérée comme une fonction sommatrice : elle
permet
leprolongement analytique
de
F(z),
de rayon de convergenceunité,
dans toute l’étoile de MITTAG-LEFFLER.Il en est encore de même des fonctions obtenues en
ajoutant
à une fonc-tion
G(z) quelconque
à coefficientspositifs
telle que, sipetit
que soit 8, on ait àpartir
d’une valeur rw 11, / -1 -Il / 1
La nouvelle fonction ainsi obtenue sera en effet à coefficients
positifs, supé-
rieure à pour z=r> 0 et au
plus
de l’ordre deSi zi est un
point appartenant
à l’étoile de MITTAG-LEFFLER deF(z), l’intégrale
tendra vers 0
lorsque
t croîtraindéfiniment,
L étant un chemin intérieur à l’étoile etcomposé
des arcs de cercle9 ~ ~ w ; z=zivoei8, 1 Zi 1 Vo 1,
W 0 s~=2.7r2013co;
et de deuxsegments z=zieirov, 0 vo ~ v ~ 1. Car,
sur lepremier
arc de cercle , 1et sur le reste de
L, ~ t z 1
est auplus égal à 4S(£ t)
dèsque t
est assezgrand. L’inégalité précédente
a donc lieupartout
surL, u
étantcompris
entre 0et 1. Comme
d’après
lespropriétés
deconvexité,
croît
indéfiniment,
on voit bien que : .VI. - Les fonctions d’ordre infini considérées ci-dessus
permettent
le
prolongement
par la formule(13)
de toute fonctionF(z)
admettant lecercle 1 z
1 pour cercle de convergence, ceprolongement
valant dans toute l’étoiled’holomorphie.
De
même, f(z)
étant la fonction associée deF(z)
par l’intermédiaire deO(z),
le
procédé C) appliqué
avecL étant le chemin
précédent,
conduit à laproposition
suivante :VII. - Si
f(z)
est la fonction associée deF(z)
par l’intermédiaire de la fonction sommatrice etsi d(q)
est la distance àl’origine
dupoint
frontière de l’étoile de
F(z)
situé sur le rayond’argument
lp, on a, sipetit
que soit e pourvu que r soit assez
grand
Si dans un
angle
tous lespoints
frontières de l’étoile sont àune distance de
l’origine
au moinségale
àd, l’inégalité (24)
est vérifiéeuniformément,
étantremplacé
par d.4. - Cas
particuliers,
notamment cas où la frontière de l’étoile est forméeuniquement
deprolongements
de rayons. - Noussupposerons
d’abord que la fonction sommatrice est d’ordre infini.Nous considérerons l’ordre de
grandeur
de la fonction associéef(z)
dans unedirection Si
quel
que soit epositif (el), l’inégalité
est vérifiée pour une suite infinie de
points z s’éloignant
indefiniment leur argu- ment g tendant vers po, nous dirons quef(z)
est au moins de l’ordredans la direction go.
Si en
outre, e positif
étant donnéarbitrairement,
on aégalement
pour tous les
points
z de module suffisammentgrand
dontl’argument
s’écartede q de moins de ce
4u’on exprimera
en disant quef(z)
est auplus
del’ordre dans la direction go ; on dira que
f(z)
est de l’ordre dans la direction ~a.On a le théorème suivant :
VIII. -
Supposons
que étant unpoint singulier
deF(z),
la fron-tière de l’étoile dans le
voisinage
se réduise à unsegment (~, k~)
k étant réel
supérieur
à 1. Dans cesconditions, f(z)
est au moins de l’or- dre dans la directionPour
l’établir,
il est loisible de supposerqo=0.
Si lapropriété
n’était pasvraie,
il existerait unangle 1 q? 1 ::=;:
w danslequel
on auraitMarquons
dans cetangle
un contour L’ défini comme suitSoit ensuite le contour L" défini de la
façon
suivanteIl est
possible
de choisir u~’ assezpetit
pour queF(z)
soitholomorphe
sur lecontour
L’ + L"
et à son intérieur.Alors, z
étant dans le contouren
posant
Désignons
parfi(z)
etf2(z)
les fonctions associées à etF2(z)
par l’inter- médiaire de On aest
holomorphe
sauf surL" ; d’après
le théorème VII(évidemment
valable même si le rayon de convergence de
F(z)
est différent de1),
on apour |q| 5/2 w’.
2 Il endécoule,
en tenantcompte
del’hypothèse (25)
que l’onaura dans ce dernier
angle,
àpartir
d’une valeur de rMais,
commeFi (z)
estholomorphe
à l’extérieur del’angle g~ ~ ~ 2cu’, l’inéga-
lité
(26)
vaudrapartout.
Si l’on écrit -11
(26) entraîne,
pour r assezgrand
etquel
que soit n,et la méthode utilisée dans la démonstration de
(23) permet
d’en déduireFi(z)
seraitholomorphe pour z 1, F(z)
seraitholomorphe
aupoint
z=rocontrairement à
l’hypothèse.
Le théorème est démontré.En tenant
compte
deVII,
on démontre de même que :IX. - Si dans un
angle
de sommetorigine,
la frontière de l’étoile deF(z)
est
uniquement
formée par lesprolongements
des rayonsjoignant l’origine
à certains
points singuliers 1;, f(z)
est de l’ordrede 0
dans la direc- tionjoignant l’origine
àchaque point ~,
tandis que, sif(z)
estholomorphe
sur une droite son ordre dans la
direction
990 est auplus
celuide
0(er),
sipetit
que soit le nombrepositif
e.On
peut
étendre de diversesfaçons
ce genre depropositions.
Tout
d’abord,
la démonstrationprécédente,
àpeine
modifiée donne ceci : X. - La fonction sommatrice étanttoujours
d’ordreinfini,
si enun de la frontière de l’étoile de
F(z),
la distance de la frontière àl’origine
passe par un minimumrelatif, f(z)
est de l’ordredans la
direction cp = arg 03B6
et est d’ordre moindre dans les directionsvoisines.
En
particulier,
si lespoints
de la frontière de l’étoile situés sur la circonfé-rence
z =1
sontisolés,
ils fournissent les seules directions danslesquelles f(z)
est de l’ordre de
0(r).
En
employant
unprocédé analogue,
mais en introduisant le domaineB(Q, F)
et en utilisant les courbes de MITTAG-LEFFLER dans la
démonstration,
on établirala
proposition
suivante :XI. - Les
points
où la distance de la frontière deF)
àl’origine
-passe par un minimum relatif fournissent des maxima relatifs de
f);
si est un tel
point,
on af )
=1.5. - Généralisation de la méthode de
prolongement
parl’intégrale
de Borel. -Supposons
queV(t)
soit une fonction croissante(ou
nondécroissante)
définiepour t e ~-~ 0 et telle que les
intégrales
aient un sens.
On voit de suite que
Y(t) : log t
tend nécessairement vers cc etqu’il
estloisible de supposer
V(t)
continue àgauche.
Sic ? 1, y(n)
est une fonctioncroissante de n ; si
c 1, y(n)
ne diffère de la valeurcorrespondant
à c=1 que d’unequantité qui
tend vers 0lorsque
La fonction
est une fonction entière.
Désignons
en effet par1pi(n)
le maximum de e-y(t)t"et
par tn
unevaleur ’de t
pourlaquelle
ce maximum estatteint,
on aet tn ne reste pas
borné,
croît àpartir
d’une valeur de n et croît indé- finiment. On adonc,
dès que n est assezgrand
d’autre
part, quels
que soient n et t ? cdonc,
àpartir
d’une valeurde n,
sipetit
que soitE > o,
La méthode
déjà employée
au n.0 3 donne alorsce
qui
établit que est une fonction entière et que, sipetit
que soitE > o,
on aOn
peut moyennant
unehypothèse supplémentaire
surV(t)
reconnaître que1J’(r)
est de l’ordre de
eV(r),
au sens du n.- 3.Supposons
queEn
prenant
on adès que n est assez
grand.
Il en résulte queet en
rapprochant
cetteinégalité
de celle obtenueplus haut,
on obtienten y faisant on voit que, pour une suite de valeurs indéfiniment croissantes
de r,
À
la fonctionF(z) = ~
anzn de cercle deconvergence ~ 1 z 1,
on associeraici la fonction
En
supposant 1 z 1 1,
on pourra écrire comme dansA)
au n.o 1de sorte que, en
particulier
converge si ~ 1.
L’intégrale
du second membre de(30)
convergera donc uni- formément dans un domaine duplan
des z si dans ce domainef(zt)
est auplus
de l’ordre de
Y’(t~), ~ 1.
’
La condition
(14)
entraîne d’ailleursLa formule
(30) permettra
dans certains cas leprolongement analytique
de
F(z)
dans certainsdomaines,
la fonction sera alors une fonction som-matrice ; je l’appellerai
fonction sommatrice de secondeespèce,
les fonctionssommatrices des n.111, 3 et 4 étant les fonctions sommatrices de
première espèce.
S’il existe une fonction associée
f(z)
telle que, dans unangle 1 ffJ - ffJo 1 Co, f(z)
soitau
plus
de l’ordrek > 1, d’après (30)
etd’après
cequi précède, F(z)
resteraholomorphe
etr k,
sonprolongement
étantdonné par le second membre de
(30).
sera une fonction sommatrice.On a donc les
propositions
suivantes :XII. - La fonction
f(z)
associée àF(z)
par l’intermédiaire defJF(z)
estau moins de l’ordre
|03B6|
dans la direction~=arg 03B6
siF(z)
est holo-morphe
pourz=’u,
0-_u 1 mais ne l’estplus
aupoint e.
XIII. - S’il existe des fonctions
qui
ne sont pas des fonctions som-matrices,
toute fonctionf(z)
associée à une série entière de rayon de con-vergence unité par l’intermédiaire de est de l’ordre de dans toute direction.
Si l’on se donne a
priori
une fonction entièref(z) _ ~ bnzn
de l’ordre dedonc vérifiant
(31)
eton
peut
la considérer comme associée à une certaine fonctionF(z)
par l’inter- médiaire deCar,
le calculqui
a conduit à(27)
montre que le second membre de(30)
converge pour même si l’on yremplace f(zt)
par lasomme des modules de ses
termes,
il définit une fonctionqui
estholomorphe
au moins dans lecercle 1 z
1. Mais enoutre, d’après (32),
il existe une suite de n pour
lesquels 1 y(n)
>(1- ~)’~,
sipetit
que soit E >0,
le rayon
d’holomorphie
nepeut
doncdépasser
l’unité.6. -
Remarques
sur les fonctions sommatricescomplètes
d’ordre infini. --En
rapprochant
lespropositions
VII et XII on voit que si une fonction d’ordre infini était à la fois fonction sommatrice depremière
et de secondeespèce,
l’ordre sur une direction
quelconque
d’une fonction entière associée à unefonction donnée
F(z)
par l’intermédiaire de cette sommatrice serait com-plétement
déterminé(dans
le sens du n.1)3)
par la connaissance de l’étoiled’holomorphie
deF(z).
D’autrepart,
leprolongement analytique
deF(z)
seraitdonné dans l’étoile indifféremment par les moyennes
(13)
et parl’intégrale (30).
Existe-t-il de telles fonctions
sommatrices,
fonctions que l’onpourrait appeler
fonctions sommatrices
complètes ?
Pour chercher à résoudre cettequestion
on
peut partir
soit de la donnée d’une fonction sommatrice de secondeespèce,
soit de la donnée d’une fonction sommatrice de
première espèce.
Si l’on se donne la fonction
V(t),
lesy(n) peuvent
être considérés commeétant les valeurs pour z entier
positif
de la fonctionqui
est une fonction entière sic > 0,
et tout au moins une fonctionholomorphe
pour g~ ~ ~
si c=0. Peut-on choisirV(t)
pour que la fonctiony(z)
ne s’annulepas
lorsque
lapartie
réelle x de z estsupérieure
ouégale
à un nombre a etpour
que 2013
vérifie la condition du théorèmedéjà
utilisé de M. LINDELÖF?W(Z)
S’il
n’y
a pas desolution, peut-on
en obtenir une enajoutant
au second membre dey(z)
une fonction s’annulant auxpoints
d’abscisse entière etholomorphe
La difficulté
provient
de ce que, dans tous les cas, ne devant pas resterborné, y(z)
doit être d’ordre 1 et dutype
maximum.D’après
la théorie
générale,
unangle
d’ouverture n contient(tout
au moins au senslarge)
au moins une direction de BOREL(c’est
bien cequi
seproduit
pour la fonctionl’angle g~ ~ ~ 2
en contient même deuxpuisque y(z)
est unefonction réelle pour z réel. Pour que
y(z)
de s’annule pas, ou ne s’annule pastrop souvent,
il faut que la valeur 0 soitexceptionnelle,
cequi
ne peut êtrereconnu d’une manière
générale
dans l’état actuel de lathéorie.
La seconde voie consiste à
partir
d’une sommatrice depremière espèce
chercher à mettre ses coefficients
0(n)
sous la formeintégrale
desy(n);
ondoit déterminer
V(t)
pour queOn a à résoudre un
problème
demoments,
et l’on est dans le cas où leproblème
est déterminé. Mais il faudrait savoir s’il est
possible.
Onpeut
restreindre leshypothèses
surV(t) ;
ou bien considérer leproblème
même deSTIELTJES,
étant
remplacé
pardW(t),
ou bien chercher à déterminer une fonc- tionW(t)
telle quel’intégrale convergeant absolument, quel
que soit n, cequi
entraîne encore laconvergence absolue de oo
et par suite le théorème XII. La méthode
indiquée
par M. BERNSTEIN pour lecas où les
0(n)
sont donnés par les formules(9)
et surlaquelle je
reviendraiau n.°
8,
donneégalement
une solutionexplicite
de(33)
dans le cas des fonctions du n.°4,
la formule d’inversion de MELLINs’applique
et l’on a .Mais il resterait à voir si
W(x) peut
êtrepositive
àpartir
d’une valeurde x,
ou tout au moins si cette fonction
peut
rendre absolumentconvergentes
lesintégrales (33).
7. - Formation de fonctions sommatrices de seconde
espèce
voisines d’une fonction donnée d’ordre infini.Applications.
-Supposons
que l’on se donneune fonction entière
Peut-on,
comme on l’a fait pour les fonctions sommatrices depremière espèce,
construire une fonction sommatrice de secondeespèce
par l’intermédiaire delaquelle f(z)
soit associée à une série entière ? Les calculs du n.0 5 donnent la solution.Désignons
parm(r, f)
le terme maximumde la série
log m(r, f)
est une fonction convexe delog
rqui peut
être pour certains r infé- rieure à(log r)3.
Nousprendrons
pourV(t)
une fonction telle quem(t, f)
soitde l’ordre de et que
V(t): (log t)3
soitsupérieur
à 1 àpartir
d’une valeurde r. On