• Aucun résultat trouvé

Les plantes bio-indicatrices. Les éditions Au potager bio

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Les plantes bio-indicatrices. Les éditions Au potager bio"

Copied!
14
0
0

Texte intégral

(1)

Les plantes bio-indicatrices

(2)

Voici un sujet des plus passionnant ! Le sol est composé d'une grande réserve de graines de plantes spontanées (ou mauvaises herbes dans le language courant du jardinier). Ces plantes sauvages sont parfaitement adaptées à votre environnement propre et poussent dès lors que les conditions à leur germination leurs sont favorables. Cela passe par des besoins « primaires » tels que la chaleur, l'humidité et l'éclairage mais aussi par des besoins plus profonds qui se situent au niveau du sol, du climat et des autres végétaux présents. C'est là qu'on se rend compte que la nature est très bien faite. Elle va faire germer des graines en fonction de l'état du sol dans le but de l'améliorer, de corriger (avec le temps) ses petites imperfections. Ces futures plantes vont remplir une fonction, un rôle qui peut être dans son aération grâce à un système racinaire étendu et puissant, dans le stockage de minéraux pour les restituer par la suite, dans la protection d'autres plantes etc … En bref, ces plantes spontanées ne sont pas là par hasard et participent activement à l'équilibre d'un sol dans le temps.

L'étude des végétaux spontanées dans un milieu donné se nomme la phytosociologie. A son origine vers la fin de 19ième siècle un botaniste de renom Jozef Paczoski (1864-1942) qui a remarqué que les plantes spontanées ne se développaient pas au hasard mais par groupe de plante et d'espèces. Bien entendu, il n'était pas le seul à travailler sur le sujet, il y des botanistes français tels que Emile Chateau (1866-1952) ou encore Henri Lecoq (1802-1971) qui ont mis en avant les associations d'espèces végétales dans un milieu donné formant ainsi les couvertures végétales. Petit à petit, l'ensemble de ces connaissances grandissent et se classifient via les recherches constantes réalisées par des botanistes plus récents, mais aussi via des écoles un peu partout dans le monde. Cepedant, la branche qui nous intéresse entre guillemet, je ne dis pas que les autres approches ne sont pas intéressantes, bien au contraire, mais à partir de la phytosociologie, on trouve différentes pistes de recherches dont celles des plantes bio-indicatrices de la nature d'un sol afin d'en déterminer ses grandes lignes, propriétés physiques, chimiques etc … L'un des botanistes phares de ceci est Heinz Ellenberg (1913-1997) a qui ont doit le fameux indice d'Ellenberg qui a déterminé les besoins des plantes en terme de température, d'acidité du sol, d'azote, de lumière, d'humidité et de sels minéraux.

Page 2 Les éditions Au potager bio

Pour connaître l'état actuel de votre sol, il suffit d'observer les plantes spontanées qui s'y développent.

(3)

Concrètement, avant de dire qu'une plante est bio-indicatrice, il faut commencer par observer et recenser l'ensemble des plantes qui poussent naturellement dans votre milieu, aux différents endroits de votre jardin. Cela implique de laisser la nature se développer. On peut parler de plantes indicatrices si ces dernières ne sont pas des pousses isolées mais au contraire si elles recouvrent une certaine zone, si elles sont également combinées à d'autres plantes qui poussent dans les mêmes conditions.

Pour quelques pousses par-ci, par-là, on ne peut pas parler réellement de plantes indicatrices du sol, ce n'est que le reflet très localisé d'une seule plante et non sur un espace, une parcelle plus grande et définit. La difficulté n'est pas forcément d'identifier les plantes elles-mêmes mais plutôt d'identifier la variété des plantes présentent car, parmi une même espèce de végétaux, il existe différentes déclinaisons, différentes variétés qui peuvent donner des indications complètement opposés. C'est donc via ce critère de variétés qu'on va pouvoir obtenir de véritables indications pertinentes sur la structure du sol, son ph, sa texture ainsi que comment à été travaillé le sol avant vous, si ce dernier a été labouré, piétiné etc … Ainsi que les potentiels carences ou au contraire excès de certains élements dans le sol ou alors si votre sol est en état d'équilibre, en bonne santé. Après avoir recensé les espèces et variétés présentes, il faut attribuer une « note » ou plutôt un coefficient selon l'espace recouvert par la variété comme ceci :

• Coefficient 1 si la plante recouvre entre 0 et 25 % de la surface

• Coefficient 2 si la plante recouvre entre 25 et 50 % de la surface

• Coefficient 3 si la plante recouvre entre 50 et 75 % de la surface

• Coefficient 4 si la plante recouvre entre 75 et 100 % de la surface

A partir de là, tout est dans la connaissance des plantes, ce qui n'est pas forcément simple à acquérir mais, petit à petit, c'est possible d'apprendre et à notre échelle, nous n'avons pas forcément besoin de tout connaître. Ce qui va surtout vous intéresser, c'est principalement de connaître les plantes qui poussent dans votre milieu, chez vous, dans votre jardin et les indications correspondantes. Pour vous donner des exemples concrets et parmi les plantes les plus communes …

(4)

Page 4 Les éditions Au potager bio

Le grand plantain pouuse dans un sol tassé, privé d'oxygène ce qui est défavorable à la vie biologique qui ne sera pas favorisé.

(5)

L'ortie nous montre un sol chargé en azote. Attention à l'environnement qui l'entoure avant de le consoommer

(6)

Page 6 Les éditions Au potager bio

Le liseron comme le chiendent via leur système racinaire puissant indique un sol compacte, tassé mais aussi riche en azote.

(7)

La moutarde (ainsi que les coquelicots) nous indiquent un sol à tendance calcaire ou basique

(8)

Page 8 Les éditions Au potager bio

Les boutons d'or peuvent indiquer un sol asphixié par l'eau, argileux avec une tendance acide

(9)

La présence de mouron blanc est un excellent indicateur d'un très bon sol, parfaitement équilibré et fertile

(10)

Page 10 Les éditions Au potager bio

Le lamier pourpre indique généralement un sol chargé en azote lié à un excès de fertilisation avec une tendance basique

(11)

Les jolies pâquerettes, facile à identifier apprécient les sols plutôt argileux voir avec une tendance acide dans l'ensemble

(12)

Page 12 Les éditions Au potager bio

Le rumex nous montre un sol trop humide, complètement asphixié rendant la vie difficile à la faune biologique du sol

(13)

Le pissenlit est le signe d'un sool riche en humus donc un très bon signe de fertilité surtout s'il couvre une belle surface.

(14)

N'oubliez pas de toujours prendre en compte la surface recouverte et la présence d'autres végétaux avant de tirer des conclusions. Au delà du côté bio-indicateurs et afin d'ouvrir vers d'autres horizons ... Parmi ces plantes spontanées, beaucoup peuvent également être comestibles. Cependant, je vous suggère de faire très attention sur ce point car, certaines plantes peuvent parfois être très trompeuses, se ressembler mais pouvant être très toxiques pour l'homme. De même, il faut faire attention au lieu de la cueillette. Si nous prenons l'ortie qui est comestible, il peut pousser dans de nombreuses conditions dont les décharges etc

… il faut donc vieiller à l'environnement qui entoure la plante potentiellement comestibles avant de la cueillir en toute sérénité.

Ce sont des connaissances très intéressantes à développer, à apprendre à cuisiner ces plantes sauvages qui peuvent offrir des récoltes supplémentaires. Pour aller encore plus loin, d'autres plantes ont également des vertus médicinales mais qu'il faut également savoir préparer bien entendu.

Si ce sujet des plantes comestibles, médicinales etc … vous intéresse, je ne peux que vous suggérer cette formation unique créé par un botaniste de terrain, naturopathe et herbaliste avec des cours au format vidéo et pdf dont plus de 200 plantes étudiées, + de 4000 pages de pdf, 300 photos et 300 vidéos de plantes animées par des professionnels et d'une grande qualité visuelle permettant de reconnaitre les plantes à tous leurs stades. En espérant que l'ensemble de ce livret vous aura intéressé, je vous souhaite une excellente journée.

Amicalement, Yannick

Page 14 Les éditions Au potager bio

L'une des formations les plus complètes que j'ai trouvé sur le sujet des plantes comestibles, médicinales etc …

Cliquez ici pour en savoir plus >

Références

Documents relatifs

Mais nous ne manquerons pas de faire aussi de cette journée une étape dans notre mobilisation pour l’abandon du projet Fillon et pour une autre loi d’orienta- tion.. Nous

Les plantes s’échangent également des signaux de voisinage « gustatifs », via leurs racines, qui libèrent diverses substances dans le sol.. En réponse, elles émettent

développement des adventices et donc le risque + grand de salissement des parcelles en.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

Au Jardin botanique de Lausanne, on trouve des exemples d’adapta- tions aux herbivores dans plusieurs milieux, mais on se concentrera sur la section des plantes

Pourquoi même les théories de conspiration vraies ne méritent pas notre croyance: si on avait des raisons à croire qu’une théorie de conspiration soit vraie, ce fait lui-même

Nous définirons ce « savoir compter » comme la solution à un problème posé dans une situation fondamentale des premiers nombres : un enfant a une bonne connaissance

 On additionne les numérateurs et surtout on n'additionne pas les dénominateurs..  On essaie de simplifier la