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de leur performance
Leila Trabelsi
To cite this version:
Leila Trabelsi. Les Systèmes d’Information Urbanisés : étude et analyse de leur performance. Gestion et management. Université Nice Sophia Antipolis, 2014. Français. �NNT : 2014NICE0021�. �tel-01424228�
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Institut d’Administration des Entreprises
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École Doctorale : Droit et Sciences Politiques, Economiques et de Gestion ED 513
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Groupe de Recherche en Management EA 4711
Les Systèmes d’Information Urbanisés :
Etude et Analyse de la Performance
Thèse
En vue de l'obtention du Doctorat en Sciences de Gestion Présentée et soutenue publiquement le 14/11/2014 par
Leïla TRABELSI
Membres du jury :
Monsieur Robert Teller, Professeur, Université Nice Sophia Antipolis, Président de jury Monsieur Talel Ladhari, Professeur, ESSEC de Tunis, Rapporteur
Madame Olfa Zribi Ben Slimane, Professeur, IHEC de Tunis, Rapporteur
Madame Inès Hammami Abid, Maître de conférence, Université Nice Sophia-Antipolis, Co-directrice de recherche,
Monsieur Jacques SPINDLER, Professeur émérite, Université Nice Sophia-Antipolis, Directeur de recherche
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Remerciements
La rédaction de cette thèse témoigne d’un cheminement rude, mais exceptionnel. Pour parvenir au bout de cette aventure scientifique, des personnes exceptionnelles ont été mis sur mon chemin. Ma volonté est de les remercier profondément.
Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à monsieur Jacques Spindler, mon directeur de recherche de m’avoir accordé cette chance et pour sa confiance en acceptant de diriger ce travail doctoral. Ses précieux conseils tout au long de cette recherche m’ont été d’une grande aide et utilité. Je le remercie pour tout le temps qui m’accordé.
Mes remerciements vont, de toute évidence, à Madame Inès Hammami Abid, ma co-directrice de recherche, qui a accepté de diriger cette recherche. Vous l’avez enrichi par vos conseils et vos recommandations pertinentes. Je suis reconnaissante pour votre soutien moral tout au long de la réalisation de ce travail. Je vous remercie également pour le temps que vous m’avez consacré pendant ces années.
Pour Mohamed qui m’a transmis son amour de la recherche sans lui je ne serai jamais docteur.
Mes remerciements et ma gratitude vont, à ma très chère mère pour son soutien, son aide et ses sacrifices. Qu’elle trouve dans ce travail toute ma reconnaissance. Je remercie également mes très chers frères pour leurs soutiens permanents durant toutes mes études universitaires. Ils étaient toujours là pour me recharger en énergie et en espoir. Qu’ils trouvent ici l’expression de toute mon affection.
Je souhaite exprimer ma gratitude pour Nathalie Halimi pour l’intérêt qu’elle a porté à ce travail et pour ses encouragements. Mes remerciements restent insuffisants pour la pertinence et la qualité de tes remarques.
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Il m’est difficile de ne pas remercier individuellement mes amis pour le cadre amical et stimulant qu’ils m’ont offert. Je tiens à remercier Elalia pour son support et son encouragement, pour tous les moments que nous avons passé ensemble un peu partout. Je n’oublie pas Faiza pour ses encouragements, sa motivation et son ambition. C’était tellement agréable de travailler avec elles. Je n’oublie pas de remercier Imen, Wafa, Ghassan et Yassin pour tous les moments que nous avons passé ensemble. Un grand merci à tous mes amis sans exception.
De manière plus personnelle, toute mon affection à la personne qui m’a soutenu et a supporté mes angoisses, mon manque de temps et mes plans galères. Un grand merci pour ta compréhension, ta présence et aussi tes remarques, tes commentaires, ta critique constructive qui ont amélioré la qualité de ce travail. Tu me donnes une réelle raison d’avancer.
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TABLES DE MATIERES
Introduction Générale ... 1
Chapitre I : Systèmes d’Information: Positionnement Epistémologique ... 13
I. Introduction ... 14
II. La recherche en systèmes d’information (SI) ... 14
II.1 Les SI : Essais de définitions ... 14
II.2 Le SI : Le débat ... 20
II.3 Les SI : Quelle identité ? ... 25
II.4 Les SI : Quelle approche de recherche en SI ? ... 27
II.4.1 Les SI comme une perspective pluridisciplinaire ... 29
II.4.2 Les SI comme une perspective interdisciplinaire ... 29
II.4.3 Les SI comme une perspective transdisciplinaire ... 31
II.4.4 Entre interdisciplinarité et transdisciplinarité : Quelle perspective pour notre recherche ? ... 31
II.5 Le rôle fondamental des systèmes d’information dans l’organisation : Importance de l’urbanisation ... 33
III. Les approches de recherche en SI : De la cybernétique à la systémique ... 38
IV. Les fondements paradigmatiques et conceptuels des SI ... 41
IV.1 Les différents paradigmes en SI ... 41
IV.2 Le positionnement épistémologique ... 43
IV.2.1 Le positivisme : Fonctionnalisme, empirisme et rationalisme ... 45
IV.2.2 L’antipositivisme : l’Interprétativisme ... 46
IV.3 Le constructivisme pour la conception des systèmes d’information ... 48
IV.4 Quelles méthodes de recherche en SI pour notre recherche ? ... 52
IV.4.1 L’approche ingénierie comme méthodologie de recherche pour le DS ... 57
IV.4.2 La méthode de développement des systèmes ... 59
IV.4.3 De l’importance de l’approche socio-technique ... 62
V. Conclusion ... 68
Chapitre II : Système d’Information : Entre Urbanisation et Agilité ... 70
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II. L’urbanisation comme réponse aux lacunes des systèmes d’information ... 71
II.1 La métaphore de la cité ... 72
II.2 L’urbanisation : Essais de définitions ... 75
II.3 L’analyse des définitions ... 78
II.4 La cadre anglo-saxonne de l’Entreprise Architecture ... 80
II.4.1Les différents cadres de l'EA ... 85
II.4.2 Rapprochements entre l’urbanisation du SI et l’Enterprise Architecture : Quels constats ? ... 89
III. La démarche d’urbanisation ... 92
III.1 Urbanisation : Le cadre de référence de SI ... 93
III.1.1 L’architecture métier ... 94
III.1.2 L’architecture fonctionnelle ... 94
III.1.3 L’architecture applicative ... 94
III.1.4 L’architecture technique... 95
III.2 L’urbanisation des systèmes d’information : Méthodologie requise ... 95
III.2.1 L’urbanisme prospectif ... 95
III.2.2 L’urbanisme cadastral ... 96
III.2.3 L’urbanisme des projets ... 96
IV. L’Agilité : une réponse pour l’alignement stratégique par l’urbanisation ... 96
IV.1 L’agilité du SI ... 98
IV.2 L’alignement stratégique des SI ... 101
IV.3 Quelle relation entre l’alignement stratégique, l’agilité et le SIU ? ... 104
V. Conclusion ... 107
Chapitre III : Performance et Evaluation des Systèmes d’Information ... 109
I. Introduction ... 110
II. La performance en deux mots ... 110
III. De l’importance de l’évaluation à la performance et la création de la valeur ... 111
III.1 La performance et la création de valeur : Le dualisme ... 114
III.2 La revue de littérature sur le Capital Immatériel ... 114
III.2.1Quelle relation existentielle entre SI et CI ? ... 117
III.3 Les différentes approches de mesure de la performance du SI ... 119
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III.3.2 Les méthodes financières : Une réponse purement économique insuffisante à
l’évaluation du SI ... 122
III.3.3 La méthode non financière : Le Capital Immatériel (CI) ... 123
III.4 Les modèles d’évaluation d’un SI ... 124
III.4.1 Le modèle de l’Acceptation des Technologies (TAM) de Davis (1989) ... 125
III.4.2 Le modèle de Delone et Mclean (1992) ... 126
III.4.3 Le modèle de Goodhue et Thompson (1995) : Adéquation Technologie-Tâche ... 128
III.4.4 Le modèle de Seddon (1997) ... 129
III.4.5 La mise à jour du modèle Delone et Mclean (2004) ... 132
IV. Le modèle retenu ... 134
IV.1 La Qualité du Système (QS) ... 137
IV.2 La Qualité de l’Information (QI) ... 138
IV.3 La Qualité du Service (QoS) ... 138
IV.4 La Satisfaction de l’utilisateur (STF) ... 140
IV.5 L’Utilité Perçue (UP) ... 141
IV.6 L’utilisation (UTS) ... 141
IV.7 La Valeur d’Image (VI) ... 144
IV.8 Les Bénéfices Nets (BN) ... 144
VI. Conclusion ... 152
Chapitre 4 : Mise en Place du Système d’Information Urbanisé ... 153
I. Introduction ... 154
II. Le cadre générale de l’urbanisation du SI ... 154
II.1 Le projet d’urbanisation et conduite de changement ... 156
II.2 Le changement organisationnel par la conception, puis l’application d’une nouvelle stratégie ... 158
II.3 La modélisation d’entreprise ... 159
II.3.1 La définition du concept ... 161
II.3.2 Les principaux modèles d’organisations ... 162
II.3.3 La synthèse ... 163
II.4 la revue des axes stratégiques ... 167
II.4.1La révision de la stratégie de l’organisation ... 168
II.4.1.1 Les objectifs stratégiques métiers ... 169
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II.4.2 Quelles méthodes pour le développement et la conduite d’un projet
d’urbanisation du SI ? ... 176
II.4.3 La méthode retenue ... 179
II.5 La cartographie : Les vues utilisées ... 180
II.5.1 La cartographie des processus métiers ... 180
II.5.2 La cartographie de l’architecture applicative ... 183
II.5.3 L’architecture cible : Etude conceptuelle ... 187
II.6 Le plan de convergence ... 191
II.7 La transition et la mise en place ... 192
III. Conclusion ... 193
Chapitre 5 : Evaluation de la Performance du Système d’Information Urbanisé ... 194
I. Introduction ... 195
II. La méthode de collecte de données ... 195
II.1 L’échantillonnage ... 196
II.2 L’opérationnalisation des variables de recherche ... 197
II.3 Les techniques d’analyses ... 197
II.3.1 Les tests non paramétriques de comparaison... 198
II.3.2 L’analyse Factorielle Exploratoire (AFE) ... 198
II.4 L’analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) ... 199
II.5 Vers un modèle réflexif ... 201
II.6 La vérification de la validité du modèle de mesure ... 203
II.6.1 La fiabilité des échelles de mesure ... 203
II.6.2 La validité convergente ... 203
II.6.3 La validité discriminante ... 205
II.6.4 La qualité du modèle de mesure ... 205
II.7 Le modèle structurel ... 205
III. L’évaluation de la performance SI : Résultats empiriques et discussion des résultats... 208
III.1 La description de l’échantillon ... 208
III.2 Les tests de comparaison comme première étape de détection de changement... 208
III.2.1 La qualité du SI ... 209
III.2.2 La qualité de l’information ... 210
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III.2.4 La satisfaction des utilisateurs ... 212
III.2.5 L’utilité perçue ... 213
III.2.6 L’utilisation du SI et la valeur d’image ... 215
III.2.7 Les bénéfices nets ... 218
IV. L’Analyse des Correspondances Multiples: Dans la perspective de l’étude de changement... 219
IV.1 La qualité du système ... 220
IV.2 La qualité de l’information ... 221
IV.3 La qualité de service ... 222
IV.4 La satisfaction des utilisateurs ... 225
IV.5 L’utilité perçue ... 228
IV.6 L’utilisation du SI ... 229
IV.7 Les bénéfices nets ... 232
V. De l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC) : Le Partial Least Square (PLS) .. 235
V.1 L’évaluation du modèle structurel ... 235
V.1.2 La validation de la première hypothèse : La qualité technique du SI est positivement corrélée à la perception des utilisateurs du système. ... 240
V.1.3 La validation de la deuxième hypothèse : La perception du SI est corrélée positivement aux bénéfices nets. ... 250
VI. L’analyse et la discussion des résultats ... 255
VII.Conclusion ... 269
Conclusion et Perspectives ... 271
Bibliographie ... 280
Annexes ... 338
Liste de figures ... 354
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NTRODUCTION
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ENERALE
L’évolution technologique est à l’origine de profondes mutations qui ont remis en cause la stratégie globale des organisations. Celles-ci sont appelées à s'adapter à l'évolution de leur environnement et de leur propre stratégie. Le contexte économique dont la mondialisation est le facteur clé qui montre réellement que l’accélération de la compétitivité en termes de prix, de délai, de qualité et de flexibilité a changé le sens de la demande et de l’offre sur le marché national et international. Les organisations sont dans la logique d’acquérir des nouveaux clients et garder les anciens et ceci en répondant mieux à leurs besoins ce qui les incitent à revoir leur stratégie métier. L'optimisation des processus revient à coordonner les activités dédiées à chaque rôle des organisations de manière à minimiser le coût des ressources nécessaires (Burlton, 2001). La révision de ces processus impacte nécessairement les Systèmes d’information (SI) à travers la valorisation de la stratégie SI alignée sur celle de l’organisation qui à son tour doit interagir d’une manière efficace en se focalisant sur son SI. Les SI constituent aussi bien le dénominateur commun que l’élément d’unification de toutes les dimensions des organisations. Aucune opération fonctionnelle de nature qu’elle soit ne peut se construire sans l’appui de ce système. Ainsi, les SI permettent aux organisations la centralisation des informations, leurs traitements aussi bien à des fins purement fonctionnelles qu’à des fins de pilotage stratégique. Ainsi, la distinction entre le Système d’Information Opérationnel (SIO) du Système d’Information Décisionnel (SID) s’impose. Dans un contexte opérationnel, les SI répondent aux exigences quotidiennes des utilisateurs tels que la gestion de stock, d’approvisionnement, la gestion de la logistique et de la comptabilité. Par contre, dans le contexte décisionnel, les SI offrent aux dirigeants une vision synthétique de chaque service ou de l’ensemble de l’activité de l’entreprise. Ils permettent de coordonner et faire converger les actions individuelles des différents secteurs, en une réalisation collective en respectant leurs autonomies (Bonne & Maddaloni, 2005).
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L’avènement des Technologies de l’Information (TI) a rendu possible l’intégration des différents éléments logiciels qui composent les SI. Les TI, une plateforme applicative et matérielle, sont aussi bien des outils d’aide à la prise de décision que des solutions d’aide au management des organisations, ils sont un catalyseur important de la pérennité de l’entreprise. En effet, les perpétuelles évolutions technologiques ou encore le développement de nouvelles pratiques de gestion permettent de déterminer la capacité des SI à résister aux changements et la résolution des problèmes au sein de l’entreprise. Le concept des SI sera développé dans le premier chapitre.
La multiplication des projets informatiques
Le poids des projets informatiques en termes d’investissements financiers consacré par les entreprises dans leurs SI reste important malgré une conjoncture économique difficile et un tassement de la demande après le passage de l’an 2000. Conduire un projet de conception et de développement des SI est une opération complexe. Tout projet comporte une part d’incertitude. En grande partie immatériel, les SI mettent en jeu des acteurs multiples et entre en interaction avec l’organisation de l’entreprise. L’analyse des difficultés rencontrées dans la pratique montre le besoin d’un management solide. La maîtrise des coûts, des délais et la qualité passent par la mise en œuvre de techniques, de principes et de dispositifs spécifiques à ce type de projet.
Il convient de constater que les Directions des Systèmes d’Information (DSI) ont aujourd’hui trouvé leur place dans l’entreprise. Ils s’occupent du développement, le déploiement et la maintenance des SI plus rapidement des produits de meilleure qualité. Dans de nombreuses organisations, les projets mal conduits engendrent de mauvais résultats (Davenport, 1998). Dans la plupart des cas, ces résultats n’ont été pris au sérieux par les DSI qui trouvent dans les TI des solutions magiques aux problèmes anciens. Par ailleurs, les décisions non réfléchies des dirigeants sont largement discutés. De tels projets menés souvent dans l’urgence, sans transparence de la part des directions sur les motivations et les besoins réels métiers et opérationnels de l’entreprise. Dans la plupart des cas, les projets réalisés n’aboutissent pas pour une raison ou une autre. Le premier facteur d’échec observé provient de l’inquiétude des
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utilisateurs pour leur poste, par manque de formation ou d’expérience nécessaire pour bien utiliser les fonctionnalités du progiciel/logiciel ou application informatique. Par conséquent, la plupart des projets réalisés présente des problèmes pour les organisations qui remonteront en surface pendant et après la mise en œuvre. Le dysfonctionnement peut conduire les organisations dans une impasse à long terme. Elles s’enferment dans une spirale d’actions sans fin et lourde à assumer tant sur le plan financier que celui du climat social. Plutôt que de payer deux fois ou plus le projet initial (Savall & Zardet, 2005).
La multiplication des projets informatiques favorise le risque de ne plus maîtriser les SI. Ils deviennent complexes pour s’adapter aux évolutions technologiques. Ainsi, les organisations se trouvent dans des situations de blocage fonctionnel, technologique et financier (Bonne & Maddoloni, 2005). Le blocage fonctionnel consiste à l’adaptation du SI à l’évolution métier des organisations. Comment les SI accompagnent les organisations dans la conception d’un nouveau produit et son introduction sur le marché national ou international, et si les SI n’ont pas été conçus pour suivre ses transformations, que faire ? Le blocage technologique représente la difficulté de l’introduction des TI en raison de la saturation de la plateforme informatique existante. De cette manière, les SI encourent le risque de l’incohérence à cause de l’intégration des nouveaux logiciels. Le blocage financier présente le coût de d’investissement de l’adaptation des nouvelles versions logiciels sur les anciennes existes. Il s’avère exorbitant et quelques fois inutiles. Désormais, les systèmes informatiques ne sont pas bien consommés à cause de la mal estimation et mal définition des besoins des utilisateurs. La complexité du système informatique représente un coût très lourd en termes d’investissement et de maîtrise des coûts. Le SI risque des problèmes d’incohérences et d’adaptabilité avec les innovations technologiques ce qui enfreindra les organisations à embrasser l’ère des TI. Par conséquent, les organisations doivent réagir et trouver comment redresser la situation. Le choix de l’intégration des applications informatiques est incompatible avec le degré de maturité des organisations. Une organisation ne peut changer radicalement de programmation mentale (Argyris & Schön, 2001) en l’espace d’un projet de quelques mois quand ses pratiques sont issues d’un passé de plusieurs dizaines d’années. D’après une étude du cabinet Daylight avec l'ENSIIE et à l'IAE Lille, en partenariat avec Le
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Monde Informatique et CIO-Online, ont lancé l'observatoire des projets à dominante SI. Cette étude est une première en France. Elle a eu comme échantillon des entreprises de plus de 250 personnes issues de 5000 firmes réparties de façon représentative en termes de taille et de secteur. Les premiers résultats ne sont pas encourageants et les nombreux échecs semblent bien liés à une méthodologie défaillante dans les organisations. En effet, 16% des organisations ayant répondu au questionnaire admettent que la majorité des projets sont des échecs et seulement 30% que la majorité arrivent aboutissent. Ses résultats sont dus essentiellement aux dépassements de délais. Cependant, les dépassements de coûts sont déclarés comme rares par les responsables1. Ainsi, les organisations sont obligées de réagir
rapidement. L’agilité des SI
L’agilité est un paradigme récent qui considère la capacité des organisations à agir et à répondre aux changements d’une manière dynamique et efficace comme des éléments clés pour la survie des organisations dans un environnement instable et imprévisible (Overby, Bharadwaj, & Sambamurthy, 2006). Cet environnement est caractérisé principalement par l’augmentation de la concurrence sur des aspects multiples simultanés et potentiellement contradictoires. Parmi ces aspects notons la diversité, la quantité, la qualité les coûts, les délais, et les services. L’agilité des organisations agit directement sur l’agilité du SI qui doit être à son tour agile supportant de plus en plus les demandes et les modifications et s’aligner sur les besoins métiers de l’entreprise.
Le SI représente le socle de l’entreprise. Ce dernier est responsable de l’exécution de ses processus métiers. De ce fait, il est directement impacté par le contexte actuel des entreprises et se trouve au cœur de ces nouvelles exigences qui caractérisent l’environnement actuel. Les métiers lui demandent d’être extrêmement réactif pour aider à mettre, sur le marché, de nouvelles offres et être capable de répondre et de s’adapter facilement à des demandes d’adhésion. Cependant, les SI sont souvent perçus comme résistant aux changements. Ils
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souffrent dans la majorité des cas d’un manque d’agilité et d’efficacité (Overby, Bharadwaj, & Sambamurthy, 2006 ; Tallon, 2008).
Le manque d’agilité se traduit par une lenteur considérable dans la projection des exigences métiers sur les SI ce qui est considérable comme un manque à gagner. Quant à l’inefficacité, elle résulte du coût élevé de la réalisation des modifications sur les SI qui dépassent dans certains cas les bénéfices attendus de ces modifications. Ce manque d’agilité se doit à l’accumulation des applications comme mentionnées ci-dessus, au fil du temps et qui conduisent à une situation intolérable. L’absence d’un cadre architecturale d’organisation capable de résoudre ce problème a plongé les SI dans une situation métiers, fonctionnelles, applicatives et techniques complexe. Dans ce contexte, les composantes applicatives sont interconnectées ou se manifeste la notion plats de spaghettis qui désigne la complexité de l’architecture informatique. Cette notion correspond à l’interconnexion des composants informatiques (Hennion, et al., 2014). Elle représente un problème majeur si l’organisation veut s’ouvrir vers l’extérieur et voir d’autres marchés. La notion d’agilité sera développée dans le second chapitre ou une revue de la littérature sera présentée. Notre objectif dans ce chapitre sera de découvrir le lien entre urbanisation des SI et leur agilité.
Toutefois, le constat pour les SI existants est le suivant: si les SI ont été conçus pour fonctionner dans un environnement relativement stable; leurs missions est d'évoluer et de répondre aux nouveaux besoins des changements de l’environnement. Face au développement de la concurrence, les SI doivent plutôt être un levier de compétitivité et d’innovation,
être capable de prédire les fluctuations de l’environnement et devenir proactif. L’interaction avec l’extérieur a présenté de considérables changements pour les SI et qui permettra d’augmenter sa performance.
La performance des SI
La performance est devenue le leitmotiv de la plupart des organisations privées et publiques (Spindler, 2013). Elle représente un sujet fortement controversé et a suscité l’intérêt de la communauté des chercheurs en SI. Les recherches ont entretenu les relations entre des variables contextuelles comme la stratégie, la structure ou encore l’utilisation de systèmes de
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gestion et l’effet de l’association de ces différents facteurs sur la performance des organisations (Ittner & Larcker, 1997). Les recherches abordent en général la performance d’un point de vue financier. Les processus d’évolution des organisations deviennent de plus en plus complexes. La mesure de la performance financière est insuffisante (Kaplan & David, 1996, Spindler, 2013). Ainsi, cette dernière est mesurée suivant plusieurs critères.
La performance du SI est moins étudiée que la performance organisationnelle. La performance des SI est équivalente à l’évaluation de son succès des SI dans la littérature anglo-saxonne. Malgré les changements effectués au sein de l’entreprise, la performance demeure une notion non cernée. Dès lors, l’instabilité des SI correspondant à la migration vers d’autres plateformes et l’ajout de nouveaux logiciels ne résolvent pas le problème de cette performance. Par conséquent, nous pensons que l’urbanisation peut jouer un rôle de plus en plus important dans la performance des SI dans des situations complexes. Dans ces dernières, le changement des stratégies des organisations s’impose par la réallocation des ressources financières, technologiques et humaines. Cette recherche nous conduira, dans le troisième chapitre, à reconsidérer les différents outils utilisés dans l’évaluation de la performance des SI. Il n’existe presque pas de recherches scientifiques relatives à la mesure de la performance de l’urbanisation des SI dans les organisations. Nous proposerons une modélisation spécifique de la mesure de la performance des SI Urbanisés (SIU). Si les recherches sur les TI sont abondantes, peu sont celles sur le concept d’urbanisation des SI en France. Mise à part quelques articles issus du colloque au Sorbonne sur l’urbanisation du SI en 2002 et le retour d’expériences de praticiens, mais cela reste insuffisant par rapport aux avantages qu’offriraient les écrits académiques sur l’urbanisation.
Etant soumises à de nombreux ces nombreux impératifs normatifs, les organisations dont les SI ne sont pas urbanisés doivent réagir de façon rapide et au bon moment pour repenser et repositionner leur SI. L’objectif de la refonte du SI est de tendre vers la proactivité pour assurer la stabilité et la pérennité.
Pour redresser la situation, les organisations doivent retrouver le juste dosage qui placera le SI comme une source de mutation organisationnelle. Pour suivre ces mutations profondes, il y a
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une nécessité d’un cadre de référence permettant de régir l’ensemble de l’activité de l’entreprise. Ainsi, elle est obligée de gérer son SI avec une certaine rigueur et cohérence. En effet, l’urbanisation reconsidère de l'architecture des entreprises. Elle consiste à concevoir un SI à la manière d'un plan d'urbanisme d’une ville. Elle part du principe que l'agencement des fonctions informatiques les unes par rapport aux autres à la manière des zones et quartiers d'une ville. De la même manière, le plan de construction d'une agglomération est élaboré en fonction des besoins des habitants, de même le plan d'un SI sera dessiné au regard des exigences métier et/ou des priorités stratégiques de l'entreprise. Pour cela, l'urbanisation se présente comme étant une solution qui vise à simplifier le SI et à améliorer la communication entre ses composantes, en offrant une plus grande réactivité. Dans ce contexte, elle permet la restructuration globale du SI dans le but de maîtriser l’intégration d’un certain nombre de composant logiciels et de progiciels pour former un SI cohérent. Elle constitue une démarche technique, fonctionnelle et stratégique (Caseau, 2006) qui vise à garantir la cohérence et l’efficacité des connexions des différents composants autour d’une architecture d’intégration et d’une normalisation des échanges de flux d'information. Le concept d’urbanisation des SI change la vue et la capacité des DSI à affronter ce problème. Dès lors, Levasseur (2002) évoque que « l’urbanisme des SI répond aux enjeux des stratèges de l’entreprise, qui
accompagne l’entreprise dans l’exécution de ses objectifs, est une évolution indispensable dans la vision que nous devons avoir de notre travail aujourd’hui ».
L’urbanisation des SI
L’urbanisation est un sujet majeur dans la communauté des SI et constitue un champ de recherche récent, il est apparu dans les années 90 et est en plein développement. Il intéresse les DSI, les dirigeants et les chercheurs. En effet, l'urbanisation est un nouveau concept ayant comme objectif la simplification du SI ainsi que l’amélioration de la communication entre ses composantes. Elle offre une plus grande réactivité lorsqu'il s'agit de faire évoluer les SI. Cette démarche devient nécessaire quand les organisations possèdent un grand nombre d'applications et de bases de données tout à la fois hétérogènes et redondantes.
L’urbanisation des SI répond à un besoin d’intégration des applications informatiques dans un environnement hétérogène. Ainsi, elle représente un atout global pour les organisations et
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permet de donner une vision globale de l’investissement des opérations informatiques. Elle vise à la réalisation deux objectifs économiques majeurs qui sont liés à la réduction des coûts informatiques et l’accroissement de la valeur apportée par l’innovation technologique à l’entreprise et ses métiers (Bonne & Maddaloni, 2005). Pour cela, une stratégie est mise en place.
L’urbanisation des SI est vue comme étant une démarche stratégique qui facilitera sa compréhension. Elle donnera un aperçu général pour les acteurs des organisations responsable de son évolution ce qui permettra de maîtriser sa cohérence globale (Caseau, 2006). Cette cohérence est régie par des règles d’intégration des différentes composantes du SI afin de le rendre homogène et performant. Pour autant, elle est considérée comme une démarche technique qui répond aux principes de l’urbanisation tels que la flexibilité, la mutualisation et la scalabilité (Chapitre 2).
L'objectif de l’urbanisation est de maîtriser la volatilité de l’environnement en se basant sur un modèle de référence du SI. Elle constitue une démarche fonctionnelle basée sur les invariants du SI afin d’apparaître des composants fonctionnels stables et pérennes dans le temps, couvrant l’ensemble des branches d’activités et en communication avec le patrimoine applicatif. Du côté des professionnels, cette thématique répond à une très forte demande. Les retours d’expériences des grandes entreprises montrent que la nécessité de cette restructuration conduit à améliorer le fonctionnement des organisations. De même, elle permet de faire avancer la mise en œuvre des TI en harmonie avec le SI restructuré en tenant compte de leur utilisabilité et compréhension par le personnel et surtout par rapport à la stratégie.
Selon Bonne et Maddaloni (2005), l’expérience de Renault dans son projet de l’urbanisation de son SI en 2001 a été remarquable. Le projet s’est déroulé de manière pragmatique autour de différents travaux comme la cartographie de l’architecture fonctionnelle, la constitution du référentiel de l’entreprise, etc. Ces travaux ont été conduits avec succès et ont abouti à des résultats tangibles permettant de progresser vers un socle d’un SIU. Air France KLM a tiré profit également de l’urbanisation de son SI à travers la réduction des coûts et des aléas la
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gestion des projets. Ainsi, selon le témoignage du Club Urba-EA (2006), le SI est devenu plus cohérent et moins complexe. Ainsi, l’urbanisation offre l’opportunité pour restructurer le SI sans faire table rase du passé. Certaines organisations ont adopté cette nouvelle restructuration du SI. Or, rares sont les recherches académiques prouvant empiriquement l’aboutissement de cette démarche en termes de stabilité, de pérennité des SI et de leur performance.
L’objectif de la recherche
Notre objet de recherche porte sur la performance du SIU. Plus précisément, notre question de recherche s’attache à cerner les facteurs déterminants de la performance du SIU dans un milieu organisé, finalisé et hiérarchisé. Nos principaux objectifs sont les suivants : (i) l’étude du processus d’urbanisation du SI par une démarche de modélisation et (ii) l’évaluation de la performance du SIU suite à son usage. En se focalisant sur ce processus, notre raisonnement est aiguillé par différentes étapes qui nous semblent indispensables pour répondre à notre question de recherche.
Analyse de la décision de l’urbanisation du SI et sa mise en place dans un contexte d’entreprise.
Etude des stimuli du processus d’urbanisation afin de constituer un cadre méthodologique du SI stable et pérenne.
Etude de la différence entre un SI actuel et SIU à (t) et (t+n).
L’objectif de notre travail doctoral consiste à répondre à notre question de recherche en expliquant la relation entre l’urbanisation de SI, l’agilité et la performance du SI en passant par la conception d’un artifact. Pour cela, nous mobilisons le positionnement épistémologique constructiviste qui part du postulat rien n’est donné, tout est construit. Ainsi, ce positionnement nous permettra de construire une réalité pour expliquer la performance du SIU. Cette connaissance sera le résultat d’une modélisation du projet de refonte du SI et la détermination des interactions entre ces différentes composantes. Notre étude consiste à déterminer un modèle d’évaluation du SIU expliquant les différentes relations entre les variables utilisées. Nous soutenons la thèse selon laquelle il y a une relation positive entre la qualité générale du SIU, la perception de son usage et enfin les bénéfices nets de la démarche
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d’urbanisation du SI. En effet, les différentes dimensions évaluées du SIU sont liées les unes aux autres ainsi qu'aux bénéfices individuels et organisationnels de cette démarche.
Le plan de la thèse
Afin de répondre à notre problématique, la thèse est structurée en cinq chapitres. Les trois premiers mettent en évidence, dans un premier temps, les approches utilisées en SI ainsi que la démonstration de leur importance dans une démarche d’urbanisation ou nous abordons les différentes théories du SI au travers des soubassements théoriques tant en psycho techniques qu’en systémique. Les deux derniers traitent la mise en place et l’évaluation des SIU.
Le premier chapitre vise à mieux cerner les SI par rapport aux sciences et aux disciplines qui tourne autour. Le second angle d’attaque du chapitre montre le rôle fondamental du SI ou le besoin urgent d’un cadre de référence pour les organisations est primordial. Pour cela, certaines interrogations resurgissent sur les méthodologies de recherche utilisées en SI, les approches propres aux SI. Dans ce cadre, le positionnement épistémologique des SI est légitime. La méthode de recherche retenue relève du cadre multi méthodologique de Numamaker et al, (1992).
Le second chapitre introduit les concepts d’urbanisation des SI et d’agilité. Il tente de répondre aux questions suivantes qu’est ce qui rend un SI urbanisé ? Quelles sont les stimuli qui influent l’agilité des SIU ? Le volet initial de ce chapitre aborde la revue de la littérature sur l’urbanisation des SI et l’objectif principal est de mettre en évidence le lien entre urbanisation des SI et l’agilité et de démontrer les mécanismes nécessaires pour aboutir à une architecture urbanisée et agile.
Le troisième chapitre continue dans la revue de la littérature sur l’évaluation du succès des SI. Pour cela, cette recherche nous ramène à étudier et reconsidérer les différents outils utilisés dans l’évaluation de la performance des SI. Il n’existe presque pas de recherches scientifiques relatives à la mesure de la performance d’un SIU dans les organisations. En conséquence, nous proposons une modélisation spécifique de l’évaluation de la performance du SI avant et
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après son urbanisation. L’évaluation des SI se réfère à des aspects techniques, la perception des utilisateurs et des bénéfices nets.
Le quatrième chapitre fournit en plus d’une mesure objective, une conception et mise en place du SI à évaluer. En effet, la mise en place permet de mieux comprendre et cerner les défaillances de l’ancien système et étudier les moyens nécessaires pour remédier à ces problèmes. Une fois le SI est mis en œuvre, un modèle d’évaluation permettra d’étudier le changement perçu entre les deux systèmes en profondeur.
Le dernier chapitre n’envisage pas de mesurer de la performance du SIU à travers une approche financière et comptable. Nous rejoignons, par conséquent, l’approche qualitative et stratégique de la performance du SIU. Nous étudions le processus d’urbanisation à travers une comparaison entre le SI à (t) et le SIU à (t+n). Nous utilisons la méthode statistique multivariée. Nous mobilisons les tests de comparaison des moyennes non paramétriques et l’Analyse des Correspondances Multiples (ACM) à l’aide du logiciel Statistica. Nous cherchons à tester ces différentes relations afin de trouver d’éventuels liens de causalité entre les différents construits du modèle à partir des Méthodes des Equations Structurelles (MES). Dans ce cadre, nous utilisons le logiciel Smartpls.
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Figure 1: Le cheminement de la thèse
Chapitre 1: Systèmes
d’Information: Positionnement
Epistémologique
Chapitre 2: Systèmes
d’Information: Entre Urbanisation
et Agilité
Chapitre 3: Performance et
Evaluation des Systèmes
d’Information
Chapitre 4: Mise en Place du
Système d’Information Urbanisé
Chapitre 5: Evaluation de la
Performance du Système
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I. Introduction
La recherche en SI est récente. Elle fait appel à plusieurs sciences telles que la science de l’ingénieur, la science humaine, etc. Les représentations déduites des autres domaines servent aux développements des SI. Ce développement se bâtit sous l’égide d’un paradigme qui permet de générer, à partir d’un ensemble des assomptions théoriques, métaphysiques et méthodologiques, des connaissances (Kuhn, 1979). Ces connaissances offriront à une communauté scientifique, des nouvelles perspectives et visions pour le développement de ce domaine. Le premier chapitre étudie trois axes essentiels. Le premier propose un cadre unificateur pour un ensemble de disciplines contribuant au développement du SIU afin de définir le rôle que joue ce système dans la stabilité et la pérennité de l’organisation. Le deuxième axe a pour objet d'étude les SI d’une manière analytique et réflexive, et se focalise sur l’étude de la formation et la structuration des concepts et des théories scientifiques mobilisés pour les SIU. Enfin, le troisième axe permet de préciser la nature de la discipline des SI, à fin de déterminer la méthodologie de recherche suivie dans notre travail.
II. La recherche en systèmes d’information (SI)
Le développement des SI a suscité l'intérêt des chercheurs depuis la création du champ, plus de 50 ans. Les premières discussions portaient principalement sur la sculpture de ce domaine pour se distinguer nettement des disciplines de base et cadres afin de guider la recherche dans ce domaine (Ives, Hamilton, & Davis, 1980). Au fil des années, les SI ont occupé une place de plus en plus importante dans les organisations de par le développement technologique, l’accentuation de la concurrence qu’elle a dépassé les frontières nationales, la maturité des managers, l’évolution d’Internet et du web, l’apparition du Big Data, etc.
Dans ce chapitre, nous présenterons des éléments définitoires des SI (Section 1). Par la suite, ces définitions ouvriront le débat (Section 2) sur la nature et l’identité de cette discipline (Section 3). Une fois cette identité est déterminée par rapport notre recherche, nous présenterons le cadre théorique sous lequel s’inscrit notre travail (Section 4).
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Dans la littérature, il existe une panoplie de définitions des SI présentant une évolution chronologique. Ces définitions varient aussi selon les auteurs, les thèmes, les dimensions et même son appellation. Cependant, il existe des définitions de références accordées pour les SI dont l’évolution est sa principale caractéristique. En effet, le concept du SI est composé de deux mots : système et information. Le mot système renvoie à l'idée de la systémique qui préconise des modes d'ajustements cybernétiques dans un environnement ouvert (Mèlèse, 1979). Le mot information, quant à lui, désigne simultanément un média, des langages et des constructions de sens (Simon, 1945). De plus, elle désigne la collecte de données qui sont présentées d'une manière particulière et à un moment opportun. De plus, l’information améliore la connaissance de la personne qui la reçoit de manière qu'il sera en mesure de procéder à une activité ou de prendre une décision (Galliers, 1987). Ainsi, l'information est à la fois favorable et contextuelle, tandis que les données sont hors-contexte et elles représentent simplement la matière première à partir de laquelle le sens de l'information peut être attribué (Galliers, 1993). L’association de ces deux mots constitue un champ de pratiques et de théories. Le but de cette association est de présenter toute organisation comme un ensemble de flux d’information conditionné par les besoins des acteurs en relation avec la stratégie de l'organisation. La mission de la recherche en SI est d'étudier la conception efficace, la livraison, l'utilisation et l'impact des TI dans les organisations et la société. Certes, la communauté des SI est explicitement soucieuse de l’amélioration de l'art de la conception et la pratique de la gestion dans le sens le plus large de ces deux termes. De même, elle se penche sur l’utilisation des TI dans leur contexte (Hirschheim & Klein, 2003). Le tableau suivant présente un récapitulatif des définitions proposées pour le SI.
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Auteurs Définitions
Ives et al (1980) et (1987)
Le domaine du SI est divisé en neuf éléments: le SI lui-même, l'environnement des opérations, l’environnement de développement des SI, l'environnement des utilisateurs, l'environnement de l'organisation, l'environnement externe, l’utilisation des processus métiers, et le traitement des opérations.
Keen (1987) L'objectif principal du SI est d’étudier la conception efficace, la livraison, l'utilisation et l'impact des TI dans les organisations. L'étude des SI peut être considérée comme une organisation multidisciplinaire (Avison & Fitzgerald, 1991).
Davis, (1998) Le SI se compose d’une infrastructure technologique, des systèmes d'application et du personnel qui utilise les TI pour fournir des services (traitement des transactions et des opérations).
Land (1992), Rowe & Reix (2002)
Les SI sont essentiellement les systèmes sociaux où les TI ne sont qu'un aspect. Le SI est considéré comme un ensemble d’acteurs sociaux qui mémorisent et transforment des représentations via les TI et des modes opératoires
Galliers (2003) Le SI est la collecte de données, qui, lorsqu'elles sont présentées d'une manière particulière et à un moment approprié, améliorent la connaissance de la personne qui la reçoit de manière qu'elles sont en mesure de procéder à une activité ou à une décision.
Alter (1996) Un SI est un système qui utilise des TI pour saisir, transmettre, stocker, retrouver, manipuler et afficher l’information utilisée dans un ou plusieurs processus.
Reix (1998) Le SI est considéré comme un ensemble organisé de ressources matériels, logiciel, personnel, données procédures permettant d’acquérir, de traiter, de stocker et de communiquer des informations dans les organisations.
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Davis (2001) Le SI est représenté comme l’infrastructure en technologique, des données, des applications et du personnel visant à fournir les services nécessaires en information et en communication. Le SI se réfère au management des fonctions organisationnelles chargées de la planification, du design, de développement, l’implémentation et l’opérationnalisation du système.
Robey (2003) Un SI est une combinaison de personnes, de processus et des technologies qui permet le traitement de l'information numérisée ; Hasan (2004) Le SI est un domaine d'étude qui tire sa signification de l'unicité de l’information issue de l'ordinateur et d’outils de
communication et de leur place dans l’histoire humaine, sociale et organisationnelle récente. Avgerou &
McGrath (2007)
Le SI est la combinaison de la dimension technique et humaine dans l’organisation.
Favier & Trahand (2007)
Un SI doit être appréhendé selon plusieurs dimensions : technologiques, informationnelles, organisationnelles, humaines et technologiques.
Morley et al. (2007)
Un SI est un ensemble de processus, acteurs et ressources, que l’on observe ou définit sous l’angle des informations produites et manipulés. Il peut alimenter en information d’autres systèmes de travail.
Sidorova et al. (2008)
La discipline des SI se concentre sur la façon dont les systèmes sont développés et comment les individus, groupes, organisations, et les marchés d'interagir avec lui.
Watson et al., (2010)
Le SI lie les différents éléments pour fournir une solution complète. Il comprend un nombre important de fonctions telles que la collection de données, la transmission de données.
Kwana et Chanb (2014)
Systèmes d'information (SI), qui est un domaine qui a émergé comme une discipline stratégique que dans la dernière décennie en raison de l'évolution rapide des TI dans le monde entier et les demandes croissantes de gestion de l'information.
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A travers les définitions proposées, les SI sont mis en œuvre au sein d'une organisation dans le but d'améliorer l'efficacité et l'efficience de cette organisation (Galliers, 2003). Les SI organisationnels qu'ils soutiennent sont complexes, artificiels, et résolument conçu pour cerner cette complexité. Pour absorber cette complexité, le SI est composé de personnes, de structures, de technologies et de systèmes de travail. En outre, le SI représente un ensemble organisé de ressources, une combinaison d’homme et de moyens informatiques en interaction, convergeant vers un objectif commun (Favier & Trahand, 2007), finalement, le SI est un système finalisé (Reix, 2005). Il présente les relations entre ses différents environnements et éléments constitutifs en mettant en évidence l’importance du processus de développement du SI. Il a une composition socio-technique avec le matériel, les logiciels, les personnes et les processus intégrés dans un tout complexe. Par conséquent, le domaine des SI a mis l'accent sur le développement informatique et la gouvernance du SI de bien-délimitée le contexte organisationnel et d'étudier les effets des TI sur les individus, groupes, organisations, et les marchés (Sidorova, Evangelopoulos, Valacich, & Ramakrishnan, 2008).
D’un autre côté, le concept du SI associe les différentes dimensions techniques, informationnelles, organisationnelles (Reix, 2005) et humaines (Favier & Trahand, 2007) au sein de l'organisation, donc il est considéré comme un objet pluridimensionnel (Reix, 2005). L’étude de ces dimensions de façon isolée est insuffisante. Leur dépendance est forte où un équilibre est une obligation. Ne pas réduire la notion du SI aux systèmes informatiques, l’évolution des SI est étroitement liée au développement de l’informatique ce qui a été rendue possible par la grande évolution des TI (Kwana & Chanb, 2014). Ainsi, les SI ont profondément touché le fonctionnement et la gestion des organisations.
Face à une situation complexe, une organisation doit être capable de fournir une information pertinente, valide et efficiente aux décideurs. Pour cela, les dirigeants s’appuient sur les nouvelles TI ou leur rôle est essentiellement d’aider les managers à avoir les informations dont ils ont besoin (Scott Morton, 1995). D’ailleurs, il est à rappeler que le SI et le système d'information de gestion (SIG) sont identiques et interchangeables en sens d’utilisation. La définition du SI s’appuie aussi sur l’utilisation des TI. Ils sont utilisés pour soutenir toutes les fonctions et activités des organisations (Favier & Trahand, 2007) et gèrent les fonctions
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administratives et de gestion, la communication organisationnelle et la coordination ce qui sert aux rajouts de la valeur aux produits et services (Taylor, Dillon, & Wingen, 2010). En effet, les TI correspondent à la dimension technique du SI et représentent l’usage de techniques permettant de saisir, stocker, traiter, communiquer des données sous forme de symboles variés (Reix, 2005). En constituant la partie la plus importante dans la gestion des organisations modernes les TI diminuent l’envergure des autres dimensions, et leur utilisation, évoluent à un rythme sans précédent, avec une augmentation de la puissance et la capacité qui va de pair avec la diminution des coûts (Hasan, 2004). L'automatisation des processus de travail complexes est le socle de l’usage de ces technologies, malgré leur soutien pour les connaissances sophistiquées (Markus, Majchrzak, & Gasser, 2002). Le domaine des SI se distingue des autres domaines des sciences sociales par l'utilisation des artefacts et des systèmes homme-machine (ou les systèmes informatiques) ce qui le distingue de plusieurs domaines techniques.
En somme, les SI sont basés sur l’utilisation des TI afin d’assurer la fonction de l'organisation. Il identifie les multiples facettes des systèmes TI et de la fonction organisationnelle correspondante (Davis, 2001). Le SI apparaît, donc, comme un élément constitutif important de la structure organisationnelle parce qu’il implique les choix déterminants quant à la conception de l’organisation et encore la dynamique de l’évolution n’est indépendante ni des propriétés initiales de SI qu’elle abrite ni des conditions de leur utilisation. La définition des SI reste vaste et touche tous les aspects d’une organisation. Cette définition est conditionnée par le débat conduit sur la nature des SI où le chevauchement des différentes disciplines est sa principale qualité.
II.2 Le SI : Le débat
Au cours des 20 années écoulées et depuis ces premières évaluations du champ des SI, les chercheurs ont continué à débattre sur la nature de la discipline des SI. Deux cas de figures se présentent: la promesse d'un début d’une discipline distincte de SI ou la menace présumée d’une fragmentation. Comme il s'est développé, la volonté de déterminer sa propre identité est légitime, les chercheurs ont porté leur attention sur le problème d’identification et de la
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structuration de la discipline (Taylor, Dillon, & Wingen, 2010). 2 Bien que l’identification des SI comme une discipline de référence demeure une question controversée (Avgerou, 2000). Certains dirigeants ont exprimé, au départ, des doutes quant au domaine des SI, ils ont prédit qu’il ne serait jamais considéré comme une discipline à part entière (Keen, 1980). Cependant, par le milieu des années 1980, Culnan (1986) et Culnan et Swanson (1986) ont fait un état de preuves empiriques. Ces auteurs ont décrit l'émergence des SI de gestion en tant que champ d'étude qui présente l’édifice d'une tradition de recherche cumulative distincte des autres domaines de recherche. En 1989, Banville et Landry, en examinant le développement des SI, ont constaté que ce champ est caractérisé par une fragmentation. La description du champ comme une fragmentation révèle une menace implicite de désintégration qui certainement a causé l'inquiétude de nombreux membres de la discipline.
La diversité de la recherche en SI a abouti à une ambigüité et elle a mal défini l’identité fondamentale des SI (Benbasat & Weber, 1996 ; Benbasat & Zmud, 1999; Benbasat & Zmud, 2003; Hirschheim & Klein, 2003; Weber, 2003). Ces auteurs ont montré l’incapacité de ce domaine à élaborer un programme de base stable, intégré et cohérent de la recherche. Cependant, ce domaine a abouti à une fragmentation croissante du champ et menace la continuité et la survie de la discipline.
Toutefois, d'autres prétendent que le SI est une discipline en crise et ils contestent la nécessité d’avoir un noyau théorique solide afin d’assurer sa légitimité (DeSanctis, 2003; Galliers R. D., 2003; Ives, Parks, Porra, & Silva, 2004; King & Lyytinen, 2004.; Robey, 2003). Ces chercheurs ont plaidé pour la promotion de la diversité et d'adaptation de la recherche en SI afin de permettre une croissance soutenue et la contribution des connaissances à travers un éventail large de sujets dans un corps de la connaissance SI.
2Certains, par exemple Orlikowski et Iacono note une tendance à s'éloigner des SI terme de gestion (SIG), tel qu'il est utilisé dans les documents Culnan, et vers l'utilisation des SI dans les années plus récentes (Taylor, Dillon, & Wingen, 2010).
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Taylor et al, (2010) ont montré l’importance de la recherche sur le terrain. Ils ont présenté les principaux sujets d'intérêt dans le domaine et ont identifié les continuités et les changements au fil du temps. Durant 20 ans d’'étude, les chercheurs en SI ont maintenu une attention soutenue sur une base polycentrique de ce domaine de recherche: comprenant une recherche sur le développement, la mise en œuvre, et l'utilisation de systèmes de différents domaines d'application3 (Avgerou, 2000; Taylor, Dillon, & Wingen, 2010). 4L’étude de Taylor et al, (2010) offre une approche d'unification, pouvant accueillir les deux côtés du débat. La même étude a montré que les tendances au fil du temps révèlent que le SI est une discipline saine appliquée, ce qui démontre la diversité à travers les réponses des chercheurs flexibles à un domaine en évolution rapide d'intérêt, en conservant la cohérence et se concentrant sur les préoccupations essentielles. Ainsi, le SI est une discipline de recherche appliquée dans le sens ou l’application des théories issues d’autres disciplines, comme l'économie, l'informatique et les sciences sociales est possible pour résoudre des problèmes à l'intersection de la technologie de l'information (TI) et des organisations (Peffers, Tuunanen, & Rothenerberger, 2008). Les SI sont largement empruntés d’autres domaines au même titre que le management stratégique.
Le principal défi de la recherche en SI dans le futur est de continuer de nourrir la modalité nécessaire pour maintenir la structure polycentrique de ce champ sain de l’exploitation des sciences sociales appliquées dans une discipline ou il y a une évolution rapide du contexte technologique (Benbasat & Weber, 1996; Taylor, Dillon, & Wingen, 2010). En effet, la diversité fournit une voie pour la discipline de continuer son développement et répondre aux exigences des deux arénas théoriques et pratiques dans lequel elle opère. D'ailleurs, de
3 Dans le même temps, nous avons démontré en cours dans la diversité des méthodes de recherche, des sujets et
des contextes, avec l'importance croissante des approches de recherche qualitative et de nouvelles, émergentes domaines d'application, y compris les utilisateurs d'Internet et Internet, systèmes inter organisationnels, les équipes virtuelles, et le travail intellectuel (Taylor, Dillon, & Wingen, 2010) .
4 Les systèmes de gestion portent sur des questions telles que la formation de la stratégie, les systèmes
d'information, l'alignement des systèmes d'information et le développement des objectifs commerciaux, l'utilisation des TI pour atteindre un changement organisationnel souhaitable. (Avgerou, 2000).
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nombreux chercheurs en SI sont très optimistes quant à la diversité dans la recherche et le considèrent comme un rôle dans la promotion de la richesse et de vitalité continue de ce domaine. Nous avons assisté à la génération d'une richesse de la littérature dans les SI. La littérature de la recherche en SI est caractérisée par une richesse et un pluralisme diversifié, le pluralisme concerne la diversité des idées, des perspectives, des approches de recherche, des paradigmes, etc (Hirschheim & Klein, 2003). Cela est dû aux multiples problèmes abordés, les différents fondements théoriques, et des méthodes de recherche appliquées divergentes (Benbasat & Weber, 1996).
Indépendamment du fait que la diversité est considérée comme une bénédiction par exemple, (Robey , 1996) ou une malédiction (par exemple), (Benbasat & Weber, 1996), il est largement reconnu comme une caractéristique déterminante du champ (Banville & Landry., 1989; Keen, 1991; Orlikowski & Baroudi, 1991; Swanson & Ramiller, 1993; Benbasat & Zmud, 2003; Taylor, Dillon, & Wingen, 2010). De cette riche diversité, il n'est pas étonnant qu'aucune perspective d'unification sur la nature des SI et la recherche en SI n’ait gagné du terrain. La prolifération de différentes écoles de pensées dans la recherche en SI présente ses inconvénients. Les chercheurs qui travaillent dans les différentes écoles sur des sujets disjoints ou non-pertinents sans communication transversale (Bjorn-Anderson, 1984). Cela a soulevé que la recherche en SI ne contribue pas à une tradition de recherche cumulative (Keen, 1980). Pour répondre à ce défi, plusieurs tentatives ont été faites pour trouver une plate-forme conceptuelle commune (paradigme) sur laquelle sera construite et organisée la recherche en SI (Mason & Mitroff, 1973; Ives, Hamilton, & Davis, 1980; Weber, 1987; Hirschheim, Klein, & Lyytinen, 1996). En effet, la crainte partagée par ces chercheurs est que la diversité actuelle des recherches en SI peut marquer sa fin (Benbasat & Zmud, 2003; Hirschheim & Klein, 2003; Robey, 1996). Il est difficile de définir les limites d'un SI en tant que discipline de recherche universitaire. Par exemple, la difficulté est aggravée par une prolifération de noms correspondant à cette discipline, en plus de Systèmes d’Information de Gestion (SIG), des titres tels que les Systèmes d'Information sur Ordinateur (SIO), Système d’Aide à la décision (SAD), les systèmes de soutien à la gestion (MSS) et des systèmes d'information pour dirigeants ont été utilisés pour identifier la recherche dans ce domaine. Il a
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toujours été plus d'une discipline appliquée. Selon Merali et al (2012). La trajectoire d’évolution de la discipline témoigne de sa capacité d'adaptation. Selon les mêmes auteurs, au cours des décennies successives, le champ des SI a étendu son champ d'application dans plusieurs dimensions:
L’intégration : de l’alignement interne entre le SI et le métier de l’entreprise à son intégration dans son réseau général.
La participation: de l’engagement interne à l’engagement social.
Resource de base: du focus sur le management interne de TI aux leviers humains, social, relationnel, capital dynamique intellectuel entre les frontières.
Il y a toujours eu un fossé entre la recherche qui est menée dans les universités et la pratique qui a lieu dans le monde professionnel (Kanijinco, 1993). En raison de ses racines dans de multiples disciplines, telles que l'informatique, la gestion et la théorie des systèmes, il n'est guère surprenant que le domaine des SI touche la définition de ses frontières en balayant dans beaucoup de thèmes et de domaines. Il n'est pas surprenant qu'il y ait des désaccords considérables sur la composition et ses caractéristiques de base (Hirschheim & Klein, 2003). Par exemple, Culnan (1986) a noté l'existence de trois catégories de «référents» dans lesquelles opère les SI: la théorie fondamentale (les systèmes de la science); les disciplines connexes appliquée (comptabilité, informatique, finance, gestion et recherche opérationnelle), et les disciplines sous-jacentes (anthropologie, science politique, psychologie, sociologie). Aujourd'hui, nous croyons que la fragmentation est à l'origine de crises potentielles du champ. En effet, la fragmentation est la preuve de l’existence d'un problème structurel qui laisse présager une crise (Hirschheim & Klein, 2003) et génère l’insuffisance de communication entre les différentes communautés où les connaissances sont mal formalisées. En plus, le progrès informatique a engendré de nouveaux domaines de la recherche en SI Benbasat et Zmud (2003).
Toutefois, Banville et Landry (1989) doute de la possibilité de réaliser un cadre conceptuel commun. En fait, grâce à une analyse sociologique des dépendances entre les chercheurs en SI, les auteurs ont conclu que le champ est en adhocratie fragmenté que d'une discipline unifiée (Hirschheim & Klein, 2003). En outre, il existe une incertitude sur la tâche de la