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Configurations de spin et théorie des groupes

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00236452

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236452

Submitted on 1 Jan 1961

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Configurations de spin et théorie des groupes

E.F. Bertaut

To cite this version:

E.F. Bertaut. Configurations de spin et théorie des groupes. J. Phys. Radium, 1961, 22 (5), pp.321-

322. �10.1051/jphysrad:01961002205032100�. �jpa-00236452�

(2)

321.

LETTRES A LA RÉDACTION

CONFIGURATIONS DE SPIN ET THÉORIE DES GROUPES

Par E. F. BERTAUT,

Laboratoire d’Électrostatique et de Physique du Métal,

Institut Fourier, Grenoble.

LE

JOURNAL

DE

PHYSIQUE

ET LE

RADIUM TOME 22, MAI 1961,

Notations.

-

Les configurations de spins possibles

dans une structure cristallographique donnée sont les

solutions d’un problème matriciel [1]

où les éléments de la matrice (() sont

ici

Si est le spin en Ri. Iii est l’intégrale d’échange ordinaire, (À) est une matrice diagonale dont les

termes Xi représentent à un facteur

-

2 près, la con-

tribution à l’énergie d’échange H du spin Si

Les Xi d’atomes équivalents sont égaux. Ti(k) est la

transformée de Fourier de spins unitaires cri(cri

=

Si /Si)

Cas k

=

0.

-

Considérons le cas où maille chimique

et magnétique coïncident. On peut alors poser k

=

0.

ai et Ti(O) s’identifient alors (5). Les vecteurs propres.

T(0) de ((0) (1) sont les combinaisons linéaires de spins

décrivant la configuration de spins. Envisageons le cas particulier de n atomes équivalents porteurs de spins.

Le coefflcient Cii dans (1) (cf. (2)) connecte un spin ai

au spin cri.

Or ces spins sont reliés par une opération de symé-

trie C telle que ci

=

Cai. Dans le système matriciel (1)

le coefficient de Cu est précisément la matrice repré-

sentative de l’apérateur C appliqué aux n spins équi-

valents. Pour fixer les idées nous envisageons le cas de

structures du type corindon [2] telles que cx-Fe20s, Cr203 les atomes de base des sous-réseaux, numé-

rotés 1, 2, 3, 4 sont respectivement en (OOz),

La matrice repré- sentative t(0) a alors la forme

où les A, B, C, D, sont des fonctions linéaires dans les intégrales d’échange. Les coefficients de A, B, C, D

sont des matrices que nous noterons par les mêmes lettres. Par exemple :

est la matrice qui réalise les substitutions 1 > 3 2 ->4 ;3->1 ;4->2.

Elle représente l’opération d’un axe binaire, pas-

sant par l’origine.

De même, la matrice (D) correspond à l’opération

«

centre d’inversion » (situé en ± 00 ¼) dans la

description des Struktur-Berichte [3]). On érifie que

description des Struktur-Berichte [3]). On vérifie que

(B) = (C) (D).

Les vecteurs propres de la matrice t(0) apparaissent

ainsi comme les combinaisons linéaires de spins, inva-

riantes dans les opérations de symétrie du groupe

cristallographique. Dans l’exemple (7) les vecteurs

propres sont Tl

=

(1,1,1,1), TII

=

(1, -1, -1,1), TIII =: (1, + 1, - 1, - 1) et TIV == (1, - 1, + 1, - 1).

Toutes les racines sont distinctes et chacun des vec-

teurs est invariant dans les opérations de symétrie.

Il n’en est pas toujours ainsi. Lorsqu’une racine est q

fois dégénérée, les q vecteurs propres correspondants

forment un sous espace invariant de dimension q. Les

opérations du groupe transforment les vecteurs propres

en eux et entre eux.

Comme exemple envisageons les sites B octaédriques

dans les spinelles cubiques et situés en

La matrice ’((0) a la forme (6) avec A == 0 et

B

=

C

=

D. Les mêmes vecteurs propres TI à TIV diagonalisent la matrice. Mais il n’y

a

qu’une racine

non dégénérée correspondant au mode TI et une racine triplement dégénérée. Effectivement, l’opération de

l’axe ternaire, passant par change TII en TIII TIll en TIV.

Dans le langage familier

en

théorie quantique on peut énoncer la proposition suivante :

Si l’opérateur matriciel ((0), ayant pour vecteur propre T(0) et pour valeur propre X, reste invariant

dans une opération de symétrie C (C-1 1(0) C

=

(0)),

alors C’T(0) est aussi une solution de valeur propre À.

t

Ce qui fait l’intérêt de la théorie des groupes, c’est

qu’elle permet de trouver a priori, sans considérer (1)

et compte tenu uniquement de la nature axiale des vecteurs spins

«

la base des représentations irréduc-

tibles », c’est-à-dire les combinaisons de spins qui sont

invariantes dans toutes les opérations de symétrie (racines distinctes) ainsi que celles qui se transforment

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01961002205032100

(3)

322

dans

un

sous-espace de dimension q (racines fois dégénérées). Remarquons que pour k == 0 la combi-

naison (1, 1, ..., 1), correspondant à la représentation

identité ou,

en

langage de physicien, au mode ferro- magnétique, est toujours

un

vecteur propre invariant.

Le calcul des valeurs propres de )(0), lorsque les

vecteurs propres sont connus, est évidemment immé- diat. Naturellement

on

peut aussi déterminer les vec-

teurs et valeurs propres de )(0) et de )(k) sans avoir explicitement recours 4 la théorie des groupes.

Couplage de Systèmes.

-

Soit

un

système A } de

nA spins couplé avec

un

système B} de nB spins

par des intégrales d’échange. On peut alors déterminer séparément les modes de {A} et de. { B }. Les nA + nB

vecteurs propres constituent un système complet et la

solution du système couplé {AB} va être une combi-

naison linéaire de ces vecteurs. La matrice )(k) du

système { AB aura la forme (8) et la

«

bonne » combi- naison de vecteurs propres est celle qui diagonalise la

matrice de perturbation (p) (9).

A titre d’exemple 1 4 1 représente les sites tétraé-

driques (000 ; 4 4 4) dans les spinelles. B } repré-

sente les sites octaédriques. Pour k

=

0, les vecteurs

propres du système {A} sont TA, := (1,1) ; TA,,

=

(1, - 1). Ceux du système {B} sont déjà

connus. La matrice d’interaction rAB de dimen-

sion 2 X 4

a

tous ses termes égaux (proportionnels à l’intégrale d’échange JAB). Les 6 vecteurs T{AB} qui

diagonalisent )(k) (8) complètement sont

et

Le mode Tjj est le mode ferrimagnétique classique

de Néel [4]. Le fait que pour k

=

0 dans tout sys-

tème, { A } ou { BI le mode ferromagnétique est

un

vecteur propre, confère évidemment au couplage ferri- magnétique une position privilégiée.

L’auteur

a

appliqué la méthode décrite aux grenats ferrimagnétiques et aussi aux spinelles dans le cas k # 0.

Interactions non isotropes.

-

En plus des intégrales d’échange, on peut introduire des interactions non iso-

tropes telles que l’anisotropie cristalline (couplage dipo-

laire et pseudo-dipolaire) et le couplage antisymétrique

de Dyzaloshinsky [5]-Moriya [6] sans changer le for-

malisme (1) [7]. Pour k

=

0, leur action ne crée par de modes nouveaux, mais. associe les modes déjà connus

entre eux. Par exemple, le couplage D-M [5], [6] asso-

cie les modes TI et TII dans Fe 20 s et aussi TIll et TIv (dans Cr203) (mais jamais Ty et Tlll par exemple).

Il suffira

en

général de diagonaliser la matrice ((k) par unecombinaison linéaire convenable des vecteurs pro- pres, trouvés dans le cas isotrope.

Comparaison avec d’autres théories.

-

Dzyalo- shinsky [5], Turov [8] cherchent d’abord, par la théorie

des groupes, la base de représentations irréductibles à l’aide de laquelle ils bâtissent

un

hamiltonien phéno- ménologique invariant dans les opérations de groupe

cristallographique. Leur méthode est macroscopique.

Notre méthode est microscopique puisqu’elle descend

aux interactions élémèntaires. Elles est à notre avis

plus puissante puisqu’elle fournit non seulement les

mêmes renseignements, mais en outre permet de diff é-

rencier les divers modes par des conditions de stabilité et de déterminer les intervalles de variation possible des intégrales d’échange [2].

RÉFÉRENCES

[1] BERTAUT (F.), C. R. Acad. Sc., 1961, 252, 76.

[2] BERTAUT (F.), C. R. Acad. Sc., 1951, 252, 252.

[3] STRUKTURBER (I.), p. 240.

[4] NÉEL (L.), Ann. Physique, 1948, 3, 137.

[5] DZYALOSHINSKY (I.), J. Phys. Chem. Sol., 1958, 4, 241.

[6] MORIYA (T.), Phys. Rev., 1960, 120, 91.

[7] BERTAUT (F.), C. R. Acad. Sc., avril 1961, 252.

[8] TUROV (E. A.) et NAJS (B. E.), J. Met. et Metallurgie,

U. R. S. S., 1960, IX, 10.

CINÉMATIQUE COMPARÉE

DE LA DIFFUSION ÉLASTIQUE DES MÉSONS 03BC

ET DES ÉLECTRONS Par M. Paul KESSLER,

Laboratoire de Physique Atomique du Collège de France.

Depuis quelques années, de nombreuses expériences

ont été réalisées (notamment par Hofstadter et ses

collaborateurs) sur la diffusion élastique des électrons dans la région des centaines de MeV. Actuellement, des expériences analogues

sur

la diffusion des mésons ,

sont en cours ou

en

préparation dans divers labora- toires. L’idée a été envisagée de faire des expériences parallèles sur les électrons et les mésons p., dans les-

quelles interviendrait le même transfert d’impulsion, âonc le même facteur de structure pour une cible donnée. , Etant donné la différence de masse entre le méson pu

et l’électron, les conditions cinématiques doivent être

légèrement différentes. Plus précisément : si l’on consi- dère la diffusion du méson p., pour une impulsion ini-

tiale et un angle de diffusion donnés, il faut choisir dans l’expérience parallèle

sur

l’électron soit une im-

pulsion initiale légèrement différente, soit un angle de

diffusion légèrement différent. Nous allons calculer ces

différences.

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tiale et un angle de diffusion donnés, il faut choisir dans l’expérience parallèle sur l’électron soit une im-. pulsion initiale légèrement différente, soit un

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