HAL Id: jpa-00241610
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Submitted on 1 Jan 1911
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Ch. Féry
To cite this version:
Ch. Féry. Nouveau chronomètre électrique. J. Phys. Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.815-820.
�10.1051/jphystap:01911001010081500�. �jpa-00241610�
815
NOUVEAU CHRONOMÈTRE ÉLECTRIQUE (1) ;
Par M. CH. FÉRY.
Les modes d’entretien mécanique du balancier des montres et chro- nomètres sont nombreux, et quelques-uns (échappement à ancre et à détente) réalisent à peu près complètement les conditions théoriques (2) requises.
Il ne semble pas qu’on ait réussi aussi bien par l’emploi de l’élec- tricité ; c’est ce problème que je me suis posé, et que j’ai résolu comme je l’expliquerai plus loin.
Je rappellerai auparavant que le balancier circulaire, qui a sur le pendule le grand avantage de pouvoir fonctionner dans toutes les
positions, d’où son emploi dans les montres portées et à la mer, a par contre des inconvénients provenant des défauts d’isochronisme du
spiral et de l’action considérable de la température si ce spiral esten
acier.
L’emploi des spiraux à courbes terminales appropriées, joint à
celui d’une force motrice constante, atténue le premier de ces défauts.
Quant au second il est corrigé sensiblement, à l’erreur secondaire près, par l’emploi de lames bi-métalliques appropriées.
Jusqu’ici le chronomètre de marine a donc été un instrument déli- cat, exigeant une construction des plus soig nées, ce qui explique
son prix très élevé. On n’a jamais songé, dans ces conditions, à
l’utiliser pour la distribution électrique de l’heure, ce qui aurait un
certain intérêt à bord des navires.
La 1 fera bien comprendre le nouveau mode électrique
d’entretien du balancier qui est représenté au moment où il passe au
point mort.
A ce moment une roulette A portée excentriquement par l’axe du
balancier, et qui est convenablement équilibrée par un contrepoids
non représenté, vient soulever le V terminant le levier coudé pivo-
tant en 0 et qui est appuyé au repos sur la vis v par un ressort.
Le ressort droit R’ qui termine ce levier léger vient, au moment
>
(1) Communication faite à la Société française de Physique, séance du
7 avril 19iL
(2) La condition essentielle rappelée par M. Lippman, Sur t’entretien dumouve- inent pendulaire sans peJ’turbation (C. R., t. CXXVII, 1898, p.18) s’applique aussi
au balancier circulaire.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01911001010081500
où ce mouvement de soulèvement est le plus grand, toucher l’extré- mité de la palette d’un électro-aimant et lance dans ce dernier le cou- rant de la pile P. L’armature, attirée brusquement par l’électro, bande le ressort R’, et la restitution se fait par le roulement du galet
_ sur le plan incliné formant la seconde branche du V terminant le levier OB. Un peu avant de venir reposer sur la vis de butée v, le levier coupe le courant par le ressort R’, qui abandonne la palette de l’électro, et le balancier continue libreînent son oscillation.
Fm. 1.
Les mêmes phénomènes se produisent au retour, mais le rôle des deux plans inclinés portés par l’extrémité B du levier se trouve in- versé.
Le balancier reçoit ainsi au voisinage du point rnort une impulsion
à chaque oscillation simple.
L’extrémité L du levier portant la palette de l’électro fait progres-
ser les rouages, non représentés sur la 1, par un cliquet ou tout
autre mode de commande mécanique.
On remarquera que la force motrice du système est introduite
dans l’appareil entre le balancier et les rouages, dont le rendement
(variable et voisin de ~0 0/0 dans les minuteries bien faites) n’inter-
vient pas ici sur l’amplitude du balancier.
On pourra donc prendre sur ce rouage le travail nécessaire à la commande de contacts électriques sans perturber la marche du sys- tème.
Ce mode d’entretien est facilement applicable au pendule des hor- loges. Voici les résultats qu’il a fournis en actionnant un balancier
circulaire non compensé :
,817
Marche moyerine 55",2,
De ce tableau, il résulte que la variation diurne de ce chronomètre
électrique non compensé est de 9 secondes par degré et par jour, le spiral étant en acier. Cette variation relativement grande, par rapport à celle observée dans un pendule non compensé, et qui n’atteint que
0%43, provient en majeure partie de la variation de constante élas-
tique du spiral avec la température. On remédie à cet inconvénient dans les chronomètres de marine et les bonnes montres par l’em-
ploi d’alliages acier-nickel, dont la variation élastique avec la
Fio. 2.
température est beaucoup plus faible. Ces spiraux, dits « spiraux palladium », ont en outre l’avantage d’être peu magnétiques ; cepen- dant certains praticiens prétendent que leur moment élastique reste
un peu moins invariable avec le temps que celui des spiraux ordi-
naires, mais ces derniers nécessitent d’autre part une compensation
considérable de la température et ont une « erreur secondaire »
plus grande ( 1.
Le tableau des marclies diurnes que j’ai donné précédemment a
été obtenu en effectuant les comparaisons par rapport à un chronomètre de marine de E. Boudeaud. Les deux appareils étaient disposés l’un près de l’autre dans une pièce à température très variable ; cette der-
nière a oscillé entre 8°,9 et i6°,1, ce qui m’a permis de déterminer la
.constante thermique de l’instrument qui a été trouvée être de 9 secondes par degré et par jour.
L’avant-dernière colonne du tableau donne, après correction de l’effet thermique, la marche diurne ramenée à 151. La dernière (1) On nomme erreur secondaire le résidu subsistant après la compensation. Un
chronomètre ordinaire exactement compensé à 0 et + 30° l’est trop entre ces deux
.