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Remarque sur la désintégration du 20481Tl

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00235115

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235115

Submitted on 1 Jan 1955

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Remarque sur la désintégration du 20481Tl

T. Yuasa, J. Laberrigue-Frolow

To cite this version:

T. Yuasa, J. Laberrigue-Frolow. Remarque sur la désintégration du 20481Tl. J. Phys. Radium, 1955,

16 (2), pp.165-166. �10.1051/jphysrad:01955001602016500�. �jpa-00235115�

(2)

REMARQUE SUR LA DÉSINTÉGRATION DU $$20481Tl

Par Mlle T. YUASA et Mme J. LABERRIGUE-FROLOW, Physique et Chimie nucléaires, Collège de France.

L’étude de la désintégration de 2 "’Pb,n 82 (68 mn).

de Alburger et Sunyar [11 ayant mis en évidence

l’émission d’un y de go5 keV (68 mn) suivie de celle d’un Y de 374 keV (2,7. JO-7 s), suggérait pour 214Pb

le schéma de niveaux reproduit sur la figure (a);

le premier niveau excité se trouvant à 374 keV

au-dessus du niveau fondamental. Il a un spin 2

et une parité +. Le travail récent de D. Maeder et al. [2] confirme ce schéma.

Une transition p- du 2 81 Tl à un tel niveau est énergétiquement possible et au moins aussi probable, d’après les règles de sélection, que la transition 8-

conduisant au niveau fondamental de 2O4Pb.

Au cours de l’étude sur la désintégration du 2 g tTI qui fait l’objet d’un article [3], nous nous étions attachés, en particulier à déterminer si une telle transition existait. D’accord avec les résultats de Lidofsky et al. [4], nous obtenions comme limite supérieure d’intensité d’une telle transition : 5 pour Ioo;

et moins de io-4y d’énergie de 374 keV par désin-

tégration.

Cette absence de transition pouvait s’interpréter

par une configuration particulière du premier niveau

excité de 211’Pb [5].

Au cours de l’impression de notre article, plusieurs

travaux sur le. 2"Tl ont été publiés : J. C. Knight

et al. [6], dans une étude au spectromètre à champ sphérique obtiennent Ep-.,,,,

=

766 + 2 keV, d’ac-

cord avec notre valeur. Eux aussi obtiennent moins de 5 pour Ioo comme valeur d’intensité pour un

embranchement éventuel allant à un niveau excité du 2 Il’ Pb situé à une énergie L. 400 keV au-dessus du niveau fondamental. Ces auteurs envisagent l’assignation de spin et de parité pour le niveau fon- damental du 2 â i Tl : 2 +. La transition P- condui- sant au niveau fondamental du 21"Pb serait alors deux fois interdite (3J

=

2, non). L’écart, cepen- dant entre la forme expérimentale du spectre j3-

et la forme correspondant à une transition (3J

=

2, oui) est trop faible pour appuyer cette hypothèse.

Fig.

-

Schéma de niveaux possibles pour 21112Pb.

Par ailleurs, une étude de Krohn et Raboy [7]

sur le schéma de désintégration de 282Pbn infirme

le schéma admis jusqu’alors [fig. (a)] en mettant en

Premier groupe : T

=

2,5 ans.

(1) Électroscope T. Q. Q., une chambre d’ionisation ; Nucléomètre, un compteur proportionnel.

Deuxième groupe : T

=

4 ans.

165

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01955001602016500

(3)

166

évidence l’existence d’un troisième y d’énergie 89o keV.

L’ordre de 12 et 13 n’est pas établi expérimenta- lement, il peut être, soit IH "(2’ v3, soit yi, v3, Yz

[fig. (b) et (c)].

Le premier niveau excité pouvant être soit

à 374 keV, soit à 890 keV.

Nos résultats, cependant, montrant l’absence de 1 de 37£kev accompagnant la désintégration §E-

de 2 g 1 Tl et de transition ;3- allant à un niveau de

cette énergie, seraient en faveur de cette dernière possibilité; le premier niveau excité de 2 t b Pb m étant dans ces conditions à 890 keV : une transition p- du 204TI à ce niveau serait énergétiquement impossible.

Notons que [13] n’observent aucun niveau de rota- tion d’énergie 5oo keV dans le Pb, par excitation coulombienne par ex de 3 MeV.

Il serait d’ailleurs très intéressant de déterminer avec certitude l’ordre des niveaux de ’2’4Pb. Nous

pensons que l’étude de la capture électronique

de 2ggBi et en particulier la mesure de l’intensité des rayonnements y émis alors pourraient donner

des indications sur cet ordre, à condition toutefois que la capture électronique se fasse sur le premier

niveau excité en proportion non négligeable. Les

difficultés d’une telle étude résideraient en grande partie dans l’obtention de 2 bhBi de pureté suffisante.

Une autre remarque s’impose, au sujet de la période

du 2 g tTl : les résultats des nombreuses détermi- nations se groupent nettement autour de deux valeurs : T

=

2,5 ans et T

=

4,1 I ans.

Il semble que les auteurs donnant la valeur de la période la plus longue (4,1 I ans) aient attaché une

importance particulière à la purification chimique

des sources après irradiation, ce qui pouvait éliminer

une impureté possible de période plus courte que 4 ans.

Notons d’ailleurs que les valeurs de fi pour T

=

2,5 ans et T

=

4, I ans : 9,49 et 9,66 classent

l’une et l’autre la transition f;- de 204TI dans le groupe de première interdiction.

Manuscrit reçu le 7 décembre Ig54.

[1] SUNYAR A. W., ALBURGER D., FRIEDLANDER G.

GOLDHARBER M. et SCHARFF-GOLDHARBER G.

-

Phys. Rev., I950, 79, I8I.

[2] MAEDER D., WAPSTRA A. H., NIJGH G. J. et ORNSTEIN L. Th. M.

-

Physica, I954, 20, 8, 52I-538.

[3] YUASA T., LABERRIGUE-FROLOW J. et FEUVRAIS L.

-

C. R. Acad. Sc., I954, 238, I500; J. Physique Rad., I955, 16, 39.

[4] LIDOFSKY L., MACKLIN P. et WU C. S.

2014

Phys. Rev., I952, 87, 204 et 39I.

[5] DE SHALIT A. et GOLDHABER M. - Phys. Rev., I953, 92,

I2II.

[6] KNIGHT J. C., BRAID T. H. et RICHARDSON H. O. W.

-

Proc. Phys. Soc., I954, A 67, 10, 88I.

[7] KROHN V. E. et RABOY S.

-

Phys. Rev., I954, 95, I354.

[8] LOCKETT E. E. et THOMAS R. H.

-

Nucleonics, I953, 11, 3, I4-I7.

[9] CHENG L. S., VIRGINIA C., RIDOLFO M. L., POOL M. L, et KUNDU D. N.

-

Bull. Amer. Phys. Soc., I954, 29, 7, I6.

[10] FAJANS K. et VOIGT A. F.

-

Phys. Rev., I94I, 60, 6I9.

[11] HARBOTTLE G.

-

Phys. Rev., I953, 91, I234.

[12] HORROCKS D. I. et VOIGT A. F.

-

Phys. Rev., I954, 95, I205.

[13] TEMMER G. M. et HEYDENBURG. 2014 Phys. Rev., 93, I954, 35I.

SUR L’EMPLOI D’ÉCRANS ABSORBANTS AU SEIN DE LA COUCHE SENSIBLE

D’UNE CHAMBRE A DIFFUSION Par Anatole ROGOZINSKI,

Laboratoire de Physique Cosmique

de l’Institut d’Astrophysique, Paris.

L’étude de différentes interactions entre des

particules de grande énergie et la matière exige dans

certains cas la présence d’écrans appropriés au sein

même de la couche sensible de la chambre à diffusion.

En raison de la structure essentiellement horizontale

de cette couche, l’étude porte surtout sur des particules contenues dans un plan sensiblement

horizontal, de sorte que les écrans utilisés sont placés

en général dans une position verticale.

La présence de tels écrans au sein de la couche sensible apporte toujours une certaine perturbation

Fig. i.

-

Tourbillons provoqués

par la présence d’un écran vertical en Pb

au sein de la chambre.

dans le fonctionnement de la chambre. Dans le cas

des écrans en matière isolante, susceptibles de prendre

une distribution verticale des températures voisine

de celle qui règne dans la chambre, la perturbation

reste tolérable. Il en est tout autrement pour un écran métallique. Les deux distributions diffèrent alors notablement et ce fait se traduit par l’apparition

de tourbillons (fig. I) qui, dans la plupart des cas,

rendent la chambre inutilisable (1).

Deux solutions peuvent être envisagées pour atténuer cet effet : le chauffage convenablement distribué de l’écran, ou son fractionnement, dans le

sens horizontal, en deux ou plusieurs parties isolées thermiquement les unes des autres, chacune se mettant

en équilibre thermique avec la couche sensible qui

lui correspond. Nos essais, qui ont porté uniquement

sur la méthode du fractionnement, nous ont permis

d’obtenir des résultats encourageants.

Ces essais ont été effectués à l’aide d’une chambre

(1) Signalons à cette occasion que des essais ont montré

qu’un écran métallique horizontal de 15 cm X o cm, isolé thermiquement et placé dans la région sensible de la chambre, perturbe à peine le fonctionnement de cette dernière. Nous

avons pu distinguer parfaitement les trajectoires de particules,

aussi bien au-dessus qu’au-dessous de l’écran.

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