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Submitted on 1 Jan 1955
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Remarque sur la désintégration du 20481Tl
T. Yuasa, J. Laberrigue-Frolow
To cite this version:
T. Yuasa, J. Laberrigue-Frolow. Remarque sur la désintégration du 20481Tl. J. Phys. Radium, 1955,
16 (2), pp.165-166. �10.1051/jphysrad:01955001602016500�. �jpa-00235115�
REMARQUE SUR LA DÉSINTÉGRATION DU $$20481Tl
Par Mlle T. YUASA et Mme J. LABERRIGUE-FROLOW, Physique et Chimie nucléaires, Collège de France.
L’étude de la désintégration de 2 "’Pb,n 82 (68 mn).
de Alburger et Sunyar [11 ayant mis en évidence
l’émission d’un y de go5 keV (68 mn) suivie de celle d’un Y de 374 keV (2,7. JO-7 s), suggérait pour 214Pb
le schéma de niveaux reproduit sur la figure (a);
le premier niveau excité se trouvant à 374 keV
au-dessus du niveau fondamental. Il a un spin 2
et une parité +. Le travail récent de D. Maeder et al. [2] confirme ce schéma.
Une transition p- du 2 81 Tl à un tel niveau est énergétiquement possible et au moins aussi probable, d’après les règles de sélection, que la transition 8-
conduisant au niveau fondamental de 2O4Pb.
Au cours de l’étude sur la désintégration du 2 g tTI qui fait l’objet d’un article [3], nous nous étions attachés, en particulier à déterminer si une telle transition existait. D’accord avec les résultats de Lidofsky et al. [4], nous obtenions comme limite supérieure d’intensité d’une telle transition : 5 pour Ioo;
et moins de io-4y d’énergie de 374 keV par désin-
tégration.
Cette absence de transition pouvait s’interpréter
par une configuration particulière du premier niveau
excité de 211’Pb [5].
Au cours de l’impression de notre article, plusieurs
travaux sur le. 2"Tl ont été publiés : J. C. Knight
et al. [6], dans une étude au spectromètre à champ sphérique obtiennent Ep-.,,,,
=766 + 2 keV, d’ac-
cord avec notre valeur. Eux aussi obtiennent moins de 5 pour Ioo comme valeur d’intensité pour un
embranchement éventuel allant à un niveau excité du 2 Il’ Pb situé à une énergie L. 400 keV au-dessus du niveau fondamental. Ces auteurs envisagent l’assignation de spin et de parité pour le niveau fon- damental du 2 â i Tl : 2 +. La transition P- condui- sant au niveau fondamental du 21"Pb serait alors deux fois interdite (3J
=2, non). L’écart, cepen- dant entre la forme expérimentale du spectre j3-
et la forme correspondant à une transition (3J
=2, oui) est trop faible pour appuyer cette hypothèse.
Fig.
-Schéma de niveaux possibles pour 21112Pb.
Par ailleurs, une étude de Krohn et Raboy [7]
sur le schéma de désintégration de 282Pbn infirme
le schéma admis jusqu’alors [fig. (a)] en mettant en
Premier groupe : T
=2,5 ans.
(1) Électroscope T. Q. Q., une chambre d’ionisation ; Nucléomètre, un compteur proportionnel.
Deuxième groupe : T
=4 ans.
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Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01955001602016500
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évidence l’existence d’un troisième y d’énergie 89o keV.
L’ordre de 12 et 13 n’est pas établi expérimenta- lement, il peut être, soit IH "(2’ v3, soit yi, v3, Yz
[fig. (b) et (c)].
Le premier niveau excité pouvant être soit
à 374 keV, soit à 890 keV.
Nos résultats, cependant, montrant l’absence de 1 de 37£kev accompagnant la désintégration §E-
de 2 g 1 Tl et de transition ;3- allant à un niveau de
cette énergie, seraient en faveur de cette dernière possibilité; le premier niveau excité de 2 t b Pb m étant dans ces conditions à 890 keV : une transition p- du 204TI à ce niveau serait énergétiquement impossible.
Notons que [13] n’observent aucun niveau de rota- tion d’énergie 5oo keV dans le Pb, par excitation coulombienne par ex de 3 MeV.
Il serait d’ailleurs très intéressant de déterminer avec certitude l’ordre des niveaux de ’2’4Pb. Nous
pensons que l’étude de la capture électronique
de 2ggBi et en particulier la mesure de l’intensité des rayonnements y émis alors pourraient donner
des indications sur cet ordre, à condition toutefois que la capture électronique se fasse sur le premier
niveau excité en proportion non négligeable. Les
difficultés d’une telle étude résideraient en grande partie dans l’obtention de 2 bhBi de pureté suffisante.
Une autre remarque s’impose, au sujet de la période
du 2 g tTl : les résultats des nombreuses détermi- nations se groupent nettement autour de deux valeurs : T
=2,5 ans et T
=4,1 I ans.
Il semble que les auteurs donnant la valeur de la période la plus longue (4,1 I ans) aient attaché une
importance particulière à la purification chimique
des sources après irradiation, ce qui pouvait éliminer
une impureté possible de période plus courte que 4 ans.
Notons d’ailleurs que les valeurs de fi pour T
=2,5 ans et T
=4, I ans : 9,49 et 9,66 classent
l’une et l’autre la transition f;- de 204TI dans le groupe de première interdiction.
Manuscrit reçu le 7 décembre Ig54.
[1] SUNYAR A. W., ALBURGER D., FRIEDLANDER G.
GOLDHARBER M. et SCHARFF-GOLDHARBER G.
-Phys. Rev., I950, 79, I8I.
[2] MAEDER D., WAPSTRA A. H., NIJGH G. J. et ORNSTEIN L. Th. M.
-Physica, I954, 20, n° 8, 52I-538.
[3] YUASA T., LABERRIGUE-FROLOW J. et FEUVRAIS L.
-C. R. Acad. Sc., I954, 238, I500; J. Physique Rad., I955, 16, 39.
[4] LIDOFSKY L., MACKLIN P. et WU C. S.
2014Phys. Rev., I952, 87, 204 et 39I.
[5] DE SHALIT A. et GOLDHABER M. - Phys. Rev., I953, 92,
I2II.
[6] KNIGHT J. C., BRAID T. H. et RICHARDSON H. O. W.
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