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Endommagement du fer par irradiation aux électrons à 20 K

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(1)

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Submitted on 1 Jan 1977

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Endommagement du fer par irradiation aux électrons à 20 K

J. Dural, J. Ardonceau, J.C. Jousset

To cite this version:

J. Dural, J. Ardonceau, J.C. Jousset. Endommagement du fer par irradiation aux électrons à 20 K.

Journal de Physique, 1977, 38 (8), pp.1007-1011. �10.1051/jphys:019770038080100700�. �jpa-00208653�

(2)

ENDOMMAGEMENT DU FER PAR IRRADIATION AUX ÉLECTRONS A 20 K

J.

DURAL,

J. ARDONCEAU et J. C. JOUSSET Section d’Etude des Solides

Irradiés,

Centre d’Etudes

nucléaires,

B.P.

6,

92260

Fontenay

aux

Roses,

France

(Reçu

le

15 février 1977,

révisé le 22 avril

1977, accepté

le 4 mai

1977)

Résumé. 2014 L’irradiation du fer par des électrons de 2 MeV à 20 K a été étudiée au moyen de la résistivité électrique. Contrairement à ce qui se passe dans le cas de l’irradiation aux neutrons, le fer

se comporte, du point de vue de la résistivité électrique, d’une manière analogue à la plupart des

autres métaux : la courbe

expérimentale

d(039403C1)/d~ = f(039403C1) a une courbure

positive

et peut être représentée sous une forme

quadratique.

Le volume de recombinaison

spontanée

est trouvé

égal

à 300 volumes

atomiques.

L’effet des recombinaisons induites par les chocs sous le seuil a été mis en évidence. La section efficace de ce phénomène est

égale

à 900 ± 400 barns. Elle est d’un ordre de grandeur inférieure à celle des métaux c.f.c. tels que le

platine,

le cuivre et l’aluminium.

Abstract. 2014 The radiation damage of iron irradiated at 20 K with 2 MeV électrons has been studied by means of electrical

resistivity

measurements. In contrast to the neutron irradiation case, the electrical resistivity behaviour of iron is similar to that observed in most of the other metals.

The expérimental curve d(039403C1)/d~ vs. 039403C1 exhibits a positive curvature and can be fitted with a qua- dratic expression.

The spontaneous recombination volume is found to be 300 atomic volumes.

Sub-threshold recombination effects appear clearly during an irradiation by 0.5 MeV électrons.

A value of 900 ± 400 barns is found for the sub-threshold recombination cross-section. This is one order of magnitude smaller than the values for

platinum,

copper and aluminium.

Classification

Physics Abstracts

7.162 - 7.183

1. Introduction. - L’etude du taux de

production

de d6fauts stables par irradiation d’un metal permet de determiner une valeur moyenne des distances d’inter- action entre d6fauts a la

temperature

de l’irradia- tion

[1].

Meme si l’on irradie le metal a une

temperature

ou

tous les d6fauts sont

immobiles,

on observe une satu- ration de 1’effet

d’endommagement.

Cette saturation

provient

de la recombinaison

spontan6e, athermique,

des

paires

de Frenkel.

Une telle recombinaison se

produit lorsqu’un

interstitiel est cr66

pres

d’une lacune

pr6existante (ou

vice

versa)

a une distance inferieure a une valeur

critique

rr. On définit un volume de recombinaison

spontan6e VO .3.

La forme de ce volume d’insta- bilit6

depend

de la structure du cristal

[2].

Des que la concentration

atomique

C de d6fauts

stables

s’eleve,

les volumes d’instabilit6 de

plusieurs

d6fauts de meme nature peuvent se recouvrir : la

probabilite

de recombinaison

spontan6e

des

paires

de

Frenkel

depend

donc non seulement de C et

Vo,

mais encore de la

probabilite

de recouvrement des volumes

Vo.

Cette derniere est fonction elle aussi de C

et

Vo.

Le taux de

production

de d6fauts stables

dC/dcp

ou T

repr6sente

la dose

d’irradiation, s’exprime

donc

comme une fonction

f (C, Vo).

D’autre part les collisions pour

lesquelles 1’6nergie

transmise est inferieure a

1’6nergie

de seuil de

d6place-

ment

atomique,

peuvent conduire a des

d6placements

de d6fauts et,

ainsi,

permettre par

migration

ather-

mique [3]

d’aboutir a leur annihilation

[4].

L’6tude

th6orique

de

1’expression analytique

de ces divers

ph6nom6nes

a 6t6 faite par Dettmann et al.

[5].

Ils montrent que,

jusqu’au voisinage

de la

saturation,

on

peut

se limiter a une

expression quadratique

en C :

ou ao =

Vo/D,

D volume

atomique,

Q est la section efficace de

deplacement,

(J r la section efficace de recombinaison des

paires

de

Frenkel du fait de l’irradiation

6lectronique

elle-

m8me.

Balarin et Hauser

[6], reprenant

les r6sultats sta-

tistiques

de Luck et Sizmann

[7],

avaient

propose

cette

forme

quadratique

des 1965. En

fait,

comme le font

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019770038080100700

(3)

1008

remarquer Dettmann et ses

collaborateurs,

celle-ci a des limites de validite a forte concentration de d6fauts.

En

effet,

cette

expression prend

en compte le cas du

recouvrement de deux volumes

Vo [8]

et, par cons6- quent,

n6glige

les effets des recouvrements

multiples

à

forte concentration de d6fauts. Notons n6anmoins que le terme du troisieme ordre s’ecrit -

(ao C)3/100

et

peut

etre, effectivement, n6glig6

dans la

plupart

des

cas

[4].

De nombreux auteurs ont cherché a verifier la validite de cette relation

quadratique

par des irra- diations d’un

grand

nombre de m6taux

[9,

10,

11].

Dans la

plupart

des cas, la relation

(1)

est assez bien

verifiee, citons,

a titre

d’exemple,

le cas de 1’aluminium irradie aux neutrons a

4,6

K

[12].

Le fer a, lui

aussi,

ete etudie. 11

pr6sente

deux anomalies par rapport aux cas habituels des autres m6taux irradi6s aux neutrons :

1° 11 ne v6rifie pas la relation

(1) [9].

La courbe

exp6rimentale dCldT

=

f (C) pr6sente

une courbure

negative marquee [13].

11 n’existe

qu’un

seul autre

exemple analogue,

le

nickel,

metal

ferromagn6tique

lui aussi.

20 La valeur d6duite des

experiences

pour ao

(soit - 100)

est faible

compar6e

a celle des autres m6taux

cubiques

centres

[9, 14].

C’est aussi le cas du

chrome,

metal

antiferromagn6tique.

Ces deux anomalies donnent de bonnes raisons pour 6tudier le taux de

production

de d6fauts dans le cas

plus simple

de l’irradiation aux 6lectrons. Le fer

pr6sente

en outre

1’avantage

de n’avoir aucun stade de recuit de

paires proches

en dessous de 20 K

[15].

Le

systeme

d’irradiation Vinkac installe

aupres

de

I’acc6l6rateur d’61ectrons de

2,5

MeV de

Fontenay-

aux-Roses fonctionne

pr6cis6ment

a 20 K. En raison

de sa

puissance cryog6nique

relativement

elevee,

il

autorise de fortes doses d’61ectrons et permet ainsi d’etudier les cas de concentrations 6lev6es de d6fauts.

2. M6thode

exp6rimentale.

- L’6chantillon est un ruban de 15 um

d’epaisseur,

ses dimensions sont 2 x 5

mm2.

Le fer

provient

de la Societe

MRC,

sa

purete,

niesuree par le

foumisseur,

est

6gale

a

99,95 %.

Le

systeme cryog6nique

Vinkac est decrit par ailleurs

[16]. Brievement,

l’échantillon est irradi6 dans

I’hydrog6ne liquide

a

20,6

K. La

temperature

durant

l’irradiation est

r6gul6e

a ±

0,05

K. La

puissance disponible

au niveau de

1’6chantillon,

soit 50 W, est foumie par un

cryog6n6rateur Philips.

Une telle

puissance

permet des doses 6lev6es d’61ectrons dans la mesure ou 1’echantillon est suffisamment mince pour éviter la calefaction. Avec un 6chantillon de 15 um

d’6paisseur

nous avons pu irradier a des doses de 250

pA/cm2.

L’endommagement

est mesure au moyen de 1’accroissement de la resistivite

6lectrique.

Cette

experience

est la

premiere

r6alis6e avec

I’acc6l6rateur de

Fontenay-aux-Roses.

Pour cette

raison, un certain nombre de

reglages

et de mesures

n’ont pu etre maitrises avec toute la

rigueur

voulue.

C’est ainsi que la

principale

source d’erreurs

provient

de la stabilite et de la mesure du courant d’electrons.

3. Résultats. - 3.1 VOLUME DE RECOMBINAISON. -

L’echantillon a etc irradie par des electrons de 2 MeV a une dose totale de 4 x

1020 el/em2. L’augmentation

totale de resistivite

6lectrique

a ete dans ce cas de

6

gqcm.

La resistivite initiale était de

0,26 gt2cm

a20K.

La courbe de

production åp

=

d(åp)/dQ f (Ap)

est

representee

a la

figure

1.

L’absence de

points experimentaux

au d6but de la

courbe est due a une erreur

systematique

- incorri-

gible a posteriori

- dans la mesure du courant au

commencement de

1’experience.

Nous avons verifie

que ces

points experimentaux

- errones mais compa- rables entre eux - sont sur une courbe

parallele

à

celle que nous pouvons d6duire par

extrapolation

des

autres mesures non erron6es.

FIG. 1. - Courbe de production d(Ap)/dQ = f(Ap) ou Ap est l’augmentation de resistivite electrique de l’echantillon irradie à

20 K par une dose T d’electrons de 2 MeV.

[Damage rate d(Ap )/dQvs. Ap. Ap is the electrical resistivity increase

of the sample after an irradiation at 20 K by a dose T of 2 MeV

electrons.]

La

dispersion

des

points

est due a l’incertitude sur

la mesure du courant d’irradiation

qui

se traduit sur

Ap

par une erreur relative estim6e a

0,1.

La courbe

qui

relie les

points exp6rimentaux

entre

eux a ete trac6e par la m6thode des moindres carr6s à

partir

de

1’expression quadratique :

0" PF est la resistivite d’une

paire

de

Frenkel,

en suppo- sant la

proportionnalit6

entre C et

Ap : Ap

=

CpF.

La relation

(2)

peut encore s’6crire :

(4)

Les coefficients a,

b,

c

s’expriment

en fonction

de 6, ao,

pF et

a,. A

partir

des meilleures valeurs trou- vees pour les trois coefficients a, b et c on d6duit :

Si nous prenons pour PF la valeur de 3 000

pqcm propos6e

r6cemment par

Maury

et collaborateurs

[17],

nous trouvons alors :

ao = 300 ou encore

Vo

= 300 volumes

atomiques .

3.2 RECOMBINAISONS SOUS LE SEUIL. - Dans la relation

(2)

nous prenons en

compte

a la fois les recombinaisons

spontan6es

et les recombinaisons induites par l’irradiation. Nous avons mis ces dernieres

en evidence en irradiant a 20

K,

par des electrons

d’6nergie plus

basse

(0,5 MeV),

le meme 6chantillon

d6jd

irradie dans les conditions decrites

plus

haut

(c’est-d-dire

contenant une concentration d’environ 2 x

10-3 d6faut).

Ces electrons de

0,5

MeV

qui

cedent au maximum a un atome de fer une

energie

de 29

eV, 16g6rement sup6rieure

a

1’energie

de seuil

(soit

17 eV suivant

100 >

et 30 eV

suivant 110 > [17))

cr6ent donc des d6fauts. Or on constate sur la

figure

2

que lors de cette irradiation la resistivite décroît.

11 est donc clair ici que le nombre de d6fauts

cr66s,

avec une section efficace reduite par rapport a l’irra- diation a 2

MeV,

est devenu nettement inferieur au nombre de d6fauts recombines par l’irradiation elle-

FIG. 2. - Mise en evidence de 1’effet des recombinaisons sous le seuil par comparaison des pentes des deux courbes Ap(Q) pour une irradiation par des electrons de 0,5 MeV (juste au-dessus du seuil de deplacement atomique) et des electrons de 2 MeV pour une meme

concentration de defauts N 2 x 10-3.

[Effect of subthreshold recombinations. For a sample containing an

atomic concentration 2 x 10-3 of Frenkel pairs, ep decreases

when irradiated with 0.5 MeV electrons whereas it increases when irradiated with 2 MeV electrons.]

meme. Dans cette

experience

1’effet des evenements au-dessous du

seuil 1’emporte

donc sur celui des 6v6ne- ments au-dessus du seuil. Au cours de l’irradiation par des electrons de 2

MeV,

1’effet des recombinaisons induites par l’irradiation est vraisemblablement

plus grand qu’avec

des electrons de

0,5 MeV,

mais il est

masque

par 1’effet de

1’endommagement.

L’effet des recombinaisons induites par les evene- ments sous le seuil peut etre 6valu6 a 1’aide du terme (Jr

Ap

de la relation

(2)

a

partir

des valeurs trouv6es pour les coefficients a, b et c de la relation

(3). Compte

tenu de l’incertitude sur

Ap

cette estimation est

imprecise.

On trouve :

a, = 900 ± 400 barns .

4. Discussion. - 4.1 COURBURE DE

Ap

=

f(Ap).

- La courbe

Ap

=

f (dp) pr6sente

une courbure

positive

comme c’est le cas

general

a deux

exceptions pr6s :

le fer et le nickel irradies par des neutrons

rapides.

11 y a

donc,

dans le cas du

fer,

une difference tres

marquee,

pour la resistivite

electrique,

entre 1’effet

de l’irradiation aux electrons et celui de l’irradiation

aux neutrons.

Seule, l’existence

de cascades de

d6place-

ments dans le cas des neutrons

peut

etre a

l’origine

de

cette difference. Le recouvrement des cascades entraine la condensation des d6fauts en boucles de

dislocation;

au-dela d’une certaine dose ce type de d6faut

pr6-

domine par rapport aux d6fauts isol6s. A

l’inverse,

une irradiation par des

electrons,

a forte dose,

produit probablement

un certain nombre de

petits

amas

r6partis

au milieu de

paires

de Frenkel en concentra-

tion 6lev6e

[11].

Ces differences dans la courbure de

Ap = f (Ap) pourraient provenir

de la

puretc,

de la

preparation

des

echantillons,

ou encore de la

temperature

d’irradia-

tion. Pour s’assurer que ce n’est pas le cas, une irradia- tion par des neutrons

rapides

a 20 K d’6chantillons

identiques

a celui que nous avons irradie par des electrons a 6t6 realisee

[19].

Les

premiers

resultats

confirment nettement le r6sultat obtenu

pr6c6dem-

ment par

Nakagawa et

al.

[13].

11 semble donc raisonnable d’admettre que ce sont les

petites

boucles

qui

sont

responsables

de 1’effet

observe.

L’idee propos6e

par

Nakagawa et

al. est que la courbure

positive provient

d’une variation de la résistivité

sp6cifique

des

paires

de

Frenkel lorsque

la

concentration augmente en raison d’effets de

magn6to-

r6sistance. Dans ce

cas., I’expérience

d6crite ici montre que ces effets

proviendraient

essentiellement des

petites

boucles. Ces derni6res

pourraient

induire des variations locales de

champ magnetique

par distorsion du r6seau.

Cette

interpretation

est contredite par les r6sultats de

Ponsoye [18] qui

a irradie du

fer, jusqu’A

saturation

complete (Ap

=

0),

par des

fragments

de fission de l’uranium 235 et observe une courbure

positive.

En

effet une telle

irradiation, qui

aboutit a la formation d’amas

plus importants, devrait,

certes, conduire a une

(5)

1010

variation

significative

de 1’effet

mais, probablement

pas, à sa

suppression.

Dans

1’exp6rience

de

Ponsoye

le fer était moins pur que dans les

experiences

d6crites ici. D’autre

part

1’6chantillon était soumis a une faible contrainte uniaxiale de 6

kg/mm2.

Afin de

pouvoir

comparer des r6sultats obtenus de mani6re

rigoureusement

iden-

tique,

une irradiation a 20 K par des

fragments

de

fission de l’uranium 235 d’6chantillons de fer en tous

points identiques

a ceux que nous avons irradi6s par des electrons et des neutrons, est actuellement en cours

de montage dans notre laboratoire.

4. 2 SECTION EFFICACE DE. RECOMBINAISON. - La valeur de 900 barns trouvee pour 6r,

quoique imprecise,

est

cependant

tres faible

compar6e

aux valeurs de ce

param6tre

pour d’autres

m6taux,

ainsi que le montre le tableau I :

TABLEAU I

Comparaison

des sections

efficaces

de recombi-

naisons induites par les évènements sous le seuil.

Celle

du fer

est d’un ordre de

grandeur inférieure

à celle

de quatre autres métaux CFC.

[Comparison

between

cross-sections for

sub-threshold recombinations. The iron cross-section is smaller

by

one order

of magnitude

than the cross-sections

for four

other FCC

metals.]

Sur ce tableau nous avons

report6

aussi les valeurs de

1’energie

de

migration Em

des interstitiels pour

chaque

metal. On voit nettement

qu’a

masses compa- rables des atomes

cibles,

ar est d’autant

plus grand

que

Em

est faible. A

energie

de

migration

compa- rable

(aluminium

et

cuivre), at. est

d’autant

plus grand

que 1’atome cible est

16ger.

Notre r6sultat pour le fer s’inscrit donc bien dans la

logique

de ce raisonne-

ment : ar est

petit

et

E.

est 6lev6e.

4.3 VOLUME DE RECOMBINAISON. - Le r6sultat

experimental qu’on peut

d6duire

d’exp6riences

comme

celle-ci est le

rapport ao/pF et

non ao. La valeur choisie pour PF est d6terminante. Nous utilisons ici la valeur PF = 3 000

uS2cm propos6e

r6cemment par

Maury

et al.

[17].

Cette valeur a 6t6 d6duite

d’exp6-

riences

pr6cises

sur des monocristaux de fer en utili- sant une fonction de

probabilit6

de

deplacement particulierement

affinee. La valeur de 300 volumes

atomiques qu’on

en déduit pour ao est ainsi

plus

6lev6e

que ce

qu’on

avait trouve

pr6c6demment.

Elle se

place

presque correctement dans le

graphe propose

par

Biget,

Rizk et

Vajda

ou ao est

repr6sent6

pour

plusieurs

m6taux

cubiques

centres en fonction de leur compres- sibilit6.

5. Conclusion. - Cette

experience

montre que le fer

irradi6 par des electrons a basse

temperature

se

comporte, du

point

de vue de la résistivité

electrique,

comme la

plupart

des autres m6taux :

a)

La forme

quadratique

de

Ap

=

f (0 p)

est bien

vérifiée sauf au

voisinage

de la saturation.

b)

Le volume de recombinaison

spontan6e

a une

valeur

comparable

a celle trouv6e pour les autres m6taux

cubiques

centres.

Le comportement different du fer sous irradiation

aux neutrons

provient probablement

de la

presence

de

petites

boucles de dislocations induites par les cascades de

déplacement.

Enfin 1’effet des recombinaisons sous le

seuil, quoique

tres

visible,

est d’un ordre de

grandeur

inf6-

rieur au meme effet dans les m6taux

cubiques

a faces

centr6es tels que

l’aluminium,

le

platine

et le cuivre.

Ce r6sultat est en accord avec la valeur 6lev6e de

1’energie

de

migration

de l’interstitiel dans le fer.

Remerciements. - Cet article doit

beaucoup

a de

nombreuses discussions avec M. P.

Vajda

de la Faculte

des Sciences

d’Orsay,

et MM. L.

Zuppiroli,

D. Lesueur

et Y.

Quere

du C.E.N. de

Fontenay-aux-Roses.

(6)

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Références

Documents relatifs

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