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Submitted on 1 Jan 1976
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Température électronique dans une postluminescence proche de néon à une pression de quelques torrs
J.P. Lardy, A. Bouvier
To cite this version:
J.P. Lardy, A. Bouvier. Température électronique dans une postluminescence proche de néon à une pression de quelques torrs. Journal de Physique Lettres, Edp sciences, 1976, 37 (9), pp.201-203.
�10.1051/jphyslet:01976003709020100�. �jpa-00231274�
L-201
TEMPÉRATURE ÉLECTRONIQUE
DANS UNE POSTLUMINESCENCE PROCHE DE NÉON
A UNE PRESSION DE QUELQUES TORRS
J. P.
LARDY,
A. BOUVIER(Mme)
et A. BOUVIERLaboratoire de
Spectroscopie
et de Luminescence(*)
Université
Claude-Bernard, Lyon
I43,
bd du11-Novembre-1918,
69621Villeurbanne,
France(Re~u
le 10 mai1976,
revise le 24 mai1976, accepte
le8 juin 1976)
Résumé. 2014 Un plasma de néon est créé par des ondes centimétriques, pour une gamme de pres- sion de 0,8 à 6 torr. Des mesures d’intensité de raies n’ont pas permis de déterminer un équilibre thermodynamique local
partiel;
cependant en introduisant de l’hélium comme impureté dans le néon, il estpossible
de mesurer unetempérature
électronique. Nous obtenons Te = (2 350 ± 250) K pendant ladécharge
et (2 400 ± 250) K dans la postluminescence proche (503BCs).
Nousproposons
une interprétation de la variation de Te dans le temps, dans les mélanges He-Ne.
Abstract. 2014 Neon gas at pressures
ranging
from 0.8 to 6 torr is excited and ionized by means ofmicrowaves pulses of duration 2 03BCs and with a repetition rate of 800 Hz. Partial local thermody-
namic equilibrium could not be found when
studying
neon line intensities. But whenintroducing
helium as an
impurity
it waspossible
to determine an electron temperature from helium line inten- sities. We obtained Te = 2 350 ± 250 K during the microwave discharge and Te = 2 400 + 250 Kin the
early afterglow
(5 03BCs). Aninterpretation
is proposed for the variation of Te with time in a Ne-Hemixture.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE - LETTRES
Classification Physics Abstracts
5.250
TOME 37, SEPTEMBRE 1976,
1. Introduction. - Dans un article
precedent [1]
nous avons montre
qu’il
existait unequilibre
thermo-dynamique
local(E.T.L.) partiel
dans unplasma
d’helium. Nous exposerons ici les resultats obtenus dans des
plasmas
crees par le même processus d’exci- tation dans le neon pur et dans desmelanges
helium-neon.
2. Etude du neon. - Le
plasma
étudié estoptique-
ment mince pour les radiations autres que les raies de
resonance,
il estinhomogene
et en relaxation. Nousavons tout d’abord evalue 1’efficacite relative B des chocs entre les atomes excites et les atomes dans 1’6tat fondamental d’une part, et les electrons d’autre
part;
les calculs ont ete etfectués en utilisant les relations de Drawin
[2]
pour deux niveaux de nombrequantique principal y
et pour troistemperatures electroniques Te
(*) Equipe de Recherche Associee au C.N.R.S. n° 302.
Les resultats du tableau ci-dessus montrent, que I’influence des deux
types
de chocs estvoisine ;
nousne pourrons donc pas
espérer
obtenir unequilibre
entre les electrons et les atomes excites dans ces
niveaux.
Dans nos conditions
experimentales,
la densiteelectronique
est ~e ~1012 cm- 3 ;
si les chocs elec-troniques
etaientpreponderants l’ équilibre
seraitatteint
pour j >
5 a latemperature electronique
de2 000 K.
Si
1’equilibre
nepeut
etreatteint,
ceci .ne sauraitprovenir
desphenomenes
de relaxationtemporelle
ou
spatiale.
En effet :- Le temps Tj n6cessairei 1’etablissement de
1’equi-
libre est faible devant la constante de declin Tm des
grandeurs macroscopiques : population
des meta-stables, temperature electronique Te,
densite electro-nique
ne. Pour leniveau j
=5,
nous avons en effetTs=2xl0’~s
alors que la constante de declin desgrandeurs macroscopiques
est iM N10-5
s; ainsi letemps d’etablissement de
l’ équilibre
est trcs faibledevant le temps de variation des
grandeurs
macro-scopiques.
-
L’inhomogeneite
duplasma
neperturbe
pas1’equilibre
si :Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphyslet:01976003709020100
L-202 JOURNAL DE PHYSIQUE - LETTRES
A = 9 x
10 - 3
m, etant lalongueur
dediffusion,
D = 5 x
102 cm3 . s-1
est le coefficient de diffusion mutuelle des atomes de neon.Cette relation est bien
vérifiée,
car pour unetempe-
rature des atomes a 1’etat fondamental
To
= 1 000 Ket une
pression
p = 5 torr, nous avons :La courbe de la
figure
1 donnantLog Iji ~/~ ~
en fonction de
1’energie
des difi’erents niveaux montre que, comme le laissaitprevoir
latheorie, 1’equilibre
n’est pas atteint pour les niveaux etudies.
Fic. 1. - Variation experimentale du parametre Log a en fonction
de 1’energie du niveau supeheur de la transition etudiee ou :
Iji
est l’intensitéemise,
mesuree en tenantcompte
de lareponse spectrale
de1’appareil detecteur,
~,~i
lalongueur
d’onde de la radiationetudiee,
gj lepoids statistique
de 1’etatsuperieur, fij
la force d’oscillateur[3].
L’imprecision
des mesuresprovient
essentiellement de 1’incertitude sur les valeurs desfij
et c’est I’absencede donnees pour les
fij
des hauts niveauxqui
a limitenos mesures.
Nous pensons donc que si un E.T.L. existe entre les electrons et les atomes de neon
excites,
il nepeut
se
produire
que pour les atomes excites dans des etatsde nombre
quantique principal superieur
a10,
contrairement a I’hélium ou
1’equilibre
etait atteintdes j
= 5.3. Etude des
melanges
helium-neon. - Comme nous nepouvions
pas deduire des mesuresprecedentes
la
temperature electronique
dans unplasma
deneon,
nous avons introduit de 1’helium dans celui-ci a diverses concentrations. Nous constatons sur la
figure
2 que, comme dans 1’helium pur, unequilibre
est atteint entre les atomes dans les
niveaux j >
5et les electrons. La courbe de la
figure
3 montre que1’helium
perturbe
peu leplasma de neon,
surtout endécharge
ou latemperature
reste voisine de(2
350 ±250)
Kquelle
que soit la concentrationd’helium ;
lepotentiel
d’ionisation du neon estplus
faible que celui de
1’helium,
c’est donc le neonqui joue
le role
principal
endecharge,
cequi explique
sans doutela faible
perturbation provoquee
par lapresence
d’helium.
FIG. 2. - Variation experimentale du parametre Log a en fonc- tion de l’energie du niveau superieur pour deux concentrations
d’helium C = 18 %, C = 8,4 %, pendant la decharge.
FIG. 3. - Variation de la temperature electronique en fonction
de la concentration d’hélium pendant la décharge et pendant la postluminescence proche, 5 ps apres la fin de l’impulsion.
En
postluminescence (5
psapres
ladecharge),
la
temperature
duplasma
augmente avec la concen- trationd’helium,
et pour 50% d’helium,
latempe-
L-203
TEMPERATURE
ELECTRONIQUE
DANS LE NEONrature atteinte est celle obtenue par C. Samba
[1]
dans 1’helium pur. 11 semble
qu’au
debut de la post-decharge,
c’est1’helium,
des que sa concentrationest de l’ordre de 20
%, qui
commande la loi de variation de1’energie
des electrons. Eneffet,
le gaz d’electronsse refroidit
beaucoup plus
vite dans 1’helium que dans le neon[4],
ce que confirme le fait que le maximum d’atomes de gaz rares excites formes par recombinai-son se
produit beaucoup plus
tot dans 1’helium que dans le neon[1, 5].
On en conclut que dans les melan- ges He-Ne la recombinaison estplus rapide
que dans le neon pur.Monchicourt,
Touzeau et Wells[6]
ont montre que dans unepostluminescence d’helium,
il existe deux classesd’electrons,
des electrons dits maxwelliens de faibleenergie
et des electrons tresenergetiques
creesau cours de la
postluminescence.
On peut penser que dans le cas duneon,
il doit en etre de meme. Lamajeure partie
des electrons a uneenergie
moyenne dequelques
diziemes
d’electrons-volts ;
1’autrefraction,
dontFenergie
estegale
aquelques
dizaines d’électrons-volts,
est elimineepreferentiellement
par diffusion etchocs sur les
parois puisque
lapression
est basse. Larecombinaison electron-ion
atomique
ou moleculaire est maximale pour les electrons lesplus
lents de la pre- miere classequi disparaissent ainsi,
cequi
peutexpli-
quer que la
temperature
moyenne des electrons de faibleenergie
ne decroisse paspendant
lepremier
stade de la
postluminescence.
C’est cettetemperature
que nous mesurons; et nous trouvons, en
fait,
enextrapolant
a concentration d’heliumnulle,
dans la
proche postdecharge.
4. Conclusion. - En
conclusion,
l’introduction d’helium sous faible concentration permet d’obtenirune
temperature electronique
moyenne, celle de laclasse d’electrons donnant lieu a la recombinaison.
Mais 1’existence d’ions
atomiques
et moléculaires conduisant a la creationd’especes
excitecsdifferentes,
cette
temperature depend
certainement des diverses reactionsd’equilibrc.
Bibliographie [1] SAMBA, C., BOUVIER, A. et BOUVIER, A., J. Physique 37 (1976)
359.
[2] DRAWIN, H. W., a) Z. Phys. 228 (1969) 99 ; Z. Phys. 225 (1972)
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DRAWIN, H. W. and EMARD, F., b) Z. Phys. 243 (1971) 326;
Z. Phys. 253 (1972) 100.
[3] MILES, B. M. and WIESE, W. L.,
Bibliography
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[5] BOUVIER, A., BOUVIER, A., JANIN, J., C. R. Hebd. Séan. Acad.
Sci. 270 (1968) 1571.
[6] MONCHICOURT, P., TOUZEAU, M. et WELLS, J. Physique Colloq.
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