HAL Id: jpa-00207018
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Submitted on 1 Jan 1971
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Effets d’additifs sur la postluminescence de He2 dans l’hélium excité par une impulsion intense d’électrons
M. Bourène, J. Le Calvé
To cite this version:
M. Bourène, J. Le Calvé. Effets d’additifs sur la postluminescence de He2 dans l’hélium excité par une impulsion intense d’électrons. Journal de Physique, 1971, 32 (1), pp.29-33.
�10.1051/jphys:0197100320102900�. �jpa-00207018�
EFFETS D’ADDITIFS SUR LA POSTLUMINESCENCE DE He2
DANS L’HÉLIUM EXCITÉ
PAR UNE IMPULSION INTENSE D’ÉLECTRONS
M.
BOURÈNE
et J. LECALVÉ
Service de Chimie
physique,
C. E. N.Saclay,
B. P. N°2, 91-Gif-sur-Yvette,
France(Reçu
le 21 août1970)
Résumé. 2014 En excitant par une brève impulsion d’électrons de l’hélium entre 50 et 1 500 torrs,
on observe en postluminescence des émissions correspondant aux transitions entre états excités
électroniques de la molécule He2. Les oscillogrammes donnant l’évolution de l’émission He2 (d3 03A3+u ~ b3 03A0g) à 6 400 Å en fonction de la pression d’hélium sont discutés. La fin de la post- luminescence paraît contrôlée par la cinétique de neutralisation des ions He+2. Par addition à une
pression fixée d’hélium de faibles quantités d’un autre gaz M, on détermine les constantes de vitesse de la réaction de l’ion He+2 avec M pour M = O2, H2, N2, CO, CO2, N2O, H2O, NH3, CH4, Ne, Ar, Kr, Xe.
Abstract. - The excitation of helium at pressures between 50 and 1 500 torrs by a short elec- tron pulse, leads to afterglow emissions due to transitions between electronically excited states of
the He2 molecule. The oscillograms obtained for the emission He2 (d3 03A3+u ~ b3 03A0g) at 6 400 Å at
different helium pressures are discussed. The late afterglow seems controlled by the neutralisation kinetics of He+2 ions. Measured rate constants for the He+2 reactions with O2, H2, N2, CO, CO2, N2O, H2O, NH3, CH4, Ne, Ar, Kr, Xe are reported.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE 32, 1971,
Introduction.
- Lorsqu’on
excite de l’hélium àrelativement haute
pression,
on observe enpostlumi-
nescence des émissions dues à des transitions entre niveaux excités de la molécule
He2 [1-11].
On saitaussi que l’intensité de cette
postluminescence
esttrès sensible à la moindre trace
d’impureté.
Nous avons
entrepris
de tirerprofit
de ces indica- tions en cherchant à mesurer les constantes de vitesse de la réaction de l’ion moléculaireHe2+, précurseur
de la moléculeHe2,
avec diverses molécules.Après description
de lapartie expérimentale,
nousprésentons
et discutons ici nospremiers
résultats obtenus avec l’hélium purpuis
avec desmélanges
héliumplus
additif.Partie
expérimentale.
- Leprincipe
de latechnique expérimentale
a étédéjà
décrit à l’occasion d’un tra- vailprécédent [12].
Le gaz est excité par uneimpul-
sion intense d’électrons de 600
keV,
d’une durée de 30 ns àmi-intensité, produite
par un canon à élec- trons FEBETRON 706 de la Field EmissionCorpo-
ration. La cuve à gaz en acierinoxydable
estcylindri-
que
(diamètre
10 cm,longueur
50cm) ;
les électrons entrent par une extrémité à travers une fenêtre minceen acier inox de
12 Il d’épaisseur.
Autour de la cuve,trois bobines créent un
champ magnétique
d’environ3 000 gauss pour que les électrons ne
divergent
pasdurant leur traversée de la cuve. Grâce au
champ magnétique extérieur,
le volume danslequel
l’éner-gie
estdéposée
est sensiblement le mêmequelle
que soit lapression d’hélium,
et le nombred’espèces pri-
maires estproportionnel
à lapression
d’hélium. La lumièreémise,
observée suivant l’axe de la cuve, estenvoyée
sur unspectrographe
REOSC HA. Pourles études
cinétiques,
on utilise unphotomultiplica-
teur « La
Radiotechnique »
XP1016,
linéairejusqu’à
500
mA,
avec une résistance decharge Re
= 50 Qadaptée
au câble et à l’entrée d’unoscillographe
100 MHz CRC type OCT 587 muni d’une caméra Polaroïd à film 3 000 ASA. La fente
placée
devant lephotomultiplicateur correspond
à une bande passanteobservée de 6
A
à 6 400A
et de 4A
à 4 430A.
L’hé- lium estpurifié
par passage sur colonne de tamis moléculaire à latempérature
de l’azoteliquide.
Cetraitement rend
superflu
l’utilisation d’hélium àpureté
maximum
(5
ppm AirLiquide) qui
ne donne pas derésultats meilleurs que l’hélium Airco utilisé en chro-
matographie
enphase
gazeuse. Les autres gaz utiliséscomme additifs sont des gaz
classiques
du commerce(Air Liquide).
Le vide limite obtenu dans la cuve etl’ensemble de
pompage-remplissage
est de10- 5
torr,mesuré avec une
jauge
SOGEV A. J. I. T. 7.I. Hélium pur. - RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX. - En excitant l’hélium pur à des
pressions comprises
entre 50 et 1 500 torrs, nous avons obtenu en émis- sion toutes les bandes connues de
He2
dans larégion
4 000-6 500
A [13-14].
Les bandes dont les transitionsArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197100320102900
30
aboutissent à un niveau radiatif sont
intenses,
celles aboutissant au niveau métastable étantplus
faiblescar
probablement
réabsorbées. Lesystème triplet
est
plus
intense que lesystème singulet.
Nous avons
enregistré
en fonction du temps lesignal
émis à 6 400A (branche Q
de la transition d3Eu--> b3 IIg)
dont laréabsorption
est peuproba-
ble. Les
cinétiques
obtenues pour diversespressions
d’hélium entre 1 500 et 50 torrs sontreproduites
sur lesfigures
1 et 2 où l’on ajuxtaposé
pourchaque
pres-sion
plusieurs oscillogrammes
obtenus avec base detemps et sensibilité
adéquates
del’oscillographe.
Lafigure
1 donne en coordonnéessemi-logarithmiques
la montée et la décroissance du
signal jusqu’à
2 ps.La
figure
2représente
la décroissance de la totalité dusignal
mesurable en coordonnéeslog-log.
Une
cinétique
peut sedécomposer
en troisparties :
- un faible
épaulement,
que nousappelons A, visible
en début d’émission pour lesplus
fortes pres- sions d’hélium(Fig. 1),
FiG. 1. - Montée et décroissance de l’émission à 6 400 A He2 (d3 X+ -> b3 Hg) dans l’hélium sous différentes pressions
entre 0 et
2
J..1s.- une
partie, appelée B, composée
d’une montéerapide,
lemaximum, puis
une décroissancerapide
dusignal
dont le début est assimilable à uneexponentielle,
- enfin une
cinétique distincte, appelée C,
d’allureconstante en coordonnées
log-log quelle
que soit lapression
d’hélium entre 1 500 et 200 torrs(Fig. 2).
On tire de ces
oscillogrammes
les données suivantes : L’intensité maximumImax
de l’émission est propor- tionnelle àPH2,,. jusqu’à
600 torrs,pression
àpartir
de
laquelle l’oscillographe intègre probablement
lamontée du
signal.
En accord avec cettesupposition,
l’inverse du temps du maximum
1/Tmax
est fonctionlinéaire de
PH,, jusqu’à
600 torrsseulement, Tmax paraissant
trop élevé auxpressions
d’héliumsupé-
rieures.
FIG. 2. - Décroissance totale de l’émission à 6 400 A He2(d3 Z+ -> b3 Hg) dans l’hélium sous différentes pressions.
Sur la
figure 2,
la pente finale de lacinétique
C pourPHe
> 200 torrs estégale
à - 2. Ceci estcompatible
avec
l’expression
et avec le fait
expérimental
quepour la
partie
Cquelle
soitP]4,,. (En effet,
avec1-1/2 = at,
on adildt
= - 2a13l2
et1,4 = 3/2.)
Pour les besoins de la
discussion,
nous avonspris également
unoscillogramme
à 4 430A (transition
j3 nu -+ b3 IIg)
pour 760 torrs d’hélium. Son allure est très semblable à celle del’oscillogramme
obtenueà la même
pression
à 6 400A,
enparticulier
la cinéti-que C est
identique ;
on note par contre que le tempsTmax
du maximum estplus
faible(100
ns au lieu de115)
et que le début de lacinétique
B estplus rapide.
DISCussloN. - Les auteurs ayant étudié la post- luminescence de l’hélium à
pression
suffisamment élevée pensentgénéralement
que les états excités moléculairesHe2 responsables
des émissions obser- vées sont obtenus par neutralisation à trois corps de l’ion moléculaireHe2+ [1, 2, 7, 10].
D’autres modes de formation ont étéparfois invoqués [3, 5, 6, 8, 9, 11 ]
enparticulier :
a)
par réaction directe d’un atome excité avecdeux neutres, connue pour les niveaux n = 2
[8, 9]
alors que pour les niveaux
supérieurs,
le processus Hornbeck Molnar[15]
bimoléculaire a lieu et conduit àHe2
suivant :b)
par réexcitation de l’état moléculaire métastableHé2
avec des électronsd’énergie
convenable[3, 9, 11 ],
que Kozlov[3] a
mise en évidenceexpérimentale-
ment en
répétant,
avec un retardvariable,
unedécharge pulsée
donnant des électronsd’énergie
suffisante pour réexciter ou réioniser des moléculesHe’
forméesaprès
lapremière impulsion.
Dans nos
expériences l’impulsion
crée dans le gaz des atomes excitésHe*,
des ions He+ et des électrons secondaires en nombreégal
aux ionsHe+.
Si lesétats
I-Ie*
ont pourprécurseurs
les ionsHe2+,
on a lesréactions consécutives suivantes :
(selon
Born[4],
le processus Hornbeck-Molnar peut êtrenégligé
auxpressions
considérées dans cetravail).
- Neutralisation de
He2+
par le mécanisme de recombinaison radiativo-collisionnelle[16] :
(transition observée)
He2(p)
etHe2(q)
étant des niveaux excitésHe2
dis-tincts.
L’observation des
oscillogrammes suggère
que deuxphénomènes
distincts seraientresponsables
de l’émis-sion : l’un donnant la montée A et la décroissance
C,
l’autre la
partie
Bqui
sesuperposerait
ausignal pré-
cédent.Nous pensons que dans la
partie
C de l’oscillo- gramme, la décroissance dusignal
suit la neutralisa- tion deHe2.
En
effet,
ledépeuplement
de l’étatHe2(p)
que l’on observe doit être trèsrapide (durée
de vie de l’ordre dequelques
nanosecondes ouquelques
dizaines denanosecondes)
et obéir à une loiexponentielle
alorsque dans la
partie
C la décroissance n’est pas exponen- tielle et les temps de demi-vie sontsupérieurs
à la microseconde. En outre, les dimensions de la cuve et les hautespressions
considérées rendentnégligea-
bles la
disparition
des ionsHe+
par diffusion ambi-polaire [4].
En
revanche,
d’une part la décroissance C est iden-tique
à deuxlongueurs
d’ondes différentes(6400
et4 430
Â) ;
d’autre part la pente - 2 trouvée en fin decinétique
en coordonnéeslog-log appuie
notreinterprétation
car ellecorrespond
à uneexpression
où
I-1/2
estproportionnel à t, compatible
selon Ste- vefeli[17]
avec la réaction de recombinaison :Dans la
partie B,
la diminution de l’émission estbeaucoup plus rapide
que cellequ’aurait
leprolonge-
ment de la décroissance C dans la même
région.
D’autre part, le début de la décroissance B peut être assimilé à une
exponentielle
sur environ unepériode.
Ces raisons
jointes
au fait(voir ci-après partie
héliumplus additifs)
que l’effet des additifs est souvent très différent en B et en Cpourraient indiquer
que la décroissance Bcorrespond
audépeuplement
de l’étatobservé tout en étant influencée par le
prolongement
de la
partie
C.En ce
qui
concerne la montéerapide
dusignal
Bnous avons été conduits à supposer
qu’elle
met enjeu
la réexcitation des molécules dans l’état métasta- bleHe’
par des électronsd’énergie
suffisante avantqu’ils
ne soient thermalisés. Le maximum de B cor-respondrait
ainsi aupic
de la section efficace d’exci- tationque l’on attend
lorsque l’énergie
de l’électron serapproche
de la différenced’énergie
des deux niveauxHe’
etHe2(p).
En
effet,
si on admet que les électrons de sous-exci- tationproduits
par ionisation des atomes d’hélium ont initialement uneénergie
moyenne d’une dizaine d’électronvolts etqu’un
ordre degrandeur
du temps de thermalisation des électrons est donné[18]
pardonnant le temps
approximatif
par eVperdu,
on voitque pour une
pression
d’hélium de 760 torrs, il fau- drait environ 75 ns pour atteindre2,5 eV,
différenced’énergie
entre le niveauHé2
etHe2 (d3 Xu+)
observéà 6 400
Á.
Ce temps est voisin de celui trouvéexpéri-
mentalement. De
plus,
on trouve bien un temps du maximum Bplus
court(100
ns au lieu de 115ns)
pour l’émission à 4 430
A
dont le niveausupérieur
j3 II L
est situé à3,4
eV au-dessus du métastable.Notons enfin que cette
interprétation
serait enaccord avec les résultats
expérimentaux
de Koslov[3].
32
II. Hélium
plus
additifs. - PRÉSENTATION ET DIS- CUSSION DES RÉSULTATS. - Le fait que lapartie
C de lacinétique
semblecorrespondre
à la neutralisa- tion deHe2
nous a incités à déterminer les constantes de vitesse de la réaction de l’ionHe2+
avec diversesmolécules M. Très peu de données existent en effet dans la littérature sur ces constantes
[5, 19, 20].
Dans une
étape préliminaire
etqualitative
du tra-vail,
il est apparu queparmi
lesadditifs,
onpouvait distinguer
deux groupes aux effets« opposés ».
Ainsi lafigure
3 montre lescinétiques
de décroissance dusignal
à 6 400A
dans 760 torrs d’hélium pur ou addi-tionné de
0,1
torrd’oxygène
ou de néon. On voit que le néon éteint très efficacement le début de lacinétique
B maisqu’il
a peu d’effet sur lacinétique
C.Par contre
l’oxygène
ne modifie pas la pente B mais éteint fortement lapartie
C.FIG. 3. - Comparaison de l’effet de l’oxygène et du néon sur
la cinétique de décroissance de l’émission à 6 400 À.
Pour mesurer les constantes de vitesse k de la réac- tion de l’ion
He2+
avec un additifM,
nous avonsappli- qué
la méthode Stern-Volmer utiliséegénéralement lors qu’à
unedisparition
dupremier
ordre d’uneespèce
X,on
ajoute
une autredisparition exponentielle
de Xavec un additif M ; on a alors :
Soit
où r et Io sont les temps de décroissance de X à
1/e
de l’intensité en
présence
ou absence de l’additif M.Néanmoins comme dans notre cas la
cinétique
deréférence
correspond
à la neutralisation deHe2
et que l’intensité n’est pas une fonction
exponentielle
du temps, cette méthode est
plus
délicate àappliquer.
Pratiquement,
nous avons choisi unepression
d’hé-lium de référence de 760 torrs donnant un
signal
suffisamment intense et un temps t
égal
à 1 psaprès l’impulsion d’électrons,
àpartir duquel
iln’y
aplus
d’influence de lapartie
B, où nous avons mesuré ipour les divers
mélanges
He(760 torrs)
+ M sur les tangentes aux courbeslog
I =f(t).
Dans ces condi-tions,
pour que la relation1/03C4mesuré
=1/03C40
+k(M)
soit
vérifiée,
il suffit que lapression
d’additif soit suffisamment faible pour ne pas modifier la valeur To de la réaction deneutralisation,
cequi
nous aconduit
expérimentalement
à limiter cettepression
à5 x
10-2
torr . Lafigure
4 donne à titred’exemple
lesrésultats que nous avons obtenus pour
02, Ne, H20, NH3,
CO et montrequ’à
l’incertitude de mesure près,on obtient bien des droites
1 j-r = f (M)
depente k
et coupant l’axe des ordonnées à1/ïo.
FIG. 4. - Exemples de détermination de k (He2+ + M).
Les constantes ainsi déterminées
paraissent
doncsignificatives
et sont données dans le tableau. Elles peuvent êtrecomparées
aux valeurs trouvées dans la littérature pour lenéon,
l’azote etl’hydrogène [5,
19, 20].
Afin de confirmer la validité de nos mesures, nous avons
vérifié,
avecl’oxygène
commeexemple
d’addi-tif,
que la constante k trouvée reste la même si l’onfait des mesures à des temps
plus
lointains(jusqu’à
2
us),
à condition toutefois que lapression
d’additifsoit d’autant
plus
faible que le temps estplus éloigné.
Si d’autre part dans des
mélanges
hélium(760 torrs)
+
oxygène,
on porte1/T = f (M) pris
sur le débutexponentiel
de la décroissanceB,
on trouve que la pente k estinappréciable jusqu’à
10-1 torr, maisqu’elle approche
la valeur 7 x 10-1° cm3 mol-1 s-1précédemment
mesurée(tableau),
pour despresssion d’oxygène supérieures
à0,2
torr(Fig. 5).
Ceci secomprend
car à cespressions d’additif,
lapartie
Best très affaiblie et la décroissance du
signal
corres-pond
à ladisparition
deHe;.
TABLEAU
Constantes de vitesse
Rappelons
enfin que, dans l’hélium pur, lapartie
B de lacinétique
décroît enimportance
relative par rapport à lapartie
Clorsque
lapression
d’hélium diminue(Fig. 2). Or,
on constate que les « cons- tantes » que l’on peut mesurer en début de décrois-sance du
signal
à faiblepression
d’hélium(100-
200
torrs)
sont d’unefaçon générale plus proches
desFIG. 5. - Variation de 1/r du début de la décroissance B en
fonction de la pression d’oxygène.
déterminations
précédentes
faites à 1 gs dans 760 torrsd’hélium que de celles mesurées à cette même
pression
en début de
cinétique
B.Note ajoutée sur épreuve (le 9/9/70)
Depuis l’envoi du manuscrit, nous avons pris connaissance de deux articles très récents de Ferguson et coll. sur l’étude des réactions des ions moléculaires de gaz rares avec divers atomes ou molécules par la technique dite de « Flowing afterglow » (J. Chem. Phys.,1970, 52, 5094 et 5101).
Les résultats de ces auteurs concernant les réactions de l’ion
He2 ne sont pas trop différents des nôtres compte tenu de leur précision moyenne (+ 30 %) et des différences de conditions
expérimentales. Néanmoins ces auteurs suggèrent que le méca- nisme de réaction est du type échange de charge asymétrique
alors que nos résultats, avec les gaz rares notamment, seraient
en faveur d’une réaction du type ion-molécule. D’autres études tant expérimentales que théoriques paraissent souhaitables pour préciser ces points.
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