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ACTION DU SPHINCTER RÉTICULO-OMASAL SUR LE TRANSIT ALIMENTAIRE CHEZ LES BOVINS

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ACTION DU SPHINCTER RÉTICULO-OMASAL SUR

LE TRANSIT ALIMENTAIRE CHEZ LES BOVINS

Lionel Bueno

To cite this version:

(2)

ACTION DU SPHINCTER

RÉTICULO-OMASAL

SUR

LE

TRANSIT ALIMENTAIRE

CHEZ

LES

BOVINS

L. BUENO

Laboratoire de Physiologie, Thérapeutique et Pharmacodynamie, I. N. R. A.,

École nationale vétérinaire, 23, chemin des Capelles 31 - Toulouse

RÉSUMÉ

Le rôle du sphincter réticulo-omasal est démontré chez deux bovins par la comparaison des

valeurs du transit des ingesta obtenues dans les conditions normales et dans le cas de

l’ouver-ture permanente de la jonction réseau-feuillet. La technique imaginée fait appel au maintien dans

l’orifice réticulo-omasal, durant 8 à io h, d’une canule

spéciale

en polyvinyle introduite par voie

ruminale. La suppression mécanique des variations actives ou

passives

du diamètre de l’orifice double pratiquement la valeur du transit des

ingesta,

sans gêne apparente de l’animal. La ferme

-ture de la canule durant 3 h isole fonctionnellement le réticulo-rumen sans augmentation de son

volume

liquide.

INTRODUCTION

Les facteurs

essentiels

de variation du volume du contenu rumino-réticulaire sont les mouvements d’eau à travers

l’épithélium

(T>~

R

rrouTH,

i

9

6

7

;

ENGELHARDT,

n

97

o),

l’apport

de la

sécrétion

salivaire

(T

ULLOH

et

al.,

1965)

et surtout le passage des

ingesta

vers le feuillet ou omasum à travers

l’orifice réticulo-omasal

(O.R.O.).

Celui-ci est de

type

nettement

sphinctérien

chez

les bovins

(B

ECKER

et

al.,

r

9

6

3

).

Il

assure, en fonction d’un

gradient

de

pression,

un

débit

périodique

lié aux

différentes

phases

de la contraction rumino-réticulaire

(Bnr;cx

et

al&dquo;

1951

)

et omasale

(STE

V

E

NS

et

al.,

19

6

0

).

Mais le débit est, par

ailleurs,

irrégulier

ainsi que le montrent les

expérien-ces de débitmétrie directe

(R

UCKEBUSCH

et

KA

Y

,

1971

).

La dilution de traceurs non absorbés inertes

et

R

T

RB

E

P

(S

al.,

1953

)

permet

de

calculer le débit réticulo-omasal moyen. Celui-ci est stable

lorsque

les

prélèvements

sont

poursuivis,

durant 24h chez un bovin normalement alimenté ou durant 8 à 10h chez un

sujet

privé

de nourriture et d’eau

E

,

N

T

IAIN

OU

(P

r

9

68). Cependant,

l’influence des

modifications

incessantes du tonus de l’O.R.O. sur le débit n’a

pas

été évaluée dans ce genre

d’expérienees :

la résistance

qu’oppose

le

sphincter

au passage des

ingesta

ne

(3)

Cette dernière

solution,

moins

aléatoire,

a été retenue pour

apprécier

la valeur maximale du débit

réticulo-omasal

chez des bovins recevant du foin ad li bitum. Elle

consiste

à

supprimer mécaniquement

toutes les

variations

actives ou

passives

du diamètre de l’O.R.O. par le maintien à son niveau d’une

canule

de

dimension

adé-quate.

La diminution

plus rapide

de la concentration d’un traceur tel que le

polyé-thylène

glycol (P.>!.G. 4

000

)

permet

d’évaluer

l’importance

fonctionnelle du

sphinc-ter vis-à-vis du transit des

ingesta. L’emploi

simultané d’un

second traceur, comme le

lithium

(I,iCl)

dont la dilution et la fixation sur les éléments solides sont différentes

(Ur,vn2T, 19

6

1

),

permet

de limiter les erreurs d’évaluation. Le calcul du débit à

partir

de la

pente

de la courbe lissée

log

C =

f(t),

C étant la concentration du traceur en fonc-tion du

temps t,

est

plus précis

que la détermination à

partir

de la concentration moyenne. Le

présent

travail est relatif à un tel calcul à

partir

de la

disparition

de deux

traceurs

introduits

dans le

réticulo-rumen,

l’orifice réticulo-omasal étant maintenu

ouvert

pendant

8

heures.

MÉTHODOLOGIE

Une vache adulte M... (4 ans, 450 kg) et un taurillon J... (20mois, 200kg) de race AubYac

munis, au niveau du sac dorsal postérieur du rumen, d’une canule de 15cm de diamètre, ont été utilisés pour la mesure du débit réticulo-omasal après mise en place dans l’O. R. O. de canules

particulières ayant respectivement pour M... 40 et pour J... 35mm de diamètre intérieur. Les

ani-maux disposent d’un abreuvoir automatique et reçoivent en excès, en dehors des périodes expé-rimentales, un foin de graminées distribué matin et soir.

9 A. -

Préparation et mise en place des canules

Des tuyaux de chlorure de polyvinyle de fort calibre sont ramollis

dans

un bain d’huile

chauffé à r8ooC et moulés de manière à former un cylindre de 3,5 â 4,5cm de hauteur muni à

chaque extrémité d’une forte collerette (fig. i). La mise en place de la canule est effectuée 30mn environ avant les mesures de débit, réalisées tous les 4jours. Elle est facilitée par le

ramollis-sement de l’une des collerettes dans l’eau bouillante et une

légère

distension manuelle de l’O. R. O. La canule est maintenue dans l’orifice pendant io heures. Sa lumière peut être momentanément

(4)

B. - Addition

et dosage des traceurs

Après l’élimination des ingesta solides qui se trouvent dans la partie supérieure du rumen et

le brassage manuel du contenu ruminal en vue de son homogénéisation, on ajoute, au temps t°, un litre d’une solution aqueuse à 3!°C contenant 20g de LiCI et 25 g de PEG 4 ooo. Un nouveau

brassage, effectué pendant i à 2 mn, assure la diffusion grossière des traceurs dans l’ensemble du contenu liquide du réticulo-rumen. Des prélèvements sont réalisés de 30en 30 mn pendant 8 h

dans le sac ventral moyen du rumen, au même endroit et au même niveau.

Pour la détermination précise du volume au temps t = 8 h, on ajoute encore un litre d’une

solution contenant 10g de LiCI et rz,5g de PEG et de nouveaux prélèvements sont effectués durant 2 h.

Les prélèvements (5 ml) sont centrifugés à une température voisine de o° (10mn à ¢ aoo tr/mn).

Pour le lithium, la technique de dosage utilisée est celle de MANGAN et WRIGHT(i968). Un ml de surnageant est traité avec ig ml d’une solution d’HCl (5N) dans l’alcool absolu. Après agitation, les sels de Na et de K précipitent à la t ambiante et sont éliminés par filtration. Le filtrat conte-nant le LiCI soluble est recueilli dans des fioles jaugées et complétées à 25 ml. La lecture est

réali-sée sur un spectrophotomètre Unicam SP 90en émission de flamme à 671 my.

Pour le PEG ¢ ooo, un ml de surnageant est déprotéinisé par additions successives d’eau

distillée (10ml) d’une solution de BaClaà ro p. ioo (i ml), d’une solution de Ba(OH), o,3 N (2ml)

et d’une solution de S04Zn à 5 p. 100(2 ml) selon la technique de HYDEN (1955). Après déféca-tion et filtration, on

ajoute

à 4 ml de filtrat au temps zéro, 4 ml d’acide trichloracétique à 30 p. ioo

contenant 5p. 100de BACI.. L’opacité de la solution est mesurée exactement au temps t = 5mn en lumière multichromatique.

C. - Calcul et mesure du débit

La détermination du volume liquide initial du rumen (Vo) et final (V!), est effectuée à partir

de la quantité Q du traceur en solution dans le volume v. et ajouté au contenu ruminal à l’instant

t e

. Si le volume liquide du rumen à cet instant est , Vola concentration théorique Codu traceur est égale à Co

=

V-L.

Puisque Co est connu, V, peut ainsi être calculé selon la formule

’« + vo

V

o

= Q -

vo. A partir de ces données, HYDEN (r96r) exprime la concentration moyenne CM Ce

de la manière suivante :

C

M

=

C

o

- Ct

avec les concentrations Copour Voà l’instant to

3 g

_o

i

Ci pour Vt à l’instant t1

Ct

Dans l’intervalle de temps t, -

t °

, s’échappe, par l’orifice réticulo-omasal, la quantité de

traceur q correspondant à un débit u et à un volume V.

Le débit est alors évalué à partir de q = V CM ou u - (t1 - ) . t°CM (formule i). La quantité

de traceur

disparu égale

à’C°Vo - ttVCfournit la valeur du débit u = C°V°

- ctvt

,.

CM t1 -

t

.)

Pour éviter les erreurs provenant de la détermination expérimentale de Coet C!, nous

procé-dons au

lissage de

la courbe C = Coe-kt en vue de calculer la valeur du coefficient k.

Si l’on désigne par Ce et Ct les concentrations du marqueur aux temps o et t, q la quantité de

marqueur introduite, V° le volume liquide du rumen au temps o, u le débit de sortie du liquide hors du rumen (supposé constant) et que l’on suppose que le volume du rumen varie peu pendant

la durée de l’expériencè, la théorie prévoit (ce qui est vérifié expérimentalement) que l’évolution

dans le temps de la concentration du marqueur est une courbe monoexponentielle ayant pour

asymptote zéro :

pendant le temps très court dt, la quantité de marqueur sortie sera

(5)

Ct ayant une évolution exponentielle, l’intégration de la formule i est facile puisque

Ainsi, la pente (h) de la droite log - C = f (t) permet de connaître le débit U sans faire inter-venir la concentration moyenne. Empiriquement, une correction est apportée quant aux

varia-tions de volume du rumen par Voet Vtavec u = k .

t ―°―――― ) ’

‘ 2

La mesure de la pente (k) ainsi définie a été utilisée dans toutes nos expériences. La cinétique

a été suivie et le débit calculé sur un ordinateur numérique associé à un traceur de courbe. Le

coefficient k est alors connu avec une très grande précision.

RÉSULTATS

1

. - Valeurs normales du volume

liquide

du rumen

Les deux

sujets

J...

et M...

disposent

de foin

jusqu’au

moment de l’addition des traceurs.

I

/

accès

à la

mangeoire

et à l’abreuvoir est alors

supprimé pendant

la durée des essais. Les valeurs

V

o

et Vt calculées à

partir

des concentrations en lithium ne

(6)

Par contre, les

débits

sont, eux,

significativement

plus

faibles

(P

<

0

,

05

)

dans le

cas

du lithium par

rapport

au

PEG

4

000

.

Les débits horaires moyens sont de i,34

!0,38

litres pour

le lithium et de

4

±

,8

1

0,!6

pour le

PEG

chez

J...

pesant

250

kg.

Ils sont

respectivement

de

2,y !

0,39et

2,45 !-

0,2litres pour le lithium et le

PEG

chez M...

pesant

450

kg.

Cette constatation est la

conséquence,

soit

d’une diffusion

plus importante

ou d’une

métabolisation

du PEG dans le contenu ruminal avec

fixation sur les

particules

solides, soit

d’une

absorption

non

négligeable

par

l’épithé-lium ruminal au-delà de 4 heures.

Un test de normalité de distribution a été

envisagé

pour savoir si les valeurs de

V

o

regroupées

pour les deux traceurs étaient

représentatives

d’une même

population

pour un

régime

alimentaire donné

(V

o

moyen

=

7

8,

3

!5,i

1 pour J...

et

75

,8 ± 6,

9

1 pour

M...)

Ce test montre que les valeurs

V

o

chez

J...

et M... suivent une distribution

nor-male pour P < 0,05. Une

analyse

de variance d’ordre 2

(le jour

et la

diète)

à 2

répéti-tions fait

apparaître

les

résultats

suivants pour P = 0,05 :

W

V

o

et Vt

(début

et fin de

diète)

diffèrent

significativement

2

° Les valeurs de

V

o

ou

de

Vt sont différentes suivant le

jour

et enfin

3

°

Il n’existe aucune interaction entre les valeurs de V et le

jour

l’expérience

a

été

conduite,

c’est-à-dire que d’une

part

le volume

V

o

n’est pas lié

au

jour,

de même que le volume

V

t

,

et d’autre

part

le

jour n’a

pas d’interaction sur la diète

(F

= 0,54 <

F

1

68

pour

J...

et F =

0 ,

34 <

F 3

pour

M...).

La diète

s’accompagne

d’un

volume Vt

significativement

plus

faible que Vo

res-pectivement

pour J...

(t

= 1,97 P <

0

,

05

)

et pour M...

(t

= 2,9P <

o,oi).

La réduc-tion de

volume,

identique

pour l’ensemble des mesures et pour les deux

sujets,

est de

(7)

2 . -

Effets

de la

suppression

du

sphincter

réticulo-omasal sur le débit

Les deux

sujets

J...

et

M...,

disposant

de leur

foin,

continuent de s’alimenter

pen-dant la mise en

place

de la canule 30 mn environ avant l’addition des traceurs. Les

expériences

sont

réalisées,

à 4

jours

d’intervalle,

en alternance avec les

expériences

précédentes

sans canules.

Le tableau 3 montre que, pour les deux

sujets (J...

et

M...),

le

débit,

exprimé

en

litres par

heure,

est

multiplié respectivement

par 2,7et 2,2

lorsque

l’action du

sphincter

réticulo-omasal est neutralisée par la canule. Les tests de normalité de distribution n’ont pas été

envisagés

pour des classes de débit aussi différentes entre elles. Il a été

vérifié au cours des différents

prélèvements

que la canule restait

parfaitement

en

place,

sans

possibilité

de

déplacement

latéral. Du reste, dès le

premier prélèvement,

il est

impossible d’imposer

à la canule la moindre rotation.

Bien que le diamètre intérieur du modèle A utilisé chez

J...

soit inférieur à celui

du modèle B

employé

chez

M...,

l’augmentation

du débit est relativement

plus

impor-tante

chez J...

Par

ailleurs,

aucune corrélation

significative

n’a pu être

établie,

pour chacune des

expériences

chez un même

sujet,

entre le débit u et la valeur du volume initial

V

o

.

Cependant,

les débits horaires moyens sont

toujours

les

plus importants

chez M...

(g,o

3

!

0,40contre

:E

44

,

3

o,29

litres)

dont le volume

liquide

du rumen est

(8)

3

. - Isolement

fonctionnel

du réticulo-rumen

Par

fermeture de

l’O.R.O. Une excellente

contre-épreuve

de la valeur du

procédé imaginé

pour

supprimer

l’action du

sphincter

réticulo-omasal est l’introduction d’un bouchon dans la lumière de la

canule,

en

place

depuis

5 heures. On

supprime

ainsi instantanément toute

possibilité

de transit et le réticulo-rumen se trouve isolé. Les modifications de la

concen-tration des traceurs

indiquent

alors les variations du volume

liquide

du rumen.

Quatre

fermetures ont été effectuées chez

J...

(voir

fig.

2

)

et trois chez M...

Elles

n’ont pas

entraîné,

en 3

heures,

de dilution

importante

des traceurs, c’est-à-dire

d’aug-mentation relative du volume

liquide

du rumen,

qui

serait normalement réduit

pendant

le même

temps

de 10,21 1 chez

J...

et de i5 1 chez M... au niveau de l’O.R.O. Dans un

cas, chez

J...,

le volume a

légèrement

diminué.

Cette absence de variations laisse supposer l’existence d’un

équilibre hydrique,

sans doute

d’origine osmotique,

entre

l’apport

d’eau par la salive et son

absorption

par

l’épithélium

ruminal

(PouTiAiNBN,

i

9

68).

I,’intensité

de ces

échanges

est à la fois

élevée et

rapide

puisque

le volume

liquide

du rumen n’est pas accru en 3 heures par la

suppression

d’un transit des

ingesta

vers le feuillet

égal

à 20 p. 100 du volume

(9)

DISCUSSION ET CONCLUSIONS

-

L’utilisation

d’une canule du

type

de celle

qui

est décrite

permet

de maintenir ouvert l’O. R.O. d’une manière très

simple. La légèreté du matériau employé (polyvinyle)

ainsi que sa

plasticité

facilitent la mise en

place

et le maintien. La

présence

de la canule n’est pas

douloureuse,

même dès sa mise en

place, puisqu’elle n’empêche

nullement

la

prise

de nourriture

pendant

les 30 mn

qui précèdent

la

période expérimentale.

Enfin,

le tonus

sphinctérien

assure une étanchéité

parfaite

dans le cas où le diamètre de

la canule

correspond

exactement à celui de l’O.R.O. Celui-ci ne doit être que

légère-ment dilaté par

l’exploration

manuelle : la

souplesse

de la collerette de la canule faci-litant sa mise en

place

et évitant une distension excessive de l’O.R.O. au moment de

son introduction.

L’obtention

manuelle d’une

plus

large

ouverture de l’O.R.O. est

accompagnée

de réactions douloureuses. Elle est suivie d’un retour très

progressif (en

3

heures)

de l’O.R.O. à son calibre initial. Elle n’est donc pas souhaitable en raison de

l’apparition

éventuelle de troubles de la motricité.

-

Le

procédé,

tel

qu’il

a été

utilisé,

supprime

non

seulement,

comme

l’anesthésie,

les modifications lentes et

irrégulières

du tonus de

l’O.R.O.,

mais aussi les variations

plus

ou moins

passives

de son diamètre liées aux contractions

périodiques

rumino-réticulaires. Dans ce sens, le diamètre de la canule

correspond

à celui de l’O.R.O.

complètement

relâché et, à la valeur du débit ainsi obtenue

(

3

,

4

litres par heure

chez

J...

et 5,0 litres par heure chez

M...),

traduit celle d’un débit réticulo-omasal maximal

Pour

un animal au

jeûne complet pendant

8 heures.

-

La

technique

de dilution de deux traceurs inertes

conjugués (lithium

sous

forme de

LiCI

et

PEG

4

000

)

et la mesure de la

pente

(k) qui

écarte les erreurs

expé-rimentales dues à la détermination de

C

o

et Ct

permettent

de mesurer avec une bonne

approximation

la

quantité

de

liquide

traversant l’O.R.O. Le test de normalité de

distribution

indique

que les variations de 10p. 100du volume

liquide

du rumen d’un

jour

à l’autre pour un même

régime

alimentaire,

ne sont pas

significatives.

Le

ta-bleau 2montre par ailleurs que les 8 heures de diète nécessaires à la mesure du transit

s’accompagnent

d’une réduction

significative

du volume

liquide

du rumen de l’ordre

de 10 p. 100. Il est

probable

que le tiers environ du volume

liquide disparaîtrait

au cours d’une diète totale

qui

serait

prolongée pendant

24 heures.

-

L’augmentation

du

débit,

consécutive à l’ouverture

pendant

8 heures de

l’O.R.O.,

est

importante :

40contre 18 litres chez M... Elle ne

s’accompagne

d’aucun

trouble

apparent

du

comportement

du

sujet,

lié par

exemple

à une distention du

secteur feuillet-caillette :

l’appétit

des animaux est conservé en fin

d’expérience.

Toutefois,

des contrôles de la motricité du

réseau,

du feuillet et de la

caillette,

ainsi

que du

comportement

mérycique,

sont nécessaires avant de

pouvoir

conclure à

l’absence de toute interférence dans une

augmentation

aussi

importante

du transit

alimentaire.

- La fermeture de la canule à l’aide d’un bouchon isole

fonctionnellement

le réticulo-rumen. L’étanchéité ainsi obtenue de

façon

instantanée est satisfaisante.

Elle

a

été vérifiée par des

prélèvements

de

liquide

abomasal à l’aide d’un cathéter dont une

(10)

d’absorption

temporaire

sont alors

possibles.

Elles sont

d’autant

plus

intéressantes

que le volume

liquide

du rumen

n’augmente

pas de

façon importante

à la suite des

échanges hydriques.

lorsque

l’O.R.O. est fermé

pendant

3

heures,

les mouvements

d’eau à travers le rumen sont accrus et il est

possible

que la sécrétion salivaire soit

réduite. On

peut

estimer la valeur

globale

de ces

phénomènes

à celle du débit réticulo-omasal

pendant

le même

temps

soit 10,21 1 chez

J...

et r51 chez M... Le

flux

net

qui

est de l’ordre de 3 1 par heure pour 3, un volume

liquide

de

38, 71

chez

J...

ou

de 51 pour

75

,8

1 chez M... est

comparable

à celui

qui

a été évalué à 1 1 par heure

chez la brebis par TERNOUTH

(i

9

6

7

).

En

définitive,

en

supprimant

le rôle

sphinctérien

de

l’O.R.O.,

la mise en

place

d’une canule à ce niveau constitue

également

le

premier

temps

nécessaire à l’obtention immédiate d’un rumen isolé in situ.

Reçu pouypublication en avril 19i’1.

SUMMARY

THE ACTION OF THE RHTICUI,O-OMASAI, ORIFICE ON THE FLOW OF DIGESTA IN CATTLE

The effect of the reticulo-omasal orifice on the passage of food from the reticulum to the oma-sum could be evaluated by the use of reference substance when a regular flow of digesta is produced by a sustained opening of the orifice or with a permanent closure. The results obtained with a

suitable cannula during 8 to 10hours are described : they indicate that the rate of flow can be

increased by z.z to 2.!. The closure of the cannula during 3 hours gives a functional separation

of the reticulo-rumen and does not affect significatively (P > 0.05) the amount of fluid in it : the

(11)

RÉFÉRENCES

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