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La charge électrique de la pluie

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00242562

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242562

Submitted on 1 Jan 1912

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J.A. Mc Clelland, J.J. Nolan

To cite this version:

J.A. Mc Clelland, J.J. Nolan. La charge électrique de la pluie. Radium (Paris), 1912, 9 (8), pp.277-282.

�10.1051/radium:0191200908027701�. �jpa-00242562�

(2)

le minéral, est plus grand que celui indiqué par les travaux récents de MM. Marsden et Barratt

1

et de M. Barratt seul’ sur les particules x de l’émanation et du dépôt actif. On a donc fait une mesure de l’acti- vitré maximum de l’oxyde dans la nouvelles thorite et on l’a comparée à 1 activité de l’oxyde privé de tous

ses produits de désagrégation, sauf le radiothorium.

Dans un électroscope les plateaux de la chambre d’ionisation s’écartaient due 5 cm, on a trouvé pour les activités relatives le rapport 106 â 29. Lorsclu"on tient

compte des parcours des particules x ce rapport est à peu près le même qu’on devrait trouver en supposant que quatre particules x, ou l’équivalent des quatre

particules a3, soit projeté par l’ensemble du thorium

X, émanation et dépôt actif, 25 à 50 pour 100 de cette activité totale étant due au dépôt actif de plus longue

vie, comme on a trouvé dans le premier mémoire.

L’activité du produit appelé thorium A, suivant la nouvelle nomenclature4, est naturellement comprise

1. MARSDEN et BARHATT, Proc. Phys. Soc. of London, 24, 1, (1911) 30.

2. BARRATT, Proc. Phys. S(c. of London, 24, 2, (1911) 112.

5. BARRAIT. loc. cit.

4. IiI’2llEitFORD CL GEIGER, Phil. !11ag.. (1911) 621.

avec celle de l’émanatioo. La valeur de l’activité I11axi-

mum s’accorde aussi avec celle nécessaire pour la

période de deux ans.

La seule explication qu’on puisse proposer pour les résultats curieux de l’année passée, c’cst que le miné- ral eiit subi une contamination par quelque produit radioactif, peut-être pendant ou après solution, car on

se souviendra que l’activité du minéral dissout fut déterminée. Si cette impureté était éloignée pendant

la préparation de l’oxyde, un grand changement d’ac-

tivité apparente se démontrerait.

Conclusions.

-

Une répétition des mesures de la période de radiothorium a aniené u la conclusion que la valeur de deux ans trouvée par Blanc est très pro- bahlement correcte.

En outre, les rapports entre les activités de thorium

et de ses différents produits de désagrégation s’cx- pliquent en supposant que la série en équilibre donne

six particules x, résultat indiqué aussi par d’autres

expérimentateurs.

[Manuscrit reçu le 20 juillet 1912].

La charge électrique de la pluie

Par J. A. Mc CLELLAND et J. J. NOLAN [University College, Dublin.]

La détermination du signe et de la grandeur de la charge électrique apportée par la pluie à la terre est

évidemment d’une grande importance à cause de sa

relation avec les problèmes d’électricité atmosphérique

et terrestre. Des mesures ont été faites par beaucoup cl’observateurs ; mais leurs résultats ont présenté quel-

que discordance. Les premiers observateurs, Elster et

Geitel

1

à Wolfenbûttel et Gerdien â Gôttingcn, ont

obtenu des résultats qui semblaient être aisément

expliquables et ètre conl’ormes à ce qui était déjà

connu sur l’électricité atmosphérique. En général ils

ont trouvé que la pluie apportait au sol un excès

d’électricité négative. On supposait que la condensa- tion avait lieu sur les ions négatifs de l’atmosphère

comme dans les expériences de C . T. fi. Wilson 3; une charge négative était ainsi apportée a la terre, et les

ions positifs demeuraient dans l’atmosphère. Cela expliquait ainsi l’entretien du gradient du potentiel

normal positif sur la surface de la terre. lles mesures 1. CI-RI

r;

et GLITH. 11 l’eti. 99 1890 421 : Terr. Magn..

4 1899) 13.

’:!. GERDILN, Phys. Zcil.,c1u.. 4 ( (1003 837.

3. WILSON. Phil. J’raIl5.. 1897) 265: (1899 403: 1900 289.

du gradient du potentiel pendant la chute de pluie

ont été aussi faites par ces observateurs. On a trouvé

qu’en général, le signe du potentiel est inverse de

celui de la charge de la pluie.

Les résultats de Weiss 1 cependant n’étaient pas en accord avec ceux des observateurs précédents. Les ré-

sultats de cet observateur ont été confirinés par ceux de Kähler2, travaillant lt Postdam en 1908 et de

Siiiipsoii l, qui lit des expériences à Simla en 1908- 1909. Kähler a trouvé (1) que la pluie était plus fré- qnemn1ent chargée positivement que négativement;

(5) que le signe de la charge n’avait aucune relation

avec le signe du gradient du potentiel; (5) que l’in- tensité de la pluie et la quantité d’électricité apportée

au sol n’avaient aucune espèce de correspondance.

Les observations de Simpson sont les plus com- plètes de celles qui jusqu a présent ont été faites sur ce sujet. Son appareil était du type enregistreur et

donnait la charge de la pluie à la fois par cm3 et par

1. WELSS, Wion. Ben .. 115 1906 1823.

:2. KAHLER. Pull!. (le l’Inst Meteor . de Presse. 213 1909.

3. Phil. Trans. 209 1969 779 Proc Roy. Sat ..83 394

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:0191200908027701

(3)

unité de temps. Le signe du gradient du potentiel

était aussi enregistré. Simpson résume ses résultats

de la façon suivante :

Io La charge a été positive pendant un temps égal à

71 pour 100 du temps pendant lequel il y a eu chute de pluie chargée;

2° Une charge égale à 7j pour 100 de la quantité

d’électricité apportée au sol par la pluie était positive:

5° La pluie légère était plus fortement chargée que la grosse pluie;

4° Toute chute de pluie supérieure à 1 millimètre

en deux minutes était chargée positivement;

5° La quantité d’électricité négative apportée au

sol par la pluie était légèrement plus grande dans la

seconde moitié des orages que dans la première;

fi° Le gradient du potentiel était plus souvent né- gatif que positif pendant la plaie;

7" On n’a pu découvrir aucune relation entre le

signe du gradient du potentiel et celui de l’électricité de la pluie.

Simpson a étudié aussi l’électricité apportée par la neigea Il a trouvé que le rapport de la charge posi-

tive à la charge négative était environ 5,6 : 1 ; mais le résultat le plus frappant était due la charge

moyenne par gramme était beaucoup plus grande

dans le cas de la neige que dans celui de la pluie.

Des observations ontété faites en 19 10 par BalditR,

au Puy-en-l’elay. Cet observateur trouve que la pluie chargée positivement tombe plus fréquemment que la

pluie chargée négativement, et qu’il y a apport au sol d’un excès d’électricité positive.

Il nous a semblé important de poursuivre les obser-

vantions de la charge de la pluie, puisque les travaux

les plus récents et les plus complets n’étaient pas d’accord avec les premières observations et nos idées

sur ce sujet, et spécialement parce que les recherches de Simpson avaient été faites pendant la saison des

orages à simla, de sorte clu’on ne pouvait pas consi- dérer que ses résultats correspondaient à des condi- tioiis 111étéorologiques normales. Dans ce but, nous

avons fait des observations de charge électrique de

la pluie à Ilniversity College à Dublin. Ce mémoire

concerne principalement les observations faites de

mars 1911 à la fin de juin, période de pluie eacep- tibnnellement faille. Ces expériences l’urent reprises

en octobre et poursuivies pendant les mois d’hiver.

Description de l’appareil et méthode expé- rimentale.

-

La disposition générale de l’appareil peut être représentée sur la figure 1. La pluie est

recueillie dans un récipient peu profond et conique

AB de 81,3 cm. de diamètre. Il est placé à 1 intérieur d’une boite cubique en bois d’environ 108 cm. de côté, recouverte d’un couvercle en zinc CD â paroi

1. Pi-oc. Roy. Soc. 83 (1910) 594

2. Le Radium, 8 (1911 55.

inclinée de façon a rejeter à l’extérieur la pluie qui

tombe sur ce couvercle. On a n1énagé dans ce cou-

vercle de zinc une ouverture circulaire EF de 79 cm.

de diamètre, à travers laquelle la pluie tombe dans

le récipient récepteur. Le bord du zinc est recourbé

Fig. 1.

de façon à former un rebord d’environ 5 cm. de llaut autour de l’ouverture. Le couvercle de zinc est sur-

monté d’un cylindre de zinc fort GH de 91 1 cm. de

haut et de 91 cm. de diamètre. Tout ce zinc, ainsi

que la boite en bois, est relié électriquement au sol.

Le récepteur est ainsi protégé du champ électro- statique terrestre, et cela d’autant plus que, l’appareil

est placé dans une petite cour le gradient du po- tentiel est faible. Le récepteur de la pluie est relié

par un fil isolé passant au travers d’un tube au sol, à

un électromètre Dolezalek, dans une construction

placée à environ 4 mètres. Le récepteur est supporté

par un trépied dont il est isolé par des cales de pa- raffine Il. On a trouvé que cet isolement demeurait très bon, mème quand l’humidité de l’air était grande.

I-n dispositif a augets basculants K, d’un modèle cou- l’an t, dans lequel la pluie s’écoule directement, est at- taché au récepteur et lui est relié électriqucment.

Il est réglé de façon à basculer lorsqu’il contient

ï0 em-3 de pluie. L’eau déchargée à chaque renverse-

ment de l’auget est recueillie dans nn entonnoir placé au-dessous, s’écoule par uu conduit et tombe dans un

petit valse V, supporté par un ressort, l’obligeant ainsi

à établir un contact avec le mercure d’un godet placé

(4)

au-dessous, ce qui ferme un circuit électrique. La fer-

meture du circuit met en mouvement une sonnerie

placée près de l’observateur, et ainsi l’arrivée dans le récepteur de chaque quantité de pluie égale à 50 cm5

est signalée. Le petit vase V est percé d’un trou de façon que, après la fin de l’écoulement, la force du ressort le ramène dans sa position prenlière et rompe ainsi le contact.

La charge apportée au sol par la pluie est mesurée

par l’observation de l’accroissement du potentiel du récipient récepteur au moyen d’un électromètre Dolezalek. Dans ces expériences, la capacité du réci- pient, électromètre et fils de connexions, était de 324 cm. La sensibilité de l’électromètre était de 464 divisions en millimètres de l’échelle par volt, et était très approximativement constante pendant les expériences. En général, la charge de la pluie était

telle qu’il était nécessaire d’augmenter beaucoup la capacité de l’électromètre par l’adjonction d’un con-

densateur. Lorsqu’une capacité convenable, dépendant

du degré d’électrisation de la pluie, est adjointe à l’électromètre, la méthode d’observation se réduit u noter le nombre de divisions de l’échelle dont est

déviée l’aiguille de l’électromètre dans l’intervalle de deux décharges du système d’augets. L’électromètre est relié à la terre chaque fois que la sonnerie sonne et on note la déviation au signal suivant de la son- nerie. On peut ainsi déterminer directement la charge

par cm3 de pluie.

On n’a pas essayé dans ces expériences de faire

usage d’un appareil enregistreur. On a pensé qu’on

obtiendrait une information plus développée par une

observation soigneuse à chaque occasion du type de pluie et d’autres circonstances connexes.

De plus, par une attention personnelle, on a pu observer la charge pendant des pluies excessivement

légères aussi bien que dans le cas de pluies plus

fortes. Quoique la méthode ait les désavantages de

ne considérer qu’une portion de la pluie totale tombée

dans une période donnée, et d’exiger beaucoup de temps d’observation, les résultats obtenus nous ont

conduit à continuer ce travail de la même manière.

Pendant les observations de la clarge de la pluie,

on a aussi observé le signe et les variations du poten- tiel à un point de l’air situé à quelque distance de

l’appareil récepteur de la pluie. Un fil isolé était relié

à un électroscope convenable placé près de l’observa-

teur et un morceau de feuille de plomb, recouvert

d’activité induite, était enroulé antour du fil à l’en- droit oit on prenait le potentiel. L’électroscopc se composait d’un fil de quartz assez épais rendu con-

ducteur par immersion dans une solution de chlorure de calcium, et suspendu entre deux plateaux chargés

à des potentiels égaux et opposés. Les potentiels des plateaux pouvaient ètre facilement modifiés et la sen-

sibilité de l’électroscope variait a volonté.

Causes d’erreur possibles.

-

Le dispositif de protection du récipient récepteur à 1 égard du champ électrostatique terrestre a déjà été décrit. La meilleure

preuve que la protection était efficace est donnée par

ce fait que quand le récipient était isolé et qu’il n’y

avait pas de pluie, l’aiguille de l’électromètre n’ac- cusait aucune déviation appréciable, même après un

intervalle de temps considérable.

La cause d’erreur la plus vraisemblable dans de telles expériences sur la pluie est la possibilité d’écla-

boussement dans le récepteur de la pluie sur les

surfaces exposées au champ terrestre ; les gouttes emporteraient une charge induite de signe opposée II

celui du gradient, et probablement d’une grandeur considérable, et créeraient par conséquent une cause

d’erreur très importantc. On considère que dans

l’appareil utilisé dans ces expériences, la protection

contre cette cause d’erreur a été eflicace. La pluie frappant le bord ou les faces intérieures du cylindre

de zinc est recueillie sur le couvercle de zinc incliné

placé au-dessous et s’écoute. Le rebord qui a été ménagé sur le pourtour de ce couvercle empêche

l’éclaboussement dans le récipient inférieur, ce qui,

même si cela arrivait n’a pas d’importance en ce qui

concerne l’introduction d’une charge parasite, état

donné que le champ est nul en ce point par suite de la protection apportée par le cylindre de zinc. Au plus il semble que quelques gouttes non chargées peuvent entrer dans le récepteur. En général, on peut dire que l’appareil a été protégé de cet efîet, étant

donnée la proximité de constructions placées autour

de lui, ce qui, comme on l’a déjà remarqué, le met-

tait à l’abri des variations du champ terrestre. Ces constructions n’étaient pas cependant suffisamment

proches pour qu’un rebondissement des gouttes puisse

avoir lieu de l’une d’elle dans le récepteur.

Il faut considérer une autre cause possible cl’erreur,

à savoir, l’effet Lénard. Lénard 1 a montré que lorsque

de l’eau pure éclabousse sur une surface métallique,

l’cau prend une charge positive, alors que l’air devient

négativement chargé. Si on peut déplacer par ventai- lation l’air chargé négativement, la charge de l’eau peut être mesurée. Lénard a pu obtenir de cette façon 0,15 unité électrostatique par cm3 d’eau. Dans

nos expériences, étant données la position du récep-

teur et l’improbabilité d’une circulation de l’air de

quelque importance, il est impossible que plus qu une

très petite fraction de cette quantité d’électricité ait pu être développée par éclaboussement, et la plupart

des pluies examinées avaient des charge, par cm5

beaucoup plus grandes que 0,13 unité électrosta-

tique. Des expériences de contrôle que nous avons faites en faisant éclabousser de l’eau non chargée

dans le récepteur nous ont com aincu tlllc nous étions suffisamment présernés de cette’ cause d’erreur.

1. Wied. Annal.. 46 1892 626.

(5)

Résultats.

-

Nous allons nous occuper mainte-

nant des résultats des observations faites pendant la période comprise entre le 5 mars et le 22 juin. Il

n’a plu que très peu pendant cette période; et comme

la pllls grande partie de cette faible pluie a eu licu pendant la nuit, la quantité totale examinée fut faible.

On a obtenu des mesures précises de la charge sur

j795 cm3 de pluie; ces mesures ayant été faites en trente-deux occasions séparées, elles se rapportent à différents types de pluies, comme nous le verrions

plus tard. Ces 5975 cm3 correspondent à une pluie

de 1,2 cm. seulement. Sur ce total 5115 cm3, ou

88,2 pour 100, étaient chargées positivement, et le

reste, 682 ciii’, ou 11,8 pour cent, avaient une

charge négative.

En considérant la charge totale apportée au sol

par la pluie nous trouvons que les 3113 cnr de

pluie chargée positivement avaient une charge de 4151,4 unités électrostatiques, et les 682 em5 de pluie chargée négativement avaient une charge de 289,7 uni-

tés électrostatiques. Ainsi, sur la charge totale d’élec- tricité apportée par la pluic que nous avons examinée,

une charge égale à 95,5 pour 100 était du signe positif.

A aucun moment pendant ces observations il n’y a

eu d’orage dans le voisinage immédiat, quoique, en quelques occasions, les conditions de l’orage parus-

sent exister, et que lors d’une de ces occasions le

tonnerre put être entendu. Comme le montrent les

nombres ci-dessus, comparés avec les résultats de

Simpson, le grand excès de charge positive de la pluie

sur la charge négative est également net dans des

conditions de temps normal et de temps orageux.

Le résultat peut-être le plus frappant de nos obser-

vations, consiste en ce que lahluiequi est constituée de gouttes extrèmement fines semble être toujours chargée négativement. Cette classe de pluie est géné-

ralement insignifiante; mais son trait caractéristique

est la petitesse des gouttes plus duc la valeur de la pré- cipitation. Ainsi on a observé de la pluie de cette

nature qui était si faible qu’elle était presque imper- ceptible, et cc même type de pluie donnait une chute

(!e 11,Ù02 Clil, par minutes. Nous avion3 examinée cette

classe de pluie en quiiizc occasions différentes, et nous

avons trouvé du’ellc était toujours chargée négati-

vement.

Dans la suite de ce travail nous distinguons trois t1 pes différents de pluie :

tc) Pluie constituée par des gouttes très fines,

comme on en a déjà parlé, et que nous désignons par

pl uic

«

fine >>.

b) Pluie constituée de gouttes relativement plus

grosses. C est généralement une grosse pluie; mais

pour ce qui nous concerne, il est question des dimen-

sions des gouttes et nous avons considéré des pluies

aussi faibles que 0,0006 cm. par minute, qui étaient

manifestement constituées de ces gouttes plus grosses.

Nous appellerons cette classe de pluie « grosse »

pluie.

c) Pluie composée du mélange des deux premières.

Il tombe souvcnt de la pluie dans laquelle on peut dis- tinguer de grosses et de très petites gouttes. Nous la

désignerons par pluie ct mélangée ».

Pluie « fine ».

-

Comme on l’a dit plus haut,

cette pluie, composée de gouttelettes extrêmement fines

a été examinée en quinze occasions différentes, et on

a trouvé qu’elle était toujours chargée négativement.

Quoique toujours chargée négativement, la quantité

d’eau tombant sous cette forme et la quantité d’élec-

tricité négatives apportée par elle, est faible, de telle

sorte que son effet sur le pourcentage de charge néga-

tive dans la charge totale apportée au sol par la pluic

n’est pas d’une grande importance. En tout nous avons

recueilli environ 450 cmj de pluie de cette nature.

Un caractère de ce type de pluie est la constance

relativc de la charge par cm3 en comparaison avec les

variations beaucoup plus grandes de la charge dans le

cas des gouttes plus grosses positives. Plusieurs fois,

cc( te pluie fine a été suffisamment abondante pour

remplir et l’aire basculer les augets récepteurs ; et

dans ce cas on a pu déterminer directement sa charge

par em5. D’autres fois la pluie était si légère que la surface du récipient récepteur pouvait retenir et éva-

porer toute l’eau qui y tombait; mais la charge pou- vait être facilement mesurée à l’électromètre. En d’autres occasions on a fait des mesures de la charge parent en exposant des feuilles de papier buvard de

surface connue pendant quelques instants et en déter-

minant leur augmentation de poids.

Les limites maxima et minima de la charge néga-

tive par cm3 de la pluie « fine » ont été 0,24 unité

électrostatique et 0,06 U. E. S. ; la valeur moyenne de toutes les mesures faites a été de 0,12 U. E. S.

par cm3.

Comme nous le verrons plus loin, la charge parent

des gouttes plus grosses variait entre des limites beau- coup plus larges, et avait une valeur moyenne beau-’

coup plus élevée.

« Grosse pluie »

-

Dans le cas d’une pluie oit

se trouvaient de grosses gouttes nous avons pris soin

d’observer si les grosses gouttes n’étaient pas accom-

paginées de pluie « fine ». La nécessité de cette dis- tinction a été mise en évidence par nos observations en

différentes occasions. Nous avons noté les fois où une

abondante pluie fine était manifestement accompagné

d’un 110111bre relativement petit de grosses gouttes;

les déviations de l’électrumètre passaient rapidement

de positives a négatives suivant que le nombre des

grosses gouttes augmentait ou diminuait. Nous avions

peu de doute d’après nos observations de la pluie et

(6)

des déviations de l’électromètre que la pluie « fine

»

était d’habitude chargée négativement et les gouttes plus grosses clargées positivement. D’ailleurs il est tout fait impossible de décider à chaque occasion si la pluie doit être classée comme « grosse » pluic ou

comme pluie « mélangée » ; mais il cst arrivé sou-

vent qu’on avait manifestement unc pluie « mélan- gée » et ces cas ont été rassemblés dans une classe

spéciale.

La charge de la pluie composée entièrement de

larges gouttes était presque toujours positive. Quel- quefois, dans le cas de pluie de cette nature il y avait

un changement brusque et pendant quelque minutes

on recueillait unc charge négative, suivie par un

brusque retour de charge positive.

La valeur de la charge positive de la grosse pluic figure dans le tableau 1 qui donne le pourcentage des décharges totales des augets correspondant à des char-

ges comprises entre certaines limites :

Tableau 1.

Sur presque la moitié de la pluie de ce type exa-

minée la charge par em5 était comprise entre 1 est 2

uuités électrostatiques. La charge la plus élevée

observée était de 9,2 unités par cm3.

Comme on l’a montré plus haut, la charge par cm5 de pluie tc fine )) négativement chargée oscillait entre

les limiLesO.06 et 0,21 U.E. S. par cn1:).

Dans les cas où une charge négative était observée

sur de la pluie qui ne pouvait être classée comme pluie une, on a trouvé des valeurs plus élevées, qui

out atteint une fois 4,9 unités par cm3.

Xous avons remarqué que les fois oh il y avait de fortes charges par cm3, spécialement des charges po-

sitives, les conditions de l’orage semblaient existe, quoiqu’on n’entendit pas le tonnerre.

Pluie cc mélangée ». - Avec cette pluie nous

avions eu des cas, comme nous le remarquions plus haut, où les délations de l’élcctromètre passaient fréquemment de positives a négatives, et plusieurs cals

où nous anons obtenu une charge de signe toujours positif, mais faible. Le tableau Il donne le pourcen-

tuage des pluies de cette classe, dont les charges sont comprises entre certaines limites.

Tableau II.

En comparant cc tableau au tableau 1 on voit com- bien la charge moyenne dans le cas de la pluie mélan- gée est plus petite. Très probablement les très petites gouttes présentes dans la pluie 11lélangée sont toujours négativement chargées, même quand la charge totale

est positive ; mais comme la charge négative par cm3 trouvée sur de telles petites gouttes rencontrées seules est toujours très faible, nous ne prouvons pas expliquer

directement les charges positives relativement faibles que nous trouvons dans ce cas par le fait que les électricités positives et négatives se sont ici compensées.

Le fait que la pluie est du type mélangé tient plutôt à

ce que les circonstances de sa production sont diffé-

rcntes de celles qui donnent la pluie composée seule-

ment de grosses gouttes.

Obsèrvations du gradient du potentiel. -

On sait que le gradient du potentiel positif normal

dans le cas de beau temps est considérablement per- turbé pendant les précipitations alt110sphériques. Ce

fait a été pleinement vçrifié dans nos observations, le

signe du potentiel changeant rapidement et fréquem-

ment. Il n’est pas correct de dire, comme on l’a fait maintes fois, que pcndant la pluie le potentiel est négatif. I,e fa’t caractéristique est le changement fréquent du signe. Eii gros, nous avons noté que le

potentiel était négatif plus souvent cluc positif pendant

la pluie.

Charge électrique de la neige et de la grêle.

2013 Durant la période de ccs observations il n’y a pas

eu beaucoup de chutes de neige et de grêle. L’appareil

n’est pas spécialen1cnt disposé pour l’étndc de la lleige;

mais la charge pouvait être mesurée ai ec précision

et la quantité de neige déterminée à la fin de la préci- pitation en la recueillant et la détachant du récipient

au moyen d’un bain d’eau chaude. On a exuniné cinq

chutes de neige. Dans chaque cas la neige était néga-

tivemcnt chargée. La charge moyenne par gramme était dc 2,8 U. E. S.

Les potentiels accompagnant les chutes de neige soiit

anormaux. Sur trois des cinq fois oii il y eut de la neige, la chute fut tout ii fait abondante, quoique ne

durant seulement qu’un temps court. Avant le com-

mencement de la précipitation l’électroscope donnant

le potentiel accusait une valeur normale positive, qui

(7)

dans nos conditions d’installation était d environ 100 volts. A I*arrivée de la neige le potentiel passait rapidement à une valeur négative très élevée en dehors

des limites de l’échelle de l’électroscope, mais qui a

été mesurée par un électroscope moins sensible lors des autres chutes, et on a trouvé des valeurs négatives atteignant 2 500 volts. Cc haut potentiel négatif se

maintenait durant les chutes, mais tombait brusque-

ment quand la neige cessait, et l’électroscope marquai

une valeur normale positive comme auparavant.

Nous avons établi que la neige observée était char-

gée négativement : il faut toutefois noter une exception.

Pendant une chute de neige la charge devint positive pendant une période un peu inférieure à une minute.

Notons que Simpson a trouvé généralement que la

neige était chargée positivement.

Il n’y a eu qu’une seule chute de grêle, et sa charge

était positive, la charge moyenne par gramle étant

approximativement de deux unités électrostatiques,

En deux autres occasions les précipitations étaient un mélange de neige et de ,rèle. Ces chutes ont donné

une preuve de plus que la neige était chargée négati-

vement et les grèlons positivement. Quand les grêlons prédomimient d’une façon visible, la charge du récep-

teur était positive et vice-versa. On a enregistré un

excès de charge négative en deux occasions: 7,6 U.E.S.

pour 80 grammes dans une précipitation et 8,4

U. E. S. rour 200 dans une autre.

Résumé. 2014 Les résultats de ce mémoire peuvent

être résumés de la façon suivante : 1° Sur la pluie

examinée une partie égale à 88,2 pour cent était

chargée positivement et le reste négativement; sur la quantité totale d’électricité recueillie, une charge égale à 53,9 pour cent était de l’électricité positive.

2° La pluie constituée de très fines gouttelettes était toujours chargée négativement.

3° La pluie composée de grosses gouttes était presque

toujours chargée positivement. La charge par cm3 de cette pluie variait entre de larges limites.

4° La charge négative par cm3 de pluie formée de petites gouttes était plus faible et plus constante.

5° La pluie constituée d’un mélange de petites et

de grosses gouttes était ordinairement chargée positive-

ment; mais la charge était plus faible que lorsqu’il n’y avait que des grosses gouttes.

6° La neige et la grèle n’ont été observées que peu de fois. La neige était chargée négativement et la grèle positivement. Des potentiels d’une valeur négative

élevée anormale ont accompagné la chute de neige.

Les résultats seront discutés d’une façon plus com- plète quand les observations faites pendant cet hiver

seront publiées. Les résultats sont en bon accord avec ceux de Simpson, de sorte que les charges de la pluie

sont du même type dans les conditions atmosphériques électriques ordinaires et dans les conditions orageuses.

Les résultats ultérieurs que nous avons déjà obtenus

sont d’un caractère analogue, mais la charge moyenne par cm3 est plus petite pendant les mois d’été, et la

division de la pluie en différentes classes n’est pas si bien marquée.

[Manuscrit, reçu le 10 Août 1912].

Réflexion sélective, diffusion, absorption

par la résonnance des molécules gazeuses

Par R. W. WOOD

[Laboratoire de Physique.2014 John Hopkins University.]

Introduction .

1. hes phénomènes dont je m’occuperai dans le présent mémoire n’ont jamais fait l’objet, jusqu’à présent, d’inn estitations expérimentales ; et si l’lancl,,

lord Rayleigh, Schuster, Lamb et d’autres en ont beau-

coup avancé l’étude théorique, aucune donnée expéri-

mentale n’a encore été obtenue. La découverte de la brillante radiation de résonnance que produit dans

la vapeur de mercure ii la température ordinaire l’ar- rivée d’un faisceau de lumière ultra-violette de lon- gueur d’onde exactement égale à celle de la raie

d’absorption 2356, 111’a permis récemment d’obtenir

des données quantitatives sur ce sujet.

J’ai trouvé que si la vapeur est dans un ide très élevé elle ne produit pas de véritable absorption, l’énergie distraite du faisceau lumineux primaire

étant complètement diffusée, comme Planck ra ima-

giné dans sa théorie de l’absorption. La présence

d’une petite quantité d’air ou d’un autre gaz intro- duit un facteur d’absorption véritable, c’est-à-dire de conversion de l’énergie des ondes lumineuses

en chaleur. et on a détcrminé en fonction de la pres-

sion du gaz mélangé à la vapeur de mercure le rap-

port de la quantité d’énergie diffusée a celle qui est

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