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HAL Id: jpa-00242578

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242578

Submitted on 1 Jan 1912

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Sur la charge électrique de la pluie

J.A. M, J.J. Nolan

To cite this version:

J.A. M, J.J. Nolan. Sur la charge électrique de la pluie. Radium (Paris), 1912, 9 (12), pp.421-426.

�10.1051/radium:01912009012042101�. �jpa-00242578�

(2)

on troue :

2a = 4,96.10-9 cc à 1 b° et 760 mm de Hg.

On déduit de là que, par an, 1 gr de radium

dégage 157 mm5 d’hélium. Ce nombre est plus petit

que celui qu’ont obtenu Bolhvood et Rutherford 1,

156 mm3 à 0° soit 164,7 mm3 à 15°.

2. Le volume V de l’émanation en équilibre avec

1 gr de radium ; A étant la constante de l’émanation,

en prenant À = 2,085.10-6 sec-’, on trouve V = 0,59 mm5 à 15° et 760.

La valeur moyenne trouvée pour ce nombre par d’autres expérimentateurs est 0,60 mme, les nombres

particuliers allant de 0,52 à 0,66.

5. En tenant compte du poids atomique du radium (226), on peut encore calculer la constante de temps

î,’ de ce dernier. On a en effet

0,08995./10-3 étant la densité de l’hydrogène à et

760 d’où À’= 1,’l9 10-11 sec-l, ce qui signifie

que la diminution de moitié se produit en 1850 ans.

4. Si l’on admet le nombre (3,4.1010) trouvé par Rutherford et Geiger, comme représentant le nombre

des particules u émises par la quantité de RaC en équilibre avec 1 curie d’émanation, on trouve pour la

charge élémentaire e

1. Sib. Bes. Aliad. iii nïen. mars 1911.

5. Enfin, en ce qui concerne les rayons les

colonnes 6 et 12 donnent le rapport de la charge des rayons à la charge des rayons x. La valeur moyenne

de ces non1bres est 0,65 ; en divisant ce nombre par

1,22 pour tenir compte de la présence du mercure

on trouve 0,52. Ce résultat signifie lJu’il s’échappe

de la source environ autant de particules ri que de particules x.

Si l’on considère qu’une partie notable des rayons B

reste emprisonnée dans la hulle, on peut en déduire que pour 5 particules a l’émanation émet de 5 à 4 particules B.

Résumé.

1. La charge 1 des rayons 03B1 émis par 1 curie d’éma- nation en équilibre avec Ra A, B et C est 90,8 U.E.S.

par seconde. On en déduit que:

a) Le volume d’hélium dégagé par an par 1 gr de radium est 157 mm3 à 15° et 760.

b) Le volume de l’émanation en équilibre avec

1 gr. de Ra est 0,59 mm3 à 15° et 760.

c) La diminution de moitié du radium se fait en

1850 ans.

2. Pour 5 particules 03B1 l’émanation en équilibre

avec Ra A, B et C produit 5 à 4 particules 03B22.

[Manuscrit reçu le 25 novembre 1912.]

1. Ces résultats ont fait l’objet d’une note aux Comptes

Itendus de l’Académie des Sciences, 2 septembre 1912.

2. Le nombre 5 apparaît, à la suite de nos expériences,

comme un minimum puur les particules B. Tout récemment

(Proc. Roy. Soc., 19 septt’mhre 1912), ill. H. G. J. MOSELEY a

trouvé qu’à 5 particules oc correspondent 2,13 particules B.

Sur la charge électrique de la pluie

Par J. A. Mc CLELLAND et J. J. NOLAN [University College, Duhlin.]

Le présent mémoire est la suite du travail décrit dans un précédent mémoire1. Les observations anté- rieures avaient été faites pendant les mois de mars, avril, mai et juin 1911. Cette période avait été plutôt

sèche, si bien que malgré que la pluie examinée fût d’un caractère très varié, la fiuantilô totale était faible.

Les observations ont été reprises à peu près vers la fin

d’octobre 1911 et continuées jusqu’à la fin de rnai 1912.

Nous avions pu ainsi obtenir un bon exemple de

la chute de pluie annuelle, il l’exception de la pé-

’riode des grandes vacances. Une partie de l’année,

1. Le Radium. 9 (1912) 2îî.

celle de mars à juin, a été observée dcut fois; et

alors que, comme on le verra, l’accord entre les deux séries d’observations est généralement bon, il est spécialement bon dans cet intervalle particulier.

L’appareil et la méthode d’observation olt été (lé- crits dans le mémoire procèdent. Quelques déplace-

111cnts minimes et quelques Illorlificalions ont cte fuits,

mais la forme et les dimensions de l’appareil soiit

restées ce qu’elles étaient. La méthode d’observation directe personnelle, à rencontre de quelque forme d’appareil enregistreur a été maintenue. Au cours de

nos observations de différents types de pluie, nous avons

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01912009012042101

(3)

trouve qu’il était nécessaire, afin d’obtenir des lec-

tures précises, d’accroître la capacité du système élec- tramétri0ue de quantités, variant de 0,001 a 1 micro- farad. Il est clair qu’aucune forme ordinaire d’ap- pareil enregistreur n’eût pu donner un enregistrement

suffisant de ces types de pluie très dillérents. On gagne aussi à l’inspection du caractère de la pluie,

de la grosseur des gouttes et des conditions dans les-

quelles elle a lieu. Sauf cn une occasion, il n’a pas été fait d’observation du gradient du potentiel pen- dant cette série d’expériences. Dans presque tocs les cas, on a noté le temps de décharge des godets basculants, de sorte qu’il est possible de calculer la valeur de la chute de pluie à un instant quelconque

et d’exprimer aussi la charge de la pluie en courant

par em2 de surface terrestre.

Résultat des observations.

Pendânt les huit mois qu’a duré cette seconde série d’observations, la pluie a été examinée 68 fois dis-

tinctes : 18 fois seulement on a noté un excès d’élec- tricité négative ; 50 fois on a eu excès d’électricité

positives.

La quantité totale de pluie recueillie dans l’appa-

reil a été de 2C 650 cm3, par parties de 50 em5; sur

cette quantité ’l8 720 cm3, ou 82,6 pour 100, étaient

chargés positivement et le reste négativement.

Cette quantité d’eau correspondrait à une chute de pluie d’environ 4,6 cm si elle tombait directement dans le récipient. Mais le récipient était entouré d’un

cylindre s’élevant à une grande hauteur au-dessus de lui, colnme on l’a décrit dans le précédent mémoire ;

et comme la pluie tombait souvent sous un grande angle avec la verticale, la chute de pluie actuelle dont

nous avons examiné des parties est supérieure a 4,6 cm .

Dans la précédente série d’observations, nous avions

examiné 5113 cn15 de pluie positive et 682 cnr de pluie négative. Si nous combinons les deux séries

d’observations, nous obtenons 28 445 em3 de pluie,

sur lesquels 25855, ou 85,8 pour 100. sont positifs.

En ce qui concerne la charge de la pluie, nous

trouvons dans cette série d’expériences que 7112,1

L.E.S. d’électricité positive ont été apportées par la

pluie contre 2151,7 U.E.S. d’électricité négative.

L’électricité positive, par conséquent, constitue 76,9

pour 100 de 1"électricité totale apportée par la pluie.

Dans les expériences précédentes nous avions 4131,4

U. E. S de charge positive et 289,7 de négative. En

combinant ces deux résultats comme plus haut, nous

avons un total de 11 263,5 U.E.S. de charge positive

et 252t4 U.E.S. de charge négative. Ainsi la charge positive constitue 82,3 pour 100 de la charge tutale.

Nous pensons, cependant, que les résultats de la pré-

sente série d’observations considérés en eux-mêmes

donnent une meilleure idée de la moyenne générale

pour l’année normale.

Le fait qu«ll y a des variations considérables dans les propriétés électriques de la pluie aux dilférentes

époclues de l’année est mis en évidence dans le tableau suivant qui lllet en avant un résumé fait pour chaque

mois. Il montre de plus la prédominance continue de la pluie chargée positivement.

La petitesse des valeurs de la charge par cm3, pen- dant les mois d’lii;cr, en comparaison des valeurs obtenues en mars et mai, est aisément observée.

Tableau I.

Les observations précédentes renforcent ce point,

pour les valeurs moyennes de charge par cme pour

mars, avril, mai et juin 1911, avec 0,81 et 0,41

pour les charges positives et négatives respectivement.

Ce contraste apparaîtra aussi si nous examinons les nombres de fois qu’on a rencontré différentes va-

leurs de la charge par cmJ. Le tableau Il donne le nombre de décharges des augets basculants, chaque décharge représentant 50 cm3 de pluie, ayant des valeurs de charge par cm3 comprises entre certaines

limites.

he contraste enlre les charges observées en hiver et

celles observées à d’autres époques est, peut-être, plus

manifeste dans le cas de la pluie chargée négativement qui, comme le tableau ci-dessus le montre, n’a donné pratiquementaucunecharge supérieure a 0,1 U.E.S.par

cm3 pendant les mois de décembre, janvier et février.

Différents types de pluie.

Dans le précédent mémoire nous avons distingué

trois classes de pluie: (1) « pluie fine » se composant

de gouttes extrêmement petites qui sont toujours char- gées négativement ; (2) cc grosse pluie » se composant

de gouttes relativement beaucoup plus grosses; et (5) « pluie mélangée » composée d’un mélange des types (1) et (2). Cette classification avec quelques

additions offre encore une base convenable pour la

discussion de nos observations plus étendues.

(4)

Tableau I.

Grosse pluie >>.

La « grosse pluie » est fortement chargée. L’excès

de cette pluie est chargé positivement, et la valeur

moyenne de la charge positive par cm3 est de 1 à 2 LI.E.S. On rencontre quelquefois de très fortes charges positives, des valeurs aussi élevées que 12 U.E.S.

par cm 3 ayant été observées. Les charges négatives

que l’on rencontre dans ce type de pl uic sont aussi toujours élevées ; leurs valeurs sont à peu près les

mêmes que celles des charges positives, mais on les

rencontre moins fréquemment. Exceptionnellement

de fortes charges négatives ont été aussi observées,

comme dans le cas des charges positives. La façon par

laquelle les charges négatives de cette « grosse pluie o apparaissent a été donnée dans le précédent mémoire.

La charge ordinaire positive est interrompue tout à

fait subitement, des charges négatives apparaissent

tout d’un coup pendant un temps court, puis il y a un

brusque retour aux charges positives habituelles.

La rencontre de ces charges négatives semhle être associée plus particulièrement à la fin de la précipita- tion, mais ce n’est pas général. La pluie de cette

classe est ordinairement lourde, mais la grosseur des gouttes en est le trait caractéristique. Elle a été rare-

ment observée pendant les mois d’octobre et février, et

semble être généralement accompagnée des conditions

que nous associons aux orages. Au cours de nos expé- riences, nous n’ayons pas eu la bonne fortune de faire des observations pendant un orage.

« Pluie mélangée ».

La classe de pluie que nous avons précédemment distinguée sous la forme de « pluie mélangée » est en

contraste très marqué avec le type fortement charge

dont il vient d’être question. Ici la pluie positive pré-

domine de nouveau. Les valeurs de la charge positive

sont cependant faibles, la moyenne étant de 0,2 à 0,3 U.E.S. par cm:5. On n’a trouvé aucune valeur élevée.

La charge négative de ce type de pluie est uniformé-

ment plus faible, les valeurs obtenues étant ordinai- rement inférieures à 0,1 U.E.S. par cm3 et la plupart

d’entre elles ayant une valeur beaucoup moindre.

[lien, en fait, ne scrt à séparer les deux classes de

pluie aussi clairement l’une de l’autre que la dispa- rité des valeurs des charges négative. En ce qui con-

ccrne la grosseiir des gouttes, cette espèce de pluie

mérite bien le nom de cc mélangée », mais non comme

un mélange de deux classcs définies, grosse et petite,

mais plutôt comme un mélange de gouttes de toutes grandeurs, des très larges aux très petites. La manière

dont on rencontre ce type de pluie, cependant, sug-

gère l’idée d’un mélange de deux types portant des charges opposées. Dans ce cas il n’y a pas brusque

passage des fortes charges positives aux fortes charges négatives, mais une transformation des valeurs posi-

tives faibles en valeurs négatives faibles. Il y a beau-

coup plus de nettement dans les valeurs de ces petites charges et les changements de signe sont quelquefois

très fréquents. Il est souvent possible, comme on l’a

montré dans le précédent mémoire, d’attribuer l’ap-

parence d’une charge négative à un excès de l’espèce

de pluie plus fine. D’ailleurs, la pluie de cette espèce

commence souvent par de fines gouttes qui sont chair- gées négativement; mais lorsqu’elle devint plus lourde, et que les gouttes augmentent en dimensions,

on observe une charge positive. Il n’est pas af’tirmé

que ce type de pluie est toujours un mélange de deux

(5)

classes de pluie chargées de signe contraire mais plutôt qu’un tel état de choses semble exister fréquen1-

ment. Ce type particulier de pluie se rencontre à

toutes les époques de l’année, mais est spécialement marqué dans les mois d’hiver, période pendant laquelle le type fortelnent chargé est absent. Elle est souvent lourde mais n’a pas les caractères les plus

saillants de l’autre type. Elle a lieu souvent dans une précipitation constante, continue, tandis que la

« grosse pluie » est plutôt d’une nature d’averse ou temporaire. Elle semblerait aussi provenir ordinaire-

ment de nuages bas, tandis qne le type fortement

chargé semble venir d’une hauteur plus grande.

tc Pluie fine. »

On a indiqué dans le précédent mémoire que cette pluie se composait de gouttelettes cxcessivement

petites étant fréquement remarquée et trouvée avoir

toujours une charge négative. Nous avons eu quelques

cas de ce type extrême pendant les mois d’hiver.

Quand elle se présentait elle était, con1me auparavant, chargée négativement. Par suite de la très faible

précipitation d’eau pendant la chute de pluie de ce

type, on n’a fait que quelques observations de la

charge par cm3 ; la valeur moyenne de la charge était

environ 0,1 U.E.S. par cm3.

Courant en ampères par cm2.

Nous pouvons exprimer la charge apportée par la

pluie en courant par cm2 de la surface du sol. Comme

nous l’avons précédemment fait remarquer, étant donnée la façon par laquelle le récepteur est protégé

par un cylindre qui l’entoure, ce récepteur reçoit seu- lement une fraction de la pluie totale. La correction à

appliquer varie avec la vitesse du vent. Par compa- raison avec un pluviolètre non abrité nous avons

estimé la correction, et on peut considérer que les tableaux suivants sont pratiquement corrects. Ils

donnent le nolnbre de fois que les valeurs du courant

comprises entre certaines limites ont été observées.

Ici encore nous voyons le contraste entre l’hiver et le printemps ou les mois d’été. Ceci, d’ailleurs, est

tout à fait dû aux causes que nous avons déjà indi- quées

-

à savoir, que pratiquement toute la pluie

des mois d’hiver est constituéepar le type légèrement chargé, et que pendant les mois d’été on rencontre de temps cn temps le type fortement chargés. Comme

dans le cas précédent, nous pouvons remarquer que la distinction est encore plus marquée dans le cas de

la pluie négative que dans ueai de la pluie positive.

Valeurs niaxima de charge.

Il est intéressant de menionner d’une façon spé-

ciale quelques-unes des plus fortes valeurs de la

charge qui ont été observées. Chaque décharge de

Tableau III.

l’auget basculant correspond à 50 cm5, et chaque

observation se rapporte par conséquent à cette quan- tité de pluie.

Tableau IV.

Le tableau V donne les valeurs les plus grandes

du courant par cm2 qui ont été observées. Dans cette

façon de représenter le résultat, la proportion sui-

yant laquelle la pluie tombe est naturellement prise

en considération comme la charge par cm3.

Qbservaüons de la neige et la grêle.

Pendant cette série d’observations la neige ne s’est

présentée qu’une seule fois, le 4 février 1912. Il y a

(6)

Tableau V.

eu quatre chutes pendant cette journée, et on a fait

des observations sur chacune d’elles. Le gradient du potentiel a aussi été observé pendant les chutes. Des évaluations de la quantité de neige tombant dans le

récepteur ont été faites en exposant un second récipient près de l’appareil, d’où on pouvait retirer la neige à

Intervalles de temps et la mesurer.

Les résultats ont été les suivants :

1. Première chute.

-

Les 110cons étaient très

petits, J5 gr de neige avaient une charge de 555 U.E.S.

négatives. Le potentiel avait une valeur négative trè3

élevée pendant la chute.

2. Deuxiènte chute.

-

Les flocons étaient d’abord

petits, et 50 gr. recueillis pendant cette période possé-

daient une charge de 176 unités négatives. Plus tard

les flocons devinrent plus grands, et 245 gr. avaient

une charge de 850 unités positives. Le potentiel eut

d’abord une valeur négative élevée; mais, après que le

signe de la charge de la neige eut changé, le potentiel prit une valeur positive élevées.

5. Troisième chvte.

-

Peu de neige, et flocons

très petits, 50 gr. donnaient une charge de 7 unités

négatives. Potentiel très faible.

4. Quatrième chute.

-

Les flocons étaient de

nouveau petits. Une charge de 40 unités négatives

était donnée par 120 gr de neige. Le potentiel était

faible pendant la chute de la neige; immédiatement

avant il oscillait entre des valeurs positives et néga-

tin-es élevées.

Les trois premières averses eurent lieu successive- ment, tandis que la quatrième eut lieu quelques

heures plus tard. Le trait le plus remarquable de ces quelques observations sur la neige est la valeur élevée

de la charge par gramme, à la fois quand elle est positive et négative, et les valeurs très élevées du gra- dient du potentiel pendant la neige, telles que 2500 volts, en un point le potentiel normal était d’environ 100 volts. Les valeurs élevées alors enre-

étaient de cet ordre de grandeur.

Les précédentes observations sur quelques chutes

de neige donnaient dans chaque cas une charge néga-

tive; des observations présentes il semblerait que les gros flocons soient chargés positivement. Simpson a

trouvé généralement une charge positive sur la neige,

et la différence peut provenir du hpe auquel se rap- porte la charge.

Deux très courtes chutes de grêle ont été seulement

observées; et, comme dans le cas d’une unique chute précédemment, notée, la charge était positive et de

l’ordre de une à deux unités électrostatiques par gramme.

Dans le cas de 1 une de ces chutes, la grèle apparut

au début, puis graduellement changea en pluie. On

n’a noté aucune discontinuité dans les effets électri- ques, la pluie étant du type positif fortement chargé.

Ce fait est intéressant, puisqu’il met la grêle et la pluie fortement chargée dans la même catégorie; les

circonstances de leur rencontre sont très semblables et dans ce cas identiques.

Discussion

Comme résultat en gros de ces expériences, notre

travail est en accord avec ceux de Simpson 1 et

Baldit2: il semble qu’il n’y a pas de doute en ce fait

qu’un grand excès d’électricité positive est apporté au

sol par la pluie. Cela semble vrai, que la pluie soit accompagnée d’orages, comme dans les observations de Simpson, ou que les conditions électriques soient

normales comme dans le cas de nos observations. I)ans le détail, il n’y a pas un accord complet entre les

observations de Simpson, Baldit et les nôtres. Simpson

et Baldit ont trouvée les plus hautes charges positives

et négatives dans le cas de la pluie légère. Notre expé-

rience a été que les charges élevées par cm3 sont dans la plupart; des cas associées à la pluie lourde. Baldit établit que pendant les pluies légères les charges les plus élevées sont gënéralementnébatices. Quandlapluie

consiste en gouttes :excessivement petites, et une telle pluie est h abi tuell einent légère, nous trouvons la charge toujours négative ; mais, d’une façon générale, nous pouvonsdire que les charges les plus élevées sont ordi-

nairelnen négatives sur la pluie légère. Comme il apparaît dans les pages précédentes, nous avons

trouvé qu’il était plus facile d’analyser nos résultats

en utilisant la grandeur des gouttes plutôt que la valeur de la chute. Le grand excès de charge positive

sur la pluie est le caractère commun du travail récent

sur le sujet, et doit être pris en considération dans les essais futurs de théorie d’électricité atmosphé- rique. Qu’il y ait un tel excès dans les conditions

électriques normales et pendant les orages, cela

augmente les difficultés du sujet en ce qui concerne

l’éclaircisscment de notre connaissance présente très imparfaite des constantes d’électricité atmosphérique.

Le courant de l’atmosphère à la terre dû à la onduc- tibilité de l’air est positif ai ec le gradient normal du potentiel, et nous avons il présent un autre courant de même signe dii à la pluie.

La théorie des orages que Simpson a proposée, sui-

t. Plil. Trans., 209 1909 379; Proc. Roy. Soc.,

83 (1910) 394: Le Radium. 8 1910 558.

2. Le Radium, 8 1911) 153; 9 )012) 92

(7)

vaiit laquelle la séparation de l’électricité et la charge

de la pluie pendant les orages sont dues u la division des gouttes de pluie dans les courants d’air verticaux,

semble apporter une explication a beaucoup de phé-

nomènes orageux. Notre travail montre maintenant que la pluie qu’on rencontre dans des conditions élec-

triques normales est chargée, pratiquement parlant,

d’une façon semblable à la pluie d’orage, et la ques- tion se pose de savoir si les conditions telles que les cou- rants d’air verticaux que Simpson admet peuvent exister dans des conditions normales. Un travail expérimental plus complet s’impose au sujet de la division des gouttes par les courants d’air et de la façon exacte

dont a lieu la séparation d’électricité positive et néga-

tive. De plus, tandis que nous avons des mesures

étendues sur les petits ions de l’atmosplière, il n’y a

que peu de renseignements sur la question des gros ions découverts par Langevin. Les gros ions sont presque certainement d’une importance beaucoup plus grande que les petits ions en ce qui concerne la

condensation et l’électricité atmosphérique en général.

Sur ces deux sujets le travail est en progrès et nous espérons publier ultérieurement des résultats à une

date prochaine.

Les résultats expérimentaux de ce mémoire peu-

vent être résumés de la façon suivante :

1. Sur la pluie observée, 82,6 parties pour 100 étaient chargées positivement et le reste négativement ;

sur l’électricité apportée par la pluie, 76,9 pour 100 étaient positives.

2. Une distinction est faite entre les différents types de pluie :

a) Un type qui se rencontre rarement pendant

l’hiver et dont les gouttes sont relativement grosses

se distingue par la charge élevée clu’il porte, la

valeur moyennes étant de à 2 U.E.S. par cm3.

La charge de cette espèce est positive presque tou- jours.

b) Un type moins fortement charge qu’on rencontre pendant toute l’année, et particulièrement pendant

les mois d’hiver. Les gouttes sont relativement plus petites, et dillèreiit en grandeur. La charge moyenne par em5 est de 0,1 à 0,2 U.E.S., et le signe de la charge est ordinairement positif.

c) La pluie constituée de gouttes excessivement

petites est quelquefois observée, et la charge est petite et toujours négative.

5.

-

On donne des tableaux montrant la distri- bution de la charge par cm3 entre certaines limites.

D’autres tableau, obtenus en faisant intervenir le taux de chute de pluie, donnent le courant en ampères

par cm2 de surface de la terre.

4.

-

La neige a été observée avec des charges des

deux signes : la charge était négative quand les

flocons étaient petits et on observait une charge posi-

tive dans le cas de la chute de larges flocons. La

charge sur la neige par gramme était élevée et la

neige était accompagnée de valeurs élevées du gra- dient du potentiel. On a observé la grêle en deux

occasions seulement, et elle avait une charge posi-

tive.

Toutes les observations rapportées dans ce mémoire

ont été faites pendant ce qu’on peut appeler des

conditions normales. Nous n’avons pas eu la chance d’observer la charge électrique de la pluie pendant

un orage.

[Manuscrit reçu le 12 décembre 1912.]

Sur l’équivalence de l’ionisation et de l’action chimique

sous l’influence des rayons 03B11

Par S. C. LIND

[Université de Michigan, U. S.

-

Laboratoire de Chimie-Physique.]

1.

-

Dans un mémoire précédent2, l’auteur a

montré que la formation d’ozone à partir de l’oxygène,

sous l’action des rayons ’:1., est proportionnelle à l’ioni- sation, approximativement dans le rapport d’une molécule d’ozone pour une paire d’ions. Il semblait désirahlu de rechercher s’il existait une relation ana-

1. Un mémoire plus étendu sur ce sujet a ilté récemment communiqué à Pltysical Chemistry, 16 (1911) 564-613, auquel

on se reportera pour de plus amples détails.

2. LIND. Le BadllU7l. 9 (1012) 104; Monatshefte, 32-295;

Amer. Chem. Jouni.. 47-397.

logue pour d’autres réactions gazeuses. Trois condi- tions doivent être remplies par les données expéri-

tales dont il faut se servir dans une telle recherche : 1° La grandeur de l’action chimique doit être mesurable : 2° la cluantité de substance radioactive doit être connue de façon à mesurer le nombre de rayons x émis; 5o le rayonnement doit avoir lieu dans des conditions telles qu’on puisse calculer l’ioni- sation totale.

Plusieurs réactions gazeuses produites sous l’in-

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