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La protection des usagers et des riverains dans la gestion d'un site pollué
Les acteurs, les enjeux, les solutions
Vous résidez / certaines de vos activités sont sur ou à proximité d’un site pollué,
alors sa gestion vous concerne ! Notre objectif est
de vous informer
▪ Présentation de la situation (site, pollution …)
▪ Explication des modalités de gestion
et
de vous écouter
▪ Connaître vos préoccupations
▪ Répondre à vos questions
▪ Recueillir des informations dont vous pouvez disposer
Préambule
Principe et objectif
Les modalités de gestion des sites pollués
doivent être accessibles et compréhensibles par tous
Objectif : vous exposer
➢ Les Acteurs
➢ Les Enjeux
➢ La démarche de gestion des sites pollués
La protection des usagers et des riverains dans la gestion d'un site pollué
LES ACTEURS
Les acteurs – Qui fait quoi ?
LE MAITRE D’OUVRAGE Qui est-il :
▪ généralement le dernier exploitant, ou le propriétaire du site
▪ parfois l’ADEME pour les sites à responsable défaillant
Quel est son rôle :
▪ Il est responsable des études et travaux
▪ Il participe aux prises de décision
▪ Il finance
Généralement, il s’appuie sur les compétences
d‘un Bureau d’Etudes spécialisé et de conseils (géotechnique, environnemental, juridique, …)
Les acteurs – Qui fait quoi ?
LES POUVOIRS PUBLICS Qui sont-ils et quel est leur rôle :
Ministère en charge de l’environnement
▪ Elabore le cadre national de gestion des sites pollués (circulaires, guides méthodologiques, …)
Préfet, maire, services administratifs (DREAL, ARS, DDT, …)
▪ Consultent les autres acteurs
▪ Prescrivent et vérifient : études, travaux, contrôles, permis, servitudes (interdiction d’accès, usage du site, contraintes sur les constructions…)
▪ Recommandent : mesures de prévention individuelles
Lois : 1976 (Installations Classées), 1975 (déchets), 2003 (risques), 2014 (ALUR) Codes : urbanisme + communes
Circulaires : 08/02/2007… Notes : 19/04/2017…
PLU, Permis de construire,
Guides méthodologiques, Normes…
Les acteurs – Qui fait quoi ?
LES POPULATIONS Qui sont-elles :
▪ Particuliers riverains …
▪ Associations, mais aussi personnel soignant (alerte)
▪ Elus (maire, député …)
Quels sont leurs rôles et leurs attentes :
▪ Ils représentent les personnes qu’il convient de protéger des risques liés au site
▪ Ils s’investissent pour accéder aux informations
▪ Ils souhaitent faire connaître leurs préoccupations
▪ Ils participent aux décisions et aux actions : évaluation des risques, gestion du site, réduction des risques
Visite du site, de travaux, lecture des rapports, Discussions avec des responsables, réunions,
ENJEUX
La protection des usagers et des riverains
dans la gestion d'un site pollué
Château d'eau
Les sols…
Garde-manger Lieu de vie
Qu'est-ce qu'un site pollué ?
D'où vient la pollution ?
▪ Des typologies diverses :
▪ Anciens sites industriels (accident, fuite …)
▪ Retombées atmosphériques (poussières …)
▪ Décharges, dépôts, lagunes ...
▪ Des polluants de différentes natures – selon activités :
▪ Hydrocarbures (essence, diesel, mazout …), solvants (de peintures, de pressing …) …
▪ Métaux lourds (plomb, mercure …) et métalloïdes (arsenic …)
▪ Amiante, radioactivité …
▪ Quelques chiffres (en France) :
▪ 300 000 sites potentiellement pollués (activités sensibles)
▪ 6 500 sites et sols pollués, appelant une action des pouvoirs publics
Qu'est-ce qu'un site pollué ?
D'où vient la pollution ?
▪ Les sources de pollution et les pollutions concentrées : sont des volumes finis de milieu souterrain au sein duquel les concentrations en une ou plusieurs substances sont significativement supérieures aux concentrations de ces mêmes substances à proximité immédiate de ce volume même en l’absence d’émission dans l’environnement.
▪ Les pollutions résiduelles : des sols et des eaux souterraines correspondent à des niveaux de pollution consécutifs à une action, un traitement ou des travaux de réhabilitation.
▪ Les pollutions diffuses : À l’inverse des pollutions concentrées, une pollution diffuse est caractérisée par la présence d’une ou de plusieurs substances dont les concentrations sont relativement uniformes et impactent de grands volumes et de grandes surfaces d’un ou plusieurs milieux.
Ces définitions sont indépendantes des usages des sols et des milieux, et des critères économiques.
Quelle est la différence entre pollution et
contamination ?
Être exposé physiquement aux polluants, allant jusqu’à l’apparition d’effets sanitaires : maux de tête, irritations, troubles de la respiration, du foie, du système nerveux, cancers, …
… mais aussi :
Risque d‘incendie / d’explosion (vapeurs confinées)
Gène olfactive, visuelle
Impact psychologique : anxiété, dépression, troubles somatiques
Quelles conséquences possibles ?
(selon contexte, substances …)
OBJECTIFS GÉNÉRAUX
DE LA GESTION D'UN SITE POLLUÉ ?
La protection des usagers et des riverains
dans la gestion d'un site pollué
Quels sont les objectifs généraux
de la gestion d'un site pollué ?
▪ Hors site (milieux suspects, surveillance des impacts d’installations classées …) : s’assurer de la compatibilité entre l’état des milieux et leurs usages constatés.
▪ Sur site (cessation d’activité d’installations classées, réhabilitation hors installations classées …) :
réhabiliter en garantissant que les impacts provenant des pollutions résiduelles sont maîtrisés.
▪ Limiter l'exposition des personnes
▪ Assurer la compatibilité entre la qualité des milieux et les usages actuels et prévus
▪ Suivant l'usage : santé humaine, ressource en eau, écosystèmes, etc.
▪ Les usages sont retenus selon les possibilités de préserver ces enjeux
▪ Le plan de gestion propose au moins deux scénarios de gestion à partir d’un bilan coûts
LES RISQUES SANITAIRES SUR UN SITE : PRINCIPES
La protection des usagers et des riverains
dans la gestion d'un site pollué
Comment peut-on être exposé aux
polluants d'un site ?
Ce qui implique par exemple de :
▪ toucher un sol pollué (ingestion …)
▪ boire ou utiliser l’eau d’un puits, d’un forage, d’un captage contaminé
▪ consommer des aliments mal nettoyés ou concentrés en substances toxiques (via potager, élevage)
▪ respirer des poussières ou des gaz toxiques
En d’autres termes …
(selon contexte, substances …)
Pour être exposé,
il faut être en contact avec un ou des
milieux pollués depuis le site
EXPOSITION RISQUE
Exposition ne signifie pas forcément Risque !
« Tout est toxique, rien n’est toxique, tout est question de dose »
Paracelse (médecin suisse du 16ème siècle)
L’évaluation des risques reposera donc sur la détermination des doses d’exposition
Exposition & Risque
Les déterminants du risque
Transferts
Pollution des milieux d'exposition
RISQUE pour la SANTE
Personnes
•Sensibilité
•Comportement Pollution du sol
•Concentrations
•Propriétés*
Voies de transfert
•Configuration du site
S I T E
* Propriétés : physique, chimique, toxicologie, odeur, aspect, inflammabilité/explosivité
Risque d'explosion,
odeurs …
Contact Exposition
LA DEMARCHE
D'EVALUATION DES RISQUES SANITAIRES
SUR UN SITE
La protection des usagers et des riverains
dans la gestion d'un site pollué
La démarche d’évaluation des risques sanitaires sur un site
1) Le diagnostic du site : l’acquisition des connaissances
▪ Etude documentaire et historique
▪ Investigations de terrain
Schéma conceptuel et données 2) L’évaluation des risques
3) L’interprétation de l’état des milieux et/ou le plan de gestion
apprécier si la qualité des milieux est
compatible avec l’usage qui en est fait ou futur
Sol pollué
Substratum
Phase pure
Nappe 1
Nappe 2
Eau potable Puits
Vapeurs
Vapeurs,Poussières
Aliments
Clef de voûte de la démarche : le schéma conceptuel
Exemple 1 : Exposition multiple sur un site
Phase dissoute
Clef de voûte de la démarche : Le schéma conceptuel
Exemple 2 : Exposition aux vapeurs
substances volatiles canalisation d’alimentation
en eau potable niveau du sol
émission de vapeurs depuis l’eau du robinet
niveau de la nappe
arrosage des jardins émission de vapeurs depuis l’eau d’arrosage émission de vapeurs en
intérieur et en extérieur
Démarche d'évaluation des risques sanitaires sur un site,
1) Le diagnostic de site
La protection des usagers et des riverains
dans la gestion d'un site pollué
Le diagnostic de site
L’étude documentaire
1 – Objectifs
▪ Connaître l’historique du site :
▪ process, bâti, capacité de production, durée d’exploitation…
▪ produits utilisés, pratiques, accidents éventuels…
▪ Connaître l’environnement du site :
▪ géologie (sous-sol imperméable (argile …) ou perméable (sable …))
▪ hydrogéologie (présence d’eau souterraine, usage, sensibilité, vulnérabilité …)
▪ usages des milieux (aménagement, pratiques, population …)
▪ Identifier des milieux d’exposition possibles
2 – Démarche
▪ Travail documenté reposant sur : visites, archives, photos aériennes, cartes géologiques, interviews, ….
Le diagnostic de site
L’étude documentaire
Comparaison de photos aériennes actuelles et historiques
Gravière comblée
Photographie aérienne 2015
Photographie aérienne 1950-1965
Source : IGN
Le diagnostic de site
L’étude documentaire
Géologie de la zone étudiée
Source : Infoterre
Le diagnostic de site
L’étude documentaire
Hydrogéologie (présence d’eau souterraine, sens d’écoulement, niveau piézométrique de la nappe)
Le diagnostic de site
L’étude documentaire
Historique du site (les produits utilisés, les sources, l’évolution des stockages, …)
N 10 m
transformateur électrique au pyralène transformateur électrique à l'huile
zone de stockage des fûts d'encre et de colles zone de stockage des granules de plastique
cuves à solvants (1982-1990) cuves à solvants (1990-1997) cuves à solvants (1973-1982)
zone de stockage des fûts de déchets
chaufferie (point d'arrivée du fioul) zones d'utilisation des solvants cuve à fioul lourd (1980-1983)
cuve à fioul léger (1973-1982) local de nettoyage des encres salle d'impression
parkings côté sud
bureaux stockage des cylindres Hélios
galerie de jonction
salle d'impression
fabrication
des encres salle des machines à sacs
aire de stockage des déchets en fûts
salle d'emballage
auvent
chaufferie
parking côté ouest
zone de livraison
salle de stockage
bureau commercial
galerie de jonction
galerie de jonction
salle d'impression
salle des encres
Réaliser un examen de l’état actuel du site et de ses environs
Le diagnostic de site
Visite(s) du site
Réaliser un examen de l’état actuel du site et de ses environs
Valider les informations collectées précédemment
• corrélation entre cartes et état actuel du site
• localisation précise de certaines structures
• validation visuelle de la présence et de l’état des stockages, des aires de (dé)chargement, des réseaux ...
! Si des déchets sont stockés, ils doivent en priorité faire l’objet d’évacuation avant d’initier un diagnostic
Le diagnostic de site
Visite(s) du site
Acquérir des informations complémentaires
▪ précision sur l’historique du site : recherche de personnes (interview) ou d’organismes spécifiques possédant des archives
• utilisation possible de questionnaires d’enquête ... (cf. annexe 1 du guide « La visite du site »)
▪ identification des cibles potentielles directes et indirectes
▪ état des bâtiments ? présence d’amiante ? présence de réseaux ?
Relever les points influençant la préparation de futures campagnes d’investigations
▪ définition des conditions d’accès (hauteur, largeur, dénivelé ...) et d’éventuelles servitudes
▪ identification des caractéristiques du site pouvant conditionner l’échantillonnage des différents milieux
• type d’outils (pelle mécanique, tarière ...)
• utilités spécifiques (électricité, eau, gaz ...)
▪ évaluation des risques pour les opérateurs des investigations
Le diagnostic de site
Visite(s) du site
Présentation des démarches réalisées
▪ recherches effectuées et résultats obtenus
▪ éventuelles mesures d’urgence effectuées
▪ limites et contraintes rencontrées Formulation d’hypothèses de travail
▪ liste des polluants susceptibles d’être rencontrés
▪ identification, localisation des sources de pollution potentielle
▪ degré de vulnérabilité de l’environnement
▪ cibles potentielles recensées
▪ identification des milieux susceptibles d’être atteints
▪ éventuel constat d’impact
Bilan d’une étude documentaire
1 – Stratégie d’échantillonnage
(phase préparatoire)▪ Sélectionner les milieux à investiguer (eaux, sols, poussières, végétaux …)
▪ Déterminer la localisation des prélèvements à effectuer (choix des puits, des potagers, …)
▪ Déterminer la méthode de prélèvement et de conditionnement
▪ Déterminer la quantité à prélever
2 – Investigations de terrain
(phase opérationnelle)▪ Réaliser des sondages, des prélèvements, des observations sur site
▪ Analyser les échantillons sur le site ou au laboratoire
Le diagnostic de site
Les investigations de terrain
zone « supposée » non contaminée recherche de
« points chauds »
« points chauds » connus
distribution homogène de la contamination
Quelles stratégies ? La stratégie d’échantillonnage est adaptée aux spécificités du site (sur la
base des éléments connus) et répondant aux objectifs des investigations.
… aussi bien sur un plan vertical qu’horizontal !
Le diagnostic de site
Stratégie d’échantillonnage
Le diagnostic de site
Sondage à l’aide d’une tarière mécanique
Le diagnostic de site
Prélèvement d’eau souterraine
Massif filtrant
Crépine Tube plein
Joint d’étanchéité
en argile Ciment
Le diagnostic de site
Les investigations de terrain : piézair
Le diagnostic de site
Mesure du flux de polluant volatile émis depuis le sol
Le diagnostic de site
Prélèvement d'air intérieur
La protection des usagers et des riverains dans la gestion d'un site pollué
Démarche d'évaluation des risques sanitaires sur un site,
2) L'évaluation des risques
Pour chacune des substances pertinentes identifiées à l’issue du diagnostic :
En premier lieu
▪ Comparaison aux valeurs de gestion réglementaires en vigueur pour le milieu « eaux », « air » et « denrées alimentaires » (elles définissent le niveau de risque accepté par les pouvoirs publics pour l’ensemble de la population)
▪ Comparaison aux valeurs guides (HCSP, VGAI…)
▪ Comparaison aux valeurs de fond
• Pour les milieux qui en disposent
• Valeurs bibliographiques
• Base de données existantes
• Travaux en cours (GT, guides …)
▪ Comparaison à l’Environnement local témoin
En second lieu, en cas de dépassement de ces référentiels
▪ Réalisation d’une évaluation quantitative des risques sanitaires
▪
L’évaluation des risques
Pour chacune des substances pertinentes identifiées à l’issue du diagnostic :
1) Evaluation des concentrations dans les milieux d’exposition
Toxicité des substances
▪ Quels sont les effets susceptibles d’apparaître lorsque l’on est exposé à cette substance ?
Détermination du rapport dose / réponse
▪ Quelle est la relation entre la dose d’exposition à cette substance et la possibilité de survenue de ce ou ces effet(s) ?
La Valeur Toxicologique de Référence (VTR)
L’évaluation des risques sanitaires
La recherche des connaissances toxicologiques
2) Evaluation de l’exposition
Selon les modes de vies identifiés, les concentrations, les comportement physico-chimiques, quels sont les niveaux d’expositions des personnes ?
▪ pour les substances ingérées : Dose Journalière d'exposition (DJE), en mg de substance par kg de poids corporel par jour
▪ pour les substances inhalées : Concentration Inhalée (CI), en mg de substance par m3 d'air respiré en moyenne sur 24h
Le calcul des niveaux d'exposition est mené en distinguant différentes populations (adaptées au cas par cas), avec différentes sensibilités, activités, durées de présence, …
Ex: enfant / adulte ; résident ; avec/sans jardin potager
3) Evaluation des risques
Comparaison des niveaux d’exposition (DJE, CI) aux valeurs de référence toxicologiques (VTR) correspondantes
L’évaluation des risques sanitaires
L’interprétation des données
Grille qualitative de sélection des substances
Pour exemple « simple » d’une cokerie
Quelles sont les substances à prendre en compte?
Substances
suspectées Contamination (Mobilité) Toxicité
(Selon voies) Prise en compte ?
Benzène NON NON
Toluène NON NON
…
Naphtalène OUI + ++ inhalation OUI
Anthracène OUI - + inhalation OUI
Benzo(a)pyrène OUI* -- cancérigène OUI
Benzo(a)anthracè ne
OUI* -- cancérigène OUI
….
Ferrocyanures OUI* Selon
conditions
- NON : les conditions ne conduisent pas au
dégagement possible de HCN (contrainte)
Cyanures libres NON
Très mobile : ++
Mobile : +
Paramètres physico-chimiques du sol
Paramètres physico-chimiques du polluant Paramètres environnementaux
Paramètres d'exposition
Concentration de polluant dans les sols
Concentration de polluant dans les milieux d'exposition
(air intérieur, air extérieur, eau de distribution, sol superficiel, eau souterraine, gaz du sol, aliments,...)
Niveaux d'exposition
Mesures ou
Modèles d'exposition Mesures
ou
Modèles de transfert
mesures
Evaluation de l'exposition : vue d'ensemble
Exemple exposition air intérieur
Modélisation du transfert de vapeurs dans un bâtiment
zone non saturée
zone capillaire nappe phréatique
transport des vapeurs
niveau du sol
effets de cheminée
effets du vent bâtiment clos
substances chimiques volatiles
interface sol/bâtiment
mécanismes de transport
équilibre triphasique
Principe
Exemple : calcul d'une dose journalière d'exposition
Jardinier (jardin d’agrément et potager) Ingestion non intentionnelle de sol
Substance à seuil
𝐷𝐽𝐸 = 4,6 × 10
−6𝑚𝑔 Τ 𝑘𝑔 𝑗 Τ 𝐷𝐽𝐸 = 𝐶
𝑠𝑜𝑙× 𝑄 × 𝐹
𝑃 = 10 × 5 × 10
−5× 234 365 70
Csol : Concentration dans le sol superficiel 10 mg/kg Q : Quantité journalière de sol ingérée
(non intentionnellement)
50 mg/jour
F : Fréquence annuelle d'exposition 234 jours / 365 jours P : Poids corporel de la cible 70 kg
Ouvrier (travail en extérieur) Inhalation de vapeurs
Substance à seuil
Concentration moyenne inhalée CI:
i m
i i
i
T
F T t
C
CI
365 220 24
10 8 5
,
3
5
CI
6 3
Ci : Concentration dans l'air 3.5 10 -5 mg/m3
Fi : Fréquence annuelle d'exposition 220 jours / 365 jours ti : Fréquence journalière d'exposition 8h / 24 h
Exemple : calcul d’une concentration
moyenne inhalée
Evaluation des risques : relation dose-effet
En toxicologie, on distingue 2 types d’effets : Effet à seuil de dose
▪ Nature des effets
• altération d’un rein, retard de croissance, mal de tête…
▪ Mécanisme d’action
• pas d’effet en-deçà d’un certain seuil
• l’intensité de l’effet augmente avec la dose au-delà du seuil
Effet sans seuil de dose
▪ Nature des effets
• effets cancérogènes génotoxiques
▪ Mécanisme d’action
• probabilité de développer un cancer proportionnelle à la dose
• probabilité non nulle dès que la dose est non nulle
Evaluation des risques : les effets à seuil de dose
En dessous d’un seuil, le risque de voir apparaître l’effet est nul.
ex : on sait que le fluor est sain pour les dents, … dans la limite du raisonnable ; au-delà il se révèle toxique ;
On a pu déterminer le dosage dans les dentifrices pour rester en dessous du seuil pour qu’il n’y ait pas de risque.
L’évaluation du risque
Elle repose sur la comparaison du niveau d’exposition (DJE) au seuil : Si DJE < seuil Risque = 0
Le seuil de référence :
(circulaire du 08/02/2007) Risque nul !=> La dose d’exposition (DJE) doit être inférieure au seuil (VTR)
On ne dispose pas de seuil en dessous duquel le risque est nul.
ex : on ne sait pas vous dire s’il existe un nombre de cigarettes minimum en dessous duquel le risque, la probabilité supplémentaire d’avoir un cancer est nul !
L’évaluation du risque :
On dispose d’une relation qui établit que plus la dose d’exposition est élevée, plus le risque de voir apparaître l’effet est élevée.
Cette relation permet de calculer une probabilité de risque
Le seuil de référence :
(circulaire du 08/02/2007) Les pouvoirs publics ont retenu un niveau de risque équivalent à celui fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’eau potableEvaluation des risques : les effets sans seuil de
dose
La protection des usagers et des riverains dans la gestion d'un site pollué
3) Interprétation de l‘état des
milieux (IEM)
Quand réalise-t-on une IEM ?
▪ A la suite d’un signal sanitaire
• découverte d’un groupement de cas pour une pathologie donnée
▪ Lors de la mise en application de dispositions réglementaires en vue d’évaluer l’impact d’une installation classée en fonctionnement sur les différents milieux, du fait de son exploitation passée ou actuelle ainsi que des conséquences d’un accident ou d'un incident survenu sur le site
▪ Lors de la découverte de pollutions dans les milieux d’exposition (y compris dans les denrées alimentaires) qui conduit à se poser la question des risques pour les populations présentes
Quand l’usage est fixé !
Interprétation de l’état des milieux (IEM)
Quand ne pas réaliser une IEM ?
▪ Pour vérifier l’efficacité des mesures du plan de gestion
• les éventuelles modalités de surveillance relèvent du plan de gestion
▪ Quand l’usage est maîtrisable !
▪ Sur l’emprise d’un site industriel en exploitation pour apprécier l’acceptabilité des expositions des personnels
• cela relève des dispositions du code du travail
Interprétation de l‘état des milieux (IEM)
Interprétation de l’état des milieux (IEM)
Gestion des résultats - comparaison à des valeurs repères :
▪ Aux valeurs de gestion en vigueur
• Valeurs règlementaires (règlements européens, lois, décrets, arrêtés…)
• Valeurs d’organismes ou instances telles que le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)
• Normes de Qualité Environnementales (NQE) pour les eaux de surface
• Valeurs seuils pour les eaux souterraines
▪ Aux valeurs d’analyse de la situation pour les sols, les gaz du sol, l’air intérieur
• Milieux concernés : sol, gaz du sol, air intérieur, air extérieur
• Utilisation du REX de la démarche « établissements sensibles »
• Pour les sols : Valeurs ASPITET de l’INRA (gamme pour les sols ordinaires)
• Pour l’air : seuil R1 (voire R2 et R3) construit par l’INERIS et remis à jour annuellement
Interprétation de l’état des milieux (IEM)
Gestion des résultats - comparaison à des valeurs repères :
▪ Aux valeurs de l’environnement local témoin
▪ Aux référentiels locaux disponibles (Fond pédogéochimique de grandes métropoles)
▪ À l’état initial / aux éléments du rapport de base des Dossiers de Demande d’Autorisation d’Exploiter
▪ Aux données de qualité disponibles pour certains milieux tel que par exemple : l’Observatoire de la Qualité de l‘Air Intérieur (OQAI)
Interprétation de l’état des milieux (IEM)
Objectifs : évaluer l’état de dégradation des milieux En cas de dépassement des valeurs de référence que faire ? Utilisation de la grille de calcul associée à la démarche d’IEM
Quand utiliser la grille de calcul ?
▪ constat de dégradation des milieux (par comparaison aux milieux naturels voisins ou à l’état initial de l’environnement)
▪ absence de valeur de gestion réglementaire pour la substance et/ou le milieu considéré
Interprétation de l‘état des milieux (IEM)
Exemple grille de calcul : exposition par ingestion de sol pour l’enfant lors d’activités de loisirs
Voie d'exposition unique : Ingestion de sol Grille de calcul IEM V0
Facteurs de l'équation : Cs Qs T Ef P Tm
Cette grille de calcul de l'IEM ne doit pas
être utilisée pour fixer des objectifs de
réhabilitation
Concentration de la substance dans le sol Quantité journalière de sol ingérée Durée d'exposition théorique Nombre de jour d'exposition théorique annuelle Poids corporel de l'individu Période de temps sur laquelle est moyennée l’exposition (substance sans seuil d'effet : Tm est assimilé à la durée de la vie entière, prise conventionnellement égale à 70 ans) VTR (seuil d'effet) VTR (sans seuil d'effet)
mg/kg mg/j année jour kg année mg/kg/j (mg/kg/j)-1
Paramètres du scénario 20 91 5,5 365 15 70 0,00036
Substance testée
Donnée du
diagnostic Quotient de danger : 0,3
VTR
Données issues de bases de données ou d'enquêtes de terrain
Interprétation de l‘état des milieux (IEM)
Interprétation de l’état des milieux (IEM)
Intervalle de gestion des
risques L’interprétation des
résultats Les actions à engager
Substances
à effet de seuil
à effet sans seuil
QD ≤ 0,2 ERI ≤ 10-6
L’état des milieux est compatible avec les usages constatés
Le processus se poursuit pour :
S’assurer que les pollutions sont maîtrisées, dans le cas contraire, élaborer et mettre enœuvreun plan de gestion.
La mise en place d'une surveillance peut être nécessaire pour vérifier la pérennité de la situation.
Afind’assurer la pérennité de la compatibilité entre les usages etl’état des milieux, il peut être nécessaire de mettre en place des servitudes ou des restrictionsd’usages.
0,2 < QD < 5 10-6< ERI <10-4
Intervalle nécessitant une réflexion plus approfondie avant de s’engager dans un plan de gestion
Le processus se poursuit, selon le cas par :
La réalisation d’une évaluation quantitative des risques sanitaires avec additivité (avec seuils classique de 1 et 10-5) ;
La mise enœuvrede mesures simples de gestion ;
L’identification et mise en œuvre des premières mesures de maîtrise des risques : mesures sanitaires ou mesures environnementales ; La mise enœuvrede restrictionsd’usage;
QD ≥ 5 ERI ≥ 10-4
L’état des milieux n’est pas compatible
Interprétation de l’état des milieux (IEM)
La protection des usagers et des riverains dans la gestion d'un site pollué
3) Elaboration d‘un plan de
gestion
Quand réalise-t-on un plan de gestion ?
▪ Cessation d’activité d’une Installation Classée et remise en état (pour un usage comparable ou pour un nouvel usage)
▪ Découverte d’une pollution sur un site avec atteinte possible à l’environnement (art R512-66-1 III) – site soumis à déclaration
▪ Projet de réhabilitation d’anciens terrains industriels hors Installation Classée
• plan de gestion = mémoire de réhabilitation
▪ Mise en évidence, par une démarche d’IEM, d’une incompatibilité de l’état des milieux avec les usages
Plan de gestion
Document d’orientation pour
▪ étude des scénarios de gestion des pollutions
▪ Sur la base des études ayant identifié et caractérisé la pollution du site et de son environnement
Ses 3 finalités :
▪ Maîtriser les sources et les impacts
▪ Proposer a minima 2 scénarios de gestion
▪ Définir des essais à réaliser (voir Plan de Conception des Travaux : document qui peut être intégré au plan de gestion, définissant essais faisabilité, traitabilité, dimensionnement du projet)
Ne doit pas servir
▪ De cahier des charges pour les travaux de réhabilitation
Plan de gestion
Les objectifs
Définition d’un état des lieux
▪ études d’impact et de suivi des milieux pour une Installation Classée en activité
▪ diagnostics divers pour un site en cessation d’activité
Analyse des enjeux
▪ Les usages existants ou prévus (cas d’un aménagement planifié) sont-ils compatibles avec l’état des milieux ?
▪ Les actions sont-elles proportionnées et adaptées aux situations ?
Mise en œuvre des mesures de gestion
▪ travaux de réhabilitation
▪ surveillance des milieux
Plan de gestion
Les étapes
Plan de gestion
Identifier puis évaluer l’impact ou les effets
▪ d’une pollution ou d’un projet de réhabilitation
▪ sur un usage, un territoire ou un milieu naturel
▪ au regard de considérations de santé et de sécurité
publique, de développement publique, de qualité de vie, de préoccupations écologiques voire patrimoniales ou
paysagères, d’aspects économiques et sociaux Le plan de gestion répond aux questions :
▪ quels sont les enjeux du site ou du projet de réhabilitation ?
▪ quels sont les impacts potentiels ou avérés ?
▪ quelles sont les mesures garantissant la compatibilité entre les milieux et les usages ?
Plan de gestion
Analyse des enjeux - définition
Pollution découverte en dehors d’un site
▪ apprécier la compatibilité entre milieux et usages Site en activité
▪ vérifier si les émissions du site sont correctement maîtrisées et qu’elles n’ont pas d’impact sur les milieux extérieurs
Site fermé sans changement d’usage
▪ chercher les sources de pollution, leur potentiel de transfert
▪ maîtriser les sources et vérifier la compatibilité milieux / usages
Projet de réhabilitation avec changement d’usage
▪ réaliser un état des lieux et définir des objectifs de réhabilitation
▪ vérifier la compatibilité entre milieux réhabilités et usages prévus
Plan de gestion
Analyse des enjeux – selon le contexte
Objectif : passer d’un constat de pollution à un terrain réhabilité (en fonction des usages envisagés)
Détermination des seuils de dépollution en fonction d’un seuil de coupure
▪ performance dépendantes des techniques de dépollution
▪ évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS)
▪ potentialités d’action sur les usages des milieux
▪ gestion des terres excavées
EQRS et ARR (analyse des risques résiduels) ?
▪ l’EQRS (ou ARR prédictive) valide les concentrations résiduelles admissibles
▪ l’ARR valide la suffisance des mesures de gestion après travaux de
Plan de gestion
Mesures de gestion
Mesures de réduction des expositions
On peut intervenir à différents niveaux :
▪ Sur les milieux déjà pollués : traiter un sol ou une eau, …
▪ Sur les transferts depuis les milieux pollués :
• Couverture des sols, immobilisation de la nappe, …
• Techniques constructives spécifiques: vide sanitaire, ventilation de sous- sol, plancher étanche, drainage des gaz, …
▪ Sur le comportement des personnes :
• Restriction de l’usage des milieux : accès au site, à un puits, culture d’un potager, …
• Mesures d’hygiène : lavage des mains, nettoyage des habitations en voie humide plutôt qu’à l’aspirateur, aération régulière, …
Plan de gestion
Mesures de gestion
Phase de conception des travaux
▪ Définition des essais de faisabilité et de traitabilité soit dans le cadre du plan de gestion, soit après si celui-ci ne peut être conclusif
▪ Réalisation d’un Plan de Conception des Travaux
Pour sécuriser les options de gestion identifiées et dimensionner les travaux de réhabilitation
Phase de réalisation des travaux
▪ Suivi des travaux
▪ Réception des travaux
▪ Dossier de récolement et ARR de validation des travaux
Plan de gestion
Ingénierie de dépollution : conception et suivi de réalisation des travaux
Mesures de gestion : constructives Isolation par rapport à l’air du sol
▪ bâtiments nouveaux
• dallage en fond de sous-sol ou vide sanitaire + membrane
• mise en dépression (passive ou active) de l’air du sol sous- jacent
▪ bâtiments anciens ventilation mécanique accrue …
Risques de corrosion des biens matériels
▪ métaux (acidité, sels, oxydants, micro-organismes ...)
• inhibiteur de corrosion, revêtement, protection cathodique ...
▪ bétons (sulfates, chlorures, ammonium, CO2, bactéries ...)
• revêtement, traitement des armatures, procédés cathodiques (réalcalinisation, déchloruration) ...
Plan de gestion
Mesures de gestion : constructives
Mesures de gestion : confinement
Définition : isoler les polluants pour prévenir leur propagation
Trois modes d’application
▪ étanchéification in situ
• isolation de surface (recouvrement)
• confinement vertical
▪ mise « au tombeau » sur site (encapsulation)
Nécessité de restrictions d’usage
▪ pour garantir la pérennité du confinement
Nécessité d’une surveillance environnementale
▪ pour vérifier l’efficacité du confinement
Plan de gestion
Mesures de gestion : confinement
Mesures de gestion : surveillance des milieux Objectifs d’un plan de surveillance
▪ contrôler et vérifier que la situation est gérée et maîtrisée
▪ connaître et comprendre : qualité des milieux, évolution ...
Prise en compte des milieux potentiellement impactés
▪ eaux (souterraines, superficielles)
▪ air (gaz des sols, air ambiant intérieur, air atmosphérique)
▪ mais aussi : sols de surface, sédiments, végétaux ...
Questions à se poser :
▪ quels polluants suivre ?
▪ où faire un suivi ? (lieu, profondeur, nombre de points ...)
▪ quelle fréquence de suivi ?
Plan de gestion
Mesures de gestion : surveillance des milieux
Réduction de la source : Installation d'une
tranchée de récupération de flottant
Plan de gestion retenu meilleur bilan coûts / avantages (BCA)
▪ atteindre le meilleur niveau de protection pour l’Homme et l’environnement sans mobiliser des ressources inutilement disproportionnées au regard des intérêts à protéger
▪ définir la meilleure stratégie pour atteindre l’objectif du plan de gestion, à savoir la maîtrise des sources et de leurs
impacts sanitaires et environnementaux pour les usages actuels et/ou futurs
En cas de bilans coûts / avantages comparables
▪ Priorités aux mesures d’élimination de la source
▪ En second lieu, mesures de désactivation des voies de transfert
Plan de gestion
Bilan coûts-avantages
Lorsque le plan de gestion ne permet pas de supprimer tout contact possible entre les sources et les cibles
▪ Evaluation quantitative des risques sanitaires sur les expositions résiduelles (estimées ou mesurées )
▪ Les bases calculatoires de l’EQRS restent inchangées
Si les risques résiduels sont inacceptables
▪ Le plan de gestion doit être revu
Pour un plan de gestion abouti
▪ Les risques résiduels sont acceptables
▪ L’EQRS est validée par une ARR
Pas de réalisation d’une ARR lorsque :
▪ Concentrations résiduelles inférieures aux valeurs de gestion réglementaires
▪ Valeurs de gestion réglementaires retenues en tant qu’objectifs de réhabilitation des milieux (si ces valeurs sont adaptées au contexte
Plan de gestion
Analyse des Risques Résiduels (ARR)
Eviter qu’un site, actuellement sans impact, ne le devienne par suite de travaux ou d’affectations inappropriés
Inventaires nationaux
▪ BASIAS : inventaire historique des sites ayant accueilli par le passé une activité industrielle ou de service
▪ BASOL : tableau de bord des actions menées par l’administration et les responsables de sites pour prévenir les risques
▪ SIS : secteur d’information des sols (inscrit au PLU) – Loi ALUR
Il répertorie les "terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et de mesures de gestion de la pollution".
Restrictions d’usage et mise en place de servitudes
▪ restreindre l’occupation ou limiter les usages aux usages compatibles avec les milieux
▪ permettre la surveillance des milieux après traitement
▪ transmettre les précautions à prendre pour éviter de remobiliser une pollution
Plan de gestion
Conservation de la mémoire
INFORMATIONS
COMPLÉMENTAIRES
La protection des usagers et des riverains
dans la gestion d'un site pollué
▪ Usages déjà fixés : Interprétation de l’Etat des Milieux (IEM) :
▪ Comparaison à l’état initial, valeurs de fond, valeurs réglementaires
▪ Evaluation des risques si besoin
▪ Plan de gestion, contrôlé avec une Analyse des Risques Résiduels (ARR).
Pour mieux s'y retrouver dans les études …
Etape Ordre de grandeur de durée
Définition du problème, des objectifs, du plan d'action Quelques mois ou années
Diagnostic du site Quelques mois
Evaluation des impacts Une année pour disposer des données
sur plusieurs campagnes Réduction des impacts (travaux de réhabilitation,…) Une année, parfois plusieurs Temps intermédiaires de concertation et de consultation Quelques mois ou années
Ministère : http://www.installationsclassees.developpement-durable.gouv.fr/-Sites-et- sols-pollues-.html
ADEME : www.ademe.fr
Anses : Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail : https://www.anses.fr/fr
"Santé et Environnement : enjeux et clés de lecture » : http://www.sante- environnement-travail.fr/minisite.php3?id_rubrique=909&id_article=3722
ATSDR : Programme d'apprentissage interactif (en anglais):
http://www.atsdr.cdc.gov/training/public-health-assessment- verview/html/index.html.
BRGM : www.brgm.fr, Basias, …
Présentations animées sur les sites et sols pollués :
http://www.brgm.fr/sites/default/brgm/animations/sites-sols-pollues/sites- sols-pollues.php
BRGM :
INERIS : www.ineris.fr, dossier "sites pollués", modèles, pratiques, …
IRSN : http://www.irsn.org, guide sols pollués par substances radioactives, …
SPF : http://www.santepubliquefrance.fr/, guide pour l'EQRS des installations