HAL Id: jpa-00237993
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Submitted on 1 Jan 1882
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Nouvelle pompe destinée à comprimer les gaz
M. Cailletet
To cite this version:
M. Cailletet. Nouvelle pompe destinée à comprimer les gaz. J. Phys. Theor. Appl., 1882, 1 (1),
pp.449-452. �10.1051/jphystap:018820010044901�. �jpa-00237993�
449
cette distance
double,
serait diminuée de3 16,
ouprès de ;,
quan- tité bien facile à constater et à mesurer.Nous n’insistons pas : nous avons seulement voulu montrer
combien la
Photographie,
maniéescientifiquement, apporte
dedonnées nouvelles dans ces
problèmes
sicomplexes
dePhysique
céleste que soulève la
question
des comètes. Combien cette voie nouvelle mérite d’être suivie et doit solliciter nosefforts,
c’est lebut de cette courte Notice.
NOUVELLE POMPE DESTINÉE A COMPRIMER LES GAZ;
PAR M. CAILLETET.
On obtient
généralement
laliquéfaction
de l’acidecarbonique
et du
protoxyde d’azote, qui
sontemployés
dans les laboratoirescomme sources de froid
énergique,
soit endégageant
ces gaz dansun espace
limité,
où ils secompriment eux-mêmes,
soit en lesaccumulant,
au moyen d’une pompe, dans desrécipients
d’unegrande
résistance.L’appareil
deThilorier,
dànslequel l’acide carbonique
seliquéfie
au contact des corps
qui
leproduisent,
nepeut guère
servirqu’à
condenser ce gaz.
Les pompes actuellement en usage nécessitent une assez
grande dépense
deforce,
et leur effet utile est souventréduit, quelquefois
même
annulé,
parl’espace
nuisiblequi
existetoujours
en tre lepiston
et le fond ducylindre.
On sait en outre combien le fonctionnement des soupapes d’as-
piration
estirrégulier
et cause dedérangements
à la marche de cesappareils.
J’ai étudié une
disposition
de pompequi
me permet d’obtenir degrandes quantités
d’acidecarbonique
ou deprotoxyde
d’azoteliquides,
et decomprimer
les autres gaz difficilementliquéfiables
à des
pressions supérieures
à 2ooat’ll.J’ai
supprimé complètement
dans monappareil
tout espacenuisible,
en recouvrant lepiston plongeur
de mer cure,qui
nelaisse en se
déplaçant
aucun vide dans lecylindre. Regnault
avaitArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018820010044901
450
déjà
fait construire une pompe danslaquelle
le mouvelnent de va- et-vient d’une colonne mercurielleaspirait
etconlprimait
les gaz.Cet
appareil
ne semble pas avoir donné des résultatspratiques,
car il n’a pas été
employée depuis.
Dans la pompe que
j’ai
fait construire àChâtillon,
le travaildéveloppé
par une machinemotrice,
ousimplement
par unhomme, agit
sur un arbre coudéqui porte
le volant et se transmet à unebielle,
dont l’extrémité inférieure met en mouvement un balancier doublement articulé et relié au bâti del’appareil.
L’extrémité libre de ce
balancier, qui
dans son mouvementdécrit une
ligne droite, imprime
aupiston plongeur
A un mouve-ment al ternatif dans le
cylindre
B(jig’. 1).
Des cuirs emboutis cc et
b,
ainsi que le mercurequi
recouvre lepiston
etremplit L’espace
resté libre entre cepiston
et le corps de pompe,s’opposent
absolument à la sor tie des gazcomprimés
et àla rentrée de l’air
extérieur, pendant l’aspiration
de la pompe.Le robinet en acier R
remplace
la soupaped’aspiration ;
il estmis en mouvement par deux cames,
qui
ouvrent et ferment aumoment convenable le chemin que suit le gaz en arrivant par l’ori- fice 0.
On
comprime
àchaque
révolution du volantenviron -1 3
de litrede gaz ; il est donc facile
d’obtenir
en une heure de travail400gr
ou 500gr d’acide
carbonique
ou deprotoxyde
d’azotelicluide,
en
aspirant
ces gaz dans unappareil
continu ou dans un gazo-mètre.
Lorsque
le gazcomprimé
par la couche de mercurequi
recouvrele
piston
aacquis
une tensionsuffisante,
il soulève la soupape en ébonite S et,passant
par le tube TTauquel
est soudé un tube decuivre
flexible,
vient s’acculluler dans lerécipient qui
doit le con-tenir. Un second tube semblable au tube
Ti,
nonreprésenté
dansla
figure,
faitcommuniquer l’appareil
avec un manomètre métal-lique qui
donne une mesureapprochée
de lapression
du gaz com-primé.
Le
graissage
despièces
en mouvement au contact du mer curene
peut
se faire avec desgraisses
ou deshuiles, qui,
en s’unissantau mercure, forment une masse presque solide. J’ai pu résoudre
cette difficulté
pratique
enemployant
soit de laglycérine,
soitmieux encore de la
vaseline, produit
de la distillation despétroles.
451
Lorsqu’on
veutemmagasiner
degrands
volumes de gaz com-primés,
on ne peutplus
se servir de bouteilles enfer; j’ai
faitconstruire dans ce but un
récipient,
formé de tubesmétallique disposés
enfaisceaux ;
ces tubescommuniquent
entre eux et con-tiennent environ
41it; gràce
à cettedisposition,
onpeut
recueillirFig. I.
et conserver sans
danger
des gazcomprimés
àplusieurs
centainesd’atmosphères.
La pompe que
je
viens de décrire succinctement n’abesoin,
pour
fonctionner,
que d’une faible forcemotrice ;
ellepeut compri-
mer
cependant
degrands
volumes de gaz à de hautespressions,
en452
évitant tout
mélange d’air;
elleprésente
aussil’avantabe
de nepas
s’échauffer,
car la chaleurdégagée
par lacompression
se ré-partit, grâce
au mouvement du mercure, dans la masse ducylindre, qui
se refroiditrapidement
sansqu’il
soit besoin de faire circulerun courant d’eau froide.
Cet
appareil, par les
avantagesqu’il présente
sur les anciennes pompes decompression, rendra, je l’espère,
de réels services auxlaboratoires et à l’industrie.
SUR LES LOIS DE SOLUBILITÉ DE L’ACIDE CARBONIQUE DANS L’EAU SOUS DE HAUTES PRESSIONS ET SUR L’HYDRATE DE L’ACIDE CARBONIQUE;
PAR M. S. WROBLEWSKI.
La solubilité des gaz dans les
liquides
sous lapression
ordi-naire a été
déjà l’objet
d’une étudeapprofondie
de M.Bunsen ; mais,
à cause degrandes
difficultésexpérimentales,
onn’a jamais essayé
d’étudier cephénomène
sous de hautespressions.
Pourfaire ces
recherches, j’ai
fait construire unappareil (1),
dans le-quel
le gazpeut
être refroidi à zéro et soumis à lapression
de60atm,
dans des tubes de diamètre intérieur de 10mm à 12mm. Cetappareil,
dans sa formeactuelle, permet
d’étudier la solubilité desgaz jusque
sousles pressions
de40atm
à 50atm.La
description
de la méthodeemployée
nepouvant
être com-prise
dans cetteNote, j’énonce
ici seulement les loisqui repré-
sentent les résultats de mes
expériences
sur la solubilité de l’acidecarbonique
dans l’eau :I ° La
teinpéi-ature
restant constante, lecoefficient
de satu-ration)
c’est-à-dire laquantité
de gaz(mesurée
en centimètres cubes àzéro,
et sous lapression
de¡atm)
dissoute dans i" del’eau,
croît
beczzccoup
moins vite que lapression,
tout en tendant versune certaine linzite.
(’ ) Yoir la description, Conzptes rendus des séances de l’Acad. des Sciences,
t. XCIV, p. 934’