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Arcachon21-23 septembre 1998

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Academic year: 2021

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505

m/s n° 4, vol. 14, avril 98

■■■

BRÈVES

■■■

■■■ La protéine CFTR et

Pseudo-monas aeruginosa: un pas de deux ?

La perte progressive au cours du temps de la fonction pulmonaire due à une infection chronique par des souches muqueuses de

Pseudomo-nas aeruginosa est la caractéristique majeure de la mucoviscidose. Il est maintenant bien établi que la pro-téine CFTR, qui est altérée dans cette maladie, est un régulateur du transport épithélial des ions et de la composition du milieu extracellu-laire. Mais la relation entre infection pulmonaire et défaut dans le trans-port ionique reste floue. La majorité des mutations dans le gène CFTR qui conduit à une maladie pulmonaire sévère entraîne une absence de pro-téine CFTR à la membrane. Une équipe américaine avait rapporté que CFTR modulait l’internalisation par la cellule épithéliale de P.

aerugi-nosa mais pas des autres pathogènes respiratoires communs [1]. Toute-fois, ces études n’avaient pas claire-ment identifié si CFTR lui-même interagissait avec P. aeruginosa ou contrôlait une fonction cellulaire promouvant l’internalisation bacté-rienne. Cette même équipe vient maintenant de rapporter que P.

aeruginosa interagit spécifiquement avec le premier domaine extracellu-laire de la protéine CFTR [2]. Ils suggèrent que l’infection conduit à une augmentation de la concentra-tion de CFTR à la membrane de la cellule épithéliale avec ingestion de la bactérie puis desquamation de la cellule épithéliale contenant P.

aeru-ginosa. Donc, chez les patients muco-viscidosiques, l’absence de protéine CFTR à la surface de la cellule épi-théliale empêche ce mécanisme de clairance et entraîne la colonisation bactérienne. Ces données sont fon-dées sur les constations suivantes : (1) des cellules épithéliales humaines ou murines exprimant le gène CFTR normal internalisent de manière significative plus de P. aeruginosa que des cellules exprimant une forme mutée (∆F508) du gène ; (2) cette internalisation est spécifiquement bloquée par une préincubation avec un anticorps monoclonal dirigé

contre le premier domaine extracel-lulaire de CFTR, ou avec le peptide utilisé pour produire cet anticorps ; (3) il existe un point de contact spé-cifique entre CFTR et P. aeruginosa à la surface cellulaire et dans les vési-cules intracellulaires après l’interna-lisation ; (4) la détection par immu-nofluorescence du CFTR apical augmente après incubation avec P.

aeruginosa; (5) enfin, des souris exposées in vivo à P. aeruginosa mon-trent une internalisation réduite et une augmentation des colonies de P.

aeruginosa si les bactéries sont pré-incubées avec l’anticorps monoclo-nal ou le peptide cités plus haut [3]. Toutes ces données sont intéres-santes mais ce modèle laisse de nom-breuses questions sans réponse. Les auteurs ont réalisé leurs expériences

ex vivo avec des lignées cellulaires qui

surexpriment CFTR. Mais, dans les bronchioles où l’infection est suppo-sée débuter, l’expression de CFTR est basse. Certains sujets ont même des variants d’épissage qui réduisent le niveau de base d’expression de

CFTR à 10 % du niveau usuel. Ces

sujets ne font pas de mucoviscidose, ni ne sont susceptibles aux infec-tions. A l’inverse, des patients homo-zygotes pour des mutations qui entraînent un niveau normal de CFTR à la surface épithéliale avec un trouble de transport ionique (G551D par exemple) devraient internaliser

P. aeruginosa correctement. En fait,

ces patients sont aussi sensibles à l’infection par P. aeruginosa que les patients ∆F508/∆F508. Enfin, l’hypo-thèse de l’internalisation de P.

aeru-ginosa n’explique pas la susceptibilité aux infections par les autres germes qui précèdent la colonisation par

P. aeruginosa [3]. Ces travaux

mon-trent que, huit ans après le clonage du gène CFTR, il reste de considérables efforts à faire pour comprendre la physiopathologie de la maladie. [1. Pier GB, et al. Science 1996 ; 271 : 64-7.]

[2. Pier GB, et al. Proc Natl Acad Sci

USA 1997 ; 94 : 12088-93.]

[3. Porteous D, Davidson D. Nat Med 1997 ; 3 : 1317-8.]

Société Française

de Biochimie

et Biologie Moléculaire

Colloque du groupe

thématique

Phosphorylation

des protéines

Arcachon

21-23 septembre 1998

Le colloque couvrira les différents

aspects de l’étude des

protéine-kinases et des phosphoprotéines

phosphatases.

THÈMES ABORDÉS

Signalisation

Interactions cellulaires

Différenciation

Trafic intracellulaire

Prolifération

Études structurales

Dynamique

Etc. cellulaire

Les présentations auront lieu sous la forme de communications orales brèves ou d’affiches. La participation de jeunes chercheurs est vivement encouragée.

INSCRIPTIONS ET INFORMATIONS

La date limite de préinscription est le 15 janvier 1998. Renseignements auprès du Pr Bernard Ducommun

IPBS - Cnrs, 205, route de Narbonne 31077 Toulouse Cedex, France

Tél. : 05 61 17 59 31 Fax : 05 61 17 59 05

[email protected] L’accès à Arcachon est simple :

gare SNCF-TGV à proximité du palais des congrès, aéroport de Bordeaux-Mérignac à 30 mn.

COMITÉ D’ORGANISATION

Pr Bernard DUCOMMUN (Toulouse), Dr Michèle CAIZERGUES-FERRER

(Toulouse)

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