R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
V. H ORALEK
Les estimations des paramètres tridimensionnels de la structure d’un matériau
Revue de statistique appliquée, tome 17, n
o4 (1969), p. 55-66
<
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55
LES ESTIMATIONS DES PARAMÈTRES TRIDIMENSIONNELS DE LA STRUCTURE D’UN MATÉRIAU
V. HORALEK
1 - INTRODUCTION
En ce
qui
concerne leur structure tridimensionnelle tous les métaux etalliages
sont àproprement parler,
desgroupements
formés par de nom- breuxcorpuscules microscopiques, qui remplissent
unepartie
donnée de l’es- pace etqui s’appellent,
suivant leur formation ouorigine, cristaux, grains , sphéroides, aiguilles,
inclusions etc.L’organisation
interne de lapartie prépondérante
de cescorpuscules microscopiques
est caractérisée par un ré-seau
cristallin, qui
détermine le dessin de la distributionspatiale
des atomesformant la
microparticule.
Mais ce réseau cristallin est souventimparfait
dans les cristaux
réels ;
il contient des "défauts". Dans les matériaux tech-niques métalliques,
laprésence
de ces défauts exerce une influence non seu-lement sur les processus
qui
sedéveloppent
dans lesmétaux,
p. e. sur la vitesse et l’allure de lanucléation(1),
mais aussi sur lesqualités
finales deces matériaux. La connaissance des
paramètres
tridimensionnels de la struc- ture des matériaux est nécessaire non seulement pour la détermination desqualités
finalesphysiques, mécaniques
outechnologiques
des matériaux mé-talliques
mais aussi pour uneanalyse approfondie
des processus et des loisdirigeant
les transformations dephase.
La structure tridimensionnelle réelle d’un métal n’est pas observable
directement,
et à cause de cela les estimations desparamètres
tridimen-sionnels ne
peuvent
être déterminéesqu’à partir
des observations sur leplan
d’un échantillonpoli.
On aélaboré,
pour le contrôle dematériaux,
des méthodes et échelles
différentes, d’après lesquelles
onapprécie
p. e. la grosseur desgrains,
le nombre d’inclusionsmétalliques
etc..., mais ces échellescomparatives
ne sont pas convenables pour un examenobjectif.
L’étude des relations entre les transformations de
structure,
latempéra-
ture, la durée demaintien,
la contrainte,etc.exige
nécessairement des ren-seignements précis
sur lesparamètres
tridimensionnels. Le caractère sta-tistique
des processusqui
se déroulent lors des transformations dephases ,
que l’on ait en vue une transformation de
phase
dont leproduit
soit unephase
cristalline ou destransformations
dephases
à l’étatsolide,
a été re-connu par les
physiciens,
de telle sortequ’on
a attribué ce caractère auxgrandeurs thermodynamiques
utilisées pour ladescription
des processus mentionnés. Nous sommes dontautorisés,
pour obtenir lesparamètres plans
---
(1) N. D. L. R. : Formation des particules.
Revue de Statistique Appliquée, 1969 - vol. XVII - N"4
et tridimensionnels de la structure de matériaux et pour la
description
desdeux processus fondamentaux
accompagnant
la transformation dephases,
c’est-à-dire du processus de la formation initiale des germes et de la croissance des
particules
ou d’uncristal,
à utiliser les modèlesmathématiques.
La
plupart
de ces modèlesreposent
sur lesprobabilités
ditesgéomé- triques,
dont les fondements sont résumés p. e. dans le livre de M. G.Kendall et P. A. P. Moran
[1 ].
Uncomplément
à labibliographie publiée
dansce livre est contenu dans le travail de P. A. P. Moran
[2 ].
Un aperçusysté- matique
des méthodesappropriées
à l’estimation de la microstructure tridi- mensionnelle des métaux etalliages
estprésenté
dans le livre deSaltykov [3 ] , aujourd’hui
relativement ancien. Les méthodes et les résultats mentionnésplus
loin sont tirésd’ouvrages plus
récents.On
peut diviser,
enprincipe,
lesproblèmes
à résoudre en deux caté-gories :
a)
estimation de la fraction d’une structure dephase,
b)
estimation desparamètres
tridimensionnels de la structure d’un ma-tériau.
2 - ESTIMATION DE LA FRACTION D’UNE STRUCTURE DE PHASE Parmi les méthodes les
plus répandues
del’analyse quantitative
métal-lographique
se trouvent à l’heure actuelle les méthodesponctuelle,
réticu-laire et linéaire.
La méthode réticulaire est en fait une modification de la méthode ponc-
tuelle,
en ce sens que lespoints
que l’onplace,
dans la méthodeponctuelle,
tout à fait au hasard sur la surface observée de’la microstructure sont
donnés ,
dans la méthode
réticulaire,
par lespoints
d’intersection d’un réseaugéné-
ralement carré
gravé
sur uneplaque tranparente.
Si l’on veut
garantir
avec laprobabilité
s, que l’erreur relative à l’esti- mation de la fraction p soit dans l’intervalle-
+ Ô > ,e et 8 étant choi- sis àl’avance,
a)
le nombred’applications
r de laplaque
à npoints placés
aléatoire-ment doit être au moins
égal (voir [5 ])
à :b)
le nombre rLd’applications
dusegment
de droite delongueur
L doitêtre au moins
égal
à :où p
et P représentent
lesparamètres
de la distribution de la fraction de laphase
structurale. Les valeurs du coefficientk E
dontindiquées
dans letableau
1,
ellescorrespondent
aux fractiles de la loi normale réduite.Un
modèle, qui permettrait
d’obtenir une relationanalogue
à(1)
pour la méthoderéticulaire,
n’a pas été encore construit. Dans notre travail[5J
57
nous avons montré, sur la base d’un
traitement
de donnéesexpérimentales ,
que la relation
(1) peut
être utilisée aussi pour la méthoderéticulaire,
lesmêmes conditions étant
remplies
que dans le cas de la méthodeponctuelle,
à savoir que le nombre n de
points
d’intersections soit suffisammentgrand
et que la valeur p ne soit pas située au
voisinage
de 0 ou de 1.Tableau 1
Les valeurs des
paramètres
pet (3
contenus dans les formules(1)
et(2)
ne sont pas connues et il fautqu’elles
soient estimées.La fraction p de la
phase
examinée dans la formule(1) peut
être esti-mée,
à l’aide des résultats de r’applications
de laplaque
à npoints
et de la formuleoù ~ représente
le nombre depoints tombant,
à lak-ieme application
de laplaque,
sur laphase
examinée(k
=1, 2,
...,r’).
Les
paramètres
pet P
dans la formule(2) peuvent
être estimés par unprocédé simple indiqué ci-après :
On
place
-au hasard kn-fois unsegment
de droiteayant
unelongueur
Lsur le
plan
d’un échantillonpoli.
Ondésigne
les valeurs desfractions,
cons-tatées dans ces échantillons de même étendue par
Soient d’autre
part p~
et~~
laplus grande
et laplus petite
des valeurs observées dans le i-ième échantillon(i
=1, 2,
...,k ).
Les estimations non-biaisées desparamètres
pet ~1/2
résultent des formuleset
Revue de Statistique Appliquée, 196~- vol. XVII - N°4
les coefficients
an
étantindiqués
dans le tableau 2.(Ce
sont les valeurs moyennes de l’étendue réduite d’un échantillon d’effectifn).
Tableau 2
Pour construire un modèle pour la méthode
linéaire,
on autilisé ,
dans le travail
[6],
la fonctioncaractéristique x~*(1)
de l’ensemble L* de tous lespoints
1 dusegment L,
située sur laphase
structurale examinéeet on a
défini,
à l’aide de cettefonction,
la variable aléatoireprenant
les valeurs de la fraction de laphase
structuraleexaminée,
cette fraction étantobtenue lors d’une
application,
faite auhasard,
dusegment
L sur leplan
d’un échantillon de la manière suivante :
Pour construire le
modèle,
on a utilisé les travaux[7]
et[8].
Toutes les méthodes mentionnées ont comme
point
dedépart l’hypo-
thèse que la fraction de la
phase
examinée dans leplan
estégale
à la frac- tion dansl’espace (principe
dit deCavaglieri-Acker). Quoique
nous dis-posions aujourd’hui
d’instrumentspermettant
d’obtenir la fraction de laphase examinée,
les formules mentionnées neperdent
pasmalgré
cela leurimpor-
tance et elles offrent une base pour une vérification des résultats obtenus de cette manière.
3 - ESTIMATION DES PAREMETRES TRIDIMENSIONNELS DE LA STRUC- TURE DES MATERIAUX
Le deuxième groupe de
problèmes importants
concerne les relations entre lesparamètres
bidimensionnels et tridimensionnels de la structure de matériaux. La connaissance de ces relations estimportante
avant tout pourune évaluation des
qualités
desmatériaux,
pour étudier la vitesse de for- mation des germes et leurcroissance,
pour examiner les loisdirigeant
laformation des
ruptures
parfatigue (microfissures)
dans certainstypes
de structures, pour étudier les loisréglant
le processus deségrégation
deséléments additionnels, etc.
Il
s’agit
des relations entre le nombre moyen d’intersections desgrains
de laphase examinée, coupée
par leplan
unitaire de l’échantillonpoli
et lagrandeur
de ces intersections d’unepart,
et le nombre moyen degrains
etleur grosseur dans une unité de volume d’autre
part.
En étudiant la vitesse de la formation des germes et la vitesse de leurcroissance,
onregarde
les59
deux
paramètres
tridimensionnels comme fonctions detemps (p.
e. du main-tien à une certaine
température)
etc. Dans le groupe des relations entre lesparamètres spatiaux
etplans
de la structure d’un matériau onpeut
naturelle-ment ranger aussi le
problème
de la liaison entre la distribution de concen- tration d’un certainagent
additionnel dans le volume d’une celluleeutectique
et sur sa coupe
plane,etc.
Pour construire unmodèle,
on utilise commepoint
dedépart
certaines formesgéométriques
desparticules
et leshypo-
thèses
habituelles,
que lesparticules
sont distribuées dansl’espace
tout àfait au hasard et que les
parties particulières
d’un échantillon sontindépen-
dantes les unes des autres. On ne mesure pas, dans le
plan
d’un échantillonpoli,
lagrandeur
réelle desparticules,
ce que l’on mesure, pour toute par- ticule touchée par leplan
de l’échantillonpoli
et caractérisée par un ouplusieurs paramètres
suivant sa formegéométrique,
c’est unegrandeur qui
diffère de lagrandeur
réelle en fonction de la forme de laparticule
et deson orientation dans
l’espace
d’unéchantillon,
de la distance de son centre parrapport
auplan
de l’échantillonpoli
et de sa grosseur propre.a)
Dans le cas desparticules sphériques,
le nombre moyen x departi -
cules dans une unité de volume est donné par la formule(voir
p. e.[9] -
[12])
où A est le nombre moyen d’intersections
planes
sur une unité desurface ,
et
YI
lepremier
momentgénéral
de la distribution desgrandeurs
des par- ticules. Onpeut
établir les estimations de ~ ety par
les relationset
où m est le nombre de surfaces de même
grandeur
D choisies au hasardsur le
plan
de l’échantillonpoli, li (i = 1, 2,
...,m)
le nombre d’intersec- tions circulaires constaté sur chacune de ces surfaceet yi j (i
=1, 2,
..., m ;j = 1,
2 ...,1 )
les diamètres des intersectionsplanes
mesurées à l’aide d’unmicroscope
augrossissement
z.Pour établir la relation fondamentale entre les moments
généraux P~
de la distribution des sections circulaires dans le
plan
et les momentsgéné-
raux
y
de la distribution des diamètresspatiaux
réels.on
peut
utiliser avecprofit
la méthodeproposée
dansC10~ :
Revue de Statistique Appliquée, 1969 - vol. XVII - N°4
La relation entre le
diamètre C,
de lasphère
touchée par leplan
etle diamètre de la section
plane T) peut
êtreexprimée
sous la forme :où
ç A
étant la distance du centre de lasphère
auplan
de l’échantillonpoli.
Comme le centre de la
sphère
est distribué uniformément etindépendamment
de son rayon
~,
la variable aléatoire T a aussi une distributionindépen-
dante
de ~ A
Il vient donc
d’où l’on
obtient, après
avoirappliqué
larègle
deBayes
à la détermination de la densité deprobabilité
du diamètre de lasphère
atteinte par leplan
de l’échantillon
poli, l’expression (6).
En substituant V = -1 dans(6),
on obtient facilementl’expression
de la valeur moyenne de la distribution des diamètresspatiaux
réelsOn trouve la formule
(6) déjà
dans le travail[6],
mais la méthodementionnée ici est
beaucoup plus simple
et enoutre,
elle convient aussi pour établir les relations entre lesparamètres
dimensionnels de la structure et lesparamètres
de la distributionspatiale
de la concentration(chap. g).
Dans le travail
[12] on
décrit dans le cas d’une distributionlogarithmo-
normale une modification de cette méthode pour l’évaluation de la micro- structure formée par la matrice
ferritique.
danslaquelle
se trouvent lesgrains
de cémentite fortementsphérordisés.
b)
En étudiant lacinétique
des réactionsmartensitiques
etbainitiques
on rencontre les
particules
lenticulaires.La
pénétration
de deux corpssphériques
de mêmegrandeur,
de dia-mètre
~,
forme undisque symétrique. Désignons
ses demi-axes par a et b(a b).
Si lediamètre ~
a une distributionlogarithmo-normale,
l’estima-tion du nombre moyen de
particules
lenticulaires dans une unité de volume est donnée par la formule(voir [11]
61
et l’estimation de la valeur moyenne du
diamètre ~
parDans ces
expressions,
k est une fonction durapport
constant X= a
b 1des axes du
disque
en outre
et enfin
nA -
estimation du nombre moyen departicules
lenticulaires de laphase
examinée sur une unité de surface de l’échantillon
poli ;
nL -
estimation du nombre moyen de sections desparticules
de. laphase examinée, coupées
par unsegment
de droite delongueur unitaire, placé
au hasard sur le
plan
de l’échantillonpoli ;
p -
estimation de la fractionoccupée
par les sections desparticules
lenti-culaires sur le
plan
de l’échantillonpoli.
c)
En étudiant les loisqui gouvernent
la formation des.ruptures
cri-tiques
parfatigue
dans la structuremartensitique
on démontre que ces rup- turesprennent naissance
avant tout dans lesrégions
depénétration
de deuxparticules, qui
ont la forme dedisques
de révolutionsymétriques.
Le rap-port
deslongueurs
X des axes desdisques
reste constant. Le nombre moyen deruptures
de cetype
dans une unité de volume de l’échantillonpeut
être estimé par la formule obtenue dans le travail[12 ].
Les notations dans la formule
(17)
sontidentiques
aux notations de la formule(12)
et, enoutre, n*
est l’estimation du nombre moyen de sections des corps,produits
par lapénétration
de deuxdisques,
sur une unité desurface dans le
plan
de l’échantillonpoli.
En construisant le
modèle,
on apris
commeapproximation
du corpsproduit
par lapénétration
de deuxdisques
uncylindre
de révolution de hauteurV, ayant
le diamètre de baseZ,
et lerapport
Revue de Statistique Appliquée, 1969 - vol. XVII - N°4
après
une vérification à l’aide d’un matérielexpérimental,
étant considérécomme une constante. Si cette constante n’est pas connue, on
peut
l’obte-nir comme solution de
l’équation quadratique
établieégalement
dans[12 ].
Dansce travail on a utilisé aussi le résultat de Fullman
[14] qui
concerne lesparticules cylindriques.
d)
Un casparticulier
est celui où l’onjuge
de la situation dans l’es- pace duspécimen d’après
la situation sur uneradiographie
obtenu par irra- diation d’une certaine couche du matérielprélevé.
Onpeut voir,
sur cetteradiographie,
d’unepart
lesprofils
desparticules placées
avec leur volume entier dans la coucheexaminée,
et d’autrepart,
lesprofils
desparticules
atteintes par les
plans
limitant la couched’épreuve.
Le groupe departicules
atteintes
comprend
d’unepart,
celles dont le centre se trouve dans la couche irradiée et d’autrepart,
celles dont le centre se trouve au dehors de la couche irradiée. Mais on nepeut
pasdistinguer,
sur laradiographie,ces
deux
types particuliers
departicules.
On rencontre souvent ce casparticulier
par
exemple
enbiologie ;
ilpeut
être utilisé pour l’évaluation de"répliques" ,
c’est-à-dire
d’empreintes
détachées desspécimens.
Le modèlethéorique correspondant
est mentionné dans le travail[15 ].
On y démontre que, sil’épaisseur
de la couched’épreuve
est constante et connue, la formule(3)
semodifie comme suit :
où 6 *
est le nombre moyen departicules projetées
sur une unité de surface de laradiographie
obtenue par l’irradiation de la couche etYl
lepremier
mo-ment de la
répartition
des diamètres desparticules sphériques.
L’estimation desparamètres particuliers exige
unerépétition
des essais sur des couchesayant
desépaisseurs
différentesv
etv2.
Ceprocédé
donne les estimations les meilleures sous la forme :où VI et V2 sont connus et le nombre moyen
~*~~
deprofils
departicules
retenues sur une unité de surface d’un
microgramme
obtenu par l’irradiation d’une couched’épaisseur
v est estimé par la formuledj (j
=1, 2,
...,m)
étant le nombre departicules projetées à
laj-ième application
de la surface unitaire sur lemicrogramme
et m le nombre totald’applications.
e)
Unproblème qui
mérite de retenirl’attention,
est l’étude de la dis- tribution des diamètres réels desgrains, qui peut apporter
des informationsbeaucoup plus
détaillées que cellesqui
résultent de la connaissance des pa-63
ramètres x et
’yi .
Onpeut
voir que cettedistribution,
dans laplupart
descas, n’est pas
normale,
maislogarithme-normale.
La méthode de calcul de la fonction derépartition
des diamètres réels desgrains
à l’aide des para- mètresplans
estimés sur des résultatsd’observation,
est décrite dans le tra- vail[16],
où l’onprésente
aussi un test de concordancepermettant
de véri- fierl’homogénéité
duspécimen
dansplus
de deuxplans.
Une formule peu
compliquée
pour le calcul de la distributionspatiale
de la grosseur des
grains
àpartir
des résultats obtenus par la méthode li- néaire dans laplan
de l’échantillonpoli
estprésentée
dans le travail[17] .
Les
problèmes
relatifs à la grosseur desgrains
et à leurrépartition
sont discutés en
détail,
tantôt dupoint
de vue d’un modèleprobabiliste,
tan-tôt en ce
qui
concerne la méthodepermettant
d’établir la grosseur desgrains,
dans lapublication [18].
f)
Danschaque
transformation structuralegouvernée
par la tensionsuperficielle,
la valeur locale de la courburesuperficielle
est une des gran- deursgéométriques
fondamentales. Dans les travaux[19, 20] ]
on apublié
lesméthodes
permettant
d’établir la courbure moyenne des surfaces enprenant
pour base les observations sur les coupes faites au hasard ou lesprojec-
tions de ces surfaces.
g)
Nous mentionnerons encore les formulesqui permettent
d’estimer la concentration de l’élément d’addition aux centres desgrains eutectiques (éventuellement
desgrains primaires)
enpartant
des résultats des mesuresexécutées sur le
plan
d’un échantillonpoli.
Pour résoudre ceproblème,
onsuppose une forme
sphérique
desgrains,
et la même concentration constante de l’élément additionnel aux centres de tous lesgrains.
Nous nous borneronsaux éléments
carburigènes,
dont la concentration croît du centre dugrain
àsa
périphérie ;
on suppose que la distributionspatiale
de la concentration est donnée defaçon
déterministe par la fonctionoù a. > 0 et
b.
> 0 sont des constantesinconnues,
m > 0 un nombre entierou
fractionnaire,
et v la distanceséparant
unpoint
de lasphère
de soncentre
spatial.
Si l’on connait m, les estimations non-biaisées des cons-tantes
a.
et b. sont données par les formuleset
Revue de Statistique Appliquée, 1969 - vol. XVII - N"4
où r
(m) -
fonction gamma,n - nombre de sections
planes
choisies au hasard sur laplan
de l’é-chantillon
poli ;
y j (j = 1, 2,
...,n)
- rayon de la coupeplane
dugrain,
Ccentre.j
~~(j = 1, 2,... , n) -
concentration de l’élémentcorrespondant
four-nie par une microsonde au centre de la
j-ième
coupeplane ;
~bord j
’ J(j = 1, 2,..., n) -
concentration de l’élémentcorrespondant
four-nie par une microsonde au bord de la
j-ième couple plane.
La concentration au centre
spatial
de la cellule est donnée par la gran- deurb.
de sorte que son estimation est :Dans le travail
[22 ] contenant
uneanalyse
détaillée de la relation entre la distribution de la concentration de l’élémentcarburigène
dansl’espace
dela cellule et sur le
plan
de sa coupe, on discute différentes méthodes pour l’estimation de la forme de la fonction k(v.)
et pour l’estimation de la gran- deur del’exposant
m. Il résultedéjà
d’uneanalyse graphique
de cette re-lation,
que la croissancehyperbolique
de la concentration sur leplan
del’échantillon
poli correspond
nécessairement à la croissancespatiale
linéairede la concentration. Dans le travail
mentionné,
on donne aussil’expression
de
l’exposant
m comme fonction du coefficient departage effectif,
dont lavaleur,
pour les élémentscarburigènes,
est moindre que 1.h)
Dansl’analyse
des processusqui
sedéveloppent
lors des transfor- mations dephase,
leproblème
des estimations desparamètres
caractéri-sant le processus étudié est
compliqué
par le fait que des facteurs ulté-rieurs,
comme latempérature,
la durée duséjour
etc. interviennent. Si l’on réussit à maintenir pour latempérature
un certainniveau,
et à mesu-rer les
spécimens après
certaines durées de maintien à cettetempérature,
les données
acquises
concernant le nombre moyen departicules
dans une unitéde volume deviennent des fonctions de cette durée de
séjour
et caractérisant dans leur ensemble la forme de la courbe de nucléation. Onpeut
détermi-ner cela
expérimentalement
p. e. enanalysant
la transformation dephase
enétat
solide,
mais cela n’est paspossible
si l’onanalyse
une transformation dephase
dont leproduit
est laphase
cristalline. Il semblecependant
que l’onpourrait utiliser,
pourl’analyse
des transformations dephase
de cesdeux
types,
la théorie des processus aléatoiresnon-homogènes
à savoir nais- sance -immigration - mort,
les intensitéscorrespondantes ~(t) ,
v(t),~(t) ayant
naturellement uneinterprétation
différente.On a
appliqué
ceprocédé
p. e. enanalysant
le processus de nucléation dugraphite
dans les fontes malléables[21],
et on a constaté une influence essentielle exercée par deuxtypes
dedétériorations ; statiques
etdyna- miques,
dont lespremières
sontdéjà
déterminées par les conditionspré-
existant avant le
premier degré
degraphitisation,
et les autresreprésen-
tés par les condensations de lacunes.Pour
l’analyse
de la cristallisation desmétaux, l’interprétation
desintensités
v (t)
etB(t)
est en relation avec les conditions de nucléation res-pectivement homogène
ethétérogène.
65
L’application
de cestypes
de processus nonhomogènes exigerait
une élaborationthéorique
détaillée de tous lestypes possibles qui
seproduisent
par les combinaisons mutuelles des trois processus considérés.
Mais la
question
d’un modèlemathématico-statistique
pour le processus de la croissance desparticules,
soit dans les transformations dephase
enphase solide,
soit pour le processus de croissance desgrains
au cours de lacristallisation,
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S.DRÁPAL,
V.HORÁLEK - Novy zpu015Bob metalografického zji0161tování
rozd011Blení
vekikostipr016Fum011Br016F kulovych
zrn ajejich po010Dtu
vprostoru kovovych
vzork016F(Une
nouvelle méthode de la déterminationmétallogra- phique
de la distribution de lagrandeur
degrains sphériques
et de leurnombre dans
l’espace
desspécimens métalliques),
Hutnickélisty 12(1958),
12.
Revue de Statistique Appliquée, 1969 - vol. XVII - N°4
[13] V. HORÁLEK -
Aquantitative analysis
model offatigue
microcraksarising
on contact of two martensiteparticles (non publié).
[14]
L. R. FULLMAN - Measurement ofapproximately cylindrical particles
in opaque
samples,
Journal ofMetals, 1953, September.
[15] V. HORÁLEK - Odhady parametr016F prostorové struktury p0159i proza0159ovací metod011B (Les
estimations desparametres
de la structurespatiale
enappliquant
la méthoded’irradiation),
Kovovémateriály, 5(1967),
3.[16] S. DRÁPAL,
V. HORALEK - Some relations betweenparameters
ofstructure in the
plane
ofmetalographic specimen
surface and in the space of metalspecimens,
Acta technica1959,
6[17] C.
BOCKSTIEGEL - Eine einfache Formel zurBerechnung
räulicherGrössenverteilungen
aus durchLinearanalyse
erhaltenDaten,
Zeitschrift fürMetallkunde, 57(1966),
647-652.[18] SCHÜCKHER
F. - Grainsize,
ActaPolytechnica Scandinavica,
Stockholm1966.
[19]
R. T. de HOFF - TheQuantitative
Estimation of Mean surface Curvature , Transactions of theMetallurgical Society
ofAIME, 239(1967),
617-621.[20]
J.W. CAHN - TheSignificance
ofAverage
Mean Curvature and its.Determination
by Quantitative Metallography,
Transactions of the Me-tallurgical Society
of AIME239(1967)
610-616.[21]
S.DRÁPAL,
V.HORÁLEK -
Nucleation ofGraphite
in Malleable Cast Iron - ASM Cast Iron Seminar, Detroit 1964.[22]
V.HORÁLEK - Analyze
vztahu mezirozd011Blením
koncentrace karbidot-vorného prvku
vprostoru bu0148ky
a naroviné jejího 0159ezu (L’analyse
durapport
entre la distribution de la concentration de l’élément carbu-rogène
dansl’espace
de la cellule et sur leplan
de sacoupe)
enpré- paration
pour la revue Kovovémateriály).
N. D. L. R. : Références à des ouvrages
français
sur dessujets
voisinsG. MATHERON - Eléments pour une théorie des milieux poreux Ed. Masson &
Cie.
A.