T ÉDENAT
Troisième solution
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 2 (1811-1812), p. 350-356
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Troisième solution ;
Par M. TÉDENAT , correspondant de
lapremière classe
del’Institut, recteur de l’académie de Nismes.
Soient A et B les deux
joueurs ,
m et n leurs adresses respec-tives,
p et y le nombre desjetons qu’ils
ont chacun.Soient,
dans un étatquelconque
dujeu , x
le nombre desjetons
de A et
Zx
sonespérance;
au coupsuivant,
cetteespérance
devien-dra
Zx+I
ouZx-I ;
or , laprobabilité qu’elle
deviendraZx+I
est
m m+n,
et laprobabilité qu’elle
deviendraZx-I est n m+n.
On auradonc,
en vertu d’unprincipe
connu(*) ,
ou
équation
linéaire du secondordre,
aux différencesfinies,
entre lesdeux variables x et Z.
Pour
l’intégrer ,
nous ferons usage de la méthode donnée par M.Lagrange,
dans les Mémoires de l’académie deBerlin , pour I775 (**).
Posant donc
il
viendra,
ensubstituant,
et divisant parax-I
;(*) Voyez ci-dessus page 34I.
(**)
Voyez
aussi le Traité élémentaire de calculdifférentiel
et de calculintegral
deM. Lacroix, deuxième dition, pages
573
et suivantes.( Notes des éditeurs.)
ou encore
ce
qui
donne pour a ces deux valeursd’où on conclura
et par
conséquent
G et H étant des constantes arbitraires.
Pour déterminer ces constantes , nous remarquerons I.° que, si A n’avait
plus
aucunjeton ,
sonespérance
serait absolumentnulle ,
puisque
lapartie
se trouverait terminée auprofit
deB ;
2.°qu’au
contraire s’il avait
p+q jetons ;
sonespérance
se trouveraitchangée
en
certitude, puisque
lapartie
se trouverait terminée à sonprofit.
On voit donc que
ee
qui
donne les deuxéquations
d’où
substituant
donc dans lavaleur
deZx,
elle deviendraor ,
lorsque
A a xjutons,
Ben a p+q-x
par y lenombre de
jetons
de Blorsque
A en a x, on pourra écrireSi l’on
désigne
parZy l’espérance correspondante
deB,
on aurapareillement
telles sont donc les
espérances respectives
de A etB 9 lorsque
leprenner
a xjetons
et le second y ; si donc ondésigne simplement par X
et Y leurs
espérances respectives lorsque
lepremier
a pjetons
etle
second q,
ainsi que laquestion
le suppose, on auraDans le cas
particulier
où l’on a n=m, ces valeurs semblentdevenir;’ ; mais ,
si on les réduit d’abord à leurplus simple expression J
on a pour ce cas
comme on
pouvait
bien leprévoir.
Les résultats
auxquels
nous venons deparvenir servent à résoudre ,
non seulement la
question proposée,
mais encore les deuxquestions
suivantes:
I.°
Quelles
doivent être les adressesrespectives
des deuxjoueurs,
pour qu’en leur distribuant un nombre
de jetons
donné d’une manièredéterminée,
leursespérances respectives
soientproportionnelles à
desnombres donnés ?
2.° Les adresses
respectives
des deuxjoueurs
étant connies, dequelle
manièrefant-il répartir
entre eux un nombre dejetons donné,
pour que leurs
espérances respactives
soientproportionnelles à
desnomlaes donnés ?
Nous allons donner un
exemple
de chacune de ces deuxquestions.
Exemple
1. On donne 4jetons
à A et 2 àB ; quelles
doiventêtre leurs adresses
respectives
pour quel’espérance
de A soit à cellede B comme 85o est à 8I ?
ou , en chassant les
dénominateurs, transposant,
réduisant et divi-sant par n4 ,
Cette
équation
donne d’abordrejetant
la racinenégative qui
rendraitm n imaginaire
il vientainsi l’adresse de A doit être à celle de B dans le
rapport
de 5 à 3.Example
II. L’adresse de A étant à celle de B dans lerapport
de 3à 2
, dequelle
manière faut-ilrepartir 5 jetons
entre euxpour que leurs
espérances
soient dans lerapport
de i35à 76 ?
q=5-p ;
doncou
d’où
donc p = 2 et
consdquemment q=3;
ainsi il faut donner 2jetons
à A et 3 à B.
Quant
à laquestion proposée
dans la note de la page224
dece
volume ,
sa résolutioncomplette exigerait
une discussion danslaquelle
nous n’avons pas actuellement te loisir de nous engager.(*)
Nous nous bornerons donc à remarquer que x
désignant toujours
le nombre des
jetons
deA ,
à un coupquelconque ,
et texpri-
mant le nombre des coups
qu’il
reste encore àjouer,
pour que lapartie finisse;
si l’onreprésente
parZx,t
t laprobabilité
que lapartie
finira
précisément après
ce nombre de coups , cetteprobabilité,
aucoup
suivant,
deviendraZx+I,
t-I ouZx-I,
t-I ; or, laprobabilité qu’elle prendra
lapremière
de ces deux valeurs estm m+n,
et la pro-babilité
qu’elle prendra
la secondeest n m+n;
on doit donc avoiréquation
du second ordre aux différences finies etpartielles
entre.les deux variables
indépendantes
x,t et leur fonction Z. Enposant,
pour
abréger ,
elle devient
Pour
intégrer
cetteéquation,
onpeut
encore faire usage de la(*) Ce
problème
a été aussi traité par M.Laplace:
voyez les Mémoires des Savansétrangers ;
tome VII, page I53.( Note des éditeurs.)
RÉSOLUES.
méthode
de M.Lagrange déjà indiquée (*). Posant
doncil
viendra,
ensubstituant,
divisant par a03B1x-I03B2-I ettransposant ,
cette
équation
étant successivement résolue parrapport à a
età 03B2
donnede
là,
endéveloppant
ensérie,
donc
or, on sait
qu’à
ces valeurs onpeut substituer
celles-cipuis
encore celles-ci(*) Voyez le Traité de calcul
différentiel
rt de calculintégral
de M. Lacroix;tome III,e, page 248, n.° I0I2.
( Note des éditeurs. )
voilà donc deux
intégrales
del’équation (0394),
et il est même aiséde
s’assurer, a priori, qu’elles
la rendentidentique ;
mais on voitqu’elles supposent
que l’on connaisse l’une ou l’autre despremières
bandes horizontale ou verticale de la table à double entrée dont cette
équation exprime
la loi.QUESTION PROPOSÉE.
Problème d’Arithmétique.
DEUX
suitescomposées
chacune (le n nombrespositifs
etinégaux
étant
données ;
comment faut-ildisposer
entre eux les nombres deces deux
suites,
pour que la somme desproduits
des termes de lapremière
par les termescorrespondans
de la seconde soit laplus grande
ou laplus petite possible ?
Comment faut-il
disposer
entre eux les nombres de ces deuxsuites ,
pour que la somme desquoLens
des termes dc lapremière
par leurs
correspondans
dans la seconde soit laplus grande
ou laplus petite possible ? (*)
(*) On
pourrait
supposer que tes 2n nom res donnds ne sont pas, à l’avance,partages
Cti deux suites, et demander d’en fare le pulage de manière à obtenir le maximum ou le minimum absolu pour la somm icsproduits
ou desquotiens
des termes de la